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Audit financier et comptable

Différentes notions
 Contrôle de gestion : Fonction quotidienne dont le but est le pilotage (Calcul des coûts, budget..)
 Audit : Fonction périodique (Voir définition ci-dessous).
 Contrôle interne : L’ensemble des procédures et règles mises en œuvre par l’entreprise pour le bon
déroulement de ses activités (Règles formelles, informelles, orales, écrites).
 Vise la production de l’information comptable et financière.
 Vise la protection du patrimoine de l’entreprise.
 Assure la séparation des tâches.
 Audit interne : Contrôle et examen qui vise à vérifier le respect des normes.
 Inspection : Elle a lieu en cas de constatation de fraude ou lorsqu’il y a une possibilité de survenance d’un
dysfonctionnement.

Historique
Audit -> Latin -> Audire -> Ecouter -> Auditoire, auditorium, nerf auditif…
Audit d’aujourd’hui -> Origine Etats Unis -> Audit = Contrôler, surveiller, inspecter, vérifier.

Audit et théorie de l’agence


Théorie de l’agence (Théorie d’organisation) :
 Un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal ou mandant) engage une autre personne
(l’agent ou mandataire) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation
d’un certain pouvoir de décision ».
Audit : Il est considéré comme une solution pour remédier à l’asymétrie d’information, réduire le décalage d’infos.
 La nécessité de réduire l’asymétrie d’informations explique le pourquoi de l’audit.

Gestionnaire ASYMETRIE Banques, actionnaires, clients, concurrents, fournisseurs


D’INFO

Définition de l’audit
 L’audit est l’examen d’un objet par un professionnel indépendant en vue de donner une opinion
concernant la conformité à un référentiel.
 L’exactitude de l’info : Assurance plus ou moins élevée de l’auditeur. (Jamais la certitude est absolue).
Qualifications de l’audit
1) Qualification en fonction de l’objectif de mission :
 Audit légal : Audit imposé par la loi, audit de certification (à travers le commissariat aux comptes).
 Audit financier et comptable : Vérification des états de synthèse pour assurer la régularité, la sincérité et
l’image fidèle.
 SA : 1 commissaire aux comptes ;
 SA qui fait appel à l’épargne : 2 commissaires aux comptes ;
 Sociétés d’investissement, banques, assurances, sociétés d’épargne : 2 commissaires aux comptes ;
 SARL : Aucun commissaire aux comptes (sauf si le CA dépasse les 50MDHS) ;
 SNC : 1 ou plusieurs commissaires aux comptes (à leur choix) (Si le CA dépasse 50MDHS -> Obligatoire)
 Audit de conformité : Mission accomplie par une personne (interne ou externe) à l’entité pour déterminer si
l’entité agit en accord avec les procédures, la réglementation, établi par une autorité interne ou externe pour
donner une opinion sur les éléments citées ci-avant.
La rémunération est faite par l’organe qui veille sur le respect de la réglementation.
Ex : Audit de conformité sociale (Améliorer l’image de marque).
 Audit opérationnel : Audit de performance : Examen systématique et méthodique et une évaluation des
opérations de l’entité qui est conduit dans le but d’améliorer l’efficacité et l’efficience de l’entité.
 Audit de gestion : A pour objet de juger la pertinence des opérations vécues par l’entreprise et la qualité des
dirigeants.
2) Qualification en fonction des domaines d’investigation :
 Audit social : Audit de la paie, audit des RH, audit des déclarations sociales...
 Audit environnemental : Audit des effets des activités de l’entreprise sur son environnement.
3) Qualification de l’audit en fonction de l’entité auditée :
4) Qualification de l’audit en fonction de l’intervenant :
- L’auditeur peut être interne ou externe à l’entreprise.
- Auditeur externe = Commissaire aux comptes, fonctionnaire d’Etat, juge de la cour des comptes, auditeur
contractuelle.
Différents types d’audit
 Audit de premier niveau (Audit interne)
 Réalisé au sein de l’entreprise pour le seul compte de celle-ci.
 Audit de second niveau :
 Réalisé par le client pour son compte chez un fournisseur.
 Audit de troisième niveau :
 Réalisé par un organisme de certification indépendant.
E/se -> Demande d’audit -> Organisme de certification -> Audit + Certification-> E/se -> copie -> clients.
Etude de Cas
 L’audit ne doit pas être rattaché aux RH, sinon il va créer un conflit d’intérêts (Il doit toujours être attaché
au top management).
 L’auditeur doit être indépendant. Dans ce cas, il n’est pas indépendant car il existe des possibilités
d’évolution (Donc l’auditeur va tenter de plaire et par conséquent de fausser l’audit).
 L’auditeur interne ne doit jamais participer à la mission de certification. En revanche, l’auditeur externe
peut se baser sur le travail de l’auditeur interne.
 La mission de l’expert-comptable : Etablir les comptes et les vérifier (Détecter l’anomalie).
 La mission du commissaire aux comptes : La certification.
 Même si l’expert-comptable est en même temps le commissaire aux comptes, il doit assurer la séparation
entre ces deux tâches, s’il est en mission d’expertise, il ne doit surtout pas certifier les comptes.
Chapitre : L’audit comptable et financier
Définitions
 Selon IFAC (International Federation of Accountants)
 « L’audit a pour but d’augmenter le niveau de confiance que les états financiers inspirent aux utilisateurs visés.
Pour que ce but soit atteint, l’auditeur exprime une opinion indiquant si les états financiers ont été préparés
dans tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel d’information financière applicable. Dans le
contexte de la plupart des référentiels à usage général, cette opinion consiste à indiquer si les états financiers
donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle conformément au référentiel ».
