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Diagnostic

Les services de l’automobile


Contrat d’Objectifs
en Midi-Pyrénées

Réalisation
Observatoire régional emploi, formation, métiers

Rédaction
Christiane LAGRIFFOUL
(CarifOref Midi-Pyrénées)
Nadine COUZY
(DR ANFA Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées)
Sandrine PABOEUF
(Observatoire de l’ANFA)

Janvier 2003
Diagnostic - Les services de l’automobile en Midi-Pyrénées
Janvier 2003

SOMMAIRE
I/ SITUATION DE LA FILIERE .............................................................................................................. 2
I-1/ Champ de la filière..................................................................................................................... 2
I-1-1/ Activités concernées............................................................................................................. 2
I-1-2/ Métiers concernés ................................................................................................................ 3
I-2/ Données principales relatives à la filière................................................................................ 4
I-2-1/ Données sur l’activité dans la filière ................................................................................... 4
I-2-2/ Données sur l’emploi dans la filière.................................................................................... 5
I-2-3/ Données sur l’emploi dans les activités du Commerce
et de la Réparation Automobile (CRA) ........................................................................................... 5
1-2-4/ Données sur le marché du travail ....................................................................................15
1-2-5/ Les mouvements de main-d’œuvre .................................................................................17
1-3/ Un secteur en pleine mutation..............................................................................................18
1-3-1/ Quelques faits marquants depuis les dix dernières années
et les répercussions sur l’emploi et les métiers..........................................................................18
1-3-2/ Analyse technique au crible des groupes témoins .........................................................21

II/ SITUATION DE LA FORMATION DANS LA FILIERE...................................................................27


II-1/ Champ de la filière de formation (de niveau V au niveau III).............................................27
II-2/ La formation initiale sous statut scolaire............................................................................29
II-2-1/ Les flux théoriques de sortie.............................................................................................29
II-2-2/ Effectifs en formation initiale sous statut scolaire par sexe...........................................31
II-2-3/ Attractivité des diplômes de la filière ...............................................................................32
II-2-4/ Utilisation des capacités de la filière................................................................................33
II-3/ La formation initiale par apprentissage...............................................................................34
II-3-1/ Les flux théoriques de sortie au 31.12.99 et au 31.12.01............................................34
II-3-2/ Evolution des flux théoriques de sortie entre le 31/12/1999 et le 31/12/2001 .......35
II-4/ Synthèse des flux de sortie de formation initiale
dans l’Académie de Toulouse (2001-2002) .................................................................................36
II-5/ Résultats aux examens..........................................................................................................37
II-6/ Cartographie des flux de sortie de formation
(scolaire, apprentissage qualification action de groupe)...........................................................38
II-8/ Eléments sur l’insertion professionnelle .............................................................................39
II-7/ Carte des formations des services de l’automobile en 2002 - 2003................................40
II-9/ Evolution de l’appareil de formation depuis 5 ans .............................................................41
II-9-1/ Diplômes d’Etat .................................................................................................................41
II-9-2/ Diplômes de branche ........................................................................................................42
II-10/ La formation professionnelle continue..............................................................................43
II-10-1/ Les contrats de qualification ..........................................................................................43
II-10-2/ Les autres formations par alternance sous contrat de travail :
contrats d’adaptation et contrats d’orientation..........................................................................45
II-10-3/ La formation continue des salariés................................................................................46
II-10-4/ Le dispositif de formation continue ...............................................................................47
II-11/ L’offre de formation initiale et continue
dans les Services de l’Automobile en Midi-Pyrénées..................................................................48

III/ ELEMENTS SUR LES BESOINS EN FORMATION ET EN QUALIFICATION DE LA


PROFESSION.......................................................................................................................................50

IV/ ANNEXES ......................................................................................................................................50


IV-1/ Fiches métiers........................................................................................................................50
IV-2/ Liste des participants aux groupes témoin du GFE 05, 06, 07 et 15..............................50

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I/ SITUATION DE LA FILIERE
I-1/ Champ de la filière

I-1-1/ Activités concernées

La branche des services de l’automobile regroupe l’ensemble des activités générées pendant la
durée de vie des véhicules automobiles (véhicules particuliers, utilitaires, industriels, cycles
motocycles) : de leur sortie de l’usine de construction à leur démolition voire leur recyclage. Les
services automobiles recouvrent ainsi, et pour une grande part toutes les activités de
distribution et de réparation des produits automobiles, mais aussi d’autres activités
annexes telles que la location automobile, le contrôle technique, les auto-écoles, la gestion des
parcs de stationnement …

Les activités économiques prises en compte par la branche professionnelle pour définir la filière
des services de l’automobile correspondent à celles qui relèvent de la Convention collective
nationale des services de l’automobile, c’est-à-dire les entreprises dont l’activité principale
concerne :
- la fabrication de carrosserie – 342A (exclusivement si l’entreprise effectue de la réparation de
voitures) ;
- la récupération de matières métalliques recyclables – 371Z (exclusivement le broyage,
compactage des véhicules usagés et récupération des métaux issus des véhicules usagés) ;
- le commerce de véhicules automobiles – 501Z ;
- l’entretien et la réparation de véhicules automobiles – 502Z ;
- le commerce de détail d’équipements automobiles – 503B ;
- le commerce et la réparation de motocycles – 504Z ;
- le commerce de détail de carburants – 505Z ;
- le commerce de détail d’articles de sport et de loisir – 524W (commerce de cycles
exclusivement) ;
- la réparation d’articles personnels et domestiques – 527H (réparation de cycles
exclusivement) ;
- la gestion d’infrastructures de transports terrestres – 632A (parc de stationnement
exclusivement) ;
- la location de véhicules automobiles – 711Z ;
- la location d’autres matériels de transport – 712A (la location d’auto-caravanes et motocycles
exclusivement) ;
- le contrôle technique automobile – 743A ;
- les activités de nettoyage – 747Z (exclusivement les activités de nettoyage des véhicules, de
préparation des véhicules neufs et de rénovation des véhicules d’occasion non effectuées chez
le client) ;
- les écoles de conduites – 804A ;
- la formation des adultes et la formation continue – 804C (exclusivement les centres de
formation des moniteurs de conduite).

Les activités de distribution et de réparation des produits automobiles constituant l’essentiel des
services de l’automobile, on s’attachera ainsi particulièrement, dans le cadre de ce
diagnostic, à étudier ce que l’on appelle le CRA (Commerce et Réparation Automobile)
qui comprend : le commerce de véhicules automobiles (501Z) ; l’entretien et la réparation de
véhicules automobiles (502Z), le commerce de détail d’équipements automobiles (503B), le
commerce et la réparation de motocycles (504Z), le commerce de détail de carburant (505Z).

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I-1-2/ Métiers concernés

¾ Le cadrage quantitatif des métiers pris en compte dans la filière des services de l’automobile
peut être décrit selon trois types de découpages :

- la nomenclature des Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS) à son niveau le


plus détaillé (455 postes) sert de référentiel de description des emplois occupés par les
individus dans les sources statistiques telles que le recensement général de la population, les
enquêtes emploi… Elle classe les individus selon leur statut et la taille de l’entreprise pour les
indépendants, la spécialité, la fonction, la qualification et le caractère public ou privé de
l’employeur pour les salariés.
Les PCS des services de l’automobile retenues sont :

2161 Artisans mécaniciens réparateurs d’automobiles


2162 Artisans tôliers-carrossiers d’automobiles
2219 Exploitants et gérants libres de station service, de 0 à 2 salariés
5521 Pompistes et gérants (salariés ou mandataires) de station-service
6321 Carrossiers d’automobiles qualifiés
6323 Mécaniciens qualifiés d’automobiles (entretien, réparation)
6821 Métalliers, serruriers, réparateurs en mécanique non qualifiés1

- le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME) intègre une approche des
compétences requises pour occuper les emplois. A son niveau le plus détaillé, cette
nomenclature regroupe 466 « emplois-métiers », pour lesquels sont spécifiés les activités, les
lieux d’exercice de ces activités, les conditions de travail, les compétences requises ainsi que
les conditions d’accès à l’emploi en termes de formation et d’expérience antérieure. Elle
permet de rapprocher les offres d’emploi déposées à l’ANPE des caractéristiques des
demandeurs d’emploi.
Ainsi, à partir du ROME, les métiers des services de l’automobile retenus sont :

14123 Employé de station service


14322 Représentant en véhicules
22221 Instructeur en conduite de véhicules à moteur
44321 Mécanicien de véhicules particuliers et industriels
44322 Mécanicien en motocycles, matériels d’entretien et de loisirs
44323 Réparateur en carrosserie

- les FAP correspondant à la nomenclature des familles professionnelles mise en place par le
Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Une famille
professionnelle est constituée de l’ensemble des emplois qui correspondent à une finalité et à
une même technicité professionnelle, quel que soit le niveau de compétences de cette
technicité. Ce découpage constitue un rapprochement des nomenclatures existantes sur
l’emploi et le marché du travail, entre les nomenclatures PCS (Professions et Catégories
1 Cette catégorie est composée de carrossiers, de mécaniciens auto, de mécaniciens d’entretien (hors industrie), de
métalliers et de serruriers. Sont également assimilés à cette catégorie les apprentis automobile, les apprentis
carrossiers, les apprentis mécaniciens auto, les apprentis tôliers, les mécaniciens agricoles (sauf fabrication de
machines agricoles), les mécaniciens carrossiers, les mécaniciens en cycles et motocycle, les monteurs serruriers, les
peintres en automobile, les réparateurs de motoculteurs et les tôliers automobile. Cette catégorie est donc très large et
comprend, en plus des ouvriers non qualifiés de la filière des services de l’automobile, des ouvriers non qualifiés
d’autres domaines professionnels.

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Socioprofessionnelles) de l’INSEE, et de la codification ROME (Répertoire Opérationnel des


Métiers et des Emplois) de l’ANPE.
Les métiers des Services de l’Automobile agrégés en familles professionnelles retenus sont :

D540 Mécaniciens de véhicules


D541 Carrossiers automobiles
T660 Pompistes et gérants de station service

¾ Le cadrage qualitatif des métiers peut être approché selon de nombreux découpages :
- les outils mis en place par l’ONISEP (fiches métiers, clips vidéo, publications) en
collaboration avec la profession au niveau régional et national ;
- les fiches du Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) ;
- le ROME pour les métiers décrits précédemment ;
- des publications diverses ;
- l’ANFA, via son service communication et les conseillers pédagogiques, a également son
propre outil de présentation des métiers, il s’agit du livret des métiers. Plusieurs grandes
catégories de métiers ont été identifiées : la maintenance, la carrosserie-peinture et le
commerce (cf. annexe : fiches métiers).

I-2/ Données principales relatives à la filière

I-2-1/ Données sur l’activité dans la filière

a/ Le marché de l’automobile en France

En France, l’automobile concerne un vaste marché. Aujourd’hui, 8 ménages sur 10


possèdent au moins une automobile. Ils étaient 3 sur 10 en 1960, puis 5 sur 10 en 1967 et 7 sur
10 en 1980. D’un marché de nouveaux acquéreurs, l’automobile est ainsi devenue
progressivement un marché de renouvellement. Par ailleurs, l’augmentation du nombre de
voitures par ménage a été rapide depuis 20 ans : 16,5% des ménages en 1980 possédaient au
moins 2 automobiles, 29,6% en 2000. La possession d’une automobile s’est en outre
démocratisée au cours des années 60 et 70 et concerne aujourd’hui 90% des cadres et supérieurs
et 80% des ouvriers.

En quarante ans, la part de l’automobile dans la consommation a presque doublé, en


valeur comme en volume : elle est de 14% en 2000 contre 8% en 1960. Ce chiffre s’est stabilisé
depuis le début des années 80. L’entretien/réparation, 35% du budget automobile global, est le
premier poste dans le budget auto des ménages en raison notamment de l’âge moyen du parc de
véhicule (plus de 7 ans) et aux dispositions législatives sur le contrôle technique.

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b/ Le parc de véhicules en Midi-Pyrénées


Sources : Ministère de l’Equipement, du Transport et du Logement et Journal l’Argus

Le parc de véhicules en janvier 2001 en Midi-Pyrénées se compose de 1 370 257 véhicules


particuliers (VP), 223 329 véhicules utilitaires (VU), 20302 véhicules industriels (VI) et 44 200
motocycles.
En 2000, 326 429 véhicules ont été immatriculés dont 26 % de véhicules neufs. Depuis 1999, le
volume d’immatriculations augmente, cependant, le véhicule neuf a largement plus progressé que
le véhicule d’occasion (10,7 % et 3,7 % respectivement). Malgré ces évolutions le parc de
véhicules semble poursuivre son vieillissement.
L’âge moyen du parc VP en région Midi-Pyrénées est très légèrement supérieur à l’âge moyen du
parc VP en France (7,74 ans contre 7,62 ans). Le département de la Haute-Garonne a un parc VP
le plus jeune de Midi-Pyrénées (7,5 ans en moyenne).

I-2-2/ Données sur l’emploi dans la filière


Sources : INSEE, Sirène 2001 et DADS 1999 et 2000
a/ Les services de l’automobile dans l’activité régionale

En 1999, d’après les DADS, 18 876 salariés occupaient un emploi dans la branche des services
de l’automobile en région Midi-Pyrénées, soit 3,6% des salariés de la région. Cette population
salariée est par ailleurs en progression puisqu’en 2000, on comptait environ 19 110 salariés, soit
une augmentation de 1,2 % par rapport à l’année précédente.
L’exploitation des fichiers Sirène indique que la région comptait en 2001 environ 5 300
entreprises appartenant à la branche des services de l’automobile, représentant ainsi près de
3% de l’activité économique régionale.

b/ Les services de l’automobile dans les départements


Avec plus de 8 300 salariés, le département de la Haute-Garonne concentre près de la moitié des
effectifs des services de l’automobile de Midi-Pyrénées. Le Tarn occupe le second rang de la
filière avec plus de 2 300 salariés, alors que l’Ariège regroupe à peine 5 % du total des effectifs. La
répartition géographique des établissements des services de l’automobile est comparable à celle
des salariés avec un nombre important d’entreprises implantées en Haute-Garonne (35 %) et très
peu en Ariège (5%).

Répartition des entreprises par département Répartition des salariés par département

Tarn-et-
Tarn-et- Garonne Ariège
Garonne Ariège 8,6% Aveyron
4,5%
9,0% 5,4% Aveyron 10,3%
13,3% Tarn
Tarn 12,4%
14,1%
Hautes-
Hautes-
Pyrénées
Pyrénées
8,0%
7,8% Lot
Lot Haute- 5,4%
7,8% Gers Haute-
Gers Garonne
6,3% Garonne
8,1% 34,5%
44,4%

Source : Sirène 2001 Source : DADS 1999

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I-2-3/ Données sur l’emploi dans les activités du Commerce et de la Réparation Automobile (CRA)

La filière des services de l’automobile comprend une large diversité d’activités dominée
cependant par l’activité de Commerce et de Réparation Automobile. Le CRA constitue le cœur de
la branche des services de l’automobile avec plus de 4 370 entreprises (soit 82 % des entreprises
de la branche) et près de 16 000 salariés (soit 85 % des salariés de la branche).

