Vous êtes sur la page 1sur 23

Exposé sous le thème :

Exposé sous le thème : L accord de libre Echange Maroc Turquie Rappels Analyse Comparaisons Réalisé

L accord de libre Echange Maroc Turquie

Rappels Analyse Comparaisons
Rappels
Analyse
Comparaisons

Réalisé et présenté par :

El Hassan Laachach 735 Fatima Zahrae Jeraoui 721 Jihane Azirar 749

Encadré par :

Dr. Chigueur Mohammed

-Management des Exportations-

Année Scolaire : 2014/2015

PLAN

Introduction

Chapitre I : Rappel des dispositions de l accord de libre-échange Maroc Turquie :

Section 1 : Industrie

Section 2 : Agriculture

Section 3 : Droit d'établissement et fourniture de services

Section 4 : Protocole pan-euro-Med et les règles d origine

Chapitre II : Incidences globales et sectorielles pour l économie nationale

Section 1. INCIDENCES GLOBALES

1. Compétitivité des exportations

2. Investissements directs étrangers

Section 2 : CONSEQUENCES POUR L INDUSTRIE

1. Cas de l industrie du ciment

2. Cas de l industrie du textile

Section 3 : CONSEQUENCES POUR L AGRICULTURE

Section 4. CONSEQUENCES POUR LES SERVICES

Chapitre III : Facteurs limitant le potentiel de l accord

Section 1 : Enjeux et défis du contexte mondial

Section 2 : Impératives du développement national

Conclusion

Introduction :

Dans le cadre du processus d’intégrations régionales euro-méditerranéennes, le Maroc et la Turquie ont signé à Ankara, le 7 avril 2004, un accord de libre-échange. Celui-ci prévoit l’instauration graduelle d’une zone de libre-échange industrielle sur une période de dix ans à compter de la date d’entrée en vigueur de l’accord avec un traitement asymétrique en faveur du royaume. Effectivement, ledit accord est opérationnel depuis 2006. A partir de là, les produits industriels d’origine marocaine bénéficient d’une exonération presque totale des droits de douane. S’agissant des produits agricoles, il a été procédé à un échange consensuel des concessions. En fait, le cadre institutionnel de la politique commerciale de la Turquie présente des structures identiques à celui du Maroc. Etant donné que les deux pays sont membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), leurs politiques commerciales respectives convergent, sur le plan réglementaire, vers les standards imposés par cette instance, tout en conservant des spécificités afférentes, entre autres, aux politiques de développement sectorielles et régionales.

Les particularités des politiques commerciales des deux pays sont conditionnées par les accords commerciaux qu’ils ont conclus. Ainsi, si l’accord de libre-échange conclu avec l’Union européenne (UE) a participé à la révision de la réglementation en matière de politique commerciale marocaine, l’accord d’union douanière avec la communauté est devenu le quotient nodal de la politique commerciale extérieure de la Turquie.

Dans un premier temps nous pouvons constater que l’équilibre sur le plan économique n’est guère respecté entre les deux pays en question (voir le tableau suivant :)

 

Maroc

Turquie

Population

33

74

INDH

129/187

69/187

Importations :

- Biens

- Services

45 000

6 508

251 800

22 200

Exportations :

- Biens

21

800

151

800

- Services

13

160

43

700

Croissance du PIB

3,8%

3,5%

Evolution des importations

2%

8,5%

Au cours de cet exposé nous allons approfondir notre recherche de façon à dépasser les apparences et les préjugés politiques afin de toucher davantage la réalité du contenu de cet accord sur les différents volets et secteurs ainsi que les retombés et fruits dudit accord du point de vue marocain, et enfin nous allons nous efforcer à proposer des éléments à prendre sérieusement en considération dans la politique d’ouverture entamé par le Maroc.

Chapitre I : Rappel des dispositions de l’accord de libre-échange Maroc Turquie :

Tout d’abord, l’accord de libre-échange Maroc-Turquie s’inscrit dans un cadre réglementaire riche et diversifié 1 . Cette diversité et complémentarité diversité témoigne de l’intérêt réciproque des deux parties à développer de véritables relations de partenariats susceptibles de servir aux mieux leurs objectifs de développement. Dans ce chapitre, nous allons préparer le champ d’une analyse descriptive, des aboutissements commerciaux sur le plan des échanges Maroco-turcs, par la présentation priève et exhaustive du contenu original de l’accord tout en le disséquant sur trois pôles principaux à savoir l’industrie, l’agriculture et enfin le droit d’établissement et fourniture de services ; dans un dernier temps et avant de clôturer ce chapitre nous allons procéder à un éclaircissement du concept nommé « protocole pan-euro-med comme cadre de fonctionnement du principe d’origine entre le Maroc et la Turquie.

Section 1 : L industrie

En vertu de cet accord, une zone de libre-échange industrielle entre le Maroc et la Turquie sera instaurée progressivement sur une période transitoire maximum de 10 ans à compter de la date d'entrée en vigueur de l'accord (2006) avec un traitement asymétrique en faveur du Maroc.

