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Protection internationale des Droits de l'Homme – introduction

ê Le texte de référence, c’est la DUDH 1948, déclaration, résolution, non une convention, mais une portée déclaratoire dont le viol n’engage pas la
responsabilité. Reste qu’elle a valeur juridique obligatoire. C’est un instrument de codification de Droits de l'Homme, droits déjà reconnus.

ê Cette déclaration à valeur juridique obligatoire se manifeste par une certaine structure virtuelle :

Ø un socle de PGD
Ø 4 piliers :
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à droits et libertés d’ordre personnel : Art. 3 à 11 (droit à la vie, droit à la dignité, droit à la liberté…)
à droits de l’individu dans ses rapports les groupements dont il fait partie (droit au mariage, à fonder une famille, avoir un foyer…)
à facultés spirituelles (liberté de penser, de croyance, d’expression, de réunion…)
à droits à vocation économique, sociale et culturelle (fondamental car jusqu’ici laissés de côté, voire même réfutés (droit au travail, droit de libre
choix de celui-ci, droit à la sécu, droit à l’éducation, à la liberté syndicale, à la vie culturelle, à la création…)
Ø un fronton de principe marquant les différents liens entre individus et société : qui dit droits au profit de l’individu attend des devoirs de celui-ci,
d’où une potentielle limite dans l’exercice de ces libertés fondamentales.

Ø Cette déclaration a une valeur symbolique, universelle juridique, et politique : elle crée des obligations pour les États.

Ø Cette déclaration reste tributaire de la souveraineté des États : ces obligations ne sont contraignantes que dans le respect de cette souveraineté,
donc de la volonté des États à s’y soumettre.
Ø La solution pour dépasser la limite posée par le respect de la souveraineté, c’est d’imposer aux États des instruments juridiques obligatoires
souverainement acceptés : c’est la conventionnalisation des Droits de l'Homme sur un plan international : PIDCP 1966, PIDESC 1976.

à Système hybride : une déclaration de principe, avec des applications conventionnelles, pragmatiques, suivi de protocoles (abolition peine de mort…)

à Ce système crée des droits pour les individus, pas les États. Le rapport normatif est asymétrique. Si la déclaration n’oublie pas la propriété et le
respect des biens, les applications concrètes n’en font pas de même, tensions pol. obligent (RUS contre tout respect de la prop. privée, USA contre
tout droit d’asile des persécutés)

à Le système est hybride, universel, à vocation générale, spécialisé par les conventions : 1989 : droits de l’enfant ; 1984 : torture et traitements cruels…

à La mise en place trop lente de ces mécanismes au niveau mondial entraîne le développement de ceux au niveau régional : 1948 : OEA, 1950, CESDH
PIDH – les sources formelles de PIDH (I)
ê Les principes fondamentaux en matière de PIDH

Ø Les domaines réservés : traitement des étrangers, nationalité, et traitement des individus sur le territoire national. L’Art. 2 §7 CNU les reprend.
Ø La souveraineté : pas de PIDH sans souveraineté des États, mais la souveraineté ne limite pas pour autant la portée des DH, mais laisse un choix
discrétionnaire aux États dans la portée de leur engagement.
Ø La non-ingérence dans les affaires des États.
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Ì La souveraineté étatique : non-ingérence, intervention humanitaire

Ù Non-Ingérence et dignité humaine : la non-ingérence ne peut se faire au détriment de la dignité humaine, obligation générale.
Ù Intervention humanitaire n’est pas intervention d’humanité : la deuxième vise uniquement les ressortissants du pays qui y recourt, pas la première

Ì Subsidiarité des instruments conventionnels en matière de PIDH : subsidiarité et non substitution, vu sous un angle normatif et institutionnel

Ù Normatif : Subsidiaires car les normes internationales complètent les droits nationaux, et non se substituent.
Ù Institutionnel : Subsidiaires car c’est aux autorités nationales à garantir la PIDH par les moyens qu’ils déterminent : il y a obligation de résultat.
¦ Fondamental car illustre le respect souverain de l’engagement international et le choix souverain quant aux moyens pour y parvenir.
Ù L’interprétation est toujours pro victima et non fonction des besoins de l’État : la CEDH a pour objectif la mise en place d’un OP€. CiADH aussi.
¦ Il y a obligation de moyen ET de résultat.

