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GESTION DE BASES DE

DONNÉES

Séance 2 Hamza KHATIB


24-04-2018 Année Universitaire 2017/2018
Plan
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 Rappel
 Etapes de développement d’un modèle conceptuel
 Extension du Modèle Conceptuel de Données
 Relation N-aire
 Relation récursive
 Généralisation et spécialisation
 Passage au Modèle Logique de Données (MLD)
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Modélisation du système d’information selon la


méthode MERISE passe par trois étapes (Trois
niveaux d’abstraction).

 Niveau 1: Modélisation Conceptuel de Données ->


(MCD)
 Niveau 2 : Modélisation Logique de Données -> (MLD)
 Niveau 3 : Modélisation Physique de Données-> (MPD)
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Procédure d’élaboration d’un modèle


conceptuel de données
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Composantes du Modèle Conceptuel de Données


(MCD)
 Entités
 Attributs (Propriétés)
 Clé d’identification
 Relations
 Cardinalités
 Contraintes d’intégrités fonctionnelles
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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Développement du Modèle Conceptuel par analyse


des dépendances entre les données

 Etapes de développement
 Dictionnaire de données
 Analyse des dépendances entre les données
 Matricedes dépendances
 Graphe des dépendances
 Elaboration du modèle conceptuel de données
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Dictionnaire de données
 Après avoir auditer le système d’information et collecter toute la documentation en circulation. l’ensemble des
données collectées doivent être regroupées au niveau d’un référentiel unique qui est le dictionnaire de données.

Code Désignation Type Taill Remarque


e
CIN N° de la carte d’identité Nationale A 10
CNE Code Nationale de l’étudiant N 10
N_APO Numéro Apogée N 8
D_Naiss Date de naissance Date Format AAAA-JJ-MM
L_Naiss Lieu de naissance A 20
Nom Nom de l’étudiant A 20
Note_S1 Note du semestre 1 A 5 Donnée Calculée
N_Bac Moyenne du Baccalauréat N 5
M_Bac Mention du Baccalauréat A 10 Donnée calculée

-Le dictionnaire de données permet de regrouper dans un seul document, l’ensemble des données manipulées par le
système d’information. Il n’est pas recommandé de conserver dans la base de données, les données calculées sauf si une
contre indication est exigée (Contrainte légale par exemple) (Montant HT , montant TTC…).

-Il est recommandé d’utiliser des données élémentaires "Atomique" , les données composées peuvent conduire vers une
perte de mémoire par redondances de quelques composantes (Ville par exemple ), et produire des difficultés lors de
l’analyse et l’exploitation des données (exemple : Filtrage par ville ).
Elaboration du modèle Conceptuel
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 Analyse des dépendances entre les données


 Soit P1 et P2 deux attributs, on dit que P1 et P2 sont reliées par une dépendance
fonctionnelle (DF), (P2 dépond fonctionnellement de P1) si et seulement si une
occurrence (ou valeur) de P1 permet de connaître une et une seule occurrence de P2.

P1 P2
DF

Exemple : Le CIN (P1) et le Nom (P2) sont on dépendance fonctionnelle, la


connaissance du N° de la CIN entraine la connaissance d’un seul Nom, Par contre,
un nom peut donner plusieurs N° de CIN.

CIN Nom

CIN NOM
DF

NOM
DF
CIN
Elaboration du modèle Conceptuel
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 Matrice des dépendances fonctionnelles

L’objectif de la matrice des dépendances fonctionnelles est de déduire les donnés qui sont
liées dans notre système d’informations, à travers cette matrice on va former des groupes
dans lesquels les données sont dépendantes.
Ces groupements vont nous aider à déduire les entités du modèles conceptuels.
Ce document doit être renseigné selon les exigences du client, c’est a lui de déduire les dépendances .
Elaboration du modèle Conceptuel
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On ne conserve dans la matrice que les On Elimine par la suite les


colonnes qui sont en dépendances dépendances fonctionnelles
fonctionnelles. transitives .