En effet, les produits industriels d'origine marocain bénéficieront d’un accès immédiat au marché turc avec une exonération totale et ce, dès l'entrée en vigueur de l'Accord ; tandis que pour les produits industriels d'origine turque, les droits de douane et taxes d'effet équivalent seront éliminés progressivement sur une période de 10 ans conformément à la table de démantèlement prévue dans le Protocole I annexé à cet accord.

Par ailleurs, l'accord comporte une première liste devant bénéficier d'un démantèlement sur 10 ans à raison de 10% par an à partir de la date d'entrée en vigueur de

1 Accord commercial (16 mai 1982). Accord de partenariat économique, scientifique et technique (26 juin 1984). Accord de partenariat entre le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) et son homologue turc (20 juin 1984). Accord de création d'un Conseil d'affaires Maroco-turc entre les chambres de commerce, d'industrie et des services des deux pays (novembre 1990). Accord de partenariat portant sur le tourisme (août 1992). Accord de partenariat entre l'Office de développement industriel (ODI) du Maroc et son homologue turc (septembre 1996). Accord pour l'encouragement et la protection réciproques des investissements (avril 1997). Accord de partenariat dans le domaine de l'artisanat (septembre 2000). Protocole d'accord entre la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et son homologue turc (octobre 2000).

l'accord. Cette liste comporte essentiellement les produits de textiles et cuir, l’automobiles, les tracteurs et accessoires, les matières plastiques, les produits pharmaceutiques, les machines et appareils électriques, les produits chimiques et les produits divers des industries chimiques, le caoutchouc et ouvrages en caoutchouc, les huiles minérales, le bois et les ouvrages en bois, les meubles et mobilier médico-chirurgical, papiers et cartons, l’aluminium et les huiles essentielles etc.

Une deuxième liste prévoit un démantèlement sur 10 ans à raison de 3 % par an à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord et de 15 % à partir de la 4ème année de l'entrée en vigueur de l’accord. Cette liste concerne entre autres les voitures de tourisme, et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport de personnes).

En bref :

En vertu de cet accord, une zone de libre-échange des produits non-agricoles entre le Maroc et la Turquie sera instaurée progressivement sur une période transitoire de 10 ans maximum, à compter de la date d’entrée en vigueur de l’accord, avec un traitement asymétrique en faveur du Maroc.

A l'exportation du Maroc vers la Turquie:

- Engagement de la Turquie: les droits de douane et impositions à l'importation de produits industriels originaires du Maroc ont été supprimés à la date d'entrée en vigueur de l'Accord : (2006).

A l'importation au Maroc :

- Engagement du Maroc: pour une grande partie des produits industriels, la libéralisation progressive se fait sur la base d’un certain nombre de listes sur une période ne dépassant pas dix ans : (2015) (listes I et II du Protocole I). Dès l'entrée en vigueur de l'accord :

- Exonération du droit d'importation (DI) sur les biens d'équipement, certaines pièces de

rechange, les matières premières et intrants non fabriqués localement (cf. liste n°1 de l'annexe II à la circulaire d'application de l'accord n°4976/222 du 01/01/2006, telle que modifiée).

- Démantèlement du DI de 10% par an sur les produits fabriqués localement (cf. liste n° 2

de l'annexe

circulaire d'application).

- Démantèlement du DI applicable à certains véhicules automobiles (cf. liste n° 3 de l'annexe II à la circulaire d'application), à raison de :

II

à

la

- 3% par an, durant les quatre premières années du démantèlement ; - 15% par an, à compter de la cinquième année de l'entrée en vigueur de l'accord jusqu'à élimination totale du DI.

-Toutefois, les produits usagés figurant à la liste n°4 de l'annexe II à la circulaire d'application, sont exclus du démantèlement tarifaire et demeurent soumis au régime du droit commun avec paiement de tous les droits et taxes exigibles à l'importation.

Turquie

Maroc

Chapitre 25 à 97 du S.H

Chapitre 25 à 97 du S.H

(Produits industriels) :

(Produits industriels) :

Accès immédiat au marché turc avec une exonération totale dès l'entrée en vigueur de l'Accord

Suppression des droits de douane selon le programme figurant dans le protocole I :

-Liste I :

Exonération du droit d'importation (DI) -Liste II :

 

Démantèlement des D.I de 10% sur dix ans. -Liste III :

Démantèlement des D.I à raison de - 3% par an, durant les 4 premières années du démantèlement

; - 15% par an, à compter de la cinquième année de l'entrée en vigueur de l'accord jusqu'à élimination totale des DI.

-Liste IV Les produits usagés figurant à cette liste sont exclus du démantèlement tarifaire et demeurent soumis au ré du droit commun avec paiement de tous les droits et exigibles à l'importation.

