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Les dix Maîtres Primordiaux et leurs enseignements

Les dix Maîtres Primordiaux et leurs enseignements

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Les dix Maîtres Primordiaux et leurs enseignements

Shri Adi Guru Dattatreya est venu dans le monde à dix reprises, pour mener l'humanité vers la droiture et la spiritualité, pour établir les valeurs du Dharma, c'est-àdire construire le chemin menant à l'ascension spirituelle de l'être humain. Un grand nombre de ces incarnations se sont manifestées en tant que prophètes et ont fait preuve d'une grande dévotion et d'un complet abandon à Dieu Tout-Puissant. Ainsi Abraham alla jusqu'au sacrifice de son propre enfant, comme Dieu le lui demandait. Certains, tels Abraham ou Zarathoustra, dur ent lutter pour transmettre la Parole de Dieu, ou aller au combat, comme le Prophète Mohammed, ou même faire face à une condamnation à mort, pour Socrate. D'autres ont pu se manifester totalement dans leur forme Divine, comme dans le cas de Shri Saï Baba de Shirdi, la dernière incarnation de l’Adi Guru, qui a clairement déclaré être Dieu, être Tout. Il a pris soin, de façon omniprésente et sans faille, de répandre l'amour et la compassion sur ses fidèles et sur tous ceux qui cherchaient l'ascension spirituelle. Il a préparé le terrain pour le Grand Avènement: l'incarnation de l'Adi Shakti. Sa seule tâche a été de combler ses disciples avec les vibrations de l'Amour; il n'a pas été un Maître strict et sévère ayant besoin d'établir des règles, mais il a été extrêmement patient comme un grand-père l'est avec ses petits-enfants. Cette voie nous rappelle aussi la voie de notre Sainte Mère, qui a pris soin dans le passé d'établir en nous le Dharma, pour maintenant nous donner seulement l'Amour et la confiance totale que maintenant nous pouvons accomplir pleinement la mission de notre réalisation spirituelle.
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Paroles de Shri Shirdi Saïnath: «Si vous tendez les paumes de vos mains vers Moi en toute dévotion, Je serai immédiatement avec vous, jour et nuit. Même si Je ne suis pas physiquement avec vous, Je sais ce que vous faites au-delà des sept mers. Allez où vous voulez, dans le vaste monde, Je suis avec vous. Je réside dans votre cœur et Je suis en vous. Vénérez-Moi toujours, car je suis dans votre cœur comme dans celui de tout autre être. Bénit et heureux, en vérité, qui me connaît de cette manière. »

Shri Raja Janaka
Siradhwaja Janaka s’incarna, il y a environ 5000 ans avant J.C., en tant que Roi de Mithila (actuellement Janakpur). C’était un grand savant et un être éveillé. Il fut le père de Shri Sita (l’épouse de Shri Rama). Il est intéressant de remarquer que « Mithila » est un nom composé de « Mith » et de « Ila » : « Mith » dérive de Mithya, qui veut dire «  illusoire  », et «Ila» désigne « l’Atman », l’ensemble signifiant « Illusion d’Atman ». Shri Raja Janaka contribua en effet à dévoiler le caractère illusoire du moi et montra que la tâche principale du Guru est d’amener à la Réalisation du Soi ou de l’Atman. L’Ashtavakra Samhita  : enseignements sur le nondualisme L’Ashtavakra samhita est un écrit de l’Advaita Vedanta* , qui transcrit un dialogue entre le maître Ashtavakra et son disciple Raja Janaka. Il présente les principes fondamentaux du nondualisme (Advaita) - "Seul l'Esprit existe", "Le Sage est libre des paires de contraires comme l'est l'enfant ", qui mènent à la compréhension que toutes les paires de contraires sont illusoires - «J'ai renoncé au bon et au
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NDT : Une des six écoles philosophiques de l’hindouisme. 2

mauvais et je vis heureux »- et à la Réalisation du Soi -«  Penser à l'Absolu, cela reste encore une forme de pensée. Cette pensée abandonnée, je demeure en permanence dans mon Soi. " Réaliser le Soi, Ashtavakra souligne, ne signifie pas devenir, mais être le Soi: "Ayant réalisé que le Soi est dans tout et que tout est dans le Soi, libéré du sens de l'individualité et de la possessivité, sois heureux ". Atma Jnana ou Connaissance de l'Atma Un jour, le roi Raja Janaka adressa un message à son peuple  : "S’il existe un grand Sage, quelle que soit sa condition, qui puisse m'enseigner la Connaissance de l'Atma (le Soi, l’Esprit), qu'il vienne. Mais si cette personne n'est pas à la hauteur de cette tâche, c’est-àdir e me four nir une expérience d'illumination instantanée, je ne veux pas la voir, même si elle est la personne la plus érudite du pays ". Tous les savants et les Rishis étaient un peu effrayés par cette exigence, à l'exception d'un seul, un jeune homme appelé Ashtavakra, qui alla directement voir le Roi pour répondre à sa demande. Ashtavakra y mettait deux conditions  : la première, c’était d'aller en forêt, c'est-à-dire dans un endroit pur (« sattva »). La seconde était plus délicate: «Vous devez me donner votre mental » déclara-t-il au Roi. Ils se rendirent donc seuls en forêt et là, Janaka s'assit près de son cheval et se tint silencieux, les yeux fermés et sans bouger. Il ne bougea pas même lorsque ses officiers et ses ministres vinrent l'appeler; et c'est seulement lorsqu’Ashtavakra l'appela qu'il bougea. Ashtavakra lui demanda alors  : «Beaucoup de gens sont venus, pourquoi n'avez-vous pas répondu à leurs appels? ». A quoi Raja Janaka répondit :" Les pensées, les paroles et les actes sont associés au mental, et je vous ai offert mon mental sans réserve. Par conséquent, avant de pouvoir utiliser mon mental pour quoi que ce soit, j'ai

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besoin de votre permission. Quel autorité ai-je pour parler à quiconque ou utiliser ce mental de quelque manière que ce soit sans votre autorisation et votre ordre ?" Ashtavakra dit alors  : «Vous avez atteint l'état de la Réalisation de Dieu». Etre un disciple dévoué pour devenir un bon maître Raja Janaka avait l’habitude d’assister aux enseignements donnés par le maître éclairé Suka. Un jour, celui-ci décida de tester ses disciples. Alors que ceux-ci étaient en train d'écouter un enseignement sur l’Atma Bodha* (où il était dit que seul l'Atma est réel et que tout le reste n’est qu’apparence, imposée à l’Atma, par le brouillard de l'illusion et de l'ignorance), le maître mit en œuvre ses pouvoirs magiques pour qu'ils puissent voir au loin la ville de Mithila prise dans les flammes et les ravages de l'incendie. Aussitôt, les disciples s’enfuirent tous en courant pour sauvegarder leurs biens et avertir les autres gens. Seul Raja Janaka resta auprès de son maître, imperturbable, alors qu’il avait tant à sauver, en tant que roi de cette ville. Comme son maître lui demandait pourquoi il n'avait pas essayé de sauver sa ville, il répondit: «Maître et cher Ami, le seul trésor que j'ai, c'est Vous!». Raja Janaka fit ainsi preuve du détachement et de la vraie dévotion d'un disciple, car le seul trésor dont il se souciait, c’était la Connaissance (Jnana) qu'il recevait de son maître. Videha† ou « au-delà des attachements physiques » Un jour, un jeune sage nommé Narada demanda à Raja Janaka  : «  Sire, comment est-il possible qu'on vous appelle « Videha » (c'est-à-dire « au-delà des attachements
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NDT : Atma Bodha : Connaissance du Soi, sur le système nerveux central (voir Shri Mataji : Les temps métamodernes, p.24)

