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Université Ibn Khaldoun, Tiaret Faculté des sciences Appliquées Département de Génie électrique Spécialité :

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Semestre: 6 Unité d’enseignement: UEF 3.2.1 Matière: Capteurs et chaines de mesure VHS: 22h30 (Cours: 1h30) Crédits: 2 Coefficient: 1

Objectifs de l’enseignement:

Après avoir acquis cette unité, l’étudient est censé maitriser les différents éléments constitutifs d’une chaine de mesure, le principe de base de fonctionnement d’un capteur et les caractéristiques métrologiques dont il faut tenir compte lors de l’utilisation et le choix d’un capteur.

Connaissances préalables recommandées:

Electricité Générale, Mesures électriques et électroniques.

Contenu de la matière:

Chapitre 1. Notions fondamentales de la mesure

Définition, Synoptique d’une chaîne de régulation industrielle, Capteurs actifs et passifs, Classification

(1 Semaine)

des capteurs.

Chapitre 2.

Caractéristiques métrologiques des capteurs

(1 Semaine)

Définition, Etalonnage d’un capteur, Sensibilité, Linéarité, Précision, Sensibilité dynamique.

Chapitre 3. Mesure de température

(2semaines)

Introduction à la thermométrie, Thermométrie par résistances, Thermocouple, Thermistance, Pyromètre.

Chapitre 4. Mesure de pressions Capteurs par jauges de contraintes, Capteurs à semi-conducteurs.

(2 Semaines)

Chapitre 5. Mesure de niveaux et débits Capteurs à flotteurs, Capteurs à ultrasons à effet Doppler

(2 Semaines)

Chapitre 6.

Capteurs thermiques

(2 Semaines)

Chapitre 7.

Mesure des déplacements et vitesse

(2 Semaines)

Codeurs optiques, Codeurs incrémentaux, Capteurs à réluctance variable.

Chapitre 8. Conditionnement des signaux mesurés

(3 Semaines)

Ponts conditionneurs, Amplificateur d’instrumentation, Amplificateur d’isolation, Linéarisation des

caractéristiques statiques des capteurs, Détection d’un signal de mesure modulé en fréquence.

Mode d’évaluation:

Examen: 100%.

Références bibliographiques:

1. George Asch et Coll, « les capteurs en instrumentation industrielle », 6 ème édition Dunod, 2006.

2. Pascal Dassonvalle, « Les capteurs : 50 exercices et problèmes corrigés », Dunod, 2004.

3. Georges Asch, Patrick Renard, Pierre Desqoutte, Zoubir Mammeri, Eric Chambérod, Jean Gunther, « Acquisition de données », 3ème édition, Dunod, 2011.

4. Fèrid Bélaïd, « Introduction aux capteurs en instrumentation industrielle », Centre de Publication Universitaire

2006.

5. J. P. Bentley, “Principles of measurement systems”, Pearson education 2005.

6. J. Niard et al, « Mesures électriques », Nathan, 1981.

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Chapitre I

Notions fondamentales de la mesure

I- Généralités

Dans de nombreux domaines (industrie, recherche scientifique, services, loisirs

contrôler de nombreux paramètres physiques (température, force, position, vitesse, luminosité, Le capteur est l'élément indispensable à la mesure de ces grandeurs physiques.

), on a besoin de

).

I.1- Définitions

Capteur : Un capteur est un organe de prélèvement d'information qui élabore à partir d'une grandeur physique, une autre grandeur physique de nature différente (très souvent électrique). Cette grandeur représentative de la grandeur prélevée est utilisable à des fins de mesure ou de commande, voire figure 1.

à des fins de mesure ou de commande, voire figure 1. Figure 1 : chaine de

Figure 1 : chaine de mesure

I.2 Etendue de mesure : Valeurs extrêmes pouvant être mesurée par le capteur.

I.3 Résolution : Plus petite variation de grandeur mesurable par le capteur.

I.4 Sensibilité : Variation du signal de sortie par rapport à la variation du signal d'entrée. Exemple : Le capteur de température LM35 a une sensibilité de 10mV / °C.

I.5 Précision : Aptitude du capteur à donner une mesure proche de la valeur vraie.

I.6 Rapidité : Temps de réaction du capteur. La rapidité est liée à la bande passante Caractéristiques d'une chaîne de mesure informatisée

I.7 caractéristique d’une chaine de mesure

La structure de base d'une chaîne de mesure comprend au minimum quatre étages (Figure 2):

Un capteur sensible aux variations d'une grandeur physique et qui, à partir de ces variations, délivre un signal électrique.

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Un conditionneur de signal dont le rôle principal est l'amplification du signal délivré par le capteur pour lui donner un niveau compatible avec l'unité de numérisation; cet étage peut parfois intégrer un filtre qui réduit les perturbations présentes sur le signal. Une unité de numérisation qui va échantillonner le signal à intervalles réguliers et affecter un nombre (image de la tension) à chaque point d'échantillonnage. L'unité de traitement informatique peut exploiter les mesures qui sont maintenant une suite de nombres (enregistrement, affichage de courbes, traitements Mathématiques, transmissions des données …).

Mathématiques, transmissions des données …). Figure 2 : caractéristique d’une chaine de mesure De nos

Figure 2 : caractéristique d’une chaine de mesure

De nos jours, compte tenu des possibilités offertes par l'électronique et l'informatique, les capteurs délivrent un signal électrique et la quasi-totalité des chaînes de mesure sont des chaînes électroniques et informatiques.

Certains capteurs, par exemple le thermomètre DALLAS DS1621, délivrent directement un mot binaire, image de la température, en leur sortie. Ils intègrent, dans un seul boîtier (DIL 08) le capteur + le circuit de mise en forme + le CAN.

I.8 Différents types de capteurs

Si l'on s'intéresse aux phénomènes physiques mis en jeux dans les capteurs, on peut classer ces derniers en deux catégories.

I.8 1- Capteurs actifs

Fonctionnant en générateur, un capteur actif est généralement fondé dans son principe sur un effet physique qui assure la conversion en énergie électrique de la forme d'énergie propre à la grandeur physique à prélever, énergie thermique, mécanique ou de rayonnement.

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Les effets physiques les plus classiques sont :

Effet thermoélectrique : Un circuit formé de deux conducteurs de nature chimique différente, dont les jonctions sont à des températures T1 et T2, est le siège d'une force électromotrice d'origine thermique e(T1,T2).

Effet piézo-électrique : L'application d'une contrainte mécanique à certains matériaux dits piézo-électriques (le quartz par exemple) entraîne l'apparition d'une déformation et d'une même charge électrique de signe différent sur les faces opposées.

Effet d'induction électromagnétique : La variation du flux d'induction magnétique dans un circuit électrique induit une tension électrique (détection de passage d'un objet métallique). Effet photo-électrique : La libération de charges électriques dans la matière sous l'influence d'un rayonnement lumineux ou plus généralement d'une onde électromagnétique.

Effet Hall : Un champ magnétique B et un courant électrique I créent dans le matériau une différence de potentiel UH.

Effet photovoltaïque : Des électrons et des trous sont libérés au voisinage d'une jonction PN illuminée, leur déplacement modifie la tension à ses bornes.

