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L’accompagnement des très petite

entreprises

Remerciement:

Ce modeste travail est le fruit des efforts et des sacrifices consentis par les
enseignants de l'université qui ont guider dans la voie de la recherche et de la
connaissance.
Nous prions Allah qu'il récompense ses nobles enseignants.
Nous voudrions présenter nos remerciements à notre encadreur. Nous voudrions
également lui témoigner notre gratitude pour sa patience et son soutien qui nous a
été précieux afin de mener notre travail à bon port.
Sans oublier ceux qui ont participé de près ou de loin à réaliser ce projet.

1
Liste des abréviations:

PME Les petites et moyennes entreprises

GE Grande Entreprise

TPE  Très Petite Entreprise

ETI entreprises de taille intermédiaire

PMI petite et moyenne industrie

HCP Haut-commissariat au Plan

CCG Caisse Centrale de Garantie

TVA Taxe sur la valeur ajoutée

IR Impôt sur le Revenu

2
Résumé :
Les entreprises détiennent une place très importante dans l’économie nationale
marocaine où elles contribuent dans la création de la richesse et de la valeur ajoutée, ainsi
elles jouent des rôles très importants dans la réduction des taux de chômage par la création
des postes de travail et des opportunités d’emploi, ce qui va augmenter les niveau de
consommation et les niveaux de vie.
Ces entreprises peuvent être de différentes tailles et peuvent prendre des différentes formes,
cela dépend de plusieurs facteurs qui sont : le nombre d’employés, le chiffre d’affaire et le
total du bilan, où on trouve la grande, la petite et moyenne et la très petite entreprise. La
première se caractérise par un effectif permanant d’au moins 250 salariés, un chiffre d’affaire
qui doit atteindre 75 millions DH et un total de bilan de 90 millions DH et plus. La deuxième
doit avoir entre 10 et 250 salariés, entre 10 75 millions DH dans son chiffre d’affaire et entre
15 et 90 millions DH dans son total de bilan. Finalement la très petite entreprise ne doit pas
dépasser 10 salariés dans son effectif permanant, elle doit avoir moins de 10 millions DH et
moins de 15 millions DH dans son bilan total.
Au Maroc, les TPE et les PME occupent 93% de la structure des entreprises contre 7%
pour les grandes entreprises. Géographiquement, 63% des entreprises sont concentrées dans
l’espace régional Casablanca-Tanger, où 39% sont implantées à Casablanca-Settat, 15% à
Rabat-Salé-Kenitra et 9% à Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Les TPE et les PME sont fortement
concentrées dans les services et faiblement présentes dans l’industrie, en revanche, les
grandes entreprises sont quasi-équitablement réparties entre les secteurs de l’industrie (27%),
de la construction (23%), du commerce (27%) et les services (24%).
D’après ce qu’on a vue, l’Etat doit concentrer ses efforts sur les PME et les TPE parce
que, tout d’abord, elles représentent une part très importante du tissu économique marocain,
également aussi parce qu’elles jouent des rôles très importants sur plusieurs niveaux, par
exemple elles constituent un facteur essentiel dans la croissance économique où les TPE et les
PME partagent la responsabilité envers la société et l’environnement.
Malgré leur rôle vital, les TPE et les PME se trouvent encore devant des difficultés de
l’ordre juridique, fiscal et surtout de l’ordre financier, soir lors de leur création soir dans le
cycle d’exploitation. C’est la ou intervient le programme INTELAKA. Ce dernier vient pour
aider les auto-entrepreneurs, les jeunes diplômés qui sont en situation de chômage et les
porteurs de projets, également aussi ce programme a pour objectif de réduire le taux de
chômage élevé qui atteint dans 9,4% avec 1.114.000 personnes au titre du troisième trimestre
de 2019.

3
Le programme INTELAKA contient trois produits, chuan entre eux a ses propres
caractéristiques et concernent une certaine catégorie. Le premier produit est appelé « Damane
Intelak » qui concerne le milieu urbain, ce produit sert à réduire le taux d’intérêt à 2% et il est
plafonné à 1,2 millions DH assortie d’une garantie de la Caisse Centrale de Garantie « CCG »
pouvant atteindre 80%. Ce produit est destiné aux entreprises de moins de 5 ans d’existence,
ainsi que celles qui seront créées. Le deuxième produit est appelé « Damane Al Moustatmir
Al Qarawi » concerne le milieu rural, il présente un taux d’intérêt très réduit qui atteint
1,75%, il octroie des crédits plafonnés à 1,2 millions DH en faveur des petites exploitations
agricoles aussi bien que les projets intégrés à l’opération de Melkisation des terres collectives
grâce au soutien du Fonds Hassan II. Le dernier programme est le Start-TPE, il est conçu
comme un prêt « d’Honneur » de 50.000 DH à un taux d’intérêt nul de 0% et sans exigence de
suretés remboursable sur 5 ans.

Mots clés :
TPE
L’accompagnement des entreprises.
Difficulté financière.
Programme INTELAKA.
Chômage

4
Sommaire
Remerciement:.....................................................................................................................................2

Liste des abréviations:.........................................................................................................................3

Résumé :...............................................................................................................................................4

Introduction Générale :.......................................................................................................................7

Chapitre I : Conceptions générales sur la PME, ses caractéristiques, ses statistiques et son
rôle :......................................................................................................................................................8

Introduction.............................................................................................................................8
Section1 : classification et structure des entreprises au Maroc...............................................8
I. les différents types d'entreprises selon leurs dimensions.......................................8
II. La structure des entreprises au Maroc.....................................................................9
Section 2 : définitions et rôles de la PME dans le développement économique et social...10
I. Les définitions de la PME :......................................................................................10
II. La PME dans les pays en voie de développement (PVD).......................................13
III. La PME au MAROC :................................................................................................13
IV. Les limites de la définition de la PME.....................................................................15
V. Les caractéristiques, Atouts et faiblesse des PME :...............................................16
VI. Rôle de la PME :......................................................................................................19
Conclusion :...........................................................................................................................20
Chapitre II : L’accompagnement des entreprises..........................................................................22

Introduction :.........................................................................................................................22
Section 1 : Les difficultés rencontrées par les TPE et des PME et le chômage :...................22
I. Les obstacles administratif et financier :................................................................23
II. Les obstacles d’ordre fiscal :...................................................................................23
III. L’importance et les difficultés de financement des TPE et des PME :...................23
IV. La situation du chômage au Maroc :......................................................................24
Section 2 : La stratégie de L’Etat à travers Programme INTELAKA..................................26
I. Définition du programme INTELAKA :....................................................................26
II. Les objectifs du programme INTELAKA..................................................................26
III. Le Lancement du Programme INTELAKA :..............................................................26