NDT littéralement: « sans corps (vi-deha) » 4

physiques ») alors que vous vivez dans le luxe ? » Raja Janaka répondit: «C'est très simple. Je vais vous le dire ce soir. Mais pour l'instant, suivez-moi en tenant ce bol de lait. Faites attention à ne pas en renverser une goutte ! » Narada fit comme il avait été dit, et suivit le roi en s'assurant que le lait ne débordât pas. À la fin de la journée, il était vraiment épuisé. «S'il vous plaît répondez à ma question maintenant, O grand roi. Je ne peux en supporter davantage à vous suivre partout et à prendre soin de ce bol en même temps! ». «Tout d'abord, dites-moi  : «  que voyiez-vous tout en me suivant  ?  » demanda Raja Janaka à Narada. «Rien que le bol», répondit Narada, «Je l'ai regardé tout le temps pour ne pas renverser le lait! » «Comment ? », répondit le roi, « Il y a eu une cérémonie en mon honneur, puis un spectacle de danse et beaucoup d'autres belles choses. Est-il possible que vous n'en ayez rien vu? »« Non, mon Seigneur, je n'ai rien vu du tout.  » «  Mon garçon», dit enfin le roi, «  Je ne vois jamais rien non plus. Je passe tout mon temps à observer mon attention afin de ne pas la gaspiller, tout comme pour votre lait ». Narada comprit alors pourquoi Raja Janaka s’appelait aussi Videha.

Shri Abraham
Abraham vécut entre le XVIIIe et le XVIe siècle avant J-C. et grandit à Ur (Mésopotamie). Nous connaissons sa vie à travers les histoires racontées dans la Bible (Genèse) et dans le Coran. A cette époque, les gens croyaient aux idoles, leur offraient des sacrifices et accomplissaient divers rites primitifs qui pouvaient entraîner une hystérie collective. Malgré ces croyances, une foi solide en un seul Dieu avait grandit en lui depuis son enfance.
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En témoigne cette anecdote  : alors qu'il cherchait à connaître l'origine de la création, il demanda conseil à son père. Celui-ci, qui travaillait dans un magasin où l’on vendait des idoles, lui répondit aussitôt: «C’est cette idole qui a créé le monde! ". Abraham ne croyant pas du tout son père, demanda alors à son oncle qui lui dit : «Ce sont la lune et les étoiles qui ont créé le monde". Abraham n’en fut pas vraiment convaincu, mais l'idée lui vînt qu'il pourrait y avoir un Etre tout-puissant, dans le ciel, qui avait créé le monde: Yahvé. Et un jour, enfin, Dieu lui parla: «Quitte ton pays, ton peuple et la maison de ton père et va vers le pays que Je montrerai. Je ferai de toi une grande nation et Je te bénirai; Je rendrai grand ton nom, et tu seras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et qui te maudira Je le maudirai  ; et tous les peuples de la terre seront bénis en toi » *. Alors Abraham s’en alla avec sa femme et son neveu Lot, vers la terre promise de Canaan (située dans l'actuel Israël). Une période de famine s'étant déclarée, lui et sa femme descendirent en Égypte, où ils vécurent pendant quelques années avant de s’en retourner au pays de Canaan. Le temps passait, mais la descendance promise n'arrivait toujours : Abraham et Sarah étaient déjà vieux et n’avaient encore pas donné naissance à un enfant! Alors, ils décidèrent d'en avoir un d'une servante, Hagar, et ce fils fut appelé Ismaël (reconnu comme l'un des patriarches de la religion islamique). Cependant, même si Sarah avait dépassé l'âge de procréer, Dieu leur avait promis un enfant et l'enfant arriva finalement (alors qu'ils avaient plus de 80 ans) et fut appelé Isaac. Plus tard, la foi d'Abraham fut une fois de plus testée par Dieu, car Lui, le Tout-Puissant, lui demanda de sacrifier
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NDT : Génèse 12,1-12,4 6

son fils Isaac. Le fidèle Abraham fit dresser un autel et était sur le point de tuer son fils, quand un Ange de Dieu l'arrêta alors juste avant. Abraham mourut à l'âge de 175 ans. Enseignements  La croyance en un Dieu unique et éternel Nous devons faire preuve d’une certaine empathie envers les gens de l'époque d'Abraham pour comprendre la valeur de sa croyance et de sa foi. L'idolâtrie était une pratique courante à cette époque, et pouvait aller jusqu’à des pratiques inhumaines et vicieuses  : cela n’avait assurément rien à voir avec la Pure dévotion intérieure envers Dieu. Abraham parvînt à cette compréhension dans son jeune âge et tenta avec de nombreuses difficultés de convertir son peuple à cette nouvelle foi plus évoluée. Cet aspect d'Abraham est surtout rapporté dans le Coran : «Et quand Abraham dit à son peuple, «Adorez Dieu et craignez-Le. Ceci vous sera plus avantageux si vous avez quelque intelligence. Vous adorez des idoles à l'exclusion de Dieu, et vous commettez un mensonge ; car les dieux que vous adorez à l'exclusion du Dieu unique ne sauraient vous procurer la subsistance journalière. Demandez-la plutôt à Dieu, adorez-Le et rendez-Lui des actions de grâce ; vous retournerez à Lui !... Et quelle a été la réponse du peuple à Abraham ? Les uns disaient aux autres : ‘Tuez-le ou brûlez-le vif.’ Mais Dieu l'a sauvé du feu. Certes, il y a dans ceci des signes pour ceux qui croient. »* Il est intéressant de se pencher sur le mot YHVH (Dieu), le Saint Tétragramme formé de quatre consonnes imprononçables, ce qui montre que Dieu est au-delà de
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NDT : Sourate XXIX (29), dite « l’araignée », versets 15-23.
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toutes les définitions et qualifications. La lettre masculine "Y" représente l'unité, l'Absolu  ; la lettre féminine «H» correspond à l'Éternel Féminin, la Mère Céleste et sa signification en hébreu est «souffle»; la lettre masculine 'V' représente le fils, le Verbe éternel origine de la création. YHVH représente la manifestation complète de Dieu, la Trinité dont Dieu le Père est un des trois aspects (Réf. La Kabbale) La foi incommensurable Sa vie fut exemplaire de sa foi. Même face aux plus incroyables demandes, il était prêt à faire confiance et à suivre la volonté de Dieu.Il abandonna sa terre natale pour accomplir sa tâche divine et recommencer sa vie dans la Terre Promise. Et il accepta de sacrifier son unique fils bien-aimé, afin de respecter la volonté de Dieu. Le sens du sacrifice et de la soumission Sa foi profonde lui donna un sens aigu du sacrifice et de la soumission. Pour lui, le sacrifice (du latin «sacer facere » c'est-à-dire « rendre sacré »), était loin d’être un simple rituel, comme c’était souvent le cas à cette époque, mais l’occasion de manifester sa véritable dévotion et sa compréhension profonde du sacrifice personnel.