ê Les obligations relatives à l’applicabilité des droits garantis (I)

Ø Les obligations spatiales et les obligations substantielles (I)

Ì Les obligations spatiales : flexibilité territoriale des instruments conventionnels : Vu l’Art. 29 de la Convention de Vienne de 1969 :
un traité international a vocation à application sur le territoire d’un État. ➀ application strictement territorialiste (territorialité), ➁ application
extensive (imputabilité : responsabilité de l’État vers tout ce sur quoi il a une influence). On raisonne donc au cas par cas, traité par traité.
Ù A 2 PIDCP 66 : tout individu se trouvant sur le territoire et la compétence d’un État : territorialité et imputabilité joints
Ù A1 CESDH 50 : toute personne relevant de leur juridiction (notion générale de juridiction, indéfinie)

ß 4 possibilités en découlent :

¦ Responsabilité de l’État pour les faits qui se déroulent sur son territoire

¦ Respect des engagements internationaux

¦ Responsabilité de l’État pour le fait d’un autre État mais avec lequel il coopère

¦ Responsabilité extraterritoriale
PIDH – les sources formelles de PIDH (I)
ê Les obligations relatives à l’applicabilité des droits garantis (II)
Ì Les obligations spatiales (I)

ß La responsabilité de l’État pour les faits qui se déroulent sur son territoire : présomption de responsabilité et tempéraments jurisprudentiels
¦ D’un contrôle du territoire on déduit la présomption de compétence :

œ CEDH, 08/04/2004 : ASSANIDZÉ C/ GEORGIE : individu condamné puis acquitté mais emprisonné entre temps dans une province qui refuse
sa remise en liberté : la Géorgie avance que la décision contraire est imputable à une entité fédérée, ce que conteste la CEDH qui avance que
la notion de juridiction est principalement territoriale (A1 CESDH), qu’il y a présomption de contrôle, présomption que l’on peut renverser vu
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l’Art. 28 CARDH (clause fédérale permet de relativiser pour partie ses obligations) mais ce renversement n’est pas possible puisqu’imprévu par la CESDH :
➲ il y a donc obligation intégrale pour l’État sur tout le territoire où il a un contrôle effectif.

¦ D’un contrôle effectif ou non dépend le renversement cette présomption :

œ CEDH, 18/12/1996 : LOIZIDOU C/ TURQUIE : Un motif de renversement de la compétence territoriale découle est la non-responsabilité de
l’État chypriote dans les actes ou mesures contraires à la convention. Ce faisant, c’est toujours l’État qui a le contrôle effectif du territoire, ici la
partie nord de Chypre, qui est présumé responsable, mais ce n’est pas chypre, c’est la Turquie.

¦ Du contrôle partagé on déduit une responsabilité conjointe : le contrôle susceptible

œ CEDH, 08/07/2004 : ILIASCU C/ MOLDAVIE : la notion de contrôle effectif ne permet pas de déterminer la responsabilité entre plusieurs États
pour un territoire donné, ici, la Transnistrie ? Qu’à cela ne tienne, peu importe le mouvement autonomiste, la Moldavie aurait dû prendre des
mesures positives pour assurer l’application de la CESDH vu l’Art. 1 et le DI. La Russie, soutien public des autonomistes, est aussi considéré
comme responsable en raison de son influence. La jurisprudence ASSANIDZE est confortée, LOIZIDOU tempérée, on se contente d’un
contrôle susceptible d’être exercé par un État.

ß Les tempéraments sur l’état fédéré : dissociation de l’État central et l’État fédéré

¦ Au niveau des textes : la CSRS 51 (54) et de la CARDH 69 (Art. 28) : validation de la clause fédérale qui voit les agissements contraires de l’État
fédéré alléger la responsabilité de l’État fédéral, central : c’est une reconnaissance de la situation où l’État ne contrôle pas des zones
autonomistes. L’État fédéral doit cpdt avoir tout fait pour que la violation n’arrive pas : c’est une obligation positive et la clause n’exonère pas
la responsabilité.

¦ Au niveau de la jurisprudence : Interprétation croisée et alignement de la CiADH avec la CESDH : une structure fédérale ne suffit pas pour
exonérer l’État de sa responsabilité.

œ CiADH, 1998, GARRIDO C/ ARGENTINE : un État est responsable sur l’intégralité de son territoire, indépendamment de sa structure fédérale et
du fait qu’il exerce ou non un contrôle sur ce territoire.
ß Le respect des engagements internationaux : institutionnalisation (OI de coopération/ d’intégration) : transfert de droits, et aussi d’obligations ?

¦ A30 CDI : on ne peut se délier d’un traité par la conclusion d’un nouveau traité avec d’autres parties. Quand un État adhère à l’UE, il doit adhérer
à la CESDH, or CESDH≠D€ : cohabitation juridique.
œ CEDH, 18/02/1999, MATTHEWS C/ GIBRALTAR : SUF : régime dérogatoire validé par tous les EM, mais contraire à la CESDH : d’une part, ce sont
deux normes qui entrent en conflit, et d’autre part, c’est la question de la responsabilité de l’UE au regard de la CESDH qui se pose : même en
cas de transfert de compétence, cela ne fait pas disparaître la responsabilité des EM : tous sont responsables pour cet acte contraire à la CESDH au titre de
l’Art. 1 CESDH et de l’Art. 3 du protocole 1 à la CESDH sur le droit à des élections libres.
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¦ Les interférences entre CESDH ET ONU : le respect d’une résolution du CSNU.