5
IV. Les produits du programme IINTELAKA :...............................................................27
Conclusion :...........................................................................................................................28
Conclusion générale :........................................................................................................................29

6
Introduction Générale  :
Les très petites et les moyenne entreprises jouent un rôle très important dans l’économie
nationale marocaine, autant que dans d’autres économies étrangères. Elles représentent
environ de 93% du tissus économique national avec presque 3.000.000 TPME selon une
enquête du Haut-commissariat du Plan menée en 2019, contre 7% des grandes entreprises, ce
qui mène certains à appeler les TPME comme de l’économie nationale. Ces entreprises
détiennent la part majeure dans la valeur ajoutée créée et la richesse du pays, ainsi qu’elles
aident à réduire les taux de chômage par la création des postes de travail
Malgré leur rôle important dans l’économie, ces entreprises, elles rencontrent souvent des
difficultés notamment en matière de financement ou d’ordre gestionnel, ce qui impose à
chaque fois des mesures d’accompagnement. Plusieurs facteurs interviennent dans ces
mesures d’accompagnement des TPME. Outre les banques et les institutions de crédit, il y a
des établissements publics qui participent dans ces mesures de relance et d’accompagnement
de TPME, on cite à cet égard les Centre Régionaux d’Investissement, les Chambres de
commerce, d’industrie et de services, et le ministère de l’industrie, commerce, de l’économie
verte et numérique, notamment à trouver à travers son institution MAROC PME
Nous allons nous limiter dans ce mémoire sur le dernier programme d’appui et
d’accompagnement des entreprises appelé programme INTELAKA, on va d’abord traiter dans
un premier chapitre met l’accent sur les TPE et les PME, par leur donner une définition,
montrer leur rôle dans l’économie et distinguer entre les différents types d’entreprises.
Alors Comment se classifier les entreprises au Maroc ? Où réside l’importance des TPE et des
PME dans l’économie marocaine et qu’elles sont les rôles qu’elles jouent ? Et Quels sont les
obstacles que les TPE et les PME rencontrent ? Et finalement comment programme
INTELAKA va intervenir pour faciliter l’accès au financement pour ces derniers ?

7
Chapitre I  : Conceptions générales sur la PME, ses caractéristiques, ses statistiques et son
rôle  :
Introduction
La plupart des études et recherches économiques mettent l'accent sur l’importance des
petites et moyennes entreprises et le fait qu'elles constituent un facteur de croissance
économique très important. En effet, ces entreprises forment l'armature de toutes les
économies aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays émergents. Les raisons en
sont pour l'essentiel, la souplesse de leur gestion, la rapidité de leur réaction et leur capacité
d'adaptation aux exigences d'un environnement de plus en plus pressant.
L'objet de ce chapitre se limite dans la présentation de diverses définitions de la PME, ses
caractéristiques, faiblesses, des statistiques, et son rôle dans la vie économique et sociale
Section 1 : classification et structure des entreprises au Maroc
I. Les différents types d'entreprises selon leurs dimensions
La dimension de l’entreprise signifie l’ordre de sa grandeur c’est à dire sa taille les
critères généralement choisis pour déterminer la taille d’une entreprise sont l’effectif et le
chiffre d’affaires en appliquant l’un de ces deux critères
On distingue la GE (Grande Entreprise), l’ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire), la
PME (Petite et Moyenne Entreprise), la TPE (Très Petite entreprise), et la micro entreprise
Ces différentes catégories doivent être cernées pour mener à bien une étude de faisabilité d’un
projet de création d’une société.
1) La Grande Entreprise   :
Une entreprise est dite GE quand elle dispose de plus de 5000 salariés. La présence de
cette catégorie permet aux PME d’avoir lieu d’être. En effet, une grande entreprise est
souvent source du système de sous-traitance, alimentant souvent les PME.
2) La Petite et Moyenne Entreprise   :
La notion de la PME au Maroc est, à partir de la stratification d’un échantillon, composé
de près de 10.000 entreprises, ceux-ci proposaient de définir les PME marocaine sur la base
des trois critères suivants :
-Total Effectif : < 200 personnes
-Chiffre d’Affaires : < 50 millions DH
-Total bilan : < 30 millions DH

3) L’Entreprise de Taille Intermédiaire

8
Elle est constituée des entreprises qui n'appartiennent pas à la catégorie des PME et qui,
d'une part, occupent moins de 5 000 salariés, d'autre part, ont un chiffre d'affaires annuel
n'excédant pas 1,5 milliard de dirhams ou un total du bilan n'excédant pas 2 milliards De
dirhams.L'entreprise est entendue dans le décret comme la plus petite combinaison d'unités
constituant une unité organisationnelle de productions de biens et de services
4) La Très Petite Entreprise
Les très petites entreprises (TPE), qui emploient moins de 5 salariés et réalisent un
chiffre d’affaires inférieur à 3 millions de dirhams, constituent une frange importante du
tissu entrepreneurial.
Elles représentent plus de la moitié des sociétés immatriculées au registre central du
commerce. Ces microstructures qui offrent un espace de stimulation de l’esprit d’entreprise
ont un effet hautement bénéfique sur la densification du tissu économique et sur la lutte contre
la précarité (intégration sociale).
5) La PMI
La PMI (Petite ou Moyenne Industrie) est une entreprise dont l’effectif dépasse 10
salariés mais n’en compte généralement pas plus de 250. Le chiffre d’affaire annuel demeure
inférieur à 50 millions de dirhams en PMI. A la différence d’une PME, une PMI concentre
son activité sur l’extraction ou transformation de biens.
Souvent remplacé par le sigle PME, la PMI se place en deuxième position en termes
d’importance d’entreprise.
II. La structure des entreprises au Maroc
La structure des entreprises au Maroc est à 93% constituée de très petites et moyennes
entreprises (TPME), contre 7% de grandes entreprises (GE), selon le Haut-commissariat au
Plan (HCP).1
Les TPME se répartissent entre les très petites entreprises (64%) et les petites et moyennes
entreprises (29%), selon les résultats de l'enquête nationale menée par le HCP auprès des
entreprises en 2019.
Cette enquête, qui s'est déroulée entre janvier et juillet, fait également ressortir que près des
deux-tiers (63%) des entreprises sont concentrées dans l'espace régional Casablanca-Tanger
(39% implantées à Casablanca-Settat, 15% à Rabat-Salé-Kenitra et 9% à Tanger-Tétouan-Al
Hoceima).