Grandeur physique mesurée

Effet utilisé

Grandeur de sortie

Température

Thermoélectricité

Tension

Flux de rayonnement optique

Photo-émission

Courant

Effet photovoltaïque

Tension

Effet photo-électrique

Tension

Force

Piézo-électricité

Charge électrique

Pression

Accélération

Induction électromagnétique

Tension

Vitesse

Position (Aimant)

Effet Hall

Tension

Courant

I.8.2- Capteurs passifs

Il s'agit généralement d'impédance dont l'un des paramètres déterminants est sensible à la grandeur mesurée. La variation d'impédance résulte : Soit d'une variation de dimension du capteur, c'est le principe de fonctionnement d'un grand nombre de capteur de position, potentiomètre, inductance à noyaux mobile, condensateur à armature mobile. Soit d'une déformation résultant de force ou de

grandeur s'y ramenant, pression accélération (armature de condensateur soumise à une différence de pression, jauge d'extensomètre liée à une structure déformable).

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Grandeur mesurée

Caractéristique électrique sensible

Type de matériau utilisé

Température

Résistivité

Métaux :platine,nickel, cuivre

Très basse température

Constante diélectrique

Verre

Flux de rayonnement optique

Résistivité

Semi-conducteur

Déformation

Résistivité

Alliage de Nickel, silicium dopé

Perméabilité magnétique

Alliage ferromagnétique

Position (aimant)

Résistivité

Matériaux magnéto résistant :

bismuth, antimoine d'indium

Humidité

Résistivité

Chlorure de lithium

I.9 classification des capteurs selon la nature de l’information de sortie

La grandeur de sortie du capteur peut varier :

de manière binaire (information vraie ou fausse), c'est le capteur Tout Ou Rien (TOR);

de façon progressive (variation continue), c'est le capteur analogique;

d'échelon de tension ou de courant, c'est le capteur numérique.

 d'échelon de tension ou de courant, c'est le capteur numérique. 5 Capteur et chaines de
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Chapitre II Caractéristiques métrologiques des capteurs

II.1 Métrologie

La métrologie est la science de la mesure. Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure. Il s'agit d'une science transversale qui s'applique dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

On

sa

peut

distinguer,

artificiellement,

différents

aspects

de

la

métrologie

pour faciliter

compréhension :

La métrologie fondamentale, ou scientifique, qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus ;

La métrologie industrielle, la plus fréquente, qui permet de garantir les mesures, par exemple d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité lié à un système de management de la qualité ;

des exigences

La

métrologie

légale,

liée

aux

mesures

sur

lesquelles

s'appliquent

réglementaires ;

Remarque : en plus d'une métrologie traditionnelle quantitative, certains parlent de « métrologie molle », concernant les mesures sans dimensions physique et qualitatives. Ceci semble être un abus de langage ; il s'agirait plutôt de contrôles qualité spécifiques. Pour l'instant aucune référence d'autorité ne parle de « métrologie molle »

II.2 Éléments de métrologie (définitions)

Le mesurage :

C'est l'ensemble des opérations ayant pour but de déterminer une valeur d'une grandeur.

La mesure (x) : C'est l'évaluation d'une grandeur par comparaison avec une autre grandeur de même nature

prise pour unité. Exemple : 2 mètres, 400 grammes, 6 secondes.

La grandeur (X) : Paramètre qui doit être contrôlé lors de l'élaboration d'un produit ou de son transfert.

Exemple : pression, température, niveau. On effectue des mesures pour connaître la valeur instantanée et

l'évolution de certaines grandeurs. Renseignements sur l'état et l'évolution d'un phénomène physique,

chimique, industriel.

Le mesurande est ce que l'on veut mesurer tandis que la grandeur mesurée est ce que l'on peut mesurer.

L'incertitude (dx) : Le résultat de la mesure x d'une grandeur X n'est pas complètement défini par un seul

nombre. Il faut au moins la caractériser par un couple (x, dx) et une unité de mesure. dx est l'incertitude sur

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x. Les incertitudes proviennent des différentes erreurs liées à la mesure. Ainsi, on a : x-dx < X < x+dx

Exemple : 3 cm ±10%, ou 3 cm ± 3 mm.

Erreur absolue (e) : Résultat d'un mesurage moins la valeur vraie du mesurande. Une erreur absolue

s'exprime dans l'unité de la mesure. e = x - X Exemple : Une erreur de 10 cm sur une mesure de distance.

Erreur relative (er) : Rapport de l'erreur de mesure à une valeur vraie de mesurande. Une erreur relative

s'exprime généralement en pourcentage de la grandeur mesurée. er = e/X ; er% = 100 er Exemple : Une

erreur de 10 % sur une mesure de distance (10 % de la distance réelle).

Etalonnage d’un capteur :

En métrologie, l'étalonnage est une opération qui concerne les appareils de mesure ou de restitution de

données. Deux appareils différents de conception différente, mais aussi deux appareils de la même

gamme (même marque, même modèle) ne réagissent pas exactement de la même manière. Il faut donc

une procédure permettant d'obtenir le même résultat à partir de la même situation initiale. On rencontre

aussi l'anglicisme calibration. Le mot « calibrage » a un sens différent.

Un capteur est caractérisé par trois qualités :

La justesse

La fidélité

La sensibilité

Un appareil fidèle donne des résultats très proches lorsqu'il mesure une même valeur, il est peu sensible aux perturbations extérieures. Les résultats ne sont pas forcément centrés autour de la valeur réelle.

La justesse est la qualité d'un appareil qui influe peu sur le circuit dont il fait partie. Les résultats sont proches de la valeur réelle.

La sensibilité le coefficient directeur de la relation liant la tension délivrée par le capteur à la grandeur physique à mesurer.

Le progrès de la miniaturisation de l'informatique permet de concevoir des capteurs qualifiés d'intelligents. Ces capteurs intègrent une partie communicante. Ils peuvent engager un dialogue avec un ordinateur par l'intermédiaire d'un bus de terrain.

Les capteurs qui fournissent une information binaire portent le nom de détecteurs. On Parle de détecteur de position.

Prise de décision : En règle générale, un capteur ne fait que traduire une grandeur physique en une tension

aucune prise de décision.

qui

a

Pour donner une image binaire le capteur doit posséder un organe de prise de décision. Il s'agit de vérifier

en

est

l'image.

Il

n'y

ici,

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si

la

tension

image

est

plus

petite

ou

plus

grande

qu'une

tension

de

référence

appelée seuil.

Exemple :

Réponse Statique d’un capteur

La réponse statique est la réponse du capteur en régime permanent, c’est à dire quand les grandeurs

d’entrée (mesurande) et de sortie du capteur (mesure) n’évoluent plus dans le temps (dérivée des

grandeurs d'entrée et de sortie nulles).

La réponse statique est déterminée pour l'étendue de mesure du capteur (zone nominale d'emploi)

de mesure du capteur (zone nominale d'emploi) Figure 3 : chaine de mesure L’évaluation du régime

Figure 3 : chaine de mesure

L’évaluation du régime statique suppose que le mesurande est constant et que le capteur n'est plus dans son régime transitoire.

Le temps de réponse

Permet d'évaluer la manière dont un capteur réagit à une variation brusque du mesurande, ou échelon

Exemple

1) Etalon Résistance

On cherche à établir une courbe d ’ étalonnage entre la température exprimée en °C et la résistance

(en W). Pour cela on utilise un capteur résistif mesurant la résistance et un capteur de température

de référence mesurant la valeur de la température.

On a établi grâce à ce système, la résistance correspondante à la température ambiante, à - 50°C

grâce à une bombe réfrigérante, à la température d ’un réfrigérateur (5°C), et à la température d ’un

congélateur (-6°C ).On peut alors tracer la courbe de tendance correspondante et son équation.

