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Dimensionnement des

Ressorts hélicoïdaux de
compression
Dimensionnement des ressorts hélicoïdaux

Le calcul d'un ressort se base sur des relations issues de :


• la résistance des matériaux (en fatigue souvent)
• la dynamique
• la pratique
Toutefois ces relations sont insuffisantes : souvent plusieurs
ressorts conviennent pour l'application désirée. Une itération
de conception basée sur des considérations technologiques et
fonctionnelles s’avère indispensable.
Fonctions types des ressorts

Ressort de régulation :
fournit une action
mécanique linéaire

Ressort de tarage : fournit un seuil


d’action mécanique

Ressort de rappel : stocke


puis restitue une énergie
Ressort de rattrapage de jeu : fournit mécanique
un déplacement compensateur
Matériaux

Matériau Prix Temp. se (Mpa) sr (Mpa) Observations


Corde à piano C65 2,5 120 °C 650 700 Petits ressorts résistants
C70 680 800
C80 780 900
Acier chrome 3 220 °C 700 850 Endurance, résistance aux
vanadium chocs
Acier silicium 45Si7 4 250°C 510-780 640-980 Trempé, revenu
55Si7 620-880 780-1080
Acier chrome 4 250 °C 780-870 950-1050 Idem + durée de vie
silicium 45SiCrMo6
Acier Inox 7à 350 °C Suivant nuances Résiste à la corrosion
11
Alliages cuivre 40 Résiste à la corrosion et
CuNi25 500 aux hautes et basses
CuSn7P 200 900 températures
CuNi26Zn27 650

Pour tous les aciers, on peut adopter te = 0,8. se ; s-1 = 0,5. sr ; t-1 = 0,8. s-1
Le module de coulomb peut être corrigé en fonction de la température : G = Gref – (q-20)*2,2783
Ressort de compression cylindrique

L’étude statique donne :


• Effort normal
P1 = Pcosa
• Effort tranchant
P2 = Psina
• Moment de flexion
Mf = P2D/2
• Moment de torsion
Mt = P1D/2
En ne considérant que la
torsion (majoritaire pour a
petit*) on obtient :

t = 8PD / pd3
• D : diamètre d’enroulement
• d : diamètre de fil
• P : charge

*Pour a < 5°, Mf = 8,7% de Mt


Ressort de compression cylindrique

coefficient de Whal kd = 4c-1/(4c-4) + 0,615/c


On peut toutefois 10

considérer un
9
coefficient de
correction kD des 8

contraintes qui permet 7


de tenir compte de la

diamètre de fil Ød
répartition réelle des 6

contraintes le long du 5
fil. Plusieurs calculs
expérimentaux de ce 4

coefficient sont 3

possibles. Celui choisi le


2
plus couramment est le
coefficient de Whal 1

4𝑐 − 1 0,615
𝑘𝐷 = + 0
4𝑐 − 4 𝑐 0 5 10 15 20 25 30
rapport d'enroulement c
Limitation de l’écart de contrainte : Diagramme de Goodman pour ressorts
DIN 17 223-1 C

Les ressorts travaillant


souvent en fatigue, la
contrainte alternée est
Dt = 200 Mpa limitée. Celle-ci est
pour t1 = 700 MPa donnée par des
diagrammes de
Goodman adaptés aux
ressorts

Dt = 450 Mpa
pour t1 = 200 MPa
Caractéristiques sous charge (avec le rapport d’enroulement c = D/d)

Raideur = flèche =
t = kD.8Pc / pd2 Dt = kD.8DP.c / pd2 dG / 8c3Na 8Pc3Na / Gd

Na : nombre de spires actives


G : module d'élasticité transversal

A vide
Tarage

Utilisation
Minimal
Spire jointive
Ou « à bloc »
Caractéristiques dimensionnelles

H > Hmini H < Hflambage


D + d < DA D – d > DB donné par l’écart de spire
minimal admissible selon norme DIN 2076