Plus de la moitié de ces salariés travaille dans des entreprises de commerce de véhicules de type
concession notamment, viennent ensuite pour un bon quart, ceux des entreprises d’entretien et
de réparation de véhicules (agents, mécaniciens réparateurs automobiles …).

L’emploi salarié du CRA par activité en Midi-Pyrénées


1999 2000
Nb % Nb %
Commerce de véhicules automobiles (501Z) 9175 57,3 9404 57,9
Entretien réparation de véhicules automobiles (502Z) 4075 25,5 4106 25,3
Commerce de détail d’équipements automobiles (503B) 969 6,1 947 5,8
Commerce et réparation de motocycles (504Z) 526 3,3 529 3,3
Commerce de détail de carburants (505Z) 1258 7,9 1247 7,7
Total CRA 16003 100,0 16233 100,0
Source : DADS 1999 - 2000

De 1999 à 2000, l’emploi salarié du CRA est en légère progression (+1,4 %) passant de 16 003 à
16 233. Cette tendance s’observe dans les 2 principales activités du CRA. On relève une légère
diminution de l’emploi salarié dans le commerce de détail d’équipements automobiles et dans le
commerce de détail de carburants.

a/ Les entreprises et les salariés par taille

Les entreprises du CRA sont en grande majorité des entreprises de petite dimension. En
effet, les entreprises de moins de 10 salariés sont les plus représentées en France comme au
niveau régional (91 % et 92 % respectivement). Parmi ces entreprises, près d’un tiers n’emploie
pas de salarié. L’effectif moyen dans les entreprises du CRA en Midi-Pyrénées s’élève à 3,6
salariés, chiffre légèrement inférieur à l’effectif moyen national qui est de 4,8.

Les entreprises du CRA selon leur taille en Midi-Pyrénées


2000 2001 2002
Nb % Nb % Nb %
0 salarié 1464 33,1 1423 32,5 1322 31,6
1 à 4 salariés 2144 48,5 2096 47,9 2013 48,0
5 à 9 salariés 534 12,1 567 12,9 537 12,8
10 à 49 salariés 261 5,9 270 6,2 285 6,8
50 et + 22 0,5 23 0,5 33 0,8
Total région 4425 100,0 4379 100,0 4190 100,0
Source : Sirène 2000, 2001,2002.

Entre 2000 et 2002, le nombre d’entreprise du CRA a diminué de 5,3 % mais les évolutions sont
opposées selon leur taille. En effet, les structures de 10 salariés et plus seraient en progression
(+12,4%) tandis que les moins de 10 salariés seraient en diminution (-6,5%). Ces chiffres

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pourraient ainsi appuyer le phénomène de regroupement observé au cours de ces dernières


années dans la distribution automobile.

Les entreprises de 10 salariés et plus tendent à absorber de plus en plus les effectifs
salariés du CRA

Evolution de l'emploi salarié du CRA selon la taille


de l'entreprise

8315 8265 8343


8500 8182
7948
8000 7755 Entreprises de moins de
7338 7435 10 salariés
7500
Entreprises de 10 salariés
7000 et plus
6500
1997 1998 1999 2000

Source : UNEDIC 1997, 1998, 1999, 2000

Ce graphique montre l’importance qu’ont pu avoir les entreprises de moins de 10 salariés dans la
région vis-à-vis des salariés du CRA. A titre d’exemple, en 1999, plus de la moitié des effectifs
salariés du CRA (52%) était employée dans des entreprises de moins de 10 salariés, contre 45% à
l’échelon national. Ces chiffres révélaient encore l’importance des petites structures en terme
d’emplois salarié dans la région. Toutefois, en 2000, l’écart au niveau régional est en train de se
réduire puisque les salariés employés dans des entreprises de 10 salariés ou plus sont presque
aussi nombreux que ceux travaillant dans des unités de moins de 10 salariés.

Répartition des emplois salariés du CRA selon la taille et l’activité de l’entreprise en 1999 (en %)
Moins de 10 10 salariés
salariés et plus Total
Commerce de véhicules automobiles (501Z) 36 64 100
Entretien réparation de véhicules automobiles (502Z) 78 22 100
Commerce de détail d’équipements automobiles (503B) 57 43 100
Commerce et réparation de motocycles (504Z) 79 21 100
Commerce de détail de carburants (505Z) 74 26 100
Total CRA 52 48 100
Source : UNEDIC 1999

Les salariés du motocycle (504Z), de l’entretien et de la réparation automobile (502Z) ainsi que
ceux du commerce de détail de carburants (505Z), sont les plus fréquemment employés par une
entreprise de moins de 10 salariés. A l’inverse, les salariés des concessions (501Z) et du
commerce de détail d’équipements automobile (503B) travaillent plus généralement dans des
entreprises de 10 salariés et plus.

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b/ Les professions exercées dans le CRA

Les données du Recensement Général de la Population (RGP) de 1999 permettent de compléter


l’analyse. En effet, à cette date, il y avait 19 333 actifs occupés dans le CRA et 80% de ces actifs
se concentrent dans une quinzaine de professions. Parmi ces actifs, 86% nécessitent une
qualification initiale spécifique au secteur (mécanique, carrosserie, vente de voitures, de
carburants, …) et 14% correspondent à des métiers transverses (secrétaire, employé des services
comptables ou financiers et employé administratif divers d’entreprise). Par ailleurs, les
indépendants (artisans) représentent un peu plus de 15% du total des actifs employés dans le
CRA. A titre de comparaison, la part des artisans tous secteurs confondus s’élève à 4 %.

Professions représentées dans les établissements du CRA en 1999


Code Code NAF Total
Libellé PCS
PCS 501Z 502Z 503B 504Z 505Z NB %
6323 Mécaniciens qualifiés d’automobiles (entretien, réparation) 1814 935 172 104 72 3097 16,0
6821 Métalliers, serruriers, réparateurs en mécanique non qualifiés 1518 1257 124 121 52 3072 15,9
2161 Artisans mécaniciens réparateurs d’automobiles 1001 1158 16 60 69 2304 11,9
6321 Carrossiers d’automobiles qualifiés 741 826 8 8 1583 8,2
5411 Secrétaires 678 220 40 13 41 992 5,1
4627 Représentants auprès de particuliers 774 94 42 28 938 4,9
5421 Employés des services comptables ou financiers 409 181 17 36 8 651 3,4
2162 Artisans tôliers-carrossiers d’automobiles 89 429 518 2,7
5521 Pompistes et gérants (salariés ou mandataires) de station-service 52 24 4 437 517 2,7
6515 Magasiniers 407 36 44 13 8 508 2,6
5424 Employés administratifs divers d’entreprise 173 114 28 12 22 349 1,8
4883 Agents de maîtrise 1er niveau en entretien, installation mécanique 205 65 4 4 278 1,4
2216 Petits détaillants en quincaillerie, bricolage, bazar 37 49 117 203 1,1
2211 Petits grossistes en produits non alimentaires 32 20 12 24 93 181 0,9
2332 Chefs d’entreprise de l’industrie ou des transports, de 10 à 49 salariés 136 42 178 0,9
6793 Ouvriers du tri, de l’emballage, de l’expédition 138 16 16 5 175 0,9
2219 Exploitants et gérants libres de station service, de 0 à 2 salariés 174 174 0,9
3731 Cadres de l’exploitation des magasins de vente 152 9 4 4 169 0,9
2190 Aides familiaux non salariés ou associés d’artisans, effectuant un travail 74 55 4 21 154 0,8
administratif ou commercial
2234 Moyens détaillants en produits non alimentaires 20 12 40 37 40 149 0,8
5515 Vendeurs en droguerie, bazar, quincaillerie, bricolage 64 12 48 24 148 0,8
3727 Cadres administratifs ou financiers des PME 82 37 4 8 8 139 0,7
4621 Chefs de petite surface de vente (salariés ou mandataires) 77 28 17 8 8 138 0,7
4612 Maîtrise et techniciens administratifs (autres que financiers et 68 37 18 8 131 0,7
comptables)
6411 Conducteurs routiers et grands routiers (salariés) 37 67 8 18 130 0,7
5519 Caissiers de magasin 4 26 97 127 0,7
4723 Techniciens en mécanique et chaudronnerie 72 33 16 121 0,6
4881 Agents de maîtrise 2ième niveau en entretien, installation 70 37 8 115 0,6
4611 Maîtrise et techniciens des services comptables ou financiers ; 76 16 8 100 0,5
comptables
4624 Représentants en biens d’équipement, biens intermédiaires, commerce 84 8 4 96 0,5
interindustriel
Sans Autres professions 884 556 126 130 202 1898 9,8
objet
Nb 9964 6320 895 720 1434 19333 100,0
Total
% 51,5 32,7 4,63 3,72 7,42 100
Source : RGP 99

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c/ Les secteurs d’activités employant les professions des services de l’automobile

Par ailleurs, les professions retenues comme relevant des services de l’automobile ne s’exercent
pas uniquement dans des établissements du CRA ou des services de l’automobile dans son
ensemble. En effet, le secteur d’activité Commerce de gros de matériel agricole utilise des
professions des services de l’automobile et notamment des mécaniciens qualifiés d’automobiles.

Répartition des professions des services de l’automobile dans les secteurs d’activité en 1999
Code Code PCS Total
Libellé NAF
NAF 2161 2162 2219 5521 6321 6323 6821 Nb %
501Z Commerce de véhicules automobiles 1001 89 52 741 1814 1518 5215 34,1
502Z Entretien et réparation de véhicules automobiles 1158 429 24 826 935 1257 4629 30,3
505Z Commerce de détail de carburants 69 174 437 8 72 52 812 5,3
516N Commerce de gros de matériel agricole 17 5 427 282 731 4,8
503B Commerce de détail d'équipements automobiles 16 4 172 124 316 2,1
504Z Commerce et réparation de motocycles 60 8 104 121 293 1,9
454D Menuiserie métallique; serrurerie 4 211 215 1,4
745B Travail temporaire 16 4 4 8 24 38 107 201 1,3
503A Commerce de gros d'équipements automobiles 4 8 102 63 177 1,2
743A Contrôle technique automobile 28 129 8 165 1,1
293C Fabrication de matériel agricole 28 17 50 25 120 0,8
602M Transports routiers de marchandises interurbains 4 4 69 28 105 0,7
602A Transports urbains de voyageurs 20 69 12 101 0,7
521D Supermarchés 85 4 89 0,6
752C Défense 4 56 24 84 0,5
751E Tutelle des activités économiques 12 52 16 80 0,5
285D Mécanique générale 16 8 12 38 74 0,5
281C Fabrication de charpentes et menuiseries métalliques 4 65 69 0,5
751A Administration publique générale 4 40 22 66 0,4
342A Fabrication de carrosseries automobiles 4 8 4 8 36 60 0,4
602B Transports routiers réguliers de voyageurs 9 32 16 57 0,4
524W Commerce de détail d'articles de sport et de loisir 8 4 32 8 52 0,3
524N Commerce de détail de quincaillerie 8 25 17 50 0,3
Sans Autres secteurs d’activité 80 12 13 52 92 453 816 1518 9,9
objet
Total 2513 575 191 666 1765 4699 4870 15279 100,0
Source : RGP 99

d/ Les emplois par catégorie socioprofessionnelle


Sources : INSEE, DADS 1999 et 1996

Prédominance des emplois d’ouvriers

En France, traditionnellement la population salariée du CRA est essentiellement composée


d’ouvriers. En 1999, les entreprises du commerce et de la réparation automobile emploient 47%
d’ouvriers. A titre de comparaison, cette proportion est de 38% pour l’ensemble des secteurs
d’activité. Le taux de qualification des ouvriers du CRA est particulièrement élevé, on dénombre
environ 7 ouvriers qualifiés pour 1 ouvrier non qualifié dans la branche alors que dans les autres
secteurs d’activité on compte 2 ouvriers qualifiés pour 1 ouvrier non qualifié. La réparation
automobile comprend en effet des métiers techniques nécessitant des savoir-faire spécifiques et

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de bons niveaux de qualification pour faire face aux constantes évolutions technologiques. Outre
cette importance des emplois d’ouvriers, d’autres catégories sont également sur-représentées au
sein du CRA, c’est le cas des emplois de chefs d’entreprise, 5% (2% pour l’ensemble des secteurs
d’activité), et des apprentis/stagiaires, 8% (3% tous secteurs). A l’inverse, l’encadrement est très
faiblement représenté, 4% contre 11% pour l’ensemble des secteurs d’activité. On peut faire le
même constat pour les professions intermédiaires (agents de maîtrise exerçant des fonctions
techniques, commerciales ou administratives), 14% (21% tous secteurs). Enfin, les employés
paraissent légèrement moins représentés dans le CRA, 22% en comparaison des autres secteurs,
25%. La plupart d’entre eux exercent des fonctions administratives et commerciales. Les métiers
du CRA ont un caractère à dominante artisanale, c’est pourquoi, on retrouve une telle
configuration.

En Midi-Pyrénées, la répartition des emplois par CSP est à peu près similaire à la configuration
nationale du CRA.

Répartition des emplois du CRA par CSP en 1999


Midi-Pyrénées France
Nb % %
Chefs d'entreprise 992 6 5
Cadres 484 3 4
Professions intermédiaires 2033 13 13
Employés 3430 21 21
Ouvriers non qualifiés 901 6 5
Ouvriers qualifiés 6876 43 42
Apprentis, stagiaires 1287 8 8
Total 16002 100 100
Source : DADS 1999

Sur la période 1996-2000, période de progression de l’emploi dans le CRA, on constate que la
répartition des CSP s’est légèrement modifiée. Ainsi, la catégorie des ouvriers qualifiés, la plus
représentée dans les effectifs salariés du CRA (44% des effectifs en 2000) a pris de l’importance
(+2,7 points). Cette tendance témoigne de la nécessité pour les professionnels de l’automobile de
recruter une main-d’œuvre qualifiée pouvant faire face aux évolutions technologiques dans le
secteur. A l’inverse, la part des ouvriers non qualifiés est en diminution (-0,5 points). Une autre
catégorie a progressé, il s’agit des employés (+0,3 points). A l’opposé, certaines catégories
enregistrent des diminutions, c’est le cas des chefs d’entreprise (-1,1 points), des professions
intermédiaires (-1,4 points). La CSP cadre après une progression entre 1996 et 1999, retrouve en
2000, la même proportion qu’en 1996. Ces évolutions sont probablement à mettre en relation
avec les regroupements qui se sont opérés dans le secteur, l’objectif étant de réaliser des
économies d’échelle.

