Vous êtes sur la page 1sur 31

REPUBLIQUE DU SENEGAL

******

CADRE HARMONISE DE SUIVI-EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES


(CASE)

STRATEGIE D’INTEGRATION DE L’AGENDA 2030


ET DE L’AGENDA 2063 DANS LE PSE ET DANS
SON CADRE DE SUIVI
INTRODUCTION ...................................................................................................................................... 3

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION............................................................................................................ 4

I.1. Contexte ............................................................................................................................................ 4

I.2. Aperçu sur la participation nationale à la préparation de l’agenda 2030 et de l’agenda 2063 7

II. CAPACITE DU SENEGAL A METTRE EN ŒUVRE ET A SUIVRE L’AGENDA 2030 ET L’AGENDA 2063
................................................................................................................................................................. 7

II.1. Leçons apprises de la mise en œuvre des OMD ............................................................................ 7

II.2. Méthodologie d’évaluation de l’alignement des politiques sectorielles avec les cibles des
deux Agendas ......................................................................................................................................... 9

II.3. Cohérence entre les indicateurs des deux Agendas et le cadre de suivi des politiques
publiques ................................................................................................................................................ 11

Données non disponibles pour l’agenda 2063 .................................................................................... 15

II.4. Evaluation du degré d’alignement des indicateurs de suivi des politiques publiques sur ceux
des deux Agendas ................................................................................................................................. 18

III. PERSPECTIVES................................................................................................................................. 20

III.1. Poursuite collecte données auprès des services ....................................................................... 20

III.2. Stratégie pour combler gaps de données.................................................................................. 20

III.3. Etablissement d’une situation de référence des indicateurs des deux Agendas ................... 21

III.4. Intégration des indicateurs des 2 agendas dans le dispositif de suivi-évaluation des
politiques publiques ............................................................................................................................. 21

III.5. Projections des cibles et métadonnées des indicateurs des deux Agendas ............................22

III.6. Méthodologie d’alignement des politiques sectorielles sur les deux Agendas ......................23

IV. CADRE INSTITUTIONNEL DE SUIVI .................................................................................................25

IV.1. Mécanismes institutionnels................................................................... Erreur ! Signet non défini.


INTRODUCTION

Dans le cadre du suivi de l’Agenda de développement Post-2015 (Agenda 2030) et de l’Agenda


2063 de l’Union africaine, Monsieur le Premier Ministre a fait tenir, le 16 juin 2016, une réunion
technique interministérielle, sous l’égide de la Cellule d’Analyse Economique et Sociale de la
Primature.

Cette Réunion, à laquelle la plupart des départements ministériels ont été représentés, a
débouché sur la mise en place d’un Groupe restreint chargé de préparer divers projets de note à
soumettre au Groupe élargi.

Le groupe restreint, qui comprenait notamment des membres issus des structures coordinatrices1
du CASE (Cadre harmonisé de Suivi-Evaluation des Politiques publiques), s’est intéressé, entre
autres, aux points suivants :

 Evaluer le degré de prise en compte des ODD et du plan d’actions de la Vision 2063 de
l’Union Africaine dans le PSE (Plan Sénégal Emergent) et dans son cadre de suivi ;

 Proposer une stratégie et une démarche d’alignement du PSE et de son cadre de suivi sur
les Agendas définis au niveau international et régional ;

 Suggérer un cadre institutionnel de suivi de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063, au niveau


national.

Le projet de rapport préparé par le Groupe restreint a ensuite été soumis au Groupe élargi, réuni
en atelier les 2 et 4 août 2016.

Le présent document rend compte des conclusions retenues à l’issue de ce processus.

Il comprend quatre parties :

- Partie 1 : Contexte et justification ;


- Partie 2 : Evaluation de la capacité du Sénégal à mettre en œuvre et à suivre l’Agenda 2030
et l’Agenda 2063 ;
- Partie 3 : Perspectives ;
- Partie 4 : Cadre institutionnel de Suivi.

1
Primature, DGPPE/MEFP, BOM, BOS/PSE, ANSD, auxquelles ont été ajoutés l’APIX, le Ministère de l’Education
nationale, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable, le Ministère de la Santé et de
l’Action Sociale et l’IPAR (Initiative Prospective Agricole et Rurale)
- I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

I.1. Contexte

En 2000, les dirigeants du monde ont adopté la Déclaration du Millénaire qui a abouti à la
définition de huit (8) Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). La lutte contre
l’extrême pauvreté sous toutes ses formes, dans les pays du Sud, fut ainsi placée au cœur du
programme de développement mondial durant les quinze dernières années.

Selon le rapport 2015 sur les OMD2, la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 USD par
jour est passée de 36% en 1990 à 15% en 2011 et devait atteindre 12% en 2015. Ainsi plus d’un milliard
de personnes ont été sorties de l’extrême pauvreté. Dans les régions en développement, le taux
de pauvreté est passé de 47% en 1990 à 14% en 2015, soit une baisse de plus de deux tiers. Le taux
de mortalité des moins de cinq ans dans la région Afrique subsaharienne est passé de 179 décès
pour 1000 naissances vivantes en 1990 à 86 décès en 2015. Les décès imputables au paludisme ont
également été considérablement réduits. Pour l’OMD sur l’éducation, on note une diminution du
nombre d’enfants non scolarisés dans le monde ; l’Afrique Subsaharienne étant la région qui a
obtenu les meilleurs résultats sur l’éducation primaire depuis l’adoption de ces objectifs de
développement. Dans cette région, le nombre d’enfants inscrits à l’école primaire a plus que
doublé, passant de 62 à 149 millions sur la période 1990-2012. Toutefois, on estime à 33 millions3 le
nombre d’enfants non scolarisés en âge d’aller à l’école en 2015, dont plus de la moitié (55%) sont
des filles.

Malgré les importants progrès de développement qu’ils ont permis, les Objectifs du Millénaire
pour le Développement ont subi de nombreuses critiques et ceci pour plusieurs raisons. Une des
principales raisons est la faible appropriation nationale due à un processus peu inclusif et une
intégration limitée dans les programmes et plans de développement aux niveaux continental,
régional et national. Une autre raison est relative à l’exigence de mise en conformité des
statistiques produites au niveau national face au besoin de renseignement des indicateurs définis
au niveau mondial.

L’Agenda de développement Post-2015 (Agenda 2030) ou Programme de Développement


durable4 a été défini en tirant les leçons de la mise en œuvre des OMD. C’est ainsi qu’en
Septembre 2015, la Communauté internationale a adopté ce nouveau programme de
développement qui définit 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) déclinés en 169 cibles.
Ces objectifs, qui ont pour échéance 2030, devraient permettre d’éradiquer la pauvreté, de lutter
contre les inégalités et l’injustice et de faire face au changement climatique durant les quinze
prochaines années.

Le nouveau programme de développement a été construit sur la base d’une approche


participative, avec des consultations continentales, régionales et nationales, impliquant
différentes parties prenantes.
En particulier, l’Afrique, à travers sa Position Africaine Commune (PAC) sur le programme de
développement Post-2015, a joué un rôle majeur lors des négociations qui ont abouti à l’adoption
du nouveau programme de développement. En effet, l’Afrique a été la seule région à avoir
développé une position commune sur le nouveau programme de développement.

2
http://www.un.org/fr/millenniumgoals/reports/2015/pdf/rapport_2015.pdf
3
D’après les estimations pour 2015, le nombre d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire est de 57 millions (Rapport
OMD 2015).
4
http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/RES/70/1&Lang=F
La Position Africaine Commune (PAC) a été adoptée en Janvier 2014, lors du 22ème sommet de
l’Union Africaine (UA), pour proposer un consensus sur un ensemble de priorités et défis
spécifiques à l’Afrique en matière de développement. Cette PAC qui a été développée par les
institutions régionales africaines (BAD, CEA, BRA-PNUD), sous la coordination de la Commission
de l’UA, identifie six priorités majeures : (i) transformation économique structurelle et croissance
inclusive ; (ii) science, technologies et innovation ; (iii) développement humain ; (iv) viabilité
environnementale, gestion des ressources naturelles et des risques de catastrophes ; (v) paix et
sécurité et (vi) financement et partenariat.

Ces priorités qui intègrent les dimensions économiques, sociales et environnementales, sont dans
une certaine mesure, conformes à celles identifiées dans les Objectifs de Développement Durable.

Les ODD s’appliquent à la fois aux pays du Sud qu’à ceux du Nord, à l’opposé des OMD qui ne
concernaient que les pays en développement. Ce caractère universel rend l’Agenda de 2030
cohérent avec le besoin de gérer collectivement des enjeux qui sont de plus en plus
transfrontaliers5. De surcroît, le programme de développement Post-2015 repose sur une vision
intégrée des trois dimensions du développement durable, tenant ainsi compte de
l’interdépendance entre celles économiques, sociales et environnementales. Il prend également
dûment en compte les aspects liés à la gouvernance et qui constituent tout à la fois des pré-requis
et des buts ultimes du développement intégral.