Écart de spire minimal

DA
Contraintes de fabrication :
• c est limité entre 4 (ressort
difficile à fabriquer) et 10
(ressort trop souple).
• Le nombre de spire active
minimal est égal à 2 pour
DB mieux répartir les charges.
• Ød >1,2mm pour les fils
grenaillés

La plupart des critères dimensionnant permettent d’obtenir un ensemble de conditions entre Ød


et c représentable dans un graphe [c ; Ød]
Représentation graphique du dimensionnement

c minimal
Na donné

c maximal
D maximal

D minimal ØD donné
Na minimal
Dt maximal

t maximal
Hauteur de flambage selon DIN 2076

Les équations de flambement d’Euler sont appliqué au cas du ressort, équations dépendant du
matériau ( les modules d’Young E et de Coulomb G interviennent), d’un coefficient de portée c
tenant compte de la façon dont sont appliqués les charges, et permettant de calculer la hauteur
critique de flambage Hf

𝐺 2
𝐻0 𝜋𝐷 1−
𝐻𝑓 = 𝐻0 − × 1− 1+ 𝐸 ×
𝐺 𝐺 𝜒𝐻0
2× 1− 0,5 +
𝐸 𝐸
c= c=
c=2 c=1
0,7 0,5
Forme des extrémités et hauteur totale

Les hauteurs fonctionnelles dépendent de la façon dont sont préparées les extrémités du
ressort. On défini Hj la hauteur à spires jointives, puis la hauteur mini Hmini = Hj+e qui dépend
𝐷2
de l’écart de spire minimal 𝑒 = 1,5𝑁𝑎 (0,0015 + 0,1𝑑)
𝑑

• Non-rapprochées non-meulées :
Hj = (Na+2,5)d
Ntotal = Na+1,5

• Non-rapprochées, meulées :
Hj = (Na+1)d
Ntotal = Na+1,5

• Rapprochées, non-meulées :
Hj=(Na+2,5)d
Ntotal = Na+1,5

• Rapprochées, meulées
(Nt, nb de spires terminales) :
Hj=(Na+2Nt-0,5)d
Ntotal = Na+2Nt-0,5
Norme de calcul Techniques de l'Ingénieur - B5435 : organigramme

Données : Courbe Choix de ØD Choix de Ød


de charge, ØDA et Commencer par le +
Choix du matériau grand, si ØDmini atteint
Commencer par le + petit,
ØDB, formes des si Ødmaxi atteint diminuer
prendre matériau +
extrémités résistant
ØD

Calcul de c = D/d Calcul de t2, t1 et Dt Calcul de Nutiles Calcul de Hj


Vérifier c > 4 sinon Vérifier t2 max et Dt max Vérifier Nutiles > 2 sinon Vérifier Hj > H2 sinon
diminuer Ød sinon augmenter Ød augmenter Ød augmenter Ød

Calcul de l’écart de Calcul de Dmini et


Calcul de Hf
spires minimal Dmaxi OK !
Vérifier Hflambage > H2
Vérifier sinon augmenter Vérifier sinon augmenter sinon augmenter Ød
Ød Ød
Exemple : ressort de régulation pour pédale 2TH6R
Exemple : ressort de régulation
Exemple : ressort de régulation
Exemple : ressort de régulation
Pour aller plus loin

http://mitcalc.com/doc/springs/
help/fr/springstxt.htm
Dimensionnement des
Rondelles Belleville
Rondelles Belleville

Courbe de raideur : La loi de raideur est donnée ci-dessous. Le rapport h/t permet d’influencer le
comportement : une forte rigidité suivie d’un amollissement ou au contraire présence d’un palier de charge.

𝑭 𝟒𝑬 𝒇
𝑹= = 𝒉−𝒇 𝒉− + 𝒕𝟑
𝒇 𝟏 − 𝝊𝟐 𝑫𝟐𝟎 𝑲𝟏 𝟐

Les rondelles Belleville se combinent très


facilement pour faire obtenir des plages de
fonctionnement étendues. Toutes les Montage en parallèle
Montage en série combinaisons sont possibles à condition de
limiter les empilage parallèle à trois Ici Raideur x 3
Ici Flèche x 4 rondelles.
Dimensionnement des rondelles Belleville

Courbe de raideur : La loi de raideur est donnée ci-dessous. Le rapport h/t permet d’influencer le
comportement : une forte rigidité suivie d’un amollissement ou au contraire présence d’un palier de charge.

