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LES REGLES DE L'AIR

Les règles de l'air donnent les informations sur les éléments suivants :

1) Les responsabilités et les obligations du Commandant de bord :

2) Le survol des agglomérations :

3) Les interdictions diverses :

4) Les règles de circulation au-dessus et à proximité des aérodromes :

5) Le survol des obstacles en route :

6) La prévention des collisions en vol à vue :

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1) Les responsabilités et les obligations du Commandant de bord :

Le pilote commandant de bord détient l'autorité pour décider de l'utilisation de l'avion


et faire respecter la discipline à bord.

Il est responsable de la conduite de l'aéronef et en particulier :

- Du respect des règles de l'air.

- De la prévention des collisions en vol à vue avec d'autres aéronefs et au sol avec des
obstacles fixes.

Il lui incombe les formalités qu'entraîne l'exécution d'un voyage aérien.


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a) La responsabilité du Commandant de bord :

Il doit prendre connaissance, auprès des services intéressés, des informations


nécessaires à la préparation du vol, notamment en ce qui concerne les conditions
météorologiques et leur évolution. Pour les vols hors des abords d'un aérodrome et
pour tous vols IFR, l'action préliminaire au vol doit donc comprendre l'étude attentive
des renseignements et prévisions météorologiques disponibles les plus récents, en
tenant compte aussi des besoins en carburant et d'un plan de déroutement au cas où le
vol ne pourrait pas se dérouler comme prévu.

Il choisit le régime de vol dans les conditions réglementaires prévues et remplit, si


nécessaire, le formulaire de plan de vol correspondant à ce régime de vol.

Il doit veiller à ce que soient observées les dispositions relatives à la tenue des
documents de bord, au chargement de l'avion et aux licences de l'équipage.

Il doit pouvoir présenter au bureau de piste ou à la demande d'un agent officiel les
documents réglementaires :

- Les licences de l'équipage en cours de validité.

- Le carnet de route à jour accompagné des certificats d'immatriculation et de


navigabilité de l'aéronef.

- Le livret d'aéronef et le livret moteur.

-Eventuellement, la licence d'utilisation du poste de radio et le livret de navigabilité.

A noter que sur les avions militaires, seuls sont exigés, les licences de l'équipage et
l'ordre de mission.

En outre, le commandant de bord d'un aéronef, qu'il tienne ou non les commandes, est
responsable de l'application des règles de l'air à la conduite de son aéronef. Il ne peut
déroger à ces règles que s'il le juge absolument nécessaire pour des motifs de sécurité.

b) L'autorité du Commandant de bord :

Le Commandant de bord d'un aéronef est responsable de la conduite de l'avion et


décide, en dernier ressort, de son utilisation tant qu'il en a le commandement.
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Toutefois, en matière de circulation aérienne, les contrôles donnent des instructions


aux pilotes des avions se trouvant à l'intérieur de régions déterminées comme les
régions contrôlées et les voies aériennes. Ces instructions données sont impératives et
doivent être exécutées par les pilotes.

Néanmoins, le Commandant de bord peut éventuellement déroger aux instructions des


contrôles de la circulation aérienne s'il le juge absolument nécessaire pour des motifs
de sécurité ou s'il se trouve dans l'impossibilité matérielle de les exécuter.

Dans ce cas, il est tenu d'informer les services de contrôle de ses intentions et des
manœuvres qu'il compte effectuer.

En outre, il n'exécute ces manœuvres qu'après accord ou avis des services de


circulation aérienne.

c) La protection des personnes et des biens :

On distingue :

- La négligence ou l'imprudence dans la conduite d'un aéronef :

Un aéronef ne doit pas être conduit d'une façon négligente ou imprudente pouvant
entraîner un risque pour la vie ou les biens des tiers.

En effet, il y a des "hauteurs minima de sécurité" à respecter.