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Etalonnage d'un capteur de température

R = 373,98e-0,0588T 8000 7000 6000 5000 4000 3000 2000 1000 0 -60 -40 -20
R = 373,98e-0,0588T
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
-60
-40
-20
0
20
40
résistance (kW)

température (°C)

Figure 4 : étalonnage d’un capteur de température

Température en °C

Résistance en KW

21

115

5

236

-6

490

-50

7000

2) Etalonnage en Tension

T

U

22

0,25

-14

1,3

0

0,71

10

0,4

-10

1

-50

3,7

La tension U en fonction de la température T

u= 0,6457e -0,0388T 5 4 3 2 1 0 -100 -50 0 50
u= 0,6457e -0,0388T
5
4
3
2
1
0
-100
-50
0
50

la température T (°C)

la

Tension

U (V)

Figure 5 : étalonnage en tension

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Les déférentes erreurs possibles

1. Les erreurs systématiques Ce sont des erreurs reproductibles reliées `a leur cause par une loi physique, donc susceptible d’être ´éliminées par des corrections convenables. 2. Les erreurs aléatoires Ce sont des erreurs, non reproductibles, qui obéissent `a des lois statistiques. 3. Les erreurs accidentelles Elles résultent d’une fausse manœuvre, d’un mauvais emploi ou de

dysfonctionnement de l’appareil. Elles ne sont généralement pas prises en compte dans la détermination de la mesure.

pas prises en compte dans la détermination de la mesure. Figure 6 : erreurs d’un capteur

Figure 6 : erreurs d’un capteur

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Chapitre III Mesure de température et capteurs Thermiques

III.1 GENERALITES

La température est une grandeur physique qui caractérise la sensation de chaleur ou de froid laissée par le contact d’un corps. Si la sensation de chaud augmente on dit que la température s’élève et inversement. Cette définition simple de la température ne suffit pas pour sa mesure, mais on remarque que la variation de température d’un corps s’accompagne presque toujours par la variation de la valeur d’une grandeur physique caractérisant ce corps à savoir :

L’augmentation de la température d’un gaz maintenu à volume constant se traduit par une augmentation de la pression.

La variation de la température d’un liquide ou d’un métal sous la pression atmosphérique par exemple est accompagnée par une variation de volume.

La variation de la température d’un métal est accompagnée par une variation de sa résistance électrique.

Ainsi la température pourra donc se repérer par la mesure d’un volume, d’une longueur, d’une pression, d’une résistance, d’une luminance ou d’une fém.

Les critères de choix d’un phénomène thermométrique sont les suivants :

1/ Il faut que la grandeur considérée ne puisse varier sans que la température varie. 2/ pour une valeur Y de cette grandeur ne doit correspondre qu’une valeur et qu’une seule de la température (relation univoque). 3/ Il faut que le phénomène soit fidèle (n mesures à même température doivent donner des résultats identiques). 4/ Il faut que le phénomène soit sensible.

III.2 UNITES ET CONVERSION

III.2.1 Echelle Celsius

Cette échelle se caractérise par deux points fixes :

- le point zéro ( 0 °C ) de l’échelle Celsius qui est la température de la glace fondante (ou température de fusion de la glace ). - le point d’ébullition de l’eau sous la pression atmosphérique ( 1atm ), et qui correspond à la température de 100 °C. L’unité de la température dans cette échelle est le degré Celsius noté par °C.

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Le degré Celsius est la variation de température qui produit la 1/100 partie de l’accroissement de pression que subit la masse d’un gaz parfait quand, à volume constant, la température passe du point 0 (glace fondante) au point 100 (ébullition de l’eau) ces deux points étant déterminés sous la pression atmosphérique normale.

III.2.2 échelle Kelvin

Cette température notée T est appelée température absolue et elle est exprimée en Kelvin (K)

température absolue et elle est exprimée en Kelvin (K) Figure 7 : Comparaison des échelles de
température absolue et elle est exprimée en Kelvin (K) Figure 7 : Comparaison des échelles de

Figure 7 : Comparaison des échelles de température Celsius et Kelvin

III.2.3 Echelle Fahrenheit

Elle est utilisée dans les pays anglo-saxons et se caractérise par les deux points fixes: - température de fusion de glace : 32°F - température d’ébullition de l’eau ( 1,013 bars ) : 212 °F

Les températures Fahrenheit et Celsius sont liées entre elles par la relation suivante qui permet en même temps de faire la conversion d’une température à l’autre :

qui permet en même temps de faire la conversion d’une température à l’autr e : 12
qui permet en même temps de faire la conversion d’une température à l’autr e : 12
qui permet en même temps de faire la conversion d’une température à l’autr e : 12
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de Génie électrique Spécialité : Automatique Tableau des conversions entre différentes échelles de

Tableau des conversions entre différentes échelles de température

Différentes échelles sont utilisées pour mesurer la température : l’échelle Newton (établie vers 1700), Rømer (1701), Fahrenheit (1724), Réaumur (1731), Delisle (1738), centigrade (de Celsius) (1742), Rankine (1859), kelvin (1848), Leyden (ca. 1894?), Celsius (1948)

III.3 LES INSTRUMENTS DE MESURE

1. Introduction

Les diverses méthodes de mesure de température découlent des phénomènes physiques sensibles à celle- ci. A savoir :

# La variation de la température d’un métal s’accompagne d’une variation de sa luminance, de sa

longueur, de sa résistance électrique ou de sa force électromotrice, # La variation de la température d’un liquide s’accompagne d’une variation de son volume,

# La variation de la température d’un gaz, à volume constant, s’accompagne d’une variation de sa pression

Les instruments de mesure de température peuvent être classés en trois catégories :

Les thermomètres à dilatation

Les thermomètres électriques

Les pyromètres.

2. Thermomètres à dilatation Ils reposent sur le phénomène de dilatation des corps lorsque la température augmente. La dilatation étant réversible, elle fournit un mode pratique de repérage des températures. Ce phénomène se trouve de façon analogue, mais avec une ampleur différente pour les liquides, les gaz et les solides. D’où les trois types de thermomètres à dilatation.

2.1 Thermomètre à dilatation de liquide

La variation du volume d’un liquide en fonction de la température est généralement donnée par la relation suivante :

est général ement donnée par la relation suivante : La figure 8 montre le thermomètre à

La figure 8 montre le thermomètre à dilatation de liquide

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de Génie électrique Spécialité : Automatique Figure 8 : Thermomètre à dilatation de liquide Il est

Figure 8 :

Thermomètre à dilatation de liquide

Il est constitué d’un réservoir rempli d’un liquide appelé liquide thermométrique, surmonté d’un canal capillaire de section faible et régulière (diamètre de l’ordre de 0,2 mm ) se terminant par une ampoule de sécurité ( utile lors d’un dépassement de la température admissible ). L’ensemble réservoir et capillaire son réalisés en verre ou silice, la nature du matériau dépend de la température à mesurer. Sous l’effet des variations de température le liquide se dilate et monte dans le tube capillaire. Son niveau est repéré à l’aide d’une échelle gravée sur l’enveloppe. Ces thermomètres sont généralement remplis de mercure ou d’alcool, Cependant le mercure actuellement commence à être interdit pour ses risques d’agression sur l’environnement en cas de rejet. L’espace libre au-dessus du liquide peut être vide. Toutefois, pour empêcher la colonne de liquide de se fractionner facilement et aussi pour permettre de mesurer les hautes températures, l’espace libre est rempli d’un gaz inerte (azote ou argon) mis sous pression en fonction de la température à mesurer. Les thermomètres à mercure sont utilisables pour des rangées de température allant de - 39°C (point de solidification du mercure) à + 350°C. Pour des températures plus élevées jusqu’à environ + 600°C, le tube capillaire au-dessus du mercure doit être rempli d’azote sous une pression de 20 bars. Si pour la fabrication du thermomètre, on utilise une enveloppe en quartz, au lieu d’une enveloppe en verre, on peut alors utiliser le thermomètre jusqu’à des températures de +750°C. voici le Tableau ci-dessous présente quelques liquides thermométriques.

de +750°C. voici le Tableau ci -dessous présente quelques liquides thermométriques. 14 Capteur et chaines de
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2.2 Thermomètre à dilatation de gaz

L’équation d’un gaz parfait est :

P V =

n R T

n

: Nombre de mole

R

= 8,3144 J . mol -1 K -1

: Constante des gaz parfaits

T

: Température absolue en K

P : Pression en Pa

Cette équation peut s’écrire sous une forme :

On voit qu’à volume V constant, la pression du gaz est proportionnelle à la température absolue et une augmentation de la température provoque une augmentation de la pression.

