Vous êtes sur la page 1sur 3

LIBERTE

Dimanche 3 mai 2015

L’Algérie profonde

21

RENCONTRE NATIONALE SUR LES URGENCES CARDIOVASCULAIRES À BLIDA

30% des malades décèdent chaque année

Cette rencontre sera suivie d’une série d’autres rendez-vous pour aborder tous les aspects liés aux urgences cardiovasculaires, comme les tamponnades, les ischémies aiguës des membres, les dissections, les endocardites et d’autres atteintes qui nécessitent une organisation pointue et une prise en charge chirurgicale d’urgence.

A près

avoir

mis

n

place

D. R.
D. R.

La pathologie cardiovasculaire est l’un des dossiers prioritaire pour le plan d’action 2015.

la survenue des complications évitables, à assurer le diagnostic précoce des affections car- diaques. À ce sujet, il annonce la création pour bientôt d’un institut de cardiologie, de trois hôpitaux dédiés à la cardiologie pédiatrique et la mise en place de services performants dans les hôpitaux référentiels des futures régions sanitaires qui verront le jour à la faveur de la nouvelle loi sur la santé qui sera bientôt soumise au parlement. Compte tenu des ressources humaines spécialisées limitées et au regard des équipements sophistiqués à mobiliser (salles de cathétérisme en particulier), le service de référence doit être un service régional prenant en charge plusieurs wilayas et organisé de manière à fonction- ner 24h/24, sept jours sur sept pour pouvoir notamment pra- tiquer une revascularisation instrumentale du muscle car- diaque (angioplastie). Intervenant au cours de cette rencontre, le professeur

Djameleddine Nibouche, chef de service cardiologie de l'hôpi- tal Nefissa-Hamoud (ex- Parnet), explique que 25% des malades atteints d’hyperten- sion artérielle meurent. Selon ce professeur, il y a un grave dysfonctionnement en matière de pénurie des médicaments, le consommable et surtout le défaut de maintenance des équipements. “Pourquoi dans le privé on ne rencontre pas ces défaillances ?” s’est interrogé le professeur qui reste convaincu que cette stratégie ne peut réus- sir que si elle est réalisée à l’échelle nationale. De son côté, le professeur Bouafia, président de la Société algérienne cardio- vasculaire, recommande aux spécialistes la nécessité de l’uti- lisation de la thrombolyse intraveineuse. Un traitement qui, selon lui, a incontestable- ment été une véritable révolu- tion, car elle a permis de rou- vrir des artères occluses à gran- de échelle. “La thrombolyse intraveineuse s'est donc imposée

comme méthode de référence utilisable par les acteurs de l'ur- gence à domicile comme dans l'ambulance de réanimation. La thrombolyse pré-hospitalière est aujourd'hui totalement intégrée comme recommandation, elle est validée jusqu'à la 12 e heure. Le temps est très important dans le traitement de cette patholo- gie”, explique-t-il. Pour le pro- fesseur Bouafia, la solution pour la réussite de cette straté- gie réside dans l’amélioration des salles d’endrographie, la formation des urgentistes au diagnostic, des cardiologues en angioplastie, constituer un réseau et approuver une poli- tique basée sur les statistiques nationales à travers la création d’un registre pour pouvoir faire une évaluation. Enfin, le ministre a rassuré les partici- pants que toutes les recomman- dations seront prises en compte et concrétisées sur le terrain.

