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LE LIBRE JOURNAL ade la lFrarnce Courtoise J 3 —Le peuple de Gauche défilant pour la liberté de l'enseignement — D E DEC ADAI RE us (4 Le peuple de Gauche : portrait craché L'Etat laic : incompétence et tyrannie U4 Le pantalon d'Edouard se porte aux chevilles Q Les mauvaises fréquentations de Pasqua 1) Castro trafiquant de drogue : un complice parle 1) Et le retour d'ADG en terre chrétienne Lettres.de chez nous Humour toutefois, que vos lec- et charité A Saatuaapn a | votre illustration au pre- Laderniére parution du | mier degré ? “Libre Journal” montrait | GH, (Angouléme) en premiére page deux bourgeois découvrant dans le journal, et sans inde émotion ya famines | Ol: pas le était mort de froid sous plein un pont. “Il aurait mieux fait de passer comme nous sa soirée au coin Déja abonné a six jour- | de paille. Je fais, comme | mes envois... et j'ai du feu” sentenciaient ces | naux et revues nationa-_| lui, amende honorable | déja noté, en bonne deux imbéciles. J'ai listes, je pensais, pour en apportant mon écot a | place, de renouveler dabord trouvé que ce ‘ma part, avoir fait le votre courageuse entre. | début janvier 95! genre d’humour man- plein! prise. Merci de la confiance quait singuliérement de | Hélas, vous m’avez Ainsi me consolerai-je que vous accordez 4 charité, puis j'ai remar- | envoyé le “Libre dans vos colonnes des vos abonnés qui sont, Guiquicedoninenit | Jouear debe edict a omacMemetetiin’ | | Jen subs sore antene signé Charles Huard. S'il | rial sur le FIS a enfoncé que l'on nous donne ! damis. C'est bon de se s'agit du dessinateur du | toutes mes défenses. Je PB. (Biarritz) | souvenir du temps oi tout début de ce siecle vous adresse donc un la parole donnée valait (et je crois reconnaitre | chéque pour mon abon- tous les écrits officiels. son style), il me parait nement. a Que dire de l'excellen- Sia beh (rede eeeg VELCOOISIS 4 | Castarejoarat voulu montrer a “Les lettres de chez ee tae eare ae tout inne rare Ia question des “SDF”, bien! comme on dit Bon feu Je suis déja abonnée et | Les rubriques ? :Je aujourd'hui, n’est pas j'adhére au pacte-abon- | choisis tout. une invention récente de | Comme l'un de vos lec- nement. Je renouvelle, De tout cocur, bonne PAbbé-Ta-gueule. teurs repentis, j'avoue car je ne veux pas avoir | année a toute Péquipe ! Ne craignez-vous pas, nvavoir cru qu’aun feu | d'interruption dans RR. (Montreuil) UNE NOUVELLE ADRESSE POUR LE “LIBRE JOURNAL” A. COMPTER DU LUNDI 31 JANVIER, LE LIBRE JOURNAL CHANGE D’ADRESSE ET DE NUMERO DE TELEPHONE LE COURRIER DOIT ETRE ADRESSE EXCLUSIVEMENT A SDB 139, BOULEVARD MAGENTA 75010 PARIS ABONNEMENTS : 42 80 09 33 CTION : 42 80 09 39 ‘OPIE : 42.80 19 61 Ee eRe a: toy bases | ang = Commission paritaire : Francoise Varlet JOURNAL “= Lets Jounal 7471 ISSN : 1244-2380 ia Anta coe paae ~ Depo legal parution par la Sarl de presse SDB, “Imprimerie G.C-Conseil eG ihenent ‘a capital de 2 000 francs rue de Aas, 75019 Paris Tannen 68, rue David d’Angers Siege social : Directeur de publication : 2 SDB, 75019 Paris (adresse postale) 68, rue David d’Angers, de Beketch ear ee ‘Tel : (1) 42.46.44.77. 75019 Paris, ieaasiie ataaaeceraee OT, ees f 5019 Paris Fax : (1) 48.24.08.28, - Principaux associés : Jean-Marie Molitor Editorial Le pantalon d'Edouard les chevilles. Ce n’est guére commode pour marcher, mais il parait que ¢a s’impose avec les chaussettes de cardinal et, si cette mode n’est pas encore descendue dans la rue, elle fait des ravages dans les ministéres, les chancelleries et, naturellement, les cabinets. Le lancement s’est fait en un éclair, Et quatre épisodes. Balladur a commencé par renvoyer chez leurs commanditaires ayatollesques deux tueurs iraniens dont l’extradition avait été promise 4 nos voisins suisses. On a wu le pantalon descendre sur les hanches. Une semaine aprés, Balladur a trahi la Chine de Taiwan, au mépris des accords diplomatiques et commerciaux en cours, pour se prosterner devant les dictateurs rouges de Pékin. Echangeant le silence de la “patrie des droits de homme” sur la terreur politique communiste contre la promesse de contrats juteux. Le pantalon est descendu aux genoux. Puis Balladur s’en est allé en Arabie Saoudite, annongant urbi et orbi qu’il allait prendre un peu de fri¢ 4 ces bougnouls qui ne peuvent décidément pas se passer de nous. Le monarque local n’a pas aimé ces rodomontades. Il a tout refusé, annulé les contrats en cours et renvoyé son fournisseur les poches vides. Et pantalon a mi-mollet. Pour finir, les Loges ayant déclaré la décision souveraine du parlement portant réforme de la loi Falloux contraire 4 leur bon plaisir, Balladur a rengainé sa loi avec une courbette et promis de ne pas recommencer. Cest 14 que le pantalon est tombé sur les chevilles. Certains trouvent que ¢a nuit a la dignité du Premier ministre. D’autres se disent qu’au moins ¢a n’ira pas plus loin. Incorrigibles optimistes ! C ¢ printemps, le pantalon se portera “A la Balladur”. Cest-A-dire sur SdeB nun, Quelques nouve chatne de elev son destinge aux ‘Arabes vivant en France soot actuellement étude. 7 : ‘Tous deux bénéficient du Portrait craché ad sano du “peuple de Gauche” imistesd'imposer leurs propres projets. “ ureton menteur, | cette foule, l'inconscient | deux (42 %) y adhére. Un ( voleur, escroc, | qui aurait osé brandir une | peuple de gauche sans salaud !" La pan- | banderole traitant les rab- | famille, enfin ; plus d'un ‘URGENCE carte brandie par un “anti- | bins de “racketteurs” ou les | manifestant sur trois “n'a ‘Alla suite du clérical primaire”, selon’la | musulmans de “vampires? | pas d'enfant du tout”. déraillement da signature portée ‘au verso, | aurait été écharpé et, de | Politiquement, ce TGV-Nord cause | a été longuement montrée | toute facon, il y a une loi | “peuple de gauche” est d'une tranchée de la. par le journal de TF1, | conte cela. celui des militants socia- Grande Guerre, la SNCF dimanche, au soirde la | Mais contre le pape, les | listes affiliés au parti ou eciantle ite Kiachasb "grande manif de la laici- les catholiques, tout | aux syndicats de gauche Combatants ayant station. | té” était permis, dimanche: On| et; 4 68°%, des adorateurs inb aur te Bronk de ba Elle résume on ne peut | pouvait les accuser de | de Mitterrand, Somme” les plans destran- | plus clairement cette jour- | n'importe quoi, les traiter | Le portrait qui se déga- chéetet Supeal burveriaea: née de haine anticatho- | de tout. ge de ce sondage est 5 lique que ses promoteurs — sissant, On croit presque ‘ont 4 peine eu la pudeur Peuple voir “homme de gauche”, de déguiser en mobil de gauche Thomme “libre”, comme ils tion pour 'école “républi- disent, Cest-i-dire affranchi caine” et dont il faut vrai- dit, il faudrait étre | de tous liens communau- ment étre aussi aveugle, | bien naif pour s'étonner | taires, sans famille, sans stupide ou complice que | que les “défileurs de 1a | patrie, sans transcendance. VAbbé Cloupet, respon- | SaintMarcel” aient &é des | Ni Dieu, ni César ni En outre, la Bataille de la sable de l’enseignement | ennemis de la Croix. Sil’on | ‘Tribun, ayant fait “du passé Somme étant, pour Vessen- | “catholique”, pour croire | en croit le sondage réalisé | table rase”, Le barbu gri- tiel, un assaut allié contre “qu'elle n'était pas dirigée | par “Libération” au sein | satre des congrés soc des positions allemandes, contre I'école privée méme du cortége, ils | listes et des loges, 'utopis- les plans de tranchées sub- La presse a recensé les | étaient dans leur rdle. te redoutable, le mondialis- sistent plutot dans les slogans. Ils étaient unani Ce sondage est dautant | te-tiers-mondiste (63 %), archives allemandes que mement antichrétiens et | plus intéressant qui révéle | sans few ni lieu, sans foi ni francaises. obsessionnellement | a la fois la nature “sociolo- | Ioi, l'avaleur de calembre- Socrate n’est pasnon plus | salaces : “La fille du provi- | gique” et lincohérence, | daines (67 % d’écolos, tres bon en Histoire. seur, oui ! La fille du cardi- | pour ne pas dire la sottise, | 64 % d’Burolatres), le nal, non !”, “Miracle a | des manifestants. suceur de grands mots Lourdes : Bernadette sous | “Peuple de gauche”, ont | (79% — adorent la CAMOUFLAGE Bayrou’, *“Vade retro souta- | proclamé les organisa- | République, 52°% vénerent Le B'nai B'rith, nas '", “Non a Véducation | teurs ? Eh bien, voyons qui | I'Etat) Mais homme tron- SE organisation inter. | in vitraux !", “Marianne vio- | est ce fameux “peuple de | qué, qui, de sa vie, n'a aationale qui lée par les curés. sans’ | gauche” jamais tenu un marteau, nfaccepte én ses.rangs que | capote',."Bayrou, ministre | En majorité des fonc- | une béche ou un chapelet des jifs et qui simpose a” | du cul.” te’, on'en passe | tionnaires quadragénaires | Le plus révélateur, sans la France Papartheid poli- | et de plus ignobles. de Fenseignement, ce qui | doute, de ce sondage, rési- tique du Front national, Tout cela sentait son | n'est pas étonnant, Mais | de dans le jugement que le prépare'électiondeson | vieux franc-mac travaillé | moins de 3% douvriers, 4 | "peuple de gauche” porte nouveau président. Surles | par ki libido, son instt’ tri- | peine 1 9% dartsans et tout | sur les personnalités, A rangs, Simon Midal et poteur, son saucissonneur | juste 1 % dlagriculteurs, Un | exception de Mitterrand David Bentolila. Wélu aura | du Vendredi saint. peuple de gauche” sans | (68 %) et, & un moindre pour tiche de régler Paban- Evidemment, pas une | ouvriers, sans artisans, sans | niveau, de Kouchner et don de Papparat macon- pancarte, pas une seule, ne | paysans !... Un “peuple de | Delors, ces créatures des nique derriére lequel ce | prenait en compte le fait | gauche” sans patrie puis- | médias, on découvre que groupe de pression dissimu- | que lécole libre, cest aussi | qu'un sur trois (33 %) récu- | notre barbu anticlérical le ses activités polit Vécole a-confessionnelle,.| se la. “Nation” comme | n’aime personne, Tout ce clennes. musulmane ou juive. Dans | valeur et moins de un sur | qui dépasse réveille en lui sp dase eens, lles du marigot les vieux instincts de guillotineur. Il déteste Fabius a 56 %, il exécre Marchais 4 63%, il honnit Lalonde a 62 %, il vomit Waechter 67 %. Cest vrai- ment le peuple de Venvie, de la rancoeur et de la hhaine Quant aux raisons qui Vont conduit a défiler, elles sont aussi confuses qu’obs- cures. Exemple : nos bar- bus sont 42.