P = n.R.T / V

provoque une augmentation de la pression. P = n.R.T / V Figure 9 : Thermomètre à

Figure 9 : Thermomètre à dilatation de gaz

Un thermomètre à gaz est composée d’une sonde dite bulbe en alliage de cuivre ou en acier inoxydable, formant une enveloppe dans laquelle est enfermé le gaz thermométrique à haute pression. Cette sonde est

reliée par un tube capillaire de faible section à un tube de Bourdon, appelé spirale de mesure. Sous l’effet

de la température du milieu dans lequel la sonde est placée, la pression du gaz varie et la spire se déforme

entraînant le déplacement de l’aiguille sur le cadran portant des graduations thermométriques. Les gaz les

plus employés sont l’hélium, l’hydrogène, l’azote, le gaz carbonique. L’étendue de mesure et de –40 à 400°C ; parmi les échelles disponibles industriellement on trouve :

Etendue d’échelle °C

industriellement on trouve : Etendue d’échelle °C Ces instruments peuvent être menus d’un contac t

Ces instruments peuvent être menus d’un contact électrique pour réguler par exemple un four ou un autoclave ou signaler une alarme ou un défaut de fonctionnement. Ces contacts ferment ou ouvre des circuits

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électriques de puissance ou d’alarme en fonction de la position de l’aiguille par rapport à un index de contact réglé sur un point de consigne choisi sur le cadran. 2.3 Thermomètre à dilatation de solide Dans ce type d’appareil, on utilise la dilatation linéaire d’une barre solide (ou une tige métallique) qui est régit par la loi suivante :

L : longueur de la tige à t °C

Lo : longueur de la tige à t : température en °C

0 °C

Lo : longueur de la tige à t : température en °C 0 °C λ :

λ :

Coefficient de dilatation linéaire du métal

λ

=

9 10-6

°C-1

pour le platine

λ

= 30 10-6

°C-1

pour le zinc

La mesure ou la détection de la variation de longueur (L-L0) nous permet de déterminer la température de

la tige métallique qui est supposée égale à la température du milieu environnant.

supposée égale à la température du milieu environnant. Figure 10 : Bilame thermique Une bilame thermique

Figure 10 : Bilame thermique

Une bilame thermique est constituée de deux bandes d’alliages dont les coefficients de dilatation sont très différents, soudées sur toute leur surface et l’une des extrémités est fixe. Sous l’effet de la variation de la température, les dilatations différentes des deux bandes provoquent un déplacement de l’extrémité libre qui à son tour fait bouger une aiguille indicatrice de la température.

2.4 Le pyromètre linéaire

La sonde est formée d’une gaine de silice dans laquelle est placé un barreau métallique dilatable. Une tige transmet la dilatation du barreau à un système amplificateur permettant la lecture de la température.

amplificateur permettant la lecture de la température. Figure 11 : pyromètre linéaire 16 Capteur et chaines

Figure 11 : pyromètre linéaire

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Exo 1. Thermomètre à mercure.

Énoncé

On veut construire un thermomètre permettant de repérer des températures comprises entre 0°C

et 250°C. On dispose d’une colonne cylindrique de 40 cm de long et de volume intérieur 32

3. Calculer le volume Vo du réservoir, la masse m du mercure nécessaire et la mobilité du thermomètre (plus petite variation de température décelable appelée aussi "résolution").

mm

décelable appelée aussi "résolution"). mm On donne : k = 1 /6400 (°C) - 1 ;

On donne :

k = 1 /6400 (°C) -1 ; ces deux constantes ne varient pas dans l’intervalle [0°C, 250°C].

ne varient pas dans l’intervalle [0°C, 250°C]. H g = 13,6 g.cm - 3 , et

Hg = 13,6 g.cm -3 , et k coefficient de dilatation apparente du mercure dans le verre :

Solution

1 ) Volume du réservoir : Vo =819 10 -9 m 3 = 0,819 cm 3 .

2 ) masse du mercure : m = 0,01114 kg = 11,14 g

3 ) sensibilité du thermomètre : S = 1,6 mm/°C

4 ) mobilité du thermomètre :

Développement de la solution

) mobilité du thermomètre : Développement de la solution = 0,32 °C  Mots clés de

= 0,32 °C

du thermomètre : Développement de la solution = 0,32 °C  Mots clés de l'énoncé :

Mots clés de l'énoncé :

"on veut construire un thermomètre"

"on dispose d’une colonne cylindrique"

"volume du reservoir"

"repérer des températures comprises entre 0°C et 250°C"

Phénomène physique impliqué :

Phénomène de dilatation apparente d'un liquide dans un réservoir

o

o

o

o

o

Formule de base : V T = Vo (1+k T) ==> V T - V o = V o k T (équ 1)

Paramètres : Vo volume initial (à 0°C) du réservoir (à déterminer) ; T température centésimale (non connue) ; k coefficient de dilatation apparente (connu).

o

Usage de la colonne pour mesurer (VT - Vo)

Formule de base : h s = V T - V o = V o kT (équ 2)

Paramètres : h = h(

- V o = V o kT (équ 2)  Paramètres : h = h( )

) hauteur de la colonne à la température

colonne (supposée constante).

la colonne à la température colonne (supposée constante). (non connue) ; s section de la o

(non connue) ; s section de la

o

o

o

o

Données fournies :

Colonne de longueur H = 40 cm et volume v = 32 mm 3 (on peut, sans bénéfice immédiat apparent, en déduire la section constante de la colonne, soit : s = v / H).

Mesure des températures de 0 à 250°C, cela veut dire que la colonne de mercure affleure, au bas de la colonne, à 0°C, et en haut, à 250°C ; en d'autres termes la colonne est entièrement remplie par la variation de volume entre 0 et 250°C ; soit : V 250 - V o = 32 mm 3 .

Solutions:

Volume V o : V 250 - V o = 32 mm 3 ; par ailleurs, d'après (1) on a aussi : V 250 - V o = V o kT avec T = 250°C. D'où la valeur : Vo = v / 250 k # 819 10 -9 m 3 = 0,819 cm 3 .

Remarque : la valeur numérique du résultat est d'abord recherchée dans le système SI (ici le m 3 ) puis exprimée dans l'unité pratique(cm 3 ).

17

Capteur et chaines de mesure

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o

Masse de mercure. Masse m et volume Vo d'un corps sont reliés par : m = Vo ρ, formule dans laquelle ρ représente la masse volumique du corps (en kg/m 3 ). Les grandeurs doivent être exprimées dans le système SI, c'est à dire, pour ρ, en kg/m 3 . D'où : m = 819.10 -9 . 13600 =0,819 10 -3 kg = 0,819 g. On trouve : m = 0,01114 kg = 11,14 g.

o

Sensibilité du thermomètre : par définition S = dh/dT. On connait l'expression de h en fonction de T : h =V o k/s avec s, section de la colonne( s= v/H). La valeur numérique de S est de 1,6.10 -3 m/°C= 1,6 mm/°C.

o

Mobilité du thermomètre (plus petite variation de température décelable Dq appelée aussi "résolution"). Il s'agit d'exprimer Dq connaissant Dh. Or on dispose de la relation de définition de S : S = dh/dT = Dh/DT car S est constante. On en déduit : DT = Dh/S. La valeur numérique est : DT = 0,32°C.

