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Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 1

Les fonctions hyperboliques. Les fonctions hyperboliques sont définies analytiquement par
et − e−t et + e−t
sinh(t) = et cosh(t) = ,
2 2
et leurs fonctions réciproques par
√ √
arsinh(t) = ln(t + t2 + 1) et arcosh(t) = ln(t + t2 − 1) ,
(la première fonction définie pour tout t réel, et la seconde pour 1 ≤ t).

Exercice 1.
Montrer que le couple (cosh(x), sinh(x)) satisfait (pour tout x réel):
cosh2 (x) − sinh2 (x) = 1 .
Esquisser la courbe parcourue par les points (cosh(x), sinh(x)) lorsque x varie.

Exercice 2.
Démontrer les formules suivantes.

(a) Formules de la somme des arguments (pour tout x, y réels):


sinh(x + y) = sinh(x) cosh(y) + cosh(x) sinh(y) ,
cosh(x + y) = cosh(x) cosh(y) + sinh(x) sinh(y) .

(b) Formules de l’argument double (pour tout x réel):


sinh(2x) = 2 sinh(x) cosh(x) ,
cosh(2x) = cosh2 (x) + sinh2 (x) = 1 + 2 sinh2 (x) = 2 cosh2 (x) − 1 .

(c) Formules du demi-argument (la première pour 0 ≤ x, la seconde pour tout x réel):
√ √
x cosh(x) − 1 x cosh(x) + 1
sinh( 2 ) = et cosh( 2 ) = .
2 2
Comparer avec les formules correspondantes des fonctions trigonométriques.

Exercice 3.

(a) Calculer la dérivée de sinh(x), puis l’exprimer comme une fonction de cosh(x). Exprimer de
même la dérivé de cosh(x) comme fonction de sinh(x).
(b) Calculer la dérivée des fonctions hyperboliques inverses de deux manières:
(i) en utilisant la technique du calcul des dérivées des fonctions inverses;
(ii) en utilisant les formules explicites des inverses.

Exercices du 22 février 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 1

Exercice 1.
On a

= 41 (e2x +2 + e−2x )
x + e−x
2
cosh2 (x) = ( e 2
)
( e −2e ) = 41 (e2x −2 + e−2x )
x −x 2
sinh2 (x) =

et donc
cosh2 (x) − sinh2 (x) = 14 ((e2x +2 + e−2x ) − (e2x −2 + e−2x )) = 1
4 ⋅4=1 .
2 2
Selon le cours, les points (u, v) tels que u − v = 1 décrivent une hyperbole dont la branche de
droite seulement est parcourue par les points (cosh(x), sinh(x)) lorsque le paramètre x varie:

(cosh(x),sinh(x))
1

−2 −1
u
1 2

−1

−2

Exercice 2.

(a) On a

sinh(x) cosh(y) = ⋅ 2 = 41 (ex+y + ex−y − e−x+y


ex − e−x ey + e−y
2 − e−(x+y) ) ,
cosh(x) sinh(y) = . . . = 14 (ex+y − ex−y + e−x+y − e−(x+y) )

et donc

sinh(x) cosh(y) + cosh(x) sinh(y) = 41 (2 ex+y −2 e−(x+y) ) = sinh(x + y) .

La seconde formule s’obtient de la même manière:

cosh(x) cosh(y) = ⋅ 2 = 14 (ex+y + ex−y + e−x+y


ex + e−x ey + e−y
2 + e−(x+y) ) ,
sinh(x) sinh(y) = . . . = 41 (ex+y − ex−y − e−x+y + e−(x+y) )

et donc

cosh(x) cosh(y) + sinh(x) sinh(y) = 41 (2 ex+y +2 e−(x+y) ) = cosh(x + y) .


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(b) En posant x = y dans les formules précédentes, on obtient immédiatement

sinh(2x) = 2 sinh(x) cosh(x) ,


cosh(2x) = cosh2 (x) + sinh2 (x) .

Avec cosh2 (x) − sinh2 (x) = 1, on a soit cosh2 (x) = 1 + sinh2 (x), soit sinh2 (x) = cosh2 (x) − 1,
que l’on remplace successivement dans la formule de cosh(2x) pour obtenir

cosh(2x) = cosh2 (x) + sinh2 (x) = 1 + 2 sinh2 (x) = 2 cosh2 (x) − 1 .

cosh(2x)−1
(c) Du point précédent, on a cosh(2x) = 1 + 2 sinh2 (x); on en déduit sinh2 (x) = 2 , puis

cosh(t) − 1
sinh2 ( 2t ) =
2
en posant x = 2t . La racine carrée du terme de droite est toujours définie (car le cosinus
hyperbolique est toujours plus grand que 1) et positive, il faut donc que sinh( 2t ) soit positif
pour que √
t cosh(t) − 1
sinh( 2 ) =
2
soit vraie, c’est-à-dire que l’on doit avoir 0 ≤ t. De la même manière, cosh(2x) = 2 cosh2 (x)−1
donne la formule √
t cosh(t) + 1
cosh( 2 ) = ,
2
vraie pour tout t cette fois.

Ces fonctions sont bien sûr, au signe près, similaires aux formules pour les sinus et cosinus usuels.

Exercice 3.

(a) Comme sinh(x) = 12 (ex − e−x ) et cosh(x) = 12 (ex + e−x ), on a

sinh′ (x) = 21 ( ex − e−x )′ = 12 (ex + e−x ) = cosh(x) ,

et de même,
cosh′ (x) = 12 ( ex + e−x )′ = 12 (ex − e−x ) = sinh(x) .

(b) (i) On a si y = arsinh(x) (et donc x = sinh(y)),

dy 1 1 1 1 1
= dx = ′ = =√ =√ .
dx dy
sinh (y) cosh(y) 2
1 + sinh (y) 1 + x2

De même, si y = arcosh(x) (et donc x = cosh(y)),

dy 1 1 1 1 1
= dx = ′ = =√ =√ .
dx dy
cosh (y) sinh(y) 2
cosh (y) − 1 x2 − 1
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(ii) On a aussi

arsinh′ (x) = ( ln(x +

x2 + 1)) = (1 + 1
⋅ 2x ⋅ √ 1 )⋅ √1
2 x2 +1 x+ x2 +1

√ x2 +1+x
√ √ 1
= =
x +1(x+ x2 +1)
2 x2 +1

arcosh′ (x) = ( ln(x +

x2 − 1)) = (1 + 1
⋅ 2x ⋅ √ 1 )⋅ √1
2 x2 −1 x+ x2 −1

√ x2 −1+x
√ √ 1
= = .
x2 −1(x+ x2 −1) x2 −1
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 2

Exercice 1.
Vérifier que les inverses des fonctions hyperboliques sont données par
√ √
arsinh(t) = ln(t + t2 + 1) et arcosh(t) = ln(t + t2 − 1) ,

la première formule valable pour tout t, et la seconde pour 1 ≤ t.


Remarque. Le vrai but de cet exercice est de rappeler comment vérifier que deux fonctions données
sont inverses l’une de l’autre. Le reste n’est que calcul technique.

Exercice 2.
Donnés les graphes des fonctions y = sinh(x) et y = cosh(x) ci-dessous, dessiner les graphes des
fonctions y = arsinh(x) et y = arcosh(x).

y sinh(x) y cosh(x)
3 3

2 2

1 1

−3 −2 −1 1 2 3 x −3 −2 −1 1 2 3 x

−1 −1

−2 −2

−3 −3

Exercice 3.
Calculer les intégrales indéfinies suivantes:

1
(a) ∫ √ dx;
3 1 − x2
1
(b) ∫ √ dx;
3 x2 − 1
2 1
(c) ∫ √ + 2 dx.
7 x + 1 2x + 2
2

Exercices du 1 mars 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 2

Exercice 1.
Pour vérifier qu’une fonction g est l’inverse d’une fonction f , le plus simple est de vérifier que

f (g(y)) = y et g(f (x)) = x

(pour tous les x et y qui permettent de calculer les valeurs de f (g(y)) et g(f (x))). Comme
√ √ √ √
t2 +1) t2 +1) t2 +1)−1 )
eln(t+ =t+ t2 + 1 et e− ln(t+ = eln((t+ = √1 ,
t+ t2 +1

on calcule
√ √
sinh ( ln(t + t2 + 1)) = 12 (t + t2 + 1 − √1 )
t+ t2 +1
√ √
2 +1+t2 +1−1
t2 +2t t√ 2t(t+ t2 +1)
= 1
2 ⋅ = 1
2 ⋅ √ ) =t .
t+ t2 +1 t+ t2 +1

Pour ln ( sinh(t) + sinh2 (t) + 1), on remarque d’abord que
√ √
sinh(t) + sinh2 (t) + 1 = sinh(t) + cosh2 (t) = sinh(t) + cosh(t) = . . . = et ,

et donc √
ln ( sinh(t) + sinh2 (t) + 1) = ln(et ) = t ,

c’est-à-dire que ln(t + t2 + 1) est bien l’inverse de sinh(t).
De la même manière,
√ √
cosh ( ln(t + t2 − 1)) = 12 (t + t2 − 1 + √1 )
t+ t2 −1
√ √
t2 +2t t√
2 −1+t2 −1+1 2t(t− t2 −1)
= 1
2 ⋅ = 1
2 ⋅ √ ) =t .
t+ t2 −1 t+ t2 −1

et cosh(t) + cosh2 (t) − 1 = cosh(t) + sinh(t) = et (pour autant que 0 ≤ t: cela est bien le cas, car
l’égalité arcosh(cosh(t)) = t n’a de sens que si 0 ≤ t), et donc

ln ( cosh(t) + cosh2 (t) − 1) = ln(et ) = t .