Shri Moïse
Le troisième Guru primordial fut Moïse. Il s'incarna au 13e siècle avant J.-C. On trouve des récits de sa vie dans la bible, dans ces livres  : l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. L'Exode situe sa naissance à une époque où un Pharaon égyptien (son nom n’est pas donné) avait ordonné de noyer dans le Nil tous les
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nouveau-nés hébreux de sexe masculin. Pour sauver Moïse, sa mère l’abandonna dans un petit panier laissé à la dérive sur le Nil. Il fut recueilli par la fille du Pharaon et grandit à la cour d'Egypte.L o r s q u e M o ï s e p r i s conscience de son origine hébraïque, il commença à se préoccuper des conditions de vie de ses compatriotes. Mais un jour, il tua un garde égyptien en essayant de l’empêcher de fouetter un Hébreux. S’étant enfui de l’Egypte, il gagna le pays de Madian, où il trouva refuge dans la tribu du prêtre Jéthro. Il épousa sa fille, Séphora, et vécut heureux de nombreuses années. Un jour, alors qu’il gardait le troupeau de Jéthro, il vit un buisson ardent qui ne se consumait pas. Comme il contemplait ce prodige de plus près, Dieu lui parla et lui octroya le titre de Messager de Dieu, pour sauver le peuple hébreu de l'esclavage en Égypte. Moïse s’en retourna donc en Egypte, répéta les paroles du Seigneur aux Hébreux et leur en donna la preuve par quelques signes (miracles). Puis il alla voir le Pharaon et lui demanda de laisser partir le peuple hébreu. Le Pharaon refusa. Pour le convaincre de l’Existence de Dieu et de Son Pouvoir, Moise le menaça d’horrible fléaux ou «  plaies  » qui s’abattraient sur le peuple égyptien s’il s’obstinait à refuser. Dans son aveuglement cependant le Pharaon ne céda qu’à la dixième plaie. Il permit enfin aux Hébreux de partir. Mais il se ravisa au moment où le peuple atteignait la Mer Rouge. Dieu manifesta alors Sa Toute Puissance en séparant les eaux pour permettre aux Hébreux de traverser la mer sur la terre ferme. Après avoir échappé à l'Egypte, les Hébreux partirent à la recherche de la Terre promise, au cours d’une longue errance qui, dit-on, dura environ 40 ans. C'est durant ces années que Moïse reçut les Dix Commandements de Dieu sur le Mont Sinaï.

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Moïse mourut avant d'atteindre la Terre promise à l'âge de 120 ans. La légende dit que Dieu Lui-même enterra Moïse dans une tombe inconnue dans une vallée du pays de Moab. Enseignements  Il a posé les fondements du dharma et de la moralité La tâche principale de Moïse fut de poser les fondements du dharma et de la moralité au sein de son peuple. A l’époque en effet, le peuple hébreu avait un niveau de moralité très bas, manquait d'autodiscipline et était en proie à de nombreuses tentations. Moïse donna à son peuple une longue liste de lois (réf Bible: Deutéronome) pour l’aider à se purifier et à mener à une vie sociale saine et morale. Parmi ces instructions figurent «  les dix paroles  » ou Décalogue, qu’il reçut de Dieu sur le Mont Sinaï, et que l’on connaît aussi comme « les Dix commandements » : 1. Je suis le Seigneur ton Dieu. 2. Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi. Tu ne feras pas d'idole pour toi. 3. Tu ne feras pas une utilisation abusive du nom de ton Dieu. 4. Rappelles-toi le jour du sabbat pour le sanctifier. 5. Honore ton père et ta mère. 6. Tu ne tueras point. 7. Tu ne commettras pas l'adultère. 8. Tu ne voleras pas. 9. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. 10. Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin. Tu ne convoiteras pas tout ce qui appartient à ton prochain. La libération de l'esclavage et la traversée de la Mer Rouge Grâce à Moïse, les Hébreux furent libérés de
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l'esclavage en Egypte. Ils y avaient pourtant vécu libres et à l’aise pendant de nombreuses générations, mais furent réduits à l’esclavage quand le Pharaon commença à les considérer comme une menace, et voulut avoir plus de contrôle sur eux. Devenus paresseux à cause de la vie facile qu'ils étaient habitués à mener, les Hébreux avaient accepté cet esclavage par commodité. Il leur fallait perdre l'illusion d'une vie confortable dans l'esclavage afin de gagner leur liberté. Selon l’enseignement de Shri Mataji, la traversée de la Mer Rouge représente le franchissement du Bhavasagara, l'océan de l'Illusion. Cet épisode biblique de l’histoire du peuple hébreux peut être vu comme une allégorie de notre propre situation  : gâtés par nos sens et nos vices, nous ne réalisons pas que nous en sommes en fait les esclaves, que nous sommes sous l’empire de l’illusion, et il nous faut nous libérer de cet esclavage pour accéder à la liberté de notre Esprit. Par la suite, illusion et liberté feront l’objet d’un questionnement rigoureux et approfondi de la part de Socrate.