Le temps de réponse permet d'évaluer la manière dont un capteur réagit à une variation brusque du mesurande, ou échelon.

Un thermomètre passant d'un liquide à un autre, phonocapteur éclairé ou aveuglé d'un seul coup, Soit un capteur soumis, à une date que l'on prendra pour origine , à une variation instantanée (échelon) du mesurande de la valeur à la valeur . Si le capteur était en équilibre avec le

. Une fois

mesurande avant l'échelon, sa réponse était la réponse statique

l'échelon appliqué au capteur, si l'on attend suffisamment longtemps pour qu'un nouvel équilibre

suffisamment longtemps pour qu'un nouvel équilibre correspondant à s'établisse, la réponse du capteur
suffisamment longtemps pour qu'un nouvel équilibre correspondant à s'établisse, la réponse du capteur
suffisamment longtemps pour qu'un nouvel équilibre correspondant à s'établisse, la réponse du capteur
suffisamment longtemps pour qu'un nouvel équilibre correspondant à s'établisse, la réponse du capteur

correspondant à

longtemps pour qu'un nouvel équilibre correspondant à s'établisse, la réponse du capteur sera la réponse

s'établisse, la réponse du capteur sera la réponse statique correspondant à . La réponse du

capteur va donc évoluer de Définition le temps de réponse à

d'un capteur soumis à un échelon du mesurande tel que la réponse de ce est la durée au bout de laquelle ce capteur a pour réponse :

la durée au bout de laquelle ce capteur a pour réponse : à . capteur passe
la durée au bout de laquelle ce capteur a pour réponse : à . capteur passe
la durée au bout de laquelle ce capteur a pour réponse : à . capteur passe

à

durée au bout de laquelle ce capteur a pour réponse : à . capteur passe de

.

capteur passe de à
capteur passe de
à

Exemple un thermomètre passe d'un bain à à un bain à thermomètre est la durée nécessaire pour qu'il affiche :

est la durée nécessaire pour qu'il affiche : ; le temps de réponse à de ce
est la durée nécessaire pour qu'il affiche : ; le temps de réponse à de ce

; le temps de réponse à

est la durée nécessaire pour qu'il affiche : ; le temps de réponse à de ce

de ce

est la durée nécessaire pour qu'il affiche : ; le temps de réponse à de ce
est la durée nécessaire pour qu'il affiche : ; le temps de réponse à de ce
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3.Thermomètres électriques

Un thermomètre électrique est un système permettant de repérer et d’indiquer la température. Il est constitué d’un capteur électronique (élément sensible) et d’un circuit électronique permettant de mesurer la caractéristique variable avec la température.

3.1 Thermomètres à thermistance

Une thermistance est un agglomérat d’oxydes métalliques frittés, c’est à dire rendu compacts par haute pression exercée à température élevée. La résistance électrique d’une thermistance est très sensible à l’action de la température. La loi de variation est de la forme :

de la température. La loi de variation est de la forme : T : Température absolue

T

: Température absolue

To

: Température de référence 298 K

B

: Indice de sensibilité thermique propre au matériau de la thermistance en K

Ro

: Résistance à la température de référence Ainsi, la mesure de la résistance R permet de déterminer la

température T.

Exemples de composition d’une thermistance : Fe2 O3

magnésium Zn2 TiO4

: Titane de zinc

Exemple

: Oxyde ferrique Mg Al2O3 : Aluminate de

de zinc Exemple : Oxyde ferrique Mg Al2O3 : Aluminate de Figure 12 : thermistance Une

Figure 12 : thermistance

Une thermistance à base de matériau semi-conducteur (silicium) ; sa résistance varie fortement avec la

température. Le capteur est plongé dans un bain thermostaté à 0° C ; la mesure avec un ohmmètre donne une mesure R (0° C) =998,2Ω.

1- Quelle est la valeur de R0 définie par cette expérience ?

Le bain est ensuite porté à la température de 50°C. La nouvelle mesure est R(50°C) =310,7Ω. On réalise un relevé complet de la résistance pour une étendue de mesure de 0 à 100°C.

la résistance pour une étendue de mesure de 0 à 100°C. 2- Tracer graphiquement la réponse

2-

Tracer graphiquement la réponse du capteur.

3-

Quelle est la grandeur physique d’entrée de ce capteur ?

4-

Quelle est la grandeur physique de sortie de ce capteur ?

5-

S’agit-il d’un capteur actif ou passif ?

6-

Ce capteur doit il être associé à un conditionneur de capteur ?

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7-

Représenter la chaine de mesure de ce capteur

8-

La caractéristique est-elle linéaire ?

9-

Quelle est sa sensibilité pour θ=20°C, pour θ =50°C ? Le capteur est-il linéaire ?

10- Faite la transformation de la température du degré Celsius vers le kelvin.

Solution

On dispose du capteur suivant : Une thermistance.

Elle est le capteur d’un thermostat. On donne sa caractéristique sur la courbe suivante :

On donne sa caractéristique sur la courbe suivante : 1. La grandeur physique d’entrée de ce

1. La grandeur physique d’entrée de ce capteur est la température (T, exprimée en °C),

puisque ce capteur est destiné à mesurer une température pour le thermostat.

2. D’après la caractéristique de ce capteur, la grandeur physique de sortie est la résistance

électrique (R, exprimée en

).
).

3. Il s’agit d’un capteur passif puisque la grandeur de sortie est une résistance électrique (ce

n’est ni une intensité, ni une tension, ni une charge électrique).

4. Puisqu’il s’agit d’un capteur passif, il a besoin d’être associé à un conditionneur de capteur.

5. Comme tous les capteurs il doit être associé à un conditionneur de signal puis à un traitement numérique de l’information afin de l’afficher :

numérique de l’information afin de l’afficher : 6. Pour calculer la sensibilité à T = 37

6. Pour calculer la sensibilité à T = 37 °C, on doit tracer la tangente à la courbe à cette abscisse. on se sert de deux points de cette droite. On peut également employer les coordonnées des deux points encadrant cette valeur afin d’avoir une valeur approchée.

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de Génie électrique Spécialité : Automatique La sensibilité correspond au coefficient directeur de la

La sensibilité correspond au coefficient directeur de la tangente. Comme il est négatif, on prend sa valeur absolue.

On a S =|

Comme il est négatif, on prend sa valeur absolue. On a S =| = |= 21

=

il est négatif, on prend sa valeur absolue. On a S =| = |= 21 .°C

|= 21

est négatif, on prend sa valeur absolue. On a S =| = |= 21 .°C -

.°C -1 .

La sensibilité pour θ=20°C, S 20 =

383.5 40

588.9 20

pour θ =50°C, S 50 = 251.7

60

383.5

40

7. La caractéristique de ce capteur n’est pas linéaire puisqu’il ne s’agit pas d’une droite qui passe par zéro.

8. La caractéristique de ce capteur est une courbe. Pour chaque valeur de température, la tangente à la courbe a un coefficient directeur différent, on en déduit que la sensibilité de ce capteur n’est pas constante.