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Evolution des emplois par catégorie socioprofessionnelle entre 1996 et 2000


1996 1997 1998 1999 2000
Nb % Nb % Nb %
Chefs d'entreprise 1106 6,9 nd nd 992 6,2 934 5,8
Cadres 431 2,7 nd nd 484 3,0 437 2,7
Professions intermédiaires 2292 14,4 nd nd 2033 12,7 2118 13,0
Employés 3370 21,2 nd nd 3430 21,4 3497 21,5
Ouvriers qualifiés 6504 40,9 nd nd 6876 43,0 7076 43,6
Ouvriers non qualifiés 944 5,9 nd nd 901 5,6 874 5,4
Apprentis, stagiaires 1273 8,0 nd nd 1287 8,0 1298 8,0
Total 15920 100,0 nd nd 16003 100,0 16233 100,0
nd : non disponible
Source : DADS 1996, 1999 et 2000

e/ Les emplois par sexe


Sources : UNEDIC 1999 et 1996

Une population surtout masculine

Les emplois du CRA sont peu féminisés en France comme au niveau régional. Les femmes
représentent 19 % des effectifs régionaux pour une moyenne de 20 %. Bien qu’inférieure à la
situation nationale, la féminisation des emplois en Midi-Pyrénées est un processus en plein essor,
+7 % entre 1996 et 1999 contre +4,6 % en moyenne. Néanmoins, ce processus est à pondérer au
regard des fonctions traditionnellement occupées par les femmes dans la branche. En effet, elles
exercent principalement des fonctions tertiaires (secrétaires, comptables, …). Par ailleurs, ces
chiffres sont partiels car ils ne prennent pas en compte les femmes non salariées, un grand
nombre d’entre elles travaillant notamment en tant que conjoint collaborateur.

Les données du RGP montrent que les femmes sont les mieux représentées dans les professions
de la distribution de carburants, que ce soit à titre d’indépendant ou de salariés, avec
respectivement 44 % et 38 % de femmes parmi les pompistes et gérants (salariés ou mandataires)
de station service ou exploitants et gérants libres de station services, de 0 à 2 salariés. Leur part
parmi les artisans tôliers carrossiers d’automobile mais surtout mécaniciens réparateurs
d’automobiles qui s’élève à presque 5 % peut s’expliquer par des transferts d’entreprises entre
l’artisan et son épouse lors du départ à la retraite de l’artisan. Les femmes sont quasiment
absentes des emplois d’ouvriers (qualifiés ou non) des services de l’automobile.

Répartition des professions des services de l’automobile par sexe en 1999 (en %)
Code
Libellé Hommes Femmes Total
PCS
2161 Artisans mécaniciens réparateurs d’automobiles 95,3 4,7 100 (2513)
2162 Artisans tôliers-carrossiers d’automobiles 98,6 1,4 100 (575)
2219 Exploitants et gérants libres de station service, de 0 à 2 salariés 61,8 38,2 100 (191)
5521 Pompistes et gérants (salariés ou mandataires) de station-service 55,9 44,1 100 (666)
6321 Carrossiers d’automobiles qualifiés 100,0 0,0 100 (1765)
6323 Mécaniciens qualifiés d’automobiles (entretien, réparation) 99,8 0,2 100 (4699)
6821 Métalliers, serruriers, réparateurs en mécanique non qualifiés 99,6 0,4 100 (4870)
Total 96,6 3,4 100 (15279)
Source : RGP 1999

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f/ Les emplois par âge


Sources : INSEE, DADS 1999 et 1996 et RGP 1999

Une population particulièrement jeune …


La moyenne d’âge de la population salariée du CRA est de 36 ans environ contre 38 tous secteurs
confondus dans la région, la population salariée du CRA constitue ainsi une population jeune. En
effet, les moins 25 ans représentent 16% de l’ensemble des salariés du commerce et de la
réparation automobile contre 10% de l’ensemble des salariés tous secteurs confondus dans la
région. Cette part importante de moins 25 ans dans les effectifs salariés est à mettre en relation
avec une forte tendance de la part des employeurs du CRA et de la branche à recourir aux
contrats en alternance.

On peut par ailleurs ajouter que certains secteurs d’activité du CRA sont particulièrement jeunes,
il s’agit du commerce et de la réparation de motocycles : la moyenne d’âge est de 33 ans
seulement, viennent ensuite le commerce d’équipements automobile et l’entretien et la réparation
automobile (35 ans dans les 2 cas). L’âge moyen est légèrement plus élevé (37 ans) dans le
commerce de véhicules automobiles et le commerce de détail de carburants et davantage en
correspondance avec l’âge moyen tous secteurs confondus.

Evolution des emplois par classe d’âge


Moins 25 – 29 30 – 34 35 – 39 40 – 44 45 – 49 50 ans et
de 25 ans ans ans ans ans ans plus Total
Nb d’emplois salariés 2 606 2427 2398 2223 2094 1848 2 407 16 003
Evolution 1996/99 +9,9% -4,5% -0,3% -2,6% -7,1% -2,7% +20,8% +1,6%
Source : DADS 1996 et 1999

Evolution des emplois par classe d'âge en Midi-Pyrénées

25
20
+20,8%
15
10
+9,9%
5
0
-3,4%
-5
- de 25 ans 25-49 ans 50 ans et +

Source : DADS 1996 et 1999

… mais une tendance au vieillissement

Même si la progression est légère, l’âge moyen est passé de 36,3 ans en 1996 à 36,5 ans en 1999.
Ceci indique une tendance au vieillissement de la population salariée. Les moins de 25 ans restent
plus nombreux que les 50 ans et plus, mais le différentiel entre ces 2 classes reste assez faible. Par
ailleurs, le nombre de salariés âgés de 50 ans et plus a enregistré une augmentation (+20,8%)
nettement supérieure à celle observée pour les moins de 25 ans (+9,9%). Il convient également
d’ajouter que le nombre de salariés de 25 à 49 ans a diminué et ce dans toutes les classes d’âge.

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Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée déclaré par les professionnels du secteur,
un tel constat témoigne probablement de la fuite des salariés expérimentés vers d’autres secteurs.
L’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby-boom risque d’amplifier le phénomène de
vieillissement.

Les professions les plus touchées par le vieillissement sont les artisans où presque la moitié
d’entre eux ont 50 ans ou plus, viennent ensuite les artisans de la réparation automobile et les
artisans tôliers carrossiers d’automobiles ou cette catégorie représente environ un tiers. En
revanche, les employés et les ouvriers repérés comme appartenant aux services de l’automobile
sont beaucoup plus jeunes puisque les 50 ans et plus représentent entre 7 et 12 %. La forte
proportion de jeunes (plus de 40 %) parmi les métalliers, serruriers, réparateurs en mécanique
non qualifiés provient du nombre important de jeunes en formation par alternance.

Répartition des professions des services de l’automobile par classe d’âge en 1999
Code - de 25 25 – 49 50 ans Total
Libellé PCS
PCS ans ans et +
2161 Artisans mécaniciens réparateurs d’automobiles 1,6 64,5 33,9 100 (2513)
2162 Artisans tôliers-carrossiers d’automobiles 0,7 69,4 29,9 100 (575)
2219 Exploitants et gérants libres de station service, de 0 à 2 salariés 0,0 55,0 45,0 100 (191)
5521 Pompistes et gérants (salariés ou mandataires) de station-service 20,1 69,1 10,8 100 (666)
6321 Carrossiers d’automobiles qualifiés 19,9 69,5 10,5 100 (1765)
6323 Mécaniciens qualifiés d’automobiles (entretien, réparation) 12,4 75,5 12,0 100 (4699)
6821 Métalliers, serruriers, réparateurs en mécanique non qualifiés 40,7 52,7 6,6 100 (4870)
Total 20,3 65,0 14,8 100 (15279)
Source : RGP 1999

g/ Les emplois par niveau de diplôme


Source : INSEE, RGP 1999

La montée des qualifications des personnels des services de l’automobile semble relativement
récente. En effet, la proportion des actifs ayant un diplôme de niveau bac est relativement stable
dans toutes les classes d’âge au-delà de 30 ans, variant entre 4 et 6 %. En revanche, dans la
catégorie des 25 – 29 ans, cette proportion représente 18 %. Malgré cette montée des
qualifications, la filière des services de l’automobile semble encore offrir des possibilités
d’embauches à des jeunes sans diplôme2 puisque 10 % des 25 – 29 ans étaient dans ce cas. Par
ailleurs, la proportion de jeunes titulaires de CEP ou BEPC qui s’orientent vers ces entreprises est
faible (3 % contre 34 % chez les plus anciens). La catégorie des moins de 25 ans est un peu
particulière dans la mesure où la filière recourt assez fortement à la formation par alternance et
dans la mesure où ces jeunes sont comptabilisés dans la catégorie des actifs n’ayant aucun
diplôme.

2 Sont comptabilisés dans cette catégorie des jeunes qui ont suivi une formation générale ou professionnelle
qualifiante sans avoir obtenu le diplôme.

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Niveau de diplôme des actifs des services de l’automobile par classe d’âge en 1999
Code PCS
2161 2162 2219 5521 6321 6323 6821 Total
Moins de 25 ans Aucun diplôme 50,0 0,0 0,0 9,0 17,3 9,2 31,6 25,0
CEP, BEPC 0,0 0,0 0,0 9,0 12,5 4,8 17,7 14,0
CAP, BEP 40,0 100,0 0,0 24,6 65,6 65,6 42,7 48,9
Bac 10,0 0,0 0,0 39,6 4,5 18,8 7,0 10,4
Bac + 2 ou plus 0,0 0,0 0,0 17,9 0,0 1,5 1,1 1,7
Total 40 4 0,0 134 352 584 1980 3094
25 - 29 ans Aucun diplôme 0,0 0,0 0,0 9,9 5,7 7,8 16,3 10,3
CEP, BEPC 3,8 0,0 0,0 3,3 1,4 1,9 5,0 3,1
CAP, BEP 49,0 85,7 100,0 47,1 78,2 67,0 56,4 62,9
Bac 43,3 14,3 0,0 29,8 14,6 17,1 15,1 17,9
Bac + 2 ou plus 3,8 0,0 0,0 9,9 0,0 6,2 7,1 5,8
Total 104 28 5 121 280 836 799 2173
30 - 39 ans Aucun diplôme 11,6 3,1 16,7 16,4 14,2 8,2 18,4 12,7
CEP, BEPC 7,4 9,4 16,7 19,2 6,6 6,0 8,4 7,8
CAP, BEP 67,0 84,4 50,0 44,3 70,3 77,4 67,7 70,4
Bac 8,6 3,1 16,7 12,8 6,0 6,9 2,7 6,1
Bac + 2 ou plus 5,4 0,0 0,0 7,3 2,9 1,5 2,7 2,9
Total 663 128 24 219 549 1404 1165 4152
40 - 44 ans Aucun diplôme 14,5 3,8 14,3 26,7 17,8 18,0 19,5 17,0
CEP, BEPC 13,5 19,2 28,6 20,0 15,9 10,1 19,2 14,4
CAP, BEP 62,9 73,1 28,6 53,3 64,4 68,4 54,6 63,3
Bac 6,1 0,0 14,3 0,0 1,9 3,5 2,2 3,5
Bac + 2 ou plus 3,0 3,8 14,3 0,0 0,0 0,0 4,5 2,0
Total 394 104 28 60 208 693 359 1846
45 - 49 ans Aucun diplôme 7,0 3,6 16,7 6,7 12,6 8,8 17,1 9,6
CEP, BEPC 20,2 8,6 33,3 40,0 31,6 27,9 20,4 24,3
CAP, BEP 58,0 84,9 33,3 46,7 51,6 58,2 59,2 58,6
Bac 7,0 2,9 16,7 6,7 2,1 3,9 0,0 4,3
Bac + 2 ou plus 7,8 0,0 0,0 0,0 2,1 1,3 3,3 3,2
Total 460 139 48 60 190 617 245 1759
50 - 54 ans Aucun diplôme 9,7 21,1 0,0 18,2 10,7 15,8 15,6 13,1
CEP, BEPC 16,6 22,1 53,7 54,5 33,1 24,5 26,1 24,8
CAP, BEP 55,4 52,6 46,3 18,2 56,2 54,3 55,9 53,5
Bac 14,0 0,0 0,0 9,1 0,0 3,4 1,9 6,3
Bac + 2 ou plus 4,3 4,2 0,0 0,0 0,0 2,1 0,5 2,4
Total 464 95 54 44 121 387 211 1376
55 ans et plus Aucun diplôme 12,6 15,6 12,5 0,0 30,8 22,5 30,6 18,1
CEP, BEPC 35,3 26,0 62,5 28,6 50,8 25,3 33,3 34,1
CAP, BEP 40,5 58,4 12,5 42,9 12,3 47,8 32,4 39,5
Bac 6,2 0,0 12,5 14,3 0,0 4,5 3,6 5,0
Bac + 2 ou plus 5,4 0,0 0,0 14,3 6,2 0,0 0,0 3,3
Total 388 77 32 28 65 178 111 879
Total 2513 575 191 666 1765 4699 4870 15 279
Source : RGP 1999

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h/ Pour conclure sur cette partie

Les services de l’automobile en région Midi-Pyrénées nécessitent une main-d’œuvre


essentiellement technique. Ce type d’emploi paraît requérir de plus en plus, en tout cas sur la
période 1996-2000, une main-d’œuvre qualifiée certainement en raison des évolutions
technologiques introduites dans l’industrie automobile mais également dans les équipements de
maintenance automobile. Pour faire face à ces évolutions, la Branche dispose d’un atout : sa
capacité à drainer une population jeune. Toutefois ce constat reste à pondérer, puisqu’il apparaît
que ces jeunes sont pour une grande part des salariés en formation dans les entreprises du
secteur. Lorsqu’ils se sont constitués une expérience, ceux-ci ne resteraient pas dans le secteur et
iraient proposer ailleurs, toutes leurs compétences. En outre, les 50 ans et plus sont en
progression et témoignent d’un certain vieillissement de la population salariée. On peut
s’interroger sur cette catégorie de salariés : n’y a-t-il pas parmi eux des salariés dont le capital
compétences nécessiterait d’être réactualisé pour faire face aux évolutions technologiques du
secteur ? Les fonctions de type managériales paraissent également en plein bouleversement :
diminution des emplois de chefs d’entreprise, des professions intermédiaires… Il est possible que
les regroupements qui se sont opérés au cours des dernières années notamment pour réaliser des
économies d’échelles aient eu un impact sur ce type de fonction.

1-2-4/ Données sur le marché du travail


Sources : ANPE DEFM 1998, 1999, 2000, 2001 et DRTEFP

a/ Caractéristique des demandeurs d’emploi

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrit dans les services de l’automobile est en


diminution

Nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans les


services de l'automobile en Midi-Pyrénées

2170
1867 1579 1434

1998 1999 2000 2001

Source : ANPE, DEFM 1998 à 2001

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans les métiers spécifiques de l’automobile a


enregistré une diminution régulière entre 1998 et 2001, passant de 2170 demandeurs d’emploi à
1434, soit une baisse de 34% dans un contexte de reprise de l’emploi.

La part des chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d’un an) dans les métiers spécifiques
des services de l’automobile était de 28,1 % en 2000, soit un point de plus que la moyenne
nationale (27,1 %) mais cette proportion régionale tend à diminuer (26,6% en 2001).