Au niveau continental, l’Agenda 2063, défini sur la base d’une approche participative, au même
titre que les ODD, constitue le nouveau cadre stratégique pour le développement durable de
l’Afrique. Il a été élaboré dans le sillage du 50ème anniversaire de l’Organisation de l’Union
Africaine (OUA), devenue Union Africaine (UA). Il est articulé autour de sept domaines
prioritaires : (i) croissance inclusive et développement durable ; (ii) intégration et unité ; (iii)
bonne gouvernance, démocratie, droits de l’homme, justice et État de droit ; (iv) paix et sécurité ;
(v) culture et valeurs communes ; (vi) développement humain ; et (vii) l'Afrique en tant qu'acteur
et partenaire mondial.

Ces domaines, ou aspirations, ont été traduits en objectifs –goals- dont la réalisation par les
différents pays est mesurée par des indicateurs d’ordre économique, social et environnemental.
Pour assurer l’opérationnalisation de l’Agenda 2063, un premier plan d’actions décennal 2013-2023
été défini.

Le Forum régional africain pour le développement durable, réuni au Caire, du 17 au 19 mai 2016, a
rappelé que le Programme 2030 charge les gouvernements africains de la responsabilité
principale du suivi et de l'examen aux niveaux national, régional et mondial, et exige que le suivi
et l'examen s’effectuent à ces niveaux de manière systématique pour appuyer la
responsabilisation face aux citoyens. Il a également relevé que le Suivi-Evaluation de la mise en
œuvre de l'Agenda 2063 se fera aux niveaux national, régional (au niveau des Communautés
Economiques Régionales) et continental.

A cet effet, le suivi et l'examen intégrés des deux programmes au niveau national devront être
correctement alimentés par le renforcement des processus et des systèmes pertinents pour les
soutenir. En offrant une certaine souplesse aux pays pour leur permettre d’adopter des structures
de suivi et d'examen appropriées aux niveaux national et infranational, les deux programmes
fournissent des principes et des critères et mettent en évidence les instruments nécessaires à
l’efficacité du suivi :

5
http://www.ferdi.fr/sites/www.ferdi.fr/files/publication/fichiers/ferdi-p114-boussichas_et_nossek_-
fr_web.pdf
L’inclusion et l’appropriation nationale :

• « L’appropriation nationale du processus de suivi sera essentielle étant donné que les résultats
des processus au niveau national serviront de base pour les examens aux niveaux régional et
mondial. À cet effet, les examens des progrès aux niveaux national et infranational doivent être
lancés à l’initiative des pays et pris en charge par eux » ;

• « L’Agenda 2063 affirme catégoriquement que la participation de tous les acteurs au suivi et à
l'évaluation est un facteur critique de réussite, alors que le Programme 2030 dispose que les
examens devraient s’appuyer sur les contributions des peuples autochtones, de la société civile,
du secteur privé et d'autres parties prenantes. Les parlements nationaux ainsi que d'autres
institutions peuvent aussi soutenir ces processus. Les processus inclusifs auxquels participent
toutes les parties prenantes sont plus susceptibles de produire des résultats équitables pour
tous ».

Cadres et de données de suivi et d’évaluation :

• « Les examens doivent être réguliers;


• Il est important que les processus d'examen soient rigoureux, basés sur les faits et éclairés par
des évaluations menées par les pays ;
• Les pays sont responsables du suivi et de l'évaluation des processus et des résultats de la mise
en œuvre ;
• Les processus doivent être basés sur des données de qualité, accessibles, actuelles, fiables et
ventilées en fonction du revenu, du sexe, de l'âge, de la race, de l'origine ethnique, du statut
migratoire, du handicap et de la situation géographique. Par ailleurs, d’autre considérations selon
les spécificités nationales doivent être prises en compte ;
• Il importe d'assurer l'harmonisation des données à travers les pays ainsi que l'adoption de
systèmes de suivi et d'évaluation normalisés. Sans ces indicateurs, l’agrégation/la comparaison
des performances serait difficile ;
• Les pays ont besoin d’avoir un ensemble d'indicateurs de base convenus à l’échelle nationale
pour suivre les progrès vers la réalisation des objectifs ».

Par conséquent, alors que les pays pourraient disposer d’instruments et de processus prêts à être
déployés, ceux-ci devront réussir l’épreuve décisive fixée pour le suivi et l'examen intégrés.

C’est dans le même esprit qu’en Mai 2013, le Groupe de personnalités de haut niveau chargé du
programme de développement pour l’après-20156 avait appelé à une révolution des données, avec
pour objectif de satisfaire, au niveau national, le besoin croissant en matière de statistiques et de
données fiables nécessaires à la prise de décision basée sur des preuves, à la réduction des
inégalités et au renforcement des responsabilités.

Au total, chaque pays membre des Nations Unies et de l’Union africaine devra mettre en
cohérence ses documents de planification nationale avec les objectifs, cibles et indicateurs de
l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030.

6
http://www.un.org/fr/sg/beyond2015_report.pdf
I.2. Aperçu sur la participation nationale à la préparation de l’agenda 2030 et de
l’agenda 2063

L’adoption de l’Agenda 2030 a été précédée d’un processus inclusif de négociations et de


consultations. Au plan international, le groupe de haut niveau sur les ODD a vu la participation du
Sénégal, tant au niveau des experts des services étatiques que de la société civile, du secteur
privé et des universités et centres de recherche aux consultations ouvertes et inclusives, pour
faire avancer le processus de l’Agenda pour le développement au-delà de 2015.

Par ailleurs, le Sénégal a été choisi par les Nations unies, comme pays pilote, au même titre que
49 autres pays, pour mener des consultations nationales sur l’avenir que les populations
souhaitent avoir dans les prochaines décennies. Ainsi, sur la base de consultations locales, de la
société civile, des consultations thématiques, un rapport national a été produit sur « le Sénégal
que nous voulons ».

Le Sénégal a également pris une part active à l’élaboration de l’Agenda 2063 et a accueilli sur son
sol plusieurs réunions organisées à cet effet par l’Union africaine.

II. CAPACITE DU SENEGAL A METTRE EN ŒUVRE ET A SUIVRE L’AGENDA


2030 ET L’AGENDA 2063

II.1. Leçons apprises de la mise en œuvre des OMD

L’année 2015 marque la fin de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) qui avaient été l’agenda mondial de développement adopté en 2000, en
référence aux engagements internationaux pris au Sommet de la Terre tenu à RIO en 1992.

De 2000 à 2015, plusieurs stratégies, programmes et projets sectoriels et multisectoriels ont été
mis en œuvre pour opérationnaliser l’ensemble des orientations sectorielles déclinées dans la
politique économique et sociale.

Globalement, des progrès significatifs ont été enregistrés même si toutes les cibles ne sont pas
atteintes. Le bilan montre que notre pays a atteint quatre des huit OMD. Ainsi, l’OMD-1 (réduction
de la pauvreté et de la lutte contre la faim), l’OMD-3 (autonomisation des femmes et égalité de
genre), l’OMD-6 (lutte contre le VIH-SIDA et les grandes maladies) et l’OMD-8 (mise à disposition
de l’aide publique et partenariat mondial) ont été probablement atteints ou presque atteints en
fin 2015.

En revanche, l’OMD-2 (la scolarisation universelle), les OMD-4 et 5 (réduction de la mortalité


infantile et maternelle) ne sont pas réalisés, du fait, respectivement, de la faiblesse du taux
d’achèvement du cycle primaire et du rythme insuffisant de baisse des taux de mortalité. L’OMD-7
(accès universel à l’eau potable et à un système amélioré d’assainissement) n’est pas également
réalisé, même si la cible de l’accès à l’eau potable est d’ores et déjà dépassée.

Au titre des principales contraintes, le suivi des OMD a souffert de la faible disponibilité des
données, malgré des efforts considérables réalisés dans le domaine de la collecte des statistiques
ces dernières années. En effet, parmi les enquêtes d’envergure nationale, seules les enquêtes
démographiques et de santé ont connu une régularité. Quant aux enquêtes de suivi de la
pauvreté, prévues chaque deux ans, il n’y en a eu que deux sur les sept de la période 2000-2015,
soit moins de 30% de réalisation. Ces contreperformances sont en partie liées à l’imprévisibilité
des ressources financières et la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds.
Ainsi, la bonne tendance de certains indicateurs sociaux a quelque peu ralenti avec les données
fournies par les résultats définitifs du Recensement général de la population de 2013 (RGPHAE-
2013). Il est donc impératif de mettre en place un programme d’enquêtes statistiques pour le suivi
des Objectifs de Développement Durables, en cohérence avec le Cadre de suivi et d’évaluation
harmonisé des politiques publiques (CASE) institué en mai 2015.
II.2. Méthodologie d’évaluation de l’alignement des politiques sectorielles avec
les cibles des deux Agendas

Le Sénégal entame sa deuxième année de mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent, qui
constitue le principal référentiel national en matière de politique économique et sociale.

La vision du PSE est celle d’«Un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire et dans un
Etat de droit».