% a penser que Etat ne doit pas subven- jonner du tout les écoles privées”, mais seulement 36 % a considérer que “Vécole privée ne doit pas étre financée par V'argent public’. Cest-A-dire quia la méme question posée sous deux formes différentes, 6 % de laicards répondent différemment. Et ce sont ces cerveaux- 12 qui prétendent monopo- liser l'enseignement du francais et du calcul a nos enfants ! Cela dit, ces gens qui bouffent du curé comme les singes bouffent des bananes sont infiniment moins coupables que leurs Kollabos, Le premier dentre eux, Decourtray-Evéque, n'est pas, que l'on sache en tout cas, un dignitaire macon- nique. Cela ne I’a pas empéché de se joindre a la persécution en dénongant, 4 Tunisson avec les “Freres la gratouille” selon le mot méprisant’ par lequel Mitterrand désigne les francs-macs, une loi votée “a la hussarde”. Expression que, significativement, le Grand-Orient a aussitot reprise 2 son compte dans la publicité géante (une page entiére dans “Le Monde”, soit prés d’un demi-million de francs) par laquelle il appelait a mani- fester, De méme, l’abbé Maillard de la Morand investi par Mgr Lustiger de la tache de dialoguer avec les parlementaires (c'est lui qui “siinquiétait” du trop grand nombre de catho- liques présents au Palais Bourbon...) a été Pun des saboteurs les plus efficaces de la réforme, allant méme jusqu’a proposer que les catholiques abandonnent VEtat la propriété du patri- moine immobilier de Venseignement libre. De méme encore, Gaillot Evéque (mais qui cela surprendra-til ?), qui se réjouit de ce que la réforme ait été abandonnée puisque “l'école de la nation est‘ ’école publique” Ces démissions, ces tra- hisons, cet esprit “kollabo” qui régne dans les plus hautes spheres de la hiérar- chie, on le retrouve évi- demment a la base. Le son- dage de “Libé” révéle par exemple que 3 % des défi- leurs envoient leurs enfants dans des écoles libres, ‘Comment s’étonner des lors que ceux-la mémes qui vivent de l'enseignement libre n’hésitent pas a Pacca- bler.? Témoin, ce directeur d'établissement “catho- lique” de la Seine-Saint- Denis qui, dans “Libéra- tion” du mercredi précé dant la manifestation, dénongait odieusement les parents de ses éléves cou- pables, selon lui, dobéir a des motivations racistes en envoyant leurs enfants dans son école “parce que Yon y trouve moins d'immi- ‘grés que dans le public Témoin encore, ce directeur d'un collége mariste qui “scolarise” pres de quatre mille enfants lyonnais et." que “LEvénement du jeudi” uti- lise, comme Radio Stuttgart utilisait Ferdonnet, pour lui faire dénoncer “le lobby catholique qui met en dan- get la liberté de Fenseigne- ment” Tenu par des clercs sans honneur distribuant un ens Au fond, on se deman- de si Penseignement catho- lique sous contrat mérite encore que l'on se mobilise pour le défendre. Tenu par des clercs sans honneur, distribuant un enseigne- ment sans Dieu, il n'est plus que la béquille d'un secteur public incapable de faire face aux responsabili- tés dont il revendique pourtant le monopole, La solution, paradoxale- ‘ment, est dans un slogan des manifestants de dimanche : Pargent public au public, Pargent privé au priv Reste maintenant a obtenir, pour les parents déleves de Venseignement libre, le remboursement de la quote-part d’impéts affectée a 'Education “nationale” . INJURES RACIALES, ‘Je redis: bas la calotte !" Cette invective Arlette Laguillier, dont znos lecteurs les plus ages se souviendront peutétre qu'elle fut une activiste Gayssot. Rappelons en effet que la calotte est la coiffure rituelle des juifs religieux (en hébreu : Kippa). ‘novembre dernier, provo- ‘qua la mort de cing immi- ‘grés kurdes dans Vincen- die de leur immeuble a ‘Mulhouse. ATépoque, la presse una- rime avait désigné des “émules francais des néo- Finalement, Penquéte Svoriente vers un gang de racketteurs travaillant pour le compte des terro- ristes du PKK cher a Madame Mitterrand. Crest moins mobilisateur, évidemment. ‘Vous voulez parier qu'on, en reparlera, du “visage humain” ?... GIGANTOMACHIE Bedos, éreinté par “Le Figaro” et “Le Canard enchainé” pour sa piteuse interpréta- tion d’Arturo Ui, a traité le critique du “Figaro” de “révisionniste” et accusé celui du “Canard enchainé” de copier sur son camarade figaresque. Résultat : proces du “Figaro” et insultes dans “Le Canard”, Effroyables, ces combats de TROP CLAIR ‘La tiédeur de la presse a Mégard de insurrection ‘apatiste au Mexique s’expliquerait-elle par le fait que des témoins ocu- Iaires (c'est le cas de le dire) ont remarqué que le ‘chef des révoltés, le “com- ‘mandant Marcos”, a les yeux verts ou, plus vraisem- blablement, parle fait que les rebelles combattent les accords de VALENA qui Promettent aux paysans lati- nos le méme sort que les accords du GATT aux agri- ‘culteurs européens ? Quoi qui en soit, on a noté ‘que le lobby généralement favorable aux guérillas était tes réservé devant Iinsur- rection qui menace le pou- voir socialo-maconnique Quelle idée, aussi, d'avoir Tes yeux verts ! Pourquoi pas blond aux ‘yeux bleus ? Autres Nouvelles © 9 décembre dernier, Te fe, Ulbee: Journal publiait un article de Jacques Houbart consacré a la narcoculture, dans lequel Vauteur de “Dieu, César et Jes bourgeois” révélait pour la premiere fois par quels mécanismes les agents du marxisme international avaient utilisé la drogue et la “narcoculture” comme un cheval de Troie contre VOccident avec la compli té des mouvements de gué- rilla pro-castristes et de Vintelligentsia cosmopolite. Jacques Houbart cite ailleurs dans son remar- quable livre un propos privé du Chinois Chou En- lai a 'Egyptien Nasser lors d'une rencontre en 1965 Vous souvenez-vous de Vépoque. od. rOccident nous condamna a opium ? Ils nous ont fait 1a guerre de opium. Eh bien, nous les combattrons avec leurs propres armes. Les effets de cette démoralisation sur les Etats-Unis seront beaucoup plus considérables que ce que l'on peut imaginer’. Le 5 janvier dernier, Rudolf Barak, ancien chef des services secrets de Prague, a accordé'a un heb- 1 aurait pu croire que l’énorme scan- dale de T'nstituteur violeur d'enfants protégé par sa hiérarchie pendant quinze ans ferait taire le lobby pédophile pendant quelques semaines (voir le “Libre Journal” n° 23) Pas du tout ! Le voila domadaire de la gauche la plus “branchée” un entre- tien qui confirme les révéla- tions de Jacques Houbart. Lensemble des services spéciaux des pays dur Pacte de Varsovie, avoue Barak, ‘ont collaboré, depuis la fin des années cinquante, a “la production intensive et la ‘commercialisation mondiale de la drogue (cocaine sur tout) en tant qu'arme anti- impérialiste.” Krouchtchey, initiateur de Fopération qu’avec un cynisme prodigieux il avait baptisée “Droujba Naro- dov”, ce qui signifie *amitié du peuple’, convoqua une conférence secréte a laquel: Je participerent les premiers secrétaires des PC des pays membres du Pacte de Var- sovie, les premiers mi- nistres, les ministres de la Défense. ‘Au cours de la réunion, Monsieur K. expliqua que le trafic de drogue était 4 la fois rémunérateur et straté- giquement utile puisqu’il fragilisait le moral et la santé des troupes. Quant la moralité de telles actions, “tout ce qui peut accélérer la destruction du capitalis- me est moral”, trancha le qui remet ga dans “L'Bvé- nement du jeudi” avec un incroyable article chantant le lot funebre de I'institu- teur d'un petit village des Causes qui sest suicidé en prison. Lors d'un cours d’édu- cation sexuelle, cet ensei- gnant s’était livré a “des Narcoculture : le chef espion Tchéque confirme. Les révélations du Libre Journal premier secrétaire du PC soviétique. La conférence décida de confier la conduite de cette guerre de la drogue & Cuba qui assurerait la mise en place des réseaux avec Vaide des services tchéco- slovaques et Est-allemands. A la fin’ des années soixante, lorsque Fopération atteignit son plein rende- ment, Castro contrOlait 90 % des réseaux latino-améri- cains de distribution de la drogue avec Vaide de plu- sieurs mouvements révolu- tionnaires comme le M19 colombien, les Tupamaros péruviens et les services secrets sandinistes En 1968, la totalité de Vintelligentsia occidentale était engagée dans une double collaboration avec Fennemi Diune part, elle soute- nait inconditionnellement Cuba et les mouvements révolutionnaires sud-améri- cains ; d’autre part, elle mort un marché toujours plus étendu en assurant par tous les moyens “cultures” (ittérature, cinéma, musi- que) la promotion de la “narcoculture” . Encore un instituteur détraqué défendu par la nomenk! lature attouchements et des actes de masturbation” avant de donner a ses éléves du cours moyen (dix, onze ans) ‘des démonstrations utilisation de préservatifs a Taide de godemichés’ Selon le procureur, Iins- tituteur a reconnu “avoir montré son sexe a quel- Lem Joun de terrane Curtin paige @ 90250 vam 4 O | ques éleves et sétre laissé ccaresser” Aux enquéteurs, il a avoué ‘avoir eu un com- portement aberrant en classe” et il a confessé par une lettre a sa famille : “Je crois que j'ai commis une srosse faut” Sur quoi, incarcé Finstituteur s'est pendu. ‘Triste affaire, mais dos- sier classé, direz-vous ? Pas du tout ! Le lobby pédophile n'entend pas en rester li. Pour cette mafia et la presse amie, Vaffaire est naturellement impu- table a ces Franchouillards abrutis qui ne veulent pas ‘quiun instit fasse découvrir a leurs enfants “la sexualité et reproduction des hu- mains” pourtant préconisée par Educ Nat’ Et, comme les villa- geois, évidemment trauma- tisés par ce drame sordide, senferment dans le silen- ce, le journaliste brocarde la “fierté caussenarde” de ces imbéciles qui “préfe- rent se taire”, 2 commencer par le pére d’un des en- fants qui “se sent cou- pable” d'y étre allé ‘avec ses gros sabots’. Explication de cette incroyable apologie d'une ordure : Linstit’ était admi nistrateur de la Fédération des Euvres laiques. ll Racism: © 12 janvier dernier, iste sine Valdes-Boulouque, premier substitut du procu- reur, a prononcé a Paudien- ce solennelle d’ouverture du tribunal de grande ins- tance de Paris un discours aussi remarqué quiinatten- du sur le racisme. Elle est contre. En France, il se commet chaque année quatre mil- lions de crimes et délits (Goit sept par minute) dont cing cents homicides crapu- leux, dix mille hold-up, soixante mille vols avec violences ef... trente infrac- tions la loi sur le racisme et lantisémitisme, y com- pris les injures, Les policiers sont débor- dés, les tribunaux embou- teillés, les prisons surpeu- plées par une criminalité et tune délinquance dont, dans certains cas comme le trafic de stupéfiants, la culpabilité incombe, a prés de 80%, & des étrangers Cest dire Lurgence quill y avait pour Pune des plus hautes autorités judiciaires de ce pays a discourir sur la question, Surtout d'une facon aussi pertinente. Madame Valdes-Boulou- que a en effet remarqué le “phénoméne récent de la banalisation du racisme” et la “levée progressive des interdits”. Ce qui prouve que le substitut du Proc a de bons yeux. En France, Gaubert veut interdire les journaux publiant légale- ment des informations jugées subjectivement racistes et Méhaignerie ie : la “levée des interdits” emprisonner préventive- ment les journalistes non conformistes, la liberté de la recherche historique est supprimée et “Rivarol” est passé judiciairement a tabac pour avoir écrit qu'il n’y avait pas eu de chambres a gaz en Allemagne (ce qui est vrai), au motif que cette vérité risque d'induire le lecteur non averti a penser quill n'y avait pas eu de chambres a gaz du tout (alors que la loi fait obliga- tion