La fonction ln(t + t2 − 1) est donc bien l’inverse de cosh(t).
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 2.
Les graphes des fonctions inverses sont les symmétriques des graphes des fonctions originales
par rapport à l’axe y = x. On rappelle que y = cosh(x) doit être restreinte aux 0 ≤ x pour que
y = arcosh(x) (définie pour 1 ≤ x) soit bien son inverse.

y sinh(x) y cosh(x)
3 3

2 2

arsinh(x)
1 1 arcosh(x)

−3 −2 −1 1 2 3 x −3 −2 −1 1 2 3 x

−1 −1

−2 −2

−3 −3

Exercice 3.
Selon le cours du premier semestre, et la Série 1 sur les dérivées des fonctions hyperboliques,

1 1 1 1
(a) ∫ √ dx = ∫ √ dx = arcsin(x) + C;
3 1−x 2 3 1−x 2 3
1 1 1 1
(b) ∫ √ dx = ∫ √ dx = arcosh(x) + C;
3 x2 − 1 3 x2 − 1 3
2 1 2 1 1 1 2 1
(c) ∫ √ + 2 dx = ∫ √ dx + ∫ 2 dx = arsinh(x) + arctan(x) + C.
7 x + 1 2x + 2
2 7 x +1
2 2 x +1 7 2
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 3

Exercice 1.
Calculer les intégrales suivantes par substitution:

5 x 2 7
(a) ∫ √ dx; (c) ∫ 3x(x − 5) dx; (e) ∫ sin(2x) cos(2x) dx.
0
√ 9 − x2
5 1 1
(b) ∫ √ dx; (d) ∫ dx;
0 9 − x2 x2 + 6x + 11

Exercice 2. [Un grand classique]


Utiliser que cos(2x) = 1 − 2 sin2 (x) pour calculer ∫ sin2 (x) dx.

Exercice 3.
Calculer les intégrales suivantes par parties:
1 √
(a) ∫ x ex dx; (c) 2
∫ x sin(x) dx; (e) ∫ 1 + 3x2 dx.
0
3
(b) ∫ x cos(x) dx; (d) ∫ x ln(2x) dx;

Exercices du 8 mars 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 3

Exercice 1.

(a) On pose z = 9 − x2 , et donc dz = −2x dx, soit − 21 dz = x dx pour trouver la primitive:



dx = ∫ − √ dz = ∫ − (z)− 2 dz = −z 2 + C = −(9 − x2 ) 2 + C = − 9 − x2 + C.
x 1 1 1
∫ √
1 1 1

9 − x2 2 z 2
Pour l’intégrale définie, on calcule alors
√ √
5 x √ 5
∫ √ dx = [− 9 − x ] = −2 + 3 = 1.
2
0 9 − x2 0

√ 2
On aurait aussi pu garder la variable z et trouver (avec 9 − 02 = 9 et 9 − 5 = 4 comme bornes
d’intégration): √
5 x 1 4
∫ √ dx = [−z 2 ] = −2 + 3 = 1.
0 9−x 2 9

(b) On devine que l’intégrale est un arcsin. On pose donc 3z = x (pour que 9z 2 = x2 ), et 3 dz = dx
dans:
1 3 1 1
∫ √ dx = ∫ √ dz = ∫ √ dz = arcsin(z) + C = arcsin ( x) + C.
9 − x2 9 − 9z 2 1 − z2 3
Pour l’intégrale définie, on a:
√ √
5
√ √
5 1 1 5 5
∫ √ dx = [arcsin ( x)] = arcsin ( ) − 0 = arcsin ( ).
0 9−x 2 3 0 3 3

(c) Le développement de (x2 − 5)7 paraissant horrible, on substitue z = x2 − 5, et donc 1


2 dz = xdx
pour trouver:
3 7 3 1 3
∫ 3x(x − 5) dx = ∫ z dz = ⋅ z 8 + C = (x2 − 5)8 + C.
2 7
2 2 8 16

(d) Ici, on complète d’abord le carré: x2 + 6x + 11 = (x + 3)2 − 9 + 11 = (x + 3)2 + 2. On pose ensuite


z = x + 3 (on a alors dz = dx) pour obtenir
1 1
∫ dx = ∫ 2 dz.
x2 + 6x + 11 z +2
√ √
Pressentant un arctan, on pose 2t = z (pour avoir 2 t2 = z 2 ), et donc 2 dt = dz pour obtenir:
√ √
1 2 1 2
∫ 2 dz = ∫ dt = arctan(t) + C
z +2 √ 2 1+t
2 2 √
2 z 2 x+3
= arctan ( √ ) + C = arctan ( √ ) + C.
2 2 2 2
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(e) On pose z = sin(2x), et donc 1


2 dz = cos(2x) dx dans:

1 1 1 1
∫ sin(2x) cos(2x) dx = ∫ z dz = ⋅ z 2 + C = sin2 (2x) + C.
2 2 2 4
En subsitutant z = cos(2x), on trouverait − 41 cos2 (2x) + C ′ . A priori, ces deux réponses ne
sont pas identiques, mais lorsqu’on considère leur différence:

sin (2x) + C − (− cos2 (2x) + C ′ ) = (sin2 (2x) + cos2 (2x)) + C − C ′ = + C − C ′


1 2 1 1 1
4 4 4 4
on voit qu’elles ne diffèrent que par une constante (poser C ′ = 1
4 + C pour s’en convaincre) —
ce qui est normal pour deux primitives d’une même fonction.

Exercice 2. [Un grand classique]


Comme cos(2x) = 1 − 2 sin2 (x), on a sin2 (x) =
1−cos(2x)
2 , et donc

1 1 1 1 1
∫ sin (x) dx = ∫ (1 − cos(2x)) dx = ∫ dx − ∫ cos(2x) dx = x − sin(2x) + C.
2
2 2 2 2 4

Exercice 3.

(a) On choisit u′ (x) = ex et v(x) = x pour trouver

∫ x e dx = x e − ∫ e dx = x e − e +C = e (x − 1) + C.
x x x x x x

Donc
1
∫ x ex dx = [ex (x − 1)]10 = e ⋅0 − e0 ⋅(−1) = 1.
0

(b) On choisit u′ (x) = cos(x) et v(x) = x dans

∫ x cos(x) dx = x sin(x) − ∫ sin(x) dx = x sin(x) + cos(x) + C.

(c) On choisit u′ (x) = sin(x) et v(x) = x2 pour trouver

∫ x sin(x) dx = −x cos(x) + ∫ 2x cos(x) dx = −x cos(x) + 2x sin(x) + 2 cos(x) + C


2 2 2

en utilisant le résultat du point précédent.

(d) On pose u′ (x) = x3 et v(x) = ln(2x) dans


1 4 1 4 2 1 1 1 1
∫ x ln(2x) dx = x ln(2x) − ∫ x ⋅ dx = x4 ln(2x) − ∫ x3 dx = x4 ln(2x) − x4 .
3
4 4 2x 4 4 4 16
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL


(e) Comme dans un exemple du cours, on pose u′ (x) = 1 et v(x) = 1 + 3x2 pour trouver
√ √ 1 √ 1 + 3x2 − 1
∫ 1 + 3x 2 dx = x 1 + 3x2 −
∫ x ⋅ 3x √ dx = x 1 + 3x 2−
∫ √ dx
1 + 3x2 1 + 3x2
√ √ 1
= x 1 + 3x2 − ∫ 1 + 3x2 dx + ∫ √ dx
1 + 3x2
√ √ 1 √
= x 1 + 3x2 − ∫ 1 + 3x2 dx + √ arsinh( 3x).
3

En additionnant ∫ 1 + 3x2 dx à ces égalités, on trouve
√ √ 1 √
2∫ 1 + 3x2 dx = x 1 + 3x2 + √ arsinh( 3x) + C
3
et donc √ 1 √ 1 √
∫ 1 + 3x2 dx = x 1 + 3x2 + √ arsinh( 3x) + C.
2 2 3
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 4

Exercice 1. Intégrer par substitution les expressions suivantes.



1 e x 1
(a) ∫ √ dx; (c) ∫ √ dx; (e) ∫ dx.
(4x − 5)3 x 2x2 + 4x + 4
√ 1
x
(b) ∫ x x − 3 dx; (d) ∫ dx;
0 x+1
Indications. Pour (b), poser z = x − 3 et écrire le résultat comme une somme de racines; pour (d),
remplacer le x au numérateur par (x + 1) − 1, et pour (e) “compléter le carré”.

Exercice 2. Intégrer par parties les expressions suivantes.

(a) ∫ arccos(x) dx; (b) ∫ arcosh(x) dx; (c) ∫ ln(x + 1) dx.

Exercice 3. Calculer la pente de la tangente en un point de l’hyperbole x2 − y 2 = 1 de trois


manières:
(a) par différentiation implicite de son équation;
(b) par différentation des représentations paramétriques de chacune de ses branches
x = − cosh(t) x = cosh(t)
y = sinh(t); y = sinh(t);

(c) en séparant l’hyperbole en sa partie inférieure et sa partie supérieure et en exprimant dans


chaque cas y comme fonction de x.
Donner ensuite dans chaque cas cette pente au point ( 45 , 34 ).

Exercice 4. Donné un cercle de diamètre OA et de centre B, ainsi qu’un point C du cercle sur
la médiatrice de OA, la Cissoı̈de de Dioclès (environ 180 av. J.-C.) est la courbe dessinée par les
points P définis comme suit: pour un point Q du cercle, on note Q′ son symétrique par rapport
à BC; le point P se situe à l’intersection de la droite QO et de la perpendiculaire à OA par Q′ :

Q′ C Q

P
O B A
R ′ R

Exercices du 22 mars 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Dans ce qui suit, supposer que O = (0, 0) et A = (1, 0).

(a) Calculer la distance OQ en fonction du paramètre t mesurant l’angle QOA. Donner ensuite
en fonction de t les coordonnées de Q.