Le PSE est mis en œuvre à travers un Plan d’Actions prioritaires (PAP) quinquennal adossé aux
axes stratégiques, aux objectifs sectoriels et aux lignes d’actions de la Stratégie. Le PAP se décline
à travers des projets et programmes de développement inscrits dans un cadre budgétaire sur la
période 2014-2018.

Le PSE décline trois grandes orientations pour un développement inclusif :


- L’axe 1 : « Transformation structurelle de l’économie et croissance » qui cadre
parfaitement avec 5 ODD (ODD 1 ; ODD 2; ODD7; ODD8; OMD9) et vise la création durable
de riches et éradiquer la pauvreté dans toutes ses formes ;
- L’axe 2 : « Capital humain, Protection sociale et Développement durable » qui regroupe 9
ODD (ODD 3; ODD 4; ODD5; ODD6; OMD11; ODD12; ODD13; ODD14; ODD15) doit
permettre d’améliorer considérablement l’offre et la demande de services sociaux et la
couverture sociale ; et
- L’Axe 3 : « Gouvernance, Institutions, Paix et Sécurité » est régi par 3 ODD (ODD 10;
ODD16; ODD17) pour répondre aux exigences de bonne gouvernance, de promotion de la
paix, de la sécurité et de l’intégration africaine.

Globalement, le PSE cadre donc avec les 17 Objectifs de l’Agenda 2030.

Cependant, il convient d’aller plus loin et de décliner les liens réels entre les 169 cibles des ODD et
les résultats du PSE, à travers les lettres de politiques sectorielles et les plans locaux de
développement (PLD), afin de répondre aux exigences du nouvel agenda.

A cet effet, les liens de causalité du PSE passent par les relations de la chaîne de résultats entre les
axes stratégiques (résultats ultimes ou finaux), les objectifs stratégiques (résultats d’effet
intermédiaire) et les lignes d’action (résultats directs ou extrants).

L’évaluation de l’articulation entre le PSE et les ODD peut se faire par une méthode de notation
(scoring) des lignes d’actions et des cibles selon les liens qui existent entre eux, comme indiqué
dans le tableau 1 ci-dessous.

 Etape 1 : Notation de chaque cible ODD en fonction du lien avec la ligne d’action:
- [ ], vide (sans notation), car par définition de cette cible ODD, le Sénégal n’est pas
concerné ;
- 0, si le Sénégal est concerné par la cible ODD, mais la ligne d’action n’a aucun lien avec
elle ;
- 1, si le Sénégal est concerné et la ligne d’action a un lien, même partiel, avec la cible ODD.
Tableau 1: Priorisation des ODD : Notation des résultats directs du PSE
ODD1 ODD2 … ODD17
Plan Sénégal Emergent
C1 C2 … C1 C2 … … C1 C2 …
Résultats Résultats
Secteurs R directs
Ultimes intermédiaires
Axes Secteurs OS LA Score
AS1 SS1 OS1 LA1 1 1
AS1 SS1 OS1 LA2 1 1
AS1 SS1 OS1 … 1 1
AS1 SS1 OS2 LA1 1 1
AS1 SS1 OS2 LA2 1 1 1 3
AS1 SS1 OS2 … 0
AS1 SS1 … … 0
… … … … 1 1
AS3 SS33 OS1 LA1 0
AS3 SS33 OS1 LA2 0
AS3 SS33 OS1 … 1 1
AS3 SS33 OS2 LA1 0
AS3 SS33 OS2 LA2 1 1 2
AS3 SS33 OS2 … 0
AS3 SS33 … … 1 1 2
AS3 … … … 0
Score
Prime 2 4 0 0 1 0 0 4 2 0 13
Source : DGPPE

 Etape2 : Sommation en ligne du score de chaque cible ODD


A la suite de la notation, un score (ici S = « score prime ») est établi. Ce qui permet de classer les
cibles ODD en 4 grands groupes.
- Groupe1 : si S >4, alors la cible ODD est suffisamment bien prise en compte par les lignes
d’action du PSE ;
- Groupe2 : si S = 2-3, alors la cible ODD est assez correctement prise en compte par les
lignes d’action du PSE ;
- Groupe3 : si S = 0, alors, la cible ODD est encore prise en compte par aucune ligne d’action
du PSE ;
- Groupe4 : si S = [], alors, la cible ODD ne concerne pas le Sénégal et ne sera pas intégrée
dans les politiques publiques.

Le même exercice peut être effectué concernant les cibles de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Sur la base de cette méthode de notation, les cibles des 2 agendas seront classées afin de prendre
en charge leur intégration et mise en œuvre dans les politiques publiques.
II.3. Cohérence entre les indicateurs des deux Agendas et le cadre de suivi des
politiques publiques

1. CAPACITE A RENSEIGNER LES INDICATEURS DE L’AGENDAS 2030

Un travail important a été réalisé par les experts internationaux en charge de la


stabilisation des indicateurs et qui a abouti à l’élaboration de 17 ODD, 169 cibles et 231
indicateurs avec comme avantage, entres autres, la participation de l’ANSD du Sénégal
(qui, avec le Cap Vert, représente la région Afrique de l’Ouest). Un atelier sous-régional de
partage est d’ailleurs prévu à cet effet.

Au Sénégal, le travail d’évaluation de la capacité nationale à renseigner l’Agenda 2030,


entrepris pour élaborer le présent rapport, a été effectué en répartissant les 17 ODD en
quatre Groupes (Gouvernance, social, économie, environnement) animés par les experts
mobilisés au cours des différents ateliers:
Groupe 1 : « Gouvernance » avec les ODD 16, 17 ;
Groupe 2 : « Social » avec les ODD 2, 3, 4, 5 ;
Groupe 3 : « Economie » avec les ODD 1, 7, 8, 9, 10, 12 ;
Groupe 4 : « Environnement » avec les ODD : 6, 11, 13, 14, 15 ;

Pour mesurer et suivre les progrès de développement réalisés grâce à la mise en œuvre
des ODD, un exercice a été fait sur les indicateurs pour voir le niveau de disponibilité des
données.

Les 4 groupes constitués ont travaillé sur la base d’un support/fichier Excel conçu au
niveau mondial, et autour de trois groupes d’indicateurs (TIER 1, TIER 2, TIER 3) :
- TIER1 : Il s’agit d’indicateurs clairs d’un point de vue conceptuel, avec une
méthodologie établie et des données qui sont régulièrement produites par les
pays ;
- TIER 2 : Il s’agit d’indicateurs clairs d’un point de vue conceptuel, avec une
méthodologie établie mais dont les données ne sont pas régulièrement produites
par les pays;
- TIER 3 : Il s’agit d’indicateurs qui n’ont pas encore une méthodologie établie ou
dont la méthodologie est en train d’être développée/testée.

Le système de codification utilisé est établi sur la base d’un tableau intitulé : « tableau
indicateur TIER confirmation » qui attribue « yes » aux indicateurs susceptibles d’être
changés et « no » aux indicateurs qu’on ne peut pas changer et avec la possibilité
d’ajouter pour ces derniers indicateurs (avec la mention« no ») une colonne
« commentaire ».

Les résultats obtenus sont présentés ci-après.


Disponibilité des données pour l’Agenda 2030

Globalement, le Sénégal est capable de renseigner un peu plus des deux tiers des indicateurs
ODD, soit 68,5%.

Ceci confirme grossièrement les conclusions de l’étude-test conduite par l’IPAR avant l’adoption
des ODD, dans le cadre d’une initiative mondiale sur la révolution des données et le programme
de développement Post-20157. Cette étude, qui a permis de faire une cartographie des sources de
données nationales, avait montré que la disponibilité des données était relativement bonne pour
suivre les indicateurs des ODD au Sénégal (64% des indicateurs pouvant être renseignés à partir
des sources de données nationales). Cependant des défis restaient à relever pour certains
domaines comme la Gouvernance, l’Emploi et l’Environnement.

L’analyse, conduite pour établir ce présent rapport, montre des disparités dans la capacité à
renseigner les indicateurs, selon les dimensions économique, sociale, environnementale et de
gouvernance

Les indicateurs qui étaient pris en compte dans les OMD, mettant davantage l’accent sur les aspects
sociaux et économiques, sont les mieux renseignés avec respectivement 78,5% et 74,5%. La prise en
compte des questions d’inégalités et de durabilité dans les indicateurs économiques réduit la
capacité à les renseigner. Cette dernière passe de 74,5% à 62,0%.

Quant aux indicateurs sur la Gouvernance et l’Environnement, ils sont les plus faiblement
renseignés avec 66,7% pour chaque groupe d’indicateurs. Cela pourrait s’expliquer par la faible
prise en compte des aspects environnementaux et sur l’absence de la gouvernance dans l’Agenda
du Millénaire.