de croire, de dire et décrire quill y en avait en Pologne). Cela mesure, en effet, la “levée progressive comme dit Madame Valdes-Boulouque dont le nom resplendira a jamais, gravé avec le burin du courage dans le marbre de la veri. . ssocialomaconnique “Vu de Gauche” a quiila confié un article venimeux contre Pécole libre. wwe Autres Nouvelles SE étude des reve- nus et des coats”, organisme chargé d’évaluer jaesnasapadicer. La synagogue contre I'Eglise, ports mettant en lumiere derniéres nouvelles du front Vineapacité du pouvoir & corriger les inégalites. Créé ean Daniel prend, Chaldéens parce que Dieu cn 1966, cet organisme dans le “Nouvel Obs", Ya suppris en train de briser s*était successivement mis a J le relais de l'offensive is des idoles”. dos tous es gouvernements | “inticatholique. Le sujet est | Le Goff est ce que Yon | Sous ses dehors byzan- successifs dela Cinquieme —_| élevé, le ton prophétique, | pourrait appeler un adepte | tins, la discussion est d'im- sans pour autant en subir Ie fond inchangé. du “soviétisme intellectue!”, | portance. les foudres. Voila quelques années, | En témoigne un récent | Jean Daniel, en effet, Balladur vient dele suppri- | Jean Daniel, comme une | papier de lui dans la revue | qui représente, comme mer. part de lintelligentsia israé- | du CNRS 00 il explique | Giniewski, le judaisme libé- lite, consentait 4 Yexistence | benoitement que Tinflation | ral avancé, n’en renoue pas du christianisme pourvu | des congrés et colloques | moins avec Tune des plus que ce demier accepte de | doit cesser et quill convient | anciennes persécutions, ‘STALINIENS se définir comme une | pour cela de soumettre tout | celle des iconoclastes qui, Quelques “Nobel” | simple "secte juive’ projet 4 un comité d'ex- | au Ville siécle, provoqua, francais font une Cette tolérance n’est | perts qui décidera de son | sous limpulsion des mono- entrée fracassante | plus de mise, comme en | opportunité en fonction du | physites et des musulmans, ‘au palmarés de Vignoble témoigne le rapport que le | sujet. Passassinat de nombreux avec le communique signé directeur du “Nouvel Obs’ | En clair : la censure | chrétiens fidéles aux saintes parquatrevingeun scienti- | fait de Ia soutenance de | préalable. Images. fiques pour s’alarmer de thése de son ami Régis | Sur le plan religieux, cet |_ Mais, plus encore, Jean Péventualité (purement ima | Debray en Sorbonne. intellectuel soviétiseur est | Daniel rappelle que cer ginaire, hélas) d'un “regard Debray, explique Da- | un ultra progressiste qui | tains Israélites tiennent chrétien surlemonde” que | nicl, a choisi de nous | analyse histoire de VEglise | pour nulle et non avenue proposeraitVenseignement | entretenir de Ia “médiolo- | de France a la lumiére de | la fratemité des chrétiens et catholique, dénoncer gie” et des “rapports de | la lutte des classes, ainsi | des juifs en Abraham. “Tinguisition quicondamna | l'image avec Dieu, et plus | que I'a finement remarqué | Nous ne sommes pas Galilée” et assimiler la théo- | précisément avec le Christ’. | le professeur Jacques Heers | fréres, tranche Daniel, logie catholique aux délires Qu'on maille pas voir i | dans son ouvrage fonda- | puisque cest par erreur ou staliniens de Lyssenko un creux bavardage, le | mental "Le Moyen Age, une | imposture que vous, adora- “imposant une biologie sujet est central dans la | imposture® (Perrin), teurs de l'Incarnation et absurde qui se voulait guerre de la Synagogue | Par cette faveur exclusi- | donc de l'image, prétendez ‘conforme aux textes contre I'Eglise. ve pour Le Goff, Jean | étre les co-héritiers d’Abra- sacrés” (sic). Avouant qui “supporte | Daniel avoue qu'il aime | ham qui fut le premier des de moins en moins ceux | -voir le catholicisme confiné | iconoclastes et élu par Dieu qui ne prennent pas en | dans les liens du matérialis- | a cause de cela compte le religieux’, ce qui | me historique et a la lumi- | Suit cette affirmation DENIERS est tout 4 son honneur, | re du marxisme le plus | dont Daniel abandonne la Colette Daniel ajoute aimer “que | conformiste. démonstration 4 Debra Codaccionni, Von parle des Grecs | — Cela éclaire la suite. “Limage (est) la négation députéRPR qui, | comme Vernant, des Ro-| —Poursuivant son compte | de toute pensée”. aprés avoir faiblement fait. | mains comme Veyne, du | rendu de la these de De- | En somme, en affirmant entendre Ia voix des familles | judaisme comme Spinoza, | bray selon laquelle “cest | que le Christ est image en proposant un “salaire du protestantisme comme | l'Incarnation, le fait pour | vivante de Dieu, les chré- parental”, sétaitlaisséeren- | Weber”, ce qui est son | Dieu de sétre fait homme, | tiens L’érigent en négation voyer sontricot sansbron- | droit. Mais il aime aussi | qui a légitimé Ia représen- | de la pensée. cher vient de toucher ses que Ton “parle du catholi- | tation et rimage dans le | La semaine derniére, trente deniers :un postede | cisme comme Le Goff” monothéisme”, Daniel re- | Redeker affirmait que la chargée de mission auprés Cest un aveu qui mérite | proche a son ami d’avoir | Passion de Notre-Seigneur de Simone Veil. que Ton s'y arréte. Sauf | passé ‘sur la contradiction | était la négation d’Aus- Lasagefemmeserendanta | erreur, le directeur du | quill ya pour un chrétien a | chwitz. Pavorteuse. Joli theme dallé- | “Nouvel Obs” évoque ici | se réclamer d’Abraham et | A qui fera-t-on croire gorie. Jacques Le Goff, auteur du | oublier que ce dernier a | que ces convergences sont tome consacré au “Chris- | été choisi entre les | fortuites ? . acm ESN EA CT Et voila qu'ils veulent noyer Jésus-Christ uste aprés Noél, | ciper au concours dinjures | nomenklaturiste socialiste Edouard Balladur a | antichrétiennes ouvert sur | de la plus vilaine eau ; regu dans son bureau | France-Inter, aux c6tés de | énarque, ancien du PSU Te PDG d'ARTE, Jérdme | Claude Villers, Jean-Louis | issu des milieux d’extréme Clément, pour lui témoi- | Foulquier, Laurent Lavige et | gauche, ce quinquagénaire gner son soutien. autres insulteurs appointés | sorti de 'anonymat par On ignore si ce soutien | (voir le “Libre Journal” | Pierre Mauroy collectionne s'étend aux propos d'un | n° 24). Encore une fois, on | les bides professionnels racisme antichrétien hysté- | est obligé de se demander | conseiller technique au rique tenus par Clément | comment Balladur parvient | ministére des Affaires cultu- dans lémission de Daniel | 4 concilier ses messes | relles chargé de la commu- Chic, le 9 janvier demier a | dominicales avec ses sym- | nication et de la culture midi sur France-Inter. pathies affichées pour ces | (sous Mauroy...), il devint Interrogé sur la question | bouffeurs de curés. Jérdme | directeur du Centre natio- de savoir quel ennemi il | Clément présente en tout | nal de la cinématographie aimerait tuer en Venvoyant | cas Pétrange particularité | (le plus nul d'Europe et se noyer dans un bateau | de se définir comme un | peut-ére du monde), puis sans fond, selon la métho- | “catholique de gauche”, | administrateur et président de de génocide mise au | alors que, dans “La Croix’ | de la Sept (chaine culturel- point voila deux siécles par | du 9 février 1992, sa sceur | le avortée) et membre du Carrier, Jérome Clément a | Catherine Clément revendi- | conseil d'administration de répondu : “Je pourrais dire | quait, elle, au nom de sa | Arche (machin magon- Hitler, mais ¢a serait trop | mere, une pharmacienne | nique ruiné par les détour- facile. Alors... Jésus, a| dorigine russe née Gomik, | nements de — fonds). cause de tout ce quil a ra- | 1a qualité de “juive non | Aujourdhui, il dirige ARTE, 12. Le tout sous les glous- | orthodoxe”. Quoi qu'il en | la chaine de télé que per- sements approbatifs de | soit, catholique progressiste | sonne ne regarde mais que Temployé de la radio d’Etat | ou juif non orthodoxe, | tout le monde subvention: visiblement décidé a parti- | Clément est avant tout un | ne. . Lami de Pasqua en justice tout de méme avan- | magonniques. muniqué, pour soutenir sa C harles Pasqua aurait | puyant sur ses amitiés | Dahmani a en effet com- tage a mieux sur- | Sans oublier, bien sdr, | défense, des attestations veiller ses fréquentations : | de s'attaquer au Front | signées par le directeur et que lun de ses petits | national, dont il demanda, | le vice-président de 'Uni- protégés se retrouve devant | en 1992, que le Conseil | versité de sciences écono- la Justice avec une inculpa- | constitutionnel vérifie la | miques de Paris-Nord. tion de faux et usage de | légalité. Cest dire si Dah- | L’ennui, c'est que ces faux. ‘mani est soucieux du droit. | deux universitaires n’ont La chose est d’autant | Pour les autres, en tout | aucun souvenir d'avoir plus ennuyeuse pour le | cas. Car pour lu-méme, ce | signé ces piéces. D'od le ministre de Vntérieur que | quadragénaire est moins | soupgon qui pése sur ce n'est pas la premiere | exigeant. Déja sévérement | Dahmani d’avoir présenté incartade d'Arezki Dahma- | mouché par la Cour des | des formulaires de lettres a ni, puisque cest de lui quil | Comptes parce qu'il s‘of- | en-téte dérobés sur lesquels sagt. frait des costumes de tuxe | un inconnu aurait imité les Dahmani est I'un des | aux frais de son association | signatures. Du coup, plu- plus bruyants et des plus | (Cest-A-dire aux frais des | sieurs adhérents de “France arrogants agitateurs de la | contribuables des Hauts-dle- | Plus’, choqués du compor- “beuritude” Seine, son principal bailleur | tement de leur président, ‘Simplement cet écono- | de fonds), le voila donc | ont, a leur tour, porté plain miste algérien naturalisé | inculpé pour avoir fabriqué | te contre lui pour “abus de voili une douzaine d’an- | de fausses attestations pré- | biens sociaux’, nées a délaissé les terres de |} sentées en Justice. Pasqua pourrait peut- gauche surexploitées par | Poursuivi par un de ses | étre lui faire donner un ses semblables pour choisir | anciens amis qu’il avait | vrai-faux passeport? le camp Pasqua en s'ap- | licencié de son association, LINDISPENSABLE ANTIDOTE Mardi 18 janvier, “Présent”™ publié son trois milliéme numéro daté du 19 Sans doute esti difficile a qui n'est pas du métier de -mesurer exploit formi- dable, au sens romain du terme, que constitue le fait de “sortir” trois mille jours de suite, sans publicité, face & Varsenal de censure et de calomnie du lobby de information marchande. ‘Jean Madiran a salué cet acte de “résistance nationa- le" Alain Sanders a placé sous le signe de V'amitié francaise. Ges quatre mots résument douze ans de ce que Pierre Durand a appelé une “aven- ture”, Rien n’est plus vrai: voila douze ans que “Présent” court Faventure difficile et périlleuse de Pamitié fran- «aise dans la résistance nationale. Léditorialiste Georges Paul ‘Wagner, “qui est aussi avo- cat", asalué, non sans Jhumour, le fait que, depuis douze ans, la vigilance de Jean Madiran a évité les ‘canonnades de la Justice partisane. C'est un exploit dont les corsaires de presse ‘connaissent le pr Le “Libre Journal” salue