œ CEDH, 30/06/2005, BOSPHORUS C/ IRLANDE, sur l’embargo contre la Serbie. Une des résolutions, transposée par un règlement
communautaire, prévoyait le gel des propriétés en provenance de l’État yougoslave. Une société irlandaise dispose d’un avion en leasing auprès
d’un Serbe. Cet avion est saisi. Pour le Serbe, c’est une atteinte à son droit de propriété pourtant garanti par la CESDH. ➀, la CESDH s’interprète
à la lumière du DI, donc intégrer d’autres normes de DI. D’où la nécessité au passage d’une coopération internationale. ➁, respecter la CESDH,
c’est un dessin légitime. ➂, mais ce motif reflète un intérêt légitime pour la restriction à un Droit garanti.
➲ On en retient que le respect d’une obligation internationale est un motif légitime pour restreindre un droit garanti par la CESDH, donc une
présomption de conformité des mesures adoptées en application des obligations internationales d’un État. Qui dit présomption suppose
renversement, ce qui est fait par la voie d’un contrôle juridictionnel effectif. Si le destinataire peut contester la mesure individuelle devant l’OI, ici
NU, censurer la décision reviendrait à censurer le règlement communautaire qui a intégré la résolution et donc in fine celle-ci aussi. Mais il n’est
pas exclu qu’un contrôle permette de sanctionner une décision lorsque la présomption tombe.
➲ risque potentiel pour la CJCE/CJUE//DI
œ CJCE, 09/2009, KADI, sur une mesure individuelle prise au regard de résolutions prises dans la lutte contre le terrorisme : la CJCE invalide le
règlement qui applique la résolution mais qui contrevient aux droits comme droit de propriété, droit au procès équitable et compagnie. C’est
rappeler que les États membres doivent respecter le D€ et la CESDH, mais c’est surtout pointer du doigt les EM du CSNU à s’y conformer
lorsqu’une décision est envisagée sur le plan de l’UE. Juridiquement et politiquement, en question.

ß La responsabilité de l’État pour le fait d’un autre État avec lequel il coopère : responsabilité en amont / responsabilité en aval

¦ La responsabilité en amont : conséquence de la mesure prise par un État avant qu’intervienne un autre. Cf. EXPULSION et Cie.
œ CEDH, 07/07/1989, SOERING, sur une condamnation à mort US visant un individu arrêté en UK. ➀, la peine de mort n’est pas interdite, le droit à
la vie est lui garanti mais on peut le limiter par la peine capitale : l’extradition est licite. ➁, pour le défendeur à l’extradition, si celle-ci a lieu, il y
aura pour conséquence un traitement inhumain dégradant, lui proscrit par l’Art. 3. ➂ pour UK, ce fait le serait par les USA, non UK. Sa
responsabilité ne peut être engagée puisque d’un autre côté, l’extradition est licite. ➊, pour la CEDH, le problème, c’est l’attente dans les
couloirs de la mort qui sont eux « éventuellement, virtuellement » une atteinte à l’Art. 3, même si donc, la violation n’a pas encore eu lieu.
➋ L’État, qui extrade un individu qui risque d’être exposé à la violation d’un Art. de la CESDH, risque lui d’engager sa respté pour viol de DH.
œ F C/ UK, 22/06/2004 : il faut que le risque soit suffisamment réel et sérieux pour que la responsabilité de l’État puisse être engagé pour le viol de DH.
œ CDHNU, 1993, KINDLER c/ CANADA : confirmation SOERING mais dans les faits pas très très efficace…

¦ Responsabilité en aval : bah là, c’est la conséquence de la mesure prise après l’acte d’un autre État : le contrôle de conformité à la CESDH.
œ CEDH, 26/06/1992, DROZD & JANOUSEK C/ FRA & ESP : vérification de la décision prononcée en ANDORRE et exécution en Fra, avec l’Art. 6 CESDH
œ CEDH, 20/07/2001, PELLIGRINI C/ ITA, sur l’annulation d’un mariage par le Vatican : contrôle préalable de la décision par les aut. Ita. Avec A6.
œ CEDH, 15/01/2004, LINDBERG C/ SUEDE : présomption de conformité à A10 CESDH lorsque les deux États sont parties à la Conv., sinon ctrle.
ß La responsabilité extraterritoriale : la dimension territoriale des instruments conventionnels n’est pas exclusive.

¦ Occupation d’un territoire étranger


œ CEDH,18/12/1996, LOIZIDOU C/ TURQUIE + CEDH, 10/05/2001, CHYPRE C/ TURQUIE : un État occupant doit respecter sur le territoire occupé
ses obligations de la même manière que sur son territoire
œ CDESC 26/06/2003, sur le mur israélien : les obligations de l’État partie s’appliquent à l’ensemble des territoires et populations effectivement
sous son contrôle (confirmé par CIJ 09/07/2004).