K. FAWZI

e

l

e “Plan national de lutte contre le can- cer”, Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitaliè- re, s’attaque à un deuxième dossier plus lourd, celui de la pathologie cardio- vasculaire en Algérie, une maladie qui tue 30% des malades chaque année. Pour le ministre qui a assisté à la rencontre nationale sur les urgences cardiovas- culaires, organisée jeudi dernier au CHU de Blida, cette rencontre est d’une

importance vitale, car elle aborde l’un des neuf dossiers priori- taires de son plan d’action pour 2015, à savoir le dossier de la pathologie cardiovasculaire. Il explique que ce rendez-vous a été dédié à l’organisation de la prise en charge des urgences en matière de syndrome corona- rien aigu. Cette rencontre, selon lui, sera suivie d’une série d’autres rendez-vous pour aborder tous les aspects liés aux urgences cardiovasculaires, comme les tamponnades, les ischémies aiguës des membres, les dissections, les endocardites et d’autres atteintes qui nécessi- tent une organisation pointue et une prise en charge chirurgi- cale d’urgence. Conscient du manque de ressources humaines qualifiées, le ministre explique que le dossier de la pathologie cardiovasculaire ne comportera pas uniquement des aspects liés à l’organisation et aux équipements, il mettra l’accent sur la formation de base et la formation complé- mentaire ainsi que sur toutes les actions de nature à prévenir

MOUZAÏA

Portes ouvertes sur la prévention contre les incendies des céréales

D ans le cadre des journées portes ouvertes sur la prévention contre les incendies de céréales organisées

par la CNMA, mercredi et jeudi dernier, la CRMA d’El-Affroun a pris part à cet évène- ment, qui s’est déroulé au siège de

l’EDIMMA de Mouzaïa, pour sensibiliser les céréaliculteurs de sa circonscription (soit El-Affroun, Mouzaïa, Chiffa, Blida, Beni Mered, Bouarfa et Oued El-Alleug. Au cours de ces journées, qui ont vu une parti- cipation appréciable des agriculteurs, elle a

offert aux céréaliculteurs disposant de moissonneuses-batteuses des extincteurs à titre de mesures de prévention et prodigué des conseils sur les mesures à prendre pour éviter des sinistres éventuels.

FATIHA SEMAN

prendre pour éviter des sinistres éventuels. FATIHA SEMAN BRÈVES du Centre JOURNÉES PORTES OUVERTES DE LA

BRÈVES du Centre

JOURNÉES PORTES OUVERTES DE LA CNAS À BÉJAÏA

22% des accidents dans le BTP dus aux chutes de hauteur

L’agence Cnas de Béjaïa, à l’instar des autres

agences au niveau national, a organisé du 28 au 30 avril, des journées portes ouvertes sur la promotion de “La culture de la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles”. Selon un communiqué de la Cnas, un tiers des accidents du travail étant localisés dans le secteur du bâtiment et des travaux public, la priorité a été donnée lors de cette campagne d’information et de sensibilisation à la prévention sur “les chutes de hauteur dans le bâtiment et travaux publics (BTP)”. Objectif : améliorer la compréhension de la réglementation en vigueur et son application, notamment, celle relative au plan d’hygiène et de sécurité dans le BTP et sensibiliser les employeurs sur les mesures nécessaires permettant la maîtrise des risques en général et ceux liés au BTP. Il s’agit également, d’informer et de sensibiliser les employeurs et les travailleurs sur les risques de chutes de hauteur, a-t-on indiqué. Les organisateurs estiment que si l’accent a été mis sur les chutes de hauteurs dans le BTP, c’est parce que le secteur est la branche d’activité économique la plus répondue dans le monde. Au niveau national, le risque de chute de hauteur dans le BTP est sans cesse croissant en raison de l’initiation de grands travaux de réalisation. Selon des statistiques établies, sur le tiers des accidents qui surviennent dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, 22% sont dus à des chutes de hauteurs alors que deux décès sur trois sont dus à ces mêmes chutes. Des accidents causés principalement par l’absence du plan d’hygiène et de sécurité ainsi que le non- respect de l’emploi de certains outils, précise

la Cnas. Lors de cette manifestation, l’occasion

a été donnée, ainsi, aux employeurs et autres

travailleurs d’avoir de meilleures connaissances sur les outils nécessaires à la mise en œuvre de la prévention des risques professionnels en général et ceux liés au secteur du BTP en particulier.