N.B :

- Les produits industriels turcs qui ne figurent pas sur les ces listes précitées seront exonérés dès la signature de l’accord. -S'agissant des produits industriels, les Parties ne peuvent introduire dans leurs échanges aucun nouveau droit de douane à l'importation ni aucune taxe d'effet équivalent à compter de la date d'entrée en vigueur de l'Accord (article 4.1). Ces droits et taxes sont supprimés conformément aux dispositions du Protocole I de l'Accord (article 4.2).

Section 2 : L agriculture

Les deux parties s’engagent, dans les limites de leurs politiques respectives, à accroître leurs échanges de produits agricoles, agroalimentaires et de produits de la pêche et de discuter régulièrement de ces questions lors de comités mixtes.

Pour les produits agricoles, l’échange est possible pour des produits spécifiques et non sensibles. Il s’agit de permettre l’entrée sur le marché marocain de certaines denrées avec des réductions de droits de douane dans le cadre de contingents, il s’agit des chapitres (1 jusqu’à 24 du Système harmonisé). Ainsi, les concessions du Maroc portent sur les graines de semence de poids chiches, les lentilles et légumineuses, les graines de cumin et les fromages. Du côté turc, ce sont les plantes vivantes, les concombres et cornichons, les abricots en conserve et quelques épices qui seront commercialisés sur le marché turc dès l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange. En cas de perturbations sérieuses du marché de l’une des parties, la partie lésée peut prendre des mesures appropriées (article 22). Des dispositions qui permettent aux deux pays d’avoir recours à des mesures anti-dumping et compensatoires ont été prévues. De nouvelles concessions en matière de produits agroalimentaires et de la pêche seront discutées ultérieurement dans le cadre de l’article évolutif (9).

ultérieurement dans le cadre de l’article évolutif (9). Section 3 : Droit d'établissement et fourniture de

Section 3 : Droit d'établissement et fourniture de services :

Les deux parties s’engagent à promouvoir l’investissement et à libéraliser graduellement les échanges de services entre elles, particulièrement dans le contexte de l’intégration euro-méditerranéenne. L’accord se réfère à l’Accord Général sur les Services de l'OMC (l’AGS) et aucun engagement supplémentaire n’a été pris. Les parties s’engagent à élargir à l’avenir la portée de l’accord pour intégrer la présence commerciale (elles s'efforcent d'élargir le champ d'application de l'Accord afin qu'il couvre le droit d'établissement des entreprises d'une Partie sur le territoire de l'autre

Partie). Autrement dit les parties reconnaissent l'importance croissante de certains secteurs, comme ceux des services et de l'investissement. Dans le cadre des efforts qu'elles déploient pour développer et élargir progressivement leur coopération, elles coopèrent en vue de promouvoir davantage les investissements et d'assurer la libéralisation progressive et l'ouverture mutuelle de leurs marchés dans le domaine du commerce des services.

Exemple :

- Les services de construction et d’ingénierie intéressent particulièrement la Turquie. Plusieurs entreprises turques sont présentes sur les travaux de construction notamment la réalisation de tronçons d’autoroutes).

- Service commercial : Les délégations d’hommes d’affaires: Plusieurs délégations d’hommes d’affaires marocains sont organisées annuellement en parallèle avec la tenue des foires en Turquie, les opportunités d’affaires, les réponses aux demandes, la résolution des litiges.

Section 4 : Protocole pan-euro-Med et les règles d origine

Le partenariat euro-méditerranéen a été lancé par une déclaration commune des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne et des partenaires méditerranéens, à Barcelone, en novembre 1995. C'est pourquoi on parle aussi de "processus de Barcelone". Son objectif général est de fournir un cadre de dialogue renforcé et de coopération globale dans la région méditerranéenne. Les partenaires ont convenu d'une stratégie visant à créer une zone de paix, de stabilité et de prospérité partagée par l'établissement progressif du libre-échange entre l'UE et ses partenaires méditerranéens et entre les partenaires eux-mêmes, d'ici à 2010.

Les pays susceptibles de participer au cumul Les pays susceptibles de participer au cumul Pan- euro Med :

- La Communauté européenne

- Les pays de l'Association européenne de libre échange (Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein),

- Bulgarie,

- Roumanie,

- Îles Féroé,

- Turquie,

- Autres pays méditerranéens : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, et la Tunisie.

Comme il est remarquable, les deux parties de l’accord que nous étudions figurent dans la liste des pays participants au protocole. C’est la raison pour laquelle les deux pays ont choisis d’adopter ledit protocole dans leur vision du concept d’origine.

Les Principes de base du fonctionnement du cumul Les Principes de base du fonctionnement du cumul Pan--euro Med :

o Critères de détermination de l’origine :

- L’entière obtention

- La transformation suffisante (TS) des produits non originaires.