Tableau 2 : capacité du Sénégal à renseigner les indicateurs ODD


Capacité du Sénégal à
Nombre Nombre d'indicateurs
Groupes renseigner les
d'indicateurs/ODD renseignables/ODD
indicateurs
Economie (avec prise en
compte de la durabilité et des 71 44 62,0
inégalités)
Economie (sans prise en
compte de la durabilité et des 47 35 74,5
inégalités)
Gouvernance 48 32 66,7
Social 65 51 78,5
Environnement 57 38 66,7
TOTAL 241 165 68,5

7
Le rapport de l’étude, les points saillants et un blog ont été publiés en Décembre 2015. Ils sont disponibles aux adresses suivantes :
http://www.post2015datatest.com/wp-content/uploads/2015/12/Final-Version-Senegal-Report-Data-Test.pdf;
http://www.post2015datatest.com/wp-content/uploads/2015/12/Senegal-Report-Data-Test-Report-Highlights_French.pdf ;
http://www.post2015datatest.com/publication/article-data-key-to-successful-sdg-implementation-and-monitoring-in-senegal/;
L’analyse sur la disponibilité des données par ODD montre également des différences sur la
capacité à renseigner les indicateurs à partir des sources de données nationales (cf. Tableau 3 ci-
dessous : Tableau analytique de la capacité à renseigner les indicateurs de l’Agenda 2030).

En effet, pour plus de la moitié des ODD (i.e. 9 parmi les 17), la capacité à renseigner leurs
indicateurs est supérieure à celle de l’ensemble des 17 ODD. Dans cette première catégorie,
l’ODD6 est le seul dont la totalité des onze indicateurs peut être renseignée à partir des sources
de données nationales, soit une capacité de 100%. Cette capacité est relativement bonne, avec
plus de 80%, pour les ODD 8, 3 et 7 qui portent respectivement sur la croissance et le travail
décent, la santé et le bien-être, et l’accès aux services énergétiques. Les ODD 2, 9, 4, 17 et 58
suivent respectivement avec une capacité à renseigner leurs indicateurs qui est supérieure à 70%.

Une deuxième catégorie composée de cinq ODD, dans l’ordre suivant 11, 15, 16, 1 et 14, se
distingue avec une capacité à renseigner les indicateurs qui est comprise entre 50% et 66,7%.

Enfin, les ODD 13, 12 et 10 forment la dernière catégorie qui a la plus faible capacité à renseigner
les indicateurs, avec un pourcentage inférieur à 43%. Cette faible capacité pourrait
essentiellement s’expliquer par le fait que ces objectifs qui renvoient aux concepts de durabilité
et d’inégalités ne sont pas encore bien pris en compte dans le dispositif actuel de collecte/mesure
des données.

Données non disponibles pour l’agenda 2030

Une partie des indicateurs ODD sont mesurables avec le dispositif actuel de suivi des indicateurs,
essentiellement les dimensions économie, social et de gouvernance. Néanmoins pour respecter
les engagements, surtout concernant la désagrégation des mesures, il est essentiel de réviser les
dispositifs de collecte de données existants, aussi bien les données d’enquêtes que celles
administratives.

Il est également nécessaire d’envisager des renforcements de capacités, à différents niveaux,


pour permettre la bonne mesure des nouveaux indicateurs, qui ne figuraient pas dans la série des
48 indicateurs des OMD et qui ne sont pas actuellement couverts par les politiques nationales.

2. CAPACITE A RENSEIGNER L’AGENDA 2063

Le même travail réalisé avec les indicateurs de l’Agenda 2030 sur les ODD a été effectué avec les
indicateurs de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA). Au total 233 indicateurs ont été identifiés
et répartis en 209 objectifs.

Disponibilité des données pour l’Agenda 206310

Globalement, avec le dispositif actuel de suivi du Sénégal, il est possible de renseigner un peu
plus des deux tiers des indicateurs de l’Agenda 2063, soit 67,0%.

8 L’ODD 2 porte sur la faim, le 9 concerne l’industrialisation et les infrastructures, le 4 est relatif à l’éducation de qualité, le 17 concerne
le partenariat mondial et le 5 porte sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles.
9 Dans l’objectif 9, on a dénombré aucun indicateur.
10 Evaluation à affiner en rapport avec les ministères sectoriels
Quatre catégories se distinguent selon la capacité de renseigner les indicateurs :
 la première est formée d’indicateurs de la dimension bonne gouvernance, avec une
possibilité de renseignement de l’ensemble des indicateurs ;
 la catégorie suivante est composée d’indicateurs dans le domaine du partenariat, avec une
capacité de renseignement compris entre 70,0% et 90,0%,
 la troisième catégorie, essentiellement formée d’indicateurs économiques, d’égalité des
sexes et de respect des droits, est renseignée, entre 33,3% et 66,7% de l’ensemble des
indicateurs des objectifs,
 la quatrième et dernière catégorie qui est formée par l’objectif 7, qui traite des questions
environnementales, est mesurée par notre dispositif à hauteur de 17,6%.

Le détail de la capacité de mesure des indicateurs par le dispositif national actuel peut être décliné
par objectif comme suit :
 L’objectif 1, intitulé « Un haut niveau de vie, qualité de vie et bien - être pour tous », est
formé par trente-trois (33) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif
national de suivi du Sénégal est de vingt-huit (28) indicateurs, représentant 84,9% de
l’ensemble ;
 L’objectif 2, intitulé « Des citoyens bien éduqués et compétences, révolution soutenue par la
science, technologie et l'innovation », est formé par neuf (9) indicateurs. La capacité à
renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de sept (7)
indicateurs, représentant 77,8% de l’ensemble ;
 L’objectif 3, intitulé « Des citoyens en bonne santé et bien nourris », est formé par seize (16)
indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de seize (16) indicateurs, représentant 100,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 4, intitulé « Des économies transformées et des emplois créés », est formé par
vingt (20) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi
du Sénégal est de onze (11) indicateurs, représentant 55,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 5, intitulé « Une agriculture moderne pour une productivité, ainsi qu’une
production accrue », est formé par treize (13) indicateurs. La capacité à renseigner cet
objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de sept (7) indicateurs,
représentant 53,8% de l’ensemble ;
 L’objectif 6, intitulé « Une économie bleue, comme l’océan pour une accélération de la
croissance économique », est formé par neuf (9) indicateurs. La capacité à renseigner cet
objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de six (6) indicateurs, représentant
66,7% de l’ensemble ;
 L’objectif 7, intitulé « Un environnement et un climat durable pour toute la communauté
pour une économie résiliente », est formé par dix-sept (17) indicateurs. La capacité à
renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de trois (3)
indicateurs, représentant 17,6% de l’ensemble ;
 L’objectif 8, intitulé « Afrique unie (fédérale ou confédéré) », est formé par huit (8)
indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de huit (8) indicateurs, représentant 100,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 9, intitulé« les principales institutions financiers et monétaires continentales sont
établies et fonctionnelles», n’est formé d’aucun indicateur ;
 L’objectif 10, intitulé « Des infrastructures de rang mondial en Afrique », est formé par dix
(10) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de neuf (9) indicateurs, représentant 90,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 11, intitulé « Les valeurs démocratiques, les pratiques, les principes universels des
droits de l'homme, la justice et la primauté du droit respectés », est formé par quinze (1511)

11
Sur le fichier excel j’ai dénombré 11 au lieu de 15 comme marqué dans le power point.
indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de cinq (5) indicateurs, représentant 33,3% de l’ensemble ;
 L’objectif 12, intitulé « La capacité des institutions et le leadership transformés à tous les
niveaux », est formé par six (6) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le
dispositif national de suivi du Sénégal est de quatre (4) indicateurs, représentant 66,7% de
l’ensemble ;
 L’objectif 13, intitulé « La paix, la sécurité et la stabilité sont préservées », est formé par
deux (2) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi
du Sénégal est de deux (2) indicateurs, représentant 100,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 14, intitulé « Une Afrique stable et pacifique », est formé par quatre (4)
indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de quatre (4) indicateurs, représentant 100,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 15, intitulé « Une paix fonctionnelle et opérationnelle en Afrique et une
architecture de sécurité », est formé par trois (3) indicateurs. La capacité à renseigner cet
objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de trois (3) indicateurs,
représentant 100,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 16, intitulé « Un renaissance culturelle africaine prééminente », est formé par dix
(10) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi du
Sénégal est de quatre (4) indicateurs, représentant 40,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 17, intitulé « Egalité totale entre les deux sexes dans toutes les sphères de la vie »,
est formé par vingt-huit (28) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le
dispositif national de suivi du Sénégal est de treize (13) indicateurs, représentant 46,4% de
l’ensemble ;
 L’objectif 18, intitulé « Les jeunes et les enfants sont engagés et responsable », est formé par
dix (10) indicateurs. La capacité à renseigner cet objectif par le dispositif national de suivi
du Sénégal est de sept (7) indicateurs, représentant 70,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 19, intitulé « l’Afrique comme un partenaire majeur dans les affaires mondiales et
la coexistence pacifique », est formé par dix (10) indicateurs. La capacité à renseigner cet
objectif par le dispositif national de suivi du Sénégal est de neuf (9) indicateurs,
représentant 90,0% de l’ensemble ;
 L’objectif 20, intitulé « l’Afrique assume l'entière responsabilité pour le financement de son
développement », est formé par dix (10) indicateurs. Le dispositif national de suivi du
Sénégal est capable de renseigner tous les dix (10) indicateurs de cet objectif, représentant
100,0% de l’ensemble.