H. KABIR

“Le sport et les maladies chroniques” en débat

“Le sport et les maladies chroniques” a été

le

thème d’une conférence nationale

scientifique organisée le 25 avril dernier par l’Association nationale pour la promotion et le développement du sport féminin (ANPDSF) à l’hôtel Cristal II de Béjaïa. Plusieurs sujets relatifs à la thématique ont été abordés par des spécialistes lors de cette rencontre à laquelle ont pris part pas moins de 250 participants issus de 22 wilayas. C’est ainsi que le Dr Aoudia de la médecine interne a abordé de la HTA et le sport, le Dr Bennaï de la médecine sportive s’est chargé du diabète et du sport alors que le Dr Ladjouze spécialiste des maladies infectieuses a traité du sport et de l’obésité. Le Dr Iberraken, spécialiste en pneumo-phtisiologie, a, pour sa part, animé une conférence autour du sport et de l’asthme. Ces communications ont été suivies d’un débat au cours duquel plusieurs interventions ont été faites autour du bienfait du sport sur les maladies chroniques et des précautions à prendre dans certains cas précis.

H. KABIR

OUNOUGHA (M’SILA)

Un sexagénaire se suicide par pendaison

Les habitants du village Makmene, dans la

commune de Ounougha, 50 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, se sont réveillés choqués, ce vendredi, suite au suicide d’un homme de 60 ans par pendaison. Le corps

sans vie de la victime, qui a été retrouvé dans l’une chambre de son domicile, a été transféré

à la morgue de l’hôpital Ezahraoui. Une

enquête a été ouverte pour élucider les circonstances du drame.

CHABANE BOUARISSA

Saisie de plus de 5 kg de poudre noire à Magra

Au cours d’un contrôle de routine, les

éléments de la brigade de gendarmerie de Magra, 57 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, ont réussi à arrêter deux personnes en possession de 5,479 kg de poudre noire. Selon notre source, la poudre a été saisie sur la CW11, reliant la commune de Magra à Aïn Khadra, dissimulée dans véhicule.

C. BOUARISSA

22 L’Algérie profonde Dimanche 3 mai 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est CIRCULATION ROUTIÈRE À KHENCHELA

22

L’Algérie profonde

Dimanche 3 mai 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Dimanche 3 mai 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est CIRCULATION ROUTIÈRE À KHENCHELA Moins

BRÈVES de l’Est

CIRCULATION ROUTIÈRE À KHENCHELA

Moins d’infractions enregistrées durant le 1 er trimestre

Les brigades de la Gendarmerie nationale chargées de la circulation routière ont enregistré sur le terrain un net recul des infractions routières comme en témoigne le bilan trimestriel affiché pour le compte de la période allant du 1er janvier au 31 mars 2015, ayant donné lieu notamment à

113 contraventions relevées, 805 délits routiers et 301 délits de coordination représentant une baisse de près de 18% par rapport à la moyenne constatée durant le 1 er trimestre 2014. En effet, les éléments de la sécurité routière relevant dudit groupement ont enregistré durant la même période environ 1 432 permis de conduire retirés au niveau des zones urbaines et suburbaines pour différentes infractions routières, selon toujours le même bilan. Les infractions commises par les contrevenants ont trait, en grande partie,

à l'excès de vitesse, aux dépassements dangereux, au non-

respect de la signalisation routière et la persistance des 12

points noirs qui sont à l'origine de la plupart des accidents de la route à Khenchela. Le bilan précité fait, par ailleurs, état de 44 accidents corporels et 6 accidents mortels, survenus dans divers axes routiers faisant 8 morts et 94

blessés.