Ainsi, sauf pour les besoins du décollage ou de l'atterrissage et des manœuvres qui s'y
rattachent, les aéronefs ne doivent pas voler :

* Au-dessus des zones urbaines ou autres agglomérations à forte densité, ou de


rassemblements de personnes en plein air.

Il est cependant fait exception à cette règle si les aéronefs restent à une hauteur
suffisante pour permettre un atterrissage, en cas d'urgence, sans que soient indûment
mis en danger les personnes ou les biens à la surface.

En principe, cette hauteur ne doit pas être inférieure à 300 m au-dessus de l'obstacle le
plus élevé situé dans un rayon de 600 m autour de l'aéronef.
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* Aux autres endroits, cette hauteur ne doit pas être inférieure, en principe, à 50 m au-
dessus de l'obstacle le plus élevé situé dans un rayon égal à l'espace parcouru en 10
secondes de vol.

Néanmoins, des dérogations particulières peuvent être accordées par les différents
Ministères aux aéronefs civils et militaires, notamment en faveur des hélicoptères et
des hauteurs minima pour les vols IFR.

- Les jets d'objets :

Aucun objet pouvant constituer un risque pour les personnes ou les biens ne doit être
jeté d'un aéronef en vol.

* Les parachutages et les largages :

Les parachutages ou les largages de matériel ne doivent être effectuer, sauf en cas de
force majeure, qu'avec l'autorisation des autorités civiles et militaires compétentes.

* Les vols acrobatiques :

Aucun vol acrobatique ne doit être exécuté par un aéronef s'il peut en résulter un
danger pour la circulation aérienne.

De même que, sauf autorisation spéciale des autorités intéressées, aucun vol
acrobatique ne doit être exécuté au-dessus des zones urbaines ou autres
agglomérations à forte densité ou de rassemblement de personnes.

* Les restrictions relatives à l'espace aérien :

Les aéronefs ne doivent pas voler dans les zones soumises à des restrictions de vol, au
sujet desquelles des renseignements on été dûment diffusés, que s'ils se conforment à
ces restrictions ou s'ils ont reçu l'autorisation de l'autorité compétente.

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2) Le survol des agglomérations :


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Un aéronef ne peut survoler une ville ou une agglomération qu'à une hauteur telle que
l'atterrissage soit toujours possible, même en cas d'arrêt du moyen de propulsion, en
dehors de l'agglomération ou sur un aérodrome public.

Hauteurs minimales de survol des agglomérations :

a) Agglomération de moins de 1200 m :

- Avion léger : hauteur = 500 m.

Règlements américains FAR 23 et européens JAR 23 :

Un avion léger se définit par les critères suivants :

* Masse avion inférieure ou égale à 5,7 tonnes.

* Capacité inférieure ou égale à 19 passagers.

* Ergonomie du poste de pilote prévue pour un équipage "mono pilote" même en


situation dégradée.

Mais les conditions d'origine ont évolué sur le critère de la masse, avec l'arrivée des
commuters (aviation régionale) 8,7 tonnes maximum au décollage devenue masse
limite pour un avion FAR/JAR 23.

- Avion lourd : hauteur = 1000 m.

Règlements américaines FAR 25 et européens JAR 25 :

Un avion est dit lourd si un seul des trois critères évoqués : masse, capacité et
ergonomie, n'est pas satisfait.

b) Agglomération de 1200 à 3600 m :

Hauteur = 1000 m.

c) Agglomération de plus de 3600 m :


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Hauteur = 1500 m.

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3) Les interdictions diverses :

Les vols acrobatiques sont interdits au-dessus des agglomérations ou des réunions de
personnes, à moins que l'autorisation n'en ait été donnée au préalable par l'autorité
compétente.

Le vol rasant, dit vol en rase-mottes, est rigoureusement interdit, sauf aux aéronefs
militaires dans les conditions précisées par le commandement.

Par extension, le vol acrobatique et le vol rasant sont formellement interdits sur les
aérodromes.

Les descentes en parachute sont interdites, sauf en cas d'urgence, ou à moins


d'autorisation préalable.

