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Professeur : M.

Abou El Jaouad AUDIT 6ème semestre Année Universitaire : 2018/2019

Principaux termes en « Audit »


Audit comptable et financier : est un examen des états financiers d'une entreprise (d'une
institution, fondation, association, d'un organisme ou de toute organisation disposant
d'une comptabilité). Il vise à vérifier la sincérité des comptes, leur régularité, leur conformité
et leur aptitude à refléter une image fidèle de la situation financière et actions comptables de
l'entité auditée.

Audit opérationnel : Examen sur les procédures utilisées pour effectuer les différentes
opérations de l’entreprise ; on s’assure de la pièce justificative mais également de la
conformité de l’opération aux procédures internes.

Audit Légal : Il se traduit par une mission d’audit externe à vocation financière et
comptable qui est confiée à des professionnels indépendants de l’entreprise dont les comptes
sont vérifiés dans l’optique de leur certification.
Audit Contractuel : Il s’agir de l’examen auquel procède un professionnel compétent et
indépendant, dans le cadre d’une convention conclue entre l’entreprise et le cabinet d’audit en
vue d’exprimer une opinion motivée sur la sincérité et l’image fidèle que reflètent les états
financiers.
Audit Interne : Il peut être réalisé par les salariés eux-mêmes en vue de donner un avis ou un
conseil aux dirigeants.

Audit Externe : Il est effectué par une personne indépendante professionnelle ex : expert-
comptable ou commissaire aux comptes.

Contrôle Interne : est un dispositif mis en œuvre par la direction d'une entreprise pour lui
permettre de maîtriser les opérations à risques qui doivent être faites par l'entreprise. Pour cela
ses ressources sont mesurées, dirigées et supervisées de façon à permettre au management de
réaliser ses objectifs.

Selon Le COSO (Committee of sponsoring organisations of the tread way commission), le


contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, les dirigeants
et le personnel d’une organisation, destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la
réalisation des objectifs suivants :

 La réalisation et l’optimisation des opérations


 La fiabilité des informations financières
 La conformité aux lois et règlementations en vigueur.
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Professeur : M. Abou El Jaouad AUDIT 6ème semestre Année Universitaire : 2018/2019

Diagramme horizontal ou vertical : Il s’agit d’une représentation descriptive qui a pour


objet de prendre connaissance du contrôle interne de l’entreprise en s’efforçant de saisir
l’ensemble des méthodes et des procédures qui ont trait à son organisation comptable. 
Vérifications spécifiques :

Les vérifications spécifiques est un travail que l’auditeur opère à la fin de sa mission. Ce
travail consiste à contrôler :

1. Le respect des règles de présentation des états financiers


2. La permanence des formes et méthodes employées
3. La bonne classification des comptes
4. L’absence de regroupements abusifs des soldes.
5. que l’information est assortie des informations complémentaires dont le besoin pourrait
se faire sentir.

Certification/ Certification avec réserves / Refus de certification :


*Certification pure et simple :

C’est lorsque l’examen du réviseur s’avère satisfaisant .Aucune remarque particulière n’est à
formuler sur la qualité des procédures élaborées par l’entreprise et leur application.

* Certification avec réserves :

Les insuffisances détectées lors de l’analyse des procédures et les erreurs qui en découlent
portent atteinte à la régularité et à la sincérité des comptes annuels et affectent l’image fidèle.
Dans ce cas, le réviseur formule une réserve par incertitude.

*Refus de certification :

L’analyse du contrôle interne a permis de déceler de nombreuses faiblesses qui se


matérialisent par des erreurs très substantielles au niveau des comptes annuels.

Le risque de malversation : ou « Risque de détournement » ou « de vol », il s’agit du risque


lié à une opération irrégulière opérée à son profit par un employé de l’entreprise, seul, ou à
l’aide de complices.

