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I.

Introduction
Une pompe à chaleur est un dispositif thermodynamique permettant de transférer la
chaleur du milieu le plus froid (et donc le refroidir encore) vers le milieu le plus chaud
(et donc de le chauffer), alors que spontanément la chaleur se diffuse du plus chaud vers
le plus froid jusqu'à l'égalité des températures.

Le réfrigérateur est le système de pompe à chaleur le plus connu. Le climatiseur est un


autre système de pompe à chaleur courant. Les deux servent à produire du « froid » plus
que de la chaleur : la chaleur qu'ils génèrent est perdue.

Mais le terme de « pompe à chaleur » (PAC) s'est surtout diffusé pour désigner la pompe
à chaleur géothermique ou la pompe à chaleur air-eau, système de chauffage domestique
popularisé en France suite au premier choc pétrolier en 1973. Dans certains pays dont la
France, des incitations fiscales soutiennent la diffusion de certains modèles de pompe à
chaleur air-eau. Ces systèmes regagnent en popularité depuis l'an 2000, notamment en
raison de la construction de nombreuses piscines.

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II. Historique
Le principe de la pompe à chaleur n'est pas tout récent c'est la naissance de
la thermodynamique qui jettera les bases à partir de 1832 des diverses règles qui
définiront les lois de la pompe à chaleur, de grands chercheurs comme Sadi Carnot,
James Prescott Joule, Lord Kelvin, Rudolf Clausius en seront les précurseurs.
Jacob Perkins en 1834 réalise les premières machines de réfrigération avec de l’éther
comme réfrigérant, ce sont les Américains qui dès 1920 s'intéressent à la climatisation,
Willis Haviland Carrier invente la première machine centrifuge de réfrigération, le
conditionneur d’air s’installe dans la vie quotidienne, les magasins, les cinémas… et l'on
commence à réfléchir à la récupération de l'énergie perdue par les installations de froid
commerciales (condenseur).
Mais c'est dans les années 1950 aux États-Unis que le développement de cette
technique a été spectaculaire tant dans l'industriel que pour le particulier, fin des années
50 l’industrie automobile américaine introduit la climatisation dans ces véhicules,
En Europe le développement a été bien moins rapide, car c'est à partir des années 1970 et
le premier choc pétrolier que tout démarre... enfin par des installations ponctuelles, les
incidents de fonctionnement étaient nombreux, la fiabilité du matériel n'étant pas au
rendez-vous, il fallait que les constructeurs fassent leurs armes. L'expérience américaine
a quand même profité à l'Europe car un grand nombre de pièces détachées provenaient
des USA et c'est vers la fin des années 1970 que les fabricants offriront a leurs clients des
pompes à chaleur enfin fiable avec des coefficients de performances intéressants.
Le début des années 80 furent le début d'une expansion importante avec l'apparition sur
le marché Européen des constructeurs Japonais, l'esthétique, le niveau sonore, les
performances deviennent des arguments forts auprès des particuliers qui investissent
dans ce système de chauffage avec moins de réticence qu'auparavant.

De nos jours bien, la fiscalité, l’écologie, le prix sont des critères de choix importants,
mais ne perdons pas de vue que ce sont les performances, la fiabilité qui garantiront la
pérennité de nos installations.

III. L’objectif de TP
L’objectif principal de cette manipulation est d’identifier tous les composants de la
machine et de déterminer la puissance consommée, chaleur produite et le coefficient de
performance de la pompe à chaleur (L’eau est utilisée comme source de chaleur).

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IV. Définition pompe à chaleur eau/eau
Les pompes à chaleur eau-eau peuvent être classées dans la famille des pompes à
chaleur géothermiques. Mais elles sont plus exactement du type hydrothermique
puisqu'elles puisent de la chaleur dans une nappe phréatique, dans un lac (comme c'est le
cas pour une partie de la ville de Zurich) ou dans un cours d'eau.

V. Principe de fonctionnement
Dans la pompe à chaleur circule ce qu’on appelle un fluide caloporteur (aussi :
frigorigène, voir ci-dessous), qui transporte la chaleur.