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Une majorité de demandeurs d’emploi dans les métiers de la maintenance et de la


réparation

Nombre de demandeurs d’emplois par métier en Midi-Pyrénées


1998 1999 2000 2001
Employé de station service 75 71 72 53
Instructeur en conduite de véhicules à moteur 121 101 91 68
Mécanicien en motocycle, matériels d’entretien et de loisirs 181 175 148 144
Mécanicien de véhicules particuliers et industriels 1177 979 797 739
Réparateur en carrosserie 424 358 318 266
Représentant en véhicules 192 183 153 164
Total 2170 1867 1579 1 434
Source : ANPE, DEFM 1998 à 2001

Les demandeurs d’emploi les plus représentés sont ceux de la maintenance et de la réparation.
Ces métiers sont aussi les plus représentés dans la Branche. Toutefois, ces candidats ne possèdent
pas nécessairement une qualification correspondant à ces métiers.

Des demandeurs d’emploi plutôt jeunes


On relève une proportion assez forte et légèrement croissante de demandeurs d’emploi de moins
de 25 ans : 38,8% en 2000 et 39% en 2001. A titre de comparaison, cette proportion est de 37,6
% en France et de 18 % tous secteurs confondus à ce même échelon géographique. Il convient
d’insister encore sur le fait que tous ne possèdent pas une qualification correspondant au métier
demandé. En outre, lorsqu’ils sont qualifiés, les jeunes demandeurs d’emploi accèdent très
rapidement à l’emploi.

b/ Caractéristique des offres d’emploi

Les offres d’emploi enregistrées par l’ANPE pour les métiers des services de l’automobile ont
diminué de 16,3 % entre 2000 et 2001, résultat du ralentissement conjoncturel qui a touché
l’économie au début de l’année 2001. Tous les métiers sont concernés par ce fléchissement et la
baisse varie de 8 à 39 %. Ces offres portent essentiellement sur les mécaniciens de véhicules
particuliers et industriels, catégorie la plus représentée au sein de la branche. A noter également la
forte proportion d’offres de réparateur en carrosserie et d’employés de station service qui
représentent respectivement 15 % et 10 % du total des offres. Par ailleurs, le détail selon la durée
du contrat proposé montre que les offres d’emploi d’une durée supérieure à 6 mois se sont
maintenues sur la période alors que les offres de 1 à 6 mois ou de moins de 1 mois ont diminué.

Offres enregistrées au 1er semestre 2000 Offres enregistrées au 1er semestre 2001
de + de de 1 à 6 de – de Total de + de de 1 à 6 de – de Total
6 mois mois 1 mois 6 mois mois 1 mois
Employé station service 69 70 29 168 68 30 5 103
Instructeur en conduite 35 20 10 65 37 17 0 54
de véhicules à moteur
Mécanicien moto., mat. 42 25 6 73 40 26 1 67
d’entretien et de loisirs
Mécanicien véhicules 411 196 89 696 423 193 14 630
part. et industriels
Réparateur carrosserie 111 56 23 190 113 36 2 151
Représentant véhicules 32 7 5 44 22 8 0 30
Total 700 374 162 1236 703 310 22 1035
Source : DRTEFP

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1-2-5/ Les mouvements de main-d’œuvre


Source : INSEE – DRTEFP Midi-Pyrénées, EMMO et DMMO 1999

Limites : Les mouvements de main-d’œuvre concernent les entreprises de 10 salariés et plus dont l’activité
économique concerne le commerce.

En 1999, on a enregistré un peu plus de 1 300 mouvements de main-d’œuvre dans les entreprises
du commerce de 10 salariés et plus. Ces mouvements se répartissent en 697 entrées et 606 sorties,
soit un peu plus d’entrées que de sorties. La catégorie pompistes et gérants de station service se
démarque des deux autres et notamment sur l’utilisation des CDD, contrat qui constitue le
principal motif d’entrée et de sortie. Cette catégorie enregistre également plus de sorties que
d’entrées. Chez les mécaniciens de véhicules et les carrossiers d’automobile les sorties pour
démission représentent plus de 40 % du total des sorties.

Les entrées et sorties dans les entreprises de 10 salariés et plus en 1999


Entrées Sorties
Entrées Entrées Autres Total Sorties Sorties Sorties Sorties Sorties Autres Total
FAP en CDI en entrées entrées fin démiss° licen. autre départ sorties sorties
CDD CDD éco. licen. retraite
Mécaniciens Nb 244 188 11 443 82 153 13 56 6 48 358
de véhicules
% 55,1 42,4 2,5 100,0 22,9 42,7 3,6 15,6 1,7 13,4 100,0
Carrossiers Nb 79 58 3 140 26 48 14 3 7 11 109
automobiles
% 56,4 41,4 2,1 100,0 23,9 44,0 12,8 2,8 6,4 10,1 100,0
Pompistes et Nb 35 79 114 83 31 0 18 5 2 139
gérants de
station
service
% 30,7 69,3 0,0 100,0 59,7 22,3 0,0 12,9 3,6 1,4 100,0
Total Nb 358 325 14 697 191 232 27 77 18 61 606
% 51,4 46,6 2,0 100,0 31,5 38,3 4,5 12,7 3,0 10,1 100,0

Toutes catégories confondues (mécanicien, carrossier et pompiste), le recours aux CDD concerne
principalement les jeunes de moins de 25 ans du fait d’une utilisation massive des contrats en
alternance. Chez les personnes plus âgées (au-delà de 25 ans), les mouvements à partir des CDD
résultent principalement des contrats d’intérim. Ce tableau montre également une forte
proportion de personnes de 25 à 29 ans qui démissionnent de leur emploi dans ces entreprises de
10 salariés et plus.

Les entrées et sorties dans les entreprises de 10 salariés et plus en 1999 par tranche d’âge
Entrées Sorties
Tranche d’âge Entrées Entrées Autres Total Sorties Sorties Sorties Sorties Sorties Autres Total
en CDI en entrées entrées fin démiss° licen. autre départ sorties sorties
CDD CDD éco. licen. retraite
15-24 ans Nb 107 201 0 307 118 76 1 11 0 11 216
% 34,7 65,3 0,0 100,0 54,4 35,2 0,5 4,9 0,0 4,9 100,0
25-29 ans Nb 70 54 1 126 44 63 5 18 0 0 131
% 55,9 43,2 0,8 100,0 34,0 48,4 4,0 13,7 0,0 0,0 100,0
30-49 ans Nb 160 70 10 240 29 83 18 28 0 43 200
% 66,5 29,2 4,3 100,0 14,3 41,3 8,9 14,2 0,0 21,3 100,0
50-59 ans Nb 21 0 3 24 0 10 2 20 0 10 42
% 86,7 0,0 13,3 100,0 0,0 24,8 5,0 47,6 0,0 22,6 100,0
60 ans et plus Nb 0 0 0 0 0 0 0 0 19 0 19
% so so so so 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 100,0
Total Nb 358 325 14 697 191 232 26 77 19 64 608
% 51,3 46,6 2,1 100,0 31,4 38,2 4,3 12,7 3,1 10,3 100,0

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1-3/ Un secteur en pleine mutation


Source : ANFA

1-3-1/ Quelques faits marquants depuis les dix dernières années et les répercussions sur
l’emploi et les métiers.

L’automobile est un produit en constante évolution. Les constructeurs doivent en effet satisfaire aux demandes des
clients et des pouvoirs publics relatives à la sécurité et à la qualité de l’air. Le produit automobile apparaît ainsi
comme un produit de plus en plus complexe faisant appel à l’électricité et à l’électronique. Par ailleurs, l’évolution
de la demande des consommateurs et leurs exigences croissantes en matière de prestations associées a nécessité de
repenser les activités de vente et d’après-vente.

De fait ces évolutions ont touché l’emploi salarié de la Branche (diminution de l’emploi non
qualifié, progression de l’encadrement, …) ainsi que l’ensemble des métiers de la
maintenance/réparation et ceux de la vente, dans leurs contenus d’activité.

Le premier facteur d’évolution tient à la diffusion progressive d’une nouvelle génération


d’outils de travail utilisant des méthodologies électroniques et informatiques. Les nouvelles
formes de travail qui en découlent transforment les emplois : à la fois plus simples et plus complexes, ils deviennent
avant tout plus rationnels et moins empiriques. L’évolution considérable des équipements automobiles a
procédé du passage de la mécanique traditionnelle à la mécanique assistée électroniquement.

Le travail de recherche effectué sur les équipements automobiles a contribué à accroître


considérablement leur fiabilité et diminuer les temps d’intervention. Mais cette baisse relative du
marché de la maintenance a été compensée par la diversification des prestations, la mise en place
du contrôle technique comme par la croissance rapide du parc automobile.
Cette mutation technologique s’est répercutée sur l’équipement des garages, au niveau des outils
de mesure et de diagnostic.

La généralisation des systèmes électriques sur les véhicules automobiles a induit la


recherche de nouvelles compétences. Si les besoins de compétences se sont déplacés peu à
peu du domaine technique-mécanique vers le domaine technique-informatique, cette mutation
s’est inscrite dans une certaine ambivalence. Certaines interventions sont devenues plus simples
tandis que d’autres se sont complexifiées. L’informatisation du diagnostic et la systématisation de
l’échange de pièce a eu pour conséquence la suppression de l’activité de réparation, d’où une
simplification du métier de réparateur automobile. Toutefois, la transformation de
l’environnement classique du moteur (aujourd’hui électrique et mécanique) a complexifié le
métier. Désormais, les différents éléments constitutifs d’un moteur ne peuvent plus être pensés
indépendamment mais comme faisant partie d’un ensemble. Ainsi, pour intervenir sur un organe,
il est indispensable de prendre en compte son environnement mécanique et électrique.

Par ailleurs, aux nouvelles compétences techniques et électriques, s’ajoute un nouveau


domaine de compétences : l’accueil clientèle. Le marché de la maintenance s’est orienté vers
les activités d’entretien courant et de réparation rapide. Introduit par les centres auto et les
spécialistes, les ateliers de service rapide se sont également développés dans les concessions et se
sont mis en place auprès d’un grand nombre de professionnels. Cette nouvelle forme de travail
basé sur des opérations simples et répétitives ne requiert pas un niveau technique très élevé mais
de nouvelles compétences quant aux comportements d’accueil. Il faut en effet être à la fois très
productif pour travailler vite et commerçant pour savoir vendre le service et les pièces.

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Le second facteur est d’ordre commercial. L’évolution des modes de consommation et des attentes de la
clientèle en matière de délai, de prix et de qualité de prestation a conduit la profession vers une profonde mutation.

Les constructeurs ont incité les concessionnaires et les groupes à développer des activités
complémentaires (après-vente, véhicule d’occasion, vente de crédit...). La prestation de vente a
ainsi été entièrement redéfinie tant sur le véhicule neuf (développement des offres globales associant à la
vente automobile une vente de services complémentaires (financement, contrat d’assistance, d’entretien, engagement de
reprise, assurance...) que sur le véhicule d’occasion (redéfinition des conditions de reprise et de revente …).
Par ailleurs, cette prestation nécessite une utilisation plus grande des nouveaux outils multimédia
ainsi que du marketing.

De fait, le vendeur ne doit plus vendre seulement une voiture mais toute une gamme de services
que peut offrir l’entreprise (la reprise, le crédit, l’assistance, le contrat d’entretien…). Les
fonctions de vendeur se sont enrichies puisqu’il doit être aussi conseiller financier et conseiller
service.

Si le produit automobile et les attentes de la clientèle sont en perpétuelle évolution modifiant ainsi les métiers de la
distribution-réparation, les organisations vivent également des changements importants au rang desquels : le
phénomène de concentration et la fin du règlement d’exemption. Ces mutations organisationnelles et réglementaires
auront un impact certain sur les emplois et les métiers de la vente et de l’après-vente.

Le phénomène de concentration

Traditionnellement composé d’un tissu d’entreprises de type artisanal à forte employabilité,


l’activité commerce et réparation automobile s’est trouvée confrontée au développement
important des groupes. Le nombre de concessions et d’agent a ainsi fortement diminué. Ce
phénomène est la conséquence d’une baisse de l’activité globale sur la vente automobile et d’une
accentuation de la concurrence, mais il s’est opéré aussi dans l’objectif de la nouvelle
réglementation européenne. La distribution automobile est, en effet, régie par un règlement
d’exemption au traité de Rome, le règlement 1475/95 qui a pris fin le 30 septembre 2002.

Dans l’objectif d’optimiser la chaîne de distribution, de réduire l’intensité de la concurrence et de


réaliser des économies d’échelle, les constructeurs ont encouragé voire impulsé ces
regroupements. Ils ont notamment réorganisé leurs réseaux par la constitution de plaques
régionales de trois ou quatre concessions confiées à des professionnels financièrement solides.
En confiant des territoires plus vastes à chacun des concessionnaires, le concédant a ainsi permis
au concessionnaire de maintenir des marges car il peut accroître le volume de ses ventes. Mais
cette puissance nouvelle du distributeur ne s’accompagne pas forcément d’une autonomie plus
grande. L’idée de « plaques » régionales est née autant de la stratégie des constructeurs que de
celle des concessionnaires.

La première des synergies réalisées concerne l’activité administrative concentrée dans la holding,
mais ces synergies peuvent également s’opérer sur une grande partie des activités à plus ou moins
grande échelle en fonction de la taille et de l’organisation des groupes.

Ces synergies variables d’un groupe à un autre et en fonction des orientations décidées par leurs
responsables peuvent tout à la fois concerner :
- les activités administratives, comptables, et informatiques
- les ressources humaines
- la gestion des stocks de véhicules d’occasion (achat, entretien, rotation...)
- la constitution de grands centres de véhicules d’occasion

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- la gestion des stocks de véhicules neufs et des pièces


- la carrosserie (par la mise en place d’un centre commun)
- la location de véhicules
- les achats groupés auprès des fournisseurs (hors constructeurs)
- les conditions consenties par les banquiers et les assureurs
- la gestion de trésorerie
- la publicité

Ces groupes de distribution ont expérimenté différentes voies de développement et


principalement : le multimarquisme et la diversification des prestations. En conséquence,
ces groupes développent des activités telles que centre de lavage, centre de réparation rapide,
location, centre de distribution des véhicules d’occasion... soit par l’octroi d’une franchise ou par
la création de nouveaux établissements.

Ces regroupements d’entreprise ont des conséquences sur la structuration du secteur : tout
d’abord, le nombre d’établissement de 10 salariés et plus tend à progresser alors que les petites
structures sont en diminution. Par ailleurs, l’emploi salarié a davantage progressé dans les
entreprises de 10 salariés et plus (l’application des 35h ?). On a pu également constater que le
nombre de chefs d’entreprise diminue ce qui tend à confirmer les phénomènes de regroupement.
Cependant, il reste encore difficile d’apprécier l’impact de ces regroupements sur les emplois et
les métiers, c’est pourquoi, une cellule de veille pilotée par l’Observatoire de l’ANFA et
composée notamment des conseillers entreprise mène une investigation sur le phénomène.