Le HCP est chargé de la production, de l'analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc
1

9
En outre, le HCP indique que la répartition par secteur d'activité montre que près de 42% des
entreprises opèrent dans le secteur des services, 27% dans le commerce, 21% dans la
construction et 10% dans l'industrie.
Les TPE (44%) et les PME (42%) sont fortement concentrées dans les services et faiblement
présentes dans l'industrie avec respectivement un poids de 8% et 11%, relève la même source,
notant qu'en revanche, les grandes entreprises sont quasi-équitablement réparties entre les
secteurs de l'industrie (26%), de la construction (23%), du commerce (27%) et des services
(24%).
- selon le classement établi en 2018 par le magazine américain Forbes,  que cinq
entreprises marocaines font partie des 2 000 plus grandes entreprises cotées en Bourse dans le
monde, et selon les classements établis en 2019 par le magazine français Jeune Afrique, que
64 entreprises marocaines font partie des 500 premières entreprises africaines, 15 des 50
entreprises africaines les plus rentables et 67 des 150 premières entreprises d'Afrique du Nord
Section 2  : définitions et rôles de la PME dans le développement économique et
social
I. Les définitions de la PME  :
1) Différentes définitions des auteurs de la littérature
Suivant les différentes définitions conçus par différentes auteurs de la littérature, nous
allons proposer quelques une, afin d'essayer de comprendre le terme PME,
 Selon Julien et Morel (1986) 2: “la PME est un concept flou dont les définitions varient”
 Selon Bucaille et Beauregard (1986) affirment que : “la PME est diversité elle l'est dans
son marché, dans ses comportements, dans ses hommes, dans son évolution, dans ses
technologie ou dans ses risques. Aucune PME ne ressemble totalement à une autre”3
 Selon weber (1988) “les entreprises différent par la taille, le métier, la nature du capital
(personnel, familial, étranger …) ; mais aussi par le degré d'autonomie (société
indépendante, filiale, sous-traitante…), le rapport à l'économie mondiale (secteur protégé,
en expansion ou en déclin,…) à l'origine sociale de son chef, son capital culturel et
relationnel, son identité patronale”4

2
 Julien et Morel (1986) in <wtterwulaghe, la PME est une entreprise humaine, Ed, de Boeck, 1998, p13>
3
 Colot olivier < la transmission des PME familiales non cotées : approche de la transmission en Wallonie et
impact sur la performance des entreprise>, 2007, p19.
4
 Idem

10
 Selon wtterwulaghe5 “pour obéir à des impératifs d'efficacité, la PME est souvent définie
au moyen de paramètre quantitatifs tels que chiffre d'affaires, le total bilan taire, le
bénéfice ou le plus souvent l'emploi, ceux – ci visent en effet à cerner le critère de la taille”
 Selon Torres davier6 “les PME sont considérées comme des entreprises aux multiples
vertus : adaptabilité, flexibilité, créativité, ambiance de travail conviviale…”
2) PME La dans les pays industrialisés   :
La définition de la PME dans les pays industrialisés se base sur des critères différents et
très diversifiés, ceci reflète la pluralité ses objectifs à réaliser sur les plans démographiques,
économiques et financières
Néanmoins, le critère retenu reste celui de l'effectif des employés dans l'unité de production7
La définition de la PME à l'union européenne (EU)
Pour faire face à la divergence des définitions données par les différents pays européens
aux PME, la commission Européenne est intervenue en 2003 pour modifier et standardiser
cette définition8. Ainsi, est considérée comme PME toute entreprise ayant :
 Un effectif de mois de 250 personnes
 Un chiffre d'affaires annuel l'excédent pas 50M d'euros ou un total bilan n'excédant pas
43M d'euros.
 L'indépendance : l'entreprise ne doit pas être contrôlée à plus de 25% par une autre
entreprise qui n'est pas elle-même PME.
Le tableau ci-dessous 9résume les seuils quantitatifs fixés par la commission Européenne pour
définir les PME :
Type d'Entreprise Effectifs Chiffre d’affaire Total du bilan
Moyenne Entreprise <250 UTA ≤50M€ (Auparavant ≤43M€ (Auparavant
40M€) 27M€)
Petite Entreprise <50 UTA ≤10M€ (Auparavant ≤10M€ (Auparavant
7M€) 5M€)
Micro Entreprise <10 UTA ≤2M€ ≤2M€
(UTA =Unité de travail par année)

5
 Wtterwulaghe, la PME une entreprise humaine, Ed, de Boeck, 1998, p14
6
 Tores olivier < les PME >. Ed, Flammarion, paris, 1999, p13
7
 A. Bouzid, PME et stratégie du développement au Maroc, Ed. 1997. p22
8
: voir la recommandation de la commission du 6 mai 2003concernant la définition des micros, petites et
moyennes entreprises (2003/361/CE)
9
Source : communication de la commission on européenne

11
La définition de la PME aux USA
Contrairement aux états européens, la définition donnée aux PME aux États-Unis diffère
selon le secteur d'activité de cette dernière. En effet, la PME est définie selon deux critères
cumulatifs :
 L'indépendance tant pour la détention du capital que pour la gestion
 L'absence de position dominante dans son marché
Les autres critères purement qualitatifs varient selon les secteurs d'activité. Selon le Small
business ACT (SBA), le seuil de l'effectif global d'une PME est fixé à 500 salariés mais
pourrait être étendu à 1500 dans l'industrie manufacturière. Le chiffre d'affaires varie
également selon les secteurs : il doit être inférieur à 5 millions de dollars dans les services, à
13,5 M dans les activités commerciales et ne doit pas excéder 17M dans le secteur de
construction.
la définition de la PME au japon :
Le japon est doté d'un secteur de PME très actif dont les complémentarités avec celui
des grandes entreprises ont réussi. La puissance des PME dans le Japon réside dans sa
flexibilité, la souplesse de sa structure et sa capacité à cumuler une technologie.
La définition retenue se base uniquement sur des critères quantitatifs, et le secteur d'activité.
“Une entreprise industrielle est classé petite et moyenne si elle emploie mois de 300
personnes et dont le capital n'atteint pas 100 millions de yens”
II. La PME dans les pays en voie de développement (PVD)
A l'instar des pays développés, les PME dans les pays en voie de développement
forment l'ossature du secteur. Leur contribution au processus du développement est vitale car
elles sont d'importantes pour voyances d'emploi, 90% des entreprises sont des PME et elles
représentent entre 50% et 60% des emplois voire 80% dans certains pays. Elles assurent une
meilleure allocation des capacités productives, leur développement s'affirme aussi comme un
axe majeur de la lutte contre la pauvreté et permet la réduction des écarts et disparités
économiques entre les villes et les compagnes.
Il ressort des critères fixés par les pays en voie de développement pour la délimitation de la
PME que la priorité est donnée à l'emploi. En effet, le maximum demandé dans les (PVD) ne
dépasse pas 199 salariés, alors que dans les pays industrialisés ou la main d'œuvre fait défaut
avance jusqu'à 1500, logiquement c'est l'inverse qui devrait se produire, ceci est expliqué par