Shri Zarathoustra
Zarathoustra (ou Zoroastre) fut le premier prophète dans son pays à prêcher une r eligion révélée monothéiste : Il n'y a qu'un seul Dieu, Ahura Mazda (SeigneurSagesse)  : au delà de toute représentation, Abstrait, Omniprésent et Eternel ; Il est le Bien. Il se manifeste subtilement en l’Esprit-Saint ou Spenta Mainyu (le « bon choix »), qui apparaît comme son
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aide  : tantôt comme son incarnation, tantôt comme le messager de Sa Volonté. Auquel l'esprit du mal ou de l’adversité Ahra Manyu (le «  mauvais choix  »), oppose ses efforts pour détourner l'attention des êtres humains du bien. Zarathoustra naquit en Perse (actuel Iran) en 630 av   J.-C. C’était un jeune garçon énergique et très intelligent, ayant la capacité de dépasser l’aspect superficiel des choses et de pénétrer la profondeur de leur cause et leur signification. Un jour, à l’âge de 30 ans, il alla chercher de l'eau à la rivière. Comme il entrait dans l'eau, Vohu Mana (l'ange du Bon esprit* ) lui apparut et lui ouvrit la porte de la perception de la Lumière divine d’Ahura Mazda. Ce fut le premier moment d’Illumination pour Zarathoustra, sa première Révélation. Zarathoustra commença à prêcher dans la capitale de son pays quelques années après sa vision. Mais le peuple l'écoutait sans grand intérêt, tandis que les prêtres et les nobles le rejetaient violemment. Après maints essais infructueux, il décida de partir pour d'autres pays, accompagné de seulement 23 disciples. Au cours de leur voyage, après avoir essuyé de nouveaux échecs, ils entendirent finalement parler du roi d'un pays proche, le roi Vishtaspa, que l’on disait sage et juste, et ouvert à de nouveaux enseignements. Zarathoustra avait 42 ans quand ils arrivèrent enfin à sa cour. Le roi lui accorda une audience, et y convia également tous les prêtres et les sages de sa cour. Zarathoustra parla avec éloquence et répondit de façon
Note : Bon esprit ou Vohu Manah signifie littéralement « bon esprit, bonne pensée  »  ; c’est le premier des «  Principes primordiaux de la vie  ». Il est synonyme de « la sagesse » et de la pensée claire nécessaires pour mener une vie juste. Droiture ou Asha signifie «  vérité, ordre, droiture  ». C'est la loi universelle de l’ordre parfait. On peut l’évoquer à travers la formule suivante : « faire ce qui est juste, au bon moment, au bon endroit, et avec les moyens appropriés pour obtenir le bon résultat. »
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convaincante à tous les défis et questions, gagnant la confiance du roi qui embrassa cette nouvelle religion. Ce fut une grande percée pour Zarathoustra ; à partir de ce jour-là, il fut libre de propager ses enseignements dans ce pays et dans les pays voisins. Les enseignements de Zarathoustra nous ont été transmis à travers des chants, appelés « gathas », qui font partie de l'Avesta, le texte sacré du Zoroastrisme. Les Gathas sont écrits dans un ancien dialecte avestique, une langue sœur du sanscrit, du grec et du latin*. Certains des versets des Gathas sont directement adressés au Créateur tandis que d'autres rapportent des aspects de la vie de Zoroastre. Mais le but en est toujours la promotion de sa vision de la Vérité, la mission de sa vie. Enseignements  «  Il n'y a qu'une seule façon de vaincre le mal, c'est d’accroître le Bien et un seul moyen d'éliminer l'obscurité, c'est de répandre la lumière ». Voici quelques extraits des Gathas, les chants sacrés de Zarathoustra : Aimez sincèrement pour recevoir l'amour en récompense «  Sage Seigneur, accomplis le désir de ceux que Tu sais être justes et respecter sincèrement les principes de droiture et de bon esprit en vue d’une récompense. Car Je sais, que les chants d'amour ayant un digne objet ne restent jamais sans réponse de Ta part ». Tournez-vous vers la nature, entendez Dieu, et jouissez d'une vie bonne et en progrès « J'ai toujours respecté les principes de droiture et de bon esprit. Sage Seigneur, apprends-moi à dire les pensées de Ton esprit, et les mots de Ta bouche: les enseignements par lesquels la vie parfaite sera établie. ».
NDT : Ainsi, le mot avestique « gatha » est apparenté au mot sanscrit « gita » que l’on trouve dans Bhagavad Gita (littéralement : « le chant du Seigneur »
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L’accession au vrai bonheur en pensée, corps, esprit et matière « Quand donc la Droiture, le Bon Esprit, et le Règne Divin viendront-ils sur terre  ? Ô Sage, manifeste Ta bienveillance, dans Ton discernement, pour l'ordre de la Grande Confrérie. Ô Dieu, accorde-nous Ton aide maintenant. Nous en appelons à Ta bienveillance. » Le vrai bonheur irradie le bonheur, enrichit la vie « Ô Toi le Sage, Toi le Dieu omnipotent, accorde le bonheur radieux à qui répand le bonheur sur autrui. Je Te prie de m’accorder une force et un courage inébranlable afin de défendre la droiture. Accorde-moi la bénédiction de la sérénité et d’une vie pleine de bienveillance. » La Connaissance éclaire le chemin de la Vérité «  Je T’ai reconnu, Toi le Dieu de Sagesse, qui est venu à moi avec cette question du Bon Esprit : « Pourquoi veux-tu acquérir la Connaissance? Et a inspiré ma réponse  : « Avec le don de rendre hommage à Ton feu, Je méditerai, tant que je pourrai, en quête de droiture. »

Shri Confucius
Confucius (Kǒngfūzǐ en chinois) naquit en Chine dans l'Etat de Lu en 551 av. J.-C, dans une famille aristocratique, mais d’humble condition. Ayant perdu son père à l’âge de trois ans, il fut élevé par sa mère, qui le soutint et l’encouragea dans les études qu’il entreprit avec zèle et application à l’âge de 15 ans. La mort de sa mère, alors qu’il avait 23 ans, l’obligea cependant à renoncer à postuler à une fonction à la Cour, pour respecter le traditionnel deuil de trois ans. Il retourna donc à l'étude intense de ses sujets favoris  : la musique, les rites et les textes anciens. A l’époque, la politique était dominée par la corruption, la guerre et l'anarchie, et il décida donc de se
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consacrer à la redécouverte et à l'enseignement des valeurs traditionnelles à travers l'étude des Classiques. Des disciples commencèrent à se rassembler autour de lui. Son souverain ayant été forcé à l’exil, il dut de nouveau renoncer à son désir d’occuper de hautes fonctions à la Cour et s’enfuir du pays de Lu. Et ce n’est qu’à l’âge de 50 ans, qu’il put y revenir, pour y être nommé ministre de la Justice et conseiller du prince. Il eut alors la possibilité de réaliser le rêve de sa vie, démontrer sur le plan pratique la justesse de ses convictions éthiques et politiques  : la baisse de la criminalité dans cet Etat et de l’application des lois pénales fut telle que des documents de l’époque en parlent comme d’un âge d’or. Mais ce succès provoqua la jalousie et l'hostilité de la Cour et Confucius fut encore une fois contraint de quitter l’Etat de Lu. A 56 ans, commença alors pour lui une longue période d’errance en Chine, pendant laquelle il fut confronté à l’hostilité des princes auxquels il offrit ses services. Il ne retourna à Lu que 13 ans plus tard. C’est au cours de ces nombreuses pérégrinations, où il était accompagné de ses élèves, qu’il reformula la sagesse des anciens sous forme d’anecdotes, de maximes et d’aphorismes traitant des vertus qui sont le fondement d’une vie bien réglée au sein de la société, d’une humanité. Son enseignement a été consigné par ses disciples dans Les Entretiens (Lunyu). Sept jours avant sa mort, en 479 av  J.C., il avait eu un rêve prémonitoire et s’était une fois encore attristé de ne pas pouvoir faire accepter ses idées aux princes. Avant de se retirer dans sa chambre pour ne plus en ressortir, il avait récité ces quelques lignes du Livre des

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Odes*  : Comme Le mont T'ai s'effondre, Et le grand arbre tombe Le sage se fane comme une fleur.

Enseignements 

Les enseignements de Confucius visent à réformer la société par l'éducation. Ils ont profondément influencé la culture et la civilisation en Chine, en Corée, au Japon et au Vietnam. Autodiscipline « L’honnête homme », dit-il, n'est pas un saint ; les saints naissent et demeurent tels, tandis que l’honnête homme le devient par l’étude et l’autodiscipline. Sa tâche est l'Etude et non la contemplation. «  Un homme de qualité doit son éducation à l'étude assidue ; il la parfait en observant les rites anciens» Recherche de l'équilibre «  Le Milieu est ce qui ne penche vers aucun extrême; reconnaître ce qui est extrême, c’est connaître le Milieu comme un point d’équilibre, hors de toute émotion d’espoir ou de colère, de douleur ou de plaisir. » «  L'harmonie est l'état dans lequel ces sentiments ne se manifestent que selon une juste mesure » « L'Invariable Milieu est un point limite, un point idéal, un sommet où peu d'hommes sont capables de se tenir longtemps. » « L'équilibre est la loi du Ciel. L’atteindre est la règle de vie pour l’Homme. Cet équilibre, qui est absence de résistance, c’est le juste milieu, il ne s’atteint pas par l’effort. L'homme supérieur met en pratique la vertu du milieu, sans effort. » « Certains atteignent l'équilibre d'un seul coup et d’autres en 100 coups. Certains en 10 coups et d’autres en 1000. Voilà une règle de vie assurément accessible aux hommes.
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NDT : recueil de 300 poèmes de l’antiquité chinoise
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L’’ignorant pourra donc devenir intelligent et le faible fort » L'action juste Pour Confucius, action et étude sont inséparables sur le chemin qui mène l'homme à l'Invariable Milieu  : la connaissance n'a de sens qu’en vue d’une action juste et efficace : «  Il importe de connaître notre but. Le connaître, c’est atteindre la sérénité et la paix. Etre en paix, c’est pouvoir décider. Décider, c’est pouvoir agir. » «  Respecter les principes de sa nature, c’est s’approcher de l’harmonie. Et de même  : agir avec les autres comme on voudrait que les autres agissent avec soi ».