 Selon CNCC (Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes)
 « Une mission d’audit des comptes a pour objectif de permettre au commissaire aux comptes de formuler une
opinion exprimant si ces comptes sont établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au
référentiel comptable qui leur est applicable. Cette opinion est formulée, selon les dispositions prévues par
l’article…, en termes de régularité, sincérité et image fidèle »
 Selon l’ordre des experts comptables :
 L’ordre des experts comptables définit plusieurs types de missions normalisées liées aux comptes annuels: la
mission de présentation, la mission d’examen limité et la mission d’audit contractuel…
 Nouveau manuel des normes :
 Audit légal (commissariat aux comptes) ou contractuel, examen limité, procédures convenues, compilation.
1) Commissariat aux comptes (Audit légal)
- Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal dans la mesure où elle est imposée par la
Loi.
- Le commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés et, en cas de carence, par voie de justice, a
pour mission permanente de vérifier les comptes de la société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité,
sincérité et image fidèle.
- Il est également chargé par la loi de certaines vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.
 But : Image, réputation, obtention de crédit…
2) Examen limité :
- Une mission d'examen limité a pour objectif de permettre à l’auditeur de conclure, sur la base de procédures ne
mettant pas en œuvre toutes les diligences requises pour un audit, qu'aucun fait d'importance significative n’a été
relevé lui laissant à penser que les états de synthèse n’ont pas été établis, dans tous leurs aspects significatifs,
conformément au référentiel comptable identifié. (Situation provisoire) ; (Provisions, OPCVM..)
3) Procédures convenues :
- Dans cette missions l’auditeur met en œuvre des procédures d'audit définies d'un commun accord entre
l'auditeur, l'entité et tous les tiers concernés pour communiquer les constatations résultant de ses travaux.
(Privatisation, nationalisation, OPCVM..)
4) Compilation :
- Dans une mission de compilation, le Professionnel utilise ses compétences de comptable, et non celles d'auditeur,
en vue de recueillir, classer et faire la synthèse d'informations financières.
Spécificités de l’audit comptable et financier
L’assurance :
‘La satisfaction de l'auditeur quant à la fiabilité d'une déclaration formulée par une partie à l'intention d'une autre partie’.
 Le degré de satisfaction obtenue par l’auditeur financier, et, par le même, le niveau d’assurance qu’il peut
donner dans son rapport, résultent de la nature et de l’étendue des procédures mises en œuvre ainsi que des
résultats de ces dernières.
 L’auditeur ne doit pas se prétendre à une assurance absolue car il fait appel au sondage, l’échantillonnage, en
plus au risque de non détection qui va l’empêcher à déterminer l’erreur, l’anomalie…
1) Audit légal :
- Assurance raisonnable ; élevée mais non absolue. (Assurance positive)
- « Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables marocains, réguliers
et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation
financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice (…) »
2) Examen limité :
- Assurance modérée. (Assurance négative)
- « Sur la base de notre examen limité, nous n’avons pas relevé d’anomalies significatives de nature à remettre en
cause (…) »
3) Procédures convenues :
- Pas d’assurance.
4) Compilation :
- Pas d’assurance.
Rôle de l’audit financier
 Crédibilité de l’information financière ;
 Apport de l’audit extérieur :
- Jugement extérieur ;
- Impact de l’opinion exprimée.
A savoir sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle
 Régularité : Conformité des comptes aux règles comptables et lois en vigueur.
 Sincérité : Appréciation correcte des valeurs des comptes + Appréciation raisonnable des risques et dépréciations.
 Image fidèle : L’image fidèle que les états de synthèse des comptes des opérations de la société et de sa situation
financière (Eu égard aux conventions de comptabilisation, d’évaluation et de présentation des états de synthèse).

Chapitre : L’approche par les risques


3 étapes essentielles :
1) Identifier et couvrir les risques ;
2) Mesurer l’impact potentiel sur les comptes ;
3) Les réponses de l’audit à apporter.
Ex : Banque
1) Risque de crédit, de marché, de liquidité, risque opérationnel.
2) Mettre en place un système de contrôle interne.
3) Démarche de l’audit pour éliminer les différents risques.
Assertions
Def : Il s’agit des critères qui permettent de vérifier la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes.
 En cas de non vérification d’une assertion, on peut parler de l’existence d’une anomalie.
 Les assertions représentent la base de l’audit.
 Depuis 2011, il y a eu à un rapprochement de l’ancien référentiel d’audit marocain avec les normes internationales
d'audit (International Standards on Auditing, en abrégé, ISAs).
 Passage de 8 assertions à 13 assertions regroupées sur 3 grandes familles (Norme 3500) :
1ère famille : Les flux d’opérations réalisées au cours de la période auditée :
1) La survenance : Toutes les opérations sont réelles, se rapportent à l’exercice.
2) L’exhaustivité : Toutes les opérations sont comptabilisées et enregistrées.
3) L’exactitude : Toutes les opérations sont enregistrées par leurs bons montants comptables (Ni sur estimés ni sous-
estimés ).
4) Séparation des périodes : Les opérations contrôlées se rapportent à la période auditée.
5) Imputation comptable : Les opérations sont imputées aux comptes appropriés.
2ème famille : Les assertions concernant les soldes des comptes en fin de période :
1) L’existence : Les actifs, les passifs et les fonds propres existent.
2) Droits et obligations : L’entreprise détient au contrôle les créances et les dettes (Droit sur les créances et obligations
sur les dettes).
3) L’exhaustivité : Toutes les opérations sont comptabilisées et enregistrées.
4) Valorisation et affectation : Les actifs, les passifs et les fonds propres sont portés dans les états de synthèse par leur
bonne valeur comptable. De plus, leur affectation doit être affectée de façon appropriée.
3ème famille : Les assertions concernant la présentation et les informations fournies dans les états de synthèse :
1) Survenance, droits et obligations : Toutes les informations enregistrées dans les états de synthèse se rapportent à
l’entité.
2) L’exhaustivité : Toutes les opérations sont comptabilisées et enregistrées.
3) Classification et compréhension : Tous les évènements enregistrés dans les états de synthèse sont décrits de façon
écrite, claire, lisible et présentés de manière pertinente.
4) Exactitude et valorisation : Toutes les informations dans les états de synthèse sont sincères et inscrites pour leurs
montants corrects.