- Application de la TS aux seuls produits non originaires de la zone ;

- Pour les pays de la zone: il n’est pas nécessaire que l’ouvraison ou la transformation subie par les produits originaire, soit suffisante.

o Les principes de base du cumul Pan-Euro Med

- Cumul diagonal Le cumul diagonal a lieu entre plus de deux pays pour autant qu'ils soient liés par des accords de libre-échange contenant des règles identiques en matière d'origine et des dispositions de cumul. Comme pour le cumul bilatéral, seuls des produits ou matières originaires peuvent bénéficier du cumul diagonal. Bien que plus de deux pays puissent participer à la fabrication d'un produit, ce dernier aura l'origine du pays où a eu lieu la dernière ouvraison ou transformation, pour autant qu'elle excède une opération minimale. Le cumul diagonal a lieu entre la Communauté et les pays de la "zone de cumul pan-euro-méditerranéen".

- Clause de non ristourne (ou de non rembours) :

Le terme "rembours" signifie le remboursement des droits versés sur des marchandises importées et la règle de " non rembours " l'interdit. Cette règle garantit que les droits applicables aux matières provenant de pays tiers soient versés. L'objectif de cette règle est d'empêcher la concurrence déloyale sur les marchés nationaux. Toutefois, certains accords permettent un remboursement partiel pour une période limitée. Cette dérogation s'explique par le fait que les droits de douane applicables à des matières non originaires dans certains pays sont considérablement plus élevés que ceux qui sont applicables dans la Communauté et qu'en appliquant un remboursement à un certain niveau le déséquilibre, qui pourrait être jugé comme favorisant les producteurs communautaires, est réduit.

- Règle de tolérance. Utilisation limitée d’un pourcentage de matériaux non originaires. La valeur tolérée se limite à 10% de la valeur du produit final.

Chapitre II : incidences globales et sectorielles pour l’économie nationale

Section 1. Incidences globales

:

a. Exportations / importations :

Depuis l'entrée en vigueur en 2006 de l'accord de libre-échange, offrant au Maroc et à la Turquie un cadre propice pour asseoir un partenariat durable et renforcer les échanges commerciaux respectifs et les flux d'investissements, la valeur du commerce extérieur entre les deux pays a enregistré une nette amélioration, estimée à 100 % au cours des cinq dernières années avec une diversification notable des produits.

A fin mars 2013, la valeur des importations marocaine en provenance de la Turquie a atteint 2,66 milliards de dirhams(MMDH), alors que les exportations marocaines vers la Turquie peinent à franchir la barre de 768 millions de dirhams (MDH), selon les statistiques provisoires de l’office des changes. Les importations marocaines en provenance de la Turquie sont diversifiées. Elles sont composées principalement :

- Des voitures industrielles (318 MDH)

- Des demi-produits en fer ou en aciers non alliés (196MDH)

- Et des tissus et fils de Coton (190 MDH)

- On note aussi les fournitures et équipement industriels, tracteurs agricoles…

En revanche, l’offre exportable marocaine reste limitée et peu diversifiée. Elle se compose essentiellement :

- Des voitures de tourisme (362 MDH)

- Du phosphate (114 MDH)

- Et de l’acide phosphorique (88MDH)

La Turquie, qui dispose d’une économie émergente en plein essor, figure au 14 e Rang parmi les clients du Maroc et occupe la 11 e place parmi les fournisseurs du Royaume.

Statistiques :

Statistiques : La période de 2009- 2010 s’est caractérisée par l’allègement du déficit commercial avec la

La période de 2009-2010 s’est caractérisée par l’allègement du déficit commercial avec la Turquie de 28% en 2009 et de 18% en 2010. La résorption du déficit commercial du Maroc avec la Turquie constaté depuis 2010 s’est accélérée, passant de 3,54 milliards de dirhams en 2010 à 6,64 de dirhams en 2011, puis 8,27 milliards de dirhams en 2013.

Graphiquement :

Aggravation du déficit commercial avec la Turquie (en milliards de Dh)

du déficit commercial avec la Turquie (en milliards de Dh) Le déficit commercial Maroc-Turquie a dépassé,

Le déficit commercial Maroc-Turquie a dépassé, ainsi, les 1,89 MMDH à fin mars 2013.

Lorsqu’on dit que les importations excèdent les exportations. La première question qui vient à l’esprit est : Pourquoi la Turquie exporte plus que le Maroc importe ?!

Depuis la signature de l’accord de libre-échange avec la Turquie le déficit de notre balance commerciale avec ce pays ne cesse pas de se dégrader, la situation ne changera pas car la Turquie a une stratégie très offensive et soutient ses entreprises pour conquérir de nouvelles parts de marché.

Elles sont « compétitives » car elles bénéficient d’aides diverses dans leur pays. Le premier ministre Turc démontre une vraie stratégie turque d’aide à l’export et à l’international. Ces aides peuvent revêtir des dimensions fiscales, diplomatiques et politiques. La stratégie offensive déployée par les enseignes turques constitue le secret magique de leur succès.