Ces mutations économico-technico-commerciales et organisationnelles sont permanentes, c’est


pourquoi l’emploi et les métiers de la Branche des services de l’automobile continueront
d’évoluer encore et ce d’autant plus que la réglementation de la distribution automobile rencontre
aujourd’hui un profond bouleversement.

La fin du règlement d’exemption

La distribution automobile est en effet encadrée par une réglementation particulière. Il s’agit d’un
règlement d’exemption au traité de Rome qui jusque là a été particulièrement favorable aux
constructeurs.

Le premier règlement d’exemption automobile a été adopté par la Commission Européenne le 12


décembre 1984 et qualifie la distribution automobile de sélective et d’exclusive. Le caractère de
sélectivité permet ainsi aux constructeurs de choisir leurs distributeurs en fonction de critères
qualitatifs, de refuser de vendre leurs produits à un distributeur non agréé par eux, mais
également de refuser aux distributeurs agréés de céder leurs véhicules à un revendeur non agréé.
En contrepartie, les constructeurs s’engagent à assurer à leurs concessionnaires une exclusivité
territoriale, ces derniers se voyant généralement interdire les ventes actives en dehors de leur
territoire.

Cette réglementation permet de mieux comprendre l’organisation du réseau de distribution. En


permettant des ententes concurrentielles, celle-ci a favorisé le développement d’un réseau de
marque. Chaque constructeur ou importateur distribue ses véhicules à travers un réseau organisé
selon 2 niveaux : le réseau primaire (succursales, filiales et concessionnaires) et le réseau
secondaire (agents de marque).

Arrivé à son terme en 1995, ce règlement « 123/85 » a été remplacé par le règlement automobile
« 1475/95 » dont l’échéance était fixée au 30 septembre 2002. En reprenant les mêmes

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motivations que le premier règlement, le 1475/95 a tenté de rééquilibrer la relation constructeur-


distributeur en améliorant le statut du concessionnaire et de l’agent mais également de renforcer
la position des équipementiers. Pour suivre ces objectifs, un certain nombre de modifications ont
été apportées à ce nouveau règlement. Le multimarquisme qui était jusqu’en 1995 une
interdiction est devenu un droit. Le distributeur pouvait alors représenter une marque
concurrente dès lors qu’il disposait de locaux de vente séparés soumis à une gestion distincte.
L’accord du constructeur n’est plus obligatoire. Si cette alternative a fait peu d’émules lors de sa
mise en application, il semble bien qu’aujourd’hui de plus en plus de concessionnaires saisissent
cette opportunité de développement. Si l’on en croit J-P Genet (l’argus de l’automobile,
26/06/97), le processus de concentration de la distribution contrôlé jusqu’en 1995-96 par les
concédants, leur échapperait de plus en plus. A terme, il se pourrait bien que les constructeurs et
importateurs soient contraints de recourir à un groupe multimarque pour distribuer leurs
véhicules.

Depuis le 1er octobre 2002, un nouveau règlement est entré en vigueur. Son initiateur,
Mario Monti souhaite rééquilibrer les relations constructeurs/concessionnaires, constructeurs
/équipementiers, réparateurs agréés/professionnels de la filière indépendante. Une période de
transition est prévue, mais elle ne dure qu’un an. Parmi l’ensemble des innovations de ce nouveau
règlement (cf. le Journal de l’Automobile n°804) :
- Les constructeurs pourront désormais choisir de créer des réseaux de distribution
sélective ou exclusive différents par pays de l’Union européenne. Toutefois, il semble
peu probable qu’un constructeur prenne le risque de choisir un système de
distribution exclusif, car celui-ci, d’après certains experts juridiques « ouvrirait
directement à la grande distribution l’accès au commerce automobile puisque chaque
distributeur serait alors tenu d’approvisionner tous revendeurs hors réseau ».
- L’autre élément clé de ce nouveau règlement est la séparation de la vente et de l’après-
vente. Désormais, il est possible de ne se consacrer qu’à la vente de VN ou à l’après-
vente.
- Deux autres points viennent rompre avec le système précédent : il s’agit de la
libéralisation de la vente de pièces détachées et de la libéralisation de l’accès aux
informations techniques pour les réparateurs agréés et indépendants.

Etant donné les nouveaux contours du système, on peut penser que les acteurs vont se
réorganiser et adopter un certain nombre de stratégies qui auront un impact certain sur les
activités de vente et d’après-vente, les emplois et les besoins en compétences des structures de
distribution-réparation. A titre d’exemple, on peut imaginer que la fonction achat risque de
prendre de l’ampleur avec les possibilités offertes par la nouvelle réglementation3.

1-3-2/ Analyse technique au crible des groupes témoins


Source : Démarche Argos, cf. annexe liste des participants

La Région Midi-Pyrénées a mis en place durant l’année 2000 et 2001 un instrument de diagnostic
sur la situation de l’emploi et du marché du travail dans la totalité des groupes professionnels afin
de permettre à tous les décideurs concernés de mieux adapter les formations professionnelles et
technologiques dont ils ont la responsabilité, aux besoins de l’économie, aux préoccupations
d’aménagement du territoire et aux exigences d’insertion professionnelle des jeunes et des
chômeurs.

3
Un groupe de veille, au niveau national, a été créé au niveau de l’Observatoire de l’ANFA pour analyser les
effets liés à la fin du règlement d’exemption.

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Cet instrument, appelé démarche Argos, repose sur :


- une nomenclature : les Groupes Formation Emploi (GFE) qui sont un regroupement
de professions, de métiers ou spécialités de formation d’un même champ de savoirs
ou savoir-faire.
- des outils par GFE : planche, dossier documentaire et note technique,
- une animation de groupes témoins composés d’acteurs rassemblant entreprises,
représentants de professions, centres de formation (scolaire, apprentissage et
professionnelle continue), partenaires sociaux professionnels, organismes d’interface
entreprise/formation.
pour déboucher sur un état des lieux technique par domaine (GFE) sur la relation emploi
formation. Cette démarche est complémentaire à celle des contrats d’objectifs.

La filière des Services de l’Automobile se trouve ainsi éclatée dans les domaines (ou GFE) :
- 05 : Structures métalliques, travail des métaux, fonderie pour ce qui concerne la
carrosserie (réparation ou peinture)
- 06 : Mécanique, automatismes pour ce qui traite de la maintenance et de la réparation
des véhicules automobiles, véhicules industriels, cycles et motocycles (hors
maintenance et réparation électrique et électronique)
- 07 : Electricité, électrotechnique, électronique pour la maintenance et la réparation
électrique et électronique automobile
- 10 : Textile, habillement, cuir pour ce qui touche à la sellerie
- 15 : Commerce et distribution pour ce qui concerne la vente d’automobile et
d’équipements pour automobile.
dont nous avons issus les éléments ci-après.

a/ La carrosserie

Le domaine de la carrosserie est constitué d’artisans, d’entreprises familiales, de Très Petites


Entreprises ou, à l’opposé, d’ateliers de carrosserie intégrés à des concessions. Ces différentes
structures sont souvent en situation de sous-traitance et ne maîtrisent donc pas les commandes
des donneurs d’ordre, inversement ils n’ont pas à rechercher des clients, à gérer un accueil, leur
publicité, etc. Au niveau de la peinture automobile, le domaine doit faire face à la concurrence de
l’industrie aéronautique qui est un secteur très porteur pour certaines professions avec des
conditions d’emploi proposées très attractives induisant des pénuries dans des secteurs plus
traditionnels. Les qualifications demandées dans le domaine de la peinture automobile étant
proches de celles demandées par l’industrie aéronautique, cette dernière débauche très souvent
des peintres automobiles pour satisfaire ses besoins de main-d’œuvre.

En raison de la structure des entreprises (de petite taille), les évolutions technologiques dans le
domaine de la carrosserie et de la peinture sont lentes, les matériaux n’ont guère évolués, il n’y a
pas eu de création de nouveau composite et peu d’introduction des Technologies de
l’Information et de la Communication (TIC). Il existe quelques évolutions en particulier au niveau
des types de peinture où les bases à l’eau se développent, demandant ainsi de nouveaux
investissements mais qui n’ont pas d’effet sur la qualification des emplois.

Globalement, cette spécialité professionnelle, la carrosserie souffre d’un déficit d’image et de


nombreux jeunes sont orientés dans ces formations par défaut ; jeunes dont le niveau général est
souvent très faible.

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b/ La maintenance et la réparation

Au niveau de la mécanique et de la réparation des véhicules, le contexte économique est à


étudier selon les types de véhicules.

Dans le secteur des véhicules industriels, les garages ont tendance à « grossir de plus en plus »
face à une demande croissante de véhicules et à un volume de vente de camions qui a presque
doublé dans certaines entreprises entre 1998 et 2000. Les entreprises de ce secteur vivent aussi
une nouvelle forme d’organisation : « les ateliers de mécanique autrefois intégrés au sein des entreprises de
transport sont progressivement externalisés. L’évolution forte des technologies sur ces matériels nécessite aujourd’hui
un outillage très spécifique et coûteux ; dans ce contexte, les entreprises de transport se consacrent de plus en plus au
transport et se déchargent des activités liées à l’entretien du matériel roulant qui se répercutent favorablement sur
l’activité des garages de réparation ».

« Les évolutions technologiques appellent aujourd’hui des moyens et des investissements lourds pour la mécanique et
la maintenance des véhicules. Aussi, les artisans de la réparation de véhicules industriels connaissent de fortes
difficultés financières et les constructeurs, qui ont eux-mêmes connu un mouvement de concentration important sur
la période récente, gagnent en parts de marché au détriment des artisans ».

Sur le secteur de la maintenance automobile, notamment sur le « véhicule particulier », les


tendances économiques sont assez disparates selon les marchés et les types d’entreprises (centres
autos, garage traditionnel, concessionnaires) qui gèrent des degrés de technicité bien différents.

La principale innovation technologique a été, dès le début des années 80, l’introduction
massive de l’électronique dans les véhicules (quel que soit le type de véhicule), celle-ci devant
permettre aux constructeurs d’atteindre leur objectif du « zéro défaut ». Elle concerne le
fonctionnement des véhicules, la sécurité des passagers, leur confort et la facilité de pilotage ainsi
que les systèmes de communication et d’échange de données informatisées, en particulier au sein
des véhicules industriels. « Aujourd’hui sur les véhicules industriels, l’informatique est de plus en plus
présente, notamment pour la sécurité et les systèmes de communication embarqués. Communiquer vite permet de
savoir où sont les véhicules et de connaître les temps de conduite. Dans quelques années, tous les véhicules seront
équipés de systèmes de communication embarqués par satellites et on fera peut être même du diagnostic de
réparation par communication satellite. Ces nouvelles technologies ne pourront être mises en œuvre que par un
personnel qualifié, maîtrisant des savoirs informatiques, personnel faisant aujourd’hui défaut dans la mécanique
sur les véhicules industriels. Aujourd’hui, 50 % du personnel atelier en est encore à la clé à molette et au marteau.
Les électriciens auto sont les plus performants dans l’intégration de tâches informatiques dans leurs emplois ».

Ces évolutions semblent cependant engendrer des transformations dans le contenu des emplois
de manière bipolaire avec :
- d’une part des techniciens de maintenance générant des activités « valorisées » (diagnostics,
gestion de l’activité), en particulier dans les grands garages et les concessions,
- d’autre part une main-d’œuvre ouvrière affectée à des tâches « plus banalisées » (échanges
standard) s’appuyant sur un pré-diagnostic réalisé par des machines, dans les centres-auto en
particulier.

« Compte tenu de l’évolution importante du parc de véhicules industriels comme automobiles, la demande en
mécaniciens qualifiés est aujourd’hui forte, mais il s’agira de veiller à l’évolution des profils de mécaniciens vers ces
deux niveaux de qualification. La priorité est actuellement de valoriser ce métier qui intègre des technicités
importantes ». Au niveau des véhicules, si l’informatique peut établir un « pré-diagnostic » sur la
provenance des pannes, l’intensification de l’électronique embarquée dans les véhicules

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complexifie beaucoup l’intervention du mécanicien car « lorsqu’on monte un nouvel équipement ou un


accessoire, il faut le signaler au boîtier de servitude intelligent. Une pièce ne peut être changée sans que ne soit revue
son incidence sur l’ensemble du système électronique et sans que des opérations d’adaptation en amont et en avale de
ces systèmes ne soient réalisées ».

Les constructeurs automobiles intensifient d’ailleurs leur effort de formation sur des
méthodologies et des nouvelles technologies de type informatique afin de constituer des
« viviers » de jeunes mécaniciens formés à ces nouvelles technologies et à l’apprentissage des
appareils de maintenance. En fait, la sophistication des matériels complique les tâches de
maintenance et s’appuie aussi sur la mise en œuvre d’appareils de mesure et de diagnostics qui
sont eux même très sophistiqués. Enfin, l’acquisition des ces matériels demande des efforts
d’investissement beaucoup plus lourds que par le passé.

Dans ce contexte, les artisans qui justifient d’une capacité financière moins importante que les
constructeurs rencontrent des problèmes pour l’achat de matériels souvent spécifiques à chaque
marque. Les concessionnaires quant à eux, suivent la politique du constructeur et sont
systématiquement dotés des nouveaux matériels de la marque avec les mises à jour. « Ces tendances
contribuent à une réorganisation du marché des véhicules déjà engagée depuis quelques années entre les artisans, les
constructeurs et les centres autos franchisés ».

Enfin, si ce métier de mécanicien semble évoluer vers un niveau de technicité important, « on


demande aussi de plus en plus au mécanicien de faire de la relation clientèle, c’est-à-dire d’être capable d’accueillir
un client et de lui expliquer ce qui se passe sur le véhicule ».

Dans le domaine de la mécanique sur véhicules industriels, les professionnels présents au groupe
témoin ont exprimé clairement l’exigence d’un Bac Pro pour occuper les emplois de maintenance
et de mécanique corrective au sein de leurs entreprises. De plus, la création d’un Bac Pro
Maintenance de véhicules automobiles option véhicules industriels est souhaitée par la voie de
l’alternance. Cette voie de formation est mise en avant car « elle garantit une opérationnalité directe des
sortants dans les ateliers de nos entreprises contrairement aux diplômés par la voie scolaire pour lesquels un
supplément de formation continue est souvent nécessaire ». Notons cependant qu’au niveau régional, une
dizaine d’élèves sort chaque année du lycée Galliéni avec ce Bac Pro. Aussi, il s’agira de vérifier
l’insertion professionnelle de ces formés comme l’optimisation des possibilités d’accueil avant
d’étudier l’opportunité d’une nouvelle ouverture. Cette formation représente en effet un coût
élevé.