Données non disponibles pour l’agenda 2063

Le dispositif actuel de suivi des indicateurs du Sénégal permet de renseigner les deux tiers des
indicateurs de l’agenda 2063. Toutefois pour parvenir à assurer un suivi correct de la série
d’indicateurs et répondre aux souhaits de désagrégation de certains indicateurs, comme dans le
cadre des ODD, une révision des dispositifs de collecte de données ? aussi bien d’enquêtes que
ceux administratives , s’impose.

Il est également nécessaire d’envisager des renforcements de capacités, à différents niveaux,


pour permettre la bonne mesure des nouveaux indicateurs de l’Agenda 2063, qui ne sont pas
couverts par nos politiques nationales.
Tableau 3 : Tableau analytique de la capacité de renseigner les indicateurs de l’Agenda 2030
Capacité du Sénégal à
Nombre total Nombre d'indicateurs
Objectifs de l’Agenda 2030 (ODD) renseigner les
d'indicateurs/ODD renseignables/ODD
indicateurs
ODD 6 : Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de
11 11 100,0
façon durable
ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi
17 15 88,2
productif et un travail décent pour tous
ODD 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge 26 22 84,6
ODD 7 : Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un
6 5 83,3
coût abordable
ODD 2 : Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir
14 11 78,6
l’agriculture durable
ODD 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à
12 9 75,0
tous et encourager l’innovation
ODD 4 : Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités
11 8 72,7
d’apprentissage tout au long de la vie
ODD 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement
25 18 72,0
durable et le revitaliser
ODD 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles 14 10 71,4
ODD 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs,
15 10 66,7
résilients et durables
ODD 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon
durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le 14 9 64,3
processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement
ODD 16 : Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement
durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions 23 14 60,9
efficaces, responsables et ouvertes à tous
ODD 1 : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde 12 6 50,0
ODD 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers 10 5 50,0
ODD 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs
7 3 42,9
répercussions
ODD 12 : Établir des modes de consommation et de production durables 13 5 38,5
ODD 10 : Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre 11 4 36,4
TOTAL 241 165 68,5

16
Tableau 4 : Tableau analytique de la capacité de renseigner les indicateurs de l’Agenda 2063
Nombre Capacité du Sénégal
Nombre
Objectifs Agenda 2063 d'indicateurs à renseigner les
d'indicateurs
renseignables indicateurs
Goal 9: Key Continental Financial and Monetary Institutions established and functional 0 0 Non Concerné
Goal 3 : Des citoyens en bonne santé et bien nourris 16 16 100,0
Goal 8 : Afrique unie (fédérale ou confédéré) 8 8 100,0
Goal 13 : paix, la sécurité et la stabilité sont préservées 2 2 100,0
Goal 14 : Une Afrique stable et pacifique 4 4 100,0
Goal 15 : Une paix fonctionnelle et opérationnelle en Afrique et une architecture de sécurité 3 3 100,0
Goal 20 : l’Afrique assume l'entière responsabilité pour le financement de son développement 10 10 100,0
Goal 10 : Des infrastructures de rang mondial en Afrique 10 9 90,0
Goal 19 : l’Afrique comme un partenaire majeur dans les affaires mondiales et la coexistence
10 9 90,0
pacifique
Goal 1 : Un haut niveau de vie, qualité de vie et bien - être pour tous 33 28 84,8
Goal 2 : Des citoyens bien éduqués et compétences, révolution soutenue par la science,
9 7 77,8
technologie et l'innovation
Goal 18 : Les jeunes et les enfants sont engagés et responsable 10 7 70,0
Goal 6 : Une économie bleue, comme l’océan pour une accélération de la croissance économique 9 6 66,7
Goal 12 : La capacité des institutions et le leadership transformés à tous les niveaux 6 4 66,7
Goal 4 : Des économies transformées et des emplois créés 20 11 55,0
Goal 5 : Une agriculture moderne pour une productivité, ainsi qu’une production accrue 13 7 53,8
Goal 17 : Egalité totale entre les deux sexes dans toutes les sphères de la vie 28 13 46,4
Goal 16 : Un renaissance culturelle africaine prééminente 10 4 40,0
Goal 11 : Les valeurs démocratiques, les pratiques, les principes universels des droits de l'homme,
15 5 33,3
la justice et la primauté du droit respectés
Goal 7 : Un environnement et un climat durable pour toute la communauté pour une économie
17 3 17,6
résiliente
TOTAL 233 156 67,0

17
II.4. Evaluation du degré d’alignement des indicateurs de suivi des politiques
publiques sur ceux des deux Agendas

L’évaluation de l’alignement des indicateurs des 2 Agendas a été effectuée dans la logique de la
prise en charge des cibles dans les politiques publiques.

Une mise en perspective des indicateurs ODD par rapport aux indicateurs de suivi des politiques
publiques, à travers le Plan Sénégal Émergent (PSE), permet de conclure que près deux
indicateurs sur trois sont déjà opérationnels dans les dispositifs nationaux de suivi et d’évaluation
des politiques publiques. En effet, sur un ensemble de 220 indicateurs étudiés, 135 figurent dans
les cadres nationaux, soit un taux de 61,4%.

Un tableau synthétique de présentation des indicateurs (Tier I et II confondus) déclinés par ODD,
et présents dans le PSE, permet de dresser un premier aperçu de l’efficacité du suivi par objectif.

Tableau 5 : Niveau de prise en compte des indicateurs des ODD par le cadre de suivi du PSE

Nombre d’indicateurs
Objectifs de Développement
Nombre d’indicateurs ODD disponibles dans les cadres
Durable (ODD)
nationaux
ODD 1 12 10
ODD 2 14 7
ODD 3 26 17
ODD 4 11 8
ODD 5 14 8
ODD 6 11 8
ODD 7 6 5
ODD 8 17 11
ODD 9 12 7
ODD 10 11 3
ODD 11 15 9
ODD 12 13 4
ODD 13 7 6
ODD 14 10 5
ODD 15 12 3
ODD 16 23 11
ODD 17 25 13

Par ailleurs, un certain nombre d’indicateurs présents dans le PSE nécessiteraient d’être
complétés pour être en totale harmonie avec ceux des ODD. On peut citer par exemple
l’indicateur ODD du taux de chômage par sexe, âge et situation de handicap, qui, bien que
figurant dans le PSE est uniquement décliné par sexe et par âge.

18
Tableau 6 : Nombre d’indicateurs par ODD et selon l’existence ou non dans les cadres nationaux
de suivi des politiques publiques.

Numéro Sénégal: Existence dans Existence dans les Total


ODD Non les cadres cadres nationaux de
Concerné nationaux de S-E S-E politiques
politiques publiques (OUI)
publiques (NON)
1 2 10 12
2 4 3 7 14
3 9 17 26
4 3 8 11
5 6 8 14
6 3 8 11
7 1 5 6
8 1 5 11 17
9 5 7 12
10 1 7 3 11
11 2 4 9 15
12 2 7 4 13
13 1 6 7
14 5 5 10
15 1 8 3 12
16 12 11 23
17 8 4 13 25
Total 19 85 135 239

Le tableau 6 ci-dessus montre que si tous les indicateurs des ODD, à l’état actuel, sont stabilisés
au niveau international, le Sénégal devra intégrer au fur et à mesure près de 85 indicateurs dans
les cadres nationaux de suivi des politiques publiques à l’image de la stratégie d’intégration des
cibles dans les lettres de politiques sectorielles.

Le même exercice sera effectué pour ce qui concerne l’Agenda 2063.

19
III. PERSPECTIVES

III.1. Poursuite collecte données auprès des services

Depuis la deuxième quinzaine du mois d’août l’ANSD, en collaboration avec l’IPAR, a initié une
phase de collecte des statistiques portant sur les indicateurs ODD déclarés possible d’être calculés
par les sectoriels lors des ateliers diagnostics de la capacité du Sénégal à assurer le suivi des ODD.

Cette collecte permet d’avoir la situation exacte de la capacité de renseignement des indicateurs
ODD par le dispositif actuel.

III.2. Stratégie pour combler les gaps de données

Une partie des indicateurs ODD sont mesurables avec le dispositif actuel de suivi des indicateurs,.
Néanmoins pour respecter les engagements, surtout concernant la désagrégation des mesures, il
est essentiel de réviser les dispositifs de collecte de données existants, aussi bien les données
d’enquêtes que celles administratives.

Pour réaliser une mesure adéquate des indicateurs ODD, il faut ainsi impérativement procéder à
un recadrage des dispositifs de collecte des données.

Il est également nécessaire d’envisager des renforcements de capacités, à différents niveaux,


pour permettre la bonne mesure des nouveaux indicateurs, qui ne figuraient pas dans la série des
indicateurs des OMD et qui ne sont pas aussi couverts par nos politiques nationales.