Shri Laozi
Il y a beaucoup de légendes concernant Laozi (souvent aussi connu comme Lao Tseu *) mais il n’existe aucune preuve établie de son existence. Son nom est en fait un titre honorifique qui signifie « Vénérable Maître ». Selon la légende et les biographies populaires traditionnelles : Il aurait travaillé comme archiviste à la cour royale de Zhou, et avait accès aux œuvres de l'Empereur Jaune et aux autres classiques de l'époque. Il n’avait pas ouvert d’école officielle, mais il attirait nombre d'étudiants et de disciples fidèles. Et il existe même de nombreuses variantes d'une histoire décrivant Confucius consultant Laozi sur les rituels. A 160 ans, lassé de la décadence morale de la vie urbaine et constatant le déclin du royaume, il aurait décidé d’aller vivre en ermite dans une région frontalière troublée, à l’ouest.Arrivé à la porte ouest de la ville, il aurait été
NDT : une des transcriptions que l’on utilisait en France avant l’utilisation du système de romanisation du mandarin, dit ‘pinyin’, officiellement adopté par la Chine en 1958.
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reconnu par une sentinelle, qui pria le vieux maître de produire un témoignage de sa sagesse. Telle est l'origine légendaire du Dao De Jing (ou souvent Tao Te Ching) : Le grand livre de la Voie et de la Vertu. C’est une collection de poèmes écrit en langue classique, dans un style conforme à celui de l’ancienne tradition philosophique chinoise  : fortement rimé et rythmé, il emprunte aux proverbes anciens et joue de l’analogie et du paradoxe, ainsi que de la répétition et de la symétrie qui en réduisent la polysémie. Le sujet principal du livre est le Tao, la Voie pour trouver la parfaite harmonie. Il commence avec ces lignes célèbres : «Le Tao dont on peut parler n'est pas le Tao éternel". Le Tao est l'Absolu, l'union des contraires, l'union de l'être et du non-être, des principes masculin et féminin, de la lumière et de l'ombre, de la force et de la faiblesse. Ces oppositions sont représentées par le Yin et le Yang: Yin est le féminin, intuitif, le côté sensible, tandis que le Yang est le masculin, le côté rationnel. Tao en est l’union harmonieuse. Pour Laozi, la vertu, l'harmonie et l'ordre se manifestent spontanément, quand on se retire du monde pour s’absorber dans le Tao. Son enseignement peut donc sembler s’opposer à celui de Confucius qui prône une réforme active de la société par l’éducation. En réalité les deux maîtres, tous deux guidés par une Intuition commune, apportaient comme les deux faces, Yin et Yang, d’une même réponse à cette question : comment trouver l'équilibre intérieur et les valeurs universelles ? Enseignements  A propos de la Grande Mère « Au commencement était Tao. Toutes choses viennent de Tao et toutes choses y retournent.
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On appelle Tao la Grande Mère, vide et cependant inépuisable, Elle donne naissance à une infinité de mondes. Elle est toujours présente en vous. Vous pouvez En user à votre guise. » « Le monde a une origine, cette origine est sa mère. Comprenez la mère, et vous comprendrez l'enfant; embrassez l'enfant, et vous embrasserez la mère qui ne périra pas quand vous mourrez. » A propos de la Méditation et du Silence « Arrêtez de penser et ce sera la fin de vos soucis. Quelle différence entre oui ou non ? Quelle différence entre succès et échecs ? Faut-il estimer ce que les autres estiment et éviter ce que les autres évitent ? Ridicule ! » « Celui qui sait ne prêche pas; celui qui prêche ne sait pas. Arrêtez de parler, méditez en silence, émoussez votre dureté, laissez vos soucis, harmonisez votre lumière intérieure et devenez Un avec la poussière » « La nature ne nous dit que quelques mots. Un vent fort ne dure jamais longtemps, ni les fortes pluies. Si les mots de la nature ne durent pas, pourquoi ceux de l'homme devraient-ils durer ? » A propos de l'inaction et des désirs « N’exaltez pas les hommes de talent,

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cela prévient la rivalité. N’amassez pas de trésors, cela empêche le vol. N’exhibez pas de choses désirables, cela évite la confusion des cœurs. Ainsi règne le sage, il vide l’esprit du peuple, remplit son estomac, affaiblit ses ambitions et fortifie ses os. Ainsi le peuple n’aura ni savoir ni désir et les gens rusés n'oseront pas intervenir. Pratiquez le non-faire et tout sera en place. » « La nature ne possède pas de désir; sans désir, le cœur se calme; de cette manière tout le monde est tranquille. » A propos de l'innocence «Qui est rempli d'harmonie est semblable au nouveau-né. Les serpents et les guêpes ne le piquent pas; les faucons et les tigres ne le griffent pas. Ses os sont encore mous mais son étreinte est ferme, car sa chair est souple. Son esprit est innocent mais son corps est vigoureux, car sa vigueur est abondante. Son chant dure longtemps cependant sa voix est douce, car sa grâce est parfaite. » A propos de compassion et d'amour «La compassion est la plus belle arme et la meilleure défense. Si vous souhaitez établir l'harmonie, la compassion doit vous entourer comme une forteresse. »

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« Goûtez à l'insipide, magnifiez le petit, multipliez le peu, et rendez l'amour pour la haine. »