son grand et secourable ainé, Pour nous, “Présent” reste, Jour aprés jour, un élixir de Jeunesse et un contrepoi- ‘son. Sa lecture nous garde éveillés malgré la diabo- lique entreprise d’endor- missement généralisée et sa consommation quotidienne nous permet de survivre au venin de la désinformation et du mensonge média- tiques. Chaque jour, “Présent” est Pantidote indispensable. Le reste, tout le reste, n'est que bavardage. Le Libre Journal Cohenneries Ils ne m’auront pas ujourd hui, 1562 éme jour ACC. (Apres Carpentras). Dans la cave ot je me terre depuis cette terrible nuit qui vit la Béte Immonde se lever sta profanation que Von sait, Veaw ‘continue de monter. La Seine, comme des autres riviéres du pays, ‘connaitraient des crues ‘exceptionnelles. C’est ce que dit la 16. Car, j'ai pu me procurer une télé ‘avant de me cacher et jai bricolé un branchement pirate. ins’ je peur Auiere, ce qui se passe au-dehors. ‘Mais je ne suis pas dupe. Toutes les informations sont manipulées par les fascistes et les néo-nazis qui ont investi toutes les structures du pays. Ils sont partout. Et cqpables de tout, ‘Méme de truquer les bulletins de la ‘météo pour me faire eroire que mon fies dead as sabattent sur la France depuis trois ‘mois. Mais moi je sais que ce sont les de la Bete immonde qui y déversent de Veau pour me débusquer. Dimanche, ils ont bien fail m‘avoir. Changeant de tactique ‘et ne reculant devant aucun moyen pour me faire sortir de ma cachette, ils avaient organisé une énorme Vécole privée dont on sait bien, allez, elle est une fabrique de futurs fchos Incite é par leurs appels ‘pathétiques dla t6lé contre cette atteinte intolérable & Vexistence ‘méme du pilier fondamental de notre démocratie et de Végalité des chances, Je m'apprétais a quitter ma cachette ‘pour me joindre au soit-disant dela démocratie qui défilaient de la Nation é République, juand, horreur, un petit detail me ae eee ‘auqueljacais mangué m’exposer. It ‘me revint & esprit que des minisires socialists de (Eduéation nationale, Chevénement et Lang, s étaient distingués en ouorant au moins aussi _généreusement que Bayrou les caisses de UBtat i: Vécole privée. Cour qui ‘manifestaient aujourd hui sous leurs “apparences respectives ne pouraient done étre que de fauce pourfendeurs de Vécole privée. C'est-i-dire de vrais de la Béte immonde. Ainsi que rillion de manifestants. Brrr, dans ma cave je tremble. Etje iminterroge : mais quand donc delenda est Carpentras ? Jean-Pierre Coben Autres Nouvelles L'Etat laic incompétence et tyrannie ans « Présent » | s'il a une ame et ce | sur parole quant a ce D daté du 8 jan- | qu'elle est, mortelle ou | quil lui plaira de penser vier, Jean Madi- | non, si le monde est un | des archontes ou des ran concluait son édito- | reve ou non ; toute | météques athéniens, de rial consacré au nouvel | réponse de sa part soule- | la querelle des investi- ‘embrasement de la guer- | verait de tous les points | tures ou des universaux, re scolaire par une | du pays et de Empire, | des voix de Jeanne d’Arc exhortation a relire ce | autant que des contradic- | ou des négociations qui que Maurras disait de | tions, des moqueries et | précédérent Valmy cette question dans son | des sifflets. + Sur certains de ces + Dictionnaire politique et | + L’Etat ne sait pas. | points, il peut avoir des critique - Comment ne | Toutes les fois quil sest | intéréts de parti, non des pas suivre le meilleur des | mélé davoir une opinion | idées et ce sont les idées disciples lorsquill recom- | doctrinale, il 'a vue se | qui sont matiéres a V'en- mande de se référer au | dessécher, agoniser, pas- | seignement meilleur des maitres? —_| ser, & tous les degrés de | + Pour assurer a I'Etat Voici done ce que | son enseignement une compétence, il ne Maurras écrivait @ propos | + Son mandat ne peut | suffit pas d’avoir bar- de la liberté de lensei- | s'exercer qu’'au nom de | bouillé une loi laique gnement la moralité banale et cou- | invoquant du bout des « Comment et par le | rante la plus élémentaire. | lévres “lunité morale du front de quelle prétention | Son pouvoir vaut pour | pays’. bien osée I'Etat peut-il | vérifier et garantir 'hon- | + Quelle unité ? en refuser cette liberté d’en- | néte fonctionnement ré- | quoi ? de quel systéme ? seignement ? gulier des examens, la | dans quel esprit ? V’ab- Il ne peut Léviter au | collation des grades ou | sence de systéme et nom de ce quill enseigne | l'exécution des pro- | esprit n’en est. pas un, car il a ni ne peut avoir | grammes que V’Etat n'a | Un Btat ne peut qu'usur- denseignement a tui ; il | aucune qualité pour éla- | per sur ces plans et ty= faudrait pour cela qu'une | borer. L’Etat, ici, n’est | ranniser dans ces ordres. vérité particuliére lui | quuune béte : moins que | Et le ndtre ne s'en fait appartint. Cela n’est pas. | cela, une abstraction. I | pas défaut... Si elle existe, qu’il la | sait moins que personne | Incompétence et ty- ‘montre ! Layant montrée, | ce qu'il faut penser de la | rannie, voila un demi- quill la défende et 1éta- | relativité, de lévolution, | siécle, Maurras avait blisse ! IL ne le peut pas. | de la géométrie a trente- | identifié deux des tares « Notre Btat-conseil ne | six dimensions, ou du | du totalitarisme mou que sait pas si Dieu existe ou | jugement analytique ou | la démocratie confisquée nrexiste pas, si homme | synthétique a priori. | était en train de mettre est libre ou déterminé, | Personne ne croira Etat | en place. . UNE NOUVELLE ADRESSE POUR LE “LIBRE JOURNAL” A COMPTER DU LUNDI 31 JANVIER, LE LIBRE JOURNAL CHANGE D’ADRESSE ET DE NUMERO DE TELEPHONE LE COURRIER DOIT ETRE ADRESSE EXCLUSIVEMENT A SDB 139, BOULEVARD MAGENTA 75010 PARIS ‘TELEPHONE ABONNEMENTS : 42 80 09 33, REDACTION : 42 80 09 39 ‘TELECOPIE : 42 80 19 61 Etc est ans... ontrairement a certaines autres que je ne nommer pas parce que je n’ai pas une vocation de donneur, 1994 ne remonte pas a la plus haute antiquité. Et méme, on peut dire qu'envisagée froidement elle a un cOté neuf, clinguant et cra- quant qui pourrait laisser 4 penser que, comme les souliers achetés la veille, le meilleur moment c'est quand on la quittera, Or, je sais de source sire que cette année sera molle, non pas a la maniére d'un sofa mais a celle, écceurante, de la guimauve En revanche, quelles satisfactions nous a apportées 1993, qui avait d’abord un son coulant, presque soyeux, en tout cas plaisant 2 dire, méme avec des galets (doux, blonds) dans la bouche. Essayez. voir 2 voix haute : mille... neuf cent... quatre- vingt... treize, Et avec l'accent mor vandiau, Cest encore mieux : quatr= re-vingt... trrreize ! Rahh ! On ne sen lasse pas ! Cest voluptueux, ¢a coule comme un nectar d'abricot, ¢a donne envie d'y rester les jours de pluie avec un chocolat tide et une hétaire chaude. Bref, 1993 était une année sensuelle, sauf peut-étre pour Bérégovoy, Human-Bomb et tous ceux qui ont eu la malchance de périr au cours de cette année si manifestement faite pour la joie La gauche aussi a péri en mer des sarcasmes. Chevauchant les poutres fréles du radeau des médusés, quelques survivants guettent les bas- morceaux de leurs camarades les plus épuisés sous Veil de varan du président Mitterrand, 1994 sera une année cannibale, j'en ai a la fois peur et l'eau a la bouche. J'ai s,consulté a ce sujet les plus émi- nents hépatoscopes, lesquels, on par ADG CHRONIQUE DE L'ANNEE MOLLE cd — Pate guimauve — Heétaire chaude — Lecture de foie — Grandeur consécutive de l'année du 36¢me dessus. $ le sait, lisent Vavenir dans le foie des animaux ou dans celui des fétards ‘qui ont trop soufflé dans les langues de belle-mére, et cela, depuis les Assyro-Babyloniens, les Chinois de Age du Bronze, les Romains de lage sans pitié (*). Ils sont plus formels les uns que les autres : outre lextréme comestibilité du foie cirhotique aussi appelé gras, sa lecture indique que 1994 sera l'année des reliefs, alimen- taires s‘entend, celui de Everest, qui nous est cher, ne devant pas sensi- blement bouger au cours des douze prochains mois. Les sans-abris n’en trouveront pas, ‘ou alors médiocres, 'abbé Pierre se portera ajusté ; ceux qui n’auront pas Seca fait d'exercice d’élocution (galets doux et blonds) comprendront qui Sagit de « la guépiére + et en conce- vront une vive érection au souvenir de celle de Madame Bovary dont les lacets se défaisaient en sifflant comme des serpents. Les présidents Mitterrand auront le teint de plus en plus jaune (un hépatoscope est forcé- 5 un peu bilieux) et, leurs futiles promesses, ils iront couvrir de fleurs les tombes des maréchaux Pétain. Ils penseront quils seront encore la en tan 2000, cryptogivrés dans la taverne du Panthéon, lequel, malgré une chan- son malveillante, ne sera pas décousu et méme si ¢a continue, on ne verra Ie fond de rien du tout. Voild les prédictions des hépato- scopes que j'ai pu trouver du c6té de Poum (extreme nord de la Calédonie) oi je stationne actuelle- ment dans Fattente du cyclone Rewa La quantité de foies capturés a été grandiose, méme si leur lecture en a &té génée par les confettis et serpen- tins qui s‘étaient collés dessus. Jajou- terai que le foie gras de Kanak est tres supérieur 4 celui de Mroquois et jen terminerai avec ces considéra- tions oiseuses de mauvais augure en ‘vous souhaitant a vous, épatants lec- teurs du seul décadaire de la presse francaise qui continuera (sauf erreur) a sontir tous les dix jours, une bonne et heureuse année, renouvelée 36 fois jusqu’a ce quielle prenne le des- sus. Et Cest ainsi qu'elle sera gran- de. * Femprunte ces précisions a Vexcellent ouvrage de Danier, Boorstin « Les découvreurs Collection Bouquins. Dieu ou César na mis dans le crine du O Bere cele raion d'un enseignement hostile a toute religion, fondé sur V'athéisme et le mépris de tout « ordre moral », est une sorte de produit de la philoso- phie du XVille siécle et de la Revolution francaise. Affranchie des dleres, cole « laique » serait ainsi une école «libre En réalité, les faux clercs qui pro- pagent l'idéologie dominante, vic~ times de leur fanatisme ou de leur propre carence laique, oublient de nous dire que les ténors du + Siecle des Lumigres - ont lutté avant tout contre Tintolérance des différents lob- bies religieux, leur collusion avec César. Dans ce monde déchristianisé, ot la bourgeoisie a saisi le pouvoir politique des le régne de Louis XIV, Voltaire reste déiste. Dans un des + Cabiers du Rocher » qu'il lui a consacré, Pierre Sipriot écrit (p. 21) + La legon des Contes de Voltaire est simple : Thomme n’est pas assez. fort, pas assez intelligent pour satisfaire ou maitriser une imagination et des pas- sions dont les excés lobligent tou- jours a recourir a Dieu ou a d'autres hommes pour satisfaire ses réves Dieu et la Société restent diailleurs spectateurs de nos désarrois, « Quant 2 Rousseau, autre vedette de la Revolution, il déclare dans LEmile, ouvrage qu'il a précisément consacré a Péducation (livre IV) : = Si jlexerce ma raison, si je la cultive, si use bien des facultés immédiates que Dieu me