La démarche en cours de mise en œuvre dans le secteur de l’eau et de l’assainissement pourrait


servir d’exemple pour les autres secteurs (voir « encadré ci-dessous)

Encadré : Exemple de bonne pratique dans le secteur de l’eau et de l’assainissement

Le Sénégal a été choisi comme pays pilote de l'initiative de suivi Intégré des cibles de l'ODD lié à
l'eau, appelé GEMI, créée en 2014 comme une initiative inter-agence opérant dans le cadre des
activités de ONU-Eau. Les agences concernées sont: le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (PNUE), l'ONU-Habitat, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF),
l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation des
Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) et l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Sa première phase de mise en
œuvre couvre les périodes de 2015 à 2018.

La démarche retenue couvre les étapes ci-après, pour ce qui concerne la mise en œuvre du suivi
des ODD dans le secteur Eau / Assainissement :
o Elaboration de la feuille de route post-OMD en 2014 (avec un programme
d’investissement chiffré) pour mieux anticiper la fin de la feuille de route des ODD avec un
horizon sur 2025 ;
o Adoption des 17 ODD en 2015 et fixation des premières cibles au Sénégal en relation avec
le MEFP ;

20
o Besoin de mieux analyser les implications conceptuelles et techniques de l’ODD 6 (notions
d’accès à l’eau : qualité, accessibilité et disponibilité / Assainissement : gestion sécurisée
des ouvrages ….) ;
o Définition d’une nouvelle situation de référence, ajustement des besoins d’investissement
et élaboration du nouveau Programme Sectoriel 2030.
o Initiative de renforcement du système sectoriel d’Information et de Suivi-évaluation (1
Millions euro de la BAD sur 5 ans) ;
o Révision de la Lettre de Politique Sectorielle ;
o Révision du Manuel des Indicateurs et élaboration de guides de procédures pour le suivi-
évaluation ;
o Généralisation de l’utilisation de SenWSIS pour faciliter le suivi des projets et
programmes ;
o Réalisation d’enquêtes nationales et régionales WASH sur la base de questionnaires très
détaillés pour alimenter tous les besoins en informations afin de renseigner les
indicateurs ;
o Renforcement des capacités des acteurs du secteur en matière de suivi-évaluation
(SEN030 T2, PRC-CTB, PSEA-BAD, CGS-UE).

III.3. Etablissement d’une situation de référence des indicateurs des deux


Agendas

Il sera mené une étude destinée à établir le niveau de référence de chaque indicateur pour
l’année 2015 (autant que faire se peut), afin de pouvoir mesurer l’évolution des Objectifs du
Développement Durable (ODD) au cours des prochaines années.

Ce travail devra, à partir de la source statistique la plus récente et la plus fiable, déterminer la
valeur de chaque indicateur et prévoir le mécanisme et la périodicité de son actualisation.

Cette étude contribuera à renforcer le système de suivi du PSE, en permettant à l’ANSD de mieux
programmer ses opérations de collecte pour mettre à disposition les données nécessaires au
suivi-évaluation du PSE, y compris des indicateurs de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063.

III.4. Intégration des indicateurs des 2 agendas dans le dispositif de suivi-


évaluation des politiques publiques

En fonction des cibles des ODD en phasage avec la chaîne de résultats du PSE, une liste
d’indicateurs de suivi spécifique des ODD sera élaborée en respectant les critères SCREAM ou
SMART et en cohérence avec le SIG du CASE. Pour le renseignement périodique de ces
indicateurs, l’ANSD pourra éventuellement réviser le plan d’actions de la Stratégie Nationale de
Développement de la Statistique (SNDS).

Les indicateurs de suivi des deux Agendas seront intégrés selon plusieurs paramètres indiqués
dans le tableau 8 ci-dessous.

21
Tableau 8 : Méthode harmonisée de l’intégration des indicateurs en phase avec celle des cibles
des 2 agendas

Groupe (Cf. Groupe I : Groupe III : Indicateurs


Méthodologie Indicateurs Internationaux
Groupe II : Indicateurs Non-Alignés
d’intégration des Alignés avec les
avec les dispositifs nationaux
Cibles des 2 dispositifs
agendas) nationaux
- Non Concerné

- Proposer un indicateur
- Proposer un indicateur proxy afin de proxy au niveau national
rendre compte de l’état
- Renseigner afin de rendre compte de
Groupe1 (cibles d’avancement de la cible de l’ODD ;
les
ODD) - Mettre en place un dispositif de l’état d’avancement de la
métadonnées
collecte avant 2019 (Ex : révision de cible de l’ODD et renseigner
la SNDS)
les métadonnées

- Non Concerné

- Proposer un indicateur
- Proposer un indicateur proxy afin de proxy au niveau national
rendre compte de l’état
- Renseigner afin de rendre compte de
Groupe2 (cibles d’avancement de la cible de l’ODD ;
les
ODD) - Mettre en place un dispositif de l’état d’avancement de la
métadonnées
collecte avant 2019 (Ex : révision de cible de l’ODD et renseigner
la SNDS)
les métadonnées

- Non Concerné

- Proposer un indicateur
proxy au niveau national
- Renseigner - Mettre en place un dispositif de afin de rendre compte de
Groupe3 (cibles
les collecte avant 2019 (Ex : révision de
ODD) l’état d’avancement de la
métadonnées la SNDS)
cible de l’ODD et renseigner
les métadonnées

Groupe4 (cibles - Non Concerné


ODD)

III.5. Projections des cibles et métadonnées des indicateurs des deux Agendas

Dans le cadre de ses missions, entre autres, le suivi des indicateurs, la Direction Générale de la
Planification et des Politiques Economiques (DGPPE), en partenariat avec le Millenium Institute de
Washington, a développé un modèle de projection à moyen et long termes appelé modèle T21. Eu
égard à l’importance de ce modèle, la DGPPE, en collaboration avec le Millenium Institute de

22
Washington, a entamé une étude dénommée « Intégration des ODD dans les analyses
prospectives ».

Ce modèle générique représente les mécanismes de développement que l’on rencontre dans la
plupart des pays développés et en développement. Ainsi, il couvre un large éventail de défis
auxquels les pays font face à travers le monde : de la pauvreté à la dégradation de
l’environnement, en passant par l’éducation, la santé, la croissance économique et l’expansion
démographique, etc.

En d’autres termes, le modèle T-21 est conçu pour prendre en charge les principaux défis de
moyen et long termes rencontrés par les pays dans leur processus de développement. C’est sur la
base du modèle générique qu’est construit T21-Sénégal, qui intègre les spécificités du pays.

Ce modèle T21-Sénégal, basé sur la dynamique des systèmes, en intégrant les aspects
économiques, sociaux et environnementaux de l’économie, permet d’analyser et de suivre les
politiques publiques pour mieux orienter les choix stratégiques et faciliter la prise de décisions
dans le processus de planification du développement. A cet effet, cet outil d’analyse permettra de
faire l’ensemble des projections des cibles des indicateurs selon les phases déclinées plus haut.
Dans ce sens, il génère des projections sur tous les ODD en fournissant les résultats sur chacun de
ces indicateurs à l’horizon voulu selon le scénario et les niveaux d’investissement nécessaires
pour les atteindre.

III.6. Méthodologie d’alignement des politiques sectorielles sur les deux Agendas

III.6.1. Intégration et priorisation des ODD : Phasage avec les plans quinquennaux du PSE

La démarche suivante sera adoptée pour favoriser l’alignement des politiques sectorielles
sur les deux Agendas. Elle part des résultats du travail effectué dans la Section II.2 ci-
dessus qui a permis de classer les cibles des ODD en 4 groupes, selon leur degré
d’articulation avec les politiques sectorielles :

• Si la cible ODD est dans le groupe1 (Cf. section II.2), alors, il s’agira d’exécuter et de veiller
à la mise en œuvre du PSE à travers les politiques sectorielles pour atteindre ses objectifs
chiffrés dans le PAP 2014-2018 et maintenir le cap de la mise en œuvre de cette ligne
d’action dans les prochains plans prioritaires (ex. PAP 2019-2023) ;

• Si la cible ODD est dans le groupe2 : Alors, il s’agira :


- d’exécuter et de veiller à la mise en œuvre du PSE à travers les politiques
sectorielles pour atteindre une partie de ses objectifs chiffrés dans le PAP 2014-
2018 et de maintenir le cap de la mise en œuvre de cette ligne d’action dans le PAP
2019-2023 ;
- de formuler quelques compléments de lignes d’action pour sa mise en œuvre à
moyen et long terme dans le PAP 2019-2023 ;

• Si la cible ODD est dans le groupe3 : Alors, il s’agira :


- d’exécuter et de veiller à la mise en œuvre du PSE à travers les politiques
sectorielles pour atteindre une partie de ses objectifs chiffrés dans le PAP 2014-
2018 et de maintenir le cap de la mise en œuvre de cette ligne d’action dans le PAP
2019-2023 ;
- de formuler plusieurs compléments de lignes d’action pour sa mise en œuvre à
moyen et long terme dans le PAP 2019-2023 ;
23
• Si la cible ODD est dans le groupe4 : Alors, elle ne concerne pas le Sénégal et ne sera pas
intégrée dans les politiques publiques.