Le CAP en tant que tel ne semble donc pas correspondre à un débouché en terme d'emploi sauf
lorsqu’il est complété par un Bac Pro. Le CAP est perçu par les professionnels comme « un peu
faible compte tenu de l’élévation du niveau technologique présent dans les véhicules industriels. Dès lors que l’on
aborde des tâches de maintenance corrective sur ces véhicules, le niveau V ne suffit plus. Ainsi, le recrutement de
titulaires de CAP correspond souvent à des personnels affectés à des tâches d’entretien et de maintenance
préventive ». Pourtant plus de 50 jeunes sortent chaque année des CAP « Mécanicien en
maintenance de véhicules option B : véhicules industriels » et « BEP Maintenance de véhicules
automobiles dominante véhicules industriels ». De plus, les mentions complémentaires en
Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements et Mise au point : électricité et
électronique automobile ne semblent pas garantir le niveau demandé par les professionnels de
cette spécialité. Une réflexion est donc certainement à engager sur l’organisation de l’appareil de
formation dans cette spécialité4.

4Eléments tirés de la synthèse du GFE 06 : Mécanique – automatismes suite au groupe témoin du 7 décembre 2000.
La réflexion souhaitée sur ces diplômes de niveau V est en cours actuellement.

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Enfin, se pose un problème au niveau de l’orientation des jeunes dans cette spécialité. « Il y a une
tendance à dire qu'il faut élever le niveau de recrutement au Bac Pro. Le problème est qu'entre un CAP et un Bac
Pro les capacités d'analyse et les connaissances à acquérir sont d’un niveau différent. Quid des jeunes qui souhaitent
s’orienter vers la spécialité maintenance véhicules industriels sans pour autant avoir forcément les capacités d’accéder
au Bac Pro ? ». Les professionnels reconnaissent aussi que le maintien et le renforcement des CAP
sont importants, car ils garantissent un niveau de base qui permet souvent d’évoluer au sein des
entreprises par la promotion interne.

Dans le domaine de la mécanique automobile, la tendance à l’élévation des recrutements au


niveau IV est moins marquée. Même si ce niveau semble de plus en plus nécessaire pour réaliser
des interventions liées à du diagnostic, le CAP « Mécanicien en maintenance de véhicules option
A : véhicules particuliers » reste toujours apprécié par les entreprises de cette filière. De plus, de
nombreux certificats de qualification professionnelle (CQP) viennent compléter l’offre de
formation existante.

Cependant, les difficultés de recrutement repérées par l’ANPE montrent que les offres d’emploi
de mécaniciens en automobile sont rarement pourvues. D’une part, le nombre d’inscrits sur cette
spécialité reste faible. D’autre part, les offres déposées concernent souvent un titulaire du CAP,
mais avec des compétences connexes qui ne correspondent plus aux savoir-faire de base du CAP.
Les difficultés de recrutement portent également sur les mécaniciens en véhicules industriels.
« Aujourd’hui, les entreprises de ce secteur vont piquer des mécaniciens dans le secteur agricole tant les difficultés
sont fortes. Il est vrai que les rémunérations offertes sont aussi en général plus élevées ».

En conclusion, quelques grandes tendances sur les besoins en formation peuvent être retenues.
Tout d’abord, les entreprises présentes ont souligné que des besoins et des potentialités existaient
encore au niveau V, en particulier dans la mécanique de véhicules. De plus, dans la mesure où
tous les élèves entrant dans une formation de niveau V, ne pourront pas, pour de multiples
raisons, accéder in fine au niveau IV ou III, le maintien d’un maillage de formations de niveau V
sur le territoire semble fondamental.

c/ Electricité et électronique automobile

Depuis quelques années, de nouveaux marchés s’ouvrent aux industriels de l’électricité, de


l’électronique et de l’électrotechnique notamment avec les équipements automobiles. En effet,
dans l’automobile, hormis le moteur, la quasi-totalité du véhicule contient de l’électronique.
Actuellement, le câblage est important dans les voitures mais bientôt celles-ci intégreront des
connecteurs intelligents permettant d’alléger le véhicule.

Par ailleurs, une avancée en matière d’automobile qui devrait prendre plus d’ampleur dans les
années à venir concerne les véhicules électriques. Aujourd’hui, il faut relativiser son
développement, dans la mesure où les solutions mises en place en terme d’incitation auprès du
consommateur ne permettent pas aux industriels de développer un véhicule viable
économiquement, du fait de la production en trop petite série. Toutefois, il semble que dans les
10 ou 15 années à venir, 10 % du marché de l’automobile pourrait être concerné. Mais, il est clair
que le marché ne se développera que sous l’impulsion des politiques, notamment européennes. Il
reste qu’il peut exister un espace pour des véhicules autres que de tourisme comme par exemple
les bennes destinées au ramassage d’ordures.

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d/ Vente de véhicules, de pièces de rechange et d’équipements pour automobiles

Le GFE 15 Commerce distribution ne contient pas d’éléments spécifiques sur les produits qui
nous intéressent à savoir les véhicules (quel que soit le type : automobile, motocycle ou cycle)
mais aussi les pièces de rechanges et les accessoires. Cependant, des éléments paraissent
intéressant et peuvent compléter l’analyse. Ainsi, à de très nombreuses reprises, les acteurs du
groupe témoin ont décrit l’évolution du consommateur et des marchés comme les déterminants
majeurs de l’évolution des métiers et des compétences. Selon les représentants des entreprises, un
double mouvement est à l’origine de la montée du pôle technique de la fonction commerciale :
d’une part, les consommateurs sont plus exigeants, d’autre part, les produits sont de plus en plus
complexes car intégrant les nouvelles technologies. On ne peut plus vendre de la même manière
n’importe quel produit. Une connaissance technique plus ou moins approfondie est maintenant
nécessaire pour exercer le métier. D’une « coloration produit » à des « compétences fondamentales de
techniciens », la palette des métiers de la fonction commerciale est large. Tout le problème de la
formation réside dans l’équilibre entre ces deux pôles de compétences : vente/produit. Cet
équilibre dépend du produit, du secteur, du niveau de qualification ou encore de la taille de
l’entreprise. En outre, il semble que la relation personnelle avec le client soit de plus en plus au
centre de la fonction.

En résumé, la fonction commerciale se professionnalise et devient plus technique. Elle demande


une double compétence : maîtrise des techniques de la vente et connaissance des caractéristiques
techniques du produit. La relation directe et personnelle au client et le conseil deviennent des
pratiques dominantes dans ces métiers.

Au niveau des recrutements, pour les emplois les moins qualifiés, certaines entreprises
n’embauchent pas en fonction du diplôme mais plutôt selon une aptitude à la relation clientèle.
Cette pratique concerne surtout les petites entreprises. En revanche, les représentants des grandes
enseignes ont précisé que, pour ces emplois, le niveau minimum devient le niveau IV. En effet,
ces grandes enseignes ont le souci de faire évoluer leurs personnels et les niveaux V et inférieurs
ne permettent plus cette évolution professionnelle. Les employeurs recherchent alors plutôt un
bon niveau de culture générale pour pouvoir assumer des fonctions de conseil et s’adapter à
l’évolution du poste ou de la carrière.

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II/ SITUATION DE LA FORMATION DANS LA FILIERE


II-1/ Champ de la filière de formation (de niveau V au niveau III)

Le tableau suivant présente l’ensemble des diplômes nationaux relevant de la filière des services
de l’automobile. Cette liste est complétée d’une annotation (*) précisant les diplômes disponibles
en Midi-Pyrénées et la voie selon laquelle ils peuvent être préparés : a pour apprentissage et s
pour scolaire.

Niveau V : CAP Carrosserie réparation* (a )


CAP Peinture en carrosserie* (a – s)
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile* (a – s)
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers* (a – s)
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels* (a – s)
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et motocycles* (a)
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles* (a)
CAP Sellerie générale* (a – s)
BEP Carrosserie* (a – s)
BEP Maintenance de véhicules automobiles (dominantes voitures particulières, véhicules industriels,
cycles et motocycles)* (a – s)
MC Aménagement et rénovation des véhicules spécifiques
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements* (a – s)
MC Mise au point : électricité et électronique automobile* (a – s)
MC Réalisation de circuits oléohydrauliques et pneumatiques
FC Contrôle technique véhicule automobile* (s)

Niveau IV : BP Carrosserie construction et maquettage


Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés* (s)
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières* (a – s)
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriels* (s)
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles* (s)
Bac Pro Carrosserie option construction
Bac Pro Carrosserie option réparation* (s)

Niveau III : BTS Conception et réalisation de carrosseries


BTS Moteurs à combustion interne
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers* (s)
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules industriels
BTS Force de vente (spécialisation automobile)

En complémentarité avec les diplômes d’état, des Certificats de Qualification Professionnelle


(CQP) de Branche complètent cette offre. Ils constituent une réponse formation de Branche, aux
attentes correspondant à de nouvelles qualifications. Ces CQP sont pris en compte lors de l’étude
concertée des projets d’ouverture et/ou de fermeture avec le Rectorat et/ou la Région dans le
schéma régional des formations. Ils sont préparés en formation professionnelle continue et la
plupart du temps en contrat de qualification. Comme précédemment, dans la liste des CQP
relevant des services de l’automobile, un astérisque (*) indique les CQP préparés en Midi-
Pyrénées.

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De plus, à la demande des constructeurs, des qualifications appelées 3 C (Classification dans la


Convention Collective) sont mises en place pour répondre à des besoins conjoncturels. A ce jour,
il en existe une seule en Midi-Pyrénées.

Niveau V : CQP Opérateur service rapide


CQP Démonteur automobile

Niveau IV : CQP Technicien service rapide


CQP Technicien électricien électronicien automobile*
CQP Réparateur spécialiste motocycle*
CQP Contrôleur technique*
CQP Carrossier peintre*
CQP Conseiller commercial automobile*
CQP Vendeur en pièces de rechange et accessoires*
CQP Conseiller technique et commercial cycle
3C Maintenance diagnostic automobile*

Niveau III : CQP Vendeur de véhicules industriels

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II-2/ La formation initiale sous statut scolaire

II-2-1/ Les flux théoriques de sortie


Source : Système d’informations Argos, Académie de Toulouse

Les flux théoriques de sortie des formations initiales sous statut scolaire correspondent aux
effectifs en dernière année de formation.

a/ Flux théoriques de sortie en 1999-2000, 2001-2002 et 2002-2003

Effectifs en dernière année de formation initiale sous statut scolaire


Année Année Année
1999-2000 2001-2002 2002-2003
Niveau V 606 636 623
CAP Peinture en carrosserie (en 1 an) 44 51 37
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 6 5 6
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 11 22 46
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels 0 12 7
CAP Sellerie générale 10 12 14
BEP Carrosserie 105 101 107
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures particulières 295 296 293
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules industriels 31 30 24
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et motocycles 41 59 61
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 32 19 7
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 23 19 13
FC Contrôle technique véhicule automobile 8 10 8
Niveau IV 234 240 232
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 99 90 89
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières 85 96 94
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriel 11 12 16
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 20 24 26
Bac Pro Carrosserie option réparation 19 18 7
Niveau III 29 25 24
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers 29 25 24
Total 869 901 879

Les flux de sortie en formation initiale sous statut scolaire de la filière des Services de
l’Automobile s’élèvent à 879 élèves dont une très grande majorité de niveau V (71 % de niveau
V) pour 26 % de niveau IV et seulement 3 % de niveau III.

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b/ Evolution des flux théoriques de sortie


Source : Système d’informations Argos, Académie de Toulouse

Evolution 99/01 des effectifs en dernière année de formation initiale sous statut scolaire
Evolution Evolution
99/01 99/02
en % en nb en % en nb
Niveau V 4,4 27 0,6 4
CAP Peinture en carrosserie (en 1 an) 15,9 7 -15,9 -7
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile -16,7 -1 0,0 0
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 100,0 11 318,2 35
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels so* 12 so* 7
CAP Sellerie générale 20,0 2 40,0 4
BEP Carrosserie -3,8 -4 1,9 2
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures particulières 0,3 1 -0,7 -2
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules industriels -3,2 -1 -22,6 -7
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et motocycles 43,9 18 48,8 20
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements -40,6 -13 -78,1 -25
MC Mise au point : électricité et électronique automobile -17,4 -4 -43,5 -10
FC Contrôle technique automobile 25,0 2 0,0 0
Niveau IV 2,6 6 -0,9 -2
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés -9,1 -9 -10,1 -10
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières 12,9 11 10,6 9
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriel 9,1 1 45,5 5
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 20,0 4 30,0 6
Bac Pro Carrosserie option réparation -5,3 -1 -63,2 -12
Niveau III -13,8 -4 -17,2 -5
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers -13,8 -4 -17,2 -5
Total 3,3 29 -0,3 -3
*so = sans objet

L’évolution des effectifs entre 1999 et 2001 est à relativiser au regard des effectifs de la dernière
rentrée scolaire. Globalement, depuis 1999, les effectifs en formation initiale sous statut scolaire
de la filière des services de l’automobile sont stables mais quelques évolutions sont tout de même
à souligner. Dans le domaine de la carrosserie, les effectifs sont globalement à la baisse. En effet,
le CAP Peinture en carrosserie a perdu 7 jeunes notamment en raison de la fermeture d’une
section dans le Lot et le baccalauréat professionnel Carrosserie option réparation enregistre
également une baisse de ses effectifs de 12 jeunes5. Les effectifs des deux mentions
complémentaires proposées en Midi-Pyrénées sont également en diminution de par la fermeture
de la section relative à la maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements du LP Mendès
France de Vic-en-Bigorre et de celle du LP Jean Baylet à Valence-d’Agen. En revanche, dans le
reste du domaine du véhicule particulier, la tendance est plutôt à une augmentation des effectifs
surtout au niveau du CAP avec 35 jeunes supplémentaires (alors que les effectifs en BEP se
maintiennent) et aussi au niveau du baccalauréat professionnel (+ 9 jeunes). La tendance est
similaire dans la spécialité du motocycle et du véhicule industriel avec toutefois une diminution
des effectifs en BEP (- 7 jeunes sur la période). Enfin, la situation du BTS, qui a enregistré une
baisse de 5 jeunes sur la période, est purement conjoncturelle et liée à un problème de suivi des
listes supplémentaires en 1ère et en 2ième année du BTS pour l’année scolaire 2001-2002.
Globalement, sur ces cinq dernières années, les effectifs en BTS sont stables.

5 Ce diplôme est uniquement proposé par le LP Galliéni de Toulouse, établissement sinistré suite à l’explosion de
l’usine AZF du 21 septembre 2002.

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II-2-2/ Effectifs en formation initiale sous statut scolaire par sexe


Source : Système d’informations Argos, Académie de Toulouse

Effectifs de filles en 1ère année en 2001-2002 et en 2ième année en 2002-2003


en formation initiale sous statut scolaire
2001-2002 2002-2003
Nb Total Nb Total
filles filles
Niveau V 13 704 9 623
CAP Peinture en carrosserie (en 1 an) 1 51 0 37
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 0 7 0 6
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 1 59 0 46
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels 0 12 0 7
CAP Sellerie générale 6 14 5 14
BEP Carrosserie 1 116 1 107
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures particulières 3 306 2 293
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules industriels 0 31 0 24
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et motocycles 1 60 1 61
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 0 19 0 7
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 0 19 0 13
FC Contrôle technique automobile 0 10 0 8
Niveau IV 5 267 4 232
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 3 90 2 89
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières 1 118 1 94
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriels 0 11 0 16
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 1 29 1 26
Bac Pro Carrosserie option réparation 0 19 0 7
Niveau III 0 25 1 24
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers 0 25 1 24
Total 18 996 14 879

Les effectifs en formation initiale sous statut scolaire des services de l’automobile se caractérisent
par une quasi-unanimité de garçons (98 %) aussi bien au niveau de la réparation (carrosserie,
mécanique, électricité et électronique) que de la distribution et pour tous les types de véhicules
(voitures particulières, véhicules industriels, cycles et motocycles). Par ailleurs, les quelques filles
qui débutent ces formations ne poursuivent pas toutes jusqu’au diplôme et abandonnent en 1ère
année.