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Le risque de traitement des opérations   : Il correspond au risque lié au traitement


administratif et comptable des opérations. Concernant la qualité des écritures comptables, sept
critères sont à respecter. Elles rejoignent les principes comptables défendus par le CGNC ;

Exhaustivité, réalité, unicité, propriété, évaluation, comptabilisation et clarté.

Le risque de fraude : La fraude est l’acte intentionnel commis par un ou plusieurs dirigeants,
personnes constituant le gouvernement d’entreprise, employés ou tiers, impliquant des
manœuvres dans l’objectif d’obtenir un avantage indu ou illégal.

Les personnes frauduleuses vont chercher à bénéficier pécuniairement des résultats de la


malversation : virer de l’argent à leurs profits, annuler des dettes qu’ils doivent, modifier des
tarifs de vente qui leur sont appliqués, se faire livrer gratuitement des marchandises ou encore
diminuer le taux d’intérêt sur les comptes courants d’associés. Ainsi constituent des fraudes :

- La manipulation de documents comptables

- La suppression de certaines opérations de la comptabilité

- L’enregistrement d’opérations fictives

Le risque d’erreur : une inexactitude involontaire dans les comptes y compris l’omission
d’un chiffre ou d’une information .On peut distinguer par exemple,

- Erreurs par omission relatives à un enregistrement comptable manquant ou incomplet.


- Erreurs de saisie qui relèvent de maladresse
- Erreurs de principe qui proviennent de la méconnaissance d’un principe ou d’une règle
comptable.

Circularisation ou confirmation directe (Technique d’audit) La circularisation est une


action par laquelle une entreprise demande à un tiers de confirmer à son réviseur de comptes
(commissaire aux comptes ou expert-comptable) divers types d'opération. Elle peut être
effectuée auprès des fournisseurs et des clients mais également auprès des assurances, des
banques, des administrateurs, des avocats.

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Test de permanence : (Technique d’audit) Ce test vise à s’assurer que les opérations sont
bien traitées dans la réalité conformément à ce qui a été décrit dans le manuel de procédures
de l’entreprise. Autrement dit, vérifier que les procédures font l’objet d’une application
constante.

Observation physique : (Technique d’audit) L’observation physique vise à vérifier que les
éléments portés à l’actif du bilan de l’entreprise ont une existence physique réelle. Il s’agit
d’une technique à laquelle est attachée, par nature, une force probante importante. Celle-ci
s’applique le plus souvent à des biens matériels , les stock ou les immobilisations corporelles
, mais peut également trouver son application dans le contrôle d’autres éléments de
l’actif ,comme les espèces en caisse ou les effets de commerce .

Test de cheminement : (Technique d’audit) .Ce type de test consiste en la vérification du


correct cheminement des documents comptables et financiers, et du respect des procédures,
quelle que soit l’étape concernée .Tout au long de ce test, l’auditeur doit penser à vérifier la
cohérence des dates et la matérialisation des autorisations accordées.

Test du cut-off : (Technique d’audit).Ce test permet de vérifier que le principe de séparation
des exercices est respecté. En sélectionnant des sorties de stock, suite à des ventes,
l’auditeur pourra vérifier que les marchandises ont bien été expédiées, en remontant aux bons
des transporteurs, puis obtenir les factures et vérifier que les ventes ont bien été
comptabilisées à la date d’expédition.

Sondage : (Technique d’audit). Il consiste à appliquer une procédure de contrôle à une partie
limitée (l’échantillon) d’un ensemble d’élément (la population). La population peut être, en
audit, un solde de comptes. Les résultats obtenus sur l’échantillon contrôlé doivent être
susceptibles d’être extrapolés à l ‘ensemble de la population, objet du contrôle, pour aboutir à
une conclusion sur le risque d’erreur.

La revue Analytique : A l’opposé des sondages qui visent l’analyse détaillée d’un échantillon,
l’auditeur pratique également un examen dit « analytique » qui l’amène à s’interroger sur
certaines évolutions globales de postes, d’une période à l’autre, ou sur la cohérence de
l’évolution de certains postes entre eux.