12
le haut niveau d'industrialisation et de technologie de ces pays et par la faiblesse des capitaux
dans les PVD.
Si on prend l'Afrique comme exemple, la PME est définie comme suit “toute entreprise
agricole, commerciale, industrielle ou de service qui soit sortie du stade artisanal et d'une
structure d'entreprise individuelle pour avoir un certain nombre de salariés plus ou moins
grand. Cette entreprise sera dirigée en général par un seul homme à savoir le patron autour
auquel tourne la PME”
III. La PME au MAROC  :
La définition de la PME au MAROC a connu une évolution en relation avec la
multitude de textes juridiques visant principalement à mettre en place des dispositifs d'appui à
ce type d'entreprise en raison de leur fragilité.
Il s'agit chronologiquement des dispositions contenues dans les textes ci-après :
 La procédure simplifiée accélérée de 1972,
 Le code des investissements de 1983
 Les dispositions du FOGAM pour la mise à niveau des PME
 La définition de la banque centrale Bank Al-Maghreb de 1987
 La charte des PME de 2002.
 La dernière définition de PME Marocaines (EX : ANMPE) pour notre part, nous me
contenterons de traiter plus particulièrement les trois dernières définitions et celle de code
d'investissements
1) Définition du code d'investissement de 1983  :
Jusqu'à la promulgation de ce code, il n'existait pas une définition légale de la PME. Le
code définit la PME dans son article 3 : “comme étant l'entreprise dont les investissements à
la création on à l'extension ne dépassent pas 5M de DHS et dont la valeur en biens
d'équipement par emploi stable crée ne dépasse pas 70 000 DHS”10 .Il faut souligner que cette
définition ne tient pas compte du nombre des emplois créés puisqu'elle insiste sur le coût par
emploi.
2) Définition de la banque centrale  : Bank Al-Maghreb  :
Dans le cadre de la mise en place des approches avancées “Bâle 2” en matière du risque
de crédit, les seuils de segmentations de la banque centrale du Maroc (BAM) ont été revus et
une nouvelle définition a été élaborée. Deux critères déterminants ont été retenus11 : le chiffre
d'affaire annuel et le montant des crédits bancaires dont la PME bénéficie.
10
Article 3 code des investissements
11
Cf. annexe 1 de la circulaire N8 /6/2010 de BAM, Rabat, 31 décembre 2010, p26

13
La circulaire n°8/6/2010 relative aux exigences en fonds propres pour la couverture des
risques de crédit, il s'agit des critères suivants :
 La grande entreprise : le CA hors taxes ou celui du groupe d'intérêt auquel elle appartient,
est supérieur à 175 millions de dirhams
 La petite et moyenne entreprise : y compris les entrepreneurs individuels et celle qui
répond à l'une des deux conditions suivantes :
o Le chiffre d'affaires hors taxe ou celui du groupe d'intérêt auquel elle appartient est
supérieur à 10 millions de dirhams et inférieur ou égal à 175 millions de dirhams
o Le chiffre d'affaires hors taxe est inférieur à 10M DHS et le montant global des créances
que détient l'établissement de crédit à son égard ou du groupe d'intérêt auquel elle
appartient est supérieur à 2M DHS
 La très petite entreprise : le chiffre d'affaires hors taxe ou celui du groupe auquel elle
appartient est inférieur à 10M DHS et le montant global des créances détenues à son égard
est inférieur à 2M DHS
3) Définition de la charte des PME  : version légale  :
Depuis la loi 53-00 formant 《 charte de la PME 》 12du 23 juillet 2002, la PME a
désormais une définition officielle. Conformément à l’article premier de cette loi, la PME est
décrite selon trois critères :
 le premier lié à la gérance qui doit être assurée directement par des personnes physiques
qui en sont les propriétaires, copropriétaires ou actionnaires
 Le second critère est relatif à la propriété du capital ou au droit de vote qui ne peut être
détenu à plus de 25% par une entreprise ou un ensemble d'entreprise qui ne correspond pas
à la définition de PME
 Par ailleurs, les PME doivent répondre aux deux conditions suivantes :
Avoir un effectif permanent ne dépasseras 200 personnes
- avoir réalisé, au cours les deux derniers exercices, soit un chiffre hors taxes inférieur à 75M
DHS, soit un total de bilan inférieur à 50M DHS.
La charte propose également des critères spécifiques aux entreprises nouvellement crées,
celles qui ont moins de deux années d'existence : sont considérées comme PME les
entreprises ayant engagé un programme d'investissement initial inférieur à 25M DHS et
respectant une ration d'investissement par emploi inférieur à 250 000 DHS.
4) Nouvelle définition de la PME au MAROC (ex  : ANMPE)  :

12
Cf. article premier du bulletin officiel N 5036 du 27 joumada2, 1423. (5 septembre 2002), p 921

14
La nouvelle définition de la PME émise par PME Marocaines 13 prend en considération
seulement le critère du chiffre d'affaires et fait abstraction du total bilan et de l'effectif de
l'entreprise.
Cette nouvelle définition de la PME ou seul le critère du chiffre d'affaires est retenu, 175
millions constituera le seuil séparant la PME (CA <175 millions) de la grande entreprise
(CA>175M).
IV. Les limites de la définition de la PME
Après avoir exposee les différentes définitions de la PME. On constate qu'il est
impossible de dégager une définition orthodoxe valable pour tous les pays ou même pour un
seul au MAROC , étant donné de développement inégal des différentes régions ainsi que la
dissémination très irrégulière de la population sur le territoire national, et le développement
disproportionnel d'un secteur à un autre ou d'une branche par rapport à une autre, il est
impératif de définir la PME sur la base des critères d'éligibilité dans le cadre, général d'une
définition par région, zone, branche…etc. Le chiffre d'affaires de électromécanique par
exemple ne doit pas par être le même que celui de l'agro-industrie, autrement dit, la définition
doit prendre en compte plusieurs facteurs socio-économiques (le niveau de vie, le prix, les
salaires…)
Ainsi une telle définition ne devra pas par conséquence retenir simplement des plafonds
maximum ou planches minimum, mais prendre en considération les paramètres pris dans
noutre réalité socio-économique.
La possibilité de compenser la faiblesse au niveau des coûts de production par des économies
au niveau des coûts de gestion, d'organisation.
V. Les caractéristiques, Atouts et faiblesse des PME  :
1) Caractéristiques des PME :
Les PME marocaines ont des caractéristiques qui varient selon la taille, le secteur
d'activité et le lieu d'implantation. Généralement, Les PME au MAROC se distinguent par les
caractéristiques suivantes :
▪une gestion personnalisée : tenant à la très forte interdépendance entre l'entreprise et
l'entrepreneur, Ainsi, plus la taille de l'entreprise et petite, plus le rôle du dirigeant ne peut
prendre de l'importance.
▪un système d’information externe simple essentiellement lié à la perception de son marché,
c'est-à-dire aux contacts directs (contacts humains).