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II-2-3/ Attractivité des diplômes de la filière


Source : Système d’information Argos, Académie de Toulouse, Affectation en juin 2001

Ces informations concernent la formation initiale sous statut scolaire des lycées publics et les
premières années de formation. Le taux de sélectivité des formations indique le nombre de
premiers vœux des élèves pour 1 place offerte.

Capacité Vœux 1er Vœux Sélectivité


d’accueil choix totaux
Niveau V 652 804 1659 1,23
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 10 3 7 0,30
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules 63 60 118 0,95
particuliers
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules 18 5 26 0,28
industriels
CAP Sellerie générale 15 10 22 0,67
BEP Carrosserie 124 180 378 1,45
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures 328 424 850 1,29
particulières
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules 34 18 46 0,53
industriels
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et 60 104 212 1,73
motocycles
Niveau IV 282 505 so 1,79
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 90 134 nd 1,49
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures 128 236 396 1,84
particulières
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules 10 15 26 1,50
industriels
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 30 84 112 2,80
Bac Pro Carrosserie option réparation 24 36 37 1,50
Niveau III 30 98 0 3,27
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules 30 98 0 3,27
particuliers
Total 964 1407 so 1,46
so : sans objet
nd : non disponible

Les formations sous statut scolaire de la filière des services de l’automobile dans les lycées publics
sont globalement attractives avec 1,46 demandes pour 1 place offerte. Cet indicateur s’élève à
1,78 pour l’ensemble des formations, qu’elles soient agricoles, industrielles ou tertiaires.
Egalement à titre de comparaison, la sélectivité dans le domaine du bâtiment, qu’il s’agisse du
gros œuvre ou des finitions, est de 1,16 seulement.

L’attractivité des formations des services de l’automobile s’élève avec le niveau de formation avec
respectivement 1,23 puis 1,79 et 3,27 demandes pour 1 place au niveau V, IV et III. Cependant, à
l’intérieur d’un niveau, des disparités apparaissent avec la spécialité. Ainsi, le domaine du cycle et
motocycles attire beaucoup de jeunes contrairement à celui des véhicules industriels. A noter
également l’attractivité du BEP Carrosserie où il y a 1,45 demandes pour une place. Cette
attractivité semble conjoncturelle puisqu’en 2000, il y avait à peine 1 demande (0,97) pour 1 place
et en 1999, ce taux était de 1,21. De même, ce taux est relativement inégal selon l’implantation
géographique ; en 2001, il variait de 0,9 à 2,2 demandes pour 1 place selon les établissements.

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II-2-4/ Utilisation des capacités de la filière


Source : Système d’information Argos, Académie de Toulouse, Affectation en juin 2001

Les places vacantes sont calculées à partir du nombre d’élèves présents en première année de
formation à la rentrée et de la capacité d’accueil de la formation.

Capacité Sélectivité Places Taux de


d’accueil vacantes remplissage
(%)
Niveau V 652 1,23 47 93
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 10 0,30 3 70
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : 63 0,95 4 94
véhicules particuliers
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules 18 0,28 6 67
industriels
CAP Sellerie générale 15 0,67 1 93
BEP Carrosserie 124 1,45 8 94
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures 328 1,29 22 93
particulières
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules 34 0,53 3 91
industriels
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et 60 1,73 0 100
motocycles
Niveau IV 282 1,79 15 95
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 90 1,49 0 100
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures 128 1,84 10 92
particulières
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules 10 1,50 -1 110
industriels
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : 30 2,80 1 97
motocycles
Bac Pro Carrosserie option réparation 24 1,50 5 79
Niveau III 30 3,27 5 83
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules 30 3,27 5 83
particuliers
Total 964 1,46 25 97

Les taux de remplissage des diplômes de la filière des services de l’automobile sont élevés, les
capacités d’accueil étant presque pleinement utilisées. Une analyse par niveau de formation
montre que :
- les capacités des formations de niveau V sont bien utilisées avec un taux de
remplissage de 93 %
- le remplissage du BTS Maintenance, après-vente automobile option : véhicules
particuliers n’utilise pas complètement ses capacités d’accueil (83 % de remplissage)
alors que son taux de sélectivité est très élevé puisqu’il y a trois fois plus de demandes
que de places (3,27 demandes pour 1 place). Ces résultats sont conjoncturels et
propres à cette promotion où il y a eu un problème de suivi des listes supplémentaires
en début d’année scolaire. En général, ce BTS utilise pleinement sa capacité d’accueil.

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II-3/ La formation initiale par apprentissage

II-3-1/ Les flux théoriques de sortie au 31.12.99 et au 31.12.01


Source : Système d’informations Argos, Enquête 51

Les flux théoriques de sortie des formations initiales par apprentissage comme sous statut scolaire
correspondent aux effectifs en dernière année de formation.
Effectifs en dernière année de formation par apprentissage
Effectif au Effectif au
31.12.99 31.12.01

Niveau V : 817 799


CAP Carrosserie réparation 193 186
CAP Peinture en carrosserie 76 100
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 6 10
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 264 277
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels 32 41
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et motocycles 42 32
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles 5 7
CAP Sellerie générale 2 1
BEP Carrosserie 25 22
BEP Maintenance de véhicules automobiles 49 40
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 30 15
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 93 68
Niveau IV : 35 27
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières 27
BP Réparateur automobile option A : mécanique voitures particulières 35
Total 852 826

Les flux de sortie en formation initiale par apprentissage de la filière des services de l’automobile
s’élèvent à 826 jeunes dont la quasi-totalité (97 %) se situe au niveau V. Parmi ces 826 jeunes,
seulement 2 filles figurent dans ce total, une en CAP Mécanicien en maintenance de véhicules
option A : véhicules particuliers et l’autre en CAP Equipements électriques et électroniques de
l’automobile. Le baccalauréat professionnel Maintenance de véhicules automobiles option
voitures particulières est proposé par 3 établissements d’enseignement : le CFA Auto à Albi, le
CFA de la Chambre de Métiers de la Haute-Garonne à Muret et le CFA de la Chambre de
Métiers de l’Aveyron à Rodez mais ce dernier ne prend des jeunes que tous les deux ans6.

6En 1999 comme en 2001, il n’y avait pas de jeunes en dernière année de formation de BP Réparateur automobile
option A : mécanique voitures particulières ou Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures
particulières au CFA de la Chambre de Métiers de la l’Aveyron.

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II-3-2/ Evolution des flux théoriques de sortie entre le 31/12/1999 et le 31/12/2001

Evolution 99/01 des effectifs en dernière année de formation par apprentissage


en % en nb
Niveau V : -2,2 -18
CAP Carrosserie réparation -3,6 -7
CAP Peinture en carrosserie 31,6 24
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 66,7 4
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 4,9 13
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels 28,1 9
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et motocycles -23,8 -10
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles 40,0 2
CAP Sellerie générale -50,0 -1
BEP Carrosserie -12,0 -3
BEP Maintenance de véhicules automobiles -18,4 -9
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements -50,0 -15
MC Mise au point : électricité et électronique automobile -26,9 -25
Niveau IV : -22,9 -8
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières* -22,9 -8
Total -3,1 -26
* Dans le calcul de l’évolution des effectifs, seul figure le Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures
particulières car il a remplacé le BP Réparateur automobile option A : mécanique voitures particulières.

En 2001, pour la première fois depuis 1992, le nombre total d’apprentis baisse de 0,6 % par
rapport à l’année précédente7. La filière des services de l’automobile n’est pas épargnée par cette
baisse puisqu’en 2 ans, la filière a perdu 3 % de formés par apprentissage ce qui représente 26
jeunes. Globalement, le flux de sortants de niveau V diminue de 2 % (soit 18 jeunes) mais
l’évolution de ce flux, diplôme par diplôme, montre de forte variation à la hausse (CAP Peinture
en carrosserie avec + 24 apprentis, …) et à la baisse (MC Maintenance des moteurs diesel et de
leurs équipements avec – 15 jeunes, MC Mise au point : électricité et électronique automobile
avec – 25 apprentis, …). Le niveau IV, composé uniquement du bac pro maintenance de
véhicules automobiles option : voitures particulières a vu ses effectifs diminuer de 8 (passant de
35 à 27 apprentis).

7 Cf. Rapport annuel sur l’apprentissage, 2001, Académie de Toulouse, SAIA.

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II-4/ Synthèse des flux de sortie de formation initiale dans l’Académie de Toulouse
(2001-2002)

Effectif Effectif Total En %


scolaire apprenti
Niveau V 636 799 1435 83,1
(44,3%) (55,7%) (100%)
CAP Carrosserie réparation 0 186 186 10,7
CAP Peinture en carrosserie (en 1 an) 51 100 151 8,7
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 5 10 15 0,9
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules 22 277 299 17,2
particuliers
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules 12 41 53 3,1
industriels
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et 0 32 32 1,8
motocycles
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements 0 7 7 0,4
automobiles
CAP Sellerie générale 12 1 13 0,7
BEP Carrosserie 101 22 123 7,1
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes voitures 296 39 335 19,3
particulières
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes véhicules 30 0 30 1,7
industriels
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominantes cycles et 59 1 60 3,5
motocycles
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 19 15 34 2,0
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 19 68 87 5,0
FC Contrôle technique véhicule automobile 10 0 10 0,6
Niveau IV 240 27 267 15,5
(89,9%) (10,1%) (100%)
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 90 0 90 5,2
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures 96 27 123 7,1
particulières
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules 12 0 12 0,7
industriel
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 24 0 24 1,4
Bac Pro Carrosserie option réparation 18 0 18 1,0
Niveau III 25 0 25 1,4
(100%) (0%) (100%)
BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers 25 0 25 1,4
Total 901 826 1727 100,0
(52,2%) (47,8%) (100%)

En 2001-2002, il y avait 1 727 jeunes en dernière année de formation initiale relative aux services
de l’automobile. Parmi ces jeunes, 52 % préparaient un diplôme par la voie scolaire et 48 % par
apprentissage. Mais cette répartition entre voie scolaire et apprentissage est très différente selon le
niveau de formation. En effet, les diplômes de niveau V des services de l’automobile sont
majoritairement préparés en formation initiale par apprentissage, 56 % contre 44 % en formation
initiale sous statut scolaire. Cette proportion chute à 10 % au niveau IV et à ce jour il n’est pas
possible de préparer par apprentissage un diplôme des services de l’automobile de niveau III. Par
ailleurs, quelle que soit la voie de formation, les formations initiales des services de l’automobile
de niveau V regroupent à elles seules plus de 80 % des effectifs de la filière. Les deux autres
niveaux IV et III représentent 16 % et 1 % des effectifs respectivement.

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II-5/ Résultats aux examens


Source : Système d’informations Argos, Académie de Toulouse et Conseil Régional Midi-Pyrénées

Le nombre de présents à l’examen reste en général supérieur aux flux théoriques de sortie des
formations étudiées. Le volume de présents à l’examen repéré peut en effet regrouper des jeunes
sous statut scolaire, des candidats libres, des jeunes en formation continue, en apprentissage ou
ayant suivi un enseignement à distance.

Résultats aux examens 2001


Taux de réussite
Présents Reçus (en %)

Niveau V 2092 1468 70,2


CAP Carrosserie réparation 290 214 73,8
CAP Peinture en carrosserie 142 118 83,1
CAP Equipements électriques et électroniques de l’automobile 22 12 54,5
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules 631 469 74,3
particuliers
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules 75 57 76,0
industriels
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et 93 73 78,5
motocycles
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements 8 4 50,0
automobiles
CAP Sellerie générale 12 8 66,7
BEP Carrosserie 148 67 45,3
BEP Maintenance de véhicules automobiles 522 336 64,4
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 37 33 89,2
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 106 74 69,8
MC Réalisation de circuits oléohydrauliques et pneumatiques 6 3 50,0
Niveau IV 275 223 81,1
Bac Techno STI Génie mécanique option systèmes motorisés 84 70 83,3
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures 142 112 78,9
particulières
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules 12 10 83,3
industriel
Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles 17 16 94,1
Bac Pro Carrosserie option construction 1 0 0,0
Bac Pro Carrosserie option réparation 19 15 78,9

Niveau III 29 23 79,3


BTS Maintenance, après vente automobile option : véhicules particuliers 29 23 79,3

Total 2396 1714 71,5

Globalement, en 2001, le taux de réussite aux examens des diplômes de la filière des services de
l’automobile s’élevait à plus de 70 %. En moyenne, les diplômes de niveau IV et III ont des taux
de réussite avoisinant les 80 % alors que ceux de niveau V atteignent 70 %. Cependant, à
l’intérieur de ce niveau, de fortes disparités apparaissent y compris dans une même spécialité.
Ainsi, moins d’une personne sur deux obtient le diplôme de BEP Carrosserie alors qu’ils sont
plus de 80 % à réussir le diplôme de CAP Peinture en carrosserie.