Aucun objet, qu'il soit ou non attaché à un parachute, ne doit être lancé ou projeté hors
d'un aéronef en vol.

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4) Les règles de circulation au-dessus et à proximité des aérodromes :

Pour circuler au sol, les aéronefs, véhicules et piétons sont tenus de respecter les
instructions que peut leur communiquer la tour de contrôle d'aérodrome soit par
signaux optiques ou par messages de radiotéléphonie.

Lorsque le pilote aperçoit ou reçoit un signal de la tour, il doit prendre toutes


dispositions nécessaires pour se conformer aux instructions correspondant à ce signal.
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En effet, il est extrêmement important pour la sécurité de surveiller tous les


mouvements de véhicules et des autres appareils, mais aussi la circulation, sur et
autour des aérodromes, pouvant provoquer de très graves accidents.

Des positions typiques existent où l'aéronef reçoit des instructions de la tour de


contrôle, s'il est doté de moyens de communications de radiotéléphonie, ce qui
actuellement la règle générale.

Ces positions typiques sont : Le point de départ au parking, le roulage, le point


d'attente, l'alignement sur la piste, le décollage, la branche vent de travers, la branche
vent arrière, l'étape de base, le dernier virage, la finale courte ou longue, l'atterrissage,
la piste dégagée, le roulage à nouveau, l'arrêt au parking, mais aussi l'intégration vent
arrière, la verticale terrain, etc...

Ce circuit décrit autour de l'aérodrome par les aéronefs en vol à vue, avant
l'atterrissage ou après le décollage, constitue le circuit d'aérodrome ou le circuit de
piste. Il se situe à plus de 1500 m des limites de l'aérodrome. De ce fait, après le
décollage, un avion doit voler en ligne droite et ne virer qu'après avoir dépassé
l'extrémité de la piste ou la limite du terrain d'au moins 1500 m.

A moins d'instructions contraires, le circuit d'aérodrome se parcourt toujours vers la


gauche. On dit qu'il est main gauche.

Il importe, en particulier, que tout l'équipage participe à cette surveillance en se


prévenant mutuellement et que le pilote reste parfaitement maître de son appareil
notamment par rapport au vent.

Ainsi, un aéronef évoluant sur un aérodrome ou aux abords d'un aérodrome doit :

- Surveiller la circulation d'aérodrome afin d'éviter des collisions.

- S'intégrer dans les circuits de circulation des autres aéronefs en cours d'évolutions ou
s'en tenir à l'écart.

- Effectuer tous les virages à gauche quand il effectue une approche ou après un
décollage, sauf en cas d'instructions contraires, notamment dans le cas d'un circuit
d'aérodrome dit à main droite où tous les virages se font à droite.

- Atterrir et décoller face au vent, dans la mesure du possible, sauf si la sécurité ou les
nécessités de la circulation aérienne imposent une autre direction.
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5) Le survol des obstacles en route :

Le survol des obstacles en route s'effectue de la manière suivante :

a) Le cas général :

On distingue :

- Le survol d'un obstacle naturel :

Le survol d'un obstacle naturel doit s'effectuer à plus de 50 m.

- Le survol d'un obstacle artificiel :

Le survol d'un obstacle artificiel (personnes, constructions, animaux, etc...) doit


s'effectuer dans un rayon de plus de 150 m de l'obstacle.

b) Le Tpp2 :

Le survol en Tpp2 doit par contre s'effectuer avec un minimum de 300 m en tout les
points de la route.

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6) La prévention des collisions en vol à vue :

En vol à vue, dans tout l'espace aérien, y compris les zones réservées d'aérodrome, le
commandant de bord est responsable de la prévention des collisions et des abordages
avec d'autres aéronefs ou avec des obstacles fixes.