(b) En utilisant que P et Q sont à la même distance de BC, calculer la première coordonnée de
P , puis en utilisant que les triangles P OR′ et QOR sont semblables, calculer la seconde. En
déduire une paramétrisation de la Cissoı̈de.

(c) Calculer la pente de la tangente à la Cissoı̈de au point C.

(d) Montrer que les points (x, y) sur la Cissoı̈de vérifient

x(x2 + y 2 ) = y 2 ;

(cette équation est en fait une équation implicite de la courbe).

(e) Calculer la pente de la tangente à la Cissoı̈de au point C en utilisant l’équation implicite


ci-dessus.

Indication. Pour (a), considérer le triangle rectangle QOA.

Exercices du 22 mars 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 4

Exercice 1.

(a) On pose z = 4x − 5, et donc 14 dz = dx pour obtenir

dx = ∫ √ dz = ∫ z − 2 dz = − z − 2 + C = − (4x − 5)− 2 + C.
1 1 1 1 1 1 1
∫ √
3 1

(4x − 5)3 4 z3 4 2 2

(b) On pose z = x − 3, et donc z + 3 = x et dz = dx et on obtient


√ 2 5 2
∫ x x − 3 dx = ∫ (z + 3)z 2 dz = ∫ z 2 + 3z 2 dz = z 2 + 2z 2 + C = (x − 3) 2 + 2(x − 3) 2 + C
1 3 1 3 5 3

5 5

(c) On pose z = x, et donc 2dz = √1
x
dx; on écrit alors:

e x √
∫ √ dx = 2 ∫ e dz = 2 e +C = 2 e +C.
z z x
x

(d) On a
x x+1−1 1 1
∫ dx = ∫ dx = ∫ 1 − dx = ∫ 1 dx − ∫ dx = x − ln(x + 1) + C
x+1 x+1 x+1 x+1
(la dernière intégrale peut être obtenue en posant z = 1 + x, et donc dz = dx). Donc
1 x
dx = [x − ln(x + 1)]0 = 1 − ln(2).
1

0 x+1

(e) D’abord, on “complète le carré”:

2(x2 + 2x + 2) = 2((x + 1)2 + 1),

puis on pose z = x + 1 et dz = dx dans


1 1 1 1 1 1
∫ dx = ∫ dx = ∫ 2 dz = arctan(x + 1) + C.
2x2 + 4x + 4 2 (x + 1) + 1
2 2 z +1 2

Exercice 2. Dans les trois cas, on pose u′ (x) = 1, et v(x) sera la fonction à intégrer.

1
(a) ∫ arccos(x) dx = x arccos(x) + ∫ x √ dx = x arccos(x) − (1 − x2 ) 2 + C.
1

1 − x2
1
(b) ∫ arcosh(x) dx = x arcosh(x) − ∫ x √ dx = x arcosh(x) − (x2 − 1) 2 + C.
1

x2 −1
1
(c) ∫ ln(1+x) dx = x ln(x+1)−∫ x = x ln(x+1)−x+ln(x+1)+C = (x+1) ln(x+1)−x+C.
Ex.1(d)
x+1
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Exercice 3.

(a) La différentiation implicite donne 2x − 2yy ′ = 0, et donc

y′ = ,
x
y
ce qui donne y ′ = 5
3 pour sa valeur au point ( 45 , 34 );
(b) Pour la branche de gauche, on obtient
y ′ (t) cosh(t) x
p= =− = .
x (t)
′ sinh(t) y
Pour la branche de droite,
y ′ (t) cosh(t) x
=
p= = .
x′ (t) sinh(t) y
Dans chaque cas, on obtient évidemment le même résultat qu’en (a). (Notons en passant que
le point ( 45 , 34 ) correspond à t = ln(2).)

(c) On a y = ± x2 − 1 (la valeur positive décrivant la partie supérieure), et donc

y ′ = 2x ⋅
1 1 x
⋅√ =√ .
2 x −1
2 x2 − 1
Pour la partie inférieure, on trouve y = − √ x2 . Ici aussi, le dénominateur est toujours y et
x −1
on obtient le même résultat qu’en (a).

Exercice 4.

(a) Comme le triangle QOA est droit, on a QO


OA
= cos(t), soit

QO = cos(t)
car OA = 1. Le point Q est donc sur un cercle de rayon r = QO, et Q = (r cos(t), r sin(t))
donne
Q = (cos2 (t), cos(t) sin(t)).
(b) La distance (horizontale) de Q à la droite BC est cos2 (t) − 21 , et donc
OR′ = 1
2 − (cos2 (t) − 21 ) = 1 − cos2 (t) = sin2 (t).

Comme les triangles P OR′ et QOR sont semblables, on a OR′


OR
= R′ P
RQ
. Ceci nous donne
sin (t)
=
2
R′ P
cos2 (t) cos(t) sin(t) , d’où:
sin3 (t)
R′ P = .
cos(t)
La Cissoı̈de est donc paramétrée par
x = sin2 (t)
sin3 (t)
y= ,
cos(t)
où t est l’angle en O formé par les points (x, y) et l’axe Ox (avec − π2 < t < π2 ).
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(c) On a
3 sin2 (t) cos2 (t) + sin4 (t)
x′ (t) = 2 sin(t) cos(t) et y ′ (t) =
cos2 (t)
La pente de la tangente est donnée par

y ′ (t) sin2 (t)(3 cos2 (t) + sin2 (t)) 1 sin(t)(3 cos2 (t) + sin2 (t))
p= = ⋅ = .
x′ (t) cos2 (t) 2 sin(t) cos(t) 2 cos3 (t)

Le point C est donné par l’angle t = π4 , et la pente cherchée est donc


√ √
2 (3 2 + 2 )
2 1 1
2 2 2
p= √ = ⋅ √ = 2.
2 42 2 2

sin3 (t)
(d) Avec x = sin2 (t) et y = cos(t) , on obtient

sin6 (t) sin4 (t)(cos2 (t) + sin2 (t)) sin6 (t)


x(x2 + y 2 ) = sin2 (t)( sin4 (t) + ) = sin2
(t) = = y2,
cos2 (t) cos2 (t) cos2 (t)

comme demandé.

(e) En dérivant l’équation implicite x(x2 + y 2 ) = y 2 , on obtient

(x2 + y 2 ) + x(2x + 2yy ′ ) = 2yy ′ soit 3x2 + y 2 + 2xyy ′ = 2yy ′ .

En isolant le terme y ′ , on obtient


3x2 + y 2
y′ = .
2y(1 − x)
Au point C = ( 12 , 21 ), on a une pente de
3
+ 1
y′ = 4
1
4
= 2,
2

confirmant le résultat de (c).


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 5

Exercice 1. On définit la fonction tangente hyperbolique via


sinh(t)
tanh(t) =
cosh(t)
(cette fonction, contrairement à la tangente circulaire, est définie pour toutes les valeurs de t).

(a) Donner une interprétation de cette fonction sur le graphe de l’hyperbole x2 − y 2 = 1.


(b) Calculer la dérivée de tanh(t).
(c) Définir la fonction tangente hyperbolique inverse artanh(t).
(d) Calculer la dérivée de artanh(t).
(e) Calculer
1
∫ dx.
3 − x2

Exercice 2. Calculer la pente de la tangente en un point (x0 , y0 ) de l’ellipse centrée en l’origine,


(d’axes de longueurs a et b) de trois manières:

(a) par différentiation implicite de son équation 1 2


a2
x + 1 2
b2
y = 1;
(b) par différentiation de sa représentation paramétrique
x = a cos(t)
y = b sin(t);

(c) en séparant l’ellipse en sa partie inférieure et sa partie supérieure et en exprimant chaque fois
y comme fonction de x.

trois cas, calculer la pente de la tangente à l’ellipse d’axes de longueurs a = 2 et b = 1 au


Dans les√
point (− 3, − 12 ).

Exercice 3. Déterminer l’enveloppe de la famille de segments représentant “une échelle de


longueur 1 qui glisse le long d’un mur”:

Remarque. Attention, l’exercice est différent du problème de Dürer vu en classe.

Exercices du 22 mars 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 5

Exercice 1.

(a) La tangente hyperbolique mesure le long de la tangente en (1, 0) à l’hyperbole x2 − y 2 = 1


l’aire 2t déterminée par le point (cosh(t), sinh(t)):

y
(cosh(t),sinh(t))
2

(1,tanh(t))
1
t
2
x
−2 −1 1 2

−1

−2

(b) On a

cosh2 (t) − sinh2 (t) 1


tanh′ (t) = = ou encore tanh′ (t) = 1 − tanh2 (t).
cosh (t)
2
cosh2 (t)

(c) On définit

t = artanh(s) ⇐⇒ tanh(t) = s pour − ∞ < t < ∞ et − 1 < s < 1.

(d) En posant y = artanh(x) (et donc tanh(y) = x), on a


dy 1 1 1
= dx = = .
dx dy 1 − tanh (y) 1 − x2
2

√ √
(e) On pose x = 3z (pour avoir x2 = 3z 2 ), et donc dx = 3 dz dans
√ √ √ √
1 1 √ 3 1 3 3 3
∫ dx = ∫ 3 dz = ∫ dz = artanh(z)+C = artanh ( x)+C.
3−x2 3 − 3z 2 3 1−z 2 3 3 3

Exercice 2.