Evaluation des risques
Démarche d’identification des risques :
1) Identification des erreurs potentielles ;
2) Identification des erreurs possibles ;
3) Détermination du caractère significatif des erreurs possibles.
Les risques inhérents :
« Le risque inhérent » qui correspond à la possibilité qu'une assertion comporte une anomalie qui pourrait être significative,
soit individuellement, soit cumulée avec d'autres anomalies, nonobstant les contrôles existants ».
 Il s’agit d’un risque qu’on ne peut pas contrôler.
 Il peut être d’origine interne ou externe.
 Exemple d’un risque inhérent interne : Décision d’internationalisation. (Solution = Veille et intelligence éco)
 Exemple d’un risque inhérent externe : Changement de réglementation. (Solution par exemple : Lobbying)
Les risques liés au contrôle :
« Le risque lié au contrôle » est le risque qu'une anomalie susceptible de survenir dans une assertion et pouvant présenter un
caractère significatif soit individuellement, soit cumulée avec d'autres anomalies, ne soit ni prévenue, ni détectée et corrigée
en temps voulu par le contrôle interne de l'entité.
 Il s’agit du risque qui peut apparaître et que le contrôle interne ne peut détecter (Risque lié au contrôle interne).
Caractère significatif :
« L’information est significative si son omission, ou son inexactitude, peut influencer les décisions économiques que prennent
les utilisateurs sur la base des états de synthèse. L’importance relative dépend de la taille de l'élément ou de l'erreur, jugée
dans les circonstances particulières de son omission ou de son inexactitude ».
Seuil de signification :
« Montant au-delà duquel les décisions économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptible d’être
influencés ».
 Les comptes inférieurs à ce seuil ne présentent pas un risque.
 Permet de déterminer les zones de risques.
 Il n’est pas fixe, il est plutôt adaptable.
 L’auditeur se base sur l’entreprise : Son activité, son processus de production, l’analyse de son environnement,
les critères privilégiés par les actionnaires (Par ex le CA) pour déterminer ce seuil.
Comment déterminer ce seuil ?
1) Choisir les agrégats économiques (Par ex Total actif, CA, capital, résultat courant…) ;
2) Appliquer pour chaque grandeur un pourcentage ;
3) Comparaison des situations ;
4) Choisir une grandeur comme seuil de signification.
Risques d’audit
Risque lié à l’entité -> Risques d’anomalies significatives -> Risques inhérents + Risques liés au contrôle interne (Voir ci-
dessus).
Risque lié à l’auditeur -> Risque de non détection -> Car l’auditeur fait l’appel à l’échantillonnage, au sondage etc.
1) Relation inverse entre le risque de non détection et les autres risques.
Exemple : si les autres risques sont élevés, le niveau de risque de non détection est déterminé comme faible (Car
l’auditeur doit mettre en œuvre plus de techniques etc).
2) Relation inverse entre le risque de non détection et les contrôles à mettre en œuvre.
Exemple : plus le niveau de ce risque est faible, plus les contrôles à engager par l’auditeur sont importants.
Risques d’anomalies Evaluation par l’auditeur du risque lié au contrôle
significatives Elevé Moyen Faible
Evaluation par Elevé Minimum Faible Moyen
l’auditeur du Moyen Faible Moyen Elevé
risque inhérent Faible Moyen Elevé Maximum
Eléments probants
Définition : Ce sont les informations collectées par l’auditeur pour parvenir à des conclusions sur lesquelles il va fonder son
opinion (Informations concernant les états de synthèses, les factures, la comptabilité, les dirigeants cadres et collaborateurs,
les contrats, les documents, les feuilles de travail…).
Nature de ces éléments :
 Doivent être suffisants et appropriés.
 Peuvent être interne ou externe (externe plus fiable : Par exemple demander à la banque des infos sur l’entité).
 Peuvent être obtenus directement par l’auditeur ou fournis par l’entité (direct plus fiable).
 Peuvent être sous forme écrite ou verbale (écrite plus fiables : Traçabilité).
 Peuvent être uni source ou multi-sources (multi plus fiable : Infos auprès de la direction, des fournisseurs etc).
Techniques de contrôle (Pour collecter les éléments probants) :
1) Procédure analytique :
 C’est une technique de collecte des éléments probants qui consiste à mesurer et calculer l’évolution des
tendances, le calcul de certaines corrélations, le calcul des tendances significatives et l’utilisation de certains
ratios pour parvenir à une conclusion.
 Elle est utilisée tout au long de la démarche d’audit (Mais utilisée plutôt dans la 1ère et la 3ème phase de la
démarche d’audit : Surtout dans la 3ème phase, celle du contrôle des comptes).
2) Demande d’information :
 Demande rédigée par l’auditeur, adressée à une personne interne ou externe à l’entité.
 Elle peut être sous forme verbale ou écrite, formelle ou informelle.
3) Demande de confirmation (Circularisation) :
 C’est une demande d’information particulière.
 C’est une déclaration obtenue auprès d’un tiers adressée directement à l’auditeur comptable et financier.
 Exemples :
Eléments concernés Tiers Renseignements
Créances client Clients Existence, confirmation des soldes,
Dettes fournisseurs Fournisseurs clauses de propriété…
Brevets OMPIC Propriété et protection
Construction de terrains ANCF (Agence Nationale de Propriété et existence
Conservation Foncière et Cadastre)
Titres immobilisés Dépositaire central (Maroclear) Propriété et montant des coupons à
encaisser.
Banque Existence des comptes, confirmation
Disponibilités des soldes, signatures autorisées,
opérations effectuées.
Effets Banque Effets escomptés, effets non échus.
Dépositaire (Si c’est un stock de
Stocks l’E/se déposé chez un tiers) Existence, quantité, nature.
Propriétaire (Si c’est le stock d’un
tiers déposé chez l’entreprise).
Fiscale : DRI (Direction Régionale des Existence du solde, quitus à payer,
Dettes fiscales et sociales Impôts). respect de la réglementation.