¦ Contrôle de fait par les organes d’un État membre à la CESDH dans une zone internationale
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œ CEDH, 28/05/1975, IlSE HESS c/ RU, sur les conditions de détention de Rudolf à Spandau et une éventuellement responsabilité du RU. Cet arrêt
valide le principe d’une responsabilité extraterritoriale pour les organes qui exercent leurs prérogatives sur un autre État. ms ici pas de respté.
œ CEDH, 10/07/2008, MEDVEDYEV C/ FRA CEDH 29/03/2010 MEDVEDYEV C/ FRA : AFFAIRE WINNER – Art. 5 (liberté) et 6 CESDH (procès):
parquet manque d’indépendance pour être une autorité judiciaire, délai avant présentation devant un juge d'instruction pas trop longue vu
les circonstances, mais la privation de liberté entre arraisonnement et Brest trop longue et donc illégale. La notion de juridiction n’est pas
seulement territoriale, géographique, mais tout simplement le fait d’être sous l’autorité du pays qui a signé la CESDH.

¦ Contrôle de fait par les entreprises privées employées par des États membres à la CESDH.
œ CEDH, 16/11/2004, ISSA : Sur un plan militaire ou relatif à la sécurité des personnes, le recours à des entreprises privées à cette fin par des
États membres, même en dehors des États membres à la CESDH, n’empêche pas l’engagement de leurs responsabilités pour le fait de ces
entreprises privées.

¦ Extension de la notion d’extraterritorialité


œ PIDESC 76 : corrélation entre les Droits de l'Homme et le Droit au développement. A2 §1 assistance et coopération au maximum des
ressources disponibles pour assurer le plein exercice des droits reconnus dans le pacte : manière indirecte et étendue de la notion.
PIDH – les sources formelles de PIDH (I)
ê Les obligations relatives à l’applicabilité des droits garantis (II)
Ì Les obligations substantielles relatives aux Droits de l'Homme (II)

¦ PNUD, 2000, rapport sur les DH et le dvlt humain : catégorisation des obligations étatiques et in fine une typologie générationnelle.
➲ Obligation de respect des Droits de l'Homme : les respecter, c’est s’abstenir de s’immiscer dans les droits des individus
➲ Obligation de protéger les Droits de l'Homme : les protéger, c’est empêcher les violations par d’autres intervenants
➲ Obligation de réalisation des Droits de l'Homme : les réaliser, c’est adapter les législations pour les favoriser (approche transversale)
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Ù Le régime juridique des obligations : leur exercice effectif repose sur des actions complémentaires en fonction des différents rôles des autorités.

ß L'obligation de respecter les Droits de l'Homme : non-ingérence d’un État dans la jouissance d’un autre Etat d’un droit (obli. négative), sauf
exceptions, fonction de trois critères, légalité, légitimité et proportté des mesures visant l’ingérence, l’atteinte à cette jouissance
(= DROITS ABSOLUS, A NE PAS CONFONDRE AVEC DROITS NON DEROGEABLES). Des droits indérogeables ne sont pas suspensifs temporairement,
même en cas de danger public exceptionnel menaçant l’existence de la Nation (A 4 §2 PIDCP).
➲ droits fondamentaux = ➊ droits absolus (pas de remise en cause ou de dérogation indépendamment des circonstances) + ➋ droits non absolus
(ⓐ droits dérogeable + ⓑ indérogeables qui ne sont pas suspensifs temporairement même en cas de danger public exceptionnel)

¦ La condition de légitimité : liste relativement exhaustive des motifs légitimes, interprétés juridiquement de manière autonome, qui limite mais
reconnaît une marge d’appréciation aux autorités nationales. Les États désignent un motif légitime qu’ils doivent motiver au regard de l’IPG.
œ CEDH, 27/09/1999, SMITH & GRADY : politique discriminatoire sur les homosexuels de l’armée. L’effet sur le moral des troupes est illégitime.
œ CEDH, 29/04/1999, CHASSAGNOU, sur la restriction du droit de propriété par la Loi verdier pour le droit de chasse : la marge est réduite
quand les droits et libertés ne sont reconnus que sur un plan national. Elle est plus grande quand il y a reco conventionnelle ou supérieure.
œ CEDH, 19/02/1998, BOWMAN, sur le conflit entre deux libertés (expression/élections libres) : reco conventionnelle des deux, marge plus gde.

¦ La condition de légalité : éviter l’arbitraire, encadrer l’application du droit, dont il découle une certaine prévisibilité pour les individus
œ CEDH, STEFANEC C/ TCHEQUIE, 17,50€, liberté d’expression et de réunion
œ CEDH et CDH (norme sufft précise et accessible) vs CiADH (refus de l’arbitraire en plus : garantie d’une légitimité démocratique vs exécutif)
➲ CEDH, 26/04/1979, Sunday TIMES C/ RU, sur la valeur d’une jurisprudence comme base légale à la restriction d’un droit garanti
(si suffisamment précise et accessible), confirmé par le CDH en 1981, mais qui ne suffisent pas pour la CiADH, 1986, avis légitimité démo
requise. CEDH et CDH sont centrés sur l’individu qui doit pouvoir connaître la portée légale et le régime de la limitation, CiADH : État démo.