(a) La différentiation implicite donne 2


a2
x + b22 yy ′ = 0, et donc

b2 x
y′ = − ,
a2 y
√ √ √
ce qui donne y ′ = − 4⋅ 13 = − 2
3
pour la pente de la tangente au point (− 3, − 12 );
2
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(b) On obtient l’expression pour la pente p comme suit:

y ′ (t) b cos(t)
p= =− .
x (t)
′ a sin(t)

On remarque que le point (− 3, − 12 ) correspond à t = − 5π
6 (ou t = − 6 + 2kπ pour un entier


cos(− 5π )
k quelconque), et on trouve p = − 2 sin(− 5π
6
)
=− 3
2 .
6

2
(c) On trouve y = ±b − xa2 + 1 (la valeur positive décrivant la partie supérieure), et donc

2b 1 1 bx bx
y′ = − x⋅ ⋅ √ =− √ =− √ .
a2 2 2
− xa2 + 1
2
a2 − xa2 + 1 a −x2 + a2

Pour la partie inférieure, on trouve y ′ = √ bx . Au point (− 3, − 21 ), on doit prendre la
a −x2 +a2
seconde formule et on trouve la pente
√ √
− 3 3
p= √ =− .
2 −3 + 4 2

Exercice 3.
Une méthode consiste à paramétrer la famille par les ordonnées à l’origine
√ des droites porteuses
de l’échelle. Si (0, t) est un tel point, l’intersection avec Ox se fera en ( 1 − t2 , 0) par Pythagore
(l’échelle étant de longueur 1). La droite porteuse est donc donnée par
y−t 0−t t
=√ soit y = −√ x + t.
x 1 − t2 − 0 1 − t2
On a √
∂y − 1 − t − t √1−t2
2 2 1
1
= x + 1 = −√ x + 1.
∂t 1−t 2
(1 − t2 )3
La condition ∂y
= 0 donne
∂t √
x= (1 − t2 )3 .
que l’on remplace dans l’équation des droites pour obtenir

y = −t(1 − t2 ) + t = t3 .

Les équations
3
x = (1 − t2 ) 2 , y = t3
(pour 0 ≤ t ≤ 1) donnent une représentations paramétrique de l’enveloppe cherchée.
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Comme t varie entre 0 et 1, on aurait aussi pu


1
paramétrer par l’angle α entre l’échelle et le sol.
Avec sin(α) = t dans les calculs précédents, on
obtient

x = cos3 (α), y = sin3 (α).

En faisant ensuite varier α entre 0 et 2π, on ob- −1 1

tient l’enveloppe de la famille de courbe donnée


par l’échelle et ses 4 reflets symmétriques (par
rapport à Ox, Oy et O) qui “glissent” le long
de Oy. Cette enveloppe est une authentique −1
astroı̈de.
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 6

Exercice 1. Trouver l’enveloppe de la “famille ballistique” de paraboles représentant la trajec-


toire d’un boulet tiré (à la vitesse de 1 [unité/seconde]) d’un canon dont la pente est p:

0.5

t pt t2
x(t) = √ , y(t) = √ − .
1 1 + p2 1 + p2 2

Indication. Exprimer y comme une fonction de x en éliminant le paramètre t.

Exercice 2. Une équation paramétrique de l’ellipse est donnée par


x = a cos(t), y = b sin(t).
Trouver une équation paramétrique de sa développée (qui est une astroı̈de écrasée):

Exercice 3. Trouver le centre C du cercle osculateur en un point A = (a, f (a)) de la chaı̂nette


f (x) = cosh(x), son rayon, et la courbure en A. Déterminer ensuite l’équation de la perpendicu-
laire à la tangente en A, et l’intersection I de cette perpendiculaire avec Ox. Vérifier finalement
que CA = AI (cela nous donne un moyen de trouver graphiquement le centre du cercle osculateur
en n’importe quel point de la chaı̂nette):
y

3
C
2

1
A
I
−3 −2 −1 1 2 3 x

Exercice 4. On considère un cercle c de rayon r centré en l’origine. Calculer le rayon et les


coordonnées du centre du cercle osculateur en un point quelconque du cercle c.

Exercices du 12 avril 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 6

Exercice 1. Suivant l’indication, on voit que t devient facilement une fonction de x via

t = x 1 + p2 .

En remplaçant cette fonction dans y, on obtient

y = px − 21 (1 + p2 )x2 .

On dérive par rapport au paramètre


∂y
= x − px2 ,
∂p
∂y
on pose ∂p = 0 pour trouver p = x1 , et on remplace cette valeur dans notre fonction de départ:

y = 1 − 12 (x2 + 1) = 1
2 − 21 x2 .

Ceci est la parabole y = 12 x2 , à qui l’on a fait subir une symétrie par rapport à Ox, puis qu’on a
translatée verticalement de 21 . Le foyer de y = 12 x2 est en (0, 12 ), un point qui se retrouve à l’origine
après symétrie et translation: le canon est le foyer de la parabole enveloppe des paraboles de tir!

Exercice 2. On a d’abord que

x′ (t) = −a sin(t), x′′ (t) = −a cos(t), y ′ (t) = b cos(t), y ′′ (t) = −b sin(t).

Pour un paramètre t0 , et d’après les formules vues au cours, le centre (x0 , y0 ) du cercle osculateur
est donné par

b cos(t0 )(a2 sin2 (t0 ) + b2 cos2 (t0 ))


x0 = − + a cos(t0 )
ab sin2 (t0 ) + ab cos2 (t0 )
−a2 b cos(t0 ) sin2 (t0 ) − b3 cos3 (t0 ) + a2 b sin2 (t0 ) cos(t0 ) + a2 b cos3 (t0 )
=
ab(sin2 (t0 ) + cos2 (t0 ))
(a2 − b2 )
= cos3 (t0 ).
a
et
−a sin(t0 )(a2 sin2 (t0 ) + b2 cos2 (t0 ))
y0 = + b sin(t0 )
ab sin2 (t0 ) + ab cos2 (t0 )
−a3 sin3 (t0 ) − ab2 sin(t0 ) cos2 (t0 ) + ab2 sin3 (t0 ) + ab2 sin(t0 ) cos2 (t0 )
=
ab(sin2 (t0 ) + cos2 (t0 ))
(b2 − a2 ) 3
= sin (t0 ).
b
Une équation paramétrique de l’astroı̈de écrasée est donc

(a2 − b2 ) (b2 − a2 ) 3
x= cos3 (t), y= sin (t).
a b
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 3. Si f (x) = cosh(x), on a

f ′ (a) = sinh(a), f ′′ (a) = cosh(a).

Avec les formules pour le centre (x0 , y0 ) du cercle osculateur, on obtient

(1 + sinh2 (a)) sinh(a) cosh2 (a) sinh(a)


x0 = − +a=− + a = − sinh(a) cosh(a) + a,
cosh(a) cosh(a)
(1 + sinh2 (a))
y0 = + cosh(a) = 2 cosh(a).
cosh(a)
Le rayon est donné par
3
(1 + sinh2 (a)) 2 cosh(a)3
r= = = cosh2 (a).
∣ cosh(a)∣ cosh(a)
1
La courbure en A est donc κ = cosh2 (a)
.
La pente de la tangente au point A est f ′ (a) = sinh(a), et celle de la perpendiculaire − sinh(a)
1
.
L’équation de la perpendiculaire par A est donnée par
y − cosh(a) 1 1 a
=− soit y=− x+ + cosh(a).
x−a sinh(a) sinh(a) sinh(a)
L’intersection de cette perpendiculaire avec Ox s’obtient en posant y = 0, et l’on trouve

x = a + sinh(a) cosh(a).

La distance de A à ce point d’intersection I est


√ √ √
d = cosh (a) + (a − x) = cosh (a) + sinh (a) cosh (a) = cosh2 (a)(1 + sinh2 (a)) = cosh2 (a)
2 2 2 2 2

qui est bien le rayon du cercle osculateur. Ci-dessous, la développée de la chaı̂nette est représentée:

3
C
2

A
1

I
−3 −2 −1
x
1 2 3

Exercice 4. Une équation paramétrique du cercle est donnée par

x(t) = r cos(t), y(t) = r sin(t).


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

On a
x′ (t) = −r sin(t), x′′ (t) = −r cos(t), y ′ (t) = r cos(t), y ′′ (t) = −r sin(t),
et donc

x′ (t)2 +y ′ (t)2 = r2 cos2 (t)+r2 sin2 (t) = r2 et x′ (t)y ′′ (t)−x′′ (t)y ′ (t) = r2 sin2 (t)+r2 cos2 (t) = r2 .

En utilisant ces résultats dans les formules du centre (x0 , y0 ) du cercle osculateur en un point
(r cos(a), r sin(a)), on obtient:

r cos(a)r2
x0 = r cos(a) − = r cos(a) − r cos(a) = 0
r2
r sin(a)r2
y0 = r sin(a) − = r sin(a) − r sin(a) = 0.
r2
Pour le rayon R du cercle osculateur, on a:
3
(r2 ) 2 ∣r∣3 r3
R= = 2 = 2 = r.
∣r2 ∣ ∣r ∣ r

Pour tout paramètre a, le centre du cercle oscualteur est (0, 0) et le rayon r. Par conséquent,
le centre et le rayon du cercle osculateur en un point d’un cercle c sont le rayon et le centre du
cercle c!
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 7

Exercice 1. [Un calcul de révision(!)]

(a) Calculer l’aire de la surface déterminée par l’axe Ox, l’hyperbole x2 − y 2 = 1 et les droites
verticales x = 1 et x = c.

(b) Trouver le point d’intersection de la droite y = tanh(t) ⋅ x avec l’hyperbole x2 − y 2 = 1.

(c) Pour un t fixé, calculer à l’aide du résultat de (a) l’aire comprise entre la droite y = tanh(t)⋅x,
l’axe Ox et l’hyperbole x2 − y 2 = 1. Pourquoi ce résultat peut-il aussi être déduit sans aucun
calcul d’intégrale?

?
x
−2 −1 1 2 c

Suggestions. Pour la partie (a), substituer x = cosh(z), puis utiliser que cosh(2z) = 1 + 2 sinh2 (z)
et finalement que sinh(2z) = 2 sinh(z) cosh(z) (voir l’exercice 2 de la Série 3). La partie (b) est
presque immédiate: ne vous perdez pas dans les calculs, et utilisez un résultat connu (d’une série
précédente).