Les entreprises turques ont une règle triangulaire simple mais efficace, qui consiste à « Bien faire avec le moindre coût et le plus vite possible ». Elles assurent un niveau supérieur de qualité, se contentent d’un niveau minimum de marge de bénéfices et veillent au respect strict des délais de livraison. En outre, les entreprises turques ont une stratégie d’invasion et d’élimination des concurrents. Certaines entreprises turques usent de tous les moyens y compris la casse des prix, quitte à abandonner les chantiers et introduire des réclamations, s’y ajoutent de nombreuses barrières non tarifaires comme les délais de dédouanement qui peuvent aller jusqu’à quarante jours, ainsi l’utilisation des techniques protectionnistes « les normes » ce qui peut ralentir les exportations marocaines.

b. Investissements directs étrangers :

En matière d’investissement, et selon les données présentées par l’Office des changes, 75% des investissements turcs au Maroc sont réalisés dans le commerce et les grands travaux. Dès l’entrée en vigueur de l’accord, les turcs ont investi un total de 250 millions de dollars et emploient environ 6. 200 marocains, selon la même source. Ainsi, les entreprises qui forment ce tissu d’investissements turcs sont essentiellement:

- La société Tekfen qui est une grande entreprise turque très connue, qui réalise des projets structurants au Maroc. En effet elle prend à sa charge la réalisation du pipeline (tuyau de canalisation pour les phosphates) de l’OCP. -BIM Stores Maroc dans le secteur de la grande distribution. Ses supermarchés ont été installées au Maroc depuis 2010 . -Anatolia import/export dont l’activité de base est centrée sur l’importation/ exportation et le traitement du bois.

-Anatolia International Engineering Group qui opère dans le secteur de construction et bâtiments. -Arena Food dont le métier de base est l’importation/exportation des produits alimentaires.

Or, la pénétration turque observée au niveau du commerce extérieur entre les deux économies est quasiment inexistante sur le plan des investissements directs étrangers (IDE).

A fin 2011, le montant des IDE bruts réalisés par des investisseurs turcs au Royaume

dépasse à peine les 100 MDH, en baisse de 10% par rapport à 2010, selon l’Office des changes. Sur ce volume, 96% des investissements concernent le commerce et les grands travaux.

En effet, l’accord de libre-échange était pensé pour accroître les IDE turcs notamment en matière de mise en œuvre de projets d’infrastructures au Maroc. En plus, le positionnement de la Turquie sur de nouvelles spécialisations industrielles devrait favoriser des secteurs à rendements croissants et libérer les autres secteurs de production intensifs en main-d’œuvre qui présentent une concurrence directe aux industries nationales. Mais, réellement, une chose est sûre, au vu du niveau de l’industrialisation de l’économie marocaine et du degré d’intégration de ses filières, les investisseurs turcs ne sont pas convaincus de la bonne tenue de leurs activités une fois installés au Maroc.

Grosso modo :

Malgré l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie, on constate que les IDE turcs à destination du Maroc sont toujours limités, voir faibles.

Les investissements marocains en Turquie :

Il est un peu surprenant le fait de constater que le groupe OCP est la seule entité marocaine ayant pu monter des relations d’affaires avec la Turquie en montant à Istanbul une joint- venture avec le turc Toros Tarim (filale de Tekfen : un conglomérat turc basé à Istanbul dont les activités de base sont la construction, y compris la production d'électricité, aéroports, du pétrole, et des routes

Les investissements directs turcs au Maroc :

Malgré la présence au Maroc d’un nombre important d’hommes d’affaires turcs, les flux d’investissements turcs dans le Royaume ne sont pas à la hauteur des nombreuses opportunités offertes par le Maroc. Les investissements turcs au Maroc sont en baisse constante ces dernières années. Ils ont à peine atteint 34,6 millions MAD en 2012 contre 100 millions MAD en 2011 et 113 millions MAD en 2010 (selon les données fournies par le département de l’industrie). Ainsi, sur la période 2002-2011, la Turquie a occupé la 20ème place des investisseurs au Maroc, pour descendre en 2012 à la 30ème place avec 0,11% des investissements entrant

au Maroc.

Section2 : Conséquences pour l industrie :

En effet, Les exportations industrielles du Maroc vers la Turquie sont principalement constituées de produits chimiques (acide phosphorique), de papier, de cuir et de composants électronique. Elles sont faiblement diversifiées et composées de plus de la moitié de produits de l’industrie minière. Les importations industrielles du Maroc de la Turquie sont plus diversifiées reflétant la spécialisation turque beaucoup plus évoluée dans la division internationale du travail. Elles sont constituées principalement de produits métalliques, métallurgiques et électriques, de produits chimiques et de textile.

Les deux graphes ci-après passent en revue la part des produits industriels marocains sur le marché turque en termes d’importations et des exportations.

turque en termes d’importations et des exportations. Or, les diagrammes suivants mettent en relief la structures
turque en termes d’importations et des exportations. Or, les diagrammes suivants mettent en relief la structures

Or, les diagrammes suivants mettent en relief la structures des importations et exportations marocaines depuis et vers la Turquie, et sur la base desquels nous pouvons faires les conclusions suivantes :

- Les importations marocaines depuis la Turquie se constituent majoritairement des produits agricoles, suivis des produits de textile et habillement et des produits chimiques.