¦ La condition de proportionnalité = nécessité de la mesure. Par extension l’étendue du contrôle de l’organe de protection des DH (opportunité).
➲ La mesure doit être appropriée, la moins restrictive possible et ne pas créer de rupture de l’équilibre entre les intérêts.
œ CEDH, KLASS C/ RFA, 06/09/1978, sur des écoutes tel (A8 §1) : le contrôle de proportionnalité et d’opportunité est procédural et non substantiel.
œ CEDH, 13/07/2006, KEEGAN C/ RU, sur la perquisition à 7 a.m. au mauvais domicile : toute précaution doit être prise pour éviter tte disprop
ß L'obligation de protéger les DH effectivement: obligation positive, corollaire de l’obligation de ne pas limiter outre mesure un DH, elle négative

¦ Obligation de prévention : l’État doit prendre toute mesure raisonnable pour empêcher le viol d’un DH: obligation de moyen ET de résultat
➲ L’État doit tout faire, prendre toute mesure raisonnable et appropriée pour que le droit puisse être exécuté. CEDH, 21/06/88 (P. ärrtze FDL)

¦ Obligation d’adopter des mesures raisonnables et appropriées est non absolue : marge d’appréciation et imputabilité : la relation
État/organe/individu et l’omission du législateur : là intervient le caractère raisonnable et approprié : le législateur fait ce qu’on pouvait
raisonnablt attendre de lui : là jouent imprévisibilité du comportement humain, contrainte budgétaire, faculté pour l’individu de renoncer
œ CEDH, 28/10/1998 : OSMAN C/ RU, sur le professeur qui devient fou amoureux d’une étudiante : le requérant doit prouver que l’action de
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l’État aurait pallié au risque de violation : l’État n’a pas pris toute mesure raisonnable et appropriée. La probabilité doit être concrète. Ici, non.
œ CEDH, YOUNGER C/ RU, sur la détection des tendances suicidaires d’un détenu : le risque doit être réel et imminent connu des autorités.
œ CEDH, 16/10/2008, R C/ FRANCE, sur un autre suicidé : l’État doit mettre TOUT en œuvre pour prévenir la violation : la protection apparaît ∞.
➲ pour que l’État voit sa responsabilité engagée, il faut ➊ un résultat non atteint ➋ des moyens insuffisants (pas sine qua non : raisonnable+appro)

¦ La renonciation à un Droit de l'Homme : c’est un droit fondamental de ne pas que l’État doit respecter, mais que seul l’individu peut engager.

¦ Droit de ne pas, droit que l’État doit respecter : protéger la liberté de ne pas exercer un droit

œ CEDH, 25/04/1996, GUSTAFSSON, sur la liberté d’association (Art. 11) et le boycott par un syndicat des hôteliers non affiliés à celui-ci : même
s’il s’agit de personnes privées, l’État doit encadrer juridiquement la renonciation pour qu’elle ne soit pas imposée par une personne privée.
œ CEDH, 29/04/2002, PRETTY C/ RU, sur l’euthanasie d’une malade de la sclérose, sur un droit de ne plus vivre (Art. 2 et Art. 8) : la CEDH déduit
que la CESDH doit être interprétée de manière évolutive, au regard notamment d’autres textes, nationaux et internationaux. Il n’y a pas
encore de tels dénominateurs communs : l’Art. 2 n’est pas l’Art. 11 : on ne peut déduire de l’Art. 2 un droit diamétralement opposé. Vu l’Art.
8, est invoqué un droit de vivre comme elle l’entend : là non plus, pas de dénominateurs communs : mais là, l’Art. 8 permet de disposer de
soi-même, d’accomplir des activités qui puissent être dangereuses, et imposer des mesures contraignantes ou pénales contre cet articles sont
attentatoires à la vie privée. Le contrôle de l’Art. semble donc possible et on pourrait y voir plus tard l’admission de l’euthanasie.

¦ Droit de ne pas, liberté reconnue à l’individu qui n’exonère pas l’État de sa responsabilité : c’est le reflet d’un consentement libre et éclairé
œ CEDH, 27/02/1980, DEWEER, sur la renonciation du droit d’accès à la justice, mais la CEDH considère qu’il n’a pas renoncé à sa liberté de
façon libre et éclairée. Pourquoi, parce qu’il y a contrainte : les autorités nationales l’avaient mis en garde contre des conséquences fâcheuses
à son action en justice, sans le mettre en mesure de comprendre toutes les csqs de son choix : une obligation d’information pèse sur l’État.