13
D’après les publications de PME (EX agence nationale pour la promotion des PME)

15
▪Une faible spécialisation du travail : autrement dite la division de travail est généralement
moins développée ; la PME cherche des personnes susceptibles de s'adapter à une plus grande
variété de tâche et de situation de travail ; cette polyvalence donne à l'entreprise une flexibilité
et une souplesse permettent l'adaptation aux changements.
 Organisation en réseau : une PME structure avec d'autres PME. Une répartition des tâches
s'opère (recherche, production, commercialisation…).
 Capacité d'innover rapidement pour s'adapter au marché
 pas de niveau hiérarchiques, ou très peu.
2) Les forces de la PME   :
Les PME possèdent un bon nombre d'atouts qu'elles peuvent mettre en avant pour un
maximum de profits, il s'agit entre autre de :
○ La flexibilité et la rapidité de prise de décision :
La flexibilité peut être définie comme capacité de s'adapter rapidement à variations
qualitatives et quantitatives de l'environnement, cette qualité se trouve en particulier chez les
PME. La PME afficher une grande souplesse lui permettant d'adopter à l’évènement
nouveaux qui la soucieraient.
○ L'efficacité et la concentration de l'effort :
Etant donné que les charges de structures sont plus faibles dans ce type d'entreprise. Les
PME vont obtenir par conséquent un coût de revient plus faible que celui des grandes firmes.
De ce fait elles peuvent aisément maîtriser l'ensemble des données de leur environnement.
En général, la PME n'a qu'un marché ou un segment de marché qu'elle peut maîtriser, ce qui
lui donne en permanence une vision mette de son évolution et lui permet de réaliser la
meilleur adéquation produit / marché.
○ La qualité et simplicité des relations sociales :
La modestie de la taille des PME leur permet une gestion du personnel plus efficace et plus
économie : plus efficace parce qu'elle se traduit souvent par une grande souplesse d'utilisation
de la main-d'œuvre et par une meilleure implication de celle-ci, plus économie parce que la
main-d'œuvre est en générale mois qualifiée et peu syndicalisée ce qui tend à réduire le coût
du travail
La possibilité de compenser la faiblesse au niveau des coûts de production par des économies
au niveau des coûts de gestion, d'organisation.
3) Les faiblesses de la PME   :

16
La PME souffre d'un ensemble d'handicapes aussi multiples que divers qui se situent
presque au niveau de toutes ses fonctions et réduisent de ce fait ses capacités de production et
de commercialisation.
Nous essaierons de résumer ces faiblesses dans les principaux points suivants :
Le rôle de la personne du dirigeant :
L’une des caractéristiques propres aux PME marocaines réside dans le rôle que joue la
personne du dirigeant. Non seulement il cumule les fonctions techniques commerciales et
financières mais en outre il assume le plus souvent seul la responsabilité de son affaire. Cette
concentration des tâches de gestion entre ses mains le rassure certainement dans le mesure où
il est informé de ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise, mais en contrepartie, elle ne lui
permet pas d'optimiser la rentabilité de son temps et par conséquent il devient sous-informé
des réelles potentialités de son entreprise, et perd ses premiers objectifs et sa mission initiale
le d'élaborer ses stratégies de conquête de nouveaux marchés et de développement de son
entreprise.
La grande majorité des dirigeants sont des hommes de production ou de commerce sans
grande expérience dans le domaine de financement, gestion de stocks. On il faut savoir gérer
une entreprise dans son ensemble et saisir les interrelations qui existent entre ses diverses
fonctions.
Les difficultés financières :
Les principales difficultés qu'en souffrent les PME sont de caractère financières, allant
jusqu'au menacer leur existence. Ces difficultés trouvent leurs explications dans plusieurs
raisons, d'abord il y'a une relative instabilité de leur autofinancement comparé à celui des plus
grandes entreprises.
Ensuite, en ce qui concerne les crédits, la banque intervient dans le financement des projets
des PME suivant une étude de faisabilité laquelle est fondée sur des données techniques et
économico-financières, si le projet est faible la banque le finance certains projets mais
occultent le raisons qui ont motivé le refus.
Enfin les autres moyens de financement (le capital risque-financement via le marché boursier
le crédit-bail) ne sont pas bien exploités par les PME pour maintes raisons que le deuxième
chapitre va traiter avec détail.
Faiblesse dans la commercialisation :
La fonction commerciale des PME a présenté et présente encore, malgré une
amélioration notable dans les dernières années, des lacunes persistantes. On rapproche à un
certain nombre de PME un manque de connaissance de leurs marchés existants ou potentiels,

17
la programmation insuffisante d'une action commerciale menée au coup par coup, un effort
trop modéré de présentation des produits et services à écouler, mais aussi une qualité parfois
médiocre de l'accueil et du service après-vente, et une forte résistance aux formes modernes
de la publicité et des médias.
VI. Rôle de la PME  :
Dans une économie en voie de développement comme celle du Maroc, la PME occupe
certainement une place de grande importance en vue de sa participation efficace à la
promotion de dimension sociale et du développement économique.
1) La PME facteur de croissance économique   :
Selon la direction des statistiques14, la PME est présente dans tous les secteurs d’activité
économique avec un taux de 98% : l’industrie, l’artisanat et le BTP, les commerces et enfin
les services qui englobent le tourisme, les communications, le transport et les activités
financières. La part des PME est de plus de 90% dans toutes les branches d’activités sauf celle
de la production et de la distribution d’électricité, gaz, eau, où cette participation est
uniquement de 50%.
Cependant la participation des PME dans la création de la valeur ajoutée globale est de 21%.
Cette participation est très variable allant de 0,2% pour la branche de l’immobilier et des
services et de 20% dans le cas des industries manufacturières, en termes d’exportation, les
industries textes.
2) La PME moteur du développement régional et base d’équilibre   :
Un développement économique équilibré pour une nation n’est atteint que lorsque
chaque citoyen peut disposer des moyens de faire carrière dans sa région ou dans sa localité
sans être dans l’obligation de s’expatrier vers quelques grands centres urbains.
Cet Objectif qui est celui de toute politique d’aménagement du territoire ne peut être qu’avec
le concours actifs des PME dont l’intégration à un tissu économique préexistant est plus facile
que celle de la grande entreprise.
3) La PME facteur de promotion sociale   :
Si auparavant, le rôle de l’entreprise était limité à la simple production des biens et
services pour réaliser un profit et par conséquent participer à la croissance économique
nationale, le nouveau concept de développement durable met à sa charge des nouvelles
responsabilités vis-à-vis de son environnement notamment social et écologique.
En effet, pur s’inscrire efficacement dans le processus de développement, les entreprises
aujourd’hui, doivent prendre en compte d'autres objectifs, dans leurs stratégies, en plus de
14
Synthèse : Direction de la politique économique générale « les PME au Maroc éclairage et proposition »