Shri Socrate
Socrate naquit à Athènes en 469 avant J.-C. et mourut 70 ans plus tard. Il venait d'une famille prospère ce qui lui permit d'étudier et de consacrer presque toute sa vie à la philosophie.Il menait une vie frugale, car il n'était pas attiré par les richesses, le luxe et le confort. Aussi dispensait-il ses enseignements gratuitement. Il servit dans l'armée d'Athènes et combattit dans deux batailles. Il épousa Xanthippe à l'âge de 50 ans et ils eurent trois fils. A cette époque, Athènes connaissait une période de forte expansion et d’enrichissement. Les Athéniens purent développer leurs métiers et élargir leurs horizons culturels (architecture, art, philosophie, etc.) La place principale de la ville («  agora  » en grec) était le lieu privilégié des débats, et nous pouvons y imaginer des philosophes âgés marcher lentement tout en discutant de divers sujets, suivis par de jeunes étudiants assoiffés de connaissance. Mais en même temps, les Athéniens, dont l’ambition croissait inexorablement, devenaient avides de pouvoir et de richesse. En outre, les sophistes, remettait en cause l’idée d’une vérité absolue au profit d’une conception relativiste («  L’homme est la mesure de toutes choses  »). Ils enseignaient à leurs élèves (souvent de jeunes aristocrates) des techniques oratoires pour emporter la victoire dans les débats publiques et obtenir rapidement une réussite sociale ou politique (leur point de vue extrême était  : «  la raison du plus fort est toujours la
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meilleure  »). Leurs leçons étaient payantes et même très chères. Et leur succès allait grandissant. Socrate condamnait ouvertement et sans ambiguïté cette ambition sans frein: «  Le désir de possession, voici la cause de toutes les guerres, discordes, batailles  : c'est le corps qui leur donne naissance à cause de ses passions. Et si nous sommes occupés à nous emparer de richesses, c'est du corps dont nous sommes l'esclave. » Il voulait diriger l'attention des Athéniens vers la spiritualité afin de les guider vers une vie plus morale et vertueuse. Mais plusieurs membres de la classe dirigeante virent en lui un danger pour l’ordre social et l’accusèrent de « corrompre la jeunesse, de ne pas reconnaître les déités de la Cité, de croire aux démons et de pratiquer un culte religieux inconnu  ». Il fut arrêté, jugé et reconnu coupable de corrompre les esprits de la jeunesse d'Athènes et condamné à mort. Il refusa l'aide de ses amis qui voulaient le faire évader : il avait toujours enseigné qu'il était important de respecter les lois et ne voulait pas déroger à son enseignement. Peu de jours après sa mort, les Athéniens se repentirent de leur acte impétueux, et en signe de peine fermèrent les écoles et les théâtres et condamnèrent ses accusateurs.

Enseignements

Une vie sans la recherche de la vérité et la vertu n'est pas digne d'être vécue «  Je viens parmi vous, jeunes et moins jeunes, pour essayer de vous convaincre que vous ne devez prendre soin ni de la richesse, ni de rien d'autre, si ce n'est de votre âme d'une manière qu'elle devienne aussi bonne que possible. Parce que la vertu ne vient pas de la richesse, mais que de la vertu elle-même viennent les richesses et tous les bienfaits pour le peuple, tant dans le privé que dans la vie publique. ».
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La méditation est le moyen d'atteindre la sagesse et la vérité «  L'âme de toute personne, qui ressent une douleur ou un plaisir intense pour quelque chose, estime que ce qui a causé cette émotion intense est la seule réalité, vraie et évidente, alors que ce n'est pas du tout le cas ... parce que tout plaisir et toute douleur, presque comme des clous, clouent l'âme au corps  ; ils lient l'âme au corps d'une manière que l'âme devient corporelle, jusqu'à ce que l’on croit vrai ce que le corps considère vrai. » «  L'âme raisonne de la meilleure façon en l'absence de sensation ou de sentiment la dérangeant: que ce soit par la vue, l'ouïe, le plaisir, ou la douleur. Mais quand elle se rassemble complètement en elle-même, se détachant du corps et se rapprochant de l'être complet ... L'âme, restant seule avec elle-même, entame sa recherche et s'élève vers ce qui est pur, éternel et immuable ; et comme il s'agit de sa nature même, l'âme lui reste toujours liée : cet état de l'âme est appelé la connaissance pure. » L'immortalité de l'âme et la réincarnation S'il est clair qu’en se détachant du corps et en se rapprochant de notre âme, il est possible d'accéder à la connaissance pure, il n'est pas pour autant clair de comprendre comment l'âme pourrait être considérée comme immortelle et passer d'un corps à un autre après la mort. Socrate n'utilise pas de miracles pour amener ses élèves à lui faire confiance, mais la maïeutique ou l’art d’accoucher les âmes (la mère de Socrate était sagefemme).Cet art s’appuie sur l’ ironie, au sens étymologique de «  feindre l’ignorance  », et sur la dialectique ou méthode de questionnement, destinées délivrer son interlocuteur des préjugés, idées fausses et superstitions qui constituent son fardeau mental. Socrate peut alors apporter la lumière de la vérité, de l'intérieur, en élevant son interlocuteur à un état

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supérieur de conscience où il peut être témoin de la Vérité Absolue par lui-même. Il fait alors valoir que, si l'âme n'était pas éternelle, beaucoup de choses resteraient inexplicables. Par exemple, il affirme que «savoir», c’est seulement se souvenir. Sinon, comment pourrions-nous au cours de notre vie acquérir si facilement des concepts tels que ceux de la Beauté, de l'Egalité, de la Vertu, s'ils n'étaient pas, en quelque sorte, déjà existants et nécessitaient seulement d’être « remémorés»?

Shri Muhammad

Muhammad naquit en 570 dans la ville arabe de La Mecque. Sa naissance fut marquée par des événements exceptionnels  : par exemple, une immense lumière vive brillant d'Est en Ouest. Il appartenait à l'une des grandes familles de la Mecque, les Hashim Banu, bien que peu prospère au début de sa vie. En arabe, Muhammad signifie «celui qui est grandement loué ». Muhammad eut la chance d'entrer en contact avec diverses populations  : ainsi les Harif, un peuple de religion monothéiste non révélée, et plusieurs tribus juives et chrétiennes, lors de ses voyages d'affaires en Syrie et au Yémen auprès de son oncle. Il eut ainsi l’opportunité d'élargir ses connaissances religieuses et sociales. A 25 ans, il devint l’homme de confiance de Khadija (incarnation de Shri Mahakali), une riche marchande, pour conduire son commerce caravanier. Fascinée par la haute valeur spirituelle de Muhammad, elle lui proposa de l’épouser. Alors qu’elle avait déjà 40 ans, et était deux fois veuve, il accepta. Ils furent heureux pendant 25 ans et eurent 6 enfants, dont une fille, Fatima Zahra (incarnation de Shri Gruha Laxmi). Quand Muhammad reçut sa première Révélation de l'archange Gabriel, Khadija, fut la première personne,
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après lui, à embrasser l'Islam, se fiant aux enseignements de son mari. Elle resta à ses côtés et le soutint tout au long de sa mission de diffusion de l'Islam jusqu'à sa mort en 619. En 610 le Prophète commença à prêcher, sur la base de sa Révélation, un ensemble de règles d'une religion monothéiste, dédiée au culte exclusif de Dieu, unique et indivisible.Mais sa prédication provoqua une réaction immédiatement conflictuelle des religions idolâtres à la Mecque.Au bout de 13 ans de conflit, le Prophète fut forcé de quitter la Mecque et s'installa à Médine. Cette fuite, la célèbre Egira (l’Hégire), sanctionna la rupture définitive d’avec les incroyants et marqua également le début d'une période de guerre. En Janvier 630, le Prophète conquit la Mecque avec une armée de dix mille fidèles sans opposition de ses habitants.Deux ans plus tard, il décédait à Médine. Ses enseignements ont été collectés dans le Coran, et dans un certain nombre de haddith. Le Coran fut édité 40 ans après sa mort par l'homme qui tua l’Imam Hazrat Ali, le gendre du Prophète et l’époux de Fatima Zahra (lui-même une incarnation de Shri Brahmadeva) et leurs deux fils, les Imams Hassan et Hussein (les incarnations de Shri Lev et Shri Kush). Les haddith désignent les actions et les paroles attribuées au Prophète. Il forment «  la tradition du Prophète  » ou Suna et ont été compilés plus de 150 ans après sa mort. Cela soulève donc la question de l’authenticité de certains textes. Il est intéressant de constater que dans le Coran, le Prophète ne fait jamais de l'Islam une religion exclusive et parle très respectueusement d’Abraham, de Moïse, du Christ et de sa mère Marie.

