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ZAD AL MUSTAQNI' - Imam Al Hajjawy

Commentaire par Salih ibn Fawzan al Fawzan

CHAPITRE – LA PRIERE DE CEUX QUI ONT DES EXCUSES

Hajjawy : Une personne malade est obligée de prier en étant debout. S’il n’est pas capable,
il peut s’asseoir et prier. S’il n’est pas en mesure de le faire (assis), il peut prier sur son
côté. S’il se couche, alors ses pieds devront faire face à la Qibla.

Fawzan : La prière est le deuxième pilier de l’Islam. C’est le fondement de l’Islam et la première
chose sur laquelle nous allons être interrogés au jour du Jugement, c’est la prière. Tant que le
musulman est sain d’esprit, alors les prières obligatoires lui sont obligatoires.

Il y a trois types de personnes qui ont une excuse valide : Le malade, le voyageur et celui qui a
peur.

1) Le malade et l’auteur nous dit à son propos « Une personne malade est obligée de prier en étant
debout. » S’il est capable de se tenir debout. La preuve de cela est le verset : « Et tenez-vous
debout devant Allah, avec humilité. » (Sourate Al Baqara – V.238)

Se tenir debout lors de la prière obligatoire est un pilier (rukn). La prière est invalide si quelqu’un
ne se tient pas debout alors qu’il en a la capacité.

S’il n’a pas la capacité de le faire, il peut s’asseoir pour prier.

« Il peut prier sur son côté. » De préférence sur le côté droit face à la Qibla. Il fait un geste de la
tête pour indiquer l’inclinaison et la prosternation et la prosternation se distingue en pliant la tête
plus basse que pour l’inclinaison.

« S’il se couche, alors ses pieds devront faire face à la Qibla. » Cela est basée sur une autre version
du hadith : « Une personne malade est obligée de prier en étant debout. S’il n’est pas capable de le
faire, il peut s’asseoir et prier. S’il n’est pas capable de le faire également, il peut prier sur son
côté. » [Hadith rapporté par Al Bukhary (2/60)] et qui est suivit dans l’autre hadith par l’ajout :
« S’il se couche, alors ses pieds devront pointer vers la Qibla. » [Hadith rapporté par Ad-Daraqutni
(2/42-43)]
Hajjawy : Il fait un geste pour indiquer l’inclinaison et la prosternation, il penche sa tête
plus basse pour indiquer la prosternation. S’il n’est pas capable de faire des gestes, alors il
cligne ses yeux pour indiquer ses mouvements. S'il gagne ou perd la capacité de faire des
gestes dans l'un ou l'autre sens en priant, il adopte la méthode appropriée à son état
actuel.

Fawzan: Il penchera sa tête pour indiquer l’inclinaison et il dira « Subhana rabbi al’Adhim »
(Gloire à mon Seigneur, l’Immense). Il penchera sa tête pour indiquer la prosternation et dira
« Subhana rabbi al-A’la » (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut). Il penchera d’avantage sa tête
pour la prosternation que pour l’inclinaison.

S’il n’est pas capable de faire des gestes avec sa tête, alors il devra faire cligner des yeux.

Egalement, s’il commence la prière en étant debout puis il est incapable de rester debout, il peut
s’asseoir pour compléter sa prière. Pareil pour le cas contraire, s’il commence la prière en étant
assis à cause d’une maladie et par la suite à la force de se tenir debout et prier, alors il est obligé de
se tenir debout pour compléter la prière.

Hajjawy : S'il est capable de se tenir debout et de s'asseoir mais ne peut pas se prosterner
et s'incliner, il peut faire un geste pour l’inclinaison en étant debout et la prosternation en
étant assis. Le malade peut prier coucher bien qu’il soit capable de se lever pour recevoir
un traitement tel que conseillé par un médecin musulman.

Fawzan : S’il est capable de se tenir debout mais ne peut pas accomplir l’inclinaison, il peut le
faire debout en inclinant sa tête. Et s’il n’est pas capable d’accomplir la prosternation, il peut rester
assis et incliner sa tête vers le sol pour indiquer la prosternation.

Si une personne malade est capable de se tenir debout mais qu’un docteur musulman lui ordonne
qu’il doit rester coucher en raison de son traitement alors il devra suivre les indications du
docteur. Cela devient permis pour lui de prier en position couchée. Il peut faire un geste avec sa
tête pour indiquer l’inclinaison et la prosternation.

La condition que ce soit un docteur musulman est dû au fait que la prière est un acte d’adoration
en Islam pour qui, les mécréants ne mettront pas l’accent dessus (n’en tiendront pas compte par
rapport à la maladie).
Hajjawi : Sa prière à bord d'un navire priée en position assise alors qu'il a la capacité de
rester debout devient invalide. Les prières obligatoires à bord d'un véhicule sont valables
si l'on craint d'être taché de boue mais pas pour cause de maladie.

Fawzan : « Sa prière à bord d’un navire priée en position assise… » Cela car un navire est
semblable à une pièce. Prier une prière normalement peut-être effectué à bord d’un navire.

Les prières obligatoires en général ne sont pas permises dans des véhicules à moins qu’il y ait une
excuse valable. Un exemple d’excuse valable serait un sol boueux après une forte averse et celui
qui prierai sur un tel sol serait trempé par l’eau et la boue. Dans ce scénario, il peut prier dans le
véhicule.

Dans le hadith de Ya’la Ibn Murra, le Prophète (‘Alayhi salat wa salam) était avec ses Compagnons
lors d’un voyage. Il y a eu de la pluie et le sol était trempé. Alors il ordonna que le adhan soit fait et
l’iqama également. Le Prophète (‘Alayhi salat wa salam) a dirigé la prière du haut de son chameau
et le reste des Compagnons l’ont suivi dans la prière. [Hadith rapporté par Ahmad (4/173) et At-
Tirmidhi (411)] Cela a été fait seulement car il y a un besoin urgent et une situation difficile.

Il n’est pas permis de prier sur un véhicule à cause d’une maladie à moins qu'il ne pourrait pas
remonter sur le véhicule s'il descendait pour accomplir sa prière. Dans cette situation, il est permis
pour lui de prier sur son véhicule.