III.6.2. Besoins de financement additionnel du PAP 2014-2018 pour une prise en main des ODD dans le
PSE

Après avoir identifié les cibles qui cadrent avec les lignes d’action du PSE (PAP-2014-2018), celles-ci
feront l’objet d’un costing à travers le PTIP 2016-2018 et compléter par des « idées de projet »
budgétisées. Ce qui permettra de dégager un besoin additionnel compatible avec les cibles
intermédiaires des ODD sur la période 2016-2018. Le comité de maturation des projets veillera au
respect de ces cibles dans l’évaluation ex-ante des projets et programmes. Cette étape prendra
en compte les disparités de genre, tant au sein de la population qu’au niveau des régions et
communes.

III.6.3. Outils et instruments

Le DPBEP est un ensemble de programmes publics qui définit le cadre dans lequel les secteurs ou
ministères peuvent prendre des décisions dans la répartition et l’emploi des ressources.

Dans le contexte de la mise en œuvre du PSE et des ODD, l’élaboration du DPBEP pourrait suivre
la démarche ci-après :

- procéder à l’évaluation technique et financière des activités prévues durant la période du


programme d’activités visant la réalisation de ces objectifs, l’évaluation technique permet
de procéder à des projections réalistes ;
- élaborer un plan de financement pluriannuel des activités prévues par structures
administratives, par nature de dépense et par fonction ainsi que l’origine des
financements par bailleurs ; il importe de s’assurer que les activités nécessaires à la
réalisation des objectifs clés sont financées à un niveau satisfaisant ;
- prévoir une allocation des ressources à moyen terme compatible avec les moyens
financiers disponibles et les priorités sectorielles et intersectorielles, à l’aide d’un système
de plafonds pluriannuels révisables chaque année ;
- assurer la cohérence macroéconomique et macro-financière des activités sur la base d’une
revue des dépenses ; les priorités sectorielles et intersectorielles doivent rester
compatibles avec la viabilité des finances publiques prévue dans le cadrage
macroéconomique de moyen terme de référence ;
- actualiser les prévisions budgétaires pour les rendre compatibles avec les plafonds
approuvés pour l’année concernée par le projet de loi de Finances ;

III.6.4. Budgétisation par objectifs

Les nouvelles directives de l’UEMOA, encourage la mise en place de budgets par objectifs. En
effet, le budget par objectifs propose une démarche nouvelle dans la conception, l’exécution, le
suivi et l’évaluation des budgets. Le cadre d’élaboration réunit les mêmes acteurs que celui du
budget classique. Mais les interventions se font cette fois dans un environnement rénové. La
construction d’un budget par objectifs exige au préalable d’une part la formulation d’une
politique sectorielle concertée et coordonnée entre les acteurs du Gouvernement, les bailleurs
extérieurs, les collectivités locales, les organisations œuvrant dans le secteur et les populations et
d’autre part une stratégie générale du gouvernement pour le développement et le pilotage du
secteur visé sur un horizon pluriannuel.

24
La démarche conduisant à la confection du budget par objectifs se déroule en plusieurs étapes :

- détermination des objectifs spécifiques du secteur et des résultats mesurables pour


les atteindre ;
- identifier des activités permettant la réalisation des résultats recherchés ;
- attachement d’indicateurs aux activités déclinées afin de les mesurer et de les
évaluer ;
- évaluation technique et financière des activités (analyse de projet et de programme
menée sur la base d’une bonne connaissance des éléments de coûts et des coûts
unitaires) ;
- établissement d’un plan pluriannuel regroupant le financement des activités par
structure, administrative, par nature et fonction de dépense et par origine de
financement. Le plan ainsi mis au point présente pour chaque année le budget à
consacrer au secteur avec une information sur des éléments permettant une analyse
de cohérence et d’efficience.

IV. CADRE INSTITUTIONNEL DE SUIVI

IV.1. Mécanismes institutionnels

Le Gouvernement du Sénégal a mis en place un Cadre harmonisé de Suivi et Évaluation des


Politiques publiques (CASE) en 2015 afin d’assurer le suivi-évaluation de ses politiques publiques
qui sont définies dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) 2014–2018.
Le CASE constitue un atout et demeure le dispositif approprié pour s’assurer que le suivi des
indicateurs des objectifs prescrits par les agendas 2030 et 2063 sont articulés aux mécanismes en
vigueur dans le suivi-évaluation des politiques publiques au titre du PSE.

Précisément, le suivi des objectifs des agendas 2030 et 2063 est une démarche nouvelle certes, au
niveau sectoriel ; mais elle est déjà prise en charge de manière implicite par les ministères
sectoriels. De plus, au regard des objectifs du CASE et à la lumière des directives de l’UEOMA,
notamment la délégation de l’ordonnancement, la démarche objective est d’ancrer le cœur des
dispositifs de suivi-évaluation des projets, programmes et politiques publiques au niveau des
secteurs. Par souci d’harmonisation et de cohérence des méthodes et outils, la viabilité
institutionnelle du suivi spécifique des indicateurs des objectifs des agendas 2030 et 2063 s’y
trouverait conforté à travers les mécanismes définis dans le CASE.

Dans cette optique, le Gouvernement, à travers le CASE, devra redynamiser le rôle des entités
ministérielles (Cellules d’Etudes et de Planification, CEPs) en ce qui concerne la fonction
« planification, programmation, suivi et évaluation » de manière à intégrer les préoccupations de
mesure liées aux indicateurs associés aux agendas 2030 et 2063.

Dans cette perspective, la Primature, en concertation avec le BOM, donne des directives aux
ministères sectoriels en direction du renforcement des capacités fonctionnelles des CEPs dans
leurs missions d’assurer une planification, le suivi et évaluation des projets, programmes et
politiques publics en respect des normes requises.

La Direction Générale de la Planification et des Politiques Economiques (DGPPE) et le Bureau


Opérationnel de Suivi du PSE (BOS) s’assureront, dans le cadre du CASE, de la cohérence entre les
objectifs de développement Durable et la planification des politiques économiques et sociales au

25
titre du PSE. En outre, ils s’assurent auprès des CEPs du suivi effectif des indicateurs ODD en
rapport avec les données désagrégées par genre et par régions géographiques.

En termes de processus, le suivi épouse parfaitement ceux du CASE et fait partie intégrante du
mécanisme. Par exemple, les indicateurs de suivi des ODD seront systématiquement intégrés
dans le SIG du PSE et donc ne seront pas distincts de ceux identifiés pour le suivi du PSE. La RAC
sera donc un cadre de partage des résultats prioritaires enregistrés dans la mise en œuvre du PSE
concernant les ODD, y consacrera une analyse spécifique (à travers un document annexe) et
identifiera les contraintes de mise en œuvre des ODD.

Les rapports ainsi élaborés seront soumis pour adoption à un Comité interministériel, présidé par
le Premier Ministre, en présence de l’ensemble des membres du Gouvernement, avant leur
présentation lors de la Revue Annuelle Conjointe présidée par le Président de la République.

IV.2. Participation des acteurs au suivi du PSE, de l’Agenda 2030 et de


l’Agenda 2063

La participation des acteurs autres que l’administration publique est un élément important de
la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation du PSE, de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063.

 Société civile
La société civile a un grand rôle à jouer dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la
stratégie de développement national. En plus d’être une exigence de la communauté
internationale, l’implication des organisations citoyennes trouve des justifications qui tiennent
aux nombreux atouts qu’elles présentent :
- la proximité aux populations,
- la flexibilité,
- la capacité de mobilisation de fonds en complément à la recherche de financement
par l’Etat,
- la capacité de lobbying,
- la capacité à mobiliser les acteurs et les populations,
- la capacité à sensibiliser les populations,
- la capacité à identifier les besoins des populations,
- une riche expertise,
- etc.

Une bonne valorisation de ces atouts devrait permettre à la société civile d’occuper une
grande place et de jouer d’importants rôles dans le cadre du suivi PSE et des agendas
internationaux de développement. L’intervention de la société civile pourra être multiforme
grâce notamment à la diversité des organisations engagées dans l’action citoyenne.