¦ Droit de ne pas, liberté reconnue à l’individu qui n’exonère pas l’État de sa responsabilité : cette renonciation est explicite, non équivoque
œ CEDH, 25/02/1992, PFEIFER, sur la déclaration en l’absence de son avocat à faire valoir une clause de révocation d’un magistrat manquant de
partialité (pléonasme ?). bref, il y a renonciation à l’Art. 6 CESDH. Ici, la renonciation n’a pas été assez explicite (≈⋲manque d’nfos/conseil).
œ CEDH, 27/08/1997, M.S. C/ SUEDE, sur le mal de dos considéré comme consécutif d’un accouchement et non d’un accident du travail :
la renonciation à l’Art. 8 CESDH n’est pas explicite, et équivoque : de sa demande d’allocation ne découle pas une renonciation à l’Art. 8

¦ Droit de ne pas, suppose considérer le dt garanti et la situation de l’individu : portée spécifique, sauf OP (A2, A5 et cie) et imprévisibilité (IMP)
œ CEDH, 27/08/1997, M.S. C/ SUEDE : la renonciation doit être spécifiquement rattachée à un droit garanti : c’est le corollaire à la renonciation.
œ CEDH, 03/04/2001, KEENAN, sur le toxico multirécidiviste qui, malgré toutes les dispositions pour l’empêcher de se suicider, y parvient : IMP
// CEDH, 16/10/2008, R C/ FRANCE sur le suicidé et l’obligation de moyen (Rais+App) pesant sur les autorités : il faut tenir compte de l’IMP.
ß L'obligation de réaliser les Droits de l'Homme
¦ Faciliter la jouissance de droits internationalement garantis en écartant tout obstacle à leur réalisation effective : non juridique, non politique
¦ Fournir, mettre en place des systèmes pour assurer cette réalisation
¦ Promouvoir les DH, obligation générale et réelle (pas slt jur mais eco-socio-culturel): critères substantiels (dispo, qualité, acces) et procéduraux (non-discri…)

ê Les spécificités des instruments de protection des Droits de l'Homme : réciprocité, réserves et dérogations

Ì Un principe mutuel : le principe de réciprocité : rapport horizontal, C-M, Réserves…


Ì Exclusion de principe du principe : particularité de la PIDH : rapport horizontal et vertical : le principe de réciprocité ne joue pas
Ù Les nouveaux sujets de Droit international : droit individuel et obligation étatique.
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Ù L’interprétation des juridictions internationales/régionales : CARDH 1982 Avis consultatif, C°EDH, 1961, Autriche contre Italie
Ù Les conséquences de cette exclusion : sans réciprocité, ø contrôle horizontal comme pour un simple traité, mais contrôle vertical, ø C-M

Ì Le régime des réserves

Ù Par défaut, toute réserve peut être formulée


➲ Toutes sont possibles en PIDH, si le texte l’autorise, si elle est acceptée par les parties, si elle n’est pas contraire aux objectifs du Traité, et si elle
n’est pas contraire à une norme impérative de jus cogens.

Ù Toutes les réserves, sauf les limites : toute réserve soulevée suppose le consentement des parties, mais en PIDH, vu le rapport horizontal et vertical,
cette réserve, bien qu’acceptée par les parties (horizontal strictement), peut toujours être invalidée sur un plan conventionnel (horizontal ET vertical).

Ù Interprétations: réserve, consentement et engagement. CEDH<CDN (PIDCP) : PIDH>DI, VS CDI : PIDH=DI, exception pr les contextes régionaux.
œ CEDH, 29/04/1988, BELILOS C/ SUISSE, sur le contrôle (vertical) de la validité d’une réserve. La CEDH interprète l’Art. 57 sur les réserves,
définissant objet et objectif de la réserve : la réserve vise la CESDH et se réfère à une disposition nationale précise. La réserve n’est NI absolue,
NI illimitée : pas absolue du fait de droits indérogeables, pas illimitée car doit permettre à l’État d’adapter la législation nationale à la CESDH.

Ì Le régime des dérogations, comme pour les réserves, ne repose pas sur le principe de réciprocité, donc pas sur le cst, mais sur une validation par
un organe de contrôle
Ù Du consentement des États aux instruments internationaux : A4 PICP : danger exceptionnel, prononcé par un acte officiel (A15CESDH : menace à la
vie de la nation), mais toute dérogation ne doit pas être contraire aux engagements conv., notamment en terme de PIDH, de DI, et de jus cogens.
Ù A l’interprétation croisée des organes créées par ces instruments : guerre, état d’urgence, danger public exceptionnel et menace à la vie de la nation
ß Approche comparative et croisée :
œ CEDH, 1961, LAWLESS c/ IRL, sur l’IRA : toute la population n’est pas visée, donc pas toute la nation : reprise implicite PIDCP.
œ CEDH, BRANNIGAN C/ Mc BRIDE, renvoi explicite au PIDCP.
ß Contrôle commun et droit indérogeable : genre droit à la vie A4§2 PIDCP, A27§2 CARDH, A2 CESDH, + torture, + non-discrimination…= noyau dur
auquel on greffe d’autres droits indérogeables, fonction des conventions, mais limité par l’interprétation littérale de l’instrument conventionnel.