donne, japprendrai de moi-méme a le connaitre, a Taimer, a aimer ses ceuvres, a vouloir le bien quil veut... + Et il ajoute : « Je vous avoue aussi que la majesté des Ecritures m’étonne, la sainteté de VEvangile parle A mon cceur. Voyez les livres des philosophes avec toute leur pompe ; quis sont petits prés de celuila ! Se peutil qu’un livre a la fois si sublime et si Le tise JOURNAL ate par Jacques Houbart L'école de la liberté simple soit Fouvrage des hommes ? « De fait, les révolutionnaires héi tiers de la pensée de Rousseau et de Voltaire avaient institué un culte de V'Etre supréme. C’est seulement un demi-siécle plus tard, avec entrée en scéne de Karl Marx qui déclare la guerre a la religion + opium du peuple -, que Foffensive athéiste va se déclencher, a lécole et a l'universi té. La franc-magonnerie, au début du XVille siécle, sous influence des Pasteurs protestants Désaguliers et Anderson, avait tranché ses racines ésotériques et rompu avec le cathol cisme, mais, durant des décennies, elle avait préservé le patrimoine spi tuel Le Grand-orient : " un bastion les i laics engagés eee En 1877, le convent du Grand- Orient céde a la vague athéiste et supprime invocation rituelle « a la gloire du Grand Architecte de Vuni- vers «, — le G.AD.LU,, sigle du Dieu créateur, De méme, on fait disparattre des autels magonniques du Grand- Orient le V.LS., ou » Volume de la Loi sactée » — la Bible pour les chrétiens ou les juifs. Apres cette épuration philosophique, le Grand-Orient va devenir un bastion des enseignants laics engagés dans la guerre scolaire Loffensive anticléricale culminera au moment de la victoire du Bloc des gauches (1899-1905), sous le gouver- nement d'Emile Combes. On connait les suites de cette vaste opération contre le spiritualis- me : A la fois Feffondrement moral de plusieurs générations — avec déve- loppement de la criminalité au sein méme des établissements scolaires — et V'affaissement général du niveau culturel, sans parler des progrés ful- gurants de Tillettrisme. Nos compa- triotes connaissent bien lenjeu de la bataille menée par les ennemis de VEsprit contre le parlement francais, mais il faut quills sachent aussi quis ne sont pas seuls en Europe : les médias gauchards leur cachent, par exemple, que les Britanniques menent de leur cOté une puissante contre-attaque contre la décadence athée, 1994 est, outre-Manche, Vannée du démarrage des écoles DIY — + Do-It-Yourself » — souhaitées non seulement par les chrétiens, mais par les communautés juives et musul- manes. En dépit de opposition des travaillistes et des syndicats de ‘gauche, qui jugent le projet « élitiste - et - diviseur +, les familles et leurs promoteurs vont recevoir 85% de | fonds d’Etat pour ouvrir des écoles associant parents, églises, mécenes ou groupes caritatifs. Les parents pourront alors décider du niveau de sélection, de la mixité ou de ta spé- cialisation des études. On réhabilite parallélement les « grammar schools », ces colleges de village ou de quartier qui, pendant quatre siécles, avaient permis aux plus doués des éléves, sans distinction dorigine, d'acquérir une culture littéraire ou scientifique |; — colléges fermés par milliers dans les années 60, par souci de + massifi- |” cation » et haine de Vélite. Comme I'a écrit récemment, dans le Daily Mail 1/12/93), Anthony O'Hear, profes- seur de philosophie a l'université Bradford, « Shakespeare, Newton et Je Dr. Johnson étaient issus des gram- mar schools. De méme, a vrai dire, que Mme Thatcher. Mais, dans les années 60, V’élitisme académique était tout a fait ringard, et le fait que les grammar schools avaient été ouvertes a tous, sans considération de fortune, fut tranquillement mis au panier. « En France, depuis 68, nous savons aussi que la lutte contre l'Esprit et contre Vélitisme est menée par les ¢ fils & papa. ’Histotre a l’endroit par Bernard Lugan es XVe-XVIe siécles consti- tuent un véritable tournant de Vhistoire européenne car les premiers voyages maritimes dexploration y sont associés, Les causes de ces expéditions loin- taines sont connues et multiples conversion des paiens, goat de Vaventure, recherche des épices et de Yor. Transportées depuis I’Asie, les épices passaient d'intermédiaire en intermédiaire : Chinois, Persans, Arméniens, Arabes, etc. Les prix de ces march; s done élevés quand les marchés «Europe étaient enfin atteints. Lidée apparut alors de découvrir les routes ‘menant directement aux zones de production, c’est-a-dire aux Indes. Les principales tentatives eurent lieu a FOuest — et Amérique fut décou- verte — ou vers le Sud, au-dela des rivages africains connus a lépoque. Cest cette derniére route que suivi- rent les marins portugais. En 1413, Madére et Porto Santo sont reconnus et, en 1439, c'est le tour de Varchipel des Agores. Les Portugais poussent toujours plus loin et, en 1434, Gil Eanes franchit le cap Bojador. Désormais, la découverte portu- gaise allait pouvoir véritablement En 1445, le cap Vert et le golfe de Guinée sont atteints. En 1445, le monopole portugais risquant de se voir contester par les autres pul européennes, le pape Nicolas V confirme les droits de Lisbonne par la bulle Romanus Pontifex. L’Afrique est officielle- ment domaine portugais et toutes $ LA ROUTE DES INDES les conquétes et installations y sont par avance légitimées. Lencourage- ment a poursuivre les découvertes est ainsi donné. La méme année, le prin- ce Henri Je Navigateur commissionne Ca Da Mosto et Uso di Mare pour exploration des cOtes au sud du cap Vert et dans l'estuaire du fleuve Gambie, A la fin du XVe sidcle, une accél ration est donnée au mouvement qui est entamé par Diego Cao, lequel atteint Vembouchure du rio Poderoso, Vactuel fleuve Zaire, en Um Joon dete mane Cnurtte page 18 w-25 0 noon os avril 1483. En 1486, il entreprend un second voyage plus loin encore vers les rivages inconnus du Sud et il Jonge ta cote de Vactuelle Namibie oi il disparait. Le 25 décembre 1487, Bartolomeu Dias atteint la baie d’Angra das Voltas od est batie l'actuelle ville de Ludoritz. En janvier 1488, il longe le litoral atlantique de la région com- prise entre 'embouchure du fleuve Orange et le cap des Tempétes qui sera ultérieurement baptisé » Bonne- Espérance +. Celui-ci est d'ailleurs doublé sans que les navigateurs sen apercoivent et, le 3 février 1488, les navires portugais jettent Pancre dans la baie de Mossei, dans l'océan Indien. Le traité de Tordesithas fut signé en 1494. Il partageait le monde entre les deux puissances ibériques ; expansion pouvait donc reprendre, avec une priorité politique pour Lisbonne : la découverte de la route des Indes. En 1495, Manuel ler succ®- de a Jean II ; Cest sous son régne qu'elle fut ouverte Le 8 juillet 1497, Vasco de Gama quitte Lisbonne, Le 7 novembre, avec ses quatre navires, il jette 'ancre dans la baie de Sainte-Héléne, au nord- ouest du Cap. Puis, le 22 novembre, il double le Cap et « remonte + le long du littoral est-africain. Comme il célebre la naissance du Rédempteur quelque part sur un rivage inconnu, il donne a cette contrée le nom de Natal qui lui est resté depuis. En 1498, il parvient aux Indes, ce but mythique de l'épopée maritime lusi- tanienne, presque un siécle aprés son commencement. En 1499, Vexpédition est de retour au e\ Portugal > Les Provinciales par Anne Bernet ettant en présen- Mees Voltaire et Frago- nard dans ‘l'un de ses films, Sacha Guitty prétait au Roi ce mot joli, et cependant profond : = Li- ronie, et la grace : la Fran- ae Voila l'une des plus exactes définitions de cette forme desprit a la frangai- se qui fait notre gén national. Cest a cause delle diailleurs que, depuis des siécles, nos voisins nous détestent Guitry ou le crime d'étre Francais autant que nous les fa nons... Que nous puis- sions traiter gravement des choses légeres, et légere- ment des choses graves les épouvante. Sous nos éblouissants feux dartifice et nos mots d’esprit, ils voudraient qu’il n'y ait rien, que nous soyons un peuple de poudre aux yeux et de bulles de savon... ennui, pour eux, c'est que nous sommes beaucoup plus sérieux et beaucoup plus profonds qu’ils ne le pensent, et est pure charité si nous les laissons a leurs illu- sions. De ces qualités, ou de ces défauts, a votre guise, Alexandre Guitry, plus connu sous son diminutif de Sacha, fut, sa vie durant, la quintessence. Bien entendu, il une foule de gens, sen rendit compte et « du jour od j'ai compris quels ent les gens que je» pérais, j'ai tout fait pour les exaspérer - Le snobisme de M. de Pont-Jast cura de lourdes conséquences... Son entrée dans la vie, deja, fut théatrale. En 1881, M. de PontJast, offi- cier de marine en retraite et dramaturge (un n’em- péche pas l'autre) reléve Pintérét de ses soirées en conviant, contre cachet, un comédien ou une com dienne en vogue se pro- duire chez lui, D’habitude il invite Mounet-Sully ou Sarah Bernhardt ; malhet reusement pour lui, ce soir de février, il a eu lidée saugrenue, profitant d'une permission du garcon, dinviter le jeune prodige de la scéne parisienne, Lucien Guitry, éloigné des planches par son service militaire. Le snobisme de M. de Pont-Jast aura de lourdes conséquences ; car il a une grande fille, Renée, et Lucien est beau, talentueux et rayonnant de gloire précoce... Six mois plus tard, et trois refus Bape eatgieseedsl eaucteeae en mariage, Lucien Guitry enléve Renée de Pont-Jast et lépouse clandestine- ment a Londres... Leur union, mal assortie, ne durera pas. Deux fils en seront pourtant nés. Le second, venu au monde a Saint-Pétersbourg, ot son pére se produit, le 21 fé- vrier 1885, recoit le pr | nom de son parrain, qui nlest autre que le Tsar, Quoi qu’on en dise, il n'est pas facile d’étre le fils dune célébrité. Fou d'ad- miration et d'amour pour son pére, Sacha est conscient que 'héritage | sera pesant. Il se donne un but : + Savais un nom ; je me suis fait un prénom. » De lui-méme, il fera ce portrait : » On ne me par- donne pas d’étre le fils un homme incomparable — auquel if faut pourtant, bon gré mal gré, qu’on me compare, car je le renou- velle et je le continue — le talent mis a part Deux Guitry, c'est beaucoup, surtout pour les ratés, Meme physique et méme voix et méme fagon détre, héréditaires aussi, Méme orgueil apparent, méme dédain apparent des régles établies, méme inso- lence quand il faut et méme liberté conquise et conservée, conservée a tout prix, jusque dans la prison od je payais aussi ses quarante ans a lui de royauté sur le Théatre. Deux Guitry, c'est beau- coup. Pour les ratés, ce | trop. + Il ajoutera, a l'inten- tion des amis qui regret- taient que, marié quatre Le UDRE JOURNAL ete fer France Courtoiee page 14 N° 25 DU 20 JANVIER 1994 & fois, il_n’ait pas eu de fils» C'aurait fait trois Guitry ; j'ai eu pitié de mes confréres... » S’en ai été le premier enu ! » pel onan mont conduit @ la Pipe tie teed, j'ai cru qu'on allait ine marier de force ! » Apres une scolarité agi- tée... (douze établisse- ments avant datteindre la classe de Terminale...), ayant perdu sa mere, morte de tuberculose, et