 Participation du Parlement
La participation du Parlement n’est pas explicitement prise en charge par le cadre
institutionnel actuel du PSE. Son implication est envisagée au niveau supérieur mais le degré
reste à préciser.
Dans le cadre de sa mission, l’Assemblée Nationale exerce des pouvoirs et des tâches de
contrôle et de suivi des activités gouvernementales. Ces prérogatives se manifestent à travers
le vote et le contrôle budgétaire, les sessions ordinaires et extraordinaires et les questions
orales qui sont des occasions pour les Parlementaires : (i) d’interpeller l’Exécutif sur l’état
d’exécution des politiques et programmes ainsi que sur l’orientation de l’intervention

26
gouvernementale et, (ii) d’attirer l’attention des autorités sur des points précis qui
concernent la vie de la nation.
Les prérogatives de la Représentation nationale doivent être mises à contribution pour un
contrôle le plus rigoureux possible de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation de la
stratégie. Dans ce but, des dispositions nécessaires devront être prises pour permettre aux
élus du peuple de suivre de près les actions du PSE et des agendas internationaux. A terme, il
serait souhaitable d’inviter le Parlement à tenir tous les ans une session sur l’état
d’avancement de la mise en œuvre du PSE et des agendas internationaux, une occasion où le
Gouvernement viendra présenter devant les représentants du peuple l’état d’avancement des
activités, des résultats à mi-parcours, des blocages, des corrections et améliorations à
apporter, etc. Afin de mieux faire jouer ce rôle aux députés, il est nécessaire de renforcer
leurs capacités, en particulier d’analyse et de proposition dans le domaine de la lutte contre la
pauvreté et du développement durable. Des mesures et actions idoines vont être engagées
dans ce sens.

 Collectivités locales

La décentralisation et la déconcentration des pouvoirs et de la prise de décision préoccupent


depuis longtemps les autorités du pays. L’Acte 3 a consacré de nouvelles avancées
significatives dans ce domaine. En matière de gestion économique du terroir, la réforme
confère aux élus locaux la responsabilité des plans locaux de développement.

Le PSE représente une occasion de renforcer la décentralisation. En effet, dans ses


orientations et ses préoccupations, le PSE fournit un objet concret à la politique de
décentralisation. Le dispositif de mise en œuvre du PSE implique les plans locaux et les
considère comme les instruments efficaces à renforcer pour atteindre les populations. Pour
cela, il est prévu une phase d’articulation et d’harmonisation de ces plans locaux qui devra
faciliter la comptabilisation des actions réalisées entre autres.

 Secteur privé

Le secteur privé est un acteur très important de la Stratégie de développement national.


Ayant conscience de ce rôle essentiel du privé, les autorités sénégalaises ont prévu
d’impliquer les représentants du secteur à divers organes du dispositif institutionnel où leur
présence s’avère appropriée. Ainsi, peut-on noter la présence du Président de la Coordination
Patronale au Conseil interministériel sur le PSE et celle d’un représentant du secteur privé au
sein de toutes les instances de validation. La même approche sera retenue pour ce qui
concerne le suivi des agendas internationaux.

 Partenaires au développement

Pour son financement, le PSE fera substantiellement appel aux ressources extérieures. En
plus de la contribution financière, les partenaires au développement devraient plus que par le
passé développer leur mission d’assistance technique en raison notamment de l’intégration
croissante de dimensions nouvelles à la politique de l’Etat : décentralisation et participation
citoyenne.

Pour les années futures, les partenaires extérieurs devraient privilégier la responsabilité
mutuelle et l’obligation de rendre compte. Concrètement, la coopération devra intégrer les
points ci-après :
- la confiance et la responsabilisation de l’expertise locale et son appui dans les domaines
où elle manifeste un besoin
27
- l’élaboration d’un calendrier de mise à jour qui associe Etat et partenaires au
développement
- l’harmonisation des procédures des bailleurs de fonds. Dans ce but, le Sénégal devrait
mener une campagne internationale pour amener les donateurs à une simplification et à
une harmonisation de leurs procédures.

L’obligation de rendre des comptes à laquelle sont soumis les bailleurs de fonds commande
de leur part une participation au suivi et à l’évaluation des activités qui les impliquent. Dans
cette tâche, ils devraient favoriser une collaboration avec la société civile pour suivre la
traçabilité des ressources, l’effectivité de leur utilisation, la qualité des produits qui en sont
issus et leurs impacts sur les bénéficiaires.

Les figures ci-après décrivent les différents mécanismes et processus qui seront mis en œuvre.

Figure 1 : Mécanisme de suivi des ODD dans le cadre du CASE

28
Figure 2 : Processus de mise en œuvre

;
Conditions préalables
Conception d’un cadre institutionnel approprié

PSE – ODD - PAG


Cadres de
référence

Cadrage Macroéconomique
Plan d’Actions Global
DPBEP et DPPD

Diagnostic stratégique
Budget-Programme

Cadre Logique
Tableau des Indicateurs
unifié

Tableau d’Evaluation Financière


Tableau de Financement
Tableau d’Eclatement par Nature de Dépense
Tableau Explicatif des Activités Programmées
Tableau des Charges Récurrentes
Cadre institutionnel de

Responsables de la planification DGPPP


Responsables de projets phares
mise en œuvre

Cellules de Suivi-Evaluation (CEP)


Point Focal (PF/CSE/OSC) par structure ;
Cellule de Passation des Marchés (CPM)
Services techniques régionaux
Services Statistique

Cadres de concertation
Conception et mise en œuvre d’outils de
Système de suivi-

SE : T21 – Base Indicateurs, …. Suivi mensuels des PTA et PPM


évaluation

Cadres Logiques Revues trimestrielles du PTA et PPM


Revues Sectorielles et RAC ;
Réunion des Comités de suivi
Comité de maturation des Projets

Outils de mise en œuvre opérationnelle


Plans de Travail Annuel (PTA), PPM, PAP ;
Plan de Consommation de Crédit ;
Plan de Passation des Marchés;
Rencontres trimestrielles (suivi de l’exécution des projets et dans les projets)

Reddition des comptes :


Rapport de RAC ;
Rapports semestriels et annuels de Performance
29
Figure 3 : schéma fonctionnel de mise en œuvre

Validations et suivi des


Au niveau politique

Revue annuelle conjointe


présidée par le Président de la recommandations
République
Conseil interministériel
Partage et appropriation

Rapport d’état d’avancement de la mise en


Comités ministériels
Collecte et analyse de données sectorielles
de suivi-évaluation

œuvre du PSE et des ODD


Au niveau opérationnel

Comités régionaux de Collecte et analyse de données régionales


suivi-évaluation;

Partenaires techniques et financiers


Commissions
Organisation de la société
d’acteurs
civile
Elus locaux

Secteur privé

Dispositif de coordination

Comités techniques de suivi présidés par les organes du


MEFP – MEDD - MAS
Comités de suivi des Comité de suivi du PAP
indicateurs ODD

30
ANNEXE : ACTIVITES ET CHRONOGRAMME :
Activités Objectifs/ résultats Echéance
Préparer un rapport bilan de la mise en œuvre des OMD au Sénégal (Bilan 2000-2015) :
- Evolution du cadre macroéconomique sur la période 1990-2015
Evaluation finale des OMD au - Principaux programmes et stratégies mis en œuvre au cours de la période 2000-2015 Terminée
Sénégal - Tendance des cibles par OMD et les leçons apprises (1990-2015)
- Les goulots d’étranglements et contraintes de mise en œuvre
- Le PSE, nouveau paradigme pour l’accélération des OMD ?
Elaboration d’un document de stratégie de suivi des ODD et de l’Agenda 2063au Sénégal :
- Résumé du rapport bilan OMD et des leçons apprises ;
- Mise en cohérence et articulation des lignes d’actions prioritaires du PSE et les cibles des 17 ODD et de l’Agenda 2063 ;
- Faire la priorisation des ODD et de l’Agenda 2063 au Sénégal basée sur les critères de priorisation des lignes d’actions du
PSE
Elaboration de la stratégie nationale - Faire le costing des cibles en se basant sur les projets et programmes du PTIP et les mesures du PSE et dégager un Besoin
de suivi de la mise en œuvre des de financement pour chaque ODD prioritaire ou cible de et de l’Agenda 2063 (Acquis et gap) ; En cours
ODD et de l’Agenda 2063 - Proposer une architecture institutionnelle de suivi des ODD et de l’Agenda 2063;
- Proposer une liste d’indicateurs des ODD et de l’Agenda 2063, en cohérence avec les indicateurs de suivi du PSE (CASE) ;
- Préparer une liste restreinte des indicateurs phares de suivi des ODD au niveau national en tenant compte de l’approche
genre et les projections – cibles ;
- Organiser deux ateliers : Technique de validation du document et politique d’adoption de la stratégie nationale
- Tenue d’un Conseil interministériel sur le Document de stratégie
Présenter les ODD à toutes les catégories d’acteurs au niveau régional et local avec une stratégie de communication et
d’accompagnement de la prise en main des ODD par toute la nation (Relais communautaires) :
Vulgarisation des ODD et de - Organiser 14 ateliers régionaux ; novembre-
l’Agenda 2063 dans les régions - Organiser 5 ateliers avec les commissions d’acteurs décembre 2016
- Organiser 5 ateliers de formations des Maires et leurs adjoints
- 3 ateliers de formation avec les Organisations de la société civile
Elaboration un avant-projet de document de programme budgétisé avec l’ensemble des parties prenantes :
Elaboration d’un programme - Composante « production de rapports de suivi »
Novembre-
national de suivi de la mise en œuvre - Composante « formation en renforcement de capacités des acteurs »
décembre 2016
des ODD et de l’Agenda 2063 - Composantes « production d’outils de suivi des ODD »
- Composante « gestion du programme »

Page | 31