Sociale : CNSS
Eude de cas : Principales conclusions :
 On circularise lorsque le solde est anormal.
 On circularise lorsque le solde du compte du fournisseur est débiteur.
 On circularise lorsqu’on a des fournisseurs/clients avec des mouvements significatifs.
 On circularise lorsque le solde est très élevé.
La démarche de la demande de confirmation :
1- Déterminer et sélectionner les éléments à circulariser ;
2- Communiquer la liste à l’entité auditée ;
3- Recevoir les lettres de la part de l’entreprise auditée avec entête de cette dernière ;
4- Envoyer les lettres (Joindre enveloppe timbrée pour la réponse) ;
5- Recevoir les réponses ;
6- Relancer les tiers qui n’ont pas répondu ;
7- Dépouillement des lettres et analyse ;
8- Réalisation d’un contrôle complémentaire si le solde n’est pas confirmé (voire correction des soldes si
nécessaire) ;
9- En cas de non réponse, l’auditeur doit prévoir des contrôles de substitution ;
10- Réalisation d’une conclusion et rédaction d’une synthèse.
4) Inspection physique (des actifs) :
 Consiste à examiner et à contrôler physiquement ces actifs.
 De même, il existe aussi l’inspection des enregistrements ou documents qui visent à examiner les
enregistrements ou documents à la fois internes ou externes, sous format papier ou électronique.
 Elle permet de valider l’assertion de l’existence mais ne valide pas celle des droits ou obligations (Est-ce que ces
actifs nous appartient ou pas).
 Exemple : En terme de quantité, on doit opter pour l’inspection physique.
5) Observation physique :
 Technique qui consiste à examiner un processus ou la façon dont une procédure est exécutée par d’autres
personnes.
 Exemple : Pour contrôler la procédure d’inventaire, on doit opter pour l’observation physique.

Cas : Inventaire
A savoir sur l’inventaire
 C’est une obligation sur le plan légal et fiscal ;
 L’obligation porte sur la durée : 12 mois entre deux inventaires (31/12 pour des raisons de
simplicité) ;
 Aucune quantité ne doit être exclue du comptage (même le stock non significatif) ;
 Si l’entreprise dispose d’un système d’inventaire permanent fiable (c’est-à-dire permettant
d’assurer l’existence et l’appartenance des stocks d’une part, et d’autre part de détecter leur
qualité et degré de rotation), la réalisation d’un inventaire physique complet à la date de
clôture de l’exercice n’est pas obligatoire.
 L’entreprise dans le cadre de sa démarche d’amélioration du contrôle interne est tenue à
mettre en place une procédure d’inventaire physique du stock. Cette procédure est réalisée
en collaboration entre la direction, le service magasinage ou stock et le contrôle interne de
l’entité.
Démarche de l’inventaire
1) Avant l’inventaire :
 Le responsable de l’inventaire :
 Il doit élaborer la procédure. Dans la procédure, on doit mentionner le choix des dates ainsi que
les heures de commencement. Le responsable de l’inventaire élabore cette procédure de manière
écrite.
 Le responsable de l’inventaire constitue les équipes de comptage en faisant appel à la
participation de tous les services de l’entreprise.
 Le magasinier joue un rôle essentiel :
 Il doit ordonner et regrouper les articles appartenant à la même famille.
 Il doit identifier les stocks (Etiquettes, casiers…) ;
 Il doit référencer et codifier les articles ;
 Il doit isoler les stocks qui n’appartiennent pas à l’entreprise ;
 Il doit préparer les zones de stockage (Fiche signalétique).
 Le chef d’inventaire :
 Il doit faire une réunion avec les équipes de comptage (Expliquer la procédure) ;
 Il doit leur fixer la durée de réalisation de l’inventaire (En prenant en considération la taille, qté..) ;
 Il doit établir le planning d’inventaire ;
 Il doit définir les techniques de comptage (Ex : Balayage) ;
 Il doit déterminer l’unité commerciale (Kg, litre, tonne, bouteilles…) ;
 Il doit finalement arrêter les fiches de stocks.
 L’auditeur :
 Il doit s’assurer de l’existence ou non de la procédure d’inventaire ;
 Il doit collecter les informations par rapport à la nature du stock, quantité et valeur.
2) Pendant l’inventaire :
 Le responsable de l’inventaire :
 Il doit s’assurer que tous les mouvements sont arrêtés (Aucune entrée ni sortie) ;
 Il doit superviser les équipes de comptage ;
 Il doit veiller au respect de la procédure, du délai de réalisation de l’inventaire.
 Les équipes de comptage :
 Veillent à appliquer et respecter la procédure et la tenue exacte des feuilles d’inventaire.
 L’auditeur :
 Il doit s’assurer que la procédure est exécutée parfaitement par les équipes de comptage (Analyser
les écarts, relever les articles à déprécier..) ;
 Il doit contrôler la valorisation physique du stock ;
 Il doit analyser les écarts d’inventaire ;
 Il doit examiner la provision pour dépréciation des stocks ;
 Il doit faire une inspection physique des stocks par sondage.
3) Après l’inventaire :
 Le responsable de l’inventaire :
 Il doit centraliser les fiches se stocks ;
 Il doit superviser le traitement de données ;
 Il doit faire un rapprochement entre le stock physique et le stock comptable ;
 Il doit sortir avec des écarts et procéder au redressement nécessaire ;
 Il doit élaborer un rapport sur l’inventaire physique.
 L’auditeur :
 Il doit avoir des informations concernant les écarts (Justifiés ou pas) ;
 Il doit comparer les feuilles d’inventaire.
6) Contrôle arithmétique :
 Consiste à réaliser une vérification arithmétique de l’exactitude des documents justificatifs ou d’enregistrement
comptable (Parfois utilisé par ordinateur).
7) Réexécution :
 La réexécution par l’auditeur est l’exécution des procédures de contrôle qui sont à l’origine exécutées au sein de
l’entreprise en tant que partie intégrante du contrôle interne (Soit de façon manuelle ou assisté par ordinateur).