3.2 Thermomètres à résistance :

La résistance électrique d’un conducteur métallique croit avec la température. Cette variation est

parfaitement réversible. On peut donc établir une relation R = f (t) entre la résistance R et la température t,

et repérer ainsi t par des mesures de R on constitue pour cela des sondes appelées thermosondes à résistance,

ou sondes à résistance. Elles sont incluses dans un ensemble de mesure, et éventuellement de régulation,

qui constitue un thermomètre à résistance.

régulation, qui constitue un thermomètre à résistance. t : la température en °C Ro : la

t : la température en °C

Ro

: la résistance

à

0 °C

(en Ω)

R

: la résistance à t °C (en Ω)

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a, b et c : des coefficients positifs spécifiques au métal

a, b et c : des coefficients positifs spécifiques au métal Figure 13 : chaine de

Figure 13 : chaine de mesure

Les métaux les plus utilisés pour la fabrication des sondes à résistance sont : le cuivre, le nickel, le platine et l’indium, le choix du type de métal dépend du milieu et du domaine de température où il sera utilisé et des qualités particulières recherchées.

Dans une plage de température qui s'étend d'environ -200°C jusqu'au voisinage de 650°C, la valeur de la résistance R(T) d'un fil de platine très pur permet de définir sa température à moins de 0,1°C près, à partir de la formule de Calendar-Van Dusen:

R T

(

)

R (0)

1

  T

T

100

 

100

T

100

T

100   

100

 

T

100

3

   

où R(0) est la résistance mesurée à 0°C, T est exprimée en °C et β=0 pour T > 0°C. Cette expression peut encore être écrite sous la forme équivalente:

R T R AT BT C ( T 100) T

(0)[1

2

3

]

= . (1 + /100), = −. 10 4 , = −. . 10 8 pour T < 0°C et = 0 pour T > 0°C.

Les facteurs δ et β peuvent être calculés, en utilisant respectivement, la température d'ébullition du soufre (446,6°C) et la température d'ébullition de l'oxygène (- 182,97°C) à pression atmosphérique normale.

Le facteur α, aussi appelé coefficient de température (ou sensibilité thermique) de la sonde de platine, est déduit de la mesure des valeurs de la résistance à 0°C et à 100°C:

R (100) R (0)

100. R (0)

Le métal est choisi selon la sensibilité la fidélité et la linéarité.

Sensibilité : toute variation de température entraîne une variation aussi grande que possible de résistance. (dR/dT soit le plus grand possible).

Fidélité : pour qu’un thermomètre à résistance soit fidèle dans un domaine d’application étendu, il faut que le métal qui constitue l’élément sensible soit exempt de défauts.

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Linéarité : pour faciliter les calculs des tables d’étalonnage par interpolation et le tracé des graduations des appareils à lecture directe, l’équation R = f(T) qui relie résistance te température doit être la plus simple possible, c’est à dire la plus proche possible de l’équation d’une droite.

Le platine peut être obtenu avec une très grande pureté, ce qui permet de fixer avec bonne précision ses propriétés électriques ; son inertie chimique et l’absence de modifications cristallines assurent la stabilité de ses caractéristiques électriques. Les sondes de platine sont utilisées de -250 à 1100 °C, lorsque leur enveloppe de protection le permet.

L’intérêt du nickel réside dans sa grande sensibilité thermique, par contre sa réactivité chimique, risque d’oxydation en particulier, peut affecter sa stabilité et limite en général son utilisation à des températures inférieure à 180 °C . ) Le cuivre présente une très grande linéarité de variations thermiques de résistance. La réactivité chimique limite son utilisation à 150 °C.

La réactivité chimique limite son utilisation à 150 °C. Tableau : Les métaux les plus utilisés

Tableau : Les métaux les plus utilisés pour la fabrication des sondes à résistance

Pour le platine on distingue trois types de thermomètre à résistance :

# Les thermomètres de référence ou étalons primaires ;

# Les thermomètres ou capteurs industriels ;

# Les capteurs de grande série. Un thermomètre de référence devra présenter les qualités essentielles d’un étalon, qui sont la fidélité et la précision absolue sur un large domaine de température. Ce type de thermomètre est uniquement à la portée des laboratoires des grandes institutions nationale ou internationales pour servir comme référence de contrôle des autres types de thermomètres. C’est aux travaux de la septième conférence générale des poids et mesures qu’une Echelle Internationale Pratique de Température (E.I.P.T.) a été créé. Le thermomètre à résistance de platine est alors choisi pour repérer la température et déterminer la formule reliant la résistance électrique R à la température T. quatre points fixes de références sont utilisées : les points d’ébullition de l’oxygène (-183°C), de l’eau (100°C), du soufre (444,6°C) ainsi que la congélation de l’eau (0 °C). En 1968 L’E.I.P.T. a été redéfinie et la grandeur mesurée devient la résistance réduite R(T68)/R(273.15 K). le critère

la résistance réduite R(T68)/R(273.15 K). le critère de pureté du platine est que : Exemple Quelle

de pureté du platine est que :

Exemple

Quelle est la température d’une Pt 100 à 100°c

A = 3.908 x 10 -3

B = 5.8 x 10 -7 ° C -2

Rt=R0(1+AT+BT 2 )

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Tableau 1. Les valeurs primaires de la résistance d’une sonde PT100 (en ohms) par unité de 1°C.