Les données en lignes qui restent sans liaison peuvent se relier à une combinaison
de données. (La donnée Quantité sera en DF avec (N°Facture et Référence)).
Les dépendances composées (N°Facture , Référence → Quantité) donnent lieu aux
associations
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Graphe des dépendances fonctionnelles

N°Facture Référence

Prix_Unitaire
Date_Facture Désignation

N°Client

Nom_clien Adresse_clien
Quantité
t CP_clientt

-A partir de la matrice des dépendances fonctionnelles, on trace le graphe des dépendances


fonctionnelles en représentant les DF par des flèches.
-A partir de la matrice des dépendances, on peut déduire chaque entité en cherchant un
regroupement des "1" dans une colonnes.
-Sur le graphe des dépendances fonctionnelles, on regroupe les attributs de chaque entité. On
peut ainsi déduire les associations (relation) entre les entités.
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Modèle conceptuel de données

#N
CLIENT
CLIENT Facture Produit
Nom_Clien
t
(1,n) (1,n) Contient (1,n)
(1,1) #N Facture #Référence
Adresse_Cl Concerne -Quantité
Date_Facture Désignation
i Prix_Unitaire
CP_Client
Ville_Clien
t
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Autre exemple

CN Id_Matière
E

Nbr_Heures Lib_Mat Semestre


D_Nai Nom Prénom Note_
s F
Etudiant Matière
#CNE (1,n) (1,n) #Id_Matière
Nom Passer
Lib_Mat
Prénom Note_F
Nbr_Heures
D_Nai Semestre

-Dans une relation (R) entre deux entités (E1) et (E2), La cardinalité d’une entité (E1) s’écrit sous la forme (Xmin,
Xmax) .

-Xmin définit le nombre minimal d’éléments (occurrences) de (E2) qui peuvent être en relation avec un seul élément
(occurrence ) de (E1); Xmin peut prendre deux valeurs possibles (0 ou 1)
-Xmax définit le nombre maximale d’éléments (occurrences) de (E2) qui peuvent être en relation avec un seul élément
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 Extension du Modèle Conceptuel de Données


Extension du MCD
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 Plusieurs relations entre deux entités

Diriger

Professeur Département

Affecter
Extension du MCD
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 Relations ternaires
 Opération de vente
Client Produit

Commander

Fournisseur
 Relation N-aires
 Action d’enseignement
Salle Professeur

Enseigner

Matière Groupe
Etapes de développement d’un modèle Conceptuel
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 Cas particulier de relation N-aire - Contrainte d’Intégrité Fonctionnelle (CIF)

Si une dépendance fonctionnelle composée, est établie entre les identifiants de


trois entités, une relation nommée " Contrainte d’intégrité fonctionnelle" se
présente.
Exemple :
Id_Matière Id_Groupe

Titr Nbr_Heures Coefficient Id_Professeur Niveau Libellé


e

Etudiant Nom Spécialité

#CNE Année_Uni
Nom #Année
Prénom CIF
D_Nai
Niveau
#Id_Niv
Diplôme
Extension du MCD
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 Relation récursive

Personne Compose
Marier Article r

Mère de Personne Père de


Extension du MCD
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 Généralisation
 C’est le regroupement d’un ensemble d’entités qui possèdent des
propriétés (attributs) communes dans une nouvelle entité.
 Exemple :
 L’entité (Espèce) est une généralisation de deux ensembles (Lion) et
(oiseau).
 Employé est une généralisation des deux entités (Manager) et
(ouvrier).

Employé Espèces

Manager Ouvrier Oiseau Lion


Extension du MCD
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 Spécialisation
 C’est la définition de nouvelles entités à partir d’une entité plus
générale. (Séparation d’une entité en plusieurs sous ensembles).
L’ensemble des nouvelles entités crées permet de spécifier des
attributs supplémentaires qui caractérise chaque entité.

 Exemple :
Etudiants

Adhérents club Adhérents Adhérents club


sport club théâtre Informatique
Extension du MCD
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 Quelques propriétés des structures de généralisation

 Entités définis par spécialisation avec intersection et complet.


 Exemple : « Chaque étudiant doit être membre d’un club au
minimum », il peut être membre dans plusieurs clubs.

 Ensemble disjoint et complet


 Exemple « Un étudiants doit être membre d’un club au minimum, il
ne peut pas adhérer à plusieurs club».