-Tandis que les exportations marocaines se composent essentiellement des produits agricoles, produits chimiques, minerais et des produits agro-alimentaires.

chimiques, minerais et des produits agro-alimentaires. Par ailleurs, tout en partant du fait que la structure

Par ailleurs, tout en partant du fait que la structure de l’industrie turque présente des énormes similitudes avec celle marocaine, notamment, en matière d’usage intensif de la main-d'œuvre et de la spécialisation dans certaines productions, cette dernière s’est trouvée ces dernière année face à une vague de concurrence très acharnée de la part des entreprises turques sur le marché national.

A cet égard, l’industrie turque, qui est beaucoup mieux préparée, a pesé sur la production

locale en exerçant une forte pression concurrentielle sur le Maroc surtout en matière de textile.

Cas particuliers des incidences de cet ALE sur certain secteurs de l industrie marocaine:

Au niveau de l’industrie automobile:

Le positionnement des équipementiers turcs a coïncidé avec le lancement officiel de l’usine

Renault à Tanger. A cette occasion la question qui s’est posée : « Est-ce que l’effet de l’implantation Renault ou le marché marocain de la pièce détachée qui a suscité l’intérêt des industriels turcs? » la réponse était «Les deux à la fois», comme l’expliquait Hilal Agacikoglu, conseiller commercial à l’ambassade de Turquie à Rabat.

A cet égard, l’objectif recherché par les turcs n’était pas principalement l’écoulement de

leurs produits industriels mais aussi et surtout la mise en place des relations de partenariats, des investissements mixtes et le transfert des technologies. Donc, en effet il s’agit avant tout

d’une prise de contact en vue de profiter des opportunités de développement et des relations d’affaires présentes sur le marché marocain.

Au niveau de l’industrie de textile :

L’accord de libre-échange conclu entre les deux pays a fortement pénalisé la production

industrielle nationale et plus particulièrement le Tapis industriel marocain qui , à nos jours, souffre de la concurrence féroce des tapis turcs. L’arrêt de la production de tapis pour quelques mois l’an dernier par Motex, leader marocaine dans la production des tapis depuis 1981, en est la triste preuve. Ainsi, le fait que la production interne se heurte à la concurrence turque est du à plusieurs facteurs raisonnables tels que :

-Le manque de compétitivité de la production nationale face à une industrie de plus en plus concurrentielle. -L’écart en matière des coûts de revient : «Au Maroc les coûts de revient sont très faibles, vu que toutes les matières premières sont importées auprès des pays géographiquement

éloignés, l’électricité coûte encore trop cher, le transport etc

importe du fil synthétique auprès de l’Arabie Saoudite, chose qui rend sa facture logistique

moins élevée que la nôtre».

- Les subventions de l’Etat et des avantages à l’investissement : La vie semble donc facile

Tandis que la Turquie

pour les industriels turcs, d’autant plus qu’ils obtiennent des subventions de l’Etat et des avantages à l’investissement pour pouvoir être compétitifs à l’échelle internationale et non

pas seulement marocaine.

- Les préférences de la clientèle : les Marocains ne veulent plus du made in Morocco. Une

fabrication turque vaut plus qu’une fabrication locale pour eux surtout lorsqu’il s’agit des tapis beaucoup moins cher que ceux nationaux.

Or parlant des activités d’exportation des produits de textiles, la Turquie est, en effet, un sérieux concurrent du Maroc pour ces produits du fait que ses exportations vers l'Union Européenne occupent le 2ème rang derrière la Chine. Ces deux dernières décennies les parts de marché de la Turquie ne cessent d’augmenter et la position du Maroc tend à se dégrader sur les marchés mondiaux plus particulièrement l’Europe.

Section 3 : conséquences pour l agriculture :

Les exportations agricoles du Maroc vers la Turquie sont très faibles. Elles se sont élevées à 200.000 dollars en 2000 et sont constituées de fruits et légumes et de quelques produits agricoles non comestibles.

légumes et de quelques produits agricoles non comestibles. Les importations agricoles d’origine turque se sont

Les importations agricoles d’origine turque se sont élevées, quant à elles, à 8,6 millions de dollars en 2000 et sont constituées principalement de céréales (orge, blé tendre et pois chiches en grain) et d’autres produits agricoles (fruits secs). Les importations de sucre enregistrent une croissance depuis 2000.

grain) et d’autres produits agricoles (fruits secs). Les importations de sucre enregistrent une croissance depuis 2000.
grain) et d’autres produits agricoles (fruits secs). Les importations de sucre enregistrent une croissance depuis 2000.

Actuellement, l’accord de libre-échange entre les deux parties prévoit des réductions de droits de douane dans le cadre de contingents contrôlés. Cette situation ne constitue pas une menace pour la production locale. Par ailleurs, des efforts devraient être faits pour améliorer nos parts de marché sur la Turquie pour les agrumes dont elle importe un supplément pour son industrie agroalimentaire. La réglementation sanitaire et phytosanitaire turque ne constitue pas pour le moment un obstacle pour les exportations nationales.