son grand-pére Pont-Jast qui lavait élevé, Sacha se dirige tout naturellement vers la carriére paternelle, Sinon comme acteur, du moins comme auteur, il fera des débuts fracassants, avec l'énorme succes de sa premiére piéce « Nono «, Guitry a dix-neuf ans. La renommée ne le quittera plus ; la haine et la jalou- sie non plus. Elles trouveront moyen de cracher leur venin dans les années 1940. Le mémes qui, pendant l'Oc- n, ont accusé Gui- re juif, patriote et résistant, le dénoncent, en 1944, comme antisémite et collaborateur.... On larréte dans son hotel particulier bourré d'ceuvres d'art + La Libération ? Jen ai &é le premier prévenu ! » + Cing hommes armés qui mont conduit a la mairie Un instant, j'ai cru qu'on allait me marier de force ! Guitry plaisante, parce que C'est hautement fran- gais de plaisanter de ce qui vous blesse, vous effraie ou vous tu est atteint jusqu’ Antisémite ? Le jour de Varrestation de Tristan Bernard, il s'est précipité a la Kommandantur... « Vous venez d'arréter un grand auteur francais. I est vieux et en mauvaise santé. Je suis plus jeune et en meilleure santé. Sil vous faut vraiment un auteur francais, je suis Ia. » Les Allemands, confondus, ont libéré Tristan Bernard et sa femme. Collaborateur_? Un général allemand entre un soir dans sa loge, le cou- vre de compliments. Gui- try ne veut qu'une chose dix prisonniers... Le lende- ‘main, il obtient le retour de onze de ses relations. On lui jette a la face son livre : + 1429-1942. De Jeanne d’Arc a Philippe Pétain « + Jaurais pu modifier son titre ; occasion mien fut offerte. En effet, quel- qu'un me demanda de le débaptiser, quelqu’un qui prévoyait qu'il était impru- dent de lui donner ce titre. Je n'ai jamais été prudent, dans la crainte, toujours, de paraitre poltron. Celui qui me conseilla de le débaptiser avait entre les mains la maquette du livre. G..) C’était le maréchal Pétain, » «Je n'ai qu'une Je aoe Sema qu un seul jonheur : aimer jena gui amour: Or, qu’est-ce que ce livre, qui vaudra a son auteur + soixante jours de prison » ? Un cri d'amour éperdu de la France. Navait-il pas exigé, pour dessin de couverture, que la France soit peinte en train de se relever, mais de se relever seule ! Et préte a reprendre l’épée qui venait de lui échapper, mais qui n’était pas brisée. Ne citait- il pas cette page od, devan- cant Péguy, Michelet don- nait pour devise a notre patrie la troisiéme vertu théologale : Espérance ! Ne terminait-il pas son livre en biffant, rageur, le mot + Fin + et en ajoutant, a la main : « Ca, jamais ! » On jugera bien A tout cela que cet homme était capable de trahir son pays... Lui qui avait eu cet aphorisme déchirant et tendre ; « Les chiffres sont éloquents et il devrait y avoir un ministere de la Reconnaissance natio- nale dont le numéro de phone serait Invalide 1418», Lui qui résumait sa vie ainsi : + Je n’ai qu'une pas- sion, le travail. Je n'ai qu’un seul bonheur aimer. Et je n’ai qu'un amour : la France. + Les accusations contre Sacha Guitry tombérent d'elles-mémes. iis dossier qui devait ‘aboutir ‘Feu nontieas, ne fut plus vide. Car toute Foeuvre écrite ou filmée de Guitry parle de son amour de la France, de sa fienté d’étre francais, de la gloire de notre passé Lui qui, au temps du muet, et devinant qu'il pourrait @tre la fin du théatre, mau- dissait le cinéma mais qui y recourut pour tourner = Ceux de chez nous + et fixer sur la pellicule le visage de Rodin, de Ros- tand, de Degas, d’Anatole France, de Renoir, de Saint-Saéns, de Sarah Bern- hardt, de Mirbeau, de Mo- net, et de Lucien Guitry... Les accusations contre Sacha Guitry tombérent delles-mémes. Jamais dos- sier, qui devait aboutir a deux non-lieux, ne fut plus vide, Dahs l'intervalle, il ee avait eu le temps de juger ses amis a Pacuvre. Ceux qu'il avait le plus aidés aux mauvaises heures furent les plus si- lencieux. Les gens vous pardonnent parfois le mal que vous leur avez fait ; jamais le bien ! «lnya “une de haine qui soit sincere et qui soit vraie, et qui soit avouable ct pul soit, propre ; le a pour nom : le mépris. Toutes les tracasseries et Vamertume ne devaient pas empécher Guitry de se relever, plus grand, plus fort, plus caustique. Il s'exclamait ; - Tant d’é- preuves ! Pourquoi ? Je suis incorrigible !- Il y a longtemps que le nom de ses calomniateurs et ce qui leur servait d’ccu- vre ‘a disparu. Sacha, contre eux, avait eu raison une fois de plus. Quand il éteignit, en 1957, accable de maladie, il nous leguait cette legon excellente : + Il n’y a qu'une forme de haine qui soit sincére et qui soit vraie, et qui soit avouable et qui soit pro- pre ; elle a pour nom : le mépris. On peut venger quelqu'un, mais se venger soi: Non ! Non ! Non ! Nrétre jamais parmi ceux qui haissent. Tacher d'étre plutot parmi ceux que l'on hait. On y est en meilleure compagnie. « Raymond Castans vient de publier une bio- grapbie de Guitry aux Editions de Fallois. Les Presses de la Cité ont réédité toute son eure en trois volumes dans la col- « lection Omnibus. En poche | Cesta lire Les Modérés, le drame du présent our Abel Bonnard, on ne par Serge de Beketch pense pas en commun. La pensée est un exercice solitaire. Le drame des modérés, cest justement quils pensent P our la premiére collectivement. Ce livre, paru en folsi:le'voile! eat présente 36, est sous-titré :« Le drame du eget 2 : les hommes, les idées et présent ». Cinquante ans plus tard, , a le prtuent ener ee ntey les activités de cette ‘organisation supranatio- ‘ota, les mémes causes produisant i ise Ae ard nate aut sssenble un | | MYSTERES ET SECRETS donnera des joies infinies & tous les ae = . contre-révolutionnaires. Joies lutte “potty Fes: intérers , y intellectuelles et joies stylistiques. a ete cate DU B'NAI B'RITH Ses formules explosent. La PE eee bourgeoisie, depuis la Révolution, oe dit-il, préfere une « anarchie avec eiatun “eeu! probleme: des gendarmes & une monarchie Se ila aslo oe des pricinaied Das gE ua comms pas révolutions marquent moins la ea revanche des malheureux que celle | | 4€ dates, de faits et de dds inférieure. Ce sont des Trames. | | A0cuments stupéfiants, énormes dont les acteurs sont tres appara, derriére la faca- petits». «La France est le pays ou | | de dune association Ton a peur des mots comme dans | | bumanitaire ou caritati- autres on a peur des fantomes: | | ¥€> une force occulte au en face de ceux qui servent aoa tr mas ice Cépouvantails, ily a ceux qui cera Capes # ‘meéthodes de l'internatio- «Les moderés francais sont les ‘nale communiste. restes d'une société », «Ils ne De mEms que limer: savent pas défendre leur intérét Se ee parce quils ne Vassocient a rien de | | Mettait ses moyens et plus grand que lui. Ils tiennent ses hommes aux ordres En vente a Faits et Documents, tanta leur argent quiils perdent fa | | 4 '@ patrie du commu- BP 400-01 75025 Paris Cedex O1 faculté de le dépenser pour leur ‘cause... Ils wont pas Wautre politique, quand ils se croient ‘menacés, que de conclure avee Vennemi des arrangements particuliers, oi chacun deux se flatte d'obtenir qu'on Vépargne en sacrifiant ses pares... Lin bourgeois ne s'indigne pas, il salarme seulement... C'est ‘pourquoi ils ont accepté tous les régimes qui se sont succédé. » Abel Bonnard consolera les désespérés : « SiVhistoire est une tragédie pour lame, elle reste une comédie pour Vesprit.» nisme qu’était l'Union de la population envi- | compte deux mille ronnante dans le sens | noms), conférent a des intéréts de ordre et | Porganisation une formi- du judaisme. de ses mandants, dable puissance poli- Comme’ la franc-ma- | Enfin, le B'nai Brrith | tique et médiatique et sonnerie, le B'nai B'rith | est une puissance poli- | donnent a ses mots est une soci tique. Ses hommes (et | d'ordre la force de dé- avec ses. loges, ses femmes) occupent | crets divins. L'exemple regles, ses rituels, les postes les plus élevés | du serment imposé aux décors, ses codes, ses | de I'Etat et des institu- | politiciens francais de réseaux. tions, “ne jamais sillier avec le ‘Comme les “fils de la | Le livre présenté par | Front national” en témoi- Veuve”, les “fils de | Ratier énumére les mi- | gne. Le chapitre con- VAlliance” (B'nai B'rith | nistres, banquiers, jour- | sacré a cette affaire est en hébreu) travaillent, | nalistes, scientifiques, | d’ailleurs run des plus par subversion, contrain- | philosophes, écrivains | révélateurs de ce livre. Anne Brassié | | te ou menace, 2 modifier | qui, de Siegmund Freud | Mysteres et secrets ‘Les Modérés, Abel Bonnard, Les les comportements, les | a Simone Veil, en pas- des B'nai Brith grands classiques de "homme de habitudes, les réflexes, | sant par Fabius, Stoléru présenté par ‘droite, 37 rue d’Amsterdam, 75008 les meeurs, les coutumes | et tant d'autres (index Emmanuel Ratier Paris, Leumeta rane crate page 16 5250) 2 sn 04 < MON PREMIER LIVRE DE CHANSONS - Un florlége des chansons enfantinestr- dlidonnelies avec leurs partidons. On reprochera aéditeur d'avoirexpurgé certainesd'entre elles, pour ménager les sensbilités juveniles qui en sublssent bien efautres grice ax programmes Alaa! we célabce bergire en colére ne tuetelle plus son chaton voleur et ne va tele plus sen confeser jl petit olsen de « Ala volette » se remet heureuse- tment de a chute jadis mortelle et lex invites A enterrement de Malborough ont méme plus consolation de sen Allee coucher avec leur bre... Joliea iusrations a Pancienne de Serge Cesarell, Ova se nicher ia cenmure Larousse. « LE CHINOIS » TOME 2 ‘de Georges N’Guyen Van Loo Quelques souvenirs du patron du GIPN marseillais, une réflexion sur Ia justice, Ie crime, Phonneur, la famille, la ten- dresse. Curieux et parfois émouvant... Presses de Ia Cité, 286 p., 100 F. «LE SERGENT BERTRAND » de Michel Dansel, En 1849, le sergent Bertrand défraya la chronique ; il souffrait d’une maladie mentale rare mais choquante : la nécro- philie. Michel Dansel raconte avec ‘quelque complaisance la vie de ce dément qu'il juge inoffensif... Une apo- logie surprenante de la violation de ‘sépultures ; il est vrai que cela ne se pas- sait pas a Carpentras. Albin Michel, 250 p., 98 F. « CHASSEUR DE TUEURS » de Robert Ressler Les pays anglo-saxons ont le privilege de susciter des tueurs déments et multiréci- divistes. Spécialisé dans l'étude psycho- ogique de ces monstres, Ressler raconte ‘comment il aida a en faire arréter un ‘bon nombre. Méme s'il évite les détails Jes plus atroces, on s'interroge sur le bien-fondé de ce genre de publication et ssur les motivations passablement troubles de leurs lecteurs... Presses de la Cité, 287 p., 120 F. «LE SERPENT VERT » de Wilbur Smith L’Afrique du Sud de Paprés guerre. Les Boers ont gagné les élections et sappré- tent a metre en place leur systéme apartheid. Shasa Courtney, héritier une riche famille de colons britan- niques, industriel ambitieux, renonce aux choix politiques traditionnels des siens en échange d'un portefeuille minis- tériel dans le futur gouvernement. Iva se heurter a sa femme, acquise corps et dame aux mouvements de revendication