1. Compresseur : la vapeur produite dans l’évaporateur est aspirés dans le compresseur


qui la comprime à haute pression et donc à température plus élevée et la presse dans
le condenseur.
2. Condenseur : c’est au niveau du condenseur que la vapeur surchauffée transmet sa
chaleur au circuit a eau du chauffage. La vapeur condense au niveau de son tube,
réchauffant ainsi l’eau de chauffage. Le fluide caloporteur, toujours comprimé,
redevient liquide. L’évaporateur et le condenseur sont des échangeurs de chaleur.
3. Soupape de détente (détendeur) : le fluide caloporteur à l’état liquide retourne à
l’évaporateur par la soupape de détente. La soupape de détente réduit la pression
créée dans le compresseur, ce qui refroidit le fluide caloporteur et permet la poursuite
du cycle.
4. Evaporateur : la source de chaleur (de l’air, de l’eau, de la terre, etc.) est conduite à
l’évaporateur, p.ex. au moyen d’une saumure (eau/antigel) depuis une sonde terrestre
ou directement à partir de l’air. La chaleur est transmise au fluide actif <<refroidi>>
(sous-pression après la soupape de détente), provoquant ainsi son évaporation.

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Comment fonctionnement correct d’une pompe à chaleur eau-eau ??

Pour le fonctionnement correct d’une pompe à chaleur


eau-eau, deux puits doivent être forés près de
l’habitation, un puits de pompe et un puits de retour
(également appelé puits d’évacuation). Ces puits se
trouvent à une profondeur de 25 à 150 mètres. La
profondeur dépend de la composition du sol. Du puits de
pompe, la nappe phréatique est pompée et menée vers
l’évaporateur de la pompe à chaleur. Ici, la nappe
phréatique donne sa chaleur au système. Puis, l’eau
refroidie est menée vers la nappe phréatique via le puits
de retour.

Pendant ce processus, l’eau ne peut pas entrer en contact avec le plein air, parce qu’il y
aurait autrement de l’oxydation et du dépôt calcaire. Les puits sont, pour cette raison,
étanchés professionnellement. La pompe à chaleur eau-eau constitue le cœur du système.
A l’aide d’une petite quantité d’électricité, il peut retirer la chaleur de la nappe
phréatique et, puis, l’utiliser afin de générer encore plus de chaleur. De cette façon,
l’habitation et l’eau sanitaire sont réchauffées.

 Avantages pompe à chaleur eau-eau :

1. Le rendement de ce système est le plus élevé, en comparaison avec les autres systèmes
de pompes à chaleur. Ceci se fait parce que la température de la nappe phréatique est
presque constante. Dans la plupart des cas, la température en est de 10 à 14°C. A une
profondeur de 50 mètres ou plus, la température de la nappe phréatique n’est plus
influencée par les conditions atmosphériques. Eté ou hiver, la température est toujours
presque constante.

2. Le système n’est pas extrêmement grand et ne prend donc pas beaucoup d’espace. De
cette façon, il y a besoin de peu de superficie de sol.

3. L’eau qui est pompée peut, si voulu, être utilisée partiellement afin d’actionner la
chasse d’eau ou afin d’arroser le jardin.

4. Pendant l’été, le système peut refroidir l’habitation d’une manière naturelle. La


température de la nappe phréatique est beaucoup plus basse que la température à
l’intérieur. Nous parlons ici de ‘natural cooling’.

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 Désavantages d’une pompe à chaleur eau-eau :

1. Les forages qui sont nécessités afin de faire les puits coûtent beaucoup. Deux forages
coûtent au moins 8000 euros. Le prix de forages est, cependant, regagné au long terme
par le bénéfice d’énergie.

2. Le plus profondément que se trouve la nappe phréatique, le plus profond que l’on doit
creuser. Ceci implique plus de frais. Ça coûte également plus d’électricité afin de pomper
la nappe phréatique qui se trouve très profondément.

3. Vous avez besoin d’une autorisation afin de pouvoir pomper la nappe phréatique.
Vous devez également payer une taxe de nappe phréatique. Heureusement, vous pouvez
demander une exemption pour l’eau pompée que vous faites couler de nouveau.

VI. Description pompe à chaleur eau/eau

1. Compresseur.
2. Support pivotant du réservoir rouge d'eau de la source chaude.
3. Condenseur.
4. Épurateur : Filtre le fréon liquide des bulles de gaz qu'il contient.
5. Détendeur.
6. Capteur de température du détendeur avec isolation thermique.
7. Évaporateur.
8. Support pivotant du réservoir bleu d'eau de la source froide.
9. Serpentin qui empêche la transmission des vibrations du compresseur à l'ensemble du
montage.
10. Pressostat : Arrête le compresseur quand la pression côté condenseur dépasse 16 bar.
11. Capteurs de température au niveau des tuyaux en cuivre du circuit.
12. Manomètre côté basse pression
13. Manomètre côté haute pression.
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VII. LE DIAGRAMME ENTHALPIQUE- LE CYCLE THERMODYNAMIQUE
Rôle

Le diagramme enthalpique nous permettra de tracer le cycle frigorifique de notre


machine et d'en déterminer différentes grandeurs. Nous pourrons, désormais, calculer
une puissance frigorifique et calorifique et connaître l'état du fluide en différents
endroits.