Section 4. Conséquences pour les services :

L’accord de libre-échange entre les deux pays est conforme à leurs engagements au niveau de l’accord sur les Services de l'OMC sans prévoir de mesures supplémentaires. L’accord de libre-échange représente une opportunité pour les entreprises turques de participer aux projets d’infrastructure lancés au Maroc en matière de routes, d’aéroports ou de sites touristiques (son industrie du bâtiment détient actuellement 2 à 3% du marché international de la construction). Les services de construction et d’ingénierie intéressent particulièrement la Turquie d’autant plus qu’au niveau d’engagement du Maroc à l'OMC, le mode relatif à la présence commerciale, autorise une entreprise étrangère à s’établir au Maroc sous réserve d’associer des entreprises marocaines par le biais d’une forme d’association (conjoint, sous-traitance…) à la fourniture du service de construction. Plusieurs entreprises turques sont présentes sur les travaux de construction notamment la réalisation de tronçons d’autoroutes. D’autre coté, En 2008, quelques 16.117 Turcs ont visité le Maroc, selon les données de l’Organisation mondiale du Tourisme. Un chiffre qui est passé à 27.100 l’année dernière. Au cours de ces cinq dernières années, le nombre de touristes turcs qui ont visité le royaume s’est considérablement renforcé. Une situation due à la stabilité du pays mais surtout au renforcement des échanges commerciaux entre les deux partenaires, comme le soulignent les gouvernements et les représentants du secteur.

Les engagements turcs à l'OMC autorisent une agence de voyage étrangère à s’établir en Turquie. Cette disposition pourrait intéresser les opérateurs nationaux désirant créer une antenne en Turquie. Ce n’est pas le cas en matière de télécommunications où tous les services de télécommunications, y compris les services de base et les services à valeur ajoutée font l'objet d'un monopole public. Les opérateurs locaux devraient toutefois prospecter le marché turc des services. Le Maroc devrait accélérer la mise en œuvre des dispositions du chapitre 3 de l’accord de libre- échange relatif aux services visant à élargir à l’avenir la portée de l’accord pour intégrer la présence commerciale (droit d’établissement des entreprises sur le territoire de l’autre partie).

Chapitre III : Facteurs limitant le potentiel de l’accord

Section 1 : Enjeux et défis du contexte mondial :

a. choc asymétrique induit par la concurrence turque :

Le Maroc a opté, dès le départ, pour des accords de libre-échange avec des pays

développés:

• Entrée dans des rapports commerciaux asymétriques avec des partenaires Fortement compétitifs.

• Prééminence, parfois, des considérations politiques sur les impératifs de rationalité Économique.

L’ accord de libre échange du Maroc avec la Turquie a été souvent conclus

sans recours préalable à des études d’impacts pour déterminer le niveau des concessions aussi bien tarifaires que non tarifaires à accepter et tenir compte de la capacité concurrentielle des Différents secteurs d’activité.

Un processus de mise à niveau du tissu économique national n’ayant été

envisagé qu’à posteriori et n’a concerné qu’une partie des PME qui constituent, pourtant, la part Prépondérante du tissu productif national.

Mise en œuvre tardive des stratégies sectorielles (processus de refonte du profil

de spécialisation de l’économie marocaine parallèlement à l’accélération du rythme de démantèlement tarifaire).

b. Insuffisances en matière de gouvernance d accord de libre-échange « Maroc-Turquie »

L’absence d’un cadre de coordination disposant de compétences élargies pour gérer le processus de libre-échange dans son intégralité, depuis la négociation jusqu’au suivi et l’évaluation des résultats des accords, génère, parfois, des conflits de compétences entre certains départements.

Le Département du commerce extérieur, qui est censé jouer un rôle central dans les négociations des ALE, pâtit d’un certain nombre d’insuffisances qui limitent la portée et l’efficacité de son action, dont notamment la versatilité de son statut

et sa dotation limitée en compétences spécialisées dans certaines questions clés du commerce international (règles d’origine, défense commerciale…).

Les différentes commissions nationales opérant dans le domaine du commerce extérieur sont des enceintes où la concertation et la coordination ne se font pas en permanence, faute de délimitation de prérogatives.

Section 2 : Impératives du développement national :

a. Faiblesses liées à la compétitivité du système productif national :

Insuffisances constatées au niveau des capacités du système productif national à répondre à la demande émanant de la Turquie et des obstacles non tarifaires qui limitent l’accessibilité de l’offre marocaine à ce marché.

Les exportations nationales révèlent, d’une part, un certain dynamisme qui est toutefois moins important que celui des importations et, d’autre part, une compétitivité au niveau mondial inférieure à celles de plusieurs pays émergents ou de même niveau de développement.

