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Corrigé DM n°8

Le 07/01/2013

Thermodynamique

MP Lycée Pissarro

Étude d'une pompe à chaleur destinée au chauffage d'une habitation

(D’après CCP 92)

1. Compresseur.

1. 1. Soit une machine stationnaire traversée par un écoulement stationnaire d’un fluide et qui reçoit

le travail W et la chaleur Q . Appliquons le premier principe au système formé par cette machine

et par le fluide qui dans l’état initial est en partie dans la machine et en partie à l’entrée et dans l’état final est en partie dans la machine et en partie à la sortie. Notons par l’indice e le fluide à

l’entrée et par l’indice s le fluide à la sortie. Soit

sortie et

, le système reçoit le travail des forces de pression à l’entrée

pression à la sortie

d’une énergie potentielle mgz et parce que la machine et l’écoulement sont stationnaires, ce qui fait que l’énergie potentielle qu’ils stockent est constante.

S

e

et

S

s

les sections du tuyau à l’entrée et à la

L

e

et

L

s

les longueurs qu’y occupe le fluide dans l’état initial et dans l’état final. Outre W

p S L

s

s

s

et le travail du poids qui est

p S L

(

e

e

e

z

e

s

mg z

, le travail des forces de

)

parce que le poids dérive

(

U + E

c

)

= W + Q + p S L

e

e

e

p S L

s

s

s

+ mg

(

z

e

z

s

)

Comme l’écoulement et la machine sont dans un état stationnaire, l’énergie stockée dans la machine

ne varie pas, donc

divisant par la masse m de fluide transvasée et en représentant par des minuscules les grandeurs

massiques :

macroscopiques :

1. 2. La transformation est une adiabatique réversible d’un gaz parfait, qui obéit à la loi de Laplace :

1

v

2

h

s

2

U + E

c

+ gz

=

e

h

(

)

=

[

U + E

c

e

. D’autre part

]

s

H

e

= U

e

+ p S L

e

e

e

et

H

s

= U

s

+ p S L

s

s

s

. En

[

h +

]

s

e = w + q , soit en négligeant les énergies potentielle et cinétique

w + q

T

3

p

1

1

1

=

T

2

p

2

1

1

T

3

=

T

2

p

1

p

2

1

1

=

1

273(12, 65 / 5)

1

1,2

=

318, 7 K

c pg

w

=

=

 

R

=

1, 2

8,31

(

1)

M

0, 2

0, 0865

=

576, 4 J .K

h

s

h

e

=

c

pg

(

T

3

T

2

)

=

576, 4

(318, 7

1

.kg

273)

1

=

26300 J/kg

1.3. Comme la transformation est adiabatique et réversible, s = 0 .

1.4.a. Comme pour un gaz parfait

T

T

0

R

M

p

p

0

s

s

0

=

c

pg

ln

ln

, l’équation de l’isobare de pression

p est :

T

=

T

0

1 1 p
1
1
p

exp

s

s

0

p

0

c

pg

L’isobare de pression p R

s

de

M

ln

p

2

p

1

puisque

2 se déduit de l’isobare de pression p

s T

(

,

p

2

)

=

(

s T

,

p

1

)

R

M

ln

p

2

p

1

.

1 par translation parallèle à l’axe des

1.4.b. Le travail du compresseur est la variation d’enthalpie dans la transformation :

(T , p )

2

2

(T , p

3

1

) . D’après la deuxième loi de Joule, h ne dépend pas de p :

w

= h(T , p )

3

1

h(T , p ) = h(T , p)

2

2

3

h(T , p)

2

Or, pour une isobare,

dh = Tds

h T

(

3

,

p

)

h T

(

2

,

p

)

=

T

3

Tds

T

2

le

long de l’isobare p ; w

est donc l’aire hachurée entre l’isobare

p et l’axe des s dans la figure qui suit :

q <

l’isobare p et l’axe des s dans la figure qui suit : q < T ds

T ds et

w

est supérieur à l’aire du cycle.

l’isobare p et l’axe des s dans la figure qui suit : q < T ds

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2. Condenseur.

2.1.

q

1

=

h

g

(

T

1

)

h

g

(

T

3

)

+

h

L

(

T

1

)

Thermodynamique

h

g

(

T

1

)

=

c

pg

(

T

1

T

3

)

L

v

(

T

1

)

=

576, 4

(305

MP Lycée Pissarro

318, 7)

175000

=

182900 J.kg

 

1

T

1

L

v

(

T )

1

305

175000

2.2.

3. Détendeur.

3.1. Cela résulte du premier principe et de l’absence de travail et de chaleur.

3.2. On peut calculer les variations des fonctions d’état sur le chemin :

s

=

c

pg

ln

T

3

T

1

=

576, 4 ln

318, 7

305

=

599,1J.K

1

.kg

1

(liquide à T , p )

1

1

(liquide à T , p )

2

2

(fraction x gazeuse et fraction 1 x liquide à T , p )

2

2

Les propriétés d’un liquide dépendent peu de la pression : on peut calculer sa variation d’enthalpie sans se préoccuper de la pression.

h

=

x =

c

(

T

T

L

2

T

1

)

+

xL

v

(

T

2

)

=

0

c

L

(

1

T

2

)

=

1,38

1,38 (305 273)

(305

1,38 (305 273)

273)

L

s

v

=

(

T

2

)

c

L

ln

T

2

xL

v

205

(

T

2

)

T

1

q

2

s

=

(1

(1

x L

x L

)

=

0, 2154

T

2

+

v

(

T

2

)

v

(

T

2

)

T

2

=

=

(1

=

1380 ln

273

+

0, 2154

205000

 
 

305

273

0, 2154)

 

205000

=

160800 J.kg

589,1J .K

1

.kg

1

=

1

3.3.

4. Evaporateur.

=

)

4.1.

8,8 J .K

1

.kg

1

4.2.

5.

e

L’efficacité est le rapport du gain, c’est-à-dire la chaleur communiquée à l’habitation à chauffer

q

=

1

, au coût, qui est l’énergie à donner au compresseur w

r

r

q

1

w

=

182900

=

26300

0,8

5,56

. C’est donc

On peut améliorer le rendement si on peut rapprocher les températures

chauffage est 5,56 fois moins coûteux en énergie que le chauffage électrique.

6.1.

valeurs trouvées au fil de ce problème donne la vérification est acceptable à la rigueur (erreur 2 %).

T

1

et T

+

2

. Tel quel, ce

160800

=

Pour un cycle, le premier principe s’écrit w + q + q

1

2

w

+

q

1

+

q

2

=

= 0 . Or la même somme calculée avec les

;

26300

182900

4200 J.kg

1

6.2. Comme l’entropie est une fonction d’état, la somme des variations d’entropie lors du cycle

devrait être nulle. Or, elle vaut acceptable (erreur 0,2 %).

7.1.

=

=

T

5

T 4

T

T

(

4

T

e

)

dt

a

T

e

)

=

=

 

s

=

-599,1

+

1

ln

T

4

T

e

=

1

ln

20

t

T

5

T

e

5

4,81.10

 

14400

2.10

7

20

10

 

=

=

8,8

+

589,1

=

-1, 2 J.K

kdT

ak T

(

dT

T

T

e

dT

e

ak T

adt =

at

7.2.

7.3.

P =

e

4,81.10

5

s

1

19250

5,56

=

3460 W

160840

182900

.

e 5,56

La puissance rejetée dans la source froide est P =

2

P

2

16930

=

c

f

T

4180

4

=

19250

Le débit d’eau froide est donc

1, 013kg.s

-1

1

=

.kg

1

; la vérification est

16930 W .