°C

-0

-1

-2

-3

-4

-5

-6

-7

-8

-9

°C

-50

80.3068

79.9096

79.5123

79.1148

78.7171

78.3194

77.9214

77.5234

77.1251

76.7268

-50

-40

84.2713

83.8754

83.4795

83.0834

82.6871

82.2908

81.8943

81.4976

81.1008

80.7039

-40

-30

88.2222

87.8277

87.4331

87.0383

86.6434

86.2484

85.8532

85.4579

85.0625

84.6669

-30

-20

92.1603

91.7671

91.3737

90.9802

90.5866

90.1929

89.7990

89.4050

89.0109

88.6166

-20

-10

96.0861

95.6941

95.3019

94.9097

94.5173

94.1247

93.7321

93.3394

92.9465

92.5535

-10

0

100.0000

99.6091

99.2182

98.8271

98.4359

98.0445

97.6531

97.2615

96.8698

96.4780

0

°C

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

°C

0

100.0000

100.3907

100.7814

101.1719

101.5623

101.9526

102.3427

102.7328

103.1227

103.5125

0

10

103.9022

104.2918

104.6813

105.0706

105.4599

105.8490

106.2380

106.6269

107.0156

107.4043

10

20

107.7928

108.1813

108.5696

108.9578

109.3458

109.7338

110.1216

110.5094

110.8970

111.2845

20

30

111.6718

112.0591

112.4463

112.8333

113.2202

113.6070

113.9937

114.3802

114.7667

115.1530

30

40

115.5392

115.9254

116.3113

116.6972

117.0830

117.4686

117.8541

118.2395

118.6248

119.0100

40

50

119.3951

119.7800

120.1648

120.5495

120.9341

121.3186

121.7030

122.0872

122.4713

122.8554

50

60

123.2392

123.6230

124.0067

124.3902

124.7737

125.1570

125.5402

125.9233

126.3063

126.6891

60

70

127.0718

127.4545

127.8370

128.2194

128.6016

128.9838

129.3658

129.7478

130.1296

130.5113

70

80

130.8928

131.2743

131.6556

132.0369

132.4180

132.7990

133.1799

133.5606

133.9413

134.3218

80

90

134.7022

135.0825

135.4627

135.8428

136.2227

136.6026

136.9823

137.3619

137.7414

138.1207

90

100

138.5000

138.8791

139.2582

139.6371

140.0159

140.3945

140.7731

141.1515

141.5299

141.9081

100

110

142.2862

142.6642

143.0420

143.4198

143.7974

144.1749

144.5523

144.9296

145.3068

145.6838

110

120

146.0608

146.4376

146.8143

147.1909

147.5673

147.9437

148.3199

148.6960

149.0721

149.4479

120

130

149.8237

150.1994

150.5749

150.9504

151.3257

151.7009

152.0759

152.4509

152.8257

153.2005

130

140

153.5751

153.9496

154.3240

154.6982

155.0724

155.4464

155.8203

156.1941

156.5678

156.9414

140

150

157.3149

157.6882

158.0614

158.4345

158.8075

159.1804

159.5531

159.9258

160.2983

160.6707

150

160

161.0430

161.4152

161.7872

162.1592

162.5310

162.9027

163.2743

163.6458

164.0172

164.3884

160

170

164.7596

165.1306

165.5015

165.8723

166.2429

166.6135

166.9839

167.3542

167.7245

168.0945

170

180

168.4645

168.8344

169.2041

169.5737

169.9432

170.3126

170.6819

171.0511

171.4201

171.7890

180

190

172.1579

172.5266

172.8951

173.2636

173.6319

174.0002

174.3683

174.7363

175.1042

175.4719

190

200

175.8396

176.2071

176.5746

176.9419

177.3090

177.6761

178.0431

178.4099

178.7766

179.1432

200

210

179.5097

179.8761

180.2424

180.6085

180.9745

181.3405

181.7063

182.0719

182.4375

182.8029

210

220

183.1683

183.5335

183.8986

184.2636

184.6284

184.9932

185.3578

185.7223

186.0867

186.4510

220

230

186.8152

187.1793

187.5432

187.9070

188.2707

188.6343

188.9978

189.3611

189.7244

190.0875

230

240

190.4505

190.8134

191.1762

191.5389

191.9014

192.2638

192.6262

192.9884

193.3504

193.7124

240

250

194.0743

194.4360

194.7976

195.1591

195.5205

195.8818

196.2429

196.6040

196.9649

197.3257

250

260

197.6864

198.0469

198.4074

198.7677

199.1280

199.4881

199.8481

200.2079

200.5677

200.9274

260

270

201.2869

201.6463

202.0056

202.3648

202.7238

203.0828

203.4416

203.8003

204.1589

204.5174

270

280

204.8758

205.2340

205.5922

205.9502

206.3081

206.6659

207.0236

207.3811

207.7386

208.0959

280

290

208.4531

208.8102

209.1672

209.5240

209.8808

210.2374

210.5939

210.9503

211.3066

211.6628

290

300

212.0188

212.3747

212.7305

213.0862

213.4418

213.7973

214.1527

214.5079

214.8630

215.2180

300

310

215.5729

215.9277

216.2823

216.6369

216.9913

217.3456

217.6998

218.0539

218.4078

218.7617

310

320

219.1154

219.4690

219.8225

220.1759

220.5291

220.8823

221.2353

221.5882

221.9410

222.2937

320

330

222.6463

222.9987

223.3511

223.7033

224.0554

224.4074

224.7592

225.1110

225.4626

225.8142

330

340

226.1656

226.5169

226.8680

227.2191

227.5700

227.9209

228.2716

228.6222

228.9726

229.3230

340

350

229.6733

230.0234

230.3734

230.7233

231.0731

231.4227

231.7723

232.1217

232.4710

232.8202

350

360

233.1693

233.5183

233.8672

234.2159

234.5645

234.9130

235.2614

235.6097

235.9578

236.3059

360

370

236.6538

237.0016

237.3493

237.6969

238.0443

238.3917

238.7389

239.0860

239.4330

239.7799

370

380

240.1267

240.4733

240.8199

241.1663

241.5126

241.8588

242.2048

242.5508

242.8966

243.2423

380

390

243.5879

243.9334

244.2788

244.6241

244.9692

245.3142

245.6591

246.0039

246.3486

246.6932

390

400

247.0376

247.3819

247.7261

248.0702

248.4142

248.7581

249.1018

249.4455

249.7890

250.1324

400

410

250.4757

250.8188

251.1619

251.5048

251.8476

252.1903

252.5329

252.8754

253.2177

253.5600

410

420

253.9021

254.2441

254.5860

254.9278

255.2694

255.6110

255.9524

256.2937

256.6349

256.9760

420

430

257.3170

257.6578

257.9985

258.3392

258.6797

259.0200

259.3603

259.7005

260.0405

260.3804

430

440

260.7202

261.0599

261.3995

261.7389

262.0783

262.4175

262.7566

263.0956

263.4344

263.7732

440

450

264.1119

264.4504

264.7888

265.1271

265.4653

265.8033

266.1413

266.4791

266.8168

267.1544

450

460

267.4919

267.8293

268.1665

268.5036

268.8407

269.1776

269.5143

269.8510

270.1876

270.5240

460

470

270.8603

271.1965

271.5326

271.8686

272.2044

272.5402

272.8758

273.2113

273.5467

273.8820

470

480

274.2172

274.5522

274.8871

275.2219

275.5566

275.8912

276.2257

276.5600

276.8943

277.2284

480

490

277.5624

277.8963

278.2300

278.5637

278.8972

279.2306

279.5639

279.8971

280.2302

280.5632

490

500

280.8960

281.2287

281.5613

281.8938

282.2262

282.5585

282.8906

283.2226

283.5545

283.8863

500

24

Capteur et chaines de mesure

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4- L'effet thermoélectrique 4-1 Effet SEEBECK ou effet thermoélectrique.

Le thermocouple est un Instrument permettant de mesurer des températures, constitué de deux conducteurs filiformes de nature différente (de deux métaux différents), dont les extrémités sont reliées entre elles deux à deux par des soudures. Une soudure est placée sur le point dont on veut mesurer la température, l'autre étant maintenue à une température fixe. La différence de température entre les deux soudures engendre une force électromotrice qui peut être mesurée.

Considérons un circuit fermé, appelé "thermocouple" formé de 2 conducteurs métalliques (A) et (B), soudés à leurs extrémités. Si nous portons l'une des soudures (ou jonctions) à une température q, l'autre étant maintenue à une température différente q', on peut observer le passage d'un courant électrique, en l'absence de tout générateur électrique.

On attribue ce courant à l'apparition d'une f.e.m. thermoélectrique qui dépend des températures q et q' et de la nature des deux conducteurs A et B.

Le thermocouple défini ci contre est caractérisé par :

B. Le thermocouple défini ci contre est caractérisé par :  son domaine d'utilisation  sa

son domaine d'utilisation

sa "sensibilité"(ou "limite de résolution" ou "seuil de mobilité" ou" mobilité") en mV/ºC, c'est-à-dire la f.e.m. créée par une différence de température : (q' - q) = 1ºC.

Enfin dans la nomenclature adoptée pour la f.e.m. thermoélectrique e , on adopte la convention suivante :

o

si q est la soudure "chaude", q' la soudure "froide" (q'<q ), e est positive lorsque le courant produit par le thermocouple circule de A vers B , à la soudure froide.

o

il s'ensuit :

e( q,q'; A/B) = -e( q',

o il s'ensuit : e( q,q'; A/B) = -e( q ' , ; A/B) = -

; A/B) = - e( q,q'; B/A) = e(q',q ; B/A)

4.2 - Lois des circuits de thermocouples.

Dans la pratique, il est rare que les circuits thermoélectriques soient simplement constitués de 2 conducteurs uniques et que, d'autre part, il n'existe pas des jonctions à des températures (q") différentes de q et q' ; le fait, par exemple, d'intercaler dans le circuit un appareil de mesure réalise l'un et/ou l'autre des deux cas mentionnés ci-dessus. Les lois suivantes permettent de résoudre de tels problèmes.