8) L’entretien :
 Consiste à mettre votre interlocuteur à l’aise…
9) Outils informatiques :
 Logiciel de traitement de dossier (Ex : Audit Soft) ;
 Tableur dynamique croisé (Ex : Excel) ;
 Logiciel de traitement des données (Ex : ACL, IDEA).
10) Sondage :
 Application de procédures d’audit à une partie seulement des éléments d’un solde de compte ou d’une catégorie
d’opérations de telle sorte que toutes les unités d’échantillonnage aient une chance d’être sélectionnées (+
extrapolation à la population totale).
Réglementation (Non traités en cours) :
 1230 : « Documentation d’audit » : Obligation de tenue d’un dossier de travail par le commissaire aux comptes.
 4600 : « Utilisation des travaux d’un autre auditeur ».
 4610 : « Prise en compte des travaux de l’audit interne ».
 4620 : « Utilisation des travaux d’un expert ».
Chapitre : L’audit comptable et financier par phase
Dates importantes :
30/09 : Acceptation de la mission d’audit (Prise de connaissance globale, lettre de mission…) ;
 La lettre de mission décrit la nature de la mission, l’organisation, le planning, les intervenants, les horaires, les
budgets et certains documents que l’entreprise doit préparer pour la réalisation de cette mission.
 Cette phase comporte aussi la notification du mandat, la lettre au prédécesseur (si l’auditeur décide de mettre fin
à sa mission) et aussi la déclaration d’indépendance (Le fait de ne pas auditer sa propre entité ou celle de son
conjoint…)
31/12 : Clôture des comptes + inventaire physique ;
31/03 : Dépôt de la déclaration fiscale + finalisation de la mission d’audit ;
15/06 : Remise du rapport du commissaire aux comptes + Elaboration du rapport de gestion + Convocation des associés ;
30/06 : Présentation du rapport à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire (Au plus tard 15jours après le 15/06) ;
30/07 : Dépôt des documents (Bilans, états de synthèse...) auprès du tribunal de commerce.
Phase 1 : Prise de connaissance et évaluation des risques
 Collecte des informations externes :
- Sur le secteur d’activité (Nature de l’activité) : Industrielle, commerciale, banque, assurance, association, négoce…
- Sur les conditions économiques générales du marché : Marché en maturité, déclin, expansion, principales entreprises,
entreprises leader ou outsider…
- Sur les lois et réglementations : Réglementation juridique, comptable, fiscale…
- Sur les contraintes liées à l’environnement : Par exemple le développement durable (Respect du quota de gaz à effets
de serre).
Comment collecter ces informations ?
- Bases de données (Exemple : KOMPASS (Annuaire d’entreprises), FACTIVA) ;
- Guides ministériels ;
- Guides sectoriels ;
- Associations d’entreprises (Exemple : AMITH, CGEM) ;
- Rapports de cabinets ;
- Chambre de commerce et d’industrie ;
- HCP ;
 Collecte des informations internes :
- Risques inhérents (Exemple : Complexité des opérations comptables) ;
- Risques liés au contrôle interne (Prise de connaissance préliminaire du contrôle interne).
1- Caractéristiques de l’entreprise :
- La taille : Détermination d’un programme de travail adéquat ;
- Processus de production ;
- L’actionnariat et le recours au marché boursier ;
- Typologie de la clientèle : Le chiffre d’affaire est constitué de combien de client ?
- Typologie des fournisseurs : Dépendance ou non ;
- Modes de financement et situation financière de l’entreprise : Surendettement, recours aux crédits à CT, à LT ;
- Situation sociale de l’entreprise et les engagements sociaux : Taux de rotation du personnel bas -> pas de grèves,
convention collective...
- Stratégie de l’entreprise en matière de protection de risque de blanchiment d’argent.
2- Prise de connaissance préliminaire du contrôle interne :
- Collecter des informations nécessaires par rapport à l’environnement du contrôle : Pratiques réalisées par la direction
(Ethique, intégrité, respect des procédures…) ;
- L’organisation générale de l’entreprise : Entreprise centralisée ou décentralisée, comment la séparation des fonctions
est réalisée ;
- S’informer et collecter des informations par rapport aux procédures (Par exemple procédure d’inventaire physique) ;
- Système d’information : Degré d’information ;
- Politique de l’entreprise en matière de couverture des risques ;
- Analyser le système d’élaboration de l’information comptable et financière.
Comment collecter ces informations ?
- Les entretiens : Avec la direction et les cadres ;
- L’observation physique et l’inspection physique ;
- Les procédures analytiques : Grandeurs significatives ;
- Système d’information : Connaissance spécifique de l’environnement informatique ;
- L’examen des documents.
Phase 2 : Evaluation du contrôle interne
Définition :
- Toute mesure prise par le management, le conseil et d’autres parties afin d’améliorer la gestion des risques et
d’accroître la probabilité que les buts et objectifs fixés soient atteints.
- Les managers planifient, organisent et dirigent la mise en œuvre des mesures suffisantes pour donner une assurance
raisonnable que les buts et objectifs soient atteints.
- C’est l’ensemble des mesures et procédures fixées par la direction, le conseil d’administration et l’organe dirigeante
dans l’objectif de fixer des règles de fonctionnement afin de répondre à plusieurs objectifs.
Objectifs :
1- Maîtrise des opérations ;
2- Production d’une information comptable et financière fiable et intègre ;
3- Protection du patrimoine de l’entreprise : Contre les fraudes, les détournements…
4- La séparation des tâches ;
Eléments constitutifs du contrôle interne :
1- La philosophie et le style de direction ;
2- La fonction du conseil d’administration et ses comités ;
3- La structure de l’entité et ses méthodes de délégation des responsabilités et du pouvoir ;
4- Le système de contrôle de la direction et la fonction d’audit interne.
Contrôle interne performant :
1- Séparation des tâches ;
2- Règles formelles et écrites ;
3- Délégation des pouvoirs ; 4- Avoir un dispositif aligné à la stratégie.
