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4 • Évaluation de la propreté 4.

1 Évaluation par des méthodes


de surface de contrôle courant ou d’atelier

La notion de mouillabilité peut permettre, pour un liquide donné et une géométrie


de surface donnée, de comparer en première approximation l’énergie superficielle
des métaux dans leur environnement et d’évaluer le rôle des conditionnements de
surface. Un angle de mouillage important peut être associé à une énergie de surface
faible et un angle de mouillage faible à une énergie de surface élevée. Il faut toute-
fois noter que l’aptitude au mouillage d’un solide métallique dépend de beaucoup
de paramètres et en particulier des caractéristiques géométriques de la surface
(rugosité, morphologie des couches superficielles) qui influent sur les phénomènes
de capillarité. Les effets d’étalement liés à la capillarité peuvent être mis en

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évidence en prenant en compte le facteur temps lors de la mesure des angles de
contact.

4.1.2 Mesure du potentiel de surface

La présence de sources de contamination entraîne une modification de la mobilité


des charges superficielles électroniques et par voie de conséquence une variation du
potentiel de surface. Cette variation peut être appréciée d’une manière indirecte au
moyen d’une source d’excitation par décharge couronne à l’air ambiant. Le prin-
cipe de la mesure est le suivant : on réalise une décharge couronne à faible dose à la
surface d’un échantillon métallique, puis on suit l’évolution du retour vers l’équi-
libre du potentiel électrique de la surface ainsi sollicitée. Le retour du potentiel
vers l’équilibre est enregistré différemment selon la présence ou non d’espèces adsor-
bées en surface et suivant leur nature. La mesure du temps de retour à l’équilibre
d’une surface qui a subi une décharge couronne est un paramètre d’évaluation de la
propreté de surface. L’appareillage utilisé a été développé par le CNRS en collabora-
tion avec la société Hydrodynamique et Frottement HEF (2) (3) sous la dénomi-
nation de « Coronasurf ».
La tension superficielle de la pièce peut être évaluée d’une manière plus qualitative
au moyen de différentes solutions aqueuses de tensions superficielles croissantes (de
27,2 · 10– 3 à 107,6 · 10– 3 N · m– 1) encadrant celle de l’eau pure (73 · 10– 3 N · m– 1)
et déposées sous forme de gouttes de volume déterminé sur la surface. La première
solution capable de s’étaler sur la surface permet d’évaluer la tension superficielle
de la pièce (4).

4.1.3 Mesure du pouvoir d’émission exoélectronique

Il s’agit de la technique OSEE (Optically Stimulated Electron Emission) développée


par Photo Acoustic Technology Inc (5) et qui consiste à envoyer sur une surface
un rayonnement UV de longueur d’onde particulière. Il en résulte une émission
électronique stimulée dont le courant peut être fortement réduit par la présence
d’une contamination superficielle (ionique ou non ionique). L’équipement est
connecté à un ordinateur et le signal transformé en codes de couleur, ce qui
permet une comparaison directe de plusieurs échantillons. Cette méthode est très
sensible, de mise en œuvre simple et susceptible d’être appliquée en continu, mais
elle nécessite une calibration pour chaque type de contamination superficielle. À
titre d’exemple, elle a été appliquée avec succès à la détection en continu d’huile rési-

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