4.2.1. -Loi des temperatures intermediaries

Considérons un thermocouple A/B et des températures q, q', q".

On montre que : e(q,q') = e(q,q") + e(q",q)

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de Génie électrique Spécialité : Automatique  De la relation ci-dessus, on retire : e(q,q') =

De la relation ci-dessus, on retire : e(q,q') = e(q,q") - e(q ',q")

Il s'ensuit que, prenant par exemple comme référence q " = 0ºC , on peut exprimer la f.e.m. thermoélectrique e comme la simple différence entre deux valeurs d'une même fonction :

Eq = e(q,0), dépendant de la seule température q, pour le couple A/B.

Si la fonction E q est connue à partir des tables, alors :

e(q,q') = e(q,0) - e(q',0) = Eq - Eq'

Détermination expérimentale de q à partir des tables de E q .

expérimentale de q à partir des tables de E q .   On connaît la

On connaît la température de soudure froide (référence) q '---->(point A) ; d'où E q ' sur l'abaque tracée à partir des tables -----> (points B et B')

On mesure e(q,q')

On calcule e (q,0) ----->(point C)

On en déduit q ---> (points C', D)

4.2.2. - Lois des métaux successifs

Considérons des conducteurs A,B,C, différents, permettant de constituer des thermocouples A/B, B/C, A/C. On montre que :

constituer des thermocouples A/B, B/C, A/C. On montre que :  Il ensuit que l'on pourra

Il ensuit que l'on pourra considérer e(A/B) comme la différence de deux f.e.m. relatives à des thermocouples constitués de A et B couplés avec le même conducteur C considéré comme référence (on utilise le platine).

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4.2.3. - Loi des métaux intermédiaires

Considérons un thermocouple (A, B) et intercalons un métal C :

un thermocouple (A, B) et intercalons un métal C :  Le conducteur C intercalé ne

Le conducteur C intercalé ne provoque aucune modification si les deux jonctions à A sont à la même température. (notée" q " ci-dessus). Ce conducteur C peut être, tout simplement, l'appareil de mesure, à une température uniforme ambiante qa. 4.3 - Cables de compensation

Le thermocouple est coûteux ; il est donc exclu que sa longueur excède quelques mètres. Si la distance entre le lieu de mesure et l'appareil de mesure est importante, alors, on utilise un câble de compensation ou d'extension dont le coût au mètre est moindre.

Pour les câbles de compensation les fils sont de natures différentes de celles du thermocouple, alors que pour le câble d'extension elles sont les mêmes.

On a alors le montage ci-dessous :

sont les mêmes .  On a alors le montage ci-dessous :  La nature et

La nature et le sens de montage du câble de compensation sont bien définis pour un thermocouple donné.

La série des valeurs primaires pour le thermocouple de type K, définie par la norme DIN/IEC et donnée par le tableau 2, est en fait l'étalonnage ou la courbe caractéristique pour le thermocouple correspondant. Généralement, Ces courbes ne sont pas linéaires. Le thermocouple NiCr-Ni (type K) est le plus proche d'être linéaire.

NiCr-Ni (type K) est le plus proche d'être linéaire. Tableau 2 : les valeurs de référence

Tableau 2 : les valeurs de référence de la tension thermoélectrique du thermocouple type K pour une température de référence de 0°C

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Tableau 3 : Désignation des couples thermoélectriques usuels

3 : Désignation des couples thermoélectriques usuels Tableau 4 : Domaine d'utilisation en température des

Tableau 4 : Domaine d'utilisation en température des couples thermoélectriques usuels

en température des couples thermoélectriques usuels Tableau 5 : Code des couleurs des couples thermoélectriques

Tableau 5 : Code des couleurs des couples thermoélectriques usuels

usuels Tableau 5 : Code des couleurs des couples thermoélectriques usuels 28 Capteur et chaines de

28

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4.

pyromètres optiques

4.1

Principe

Tout corps à une température supérieure au zéro absolu émet un rayonnement constitué d’un ensemble de radiations dont les longueurs d’onde appartiennent au domaine infrarouge ou visible du spectre électromagnétique. Ce rayonnement dépend de la nature, de l’état de surface et de la température du corps. La pyrométrie optique consiste à déterminer la température en mesurant le rayonnement émis.

L'intérêt de la pyrométrie optique est de permettre la détermination d'une température sans contact avec l’objet; c’est donc une méthode appropriée quand les conditions expérimentales n'autorisent pas l'utilisation de capteurs thermométriques classiques :

• Température très élevée (>2000 C) ; • Mesures à grande distance ; • Environnement très agressif ; • Pièce en mouvement ; • Localisation des points chauds.

4.2 Lois du rayonnement thermique

Ces lois sont d’abord établies pour un corps idéal, le corps noir, le rayonnement thermique d’un corps réel, se rapproche plus ou moins de celui du corps noir. On définit le corps noir soit comme étant un corps qui absorbe tout le rayonnement qui lui parvient et n’en réfléchit ou n’en transmet rien, soit comme un corps qui émet à chaque température considérée la plus grande quantité de rayonnement thermique à toute longueur d’onde. C’est pourquoi il est utilisé comme référence à laquelle on compare les caractéristiques de rayonnement des autres corps. On définit l’émittance En, c’est la puissance totale rayonnée dans un hémisphère par unité de surface de l’émetteur. On définit aussi l’émittance spectrale Eλ,n : c’est la densité spectrale de puissance rayonnée dans un hémisphère, par unité de surface de l’émetteur à une longueur d’onde λ.

5. résumé du chapitre 3

de surface de l’émetteur à une longueur d’onde λ. 5. résumé du chapitre 3 29 Capteur
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Chapitre IV Mesure de pression

La pression tout comme la température, la vitesse ou le débit, intervient, en tant que variable, dans les phénomènes liés aux fluides liquides ou gazeux et aux solides qui exercent ou subissent des pressions.

4.1 Pression dans un fluide

Un corps liquide ou gazeux enfermé dans un récipient, qu’il remplit entièrement, exerce sur toutes les parois de celui-ci une force dite de pression. Celle-ci dépend de la nature du fluide, du volume qu’il occupe et de la température.

Si on considère un point M au centre d’un élément de surface dS, placée au sein du fluide (liquide ou gaz). Sur un coté de cet élément de surface, les molécules exercent au point M une force de direction quelconque, mais elle peut être toujours décomposée en

- Une composante tangentielle dF T - Une composante normale dF N

Par définition la pression p qui s’exerce sur l’élément de surface dS est égale au quotient du module dFN par l’aire dS .

dS est égale au quotient du module dFN par l’aire dS . Ce quotient est indépendant
dS est égale au quotient du module dFN par l’aire dS . Ce quotient est indépendant

Ce quotient est indépendant de l’orientation de la surface élémentaire dS et ne dépend que de sa position dans le fluide.

4.2 Pression exercée par un solide

Un corps solide repose sur une surface d’appuiS , exerce sur cette surface un effort égale à son poids F et la pression correspondante est égale à :

son poids F et la pression correspondante est égale à : Exercice 1 a- Une pelle

Exercice 1

a- Une pelle de carrière pèse 100 tonnes repose sur le sol. Déterminer la pression qu’elle exerce sur le sol sachant que la surface de contact des chenilles avec le sol est de 5 m² (g= 10 m/s²)

b- Une femme de 80 kg portant tout son poids sur un talon aiguille de 0,8cm² de surface. Déterminer la pression qu’elle exerce sur le sol. Comparer cette pression avec celle exercée par la pelle de carrière.

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