Enseignements

Les enseignements du Prophète ont abordé de nombreux
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sujets. Celui du juste comportement a été au centre de réflexions profondes et répétées. A propos de la modération: «  Ne tuez pas vos cœurs avec l'excès de boisson et de nourriture. » (Haddith) «  Les plus proches de moi sont les hommes sobres, quels qu'ils soient et où qu'ils soient. » A propos du sentiment de culpabilité: «  Ne vous tourmentez pas avec la crainte qu’Allah vous punira. » « Dieu dit: ‘En vérité, Ma compassion est plus grande que Ma colère.’ » (Haddith) A propos du repos et de l’équilibre des centres énergétiques: « Ne travaillez pas trop, parce que si vous ne vous épuisez pas, vous ne tomberez pas malade. » A propos de la compassion: «  Dieu est miséricordieux envers ceux qui sont miséricordieux envers les autres. » (Haddith) «  Un homme demanda une fois au Prophète : ‘O Apôtre de Dieu! Combien de fois devons-nous pardonner les fautes de notre domestique?’ Devant le silence du Prophète, l’homme réitéra sa question, mais le Prophète resta silencieux. Mais la troisième fois que la question lui fut posée, il dit  : «Pardonnez vos serviteurs soixante-dix fois par jour ». (Haddith) A propos du véritable Jihad: «  Le meilleur Jihad (l’effort dans la voie d'Allah) est celui que l’on mène contre soi-même. » (Haddith) «  Donnez-moi des conseils  » demanda quelqu'un au Prophète qui répondit: «Ne vous mettez pas en colère. » (Haddith) «  L’homme fort n’est pas celui qui se bat bien  ; l’homme fort est celui qui domine sa rage. » (Haddith) A propos de l'éducation: « L'humilité et les bonnes manières sont les qualités de la

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miséricorde. » « Assurément, pour un homme, il vaut mieux enseigner les bonnes manières à son fils que de lui donner un grand sac de grains par charité. » A propos de la voie du milieu et du bon caractère: « Un bon caractère, faisant preuve de pondération et observant la voie du juste milieu en toutes choses, est une des 24 parties des qualités des prophètes. » « Assurément les plus chers d'entre vous sont ceux qui ont le meilleur caractère. » (Haddith) A propos des maryadas: (règles de bonne conduite) « Les frontières ont été fixées, n’allez pas au-delà. » « Allez tout droit le long du chemin sans vous retourner, ne passez pas les portes sinon vous allez vous perdre  ; les portes ouvertes sont les choses qu’Allah a interdites, les rideaux en face des ouvertures sont les limites établies par Allah. » (Haddith) A propos de la dévotion et de l’amour: «  Pas même un minimum de la dévotion d'un homme n’est acceptable par Allah, si elle n'est pas exprimée avec intelligence et la véritable participation du cœur. » « Vous n'entrerez pas au paradis tant que vous ne croirez pas, et vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas les uns les autres. » (Haddith)$

Shri Guru Nanak
Guru Nanak vécut à une époque où la dégradation morale, l'anarchie et le fanatisme religieux avaient entraîné l'Inde dans une période sombre, immorale et instable. Mais par la pureté de sa vie et sa grande compassion, Guru Nanak put unifier les communautés hindoues et musulmanes, qu’il accueillait en les nommant simplement Sikh (c’est-à-dire : « vrai chercheur »).
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Guru Nanak naquit en 1469 après J.-C. dans une région du Penjab qui fait aujourd’hui partie du Pakistan, (près de Lahore) et manifesta un intérêt précoce pour la spiritualité et le Divin. En témoignent diverses histoires où son père, Mehta Kalou, essaye de tourner l’attention de son fils vers les affaires de ce monde.Ainsi, une fois, Kalou lui demanda de travailler sur leurs terres, mais, au lieu de cela, Nanak médita dans les champs. Kalou lui reprochant sa paresse, Guru Nanak répondit  : « Je ne suis pas inactif, je suis occupé à la garde de mes propres champs. » « Où sont donc tes champs ? » demanda Kalou. Et Guru Nanak répondit : « Mon corps est un champ. Mon esprit est le laboureur. La vertu en est la culture. La modestie est l'eau pour l'irrigation. J'ai ensemencé la terre avec la graine du Nom sacré du Seigneur. La satisfaction est la herse de mon champ. L'humilité en est la haie. Les graines germeront en une bonne récolte avec de l’amour et de la dévotion. Heureuse est la maison qui bénéficie d’une telle récolte  ! Oh mon père, Mammon* ne nous accompagnera pas dans l'autre monde. Il a tourné la tête au monde entier, et peu perçoivent sa nature illusoire. » Guru Nanak épousa Mata Sulakhni, avec qui il eut deux fils, et se consacra à sa famille pendant quelques années. Puis les gens commencèrent à reconnaître ses qualités divines, et l’encouragèrent à étudier et à voyager, en lui apportant leur soutien matériel.Ainsi, à 30 ans environ, il entreprit maintes pérégrinations à travers l'Inde et audelà, voyageant jusqu’au Sri Lanka, au Myanmar, à la Mecque, à Médine, en Turquie, en Arabie, à Bagdad et au Siam. Il eut de nombreux débats avec les érudits, les gourous et les prêtres musulmans, en divers lieux de
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NDT : personnification de la richesse et l’avarice dans les écrits bibliques.
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pèlerinage (Gaya, Haridwar, etc.) Guru Nanak enjoignait tout le monde à vivre avec droiture, amour fraternel et hospitalité.Il fut aussi un réformateur  : il s’attaqua à la corruption dans la société et protesta vivement contre le formalisme et le ritualisme  ; il ne respectait pas les règles des castes et s’efforça de supprimer les superstitions du peuple. Il apporta un message de paix et d'amour pour tous, prêchant la pureté, la justice, la bonté et l'amour de Dieu. Après des années d'errance et de prédication, Guru Nanak s'installa avec sa famille à Kartarpur. Il mourut le 22 Septembre 1539 à l'âge de 69 ans.