M. ZAIM

CONSTANTINE

Des peines de 20 et 10 ans pour meurtre

Deux individus (Ch. A.) et (S. W.), ayant comparu devant le tribunal criminel de Constantine, en fin de semaine dernière, pour leur implication dans le meurtre commis à la cité Ziadia en 2014 à l’encontre de leur ami, ont été condamnés respectivement à des peines de 20 et 10 ans de réclusion criminelle, alors que le troisième prévenu dans

cette affaire a été acquitté. Selon l’arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remonte au 3 avril de l’année passée, lorsqu’une bagarre entre des jeunes en état d’ivresse issus de l’orphelinat de Constantine s’est déclenchée dans un cybercafé, suite à un différent à propos de drogue. Le jeune B. R., âgé de 21 ans, a été sérieusement blessé avec un couteau au thorax et à la cuisse. Atteinte d’une hémorragie, la victime succombera lors de son évacuation vers le CHU Ibn Badis. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public avait requis la perpétuité

à l’encontre des trois accusés.

HOUDA CHIED

EL-TARF

Saisie de 36 kilos de kif durant le premier trimestre

La Sûreté de wilaya d’El-Tarf vient d'établir son bilan trimestriel des différentes activités effectuées par ses services. Dans le cadre de la circulation routière, le bilan en question a fait état de 29 accidents et 2938 actions entreprises dans le cadre du maintien de l’ordre. Les agents de la circulation ont fait preuve de vigilance durant ce trimestre où le système de contrôle des véhicules et des personnes a doublé comparativement au dernier trimestre de l’année écoulée. Les retraits de permis de conduire pour diverses infractions demeurent en hausse depuis plus d'une année soit 446. En raison du renforcement du

contrôle, les mises en fourrière des véhicules ont atteint au mois de mars dernier 48 véhicules. Le même bilan fait état d'une augmentation du nombre des amendes forfaitaires. Par ailleurs, les services de la police judiciaire ont saisi, durant ce premier trimestre, 36 kilos de kif traité et 740 comprimés de psychotropes. Par ailleurs, dans le cadre de la protection de l'urbanisme et de l'environnement, les mêmes services ont traité respectivement 62 et 74 affaires. En dépit des efforts déployés par les agents, les riverains continuent d’agresser gratuitement l’environnement. Ces mêmes services avaient effectué aussi des contrôles sur

des eaux douteuses signalées par les citoyens.

TAHAR B.

BÉNI FOUDA (SÉTIF)

Des structures d’utilité publique toujours inexploitées

Au grand dam des citoyens, dans la localité de Béni Fouda, au nord-est de Sétif, plusieurs infrastructures demeurent toujours inexploitées. En effet, cela fait plus de quatre ans que la crèche communale de la localité est fermée, sachant que ce genre de structures manquent cruellement dans cette localité. “Jour après jour, cette structure réalisée avec l’argent du contribuable se dégrade. Les murs, le toit et la boiserie sont dans un état lamentable. Les vitres ont été cassées”, nous dira un habitant. Aussi, des locaux commerciaux, appelés locaux du Président, dont l’attribution a été faite depuis plus de 2 ans, sont toujours fermés. La commune a bénéficié aussi d’un marché de proximité comportant 14 locaux pour lutter contre l’informel, ces derniers restent également fermés. Un regroupement de services qui comprend un restaurant, une cafétéria et un motel a ouvert ses portes quelques mois seulement avant d’être fermé pour des raisons inconnues. “L’ouverture de ces infrastructures permettra

d’offrir à la population des services, de créer des dizaines de postes d’emploi, notamment parmi les jeunes qui souffrent du chômage, mais hélas, elles demeurent inexploitées”, diront des citoyens. Pour avoir des informations auprès les autorités locales, nos tentatives de joindre le premier

responsable de l’APC ont échoué.

A. LOUCIF

OCCUPANT LA PREMIÈRE PLACE EN MATIÈRE DE PRODUCTION

Jijel célèbre la fête de la fraise

La wilaya de Jijel, qui détient depuis plusieurs années la première place à l’échelle nationale en matière de production des fraises, connaît actuelle- ment 14 variétés de ce petit fruit rouge, parmi lesquelles la naïade, la cama- rosa, la candanga et la tudela, cultivées dans neuf communes côtières.