Composantes du contrôle interne :
1- Pilotage :
 Optimisation et efficacité des opérations ;
 Fiabilité des informations ;
 Respect des lois et règlements.
2- Information et communication :
 Complément et support aux activités de contrôle : Recueillir et échanger les infos pertinentes internes et externes.
3- Activités de contrôle :
 Application des normes, des politiques, des procédures pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises pour
maîtriser les risques et atteindre les objectifs.
4- Evaluation des risques :
 Analyse selon l’impact et la probabilité.
 Impact : Axe vertical ;
 Probabilité : Axe horizontal.
 Niveau d’analyse : Faible, moyen, élevé.
 Il existe plusieurs stratégies de gestion de risque.
5- Environnement de contrôle :
Composantes Constat Analyse Risques Moyens d’action
Outils d’évaluation du contrôle interne :
1- Les entretiens
2- Le diagramme de circulation (Flowchart) :
 Il faut disposer d’une description narrative (Présentation détaillée d’une procédure, d’un processus ou d’un sous-
processus sous forme de rédaction).
 Symboles spécifiques : Voir fiche des cas (1).
3- Grille de séparation des tâches :
 Dans le cadre du CI, et pour respecter le principe de séparation des fonctions, une entreprise doit éviter qu’une seule
personne cumule les fonctions de décision, les fonctions de détention, les fonctions d’enregistrement et les fonctions
de contrôle dans l’objectif d’éviter les erreurs, les fraudes, les négligences, les dissimulations et les anomalies, d’où il
faut constituer une grille d’analyse des tâches.
Evaluation du contrôle interne :
1- Description du système :
 Description narrative : Environnement de contrôle, séparation des tâches…
 Description schématique : Diagramme de circulation (Flow chart).
2- Tests de conformité :
 Tests de cheminement : Permettent de dérouler une procédure à partir de quelques opérations sélectionnées.
 Tests spéciaux : Tests spécifiques sur des points particuliers de la procédure qui paraissent clairs.
 But des 2 tests : Compréhension du système (On procède par sondage).
3- Questionnaires de contrôle interne :
 Questions par rapport à chaque fonction.
4- Evaluation préliminaire du contrôle interne :
 Prise en compte des points forts et points faibles du contrôle interne (Forces et faiblesses théoriques).
 Tests de procédure : Permettent de collecter des éléments en vue d’apprécier l’efficacité des contrôles conçus et
mis en œuvre pour prévenir, détecter ou corriger les anomalies significatives au niveau des assertions.
 Permettent de valider l’existence des points forts et mesurer l’impact réel sur la couverture des risques.
 Permettent de conclure à la fiabilité et à la permanence de fonctionnement des points forts.
 Tests sur les points forts appliqués ;
 Tests sur les points forts non appliqués.
NB : Un point fort correspond à une procédure existante qui par sa présence couvre totalement ou partiellement un risque
potentiel et par conséquent il permet de réduire le risque d’anomalies, d’erreurs, de fraudes …
5- Faiblesses
6- Conclusion sur le contrôle interne
Eléments importants pour le contrôle interne :
1- Observation physique des stocks.
2- Evaluation du système d’information.
Système d’information :
Quels risques ?
1- Risque lié à l’information : Risque de perte d’information ou de mauvais fonctionnement du système.
2- Risque de non-conformité des pratiques réalisées par l’entreprise vis-à-vis des exigences de la réglementation :
Par exemple la protection des données personnelles.
3- Risque de continuité d’exploitation : Cas de destruction (Incendie, explosion) ; Cas de blocage (Momentané ou
total).
4- Risque juridique : Risque fiscal (Ne plus bénéficier de la déductibilité des charges) -> lié à l’archivage.
5- Risque de perte de maîtrise des coûts.
L’auditeur, doit s’intéresser à quoi ?
- L’auditeur doit s’intéresser au personnel qui travaille dans la fonction informatique (Qualification).
1) Examen des procédures relatives à l’application pratique du principe de la séparation des fonctions ;
2) Examen des règles de sécurité physique : Contre les incendies etc.
3) Examen des règles de sauvegarde de données et applications.
4) Examen des règles de sécurité logique.
5) Examen des règles d’organisation de la fonction de développement et exploitation.
6) Examen des plans de secours : En cas de panne, anomalie, hacking : Plans de relance.
7) Examen de l’alimentation du système comptable : Etats de synthèse.
Phase 3 : Contrôle des comptes
 Vérifier la continuité d’exploitation.
1) Déterminer les comptes à circulariser ;
2) Etablir la feuille maitresse (Grouper les comptes par importance + comparaison des soldes en N et N+1) ;
3) Cadrage entre la balance générale et la balance auxiliaire (Ex : compte client) ;
4) Procédures analytiques (Ratios) :
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
-> Ratio de liquidité
𝐶𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑑′𝑎𝑢𝑡𝑜𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

𝑅𝑒𝑚𝑏𝑜𝑢𝑟𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖è𝑟𝑒𝑠
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡𝑠
 𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠é
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑒𝑡 𝑙𝑜𝑛𝑔 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
-> Capacité d’endettement de la banque
𝐹𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠
 -> Plus les frais sont importants plus l’entreprise a des difficultés financières
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
 𝐹𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠
𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠
 𝐶𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠
∗ 360 -> Durée d’écoulement annuelle du stock
𝐶𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
∗ 360 -> Délai moyen de recouvrement des créances
𝐹𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
 ∗ 360 -> Délai moyen de règlement des fournisseurs
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡𝑠
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑗𝑜𝑢𝑡é𝑒
 -> Evolution de la main d’œuvre par rapport à la valeur ajoutée
𝐶ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙
5) Tests cut-off : Test de séparation des périodes et séparation des exercices ;
6) Contrôle des pièces ;
7) Vérifier les états de synthèse ;
8) Tests de détail : Vérifier l’existence, détails par rapport à chaque opération.