𝑭 𝟒𝑬 𝒇
𝑹= = 𝒉−𝒇 𝒉− + 𝒕𝟑
𝒇 𝟏 − 𝝊𝟐 𝑫𝟐𝟎 𝑲𝟏 𝟐

Les rondelles Belleville se combinent très


facilement pour faire obtenir des plages de
fonctionnement étendues. Toutes les Montage en parallèle
Montage en série combinaisons sont possibles à condition de
limiter les empilage parallèle à trois Ici Raideur x 3
Ici Flèche x 4 rondelles.
Dimensionnement des
Ressorts à lames
Ressort à lames : bases théoriques

Bras flexible à section rectangulaire : les équations


de la théorie des poutres permettent d’écrire une
relation entre la flèche fA et la charge P dépendant
du matériau et de la géométrie de la poutre.

P.l 3 b.h 3
fA  I x2 
3.E.I x 2 12

M 2 ( x3 ) h P.(l  x3 ) h 6.P.(l  x3 )
s MAX ( x3 )  .  3
. 
I x2 2 b.h 2 b.h 2
12

Que faire pour obtenir une une contrainte constante ?


Ressort à lames : bases théoriques

6.P.(l  x3 )
b
La condition pour que la
contrainte soir constante est :
s .h 2
Si la largeur b est constante: le profil adopté est alors
6.P.(l  x3 )
parabolique. Ceci est admissible uniquement pour des grandes
h
séries, les coûts d’outillage étant élevés. Une approximation
peut-être faite par un ressort à profils trapézoïdaux. b.s
Ressort à lames : bases théoriques

6.P.(l  x3 )
Si la hauteur h est constante: le profil adopté est alors
b
triangulaire de base b(0) et de moment quadratique Ix20.
s .h 2
6. P .l .h 3 P .l .h
P .l 3 I x 20  Ie  
fA  12.s .h 2
2.s
2. E . I x 2

6.P.l
b(0) 
s .h 2

Des considérations de fabrication


amènent à proposer un élargissement à
la pointe ou un profil trapézoïdal, ce qui
modifie légèrement la loi de rigidité.
Ressort à lames : constitution

Les considérations précédentes permettent d’envisager la


constitution d’un ressort à lames isocontraint de courbure R.

h.E
R
b 2.s b’
l
Ressort à lames : dimensionnement

Les relations de la théorie des poutres donnent la charge P, la flèche et la raideur en fonction du
module d’Young E et de la limite élastique s du matériau et des dimensions largeur b cumulée,
épaisseur h et longueur l des lames

3
2 b.h .s 3.P.l 3
8.b.h .E
k
2
P . Df  3
3 l 8.b.h 3 .E 3.l

Pour un ressort de lames d’épaisseurs différentes on obtient :

2 b'.s 3.P.l 3 8.b'.E.(ni .hi 3 )


P . .(ni .hi ) Df 
2
k
8.E.b'.(ni .hi )
3
3 l 3.l 3
Ressort à lames : technologie

Le ressort à lames est très avantageux pour la suspension des gros véhicules routiers parce qu’il
peut positionner l’essieu et supporter les poussées horizontales et les couples dus aux
accélérations et aux freinages. Son application est généralement économique en prix et
le plus souvent en poids, compte tenu de l’allégement du châssis qu’il permet et de sa
résistance aux efforts horizontaux et aux couples.
Ressort spirale
Ressort à spirale

Le ressort à lames est très avantageux pour la suspension des gros véhicules routiers parce qu’il
peut positionner l’essieu et supporter les poussées horizontales et les couples dus aux
accélérations et aux freinages. Son application est généralement économique en prix et
le plus souvent en poids, compte tenu de l’allégement du châssis qu’il permet et de sa
résistance aux efforts horizontaux et aux couples.