Exercice 2.
Calculer la longueur de la chaı̂nette y = cosh(x) entre x = 0 et x = b. Pour quelle valeur de b cette
courbe sera-t-elle de la même longueur que la parabole y = x2 entre 0 et 1?

Exercice 3.
Calculer la longueur d’arc du cercle de rayon r paramétré par (r cos(t), r sin(t)) entre t = 0 et
t = α radians.

Exercice 4.
Calculer la longueur d’arc de la courbe x = 23 (y − 1) 2 entre y = 1 et y = 4.
3

Exercice 5.
Calculer la longueur d’arc de la développée de la parabole y = x2 entre x = 0 et x = 32.

Exercices du 19 avril 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 7

Exercice 1.

(a) La méthode directe pour le calcul


√ d’aire demandé est √ d’exprimer la branche d’hyperbole
c
qui nous intéresse comme y = x2 − 1, puis dévaluer ∫1 x2 − 1 dx. L’indication suggère le
changement de variable x = cosh(z), ce qui nous donne dx = sinh(z) dz et
√ √
2 − 1 dx = cosh2 (z) − 1 ⋅ sinh(z) dz = ∫ sinh2 (z) dz = 12 ∫ (cosh(2z) − 1) dz
∫ x ∫
= 4 sinh(2z) − 2 z + C = 2 sinh(z) cosh(z) − 2 z
1 1 1 1
+C

= 2 x − 1 ⋅ x − 2 arcosh(x) + C
1 2 1

en utilisant la méthode vue à l’exercice 2 de la Série 3. On a donc


c√ √
∫ x2 − 1 dx = 12 c2 − 1 ⋅ c − 12 arcosh(c).
1

(b) Par l’exercice 1 de la Série 5, la droite de pente tanh(t) et passant par l’origine intersecte
x2 − y 2 = 1 au point (cosh(t), sinh(t)).
(c) Calculons d’abord l’aire sous la branche supérieure droite de l’hyperbole entre 1 et c = cosh(t):
cosh(t) √
∫ x2 − 1 dx = 1
2 sinh(t) cosh(t) − 21 t.
1

L’aire cherchée est celle d’un triangle rectangle de base cosh(t) et de hauteur sinh(t) moins
la valeur de cette intégrale, soit
1
2 sinh(t) cosh(t) − ( 12 sinh(t) cosh(t) − 12 t) = 2t .

Cette aire est précisément l’aire définie par le point (cosh(t), sinh(t)) (comme vu au cours).
Cette remarque nous permet de nous passer du travail fourni en (a) et en (b) pour trouver
l’aire en question!

Exercice 2.
D’après le cours, la longueur cherchée est calculée à partir de
√ √
∫ 1 + y ′ (x)2 dx =
∫ 1 + sinh2 (x) dx = ∫ cosh(x) dx = sinh(x) + C.

Pour x variant entre 0 et b, la longueur est de


b√
∫ 1 + y ′ (x)2 dx = sinh(b) − sinh(0) = sinh(b).
0
√ √
On a vu au cours que la longueur de la parabole entre 0 et 1 est de 5
+ 14 ln(2 + 5). La valeur
√ √ 2
de b pour laquelle 25 + 41 ln(2 + 5) = sinh(b) est donc
√ √
b = arsinh ( 25 + 14 ln(2 + 5)).
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 3.

α√
On calcule α α
∫ r2 sin2 (t) + r2 cos2 (t) dt = ∫ r dt = [rt]0 = rα.
0 0
Ce qui confirme ce que nous savions déjà: la longueur d’arc d’un cercle de rayon r déterminée
par un angle α est de rα.

Exercice 4.
La longueur d’arc d’une courbe ne va pas changer si on exprime x en fonction de y ou y en
fonction de x. On peut donc dériver x en fonction de y:
dx 1
= (y − 1) 2 .
dy
La longueur d’arc cherchée est donc de
4√ 4 1 3 4
∫ 1 + (y − 1) dy = ∫ y 2 dy = [ 23 y 2 ]1 = 23 (8 − 1) = 14
3 .
1 1

Exercice 5.
L’aspect de l’équation cartésienne de la développée de la parabole suggère que l’équation paramétrique
vue au cours (x(t), y(t)) = (−4t3 , 21 + 3t2 ) sera plus facile à utiliser. On calcule donc x′ (t) = −12t2 ,
y ′ (t) = 6t et
√ √ √ 3
∫ x′ (t)2 + y ′ (t)2 dt = ∫ 144t4 + 36t2 dt = ∫ 6t 4t2 + 1 dt = 12 (4t2 + 1) 2 + C.

Pour x = 0 le paramètre t est tel que −4t3 = 0, soit t = 0, et pour x = 32, le paramètre doit
1
satisfaire −4t3 = 32, donc t = (−8) 3 = −2. La longueur cherchée est alors:
−2 √ √
∫ 6t 4t2 + 1 dt = 12 173 − 12 .
0
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 8

Exercice 1.

(a) À l’aide de la substitution 2x = sinh(z) et de formules de l’argument double, calculer



∫ 1 + 4x2 dx.

En utilisant les formules des fonctions hyperboliques inverses de la Série 2, trouver une solu-
tion qui dépend du logarithme naturel.
(b) En suivant une substitution similaire au point (a), calculer

∫ 1 − 4x2 dx.

(c) Sans évaluer la primitive, indiquer la substitution que l’on peut utiliser pour calculer

∫ 4x2 − 1 dx.

Exercice 2.
Donner l’équation de la développante du cercle unité y
en (1, 0) (la développante cherchée est la spirale en
gris ci-contre; le “fil se déroulant” est en gris clair):

Exercice 3.
La développante de la chaı̂nette en (0, 1) s’appelle la tractrice. En donner une équation
paramétrique, puis calculer la longueur l de la portion de tangente comprise entre la tractrice et
l’axe Ox:
y
cosh(x)
3

l tractrice
−3 −2 −1 1 2 3 x

Exercices du 26 avril 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 8

Exercice 1.
√ √
(a) On pose 2x = sinh(z) pour que 1 + 4x2 = 1 + sinh2 (z) = cosh(z); on obtient alors dx =
2 cosh(z) dz, z = arsinh(2x). Les formules cosh(2z) = 2 cosh (z)−1 et sinh(2z) = 2 sinh(z) cosh(z)
1 2

nous permettent alors d’écrire


√ 1 1 cosh(2z) + 1 1
∫ 1 + 4x2 dx =∫ cosh (z) dz = ∫
2
dz = ∫ cosh(2z) + 1 dz
2 2 2 4
1 1 1
= ( sinh(2z) + z) + C = (sinh(z) cosh(z) + z) + C
4 2 4
1 √ 1 √ 1
= (2x 1 + 4x2 + arsinh(2x)) + C = x 1 + 4x2 + arsinh(2x) + C.
4 2 4

En utilisant arsinh(t) = ln(t + t2 + 1), on obtient l’expression équivalente
√ 1 √ 1 √
∫ 1 + 4x2 dx = x 1 + 4x2 + ln(2x + 4x2 + 1) + C.
2 4

(b) En (a), nous avons utilisé que si y = 1 + 4x2 , alors y 2 − 4x2 = 1, √
l’équation d’une hyperbole
(qui explique l’utilisation de fonctions hyperboliques). Ici, y = 1 − 4x2 donne y 2 + 4x2 =
1, l’équation d’une ellipse liée, elle, aux fonctions trigonométriques usuelles. On√pose par
exemple 2x = sin(z) (un cosinus donnerait le même résultat au final), et on obtient 1 − 4x2 =

1 − sin2 (z) = cos(z) et dx = 12 cos(z) dz. On écrit alors
√ 1 1 cos(2z) + 1 1
∫ 1 − 4x2 dx = ∫ cos2 (z) dz = ∫ dz = ∫ cos(2z) + 1 dz
2 2 2 4
1 1 1
= ( sin(2z) + z) + C = (sin(z) cos(z) + z) + C
4 2 4
1 √ 1 √ 1
= (2x 1 − 4x2 + arcsin(2x)) + C = x 1 − 4x2 + arcsin(2x) + C.
4 2 4

(c) Les deux points précédent suggèrent l’utilisation


√ de fonctions trigonométriques
√ ou hyper-
boliques pour modifier judicieusement 4x2 − 1. En élevant y = 4x2 − 1 au carré, on ob-
tient 4x2 −√
√ y 2 = 1 qui est l’équation d’une hyperbole. En posant 2x = cosh(z), on aura
4x2 − 1 = cosh2 (z) − 1 = sinh(z), ce qui nous mènera au résultat comme en (a).