18
l'efficacité économique pour être un " bon citoyen " qui est socialement responsable. Le
principe de responsabilité sociale définit l'entreprise comme une communauté de recherche
des profits qui ne doit pas occulter l'engagement social et environnemental. Ce principe
encourage une éthique et un souci que doit avoir l'entreprise volontairement et l'oriente aux
bonnes relations avec ses stadhouders (employés, clients, médias, Etat, société civile...) au-
delà de la législation existante.
Dans une économie en voie de développement comme celle du Maroc, la PME occupe
certainement une place de grande importance en vue de sa participation efficace à la
promotion de dimension sociale. On estime qu'actuellement les PME emploient plus de 80 de
la population active repartie comme suit15 :
Secteur d’activité. Nombre d’employés.
Secteur industriel. 250.000
Secteur artisanal. 2.000.000
Secteur du commerce. 888.000
Secteur de tourisme. 600.000

Conclusion  :
A la lumière de l’étude présente dans ce chapitre, nous avons constaté que les PME
représentent le réservoir souple et important des catégories les plus exposées au chômage
notamment les jeunes universitaires. A cet effet, les facilités juridiques et les spécifiques de
l’Etat Marocaine ont amené certains demandeurs d’emploi à créer leur propre entreprises.

15
Synthèse : direction de la politique économique générale « < les PME au Maroc éclairage et proposition >

19
Chapitre II : L’accompagnement des entreprises
Introduction  :
Aujourd’hui, personne ne peut questionner, douter nier l’importance des TPE et des
PME dans le développement économique et social d’un pays. Elles représentent le noyau de
chaque économie en raison de leur forte capacité de création et d’augmentation des taux de
croissance. Elles participent aussi à l’amélioration de la productivité dans un monde
caractérisé par une évolution rapide, une concurrence de plus en plus rude et un changement
permanant des choix des consommateurs. Egalement aussi, les TPE et le PME contribuent
d’une manière très forte au développement social par l’ouverture et la mise à disposition des
postes de travail, ce qui sert à réduire la problématique de chômage à un minimum, surtout
chez les jeunes. Pour cela, les TPE et les PME sont considérées l’un des principaux piliers de
développement des pays, quel que soit leurs niveaux de croissance économique.
Malgré leur importance, les TPE et les PME se trouvent souvent devant et face à
plusieurs obstacles, soit administratives, juridique ou bien fiscale…, dont l’accès au
financement reste le problème le plus critique qui régit tout au leurs cycles de vie. On peut lier
cette situation généralement à l’asymétrie de l’information entre elles et le différent
établissement de financement. Cependant, les banques qui sont les premières sources de
financement des TPE et des PME ne peuvent plus absorber leurs grandes demandes de crédit,
d’où la nécessité d’introduire de nouvelles sources de financement.
Alors, quelles sont les difficultés qui freinent le financement des entreprises et comment
celles-ci contribuent à l’aggravation de la situation du chômage au Maroc ? Et d’où vient
programme INTELAKA et ses produits pour traiter cette problématique ?
Section 1  : Les difficultés rencontrées par les TPE et des PME et le chômage  :
Les entreprises, quelle que soit leur type et sa taille, elles peuvent se trouver devant des
différents obstacles soit lors de leur création, soit pendant leur cycle d’exploitation. Ces
obstacles peuvent prendre plusieurs formes, d’où on trouve des obstacles administratifs et
juridiques, des obstacles de l’ordre fiscal ou bien des obstacles de financement, ce dernier
type constitue le genre d’obstacle le plus important des obstacles dont souffre la majorité des
TPE et des PME.
I. Les obstacles administratif et financier  :
Parmi les difficultés et les contraintes courantes qui freinent la création et le
développement de TPE et de PME on trouve celle de l’ordre administrative dû principalement
au manque de transparence et de la complexité des procédures juridiques et administrative.
D’où les TPE et les PME réclament souvent l’absence des plateformes d’accueil et

20
d’orientation, le non engagement des organismes impliqués ainsi que l’absence d’une
coordination entre les différents départements et organismes, ce qui entraine de longue durée
de traitement des dossiers pour la réalisation ou l’extension du projet.
II. Les obstacles d’ordre fiscal  :
Un autre point qui influence négativement le développement des PME est les lois
fiscales Comme la plupart des entreprises, le paiement des impôts et taxes représente un grand
souci pour les TPE et les PME. Malgré l’exonération fiscale de 5ans pour les nouvelles
entreprises crées. Le problème se pose au niveau du barème d’impôt sur le revenu IR et les
taux d’impôt sur les sociétés. Ces deux impôts contiennent des taux qui se considèrent par les
TPE et les PME trop excessifs par rapport à ce qui s’applique dans certains pays qui
favorisent la croissance de leurs entreprises. Les arriérés de la Taxe sur la valeur ajoutée TVA
constituent aussi un véritable souci pour les petites et moyennes entreprises nécessitant une
intervention du gouvernement pour résoudre ou alléger ce problème.16
III. L’importance et les difficultés de financement des TPE  et des PME  :
On peut considérer le financement des entreprises et plus précisément celui des TPE et
des PME est centre du débat des économistes à cause de leur rôle vital et important dans la
croissance des pays. L’accès au financement, soit lors de la création de l’entreprise (la phase
du démarrage) soit durant le cycle d’exploitation de celle-ci, est un facteur très important dans
le réussit et la survie de chaque entreprise qu’elle que soit sa taille et son type, et surtout les
TPE et les PME. Alors on peut déduire que l’accès au financement est comme étant la clé de
la réussite pour l’entreprise et il garantit sa pérennité.
Pendant la phase du démarrage, les TPE et les PME recourent vers l’autofinancement
qui est sous forme d’épargnes personnels complétés par des aides familiaux ou amicaux, qui
sont considéré des sources de financement interne, vu leur positionnement sensible à
convaincre les organisations de crédits, surtout les banques, d’avoir des apports en numéraire.
Mais une fois la création est faite avec succès, l’entreprise se trouve dans l’obligation
d’augmenter ses fonds propres par des sources de financement externes afin de financer son
cycle d’exploitation mais aussi celui d’investissement qui garantit son développement.
Au cours d’activité, les entreprises ont besoin d’accéder en temps opportun à différentes
sources de financement concordantes à sa situation et à ses objectifs, pour être capable de
compléter ses sources de financement internes et satisfaire ses besoins en fond de roulement.
C’est grâce à la mobilisation des capitaux que l’entreprise peut effectuer de nouveaux
investissements, accéder à des parts de marché et garantir sa croissance.
16
Selon les dispositions fiscales de la loi de finance 2019