Finalisation de la mission :
1) Evènements postérieurs à l’entreprise :
 Evoqués dans la norme 3560 : Un évènement postérieur est un évènement identifié par le commissaire aux
comptes entre la date de clôture de l’exercice et la date d’approbation des comptes qui doivent faire l’objet soit
d’un traitement comptable soit d’une communication ou information à l’organe appelée à statuer sur les comptes
de la société (Date d’approbation des comptes).
 Il faut distinguer entre la date des états de synthèse, la date d’arrêté des états de synthèse, la date du rapport de
l’auditeur (signature) et la date de publication des états de synthèse.
1er scénario : Evènement survenu jusqu’à la date du rapport de l’auditeur
 L’auditeur doit s’assurer que ces évènements sont corrigés (Ex : incendie, grève etc.)
2ème scénario : Evènement survenu après la date du rapport mais avant la date de publication des états de
synthèse
 L’auditeur doit vérifier si ces faits sont significatifs et s’ils vont impacter son opinion.
3ème scénario : Fait découvert après la date de publication des états de synthèse
 Si la direction corrige les états de synthèse, l’auditeur doit s’assurer que toutes les personnes en possession des
états de synthèse sont informées et émet un nouveau rapport sur les états de synthèse corrigés.
 Si la direction refuse de corriger les informations et d’informer les tiers, l’auditeur communiquera à l’entité qu’il
prendra les mesures nécessaires pour éviter que les tiers utilisent ce rapport.
2) Questionnaire de fin de mission
 Tableau de bord sur la finalisation de la mission (c’est l’auditeur lui-même qui remplit le questionnaire).
3) Déclaration de la direction
 Norme 3580 : La direction reconnait sa responsabilité en matière d’établissement et de présentation des états
financiers.
4) Synthèse de la mission
 Exprimer son opinion détaillée et justifiée.
 Respecter une certaine nomenclature.
Emission du rapport :
1- L’auditeur peut certifier les comptes sans réserve ;
2- L’auditeur peut certifier avec réserve soit pour désaccord soit pour limitation ;
3- L’auditeur peut refuser de certifier les comptes ;
4- Il peut être impossible de certifier (Limitation ou incertitudes multiples).
5) Bouclage du dossier
6) Communication avec le gouvernement d’entreprise
7) Rédaction des rapports
8) Examen des comptes annuels
Chapitre : Audit comptable et financier par cycle
Cycle Achat/ Fournisseurs
Phases :
1) Orientation et planification ;
2) Appréciation du contrôle interne ;
3) Contrôle de substance sur les comptes du cycle « achats » ;
4) Rapport
Natures des vérifications à effectuer :
 Ce qui apparait dans les comptes ;
 Ce qui ne figure pas dans les comptes, car il s’agit des charges et des dettes non comptabilisées.
NB : Les cycles significatifs sont matérialisés dans le plan de mission.
Phase 1 : Prise de connaissance du cycle :
 Il faut s’intéresser à l’environnement interne et externe de l’entité.
Environnement interne : Environnement externe
 Principaux fournisseurs ; * MP achetée par l’entreprise ;
 Dépendance vis-à-vis des fournisseurs ; * Prix de marché au niveau international ;
 Durée de paiement des fournisseurs ; * Contrats d’exclusivité ;
 Intervenants dans le processus ; * Partenariats ;
 Analyser les variations significatives * Dépendance en matière d’approv par rapport au secteur
Phase 2 : Evaluation du contrôle interne :
 Il faut s’intéresser aux intervenants du processus Achats/Fournisseurs : Service initiateur de la demande ;
Service achat (BC) ; Service réception ; Service Stocks ; Service comptable ; Service trésorerie.
 Les différentes phases du cycle :
1) L’expression du besoin :
 S’assurer que le besoin est exprimé par un service demandeur ;
 S’assurer de l’existence réelle du besoin ;
 S’assurer que le déclenchement est réalisé par une personne utilisatrice … ( ?)
2) L’acceptation de la demande d’achat :
 S’assurer que la demande d’achat est validée par le service achat ;
 S’assurer que le bon de commande (BC) pré-numéroté est systématiquement établi par le service achat ;
 S’assurer que les personnes autorisées d’émettre le BC sont désignées par écrit, montant maximum autorisé ;
 S’assurer que les quantités notées dans le BC sont déterminées en fonction des besoins de l’entreprise.
3) Les commandes :
 S’assurer que les commandes sont effectuées dans des quantités optimales ;
 S’assurer que les fournisseurs sont déjà sélectionnés ;
 Valider la date de passation de la commande.
4) Réception-livraison :
 S’assurer que les délais de livraison prévus sont respectés ;
 S’assurer qu’un bon d’entrée ou de réception est établi à chaque réception ;
 Vérifier que les livraisons sont faites selon les spécifications de la commande.
- Contrôle de spécification ou de quantité : Rapprochement entre le BC et le bon de réception.
- Contrôle de qualité des marchandises reçues.
5) Comptabilisation-factures :
 S’assurer que les dettes sont constatées au fur et à mesure des commandes ou livraison ;
 S’assurer que la comptabilité est correctement organisée pour traiter les opérations ;
 S’assurer que les enregistrements sont précédés de vérification.
- Chaque réception de facture doit être numérotée.
- En cas de duplicata, mentionner que ce n’est pas à enregistrer.
6) Règlement :
 S’assurer que les factures sont contrôlées avant mise en paiement ;
- Vérification préliminaire : Qualité/Prix/Facture.
 S’assurer que les règlements ne sont pas effectués par des personnes qui ne sont pas autorisées ;
 S’assurer que les factures ne sont pas payées plusieurs fois.
Techniques utilisées par l’auditeur :
1- Les entretiens ;
2- Description narrative ;
3- Diagramme de circulation (Flow Chart) ;
4- Tests (De conformité et de procédure) ;
5- Tableau de forces et de faiblesses.
 Etablir un rapport de recommandation par rapport au contrôle interne.
Phase 3 : Contrôle substantiel de vérification des comptes
Etapes :
1- Déterminer les éléments à confirmer ;
 On s’intéresse à la circularisation.