Exercice 2.
Pour pouvoir parcourir tout le cercle, on choisit sa paramétrisation (cos(t), sin(t)) en fonction de
l’angle t (donné en radians). La formule de la développante donne alors
t
sin(t) ∫0 1 ds
f (t) = cos(t) + = cos(t) + t sin(t) et g(t) = . . . = sin(t) − t cos(t).
1
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 3.
a

On a vu à l’exercice 2 de la Série 7 que la longueur de la chaı̂nette entre 0 et a est ∫0 1 + sinh2 (x) dx =

sinh(a). Dans ce même exercice, on avait calculé 1 + sinh2 (x) = cosh(x). On obtient donc la
représentation paramétrique suivante de la tractrice:

sinh(a) sinh2 (a) 1


x(a) = . . . = a − = a − tanh(a) et y(a) = . . . = cosh(a) − = .
cosh(a) cosh(a) cosh(a)
sinh(a)
La pente de la tangente en un point (a − 1
cosh(a) , cosh(a)
) de la tractrice est

ẏ(a) sinh(a) 1
p= = ẏ(a) ⋅ ẋ(a)−1 = ( − ) ⋅ (1 − )
−1
ẋ(a) cosh (a)
2
cosh (a)
2

sinh(a) cosh2 (a) 1


=− ⋅ =− .
cosh (a) sinh (a)
2 2 sinh(a)

L’équation de la tangente en ce point est donc

y− 1
cosh(a) 1
sinh(a)
=− ,
x − a + cosh(a) sinh(a)

soit
1 sinh(a) 1 1 a
y=− (x − a + )+ ou y = − x+ .
sinh(a) cosh(a) cosh(a) sinh(a) sinh(a)
Son intersection avec l’axe Ox est donnée en posant y = 0, et on trouve

x = a.
sinh(a)
La longueur du segment entre le point de tangence (a − cosh(a) , cosh(a)
1
) et cette intersection (a, 0)
est ¿ ¿
Á sinh2 (a) Á cosh2 (a)
Á
À +
1
= Á
À = 1,
cosh (a) cosh (a)
2 2
cosh2 (a)
une constante!
La tractrice a été mise en évidence pour la première fois par Leibniz en 1693 (il affirmait néanmoins
connaı̂tre son équation depuis longtemps) suite à une question de l’architecte et médecin Claude
Perrault1 . En effet, pendant le séjour de Leibniz à Paris en 1672–1676, Claude Perrault lui
demande quelle est la trajectoire que parcourt sa montre à gousset lorsque, posée sur une table,
elle est tirée par sa chaı̂ne le long du bord du meuble. Leibniz résoud cette question en établissant
— et en résolvant — une des premières équations différentielles de l’histoire: la courbe parcourue
est une tractrice, ce qui explique que la longueur de portion de tangente ci-dessus (qui est la
longueur de la chaı̂ne entre la montre et le bord de la table) est constante.

1
Claude Perrault (1613–1688) est entre autres l’architecte de la façade de l’aile est du Louvre. Il est aussi le
frère de Charles Perrault, auteur des Contes de ma mère l’Oye.
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 9

Exercice 1. [eadem mutata resurgo]


Une équation paramétrique de la spirale logarithmique (Descartes, 1638) est1
x(t) = et ⋅ cos(t) , y(t) = et ⋅ sin(t) .
y
(a) Poser t0 = −∞ pour trouver l’équation de la
développante de cette spirale en O = (0, 0)
et observer qu’il s’agit encore d’une spirale
logarithmique à qui on a fait subir une ro-
tation. De quel angle est cette rotation?
x
(b) Quelle est la développée de la développante
de la spirale logarithmique?

(c) Quelle est la développée de la spirale log-


arithmique? Et la développante de la
développée?

(d) Calculer la distance entre le point P0 (correspondant au paramètre t = 0) et le point P1 (où


la spirale recoupe l’axe positif Ox pour la première fois après P0 ); puis la distance de P1 à P2
(où la spirale recoupe l’axe positif Ox pour la première fois après P1 ). En continuant à définir
des points Pn ainsi, calculer la distance dn entre Pn et Pn+1 . Ces distances forment-elles une
suite arithmétique, géométrique, ou une suite d’une autre forme?

Remarque. De nombreuses autres spirales peuvent être obtenues en choisissant différentes fonc-
tions croissantes r(t) dans

x(t) = r(t) ⋅ cos(t) , y(t) = r(t) ⋅ sin(t) .

Exercice 2.

(a) (Rappel.) Quelle est la distance entre deux points (x0 , y0 , z0 ) et (x, y, z) de l’espace?

(b) Déduire du point précédent une équation implicite de la sphère de centre (x0 , y0 , z0 ) et de
rayon r.

(c) Trouver une équation implicite du cylindre circulaire d’axe vertical passant par (x0 , y0 ) et de
rayon r.

1 t
La figure représente en fait une spirale logarithmique dont la croissance a été ralentie: x(t) = e 2π ⋅ cos(t) et
t
y(t) = e 2π ⋅ sin(t).

Exercices du 3 mai 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 3.

(a) Donner une paramétrisation du cercle c de centre (0, 0, 0), de rayon r et appartenant au plan
Oxz.

(b) Donner une paramétrisation du cercle γ de centre (R, 0, 0), de rayon r et appartenant au plan
Oxz (où R est une constante strictement plus grande que r).

(c) La surface de révolution engendrée par la rotation du cercle γ (du point (b) ci-dessus) autour
de Oz est un tore (ou plus communément, une chambre à air ):

En donner une paramétrisation.

Exercice 4.
Vérifier que la fenêtre de Viviani2 , une courbe de l’espace dont une paramétrisation est

γ(t) = (cos2 (t) − 12 , sin(t) cos(t), sin(t)) ,

représente une partie de la courbe définie implicitement par



⎪x2 + y 2 = 14

⎨ 1 2 2 2
⎩(x + 2 ) + y + z = 1 .

Argumenter ensuite que γ(t) est en fait une paramétrisation de toute la courbe implicite (com-
mencer par justifier z = sin(t)). Finalement, à l’aide de l’exercice 2 ci-dessus, décrire la courbe
de Viviani comme une intersection de deux surfaces.

2
La courbe doit son nom à un problème en architecture posé par Vincenzo Viviani (mathématicien italien,
1622–1703).

Exercices du 3 mai 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 9

Exercice 1.

(a) Pour trouver la développante en O = (0, 0), il faut calculer sa longueur d’arc (depuis t0 = −∞);
pour cela on calcule d’abord

x′ (t) = et cos(t) − et sin(t) = et ⋅(cos(t) − sin(t))


y ′ (t) = et sin(t) + et cos(t) = et ⋅(sin(t) + cos(t)) ,

puis
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = . . . = 2 e2t .
Donc
t √ t √ √ √ √
∫ x′ (s)2 + y ′ (s)2 ds = ∫ 2 es ds = 2 et − 2 e−∞ = 2 et .
−∞ −∞
En insérant ceci dans les formules pour la développante (f (t), g(t)) d’une courbe paramétrée
on obtient

et ⋅(cos(t) − sin(t)) ⋅ 2 et
f (t) = e ⋅ cos(t) −
t
√ = et sin(t)
2 et

et ⋅(sin(t) + cos(t)) ⋅ 2 et
g(t) = e ⋅ sin(t) −
t
√ = − et cos(t) .
2 et
Comme

f (t) = et sin(t) = et cos(t − π2 )


g(t) = − et cos(t) = et sin(t − π2 ) ,

la développante a le même dessin que la spirale d’origine vue après une rotation de − π2 .

(b) D’après un théorème du cours, la développée de n’importe quelle développante redonne la


courbe d’origine. La développée de la spirale

f (t) = et sin(t) , g(t) = − et cos(t)


π
est donc la même spirale logarithmique vue après une rotation de 2.

(c) En suivant la logique du point précédent, la développée d’une spirale logarithmique est une
spirale logarithmique obtenue en faisant subir une rotation de π2 à la spirale d’origine. Même
si la développante de la développée ne redonne pas en général la courbe d’origine, dans notre
cas, nous observons que la développante (donnée dans ce cas par une rotation de − π2 ) de la
développée (donnée dans ce cas par une rotation de π2 ) redonne la spirale logarithmique de
départ.
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(d) On a
P0 = (1, 0) , P1 = (e2π , 0) , P2 = (e2⋅2π , 0) , P3 = (e3⋅2π , 0) , ... , Pn = (en⋅2π , 0) , ...
La distance entre deux de ces retours consécutifs Pn et Pn+1 est
e(n+1)⋅2π − en⋅2π = en⋅2π ⋅ e2π − en⋅2π = en⋅2π (e2π −1) = (e2π )n ⋅ (e2π −1) ;

on conclut que les distances forment une suite géométrique de raison e2π (c’est-à-dire que la
distance entre deux points de retour de la courbe est multipliée par e2π à chaque tour).

Exercice 2.

(a) En utilisant le Théorème de Pythagore deux fois, on retrouve que la distance entre (x0 , y0 , z0 )
et (x, y, z) est donnée par

d = (x − x0 )2 + (y − y0 )2 + (z − z0 )2 .

(b) La sphère de centre (x0 , y0 , z0 ) et de rayon r est le lieu des points (x, y, z) à distance r de
(x0 , y0 , z0 ). Graĉe à (a), cette condition s’exprime simplement par

(x − x0 )2 + (y − y0 )2 + (z − z0 )2 = r ou aussi (x − x0 )2 + (y − y0 )2 + (z − z0 )2 = r2 .
Chacune de ces deux égalités donne une équation implicite de la sphère.
(c) Un raisonnement similaire à celui de (b) nous amène à proposer

(x − x0 )2 + (y − y0 )2 = r ou (x − x0 )2 + (y − y0 )2 = r2
comme équation du cylindre d’axe vertical passant par (x0 , y0 ). Notons qu’il n’y a pas de
condition sur z, et que cette coordonnée peut donc être choisie librement (cela reflète le fait
que dans ce cylindre, le cercle (x − x0 )2 + (y − y0 )2 = r2 peut être dessiné à n’importe quelle
hauteur z).

Exercice 3.

(a) Une paramétrisation du cercle c de centre (0, 0, 0), de rayon r et appartenant au plan Oxz
est par exemple
(r cos(t), 0, r sin(t)) .

(b) Une paramétrisation du cercle de centre (R, 0, 0), de rayon r et appartenant au plan Oxz est
donc
γ(t) = (R + r cos(t), 0, r sin(t)) .