L e musée Kotama

au centre-ville de Jijel a abrité, jeudi dernier, la

e édition de la

11

Fête de la fraise.

Cette manifestation, deve- nue une tradition, a vu la participation de 43 expo- sants venus de plusieurs communes et localités répu- tées pour la production de ce fruit saisonnier, en l’occur- rence Sidi Abdelaziz, Kheïri Oued Adjoul, Djemâa Beni Hebibi, Taher, Émir- Abdelkader, Chekfa, El- Kennar Nechfi, Jijel et Kaous. Comme prévu, un point de vente a été installé place de la République, près du siège de l’APC de Jijel, où des tartes à la fraise et plu- sieurs variétés du fruit ont été vendues aux passants à un prix abordable. Présidée par le secrétaire général de la wilaya, Ahmed Kerroum, l’ouverture de cette édition a vu l’organisation du concours du meilleur pro- ducteur de fraises, meilleur pâtissier et meilleur expo- sant. Par ailleurs, la wilaya de Jijel, qui détient depuis plu- sieurs années la première place à l’échelle nationale en

D. R.
D. R.

matière de production des fraises, connaît actuellement 14 variétés de ce petit fruit rouge, parmi lesquelles la naïade, la camarosa, la can- danga et la tudela, cultivées dans neuf communes côtières, ont indiqué des agriculteurs présents sur les lieux de l’activité. En 2012,

La 11 e édition de la Fête de la fraise a eu lieu jeudi dernier.

Jijel n’avait enregistré que 11 variétés. Concernant la superficie, celle-ci est passée de 120 ha durant la cam- pagne 2009/2010, à 323 ha durant la campagne en cours. Le nombre de plants de fraise, quant à lui, a atteint 23 millions durant la cam- pagne 2014/2015, soit une

moyenne de 2400 plants par serre, précise-t-on. Le secré- taire général de la Chambre d’agriculture, Yacine Zeddam, a indiqué qu’envi- ron 13 000 t sont attendues durant cette campagne. De quoi gâter tous les amoureux de la fraise.

MOULOUD SAOU

QUATRIÈME MEETING DE NATATION HANDISPORT À BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Appel à donner plus d’importance à la discipline

L e 4 e Meeting national de natation handisport a connu le succès escompté lors de la dernière édi-

tion de la saison à Bordj Bou-Arréridj. Disputée dans un bassin de 25 m, au stade du 20-Août, cette épreuve a vu la participation d’une centaine de nageurs handisports (garçons et filles) issus de plusieurs wilayas du pays. “C’est une occasion d’échanges et de for- mation”, dira Zerrouki Nacereddine, président de l’association Echoumoue de Bordj Bou-Arréridj. Le président du club de Tizi Ouzou, Benhamna Smaïl, a

pour sa part dénoncé le manque de pis- cines adaptées aux handicapés et la programmation des compétitions sans prendre en compte l’intérêt du sportif. “Nous demandons aux responsables à donner plus d’importance à cette disci- pline”, ajoute-t-il, en précisant aussi que quelques défections, imputées à des problèmes financiers et de logis- tique, ont empêché certaines associa- tions du pays à effectuer le déplacement à Bordj Bou-Arréridj. De son côté, le champion d’Algérie, Yacine Zerrouki, a rappelé que le

nageur à Bordj Bou-Arréridj ne trouve pas les conditions adéquates pour s’en- traîner. “Nous avons 3 séances d’une heure par semaine, c’est insuffisant”, précise-t-il, ajoutant qu’ils sont pleins de volonté et d’espoir pour battre des records du monde. Notons que durant ce 4 e meeting, qui concerne les concurrents de différents types de handicaps (visuels, moteurs, IMC et inadaptés), plusieurs records vont être battus, selon un des organisateurs.