noirs. Smith n’a jamais eaché son atta- chement a sa patric nia la ségrégation. Remarquable romancier d'aventure, il parvient ici expliquer histoire mécon- nue de son pays, jusque dans ses facetes les plus controversées. Presses de la Cité, 490 p., 110 F. « ’AVENTURE DE L'ORANGE » ‘Jean-Claude Béton et Gilles Brochard ‘Venue de Chine en Europe a une époque indéterminée, Porange fut long- ‘temps utilisée uniquement en parfume- rie, Au XVIe sidcle, on saventure a la ‘manger ou a en boire, non sans crainte, Ie jus pressé. Arbuste pour jardins prin- ciers, fruits de luxe offerts jadis & No&l, Jes agrumes ont une longue histoire. ‘Objet d'art ou enjeu économique pour les firmes de boissons, orange est fasci- nante. Vous saurez tout sur elle. (enoél, 145 p.) « LEA DE PORT-GALERE » de GJ. Arnaud ‘Toulon, hiver 1798 : les armées de Bonaparte reprennent la ville insurgée. Dans un climat de terreur insupportable, Léa Cordouan se retrouve seule pour relever « les Comptoirs toulonnais », Tentreprise familiale créée vingt ans plus t6t, avec aide douteuse de son amant, le bagnard Crine d'argent. La fortune des Cordouan sera sauvée, pas Vunité de Jeur famille ni leur tranquillité esprit. Liattirance pour histoire de Toulon sous la Révolution et le Consulat prend Je pas, dans ce second volume, sur la saga familiale. Un peu oubliés au milieu des péripéties politiques, les Cordouan Jjouent les seconds réles c'est domma- ge. Julliard, 535 p., 120 F. «ET SI PLUS RIEN ‘NETAIT SACRE. de Jean Cazeneuve Les sociétés humaines ont impérative- ment besoin d'un recours au sacré. On. Tes en a privé Jean Cazeneuve rappelle, du sacre des rois de France aux rites funéraires, la place du sacré dans histoire. Avant d’analyser les formes de religiosi- t€ détournée que vénérent nos contem- porains : acteurs de cinéma, sportifs, ete. . Un bilan navrant mais qui témoigne de Ia soif inextinguible de "homme. Perrin, 230 p., 125 F. « LOUP-GAROU » de Nicholas Condé ‘Un dément surnommé « le meur des bois» enleve, torture et assassine des jeunes femmes autour de New York. La Police lui attribue une cinquantaine de aro! Warren, ilustratrice renommée de livres pour enfants, ignorait tout de ce sadique ; jusqu’au jour oa ils'en prend a sa meilleure amie... Eta vie de Carol devient un cauchemar : qui est ce mysteriewx qui Vespionne ? Pourquoi accuse-til ‘Tommy, son frére, d'etre le monstre psychopathe ? Un remarquable policier dans la reilleure tradition du « thriller» Vaméricaine. Presse de Ia Cité, 290 p., 110 F. «LA DANSE DES OMBRES » de Tanith Lee Rachaela n’a jamais connu son pére iis, toute sa vie, sa mére I'a mise en garde contre cet homme et sa famille. Aussi, lorsque ses parents ignorés demandent a la rencontrer, la jeune femme tente-telle de se dérober. ‘Quand la fatalité la contraint a trouver refuge auprés d’eux, dans un manoir isolé sur Ia lande, elle découvre une tribu étrange : excentriques, les Scaraby ? ou monstrueux ? Tanith Lee renouvelle a sa facon le roman gothique. Le résultat ne manque ni de charme ni intéret. Presses de la Cité, 350 p., 120 F. Li LURE JOURNAL de tar France Courtoize page 17 N25 DU Fidéle au poste Tous les “flics” de télé en ont fait Vexpé- rience : un agent de a circulation, prét é verbaliser, les “recon- nait” et s’excuse en saluant : “Oh ! Tosi siowr lees missaire”. Ona entendu Uhistoire cent fois. En Angleterre, le méme genre de confu- sion autour d’une “série familiale” dif- sée depuis pré: (epee la BBC prend les proportions d'un scandale national. Motif es scénaristes ont envoyé Uhéroine, mére de famille, en Lémotion est telle que des milliers de lettres exigent l’indul- gence non seulement de la BBC mais éga- lement des ministeres de UIntérieur et de la Justice. Et, bien que les ministres aient expliqué qu'ils n’avaient aucun pou- voir sur des événe- par Serge de Beketch Des zombies azimutés ments sortis de Vima- gination de scéna- ristes, les agitateurs habituels se sont ae de Vaffaire Vouver- ture aaa ‘un débat sur Vincarcération des femmes et notam- ment des méres de famille. Le pire est que les choses ne risquent pas de s’arranger prisque les episodes sont enregistrés trois mois a Vavance. Impossible, donc, dobtenir une libéra- tion anticip Ajoutez a cette hysté- ionniste les rie possibilités de Vimage virtuelle qui permet de vivre, au travers d’une machi- ne sensorielle, les émotions d’une aven- ture quelonque (y compris sexuelle) et demandez-vous, sérieusement, quel avenir de zombies abrutis nous rent les multinatio- nales géantes qui controlent les télévi- sions dans le monde. SAMEDI 22 JANVIER A2 11H25 “La revue de presse de Michele Cotta” Un bon moyen de consta- ter de visu la puissance des conventions sur la presse francaise. Michéle Cotta réunit autour d'une table des journalistes de “toutes les tendances de la presse” pour les faire parler de Ce “toutes les tendances est évidemment un men: songe puisque “Présent ne est jamais (présent), En réalité, le “débat contradictoire” se limite a faire parler des gens de “Libé’, de “L’Huma”, du “Quotidien de Paris” ou de mimporte quel autre jour- nal de I'Btablissement, qui obéissent aux mémes maitres. et disent les ‘mémes choses d'une fagon 4 peine différente On ne peut se retenir de penser a cette menace ‘Tous les journaux édités par nous seront, en appa- rence, de tendances et opinions les plus oppo- sées ... IIS auront, comme le dieu Vishnou, cent mains qui conduiront Yopinion dans la direction qui convient a notre but.” Mais, comme ce texte est tiré de ce sinistre faux de la police tsariste qui, en depit d'une interdiction bien méritée, circule depuis un demi-siécle dans les officines les plus répugnantes sous le titre provocateur de “Protocoles des Sages de Sion”, cette remarque n'a aucune espéce de —_ valeur. Diailleurs, personne n’ose- rait soutenir sérieusement que les titres Evoqueés plus hhaut sont a la botte de la police tsariste. (A toutes fins utiles, je pré cise que je ne posséde évi- demment aucune copie de ce livre abominable et que la citation que jen fais est extraite d'un ouvrage publié de la fagon la plus leégale, “Sectes et sociétés secrétes daujourd’hui. Le complot des ombres”, de Roger Facon et Jean-Marie Parent, qui présente toutes les garanties d'inocuité puisqu'il cite PEglise catholique au nombre des sectes “étudiées".) 0B o &[o DIMANCHE 23 JANVIER TEI 19H00 “7 sur 7” Invitée du jour, Michéle Barzach nous expliquera sans doute que les réac- tions des Francais au scan- dale du sang contaminé, dans lequel elle joua un role non négligeable, rele- vent, comme elle aime a le dire élégamment, d’un “phénomene d’hystérie collective” En matiére d'hystérie, la dame est orfevre. LUNDI 24 JANVIER F2 22H25 “Savoir Plus” Peut-on étre_— mere n'importe quand et nimporte comment ? On entendra des histoires de meres sexagénaires, infirmes, sidaiques, homo- sexuelles, porteuses, don- neuses ou méme post- | humes. Cette plongée dans Phor- reur semble étre la condi- tion du bon audimat. Et puis ¢a fait des sujets de conversation dans les diners. Je tiens, quant a moi, qu'une société qui légalise Vassassinat des bébés dans le ventre de leur mere | devrait avoir au moins la pudeur den rester a et de ne pas se prétendre fon- dée a dire le bien et le mal. Cest Jack l'Eventreur dis- tribuant des lecons de morale | | ‘MARDI 25.JANVIER 2 22H25 “Bas les masques” Le suicide des adolescents, sujet effroyable et dange- reux. Si l'on glose, en effet, souvent a propos des effets sur la jeunesse de la violence et de la délin- quance a la télévision, per- sone, jamais, n’a entrepris, la moindre étude statis- tique sur les conséquences réelles de certaines émis- sions. Exemple : est-ce que le fait de donner la parole, pendant une heure et demie & de jeunes suici- daires ne va pas entrainer ; et é un rimailleux- plagiat qui lui demandait Vimportunant de la lecture d'une tragédie faite de vers pipés @ une foule de confréres, pourquoi i saluait ‘chaque sirophe, le pince-sans-rire observa : «Mon bon, j'ai coutume de ssaluer les gens de mai Lefroce ironiste n’épargnait pas plus les femmes que les hommes... Un soir, au Italiens, il jaugeait, Veil un brin trop gaillard, les oluptueuses grices de la jolie spectatrice assise & sa droite. « Quiavez-vous ti me considérer avec tune tele effronterie ?», le questionna Ja nymphe ; la réponse fusa: «Je ne ‘ous considere pas, Madame, je vous regarde !» Piron tenait grande rancune aux Académiciens de ne point couloir Fadmettre en leur société, etils'en engeait par-de roides boutades. Deas eee singulizrement mordicante : «ls sont la-dedans (Académie) quarante iui ont de Uesprit comme quatre » Irconolable de otraceme dont tat victime, Alexis Piron exigen cette caustique épitaphe : « Ce-git Piron, qui ne fut rien, pas méme acadénicion >. Nest recals >a Quai Conti montrent-ils autant de finesse dans le dépit ? Jean Silve de Ventavon Carnets par Pierre Monnier pres les Anglais rejetant au-dela A des mers les orphelins qui les encombraient, voici les Américains qui ont irradié des centaines des leurs pour étudier les effets de la fission nucléai- re... Ces hauts faits sont postérieurs a la demiére guerre déclarée par ceux quindi- sgnaient les méthodes nazies + Hypocrisie +. Je lis: « Défaut qui consiste... 2 affecter des sentiments, des opinions et des vertus que Von n’a pas. » arguerite Duras dit : - Chaque matin, je tue Le Pen dans ma tte...» Si fétais Jean-Marie Le Pen, ca m’ennuierait de mourir dans un tel environnement... J’aimerais mieux un cadre plus guilleret... Joke le Petit Larousse au mot ur Gaubert que je ne ( connais pas se plaint d'étre suivi, épié, espionné, menacé par de: citoyens quill a lui-méme promis & la des- truction alors qu’ils ne lui demandaient rien, Cest le coup classique que jai bien connu autrefois. Le stalinien qui dénonce la violence fasciste parce qu'elle riposte a sa propre violence... Ga dure depuis des décennies... Cest toujours la méme plainte proférée par le vertueux, bon démocrate, accusateur péremptoire, justicier féroce et professeur de morale... Il emmerde telle- ment son monde qu'il prend une péche sur le baigneur et il part en pleurant. 