(c) Une paramétrisation du tore est simplement obtenue en insérant les composantes de γ dans
la formule de paramétrisation d’une surface de révolution (de paramètres t et θ):

⎪x = (R + r cos(t)) cos(θ)



⎨y = (R + r cos(t)) sin(θ)




⎩z = r sin(t) .
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 4.
Pour vérifier que la fenêtre de Viviani γ(t) = (cos2 (t)− 21 , sin(t) cos(t), sin(t)) représente au moins
un morceau de la courbe implicite


⎪x2 + y 2 = 14


⎩(x + 2 ) + y + z = 1 ,
1 2
⎪ 2 2

il suffit de remplacer les coordonnées de γ(t) dans les équations ci-dessus — et de vérifier si les
égalités restent vraies. Si γ(t) = (x, y, z), on obtient
x2 + y 2 = (cos2 (t) − 21 )2 + (sin(t) cos(t))2 = . . .
= cos2 (t)( cos2 (t) + sin2 (t)) − cos2 (t) + 1
4 = 1
4 et
(x + 2)
1 2
+ y + z = (cos (t)) + (sin(t) cos(t)) + (sin(t)) = . . .
2 2 2 2 2 2

= cos2 (t)( cos2 (t) + sin2 (t)) + sin2 (t) = 1 ,


ce qui démontre ce qu’on voulait.
Supposons maintenant avoir les deux équations en x, y, z, et voyons comment nous pouvons en
déduire la paramétrisation. Comme la somme de ces variables au carré vaut 1, on a en particulier
que z peut prendre toutes les valeurs entre −1 et 1; on peut donc bien écrire z = sin(t). En
développant la seconde égalité, on obtient
x2 + x + 1
4 + y2 + z2 = 1 , soit z2 + x + 1
2 =1
car x2 + y 2 = 1
4 par la première. On a donc
x= 1
2 − z2 = 1
2 − sin2 (t) = 1 − 1
2 − sin2 (t) = ( cos2 (t) + sin2 (t)) − 1
2 − sin2 (t) = cos2 (t) − 1
2 .
De x2 + y 2 = 41 , on déduit alors
2
y2 = 1
4 − x2 = 1
4 − ( cos2 (t) − 21 ) = − cos4 (t) + cos2 (t) = cos2 (t)(1 − cos2 (t)) = cos2 (t) sin2 (t) .
On a donc y = ± sin(t) cos(t), mais
δ(t) = (cos2 (t) − 21 , − sin(t) cos(t), sin(t)) et γ(t) = (cos2 (t) − 21 , sin(t) cos(t), sin(t))
décrivent la même courbe de l’espace (remplacer t par π − t dans la première pour obtenir la
seconde).
Finalement, l’exercice 2 nous dit que x2 + y 2 = 41 est un cylindre d’axe Oz et de rayon 21 , alors
que (x + 12 )2 + y 2 + z 2 = 1 est une sphère de centre (− 12 , 0, 0) et de rayon 1. La fenêtre de Viviani
est donc l’intersection de ces deux surfaces:
z

x y
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Pour la relation de cette courbe avec l’architecture, voir par exemple l’article sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fen^
etre de Viviani

Pour la représentation de la fenêtre comme une intersection d’autres surfaces, voir

http://www.mathcurve.com/courbes3d/viviani/viviani.shtml
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercices—Série 10

Exercice 1.

(a) Donner une équation paramétrique de la sphère de rayon 1 centrée en 0

x2 + y 2 + z 2 = 1 .

(b) L’équation implicite d’un ellipsoı̈de est

x2 y 2 z 2
+ + =1
a2 b2 c2
(où a, b et c sont des constantes). Modifier l’équation paramétrique de la sphère ci-dessus
pour obtenir une équation paramétrique de l’ellipsoı̈de, puis expliquer ce que représentent les
constantes a, b et c dans l’ellipsoı̈de.

Exercice 2. La trompette de Gabriel est la surface obtenue en faisant tourner l’hyperbole

y= 1
x pour 1 ≤ x

autour de l’axe Ox:

y donne

y= x1

(a) Calculer le volume engendré par cette surface de révolution, et vérifier qu’il est fini.

(b) Montrer que la surface latérale de cette surface de révolution est infinie.

Exercices du 10 mai 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(c) En conclure le paradoxe mis en évidence par Evangelista Torricelli (physicien et mathématicien
italien, 1608–1647):
La quantité de peinture nécessaire pour peindre la trompette de Gabrielle est infinie,
mais la quantité de peinture nécessaire pour la remplir (et donc la peindre) est finie.
Peut-on “résoudre” ce paradoxe?

Indication. Pour (b), montrer que la surface latérale pour x compris entre 1 et une constante a
est plus grande que
a
2π ∫ 1
x dx ,
1
puis évaluer cette intégrale lorsque a “croı̂t sans borne” (i.e. “devient infiniment grand”).

Exercice 3. On considère deux cercles de rayon 1 dans l’espace: le premier cercle est contenu
dans Oxy et de centre A = ( 12 , 0, 0), le second est contenu dans Oxz de centre B = (− 12 , 0, 0).

(a) On considère la droite par P = (− 32 , 0, 0) tangente au cercle horizontal, le point de tangence


T dans le premier quadrant et Q = ( 32 , 0, 0). Trouver les coordonnées de T , et déterminer
̂.
l’angle t = QAT
(b) On considère la surface réglée dont une paramétrisation est engendrée par les deux courbes

α(t) = ( cos(t) + 21 , sin(t), 0) , β(t) = ( 1+cos(t) − 12 , 0, 1+cos(t) )
cos(t) 1+2 cos(t)

3 ≤t≤
(− 2π 2π
3 ) pour sa partie supérieure, et par

α(t) = ( cos(t) + 21 , sin(t), 0) , β(t) = ( 1+cos(t) − 12 , 0, − 1+cos(t) )
cos(t) 1+2 cos(t)

3 ≤ t ≤ 3 ) pour sa partie inférieure. Vérifier que dans chaque cas α décrit une portion du
(− 2π 2π

cercle horizontal et β une portion du cercle vertical, et essayer de déterminer quelles parties
exactement (en particulier, trouver l’angle représenté par le paramètre t). L’oloı̈de (de Paul
Schatz, sculpteur, inventeur et mathématicien allemand, 1898–1979) est la partie de cette
surface déterminée par les segments de droite compris entre les deux cercles, ou de manière
équivalent, en emballant les deux cercles dans du cellophane:
z

x
y

Donner une paramétrisation de l’oloı̈de, puis calculer la longueur des segments reliant les
deux cercles.

Note. L’oloı̈de est non seulement une surface réglée, mais elle est aussi développable, c’est-à
dire qu’elle peut être construite en découpant (puis en recollant) judicieusement un morceau de
papier. Voir http://www.mathcurve.com/surfaces/orthobicycle/orthobicycle.shtml pour
un modèle.

Exercices du 10 mai 2013


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 10

Exercice 1.

(a) La sphère de rayon 1 est la surface de révolution obtenue en faisant tourner le cercle (cos(t), 0, sin(t))
autour de l’axe Oz. Une paramétrisation est donc


⎪x = cos(t) cos(α)



⎨y = cos(t) sin(α)



⎩z = sin(t) .

(b) L’ellipsoı̈de est obtenue en modifiant les distances entre le centre et la surface de la sphère le
long des trois axes:

⎪x = a cos(t) cos(α)



⎨y = b cos(t) sin(α)



⎩z = c sin(t) .

(On vérifie facilement que cette paramétrisation satisfait bien l’équation implicite de l’ellipsoı̈de.)
Les trois constantes a, b et c donnent donc la longeur des trois demi-axes de l’ellipsoı̈de, donnés
ici le long de chaque axe de coordonnée.

Exercice 2. Le volume et la surface de la trompette ne change pas si on la place dans le plan


Oxz et on la fait tourner autour de Oz (l’axe Ox devient l’axe Oz et l’axe Oy devient l’axe Ox).
Une paramétrisation de cette nouvelle hyperbole est donc ( 1t , 0, t) (pour t allant de 1 à l’infini).

(a) Le volume engendré par la rotation de l’hyperbole y = x1 pour x allant de 1 à une constante
a est a a
V = π ∫ t12 dt = π ∫ t−2 dt = π[ − t−1 ]1 = π(− a1 + 1) .
a
1 1

Lorsque a devient grand, − a1 devient négligeable, et on trouve V = π.

(b) La surface latérale de la trompette de Gabriel pour x allant de 1 à a est


a a √
S = 2π ∫ t−1 1 + (−t−2 )2 dt = 2π ∫ t−1 1 + t14 dt .

1 1

L’indication suggère d’utiliser que la fonction t−1 1 + t14 est strictement plus grande que 1
t
(pour 1 ≤ t), et l’aire sous ces courbes seront liées de même:
a √ a
S = 2π ∫ t−1 1 + t14 dt > 2π ∫ 1t dt = 2π[ ln(t)]1 = 2π ln(a) .
a
1 1

Plus a sera grand, plus le logarithme grandira, et on en déduit que S doit aussi grandir sans
borne: la surface latérale est donc infinie!
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

(c) Par (b), la surface latérale étant infine, elle nécessiterait bien une quantité infinie de peinture
pour être recouverte, alors que le volume, lui, renferme seulement une quantité finie de
peinture par (a). Il y a au moins trois manières de “résoudre” ce paradoxe:

(i) La peinture recouvrant une surface possède toujours une certaine épaisseur: elle ne
représente donc pas une surface, mais un volume, et on ne peut pas mesurer une surface
avec un volume ([unités2 ] avec [unités3 ]). La première partie du paradoxe n’a donc pas
de sens. (Un argument similaire est le suivant: la surface devrait pouvoir être peinte
du dedans aussi bien que du dehors; mais la couche de peinture, occupant un certain
volume, ne pourra à un certain point plus “avancer” dans la trompette, celle-ci devenant
arbitrairement mince. Il n’est donc pas possible de peindre la trompette.)
(ii) La notion d’infini est une notion mathématique, qui ne reflète pas nécessairement notre
intuition qui prend racine dans un univers fini. Il n’y a pas nécessairement de paradoxe:
une surface infinie peut délimiter un volume fini.