CHABANE BOUARISSA

VIANDES VENDUES AUX MARCHÉS HEBDOMADAIRES

Les règles d’hygiène bafouées à Sétif

D ans la wilaya de Sétif, le phénomène de la vente des viandes

dans des endroits publics et en plein air a prit des pro- portions alarmantes. En effet, des dizaines de bouchers ambulants issus de différentes localités, conti- nuent leur déplacement pour exposer leurs mar- chandises dans les marchés hebdomadaires communaux afin d’écouler une grande quantité de ses produits. Bafouant toutes les règles

d’hygiène, les bouchers font installer leurs étales à travers des petits espaces au milieu de la rue et exposent leurs produits en plein air, sous le soleil, en l’absence totale des agents de contrôle de la direction du commerce et des bureaux d’hygiène com- munaux. Le constat est fait dans la plupart des marchés hebdo- madaires de la wilaya de Sétif, à l’instar de celui de Béni Aziz qui se tient chaque samedi, celui de Béni Fouda

chaque vendredi, Aïn Sebt chaque mercredi, et Aïn El- Kébira chaque lundi. La viande bovine est exposée sur des étals crasseux et très mal nettoyés. “Chaque semaine, je viens à Béni Aziz pour acheter de la viande. À Sétif, je ne peux pas avoir cette viande à ce prix”, nous dira un habitué du marché. En effet, les prix pratiqués attirent beaucoup de clients. “Nous avons l’habitude de fréquenter ces lieux à cause des prix de la viande, le kilo

de viande de bœuf coute 750 DA, le kilo de viande caprine cédé à 600 DA. Ces prix arrangent forcément les chefs de familles à faible revenu”, nous dira un autre client du marché d’Aïn El-Kebira. Les responsables du secteur du commerce et les autorités publiques sont, encore une fois, interpellés pour prendre les mesures néces- saires pour veiller à la santé publique et mettre fin à cette situation.

A. LOUCIF

LIBERTE Dimanche 3 mai 2015 L’Algérie profonde 23 1 e r MAI À ORAN Les

LIBERTE

Dimanche 3 mai 2015

L’Algérie profonde

23

1 er MAI À ORAN

Les travailleurs du tramway observent un arrêt de travail

Le 1 er mai a été différemment marqué par des travailleurs qui menaçaient déjà de mettre à exécution leur volonté de paralyser ne serait-ce que partiellement le trafic du tramway d’Oran.

U n mouvement de protestation des travailleurs du tramway d’Oran a provoqué, vendre- di à Oran, une per-

turbation du trafic suite à un arrêt de travail collectif “illégal”, selon le chargé de communication de la Setram Oran. Selon lui, “aucun préavis de grève n’a été émis par une partie du personnel qui a décidé d’ob- server un arrêt de travail non confor- me à la réglementation en vigueur”. Ainsi, le 1er mai a été différemment marqué par des travailleurs qui menaçaient déjà de mettre à exécu- tion leur volonté de paralyser ne se- rait-ce que partiellement le trafic du tramway d’Oran. Pour l’heure et se- lon le chargé de communication de la Setram Oran, “aucune revendica- tion n’a été présentée par les tra- vailleurs quant à ce mouvement de protestation”, assurant toutefois qu’un “service minimum sera mis en place pour la circonstance”. En revanche, selon des sources syndicalistes, il semble que le dé- brayage d’avant-hier trouve son ex- plication dans la décision controver- sée de l'administration de rempla- cer les CDI (contrat à durée indé- terminé) des agents de sécurité mais à temps partiel. Des réserves

D. R.
D. R.

Les agents de sécurité rejettent la décision de l’administration qui compte remplacer les contrats CDI par des CDD.