1 sait que ce n’est pas en cassant O le thermomeétre que Fon fait tom- ber la fievre... C’est pourtant ce que croient les socialistes en s'en prenant aux juges... Ils avaient tellement proclamé leur propre intégrité quils n’en reviennent as quand une enquéte révéle :- Les plus ardents contempteurs du régne de V'argent sont ceux qui en croquent avec le plus de gloutonnerie, Rendez a ces Arts Les décors d’opéra LOpéra-Garier, la Bibliothique nationale a eu a bonne idee de présenter des décors et costumes d operas qui évoquent le voyuge. Els sont nombreux : Les tndes Galantes, Armide, Aladin, Le Tribut de Za- ‘mora ou Boris Godounow... Ms nous entrainent sous toutes les latitudes. Par les tvrets et les musiques, ben stir, mais grice aussi aut décors tngyages dans le temps et espace. Un opera, on le sait, est un spectacle total. Brilest bon de rappeler de temps & autre out ce qu'il comporte de visuel, Exquisses et maquettes de décors, dessins de costumes et costumes, bijou magnifique. exotisme garanti Vombre de pages, de pyramides ou de palmiers. Cest Cieri qui a congu le décor a Aladin, un opéra-ferie de Nicole Isouard, en 1 ‘non pas seulement la demniére production de Walt-Disney — dans une profusion exubérante de volutes minérales et ‘égétales, Le Tribut de Zamora, de Gounod (1881), a été décoré par Eugine Lacoste, sans quily mette ‘aucun crocodile. Mais il est curieue observer la représentation (un peu invéell!) qu’on avait alors dt Maghreb. Vitrique est un ballet chinois, donnéen 1793 pour le ‘mariage du comte Artois. Bt La Garavane cu Caire, de Onéty, en 1784, a vu ses costumes imaginés par Barthélémy, qui consigna toutes ses eréations dans un lore de dessins. Delacroix, quand il n'est plus au Maroc, continue de traguer les Sires quilya tues. Tel ce Portrait ‘du danseur Simon, chef des forbans du Diable amoureus. L exposition ne présente pas seulement des dessins et ‘maguettes, mais aussi de «vrais » costumes et bijoux. Dont on peut ‘adiminer les finitions exquises. Des ‘oyages dopéra qui emportent, ‘meme sans musique, et permettent ‘aussi de revoir le batiment de Garnier et sa bibliothique Nathalie Manceaux. rée par la fagade, place de Opéra, tous les jours de 10h & 17h, jusqu’an 27 fevrier Lettres Martiennes mon bon maitre, | voix grasseyante qui fleu- notablement progres- | rait le vin rouge et le sau- dans étude du com- | cisson a V'ail. Je-ne pus portement religieux des | saisir les nuances de ses Terriens, dont je ne } propos, mais j'y décelai connaissais jusqu'ici que | un rien de vulgarité et les cultes, assez. grossiers | une réprobation assortie mais tres répandus, ren- | de jugements peu flat- dus au loto et au ballon, | teurs. Noél est une grande et J: pu, en fétant No&l, | terpella vivement d'une authentique féte religieu- Le Pére-Noél se. On lui a donné le se dressa_ nom d'un personnage c devant moi leste qui, chaque année, ‘en me tendant visite la planete en y dis- un prospectus tribuant en un jour plus de cadeaux que ne le fait | Je m’éloignai fort per- en un an Lensemble des | turbé, assailli de doutes, vedettes professionnelles | m’interrogeant sur la de la charit Je | nature du: Pere Noel, tiens ces renseignements | voire sa surnature et sa d'un jeune garcon d'une | préternature. Mais, a rare complaisance (1) peine eus-je franchi le Fort alléché par ses | seuil du magasin que le propos, je lui demandai | Pere Nol se dressa de- sil €tait possible d’aperce- | vant moi en me tendant voir ou méme de rencon- | un prospectus. Quelques trer ce Pére Noél, « Rien | métres plus loin, il me de plus facile =, me | barrait de nouveau le pas- répondit-il en substance | sage en brandissant une (ce qui se dit a peu prés : | pancarte et agitant une +Fastoche, mon pote). | clochette, Contre toute Nous nous rendimes | vraisemblance, je le ri de conserve dans un | trouvai ainsi sur ma route grand magasin od le saint | une bonne quinzaine de personnage tenait ses | fois. Une si surprenante assises. Je l'apercus au | ubiquité dissipa mes bout d'une longue file | doutes et balaya mes enfants venus lui rendre | angoisses métaphysiques hommage et solliciter sa | Des amis vinrent me bienveillance. Représen- | chercher le soir de Noél. vous, mon bon maitre, | Une foule déambulait un vénérable vieillard a la | dans les rues abondam- barbe blanche et vétu de | ment illuminées. Il y avait rouge tronant sur une | des gens partout. Et estrade. Lorsque vint mon | méme ces grandes bai tour de l'approcher, | ses toujours vides et Vémotion me fit manquer | généralement fermée: tune marche et je m’écrou- | que l'on appelle ici des lai dans le giron de | « églises », étaient ouvertes Fenvoyé céleste. II m’in- | et pleines. Je croyais ces par Martiannus * édifices abandonnés et promis a la démolition Négligeant les églises, mes amis m'entrainérent dans ce quills appelaient un = temple de la gastro nomie =. Le temple ac cueillait de nombreux fidéles coiffés de cha- peaux pointus en carton doré et portant d'autres objets liturgiques en papier crépon, Le culte Gtait essentiellement naire et aenologique quelle bizarre religion, en verité Nous fimes nos dévo- tions jusqu’au petit jour. Alors que je vous écris, jen garde les jambes en flanelle, le foie en compo- te, la langue en coton et mes cheveux, jusquiici de macurs paisibles, s'asso- cient au charivari qui ra- vage ma pauvre téte Il parait que nous fet rons de la méme maniére Yoctave de Not. Je n'ima- ginais pas les Terriens si pieux. ppc. Daniel Raffard de Brienne (DJe saute sur Voccasion pour déplo- rer qu'un lapsus de ‘mon calame ait fait dire a notre Martien, dans une lettre récente, que le peuple civilisé était en voie dexten- sion. Mon lecteur, si ‘fen ai un (ce qui le montrerait bomme de gontt et desprit) aura compris qu'il s'agissait, bélas, d’extinction (note du traducteur). Le Jon te ance Cnurnine pmge 28.20 20 ;890 HO Mes bien chers fréres Genevieve es eur appelaient la tarde pare quel vat congue hore mariage, Asti aps ea rnaissance, en 1907, ses parents Teavoyérent «che les tants cruel»; Cest alge tout cette Gpoque que remonte le his bean souvenir de sa Ve la prenie ‘communion Eto, gee un bon car. « Meme que auras pas mang, auras 6 heuruse. Quand a regu ‘Hoste étas bien dans mon corp, 7 étais bien dans ma tite. » Hélas. * Dis que ma mére api qu je sas fel még elle me ‘pri » Mais la mee moar si ois ps tard, ele pire suit, « Za aeude have de bien que ma mire a done, c'est a colon» On la plaga chee des teligieses, Thiowvll Trois années de bonheut Aly, ceur Mare- Madeleine, cer Mathilde et ‘seur Ignace ! A ge de doe ans, i fallutcravailler. Une tantetenait une sore de bar du cté de la rue Rambuteau, Genevieve servait les clients, pest les sacs de charbon. «Je n'ai frquenté ici que des voyous et dds prsttuées. Je ne pris plus. Pourquoi n'ai; pas ft le trottoir ? Favais un Bon Dieu spécial pour ‘moic + Enfin majeure, elle senfuitet se mit avee quelqu‘un Il avait dx ans de plus quelle. «Jétas tellement dare que je ne coulais pas quid sit dt qui serait chef » Us earert {quate enfants, mais nese mariérent «quien 1930, sous influence d'une encore ob dans Ie Faubourg. « Saur Angle nous a fat ‘marer i élise» Li, mora pendant la guerre, Elle, devine © Quatre-Saisons lever, 3h. ou cher, 10, « Le sir, je resemelais les galoches des enfants avee du métal de boite de lait!» Son deusitane mari uit com ll m’appelat la bigot parce que, le soir, en cachete, je dans trois Je vous sale Marie. » Dans une période de espoir, «Fat ta Vise. Fai demande oi état la Sainte Vierge. Fy ait. Pai pleuré. Je lai raconté toutes mes misires. Elle m’a sauvse, » Son mari sest convert Fhipital are i des Visteuses des Equipes St Vincent. «Le Bon Dieu m‘a toujours comblée parce que dans les pires ‘moments, ima envoy quelqu’un pour me secourr. Ilya des choses de Ta vie de Dieu quion comprend mieux (quand on est views, » aniste ferve Histoire de France par Aramis En dépit d’une détérioration clinatique généralisée sur 1’ensenble du pays, & l'exception des Don-Ton, Je temps reste trés nuageux avec de rares éclaircies. De la Bretagne & 1’Alsace, il pleuvra faiblenent le matin. Les précipitations seront plus soudaines sur un axe nord-sud, allant de Lille a Marseille. Malgré le colmatage des digues en Canargue, la situation dans la vallée du Rhéne reste incertaine. Au-dessus de 800 métres, les chutes de neige risquent d’entrainer, & couse du redoux, une multiplication des avalanches. Quant’ la décrue qui s’anorce dans les vallées de la Seine et du Rhéne, 1'amoncellenent de gros nuages (cumulo-nimbus et ‘strato-cumulus) pourrait la renettre en cause. On le voit, rien n’est encore joué sur le front des. intenpéries. Malgré ces déréglenents météorologiques, L'appréciation réelle des variations atnosphériques doit étre corrigée 1a hausse. La montée des températures est en effet plus significative qu'elle ne parait. Les valeurs annoncées pour les prochains mois devraient, elles aussi, progresser comme le confirme le barométre CSA-Le état de santé Parisien. Réalisé auprés de Charles VI se serait brusquement aggravé. Nous rapportons ici, dans son intégralité, un article publié par I’ “Immonde’, gazette vespérale officielle (nf 15221 du jeudi 28 mars 1392). d'un échantillon représentatif de 1001 crétins agés de dix-huit ans et plus, selon la méthode des quotas, il prévoit des températures printaniéres au printemps et estivales en été. H, Plumeau et R. Jacob Malgré la publication de bulletins de santé offi- ciels et réguliers, Charles le Sage finit par mourir. Son fils prit alors sa succession sous le nom de Charles VI. Bénéficiant par sa naissance d'un pré- jugé relativement favorable, le nouveau roi ne sus- cite plus aujourd’bui Venthousiasme. [gece Stcportaion uct ont vec les Anglais fait prévaloir. Selon un décompte non officiel, plusieurs milliers de personnes auraient été tuées lors des accrochages et des batailles depuis le début du conflit. Si personne ne condamne la désigna- tion de Charles VI, personne ne semble prét a parier sur Les réactions les plus critiques sont venues igneur qui s'est enfui en Bretagne aprés avoir sans doute suggéré a “toutes les sensibilités de tra- vailler ensemble dans un esprit de collaboration” Charles VI, en décidant de I'y poursuivre pour le soumettre, inscrivit cette décision au rang des priorités destinées au renforcement “de Vordre” et “de la sécu- MS dénouement de la crise est proche. La retenue Le uner JOURNAL de ta France Courtotse rite", Cest alors quill était le plus attendu sur ce point qu'intervint Pépisode dit de “la traversée de la forét du Mans’. Comme il faisait fort chaud, le page qui tenait la lance royale s'endormit tout en chevauchant. Il laissa échapper la lance, qui tomba sur Yarmure d'un voisin. A ce bruit d’armes, Charles VI tressaillit, rapportent les témoins. “Il tira son épée et se jeta comme un furieux sur son escorte, croyant que tous ceux qui l'entouraient étaient des traitres”, raconte Enguerrand d’Antelle, pré- sent au moment de cette agression. Selon des sources autorisées, aussit6t aprés Charles VI aurait été évacué par une ambulance en direction du CHU le plus proche Sans doute afin d'apaiser les esprits, le duc d'Orléans, frére du Roi, a déclaré : “Nous savions que la route était semée diembiches !” Du cété de opposition bourgui gnonne, Jean sans Peur accuse Charles VI d’étre “non seulement maladroit, mais dangereux pour la sécurité nationale”. “Ja !” a renchéri Isabeau de Baviere qui, insi, manifeste publiquement son désaccord avec les choix orléanistes. Quelques heures plus t6t, Charles VI affirmait avoir rencontré un homme tout habillé de blane qui Vaurait mis en garde contre une possible tra- hison. Les services de police qui se rendirent immédia- tement sur les lieux ne purent confirmer cette piste qui leur semble plus qu’hypothétique”. “Il s'agit encore d'une apparition !” aurait ajouté, en appuyant son

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