Exercice 3.

(a) Une vue du plan Oxy donne

P B A Q
x

Le cercle de Thalès du segment P A utilisé pour déterminer T (l’angle P T A doit être droit)
est dessiné en gris. Par symétrie des deux cercles, la première coordonnée de T est nulle. La
distance de A à l’origine (à la verticale de T sur Ox) est de 12 ; le point T étant sur un cercle
de rayon 1 centré en A, on en déduit que l’angle T̂ AB est de π3 et donc que QAT ̂ = 2π .
3

(b) Le cercle horizontal et le cercle vertical ont comme équation paramétrique


⎧ ⎧
⎪(x − 12 )2 + y 2 = 1
⎪ ⎪(x + 21 )2 + z 2 = 1

⎨ et ⎨
⎩z = 0 ⎩y = 0

⎪ ⎪

respectivement. En remplaçant les coordonnées respectives de α(t) et β(t) dans ces équations,
on voit que ces courbes paramétrisent bien un morceau de chacun des cercles. L’équation
de α(t) montre que t est l’angle entre l’axe Ox et la droite AR (mesuré dans le sens
trigonométrique), où R est un point sur le cercle horizontal. Si t = 0 ou t = 2π 3 , on a re-
spectivement √
β(0) = (0, 0, 23 ) , β( 2π 3
3 ) = (− 2 , 0, 0) = P .
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL


x 3
y

On se convainc que lorsque t va de 0 à 2π 2π


3 , β(t) va de β(0) à β( 3 ) en suivant naturellement l’arc
du cercle vertical (un dessin des fonctions de coordonnées montre que la coordonnée en x décroit
strictement). Le raisonnement pour la partie inférieure est identique.
Une paramétrisation de l’oloı̈de est donnée par

f (s, t) = (1 − s)α(t) + sβ(t) pour 0 ≤ s ≤ 1 ,

soit

cos(t) 1+2 cos(t)
f (s, t) = ((1 − s) cos(t) + s 1+cos(t) + 12 (1 − 2s), (1 − s) sin(t), ±s 1+cos(t)
) pour 0 ≤ s ≤ 1 .

La longeur de chaque segment est simplement la distance ente α(t) et β(t) pour un t fixé. On a
cos(t) 1+2 cos(t)
∥β(t) − α(t)∥2 = ( 1+cos(t) − cos(t) − 1)2 + sin2 (t) + (1+cos(t))2
(cos(t)−(cos(t)+1)2 )2 +1+2 cos(t)
= (1+cos(t))2
+ sin2 (t)
cos2 (t)−2 cos(t)(cos(t)+1)2 +(cos(t)+1)4 +1+2 cos(t)
= (1+cos(t))2
+ sin2 (t)
(cos(t)+1)2 −2 cos(t)(cos(t)+1)2 +(cos(t)+1)4
= (1+cos(t))2
+ sin2 (t)
2 2
= 1 − 2 cos(t) + (cos(t) + 1) + sin (t) = 3 ,

et donc les segments on tous la même longueur:



∥β(t) − α(t)∥ = 3.
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Exercices—Série 11

Exercice 1.
Considérons la tractrice dessinée verticalement dans le plan Oxz:
1 sinh(t)
x(t) = , z(t) = t −
cosh(t) cosh(t)
(le paramètre t correspond à un point sur la chaı̂nette (cosh(t), t), voir exercice 3, Série 8). La
pseudo-sphère (de rayon 1) est la surface de révolution obtenue en faisant tourner cette courbe
autour de l’axe Oz. Calculer la surface latérale et le volume du solide supérieur pour t allant de
0 à une constante a, puis faire croı̂tre a sans borne pour trouver ces valeurs pour tout le solide
supérieur. En déduire la surface latérale et le volume de toute la pseudo-sphère:
z

donne

sinh2 (t)
Indication. Montrer d’abord que ż(t) = cosh2 (t)
. La surface latérale n’est pas trop difficile à
sinh(t)
calculer; pour le volume, faire le changement de variables u = cosh(t) ; pour conclure, l’exercice
1(a) de la Série 5 peut être utile.

Exercice 2.
Donner une paramétrisation du paraboloı̈de hyperbolique qui repose sur les droites OA et BC,
où
O = (0, 0, 0) , A = (1, 0, 1) , B = (0, 1, 1) , C = (1, 1, 0) .
Montrer ensuite qu’il s’agit d’une surface doublement réglée:
z

A
y
O

C
x

Exercices du 18 mai 2012


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 3.
Ci-dessous, on considère deux triplets de points de contrôle p0 , p1 et p2 de courbes de Bézier
quadratiques γ(t). Avec les trois points de gauche, construire γ( 12 ), γ( 41 ), γ( 34 ), puis esquisser
γ(t). Avec les trois points de droite, construire γ( 13 ), γ( 23 ), puis esquisser γ(t).

p1

p0
p2

p2

p1

p0

Exercice 4.
Ci-dessous, on considère deux quadruplets de points de contrôle p0 , p1 , p2 , p3 de courbes de Bézier
cubiques γ(t). Avec les 4 points de gauche, construire γ( 12 ), γ( 14 ) et γ( 43 ) et esquisser γ, puis
faire de même avec les quatre points de droite.

p1

p1 p2

p0 p3

p0 p3

p2

Exercices du 18 mai 2012


Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Corrections—Série 11

Exercice 1. Pour la surface latérale, calculons d’abord les dérivées

sinh(t) 1 sinh2 (t)


ẋ(t) = − , ż(t) = 1 − =
cosh2 (t) cosh2 (t) cosh2 (t)

(pour ż(t) on utilise deux fois que cosh2 (t) − sinh2 (t) = 1). Calculons aussi
¿
√ Á sinh2 (t)(1 + sinh2 (t)) sinh(t)
ẋ(t)2 + ż(t)2 = Á
À =
cosh4 (t) cosh(t)

(on utilise encore que cosh2 (t) − sinh2 (t) = 1). En vue de calculer la surface latérale, évaluons la
primitive
√ sinh(t) 1
∫ x(t) ẋ(t)2 + ż(t)2 dt = ∫ dt = − +C
cosh (t)
2 cosh(t)

(on peut soit subsituter u = cosh(t), soit deviner une primitive, soit observer que la dérivée de
x(t) calculée plus haut est au signe près la fonction à intégrer). La surface est symétrique par
rapport à Oxy; calculons l’aire latérale pour t entre 0 et une constante a:
a √
S ′ = 2π ∫

x(t) ẋ(t)2 + ż(t)2 dt = − + 2π .
0 cosh(a)

Lorsque a “croı̂t sans borne”, − cosh(a)



devient négligeable et la surface supérieure s’approche de
2π. La surface latérale totale vaut donc 4π.
En vue du calcul du volume, évaluons la primitive suivante en suivant la subsitution donnée dans
sinh(t)
l’indication (u = cosh(t) et donc du = cosh12 (t) dt):

sinh2 (t) 1 3 1 sinh3 (t)


∫ x(t) ż(t) dt = ∫ = = + = ⋅ +C .
2 2
dt ∫ u du u C
cosh4 (t) 3 3 cosh3 (t)

On calcule le volume engendré pour t entre 0 et une constante a:


a sinh3 (a) π
V′ = π∫
π
x(t)2 ż(t) dt = ⋅ − 0 = tanh3 (a) .
0 cosh (a) 3
3 3

Lorsque a “croı̂t sans borne”, tanh(a) s’approche de 1 (voir l’interprétation géométrique de la


tangente hyperbolique donnée dans la correction de l’exercice 1(a) de la Série 5); le demi-volume
vaut donc π3 , et le volume total 2π
3 .
Notons que la surface latérale de la pseudo-sphère est la même que celle de la sphère (de rayon 1)
et que le volume de la pseudo-sphère est la moitié de celle de la sphère; cela explique en partie
l’étrange nom donné à cette surface.
Mathématiques II Section d’Architecture EPFL

Exercice 2. Notons o, a, b et c les vecteurs représentant respectivement les points O, A, B et


C. Les droites OA et BC peuvent être paramétrées par
α(t) = (1 − t) ⋅ o + t ⋅ a = (t, 0, t) et β(t) = (1 − t) ⋅ b + t ⋅ c = (t, 1, 1 − t) .
La surface réglée engendrée par ces deux paramétrisations est donc
f (s, t) = (1 − s)α(t) + sβ(t) = ((1 − s)t + st, s, (1 − s)t + s(1 − t)) = (t, s, t + s − 2st) .
Les rôles de s et t dans cette paramétrisation sont parfaitement symétriques; les droites générant
la surface peuvent donc être donnés par le paramètre s plutôt que t. Pour s’en convaincre, on
peut écrire les paramétrisations habituelles des droites OB et AC:
γ(s) = (1 − s) ⋅ o + s ⋅ b = (0, s, s) et δ(s) = (1 − s) ⋅ a + s ⋅ c = (1, s, 1 − s) ,
puis celle de la surface réglé engendrée par ces deux courbes paramétrées:
g(s, t) = (1 − t)γ(s) + tδ(s) = (t, s, t + s − 2st) = f (s, t) .

Exercice 3. On a:
p1

p0
p2

γ( 13 ) γ( 32 )
γ( 21 ) γ( 34 )

γ( 14 ) p2

p1

p0
p1
Exercice 4. On obtient:

p1 p2

γ( 21 )
γ( 14 )
γ( 14 ) γ( 43 )
γ( 12 )
p0 γ( 34 ) p3

p0 p3

p2
À gauche, la courbe de Bézier est comparée avec un arc de cercle (en rouge). Les courbes sont
différentes: en fait, il n’est pas possible avec des courbes de Bézier de représenter exactement un
arc de cercle. Pour cela, il faut affiner la théorie et utiliser des courbes de Bézier rationnelles.