Enseignements

Ses enseignements sont collectés et conservés dans l'Adi Granth, le livre sacré des Sikhs. Le véritable amour et la dévotion envers Dieu Guru Nanaka donne une grande importance à la prière sincère: «  Rien ne peut être réalisé par l'homme sans la faveur divine. » Mais que doit-on vraiment demander à Dieu si ce n'est Son Amour parfait? Il a dit: «  Aimez Dieu comme le lotus aime l'eau, comme l'oiseau Chatak aime la pluie, comme la femme aime son mari. Faites que l’amour divin soit la plume et que votre cœur soit l’écrivain. Si vous répétez le nom de Dieu, vous vivez, si vous l'oubliez, vous mourez. Ouvrez-Lui votre cœur. » « Un cœur pur rempli de dévotion intense est une mosquée où le Tout-Puissant, le Créateur de toute chose, élit domicile. » «  Le silence de la dévotion ouvre la porte qui conduit à la présence du Grand Bien-Aimé ». Description de nos étapes d'évolution Dans le Japji (poèmes mystiques prononcés par le Maître), Guru Nanak a donné une description claire et concise des étapes par lesquelles l'homme doit passer
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pour atteindre le lieu de repos final ou la demeure de la béatitude éternelle. Il y a cinq étapes ou Khandas : Dharm Khand ou «  Le Royaume du Devoir  »  : Tout un chacun est tenu de faire son devoir correctement, et sera jugés selon ses actes. Gyan Khand ou «  L e Royaume de la Connaissance  » (divine)  : L'aspirant fait son devoir avec une foi intense et avec sincérité  ; il sait désormais que c'est seulement en le faisant parfaitement, qu’il peut atteindre la demeure de la félicité ou le but de la vie. Sharam Khand ou «  Le Royaume de L’Extase  »  : l’extase spirituelle est possible. La beauté existe. Le Dharma (la juste conduite) est devenu partie intégrante de la propre nature de chacun. C’est une habitude bien ancrée et non pas une simple question de devoir ou de connaissance. Karam Khand ou «  Le Royaume du Pouvoir  »: L'aspirant manifeste des pouvoirs divins. Il devient un héros puissant. Il devient invincible. La peur de la mort disparaît. Sach Khand ou «Le Royaume de la Vérité»: C’est le règne du Sans-Forme. L'aspirant devient un avec Dieu. Il atteint la Réalisation de Dieu, se transmue en la Divinité. Il atteint le but de sa vie, son lieu de repos permanent. Maintenant se termine le pénible voyage de l'âme.

Shri Shirdi Saïnath
Tout ce que nous savons avec certitude au sujet de la vie de Shri Shirdi Saïnath c’est qu'il arriva dans le village de Shirdi au Maharastra, en Inde, en 1859. Il y passa toute sa vie, faisant rayonner ses vibrations d'amour et préparant l’endroit à devenir le lieu de naissance de Shri Mataji Nirmala Devi. La vie de Shri Shirdi Saïnath n’a été qu’un long

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enseignement pour l’humanité. Au début, les gens de Shirdi pensaient qu'il était fou, car il vivait seul et dormait à même le sol. Puis il s'installa dans une mosquée abandonnée, où il gardait un feu et une lampe à huile allumés en permanence. Un jour, manquant d’huile, il s’adressa aux villageois pour leur en demander, mais une bande de jeunes le railla et lui refusa l'huile. Alors très calmement il rentra chez lui, suivi des jeunes écervelés, mit un peu d'eau dans ses lampes et les alluma. Ceux qui furent témoins de ce miracle comprirent alors qu’ils étaient devant un saint. L'amour, la compassion et la patience furent les moyens que Saïnath utilisa pour conquérir le cœur des gens.Il était d’un caractère jovial et aimait parler et plaisanter avec ses disciples. Ses enseignements oraux ont été faits le plus souvent sous forme de paraboles d’une grande profondeur. Celles qui concernaient sa vie comme exemplaire, suscitaient la plus profonde dévotion dans l'ensemble du pays.Il n’avait jamais étudié, et cependant il connaissait parfaitement l'islam et l'hindouisme et leurs textes sacrés.Plusieurs fois, il surprit ses disciples en donnant des conférences détaillées sur les Saintes Ecritures. Il menait une vie frugale, même quand il recevait des dons de la part de ses fidèles, car il les redistribuait aux pauvres  ; mais il ne prêchait jamais la pauvreté à ses disciples, et n’imposait jamais son style de vie à d’autres. S’il était végétarien, comme les brahmanes, il portait aussi des vêtements simples selon la coutume musulmane. Il déclarait d’ailleurs être tout à la fois fakir et brahmane. Il a toujours enseigné que Ram (Shri Rama dieu hindou) et Rahim (un des noms d’Allah dans le Coran, qui signifie «  Compassion  ») sont une seule et même Divinité. Il quitta ce monde le 15 Octobre 1918, alors

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qu'il était assis avec ses disciples dans un profond état de Mahasamadhi (état dans lequel on choisit de quitter son corps de façon consciente).

Enseignements

Shri Shirdi Saïnath déclara ouvertement qu'il était une manifestation d’un Avatar, une incarnation divine : «Toute la création de l'Univers, c'est moi, toutes les divinités et les incarnations, toutes les créatures vivantes, toutes choses sont en moi. C’est moi qui suis responsable des renaissances et des morts des pêcheurs et de tous ceux qui ont accumulé des punyas (des bénédictions) et sont montés au ciel, de leur libération, moksha… » La compassion et la patience d'un Sat Guru De nombreux dévots se rapprochaient de lui, attirés par ses miracles. Il avait l'habitude de leur donner ce qu'ils demandaient, même s’ils ne revenaient pas par la suite. Il déclarait: «  Je donne à mes fidèles ce qu'ils veulent, afin qu'ils commencent à désirer ce que je veux vraiment leur donner. » L'importance de la Bhakti envers notre Sat Guru Il insistait sur l'importance de la dévotion ou «  bhakti  » que l'on doit exprimer envers Dieu et envers un maître réalisé : «  Abattez le mur qui vous sépare de moi. Le sens de la séparation, ce je et ce toi, est la barrière qui sépare le disciple du maître et s’il n'est pas détruit, il est impossible de parvenir à l’union avec le divin, d’atteindre l’état du Yoga. » « Les gens recherchent la connaissance du Brahman dans les livres. Ne lisez pas de livres, mais gardez-moi dans votre cœur. Si vous harmonisez votre mental et votre cœur, ce sera suffisant. » L'universalité et l'omniprésence du Sat Guru Il enseignait à ses disciples comment se relier à lui tant sur les plan matériel (de la forme) qu’immatériel (le sans32

forme) : « Pour atteindre Dyana (la méditation), méditez sur moi, en tant que forme ou en tant que le Sans-forme, ce qui vous donnera même encore plus de joie. » « Je suis dans tous les êtres et toutes les choses ou même les rêves. » Bien qu’il n’eût jamais quitté son village de Shirdi, ses disciples l’aperçurent à plusieurs reprises dans d'autres lieux, parfois en personne ou parfois par l’intermédiaire de mendiants (fakirs) dont les paroles étaient des instructions précises qui leur étaient destinées : «Je ne suis pas enfermé dans le village de Shirdi ni dans ce corps. Je suis partout. Je suis avec vous chaque fois que vous pensez à moi. » « Tout est en vous-même. Essayez d'écouter votre for intérieur et suivez les instructions que vous obtiendrez. » Note  : ce texte sur les 10 Maîtres primordiaux a été librement traduit et adapté de la version anglaise d’un texte rédigé par la collectivité italienne, et dont voici la dédicace faite à Shri Mataji en 2010 : « La collectivité italienne de Sahaja Yoga est enchantée de présenter ce travail sur les Dix Incarnations de l’Adi Guru Dattatreya et le dédie à notre bien-aimée Mère HH Shri Mataji Nirmala Devi, à l'occasion du Guru Puja 2010. Nous envoyons un grand merci à tous les yogis qui ont collaboré avec nous et tous ceux qui ont soutenu ce projet merveilleux. Pour tout renseignement sur ce travail, s'il vous plaît contactez-nous par l’intermédiaire des coordonnateurs italiens locaux ou par courriel : benvenutiinparadiso@yahoogroups.com »

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