21
IV. La situation du chômage au Maroc  :
Pendant les dernières années, la situation du chômage au Maroc s’est augmentée.
Malgré tous les efforts mis en œuvre par l’Etat afin de créer des postes de travail et par
lesquels l’Etat envisage à accélérer le rythme du développement de l’économie marocaine.
Mais cet objectif se trouve devant des obstacles multiples, parmi eux, c’est la situation
aggravée du chômage.
Le taux de chômage au Maroc a légèrement augmenté de 0,1% pour qu’il atteigne 9,4% au
titre du troisième trimestre de 2019. Avec une hausse de 26.000 personnes, 23.000 en milieu
rural et 3.000 en milieu urbain, le nombre de chômeurs est passé, au niveau national, de
1.088.000 à 1.114.000 personnes entre le troisième trimestre de 2018 et la même période de
2019, selon le Haut- Commissariat du Plan HCP.
Le taux de chômage est ainsi passé de 13,1% à 12,7% en milieu urbain et de 3,9% à 4,5% en
milieu rural, Selon la même source.
Ces taux de chômage restent relativement élevés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans
avec 26,7%, contre 7% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus. Ces taux détiennent chez
les femmes 13,9% contre 8% parmi les hommes. Egalement aussi, le taux de chômage chez
les détenteurs d’un diplôme atteigne 15,5% contre 3,7% chez les personnes n’ayant aucun
diplôme. En outre, le Haut-commissariat du plan souligne que plus de la moitié des chômeurs,
qui représentent 55,3% des chômeurs, sont à la recherche de leur premier emploi.17

17
Selon le Haut-commissariat du Plan HCP 2019

22
L"évolution des taux de chomage entre le troisième trimestre de 2018 et celui
de 2019 en (%) pour certaines catégories de la population active:
30

25

20

15

10

0
Niveau Milieu Urbain Milieu Rural Hommes Femmes Jeunes agés de Les Diplomés
National 15 à 24 ans

3ème Trimestre de 2018 3ème Trimestre de 2019

Vu cette grave situation, sa Majesté le Roi Mohammed VI a indiqué, lors de son


discours royal à l’occasion de l’ouverture de la quatrième année de la dixième législature, que
parmi les causes les causes de ces taux élevé du chômage, il y a le difficile accès des jeunes
entrepreneurs au crédit, le faible accompagnement des diplômés et des très petites et petites et
moyennes entreprises lors de leur création. Sa majesté a exhorté le secteur bancaire national à
un engagement plus ferme, à une implication positive plus vigoureuse dans la dynamique de
développement que connait notre pays. Cet effort doit porter spécifiquement sur le
financement de l’investissement, l’appui aux activités productives, pourvoyeuses d’emplois et
génératrices de revenus.
Ce qui a donné comme résultat la naissance d’un programme de financement et d’appui de
l’entreprise appelée « Programme INTELAKA ».
Dans le cadre de la mise en œuvre des Orientation Royales, la Caisse Centrale de Garantie
(CCG) participe au lancement du programme INTELAKA pour le financement et
l’accompagnement des très petites et petites et moyennes entreprises et porteurs de projets.
Section 2  : La stratégie de L’Etat à travers Programme INTELAKA
I. Définition du programme INTELAKA  :
Programme INTELAKA est un programme par lequel les très petites et petites et
moyennes entreprise, les auto-entrepreneurs et les jeunes porteurs de projets peuvent accéder
aux crédits facilement, sans restrictions, et sans avoir besoin de donner des garanties aux

23
banques, et ce programme leur permettront de bénéficier des taux de crédits très réduits. On
peut le considérer comme une stratégie qui permettra au de créer plusieurs possibilités pour
les jeunes marocains d’avoir des emplois et améliorer leurs niveaux de vie en mieux, et de
nombreux opportunités pour eux d’être indépendants avec leurs projets, ce qui va contribuer
énormément au développement du Maroc.
II. Les objectifs du programme INTELAKA 
Programme INTELAKA a pour objectif de lutter contre le chômage qui est en train
d’augmenter et de s’aggraver, et qui détruit tous les efforts déployés pour que l’économie
marocaine se développe en mieux.
Alors que Ce programme va, à travers ses produits, faciliter l’accès au financement des jeunes
porteurs de projets, d’auto-entrepreneurs, de micro-entreprises et du secteur informel aussi
bien en milieu urbain qu’en milieu rural, ainsi que des entreprise exportatrice vers l’Afrique.
Ainsi, l’offre actuelle de la CCG s’est enrichie de trois nouveaux produits à savoir « Damane
INTELAK », « Damane INTELAK Al Moustatmir Al Qarawi » et un prêt d’amorçage qui est
le « Start TPE ».
III. Le Lancement du Programme INTELAKA  :
Le programme intégré d’appui et de financement des entreprises, dit INTELAKA a été
mis en œuvre par les réseaux bancaire à partir du 4 Février 2020, a assuré Mohammed
Benchaâboun, Ministre de l’Economie des finances lors de la conférence de lancement du
dispositif tenue le 3 Février à Rabat, en présence du gotha bancaire, de Abdellatif Jouahri,
gouverneur de Bank Al Maghreb, de Hicham Serghini, directeur général de la Caisse Centrale
De Garantie (CCG), et Dounia Taârji, présidente du Directoire du Fonds Hassan II.
Cette conférence avait pour objectif de présenter la manière avec laquelle les premiers
produits seront commercialisés dès le premier jour du départ du programme pour certaines
banques, et constituent la première partie d’opérationnalisation des conventions, a précisé le
ministre.
Ceux-ci concernent avant tout les micro-entreprises et les TPE (330.000 unités dont le chiffre
d’affaires est inférieur ou égale à 10 millions de dirhams), les auto-entrepreneurs et
forfaitaires (environ 600.000 personnes), les jeunes diplômés, les acteurs de l’informel et les
PME exportatrice vers l’Afrique, soit une population cible globale qui compte plus d’ 1
million de personnes, qui, selon une étude récente du Haut-commissariat du Plan HCP sur
laquelle s’est basé le programme, n’ont quasiment pas l’accès au financement bancaire,
malgré les initiatives prises par l’Etat ces dernière années, toute soldées par échecs.18
18
Revue leDesk.ma