qui ont poussé une grande partie des travailleurs du tramway d’Oran à opter, lors de leur AG tenue le 3 avril dernier, pour le dépôt d'un pré- avis de grève qui avait pris effet le 6 avril. Rappelons que la ligne du tramway d'Oran comporte 98 carrefours qui

sont considérés comme dangereux du fait d'une forte densité de circu- lation. Avec un effectif de 269 agents de sé- curité, la Setram Oran recourt à des heures supplémentaires au lieu des 40 heures de travail légales hebdo- madaires effectuées par les agents

de sécurité. Une revendication sou- tenue par les agents de sécurité qui rejettent l’option des CDI à temps partiel, alors que l'entrepri- se fait déjà appel aux services d'une entreprise privée de sécurité qui lui détache 40 agents de sécurité.

K. REGUIEG-ISSAAD

TIARET

Les céréaliers ont peur de la sécheresse

L’ absence de pluies durant ces derniers mois laisse planer le spectre de la séche- resse qui risque de compromettre la pro-

duction céréalière à Tiaret provoquant l’appré- hension des céréaliers de la région. Selon un cadre des services agricoles de la wilaya, la cam- pagne moissons-battages reste tributaire d’une

pluie salvatrice, notamment en ce mois de mai sur lequel repose l’espoir des agriculteurs pour sauver leur saison. Notre interlocuteur, en connaissance du terrain, ajoute que l’impact né- gatif de la montée du mercure qui prévaut ces derniers jours a provoqué, en plusieurs endroits,

le jaunissement des feuilles et des tiges des cul- tures céréalières. Pour rappel, sur une superfi- cie agricole utile (SAU) de 700 000 hectares que compte la wilaya de Tiaret, 330 000 hectares sont emblavés en céréaliculture, à savoir 125 000 ha en blé dur, 60 000 en blé tendre, 135 000 en orge et 10 000 en avoine. Le programme d’intensifi- cation et de multiplication s’étale sur une super- ficie de 20 000 ha située dans les zones à haute potentialité céréalière, à l’instar de Rahouia, Me- chraâ Sfa… Au passage, autant rappeler qu’en pa- rallèle aux cultures céréalières, les services concernés de l’agriculture ont tablé sur l’intégra-

tion de 1550 ha en légumes secs, à savoir 650 ha en lentilles, 300 ha en pois chiches et 600 ha en fèves. Sur un autre volet, on relève le désintéres- sement des céréaliers quant à l’assurance de leurs productions puisque, selon M’hamed Mahi, directeur de la Caisse régionale de mutualité agri- cole (CRMA), seuls 200 agriculteurs souscrivent à cette assurance arrêtée à 1000 DA pour un hec- tare de blé et 600 DA pour celui de l’orge. Par contre, 1000 moissonneuses sont assurées à tra- vers la wilaya où 4000 agriculteurs ont bénéfi- cié du crédit RFIG.

R. SALEM

AÏN TÉMOUCHENT

Tout pour réussir la campagne moissons-battages

D ans le cadre des préparatifs de la saison estivale 2014/2015, la commission

de wilaya chargée de la campagne moissons-battages et celle chargée de la lutte contre les incendies de fo- rêt ont été installées ce jeudi par le wali par intérim. A cette occasion,

et pour une réussite totale de cette opération, ce dernier a insisté pour que les fellahs soient régularisés dans les délais ainsi que l’améliora-

tion des conditions d’accueil et de réception des céréales au niveau des CCLS en plus des mesures d’accom- pagnement et la disponibilité des moyens humains et matériels. A ce titre, 550 moissonneuses-batteuses seront mobilisées pour la circons- tance. Cette campagne touchera une superficie utile agricole embla- vée de plus de 111 000 ha, soit une augmentation estimée à 5000 ha par rapport à la saison agricole précé-

dente. Les prévisions attendues en matière de production sont esti- mées à 2,5 millions de quintaux, se- lon Naïmi Berkane, directeur de wi- laya des services agricoles. Par ailleurs, la wilaya de Aïn Témou- chent a enregistré 37 feux de forêt lors de l’année précédente occasion- nant d’importants dégâts, ce qui a poussé les services concernés à prendre des dispositions préven- tives à travers notamment la mo-

dernisation des équipements et la multiplication des postes vigies mobiles au niveau des zones fores- tières vulnérables comme le préci- sera Benzerdjeb Abdeklkrim, le conservateur des forêts de la wilaya qui espère que le nombre des postes des vacataires pour la surveillance des forêts soient revu à la hausse par la direction de tutelle.