Ì La dénonciation limitée ou l’interdépendance conventionnelle : l’effet de cliquet


¦ Juridiquement, la possibilité existe : A 78CARDH, A58 CESDH, DIG : non-mise en œuvre, changement fondamental, ou accord des parties
¦ De manière pratique, les engagements conventionnels en matière de PIDH n’ont pas pour but d’être dénoncés et ne peuvent pas être
dénoncés du fait d’une interconnexité avec les autres traités qui s’y rattachent. Quant à la continuité : Convention V 1978. En cas de
succession, cela ne permet pas d’exclure l’application d’un texte.
ê Evolution des instruments conventionnels de protection des Droits de l'Homme

Ì Accroissement qualitatif et quantitatif des instruments conventionnels : spécificité et fragmentation du Droit international
¦ Les mesures provisoires, acceptées par la CiADH, acceptées par la CIJ avec l’arrêt LAGRAND 2001, et pour la CESDH, autoproclamé malgré le
ppe de subsidiarité : CEDH, 04/02/2005, MAMATKULOV : ne pas reconnaître leur carac obligatoire, c’est méconnaitre les recours indiv effectifs.

Ì Les conflits normatifs et systémiques

Ù Les recours individuels c/ l’État : forum shopping & résolution des conflits
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¦ Clause de protection la plus favorable : (A5 §2 PICDP, A 16 §2 Conv C/ Torture, A53 CESDH) – cf. EXPULSIONS/RETOUR VOLONTAIRE, SOERING 89.
¦ Clause prévoyant l’incompétence de l’organe chargé du contrôle si l’affaire a déjà ou est en train d’être traitée devant un autre.
œ HANS ADAM c/ ALL, amiable, CESDH, CIJ : Le requérant, prince, se présente en tant que tel devant la CIJ, après le refus CESDH : chose déjà jugée.
¦ L’émulation des instruments conventionnels : la complémentarité des normes de PIDH (Ex : CEDH et CDHNU), via interprétation des droits et lib.

Ù Les mécanismes de défense de l’État : le choix des armes substantielles et fonctionnelles

¦ Les armes fonctionnelles/procédurales : les réserves


œ CDHNU, 04/04/2002, KARAKUT C/ Autriche, sur la réserve de l’Autriche sur l’interprétation de l’Art. 5 §2 PIDCP pour faire échec à un recours
individuel : ici la question posée n’est pas de la même teneur que celle posée préalablement devant la CEDH, et seul le CDH détermine si la
question est similaire ou non, pas une réserve interprétative d’un Art. (l’art prévoit que le CDH ne rejuge pas une chose déjà jugé, mais ne dit
pas si l’affaire doit l’avoir été définitivement ou non : pour l’Aut., le jugt devant la CEDH est définitif, donc déjà jugé, mais non pour le CDH).

¦ Les armes substantielles : les réserves substantielles : lorsqu’un texte 1 est plus coercitif qu’un texte 2, et qu’un État, pour respecter le texte 2,
émet une réserve sur le texte 1 : A4 Convention sur l’élimination de la discrimination qui impose de tourner en infraction pénale tout discours
raciste…= source de conflit avec d’autres textes et/ou d’autres droits fondamentaux, comme la CESDH, la liberté d’opinion… mais pour
CEDH, CiADH, CDHNU rappellent que la règle spéciale déroge à la règle générale : tout discours qui prône la haine raciale ne peut se reposer
sur la liberté d’expression pour s’exonérer. SUISSE, JERSILD C/ DANEMARK 1994…
➲ il en découle une interprétation finaliste des instruments conventionnels. En cas de conflit, on recourt à la règle de l’interprétation conforme.

œ CDHNU, 07/07/2004, JACOBS C/ BELGIQUE, sur la discri à l’accès aux emplois publics et celle des Femmes. Il y a traitement préférentiel, un
quota, des femmes pour l’accès au conseil supérieur de justice belge : PIDCP interdit toute discri de sexe, mais une recom gale de 1997 voit le
CDHNU rappeler qu’il faut que la répartition d’un des deux sexes ne soit jamais inférieure à 40 % dans la compo d’un organe public = ø discri.

Ù Le noyau dur des Droits de l'Homme au niveau international : le jus cogens : aucune dérogation permise sauf nouvelle norme de jus cogens
PIDH - La garantie et l’effectivité des Droits de l'Homme au plan international (II)
Le choix entre juridictionnel et non juridictionnel

➲ de la nature du contrôle dépend l’effectivité des instruments conventionnels de DH au niveau universel.


➲ il y a plusieurs modes de contrôle : au niveau juridictionnel, et au niveau gouvernemental : le principe de subsidiarité et la souveraineté vis-à-vis des DH

ê Le contrôle non juridictionnel :


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➲ Contrainte minimum et consentement étatique : intervention non obligatoire, et consentie par l’État, de l’organe de contrôle.