24
IV. Les produits du programme IINTELAKA  :
1) Damane INTELAKA   :
Le premier produit apporté par programme INTELAKA, est programme « Damane
INTELAKA ». Ce programme concerne le milieu urbain. Le programme a pour objectif
d’aider les auto-entrepreneurs, des porteurs de projets diplômés et les structures de l’informel
qui concernent leurs besoins en financement. Ainsi les TPE au niveau des services, en ce qui
concerne leurs besoins en financement, ce dernier étant toujours difficile au niveau de la
création de l’entreprise et lors des cinq premières années d’existence où les entreprises sont
fragiles.
Ce produit est destiné aux entreprises de moins de cinq ans d’existence ainsi que celles qui
seront créées dans le futur, sui réalisent ou projettent de réaliser moins de 10 millions de
dirhams par an.
Ces types d’entreprises demandent généralement deux types de financement : Soit un crédit
d’investissement lors de la création de l’entreprise, soit pour financer l’exploitation à court
terme.
Ce produit est plafonné à 1,2 millions de dirhams à un taux d’intérêt de 2%, assorti d’une
garantie de la Caisse Centrale de Garantie (CCG) pouvant atteindre 80%, et la garantie est
automatiquement octroyée dès l’accord de la banque.
2) Damane Al Moustatmir Al Qarawi   :
Le deuxième produit est appelé « Damane Al Moustatmir Al Qarawi », il constitue le
programme contraire du premier « Damane INTELAK », puisque le premier concerne
seulement le milieu urbain, par contre le deuxième concerne seulement le milieu rural. Ce
programme octroie des crédits, plafonnés à 1,2 millions de dirhams, en faveur des petites
exploitations agricoles, aussi bien que les projets intégrés à l’opération de Melkisation des
terres collectives, grâce au soutien du Fonds Hassan II, comme l’a expliqué Tarik Sijelmassi,
président du directoire du Crédit Agricole.
3) Le Start-TPE   :
Le troisième produit concerné par programme INTELAKA, est le Start-TPE. Ce
programme est conçu comme un prêt d’amorçage, dit « d’Honneur » de 50.000 dirhams à un
taux d’intérêt nul de 0% et sans exigences de suretés, remboursable sur 5 ans qu’une fois
l’échéancier de son c crédit avec sa banque remboursé, destiné aux entreprises bénéficiant
d’un crédit d’investissement pouvant aller jusqu’à 300.000 dirhams déjà garanti par
INTELAKA. 19
19
Selon la Caisse Centrale de Garantie CCG et la revue leDesk.ma

25
Conclusion  :
On conclut alors, qu’une bonne structure financière et les choix rationnels des stratégies
et des objectifs dirigent l’entreprise vers des sources de financement convenables et au
moment opportun. Ces fonds empêchent l’entreprise de tomber dans des situations de
difficultés et assurent leur croissance. Et c’est là où réside le rôle de Programme INTELAKA
et ses produits, qui envisagent d’aider les TPE et les PME à accéder au financement, soit lors
de leurs création soit lors de leurs cycles d’exploitation, ce qui permettra de créer de plusieurs
postes de travail et réduire les taux de chômage, ce qui contribuera lui-même dans le
développement de l’économie marocaine et assurer sa croissance.

Conclusion générale :
Au Maroc, malgré leur forte présence dans le tissu économique marocain, et qu’elles
sont considérée comme des facteurs essentiels dans la croissance économique marocaine et le
développement social, les TPE et les PME souffre encore d’une certaine négligence de la part
du système financier marocain, d’où elles se trouvent souvent devant des difficultés de

26
financement soit lors de leur création, soit durant le cycle d’exploitation, ceci peut aggraver la
situation de chômage parce que sans financement, les entreprises ne peuvent jamais
fonctionner.

C’est pour cela que le programme d’appui et d’accompagnement des TPE et des PME, appelé
programme INTELAKA a été initié. Ce dernier envisage de créer un grand nombre de poste
de travail par an. Ce programme octroie des crédits avec des taux d’intérêt très réduits et
encourageants, ces derniers atteignent 2% au milieu urbain et 1,75% au milieu rural
accompagné d’une garantie qui peut atteindre 80% par de la Caisse Centrale de Garantie.

Ce programme n’a pas encore vu la lumière pour obtenir l’opportunité de montrer s’il
est capable de réduire le taux de chômage et créer des poste de travail, et faciliter l’accès des
TPE et des PME aux crédits à cause du virus « COVID-19 », ce virus qui a colonisé tout le
monde, et congeler la vie économique même des grands pays développés tels que les Etats-
Unis et les pays Européens. Alors, on se trouve devant une question très importante : Est-ce
que programme INTALAKA sera d’un bénéfice à l’économie marocaine après la période de
« Covid-19 » ?

27
Bibliographie
 Julien et Morel (1986) in <wtterwulaghe, la PME est une entreprise humaine, Ed, de Boeck,
1998, p13>.

 Colot olivier < la transmission des PME familiales non cotées : approche de la transmission
en Wallonie et impact sur la performance des entreprise>, 2007.

 Wtterwulaghe, la PME une entreprise humaine, Ed, de Boeck, 1998.

 Tores olivier < les PME >. Ed, Flammarion, paris, 1999.

 A. Bouzid, PME et stratégie du développement au Maroc, Ed. 1997.

 voir la recommandation de la commission du 6 mai 2003concernant la définition des micros,


petites et moyennes entreprises (2003/361/CE).

 communication de la commission on européenne.

 Article 3 code des investissements.

 Cf. annexe 1 de la circulaire N8 /6/2010 de BAM, Rabat, 31 décembre 2010,.

 Cf. article premier du bulletin officiel N 5036 du 27 joumada2, 1423. (5 septembre 2002.

 D après les publications de PME (EX agence nationale pour la promotion des PME).

 Synthèse : Direction de la politique économique générale « les PME au Maroc éclairage et


proposition ».

 Selon les dispositions fiscales de la loi de finance 2019.

 Selon le Haut-commissariat du Plan HCP 2019.

 Revue leDesk.ma.

 Selon la Caisse Centrale de Garantie CCG et la revue leDesk.ma.

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