Diagramme (R134-a)

Figure : Cycle Frigorifique de Rankine réel

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VIII. Coefficient de performance
La performance d'une pompe à chaleur réversible est exprimée par son coefficient de
performance (COP) en mode "chauffage". Par contre, en mode "rafraîchissement" elle est
exprimée par son coefficient d'efficacité frigorifique (EER).
Ce coefficient est égal au rapport entre l'énergie thermique prélevée au niveau
l'évaporateur et l'énergie utilisée pour faire fonctionner la pompe à chaleur.

IX. Partie expérimentale

1. Banc d’essai

Figure: Edibon THIBAR22C

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2. Résultats

Valeur
obtenue
Puissance consommée par le compresseur w 705
Température d’eau à l’entrée du condenseur (l’évaporateur) ST-5 (°c) 24 c°
Température d’eau à la sortie du condenseur ST-6 (°c) 34 c°
Débit d’entrée d’eau au condenseur SC-2(m3/s) 1.7*10-5
Température sortie d’eau du l’évaporateur ST-7 (°c) 8 c°

Cp (eau)=4180 (J/Kg °C) , ᵨ(masse volumique)=999.97 (Kg/m3) , V(débit)= 1.7*10-5 (m3/s)

a) Schéma de la machine

Figure : schéma de la machine

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b) Fonctionnement de la pompe à chaleur eau

 Dans l’évaporateur, le fluide frigorigène arrive liquide et à basse pression. Il capte


alors l’énergie de la source froide plus chaude que lui (l’air, l’eau ou le sol de
l’environnement extérieur), en augmentant sa température et en s’évaporant. À la
sortie, il est donc toujours à basse pression mais est passé de l’état liquide à l’état de
vapeur, est échauffé et est chargé en énergie.
 Dans le compresseur, le fluide frigorigène entre sous forme de vapeur à basse
pression. Il est comprimé mécaniquement et voit donc sa pression et sa température
augmenter mais reste à l’état de vapeur.
 Dans le condenseur, le fluide frigorigène arrive sous forme de vapeur à haute
pression. Il cède son énergie à la source chaude plus froide que lui (le fluide à
réchauffer à l’intérieur du bâtiment), en diminuant sa température et en condensant. À
la sortie, il est donc toujours à haute pression mais est passé de l’état de vapeur à
l’état liquide, est refroidi et a déchargé son énergie.
 Dans le détendeur, le fluide frigorigène entre liquide et à haute pression. Il est
détendu et voit donc sa pression et sa température diminuer mais reste à l’état liquide.
Il peut donc recommencer le cycle dans l’évaporateur.

L’évaporateur et le condenseur sont donc des échangeurs de chaleur entre la source


froide, le fluide frigorigène du circuit de la pompe à chaleur et pour finir la source
chaude. On distingue 3 familles de pompes à chaleur en fonction du fluide qui circule
dans les circuits de captage et de restitution de la chaleur :

- Les pompes à chaleur « directes »


- Les pompes à chaleur « mixtes »

- Les pompes à chaleur à « fluides intermédiaires » possèdent trois circuits : un pour


le captage dans la source froide, un pour la pompe à chaleur proprement dite et un
pour l’émission de la chaleur dans la source chaude. Dans ce cas-ci, le fluide
frigorigène échange la chaleur avec deux autres fluides dans l’évaporateur et le
condenseur, respectivement, et non directement avec la source froide et chaude. C’est
le cas des pompes à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau.

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c) Le COP calorifique

Qf = Cp*ᵨ*v (T7 – T5)
Qf = 4180 * 1,7*10-5 * 999,97 (8 – 24)
Qf = -1114,63 (w)

COP= Qf/w
COP= (-1114,63) / (705)
COP= 1,58

Qc = Cp*ᵨ*v (T6 – T5)
Qc = 4180 * 1,7*10-5* 999,97 (34 – 24)
Qc = 710,58 (w)

COP= Qc/w
COP= (710,58) / (705)
COP= 1,01

X. Conclusion
 Les pompes à chaleur ne constituent donc pas une énergie 100% propre, puisqu’elles
consomment de l’électricité, mais permettent tout de même de réduire le coût pour la
planète, de nos besoins en énergie.

 Le COP de froid plus grand sur le COP de chaud.

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