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"Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit" affirme Saint Exupéry.

Pensez-vous que les différences culturelles ou sociales entre individus soient un obstacle
à la communication, ou, au contraire, une source d'enrichissement ?

Quand on considère les rapports existant entre les individus, on est frappé par
l'intérêt accordé à la différence, partout, et quelle que soit la forme qu'elle prend. Les uns s'en
méfient ou, pire, la rejettent absolument. D’autres, au contraire, la recherchent et la valorisent

Si, dans certains cas, les différences culturelles ou sociales entraînent la méfiance
peut-on réellement nier les avantages du dialogue entre des êtres aussi divers que le sont les
humains peuplant  notre planète ?

Certains esprits, ignorants ou convaincus de leur supériorité, considèrent


celui qui diffère d’eux comme un étranger : "comment", disent-ils, "communiquer, traiter
d’égal à égal avec un étranger "? Ce qu’il est ce qu’il fait, ce à quoi il croit, s’oppose en tout
point à leurs habitudes : il parle une autre langue, qui, peut-être, ne sonne pas bien à leurs
oreilles ; sa façon de s’habiller, de se coiffer, est bizarre ou ridicule ; ses rites, son
comportement, ne sont-ils pas contraires au bon sens ?

Considérée ainsi, toute différence représente un obstacle insurmontable sur


le chemin de la communication. Cependant, et heureusement, cela n’est pas toujours le cas :
les gens équilibrés, tolérants, considèrent l’autre comme un interlocuteur valable, une source
"d’enrichissement", non comme une menace.

A notre époque, où l’ignorance recule emmenant les préjugés, où les


médias, les voyages facilités, la généralisation de l’instruction rendent le monde accessible,
faire connaissance avec l’autre apporte beaucoup. Cela signifie entrer en contact avec la
diversité du monde, avec l’extrême variété des modes de penser et de se comporter. D’autres
êtres que nous existent, vivent selon d’autres principes, suivent d’autres traditions, parlent une
autre langue : cela nous apprend, d’abord, à relativiser les choses, à donner à chaque opinion
l’importance exacte qu’elle mérite ; mais, d’autre part, la confrontation avec ce qui nous est
étranger est toujours fructueuse, parce qu’elle nous pousse à corriger, à améliorer tout ce qui
peut l’être.

Apprendre une langue étrangère, s’intéresser à d’autres modes de vie, rencontrer des gens de
toutes sortes, de toutes origines, cela augmente nos connaissances, cela élargit notre culture.

Ainsi, plutôt que d’avoir peur des différences et de s’enfermer dans des partis
pris, il vaudrait mieux privilégier le dialogue avec l’Autre : vivre ensemble en harmonie est à
ce prix seulement.