M. LARADJ

revu à la hausse par la direction de tutelle . M. LARADJ BRÈVES de l’Ouest CNAS

BRÈVES de l’Ouest

CNAS DE CHLEF

Portes ouvertes sur les accidents de travail

La Cnas (Caisse nationale des

assurances sociales) de Chlef a organisé, durant trois jours, des journées portes ouvertes sur les accidents de travail. Selon son directeur, il s’agit d’une campagne de sensibilisation qui s’adresse aux travailleurs qui sont régulièrement exposés à des risques majeurs sur leur lieu de travail. Les chutes de hauteur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics restent parmi les principaux thèmes qui ont été retenus lors de ces trois journées. “C’est parce qu’il s’agit d’un phénomène très grave que nous avons choisi, parmi les principaux thèmes de ces journées, les chutes de hauteur”, dira le même responsable en marge de cette campagne. De nombreux visiteurs dont des stagiaires des centres de formation professionnelle ont eu l’occasion de prendre connaissance de l’ensemble des moyens qui sont mis à la disposition du travailleur afin d’éviter les accidents de travail et les maladies professionnelles. Ces journées qui ont pris fin le week-end dernier ont également vu la participation de la Protection civile, qui a exposé son matériel d’intervention en cas d’accident de travail. Des documents et des prospectus qui traitent de l’événement ont été fournis aux visiteurs, qui ont également assisté à la projection de documentaires juste devant l’entrée principale de la caisse.

AHMED CHENAOUI

MAGHNIA

Saisie de 2 tonnes de lait en poudre

Une importante quantité de lait en

poudre, destinée à la contrebande, a été saisie, jeudi dernier, par les éléments de l’inspection divisionnaire des douanes de Maghnia. C’est à Hammam Boughrara que les douaniers ont intercepté un camion avec à son bord 127 cartons de lait en poudre représentant une quantité de 20 q. Ce lait fait partie des cargaisons qui passent vers le Maroc à l’approche de Ramadhan, comme c’est le cas chaque année.

AMMAMI MOHAMMED

TLEMCEN

Quatre mois pour le repos biologique du poisson

Pour assurer la maturité des

différentes espèces de poissons avec pour objectif une meilleure reproduction, la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Tlemcen a instruit les pêcheurs de cesser momentanément leurs activités en deçà des trois miles marins. Il s’agit là de la période de repos biologique de quatre mois qui s’étend du 1er mai au 31 août de chaque année. Une note a été affichée en ce sens dans les ports de Marsa Ben M’hidi, Ghazaouet et Honaïne pour rappeler aux patrons des chalutiers de se conformer à l’arrêté ministériel du 24 avril 2004, qui fixe les limitations d’utilisation des chaluts pélagiques, semi-pélagiques et de fond dans le temps et dans l’espace. L’attention des pêcheurs a été également attirée sur le fait que l’usage de ces filets est interdit de jour comme de nuit durant la période en question. Selon la chargée de département communication à la direction de la pêche, “cette mesure répond à l’urgence de sauvegarder les ressources halieutiques depuis qu’il a été constaté sur le terrain qu’elles sont menacées, car la plupart des stocks sont en déclin du fait de la surexploitation et des effets néfastes des pêches illicites”, ajoutant que “le non-respect de ces dispositions expose les pêcheurs à des poursuites judiciaires”.

A. BEREZEL