La Concentration de l’offre exportable sur un nombre réduit de produits : est une des principales caractéristiques des exportations marocaines réside dans la faiblesse qualitative de l’offre de produits destinés à l’export. En effet, elle reste largement marquée par la prédominance des demi-produits et des produits finis de consommation (plus de la moitié des exportations totales). En 2012, ces deux groupes représentaient environ 29% et 25%. Ces deux groupes sont eux même dominés (3/4 environ) par quelques produits : les engrais naturels et chimiques (39,5%), l’acide phosphorique (27.4%) et les composants électroniques (8,5%) pour les demi- produits ; les vêtements confectionnés (42,9%) et les articles de bonneterie (17,2%) pour les produits finis de consommation. En d’autres termes, la diversification productive de l’économie marocaine est nettement médiocre.

Niveau technologique insuffisant de la majorité des produits destinés à l’export.

Vulnérabilité des exportations à la volatilité des principales devises de facturation.

Section 3 : les capacités de négociations :

Qui dit Accord de Libre Echange, dit accords à vocations purement économiques. C’est le cas de cet accord signé entre le Maroc et la Turquie, à l’exception de l’accord Maroc-Union Européenne qui prévoit un volet politique. Cet accord est ,en effet, l’un des accords asymétriques qui lient le Maroc à des économies encore plus développées (Union européenne, Etats-Unis) et dans lequel les avantages

concédés par le Maroc sont certainement en deçà de ceux qu’il reçoit de la Turquie, vu la différence des niveaux de développement et l’écart des capacités économiques entre ces deux pays.

Or, il est indéniable que cet Accord a contribué et participé, dans des proportions variables, à renforcer le tissu économique du pays et à améliorer la compétitivité de certains secteurs. Pourtant, tout n’est pas brillant ou parfait ! de nombreuses problématiques existent toujours et mettent en question la pertinence de cet accord et sa rentabilité pour l’économie nationale, tout en mettant devant les yeux que la situation ne devrait pas s’améliorer aussitôt Surtout avec le démantèlement douanier qui arrivera à échéance en 2017 et qui permettra aux produits turcs, notamment le textile et l’alimentaire, de concurrencer sérieusement la production locale. D’où s’avère l’importance des capacités de négociation des accords, dont le Maroc n’en dispose pas effectivement. En effet, si le Maroc disposaient de telles capacités, il aura pu veiller sur l’équité des résultats, ajuster la balance en sa faveur, tout en se battant pour préserver sa stabilité économique interne à travers la cohérence des schémas de démantèlement tarifaires entre les deux parties.

-La représentation ci-dessous met en relief ces facteurs précités ayant limité le potentiel de l’accord :

parties. -La représentation ci-dessous met en relief ces facteurs précités ayant limité le potentiel de l’accord

Conclusion

Compte tenu de la volonté de la Turquie d’adhérer à l'Union Européenne et de la mise en œuvre de son programme national d’adoption de l’acquis communautaire, les réformes en cours devraient se poursuivre et même s’accélérer à l’avenir. L’économie turque s’en trouverait renforcée et sa compétitivité améliorée. Cette situation devrait accentuer la concurrence pour le Maroc pour certains produits notamment sur le marché de l'Union Européenne (produits industriels comme le textile). A terme, l’alignement sur les standards européens devrait peser sur la compétitivité-prix des exportations turques et pourrait permettre au Maroc de gagner des parts de marché pour les produits agricoles. L’accord de libre échange entre le Maroc et la Turquie permettra une prise en compte progressive des dynamiques commerciales dans les différents secteurs d’activité, de nature à préparer la transition et à intégrer les éventuels effets négatifs. Au niveau national, il est nécessaire de poursuivre la préparation de l’économie aux défis de l’ouverture notamment par la poursuite du processus de mise à niveau et l’introduction de certains correctifs. La distinction de deux schémas de démantèlement progressifs sur 10 ans devrait être utilisés pour poursuivre la mise à niveau générale de l’industrie locale notamment dans le domaine de la formation et l’adaptation aux normes de qualité, de sécurité et d’environnement exigées au niveau international. On peut citer plus précisément les mesures suivantes :

Poursuivre la libéralisation de l’approvisionnement en électricité. En effet, il est nécessaire d’améliorer le coût de l’énergie industrielle en incitant les industriels à produire leur propre énergie (en particulier les cimentiers) et en favorisant l’utilisation des énergies alternatives.

Remédier à l’insuffisance de l’offre de fils et tissus au niveau local à travers notamment l’opportunité offerte par l’accord de libre échange avec les Etats- Unis comme un facteur d’accélération de l’investissement et de l’intégration du secteur du textile et un moyen d’accès aux grands groupes de distribution et grandes marques internationales.

Développer

technologies de l’information et de la communication dans le milieu de l’entreprise.

Développer les exportations dans certains créneaux porteurs comme le cuir, les ceintures de sécurité et autres niches où existe une forte demande turque.

Poursuivre l’amélioration de l’infrastructure physique du pays, la valorisation du capital humain et l’encouragement de la recherche et développement pour la porter, dans un proche avenir, de 0,7 à 1% du PIB.

nouvelles

les

compétences

en

marketing

et

l’utilisation

des