 Ensemble disjoint et incomplet


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Passage au Modèle Logique de Données (MLD)


Modèle Logique de données
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 Exemple d’application

 Une entreprise désire instaurer un système d’information


basé sur une base de données relationnelle pour la gestion
de ses projets et ses activités internes.
 Les employés sont affectés à des départements différents,

chaque département est dirigé par un responsable.


L’entreprise mène plusieurs projets dans des régions
différentes, parmi les employés de l’entreprise, certains
sont affectés à un ou plusieurs projets. Chaque employé
participe dans un projet avec un taux d’occupation fixe.
Modèle Logique de données
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 Exemple d’application

(0,n) (1,n)
(0,1) Employé Participer Projet
(1,1)

Diriger Affecter

(1,1)
Département (1,n)
Modèle Logique de données
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 Règle 1:
 Chaque ENTITÉ se transforme en une TABLE qui possède une clé primaire,
les attributs devient des champs de la table.
 Le choix de la clé primaire doit satisfaire les critères d’unicité et d’optimalité.
Table 1 Table 2 Table 3
Département Employé Projet
#D #E #P
Description Nom Contenu
Rue
Ville
Modèle Logique de données
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 Règle 2 :
 Dans le MLD, les relations sont éliminées, elles sont soit remplacées par des tables ou
supprimées selon les cardinalités de la relation.

1- Cas d’une cardinalité (..,n) (..,n)


La RELATION est remplacée par UNE NOUVELLE TABLE, la clé

primaire de cette table est une combinaison des deux clés des tables en
relation (Clé artificiel).
MCD (0,n) (1,n)
Employé Participer Projet

Employé Participer Projet


#E #E #P
MLD Nom #P Contenu
Rue Taux d’occupation
Ville
Modèle Logique de données
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2- Cas d’une cardinalité (..,1) (..,n)


 Cas d’une cardinalité (..,1) (..,n)
 La RELATION est SUPPRIMÉE, l’entité présentant une cardinalité (..,1) est transformée en
une table qui contient une CLÉ ÉTRANGÈRE provenant de l’autre table en relation.
 Exemple :
(1,1) (1,n)
MCD Employé Affecter Département

Employé Département
#E #D
MLD Nom Description
Rue
Ville
#D

Id_Employé(#E) DF
---> Id_Département (#D)
Modèle Logique de données
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 Règle 3 : Transformation des contraintes d’intégrité fonctionnelles


Une relation de contrainte d’intégrité fonctionnelle en (MCD) donne lieu à une
nouvelle table en (MLD).

E1
E2
E2 #C1
E1 #C2
A1
#C1 #C2 R3 A2
A1 CIF A2
#C1
#C2
C3
E3
#C3
A3 E3
#C3
A3
Modèle Conceptuel
Modèle Logique
Modèle Logique de données
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 Cas particuliers

 Relation réflexive

 Relation N-aire
Modèle Logique de données
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Application :
Gestion des Stages des Etudiants

-Modèle Conceptuelle de Données


-Modèle Logique de Données

(Dictionnaire de données, dépendances fonctionnelles, graphe des dépendances fonctionnelles)


Modélisation d’un SI – Méthode Merise
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 Modèle physique de données (MPD)


Modélisation d’un SI – Méthode Merise
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 Modélisation physique
 La réalisation du modèle physique, consiste à construire pas à pas la structure de la base
données (Composée de groupement de données dans des tables), en respectant le MLD
(plan d’architecture de données).
 Cette structure est principalement constituée de tables qui peuvent être assimilées à des
listes de valeurs, chaque table est composée des champs (colonnes) et des
enregistrements (lignes), la liaison entre les tables se fait à travers les clés étrangères.
 La réalisation de la structure de la BD se fait à l’aide d’un SGBD en utilisant un langage
relationnel ou en utilisant des interfaces graphiques.