Ainsi des règles ont été édictées :


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a) La proximité :

Un aéronef ne doit pas voler à une distance telle d'un autre aéronef qu'il puisse en
résulter un risque d'abordage.

b) La priorité :

L'aéronef qui a la priorité de passage en vertu des règles de l'air doit conserver son cap
et sa vitesse mais aucune de ces règles ne dispense le Commandant de bord de
l'aéronef de l'obligation de prendre les dispositions propres à éviter l'abordage.

Les aérodynes munis d'un moteur en fonctionnement doivent toujours faire place aux
planeurs, aux ballons ou aux dirigeables.

Un avion dont le moteur est arrêté, est assimilé à un planeur.

Les aéronefs munis d'un moteur doivent faire place aux aéronefs munis d'un moteur
remorquant d'autres aéronefs ou objets, ou aux aéronefs volant en formation.

Les dirigeables doivent céder le passage aux planeurs et aux ballons.

c) La marche à la rencontre :

Quand deux aéronefs se rencontrent de face ou se rapprochent pratiquement de face et


qu'il y a un risque d'abordage, chacun d'eux doit s'écarter vers la droite de manière à
ce que le croisement s'effectue avec un intervalle entre eux d'au moins 150 m, à
l'exception du vol en montage où celui qui vole le long du versant ne peut obliquer sur
sa droite et reste par conséquent prioritaire.

d) Les routes convergentes :

Lorsque deux aéronefs se trouvent à peu près à la même altitude en suivant des routes
convergentes, celui qui voit l'autre à sa droite doit s'en écarter.
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e) Le croisement :

Quand deux aéronefs suivent deux routes qui se croisent, l'aéronef qui voit l'autre à sa
droite doit faire place à ce dernier.

En outre, tout aéronef de tourisme doit laisser le passage aux aéronefs de transport
public.

f) Le dépassement :

Un aéronef dépassant est un aéronef qui s'approche d'un autre aéronef par l'arrière
suivant une trajectoire formant un angle de moins de 70° avec le plan de symétrie de
ce dernier, c'est-à-dire dans une position telle par rapport à l'autre aéronef que, de nuit
il serait dans l'impossibilité de voir l'un des deux feux de position situés aux
extrémités des ailes et de l'autre aéronef.

Ainsi, au moment où un aéronef en dépasse un autre, ce dernier a la priorité de


passage et l'aéronef dépassant, qu'il soit en montée, en descente ou en palier, doit alors
s'écarter de la trajectoire de l'autre aéronef en obliquant vers la droite.

En outre, aucune modification ultérieure des positions relatives des deux aéronefs ne
dispense l'aéronef dépassant de cette obligation jusqu'à ce qu'il ait entièrement dépassé
et distancé l'autre aéronef.

E conséquence, l'aéronef dépassé à la priorité et celui qui le rattrape doit faire dévier
sa route vers la droite pour conserver un intervalle latéral au moment du dépassement
d'au moins 150 m.

A noter que si le tour de piste se fait à droite, dit à main droite, il est nécessaire de
dépasser dans ce cas par la gauche l'aéronef plus lent qui conserve néanmoins la
priorité notamment en finale.

g) Le décollage :

Un aéronef sur le point de décoller ne doit pas tenter de le faire tant qu'il existe un
risque sérieux d'abordage avec d'autres aéronefs.
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h) L'atterrissage :

Un aéronef en vol, ou manœuvrant au sol ou sur l'eau, doit céder le passage aux
aéronefs en train d'atterrir ou en cours d'approche finale.

Lorsque deux ou plusieurs aérodynes se rapprochent d'un aérodrome afin d'y atterrir,
l'aérodyne se trouvant à l'altitude la plus élevée doit céder le passage à celui dont
l'altitude est la plus basse, mais ce dernier ne doit pas se prévaloir de cette règle pour
se placer devant un autre aérodyne entrain d'effectuer son approche finale, ou pour le
dépasser.

Toutefois, les aérodynes moto propulsés doivent céder le passage aux planeurs.

En outre, un pilote sachant ou présumant qu'un autre aéronef est contraint d'atterrir
doit lui céder le passage.

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