Ì Typologie des organes : opposition juridictionnel / non juridictionnel = universel (quasi et non juridictionnel) / régional (juridictionnel)
➲ Dynamique décroissante

Ì Instruments et Méthodes disponibles


Ù Instruments de contrôle non juridictionnels à destination de l’AGNU
ß Commission 1946 (A68 CNU), sous-commission et groupes d’experts
¦ Rapport © sous-commission ➲ rapport © Commission ➲ experts: rapports, propositions de résolution = informatif (R2005/80 sur le
terrorisme), rassembler, solliciter, recevoir et échanger des renseignements en provenance des sources pertinentes ➲ visites/enquêtes
➲ le but étant d’instaurer une certaine pression politique en matière de DH, pression finalement surtout symbolique.
ß CDH (2006 : R60/251) : histoire de dépasser les limites des mandats et composition de la Commission
➲ Enfin le système ne doit pas être contraignant, surtout pour les occidentaux pour qu’ils conservent un certain contrôle.
➲ Organe subsidiaire à l’AGNU, composé de 47 États membres élus à la majorité de l’AGNU, pour 3 ans, non renouv après 2 mandats. Il y a 3
sessions de 10 semaines par an, lors desquelles il fait des recommandations sur les violations flagrantes et systématiques des DH; s’assure de leur état

Ù Les autres méthodes : R15/03 CES 70’: droit individuel de saisine de la sous-commission des DH, R12/35 CES 67’ : lutte c/ tte discrimination raciale.

ß Contrôle sur rapport étatique, suite à des observations par des experts indépendants

¦ ONU : PIESC, CDHNU, rapport initial sous 1 an à compter de la ratification, puis régulièrement (lenteur des États et des organes, comme le
Comité, manque de ressources, manque d’expérience de l’expert sur la zone concernée…)

ß Contrôle sur la base d’enquêtes et visites sur place face à une situation de violation grave des engagements d’un État.
¦ CE : CEPT dès 84’ (1987) vise essentiellement le renforcement de l’A3 CESDH / CPT (institution en charge de la CEPT) : effet politique/juridique
¦ Visite périodiques, ponctuelles. A effet d’abord politique, et deuxième effet plus juridique : triptyque (nfo tiers, accès avocat, examen médical)
➲ A partir de ce triptyque sont développés de nouveaux droits (genre contre le surpeuplt carcéral): L’évolution part du régional vers l’universel.

ß Contrôle sur communication étatique ou individuelle, la plus aboutie du contrôle conventionnel avec instauration d’un comité
¦ Communications interétatiques : PIDCP, PIDESC : principe de subsidiarité, subsidiarité normative et subsidiarité institutionnelle
¦ Communications individuelles : épuisement des voies de recours internes, individu victime, personne physique.
ê Le contrôle juridictionnel

Ì Saisine des organes juridictionnels : effectivité des recours, dont dépend la prévention de celui-ci, mais encore sa recevabilité

Ù Les mesures provisoires

¦ CEDH/CiADH : A63§2 CARDH et A39 règlement intérieur de la CEDH (MAMATKULOV 2003, sur l’Art. 3 CESDH vu par Turquie et l’Ouzbékistan)
¦ CIJ : LAGRAND 2001
¦ Résultat des courses : système qui prévoit potentiellement les violations et est en tout cas une entorse au principe de subsidiarité, permet
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d’envisager un contrôle juridictionnel de nature conventionnelle qui limite la marge d’appréciation de l’État, tout en sachant que l’État a
toujours possibilité de réparer la violation. DANS tous les cas, la voie de recours interne doit être effective, exister, sous des délais raisonnables.

Ù La saisine des organes par les États et victimes au travers d’un système hybride, celui des Commission et Cour africaine des Droits de l'Homme

ß La Commission africaine des Droits de l'Homme

¦ Conditions

¦ Examen par une entité non juridictionnelle

ß La Cour africaine des Droits de l'Homme

¦ Optique contentieuse et consultative

¦ Comparaison avec la CEDH et la CiADH

Ì L’effectivité des mécanismes de protection des Droits de l'Homme : le principe d’une réparation en matière de PIDH et le principe de subsidiarité

¦ Satisfaction équitable, réparation intégrale, réformation ou désindividualisation

¦ satisfaction équitable au titre de réparation (A 41 CESDH), compatible avec la réparation in integro du Droit international, pas avec le DIDH. La
CEDH se découvre une compétence pour déterminer si l’État fautif doit octroyer ou non réparation. La jurisprudence et les critères sont fluctuants.

¦ réformation (réparation simple, pour une question de procédure) ou désindividualisation (question substantielle, injonctions à modifier une
législation, contrôle de conventionalité in abstracto quand bien même ce contrôle est en principe national, rétablir une situation de légalité
en accord avec les engagements conventionnels) : la cour supranationale marche sur les plates-bandes constitutionnelles.