(0,n)
(0,1) Employé Participer
(1,1)

Dirige Affecter
r
(1,n)

(1,1) Département (1,n) Projet


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Eléments d’une Base de Données


Eléments d’une Base de Données
34

 Les principaux éléments d’une Base de Données


 Tables
 Formulaires
 Etats
 Requêtes
Eléments d’une base de données Access
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 Tables
 Sur un modèle physique, une table est similaire à une liste de valeurs, elle
est l’élément de base d’une BD. Les champs de la table sont équivalentes
aux colonnes, Les enregistrements sont équivalent aux lignes.
 Il est nécessaires de définir les contraintes que les données de chaque
champ doivent vérifier et les liaisons entre les différentes tables.
Eléments d’une Base de Données
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 Formulaires.
 Ce sont les interfaces qui seront utilisées par l’utilisateur
finale de la base de données pour saisir les enregistrements
et visualiser les données saisies.
Eléments d’une Base de Données
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 Les états.
 Se sont des documents qui regroupent les données extraites à
partir de la base de données sous forme d’une liste de données.
 Le doucement se présente sous la forme de tableau classé par
ordre ou organisé par groupement.
Eléments d’une Base de Données
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 Requêtes.

 Se sont des instructions enregistrées dans la base de


données, ces instructions sont exécutées suite à la
demande de l’utilisateur de la base, cela afin d’extraire
simultanément, une combinaison de données à partir
de plusieurs tables.
 Une requête est réalisée en mode graphique ou en
langage relationnel (SQL par exemple).
Contraintes d’intégrité référentielle
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 Contraintes d’intégrité référentielle


 Chaque valeur d’une clé étrangère doit correspondre à une même valeur de la clé
primaire dans la table en liaison.

 Exemple :
 La table (Département) a comme clé primaire, l’identifiant (D#).
 La clé primaire (D#) est utilisée au niveau de la table (Employé) comme clé étrangère, pour
déterminer le département de chaque employé.
 Le lien entre les deux tables respecte la contrainte d’intégrité référentielle si, dans la table
(Employé), toutes les valeurs du champ (D#_Affectation) existent dans la table département.
Contraintes d’intégrité référentielle
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Remarque :

1- Dans le cas où on décide d’ajouter un nouveau enregistrement :


« E21, Michel, chemin du cerisier, D7 »
Le système de gestion de base de données qui prend en charge la vérification de l’intégrité
référentielle, ne permettra pas de saisir cet enregistrement, tant que le département D7 n’est pas
définis.

2- Dans le cas de suppression d’un département de la table «Département », le SGBD peut se


comporter de trois façons différentes :
Mode « suppression restreinte » : La suppression sera interdite tant que ce code de département
apparait dans les autres tables telle que la table «Employé».
Mode « Suppression en cascade» : la suppression sera autorisée et va induire la suppression de
tous les enregistrements reliés au département concerné.
Une troisième possibilité offerte par le SGBD consiste à autoriser l’opération de suppression, une
valeur spécifique ("NULL" par exemple) est enregistrée dans le champ (Département) qui apparait
dans les autres tables.
Acteurs dans la gestion d’une BD
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 Acteurs dans la gestion d’une base de données


Administrateur

Programmeur
d’applications

Utilisateur final Utilisateur final

Administrateur de base de données (DBA):


-Veille à la disponibilité de la base de données sur le serveur.
-Assurer la conservation des données par des sauvegardes programmées.
-Veille à la cohérence entres les données (Gestion des contraintes d’intégrité)
-Veille à ce que l’architecture de la base soit en cohérence avec l’architecture du SI.
-Gestion des droits d’accès.
-Assurer la traçabilité des opérations sur la base (qui fait quoi, ou et quand).
-Planification des opérations de maintenance (Nettoyage de la base de production) sans interruption des travaux quotidiens.
Objectifs du langage relationnel
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Programmeur d’applications :
Développement des programmes au profit de l’utilisateur finale:
-Interfaces de saisie ou d’extraction de données (Interface locale ou à distance).
-Développent des applications de traitement de données pour extraire des
informations décisionnelles (tableau de bord).

Utilisateur final :
-Il est le responsable de l’alimentation de la base de données par les enregistrements .
-Au niveau décisionnel, l’utilisateur exploite la base pour l’analyse des données
(analyses statistiques, prévisionnelles) pour l’orientation de la prise de décision.