2- L’auditeur doit établir la feuille maitresse (LEAD)
 LEAD : Document qui permet à l’auditeur de déterminer par rapport aux comptes de chaque cycle les écarts
entre N et N-1 et la variation entre ces 2 périodes.
 Le LEAD regroupe l’ensemble des comptes relatifs à une section du bilan ou du CPC.
 Elle sert de base comparative pour réaliser les revues analytiques.
3- Réalisation de procédure analytique ;
4- Cadrage entre balance générale et balance auxiliaire ce qui nous permet d’obtenir un détail des comptes
(Fournisseurs-clients).
 Il permet aussi de s’assurer que la comptabilité auxiliaire est le reflet de la comptabilité générale.
 Il faut s’assurer de la non compensation des soldes débiteurs et créditeurs et que tous les écarts sont analysés.
5- Faire un test de séparation de périodes (Cut-Off) :
 Ce test permet à l’auditeur de s’assurer que toutes les opérations de l’exercice sont réalisées sur le plan
exercice comptable (Ne pas confondre achat, réception, réalisation).
6- Vérification des factures non parvenues.
7- Vérification des dettes libellées en monnaie étrangère : S’assurer de la correcte évaluation des dettes.
8- Analyser les comptes fournisseurs-débiteurs.
9- Analyser les écarts de synthèse et élaborer une conclusion par rapport à ce cycle.
Comptes concernés :
 1486 : Fournisseurs d’immobilisation ;
 341 : Clients-débiteurs ;
 3941 : PPD des clients ;
 441 : Fournisseurs ;
 611-612-613 : Achats ;
 7197 : Transfert de charges d’exploitation.
Cycle Vente/Clients
Démarche :
 Même démarche .
Intervenants :
Administration ventes ; Facturation ; Comptabilité ; Approbation-crédit ; Expédition ; Service commercial.
Evaluation du contrôle interne :
 Acceptation et traitement des commandes ;
 Émission et enregistrement des factures ;
 Suivi des comptes clients.
 Sont décrites à ce stade, à partir des principaux risques potentiels liés au cycle examiné, les mesures de contrôle
interne mises en place usuellement dans l’entreprise et les assertions d’audit concernées.
Contrôle des comptes :
1- Eléments à circulariser ;
2- Feuille maitresse ;
3- Procédure analytique par rapport à chaque poste de cycle (Ratios) ;
4- Cadrage entre balance générale et balance auxiliaire ;
5- Tests de séparation de périodes ;
6- Ecriture comptable de livraison ;
7- Contrôle et apurement des factures ;
8- Contrôle des pièces comptables
 Scooping : Taux de validité de l’échantillon.
9- Vérification des créances en devise ;
10- Vérifier les comptes clients créditeurs ;
11- Vérifier l’apurement des effets à recevoir ;
12- Contrôle des PPD (Provisions pour dépréciation) ;
13- Synthèse du cycle -> Elaboration du rapport.
Cycle Immobilisations
 L’auditeur doit vérifier la prise de connaissance des règles comptables applicables.
 Pour les entreprises qui appliquent la réglementation comptable internationale, s’intéresser à l’IFRS (IAS 36, IAS
16, IAS 38, IAS 40, IAS 17, IAS 23, IFRS n°5).
Intervenants :
Service utilisateur de l’actif immobilisé ; Direction financière générale ; Service Achat et Réception ; Service technique ;
Service comptabilité ; Service trésorerie.
Principales phases
1- Etude et décision d’investissement (Etablir la liste des investissements à réaliser+ montant + autoriser
l’investissement en fonction du budget alloué.
2- Procédure d’acquisition et de mise en place (S’assurer du respect de la procédure d’acquisition) ;
3- Utilisation, entretien et protection ;
4- Décision de remplacement, de cession ou de mise en rebut.
Techniques utilisées :
 Les mêmes que dans les autres cycles 
Contrôle des comptes :
1- L’auditeur doit établir la feuille maitresse.
Comptes concernés :
 21-22-23 : Immobilisations en non-valeur, incorporelles et corporelles
 1486 : Fournisseurs d’immobilisation ;
 131 : Subvention d’investissement ;
 1351 : Provision pour amortissement dérogatoire ;
 6132 : Redevance crédit-bail ;
 6133 : Entretien et réparation ;
 651 : VNC ;
 751 : Produit de cession ;
 619 : Dotations aux amortissements ; Production immobilisée.
2- Calculer les revues analytiques : Procédures analytiques.
3- Cadrage entre la balance générale et la balance auxiliaire.
4- Contrôle de l’existence de la propriété.
Comptes Taux Amortissement
Tests d’acquisition ou de cession Tests d’homogénéité des taux Tests de dépréciation
5- Faire une distinction entre les charges et les immobilisations (S’assurer que les charges d’entretien et de
maintenance n’incluent pas des dépenses à caractère immobilisable.
Cycle personnel
Prise de connaissance :
1- Demander la liste du personnel (Nom, prénom, matricule, date de naissance, date d’embauche, n°CNSS,
position et salaire ;
2- Les journaux de paie des 12 derniers mois, les bulletins de paie des 12 derniers mois ;
3- Les cartes de pointage des heures individuelles ;
4- Le livre des congés payés ;
5- Les rapports d’inspection de travail des 12 derniers mois ;
6- Le dossier des élections des délégués avec la direction ;
7- Les documents du système de réclamation ;
8- Le registre des accidents de travail ;
9- Les grèves au sein de l’entreprise ;
10- Les conventions collectives.
11- Les personnes licenciées, les indemnités, PVs auprès du tribunal…
Evaluation du contrôle interne :
 L’auditeur doit s’assurer que l’entreprise respecte la réglementation ;
 Que toutes les charges du personnel sont réelles.
Principaux intervenants :
 Service personnel, production, paie, comptabilité, trésorerie.
Phases :
1- Respect de la réglementation ;
2- Embauche et suivi du personnel ;
3- Saisie du temps de travail ;
4- Etablissement de la paie ;
5- Enregistrement de la paie ;
6- Paiement des salaires ;
7- Calcul des provisions.