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II-6/ Cartographie des flux de sortie de formation


(scolaire, apprentissage qualification action de groupe)

Flux théoriques de sortie de formation


(scolaire, apprentissage, qualification action de groupe)
par niveau de formation (2001-2002)

Sources : Académie de Toulouse, ANFA, Conseil Régional Midi-Pyrénées


Cartographie : CarifOref Midi-Pyrénées

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Sources : Rectorat de Toulouse, II-7/ Carte des formations des services de l’automobile en 2002-2003 Cartographie : CarifOref Midi-Pyrénées
Conseil Régional Midi-Pyrénées,
ANFA z voie scolaire (police normale) S apprentissage (police italique) „ CQP (police gras)

CQP Carrossier peintre


CAP Carrosserie réparation
CAP Carrosserie réparation CAP Peinture carrosserie
BEP Carrosserie CAP MMV opt° VP
3C Maintenance diagnostic auto. BEP MVA dominante VP CAP MMV opt° VI
CAP Peinture carrosserie
CQP Tech. élec. électro. auto. Bac Pro MVA opt°VP CAP MMV opt° VP
BEP MVA dominante cycles & motos MC Mise au point BEP MVA dominante VP
CQP Réparateur spé. moto.
Bac Pro MVA opt° motos Bac Pro MVA opt° VP
CQP Vendeur pièces & accessoires
CQP Conseiller com. auto. MC Mise au point

Nogaro : BEP MVA dominante VP


Bac Pro MVA opt° VP
BEP Carrosserie BEP MVA dominante VP
BEP MVA dominante VP Bac Pro MVA opt° VP

BEP Carrosserie dominante réparation


BEP Carrosserie dominante construction Cahors Onet-le-Château Bac Techno STI Génie méca. opt° systèmes motorisés
BEP Carrosserie zS „S
CAP Carrosserie réparation z
CAP MMV opt° VI BEP MVA dominante VP
Rodez
CAP MMV opt° VP
Bac Pro MVA opt° VP C. Métiers : CAP Carrosserie réparation
MC Mise au point CAP Peinture carrosserie
BEP MVA dominante VI
BEP MVA dominante VP z Carmaux CFA Auto : CAP MMV opt° VP
z Caussade z BEP MVA dominante VP
Bac Pro MVA opt° VP
Valence SSz„ Millau z Bac Pro MVA opt° VP
zS„
Albi CAP Equip. élec. électro. auto
Montauban
CAP Sellerie générale MC Mise au point
CAP Equip. élec. électro. auto
BEP MVA dominante VP z CAP MMV opt° VP CAP Peinture carrosserie
Bac Pro MVA opt° VP Nogaro BEP MVA dominante VP BEP Carrosserie
Sz Graulhet BEP MVA dominante VP
S „ Blagnac CAP Carrosserie réparation
CAP MMV opt° VP Bac Pro MVA opt° VP
CAP Carrosserie réparation Auch Colomiers S
CAP Peinture carrosserie Szzz Toulouse CQP Tech. élec. électro. auto.
Castres S BEP MVA dominante VP 3C Maintenance diagnostic auto.
CAP MMV opt° VP
Mazamet
Muret z
S Galliéni : CAP Sellerie générale
BEP MVA dominante VP Vic-en-Bigorre CAP Equip. élec. électro. auto CAP Peinture carrosserie
Bac Pro MVA opt° VP z CAP MMV opt° VI BEP Carrosserie
z Aureilhan CAP MMV opt° VP Bac Pro Carrosserie opt° réparation
Tarbes „S BEP MVA dominante VP CAP MMV opt° VI
CQP Carrossier peintre Bac Pro MVA opt° VP BEP MVA dominante VI
CAP Carrosserie réparation CAP MMV opt° cycles & motos Bac Pro MVA opt° VI
CAP Peinture carrosserie Gourdan-Polignan BEP MVA dominante cycles & motos CAP MMV opt° VP
Pamiers z
CAP MMV opt° VP zS MC Maintenance moteurs diesel BEP MVA dominante VP
CAP MMV opt° cycles & motos MC Mise au point Bac Pro MVA opt° VP
CAP Vendeur pièces & équip. auto SFoix
MC Maintenance moteurs diesel et équipements
MC Mise au point MC Mise au point
CAP Carrosserie réparation Roland Garros : BEP MVA dominante cycles & motos
CAP Peinture carrosserie Bac Pro MVA opt° motos
CAP Peinture carrosserie CAP MMV opt° VP
BEP Carrosserie Jolimont : Bac Techno STI Génie méca. opt° systèmes motorisés
CAP MMV opt° VP BTS MAVA opt° VP
CAP Peinture carrosserie CAP Carrosserie réparation CAP Peinture carrosserie CFAI : CAP Carrosserie réparation
BEP MVA dominante VP BEP Carrosserie CAP MMV opt° VP BEP Carrosserie
FC Contrôle technique VA CAP Peinture carrosserie
BEP MVA dominante VP MC Mise au point BEP MVA dominante VP BEP Carrosserie dominante réparation
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II-8/ Eléments sur l’insertion professionnelle

Situation des apprentis neuf mois après avoir passé un diplôme des Services de l’automobile
Libellé diplôme Emploi Alternance Chômage Service Formation Inactivité Total Total
(dt nb CDI) national répondants enquêtés
EFAA Carrossier constructeur en 98 1 1 3
en 99
CAP Mécanicien maintenance en 98 18 (8) 52 16 6 2 94 250
véhicules opt. A : véh. part. en 99 31 (21) 33 8 1 3 76 284
CAP Mécanicien maintenance en 98 4 (4) 5 3 2 14 29
véhicules opt. B : véh. indus. en 99 1 (0) 2 1 1
CAP Mécanicien maintenance en 98 1 (0) 1 4 2 8 31
véhicules opt. D : cycles moto. en 99 8 (6) 3 11 40
CAP Peinture en carrosserie en 98 19 (14) 4 7 4 1 35 82
en 99 13 (11) 4 1 1 1 19 75
CAP Carrosserie réparation en 98 10 (4) 28 13 3 1 1 56 188
en 99 21 (14) 32 6 2 2 1 64 172
CAP Equipements électriques et en 98 1 (0) 2 3 14
électroniques de l'automobile en 99 3 (3) 3 20
CAP Distribut° commercialisat° en 98 2 (2) 2 1 2 7 15
équipements automobiles en 99 3 (3) 1 4 16
BEP Maintenance de véhicules en 98 1 (1) 1 1 3 9
automobiles en 99 2 (1) 6 1 9 32
BEP Carrosserie en 98 2 (0) 8 1 1 1 13 30
en 99 3 (2) 6 2 11 36
MC Réparateur en équipement de en 98 2 (1) 1 1 4 8
moteur diesel en 99 5 (5) 3 8 19
MC Mise au point électricité et en 98 17 (10) 9 2 3 31 72
électronique automobile en 99 4 (2) 10 1 1 16 69
BP Réparateur automobile opt. A en 98 8 (5) 2 2 3 1 16 31
: mécanique voit. particulières en 99 8 (6) 2 10 44
Total Services Auto en 98 85 (49) 114 50 28 5 3 285 766
en 99 102 (74) 98 22 6 6 2 236 837
Total en 98 948 (599) 828 346 155 59 49 2385 5424
en 99 824 (548) 711 210 58 56 27 1886 6434
Source : Enquêtes commanditées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées et réalisées par le CarifOref Midi-Pyrénées
auprès de tous les apprentis inscrits à un examen par apprentissage en 1997 (en 1998) et interrogés sur leur situation
au 1er mars 1998 (au 1er mars 1999).

En 1999, neuf mois environ après la fin de leur contrat d’apprentissage, 44 % des anciens
apprentis occupaient un emploi, 38 % poursuivaient leur formation par alternance, 11 % étaient à
la recherche d’un emploi, 3 % effectuaient leur service national et les 4 % restant suivaient une
formation ou étaient inactifs. L’amélioration de la conjoncture amorcée depuis l’été 1997 s’est
répercutée au niveau de l’insertion de ces jeunes puisque la proportion de jeunes en emploi a
progressé de 4 points par rapport à 1998 et inversement celle des demandeurs d’emplois a
diminué de 4 points. La part des anciens apprentis poursuivant leur formation par alternance a
augmenté de 3 points.

Pour les formations relevant des services de l’automobile, en 1999, la part des jeunes en emploi
est comparable à la moyenne (44 %) en revanche, ils sont un peu plus nombreux à poursuivre
leur formation en alternance (42 %) et un peu moins nombreux à être à la recherche d’un emploi
(9 %). Les jeunes issus de ces formations semblent avoir davantage profité de la croissance
économique et de l’amélioration du marché du travail. En effet, en 1998, ces jeunes s’inséraient
plus difficilement puisque seulement 30 % occupaient un emploi, 40 % poursuivaient leur
formation et 17 % recherchaient un emploi.

Ces tendances entre apprentis issus de formations des services de l’automobile et l’ensemble des
apprentis se retrouvent au niveau de la part des jeunes ayant un CDI parmi les jeunes en emploi.

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Ainsi, en 1999, parmi les jeunes en emploi et formés aux métiers des services de l’automobile,
73 % avaient un CDI (contre 67 % en moyenne) alors qu’ils étaient 58 % en 1998 (contre 63 %
en moyenne).

Par ailleurs, l’exploitation des enquêtes IVA et IPA montre que les apprentis s’insèrent mieux que
les lycéens (66 % occupent un emploi contre 63 %) mais l’écart est moins marqué qu’au niveau
national (3 points contre 9 points). L’insertion professionnelle des formés aux métiers des
services de l’automobile en Midi-Pyrénées semble plus difficile qu’au niveau national.

Part des lycéens en emploi Part des apprentis en emploi


(hors contrats aidés) (hors contrats aidés)
Midi-Pyrénées France Midi-Pyrénées France
1999 39 % 53 % 53 % 61 %
2000 47 % 64 % 60 % 70 %
2001 63 % 66 % 66 % 75 %
Sources : IVA et IPA 1999, 2000 et 2001.

II-9/ Evolution de l’appareil de formation depuis 5 ans

II-9-1/ Diplômes d’Etat

Les diplômes de la filière des Services de l’Automobile relèvent de :


- la 3ième CPC Métallurgie et de la sous commission Automobile
- la 9ième CPC Habillement et de la sous commission Matériaux souples
- la 15ième CPC Techniques de commercialisation
De nombreuses mesures ont été prises ces cinq dernières années notamment pour les diplômes
de niveau IV. Des projets de rénovation des diplômes de niveau V sont en cours.

a/ Création de diplômes

Au niveau V :
- CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles (arrêté
de création 11/07/00 et 1ère session en 2002)
- MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements (arrêté de création
27/07/99 et 1ère session en 2000)
- MC Réalisation de circuits oléohydrauliques et pneumatiques (arrêté de création
27/07/99 et 1ère session 2000)
Au niveau IV :
- Bac Pro maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières (arrêté
de création 05/09/01 et 1ère session en 2003)
- Bac Pro maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriels (arrêté de
création 05/09/01 et 1ère session en 2003)
- Bac Pro maintenance de véhicules automobiles option : motocycles (arrêté de création
05/09/01 et 1ère session en 2003)

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b/ Projets de rénovation de diplômes

A ce jour, les diplômes de niveau V en projet de rénovation sont :


- BEP Maintenance de véhicules automobiles
- CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers
- CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option B : véhicules industriels
- CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et motocycles
- MC Mise au point : électricité et électronique automobile
Par ailleurs, de nombreux diplômes de niveau V sont également à l’étude afin de dégager les axes
de rénovation. Il s’agit du :
- CAP Peinture en carrosserie
- CAP Carrosserie réparation
- BEP Carrosserie

c/ Suppression de diplômes

Au niveau V, suppression de :
- CAP Distribution et commercialisation des équipements pour automobiles (dernière
session 2001)
- MC Réparateur en équipement de moteur diesel (dernière session 1999)
- MC Mécanicien en circuits oléohydrauliques et pneumatiques (dernière session 1999)
Au niveau IV, suppression de :
- BP Réparateur automobile option A : mécanique voitures particulières (dernière
session en 2000)
- BP Réparateur automobile option A : mécanique véhicules industriels (dernière
session en 2000)
- BP Réparateur automobile option C : électricité électronique (dernière session 2000)
- Bac Pro Maintenance automobile option : voitures particulières (dernière session
2002)
- Bac Pro Maintenance automobile option : véhicules industriels (dernière session 2002)
- Bac Pro Maintenance automobile option : motocycles (dernière session 2002)

II-9-2/ Diplômes de branche

a/ Création et renouvellement

Au niveau V :
- CQP Démonteur Automobile (création : septembre 1997 et dernier renouvellement :
27 juin 2000)
- CQP Opérateur Service Rapide (création mars 2002)
Au niveau IV :
- CQP Réparateur Spécialiste Motocycle (création : septembre 1988 et dernier
renouvellement : 29 janvier 2002)
- CQP Conseiller commercial Automobile8 (création : juin 1989 et dernier
renouvellement : 7 septembre 1999)
- CQP Technicien Electricien Electronicien Automobile (création : mai 1989 et dernier
renouvellement : 29 janvier 2002)
8 Titre homologué

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-CQP Carrossier Peintre (création : mars 1990 et dernier renouvellement : 29 janvier


2002)
- CQP Vendeur en Pièces de Rechange et Accessoires (création : février 1991 et dernier
renouvellement : 7 septembre 1999)
- CQP Contrôleur Technique (création : juin 1993 et dernier renouvellement : 17
février 1999)
- CQP Conseiller Technique et Commercial Cycle9 (création : décembre 1995 et dernier
renouvellement : 27 mars 2002)
- CQP Technicien Service Rapide (création : janvier 2001 et dernier renouvellement :
27 mars 2002)
Au niveau III :
- CQP Vendeur Véhicules Industriels (création : mars 2002)

b/ Abrogation

Au niveau V :
- CQP Opérateur en Pneumatiques et Liaison au sol (abrogation : 15 mars 2001)
- CQP Préparateur Véhicule Neuf Rénovateur Véhicule Occasion (abrogation : 7
septembre 1999)
Au niveau IV :
- CQP Secrétaire des Métiers de l’Automobile (abrogation : 15 mars 2001)
- CQP Dépanneur Remorqueur (abrogation 30 novembre 1999)

II-10/ La formation professionnelle continue

II-10-1/ Les contrats de qualification


Sources : ANFA

Les données ANFA relatives au nombre de contrats de qualification signés distinguent les
contrats dans le cadre d’actions de groupe et les contrats conclus de façon individuelle.

a/ Contrats de qualification dans le cadre d’actions de groupe

Chaque année, la délégation régionale réalise une enquête régionale auprès des établissements de
formation préparant des formations spécifiques aux services de l’automobile, sous statut scolaire,
sous contrat d’apprentissage et contrat de qualification. Dans cette enquête, ne sont retenus que
les diplômes et les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) relevant des spécialités de
l’automobile, préparés dans les établissements de formation organisant des actions de groupe.
Une action de groupe ne peut se mettre en place qu’à partir du moment où des besoins de
formation ont été identifiés, en concertation avec la délégation régionale et un organisme de
formation, qui répond à un cahier des charges, validé en commission d’habilitation.

9 Titre homologué

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Contrats de qualification dans le cadre d’actions de groupe


signés en 1999 signés en 2001
Niveau V 8 4
BEP Carrosserie 8 4

Niveau IV 111 88
CQP Carrossier peintre (2 ans) 20 18
CQP Technicien électricien électronicien automobile (2 ans) 21 25
CQP Contrôleur technique (1 an) 13 0
CQP Réparateur spécialiste motocycle (2 ans) 9 14
CQP Vendeur en pièces de rechange et accessoires (1 an) 13 10
CQP Conseiller commercial automobile (1 an) 35 21

Total 119 92

Les formations préparées par contrat de qualification dans le cadre d’actions de groupe sont
essentiellement des CQP de niveau IV et dans toutes les spécialités des services de l’automobile à
l’exception de la maintenance réparation de véhicules industriels. Le BEP Carrosserie est le seul
diplôme pouvant être préparé dans ce cadre, au CFA du Tarn-et-Garonne Ecole des Métiers de
Montauban.

La baisse, entre 1999 et 2001, du nombre de CQP Conseiller commercial automobile s’explique
par le transfert des conseillers commerciaux automobiles Renault sur Bordeaux. Entre ces deux
dates, on notera également la disparition du CQP Contrôleur technique.

b/ Contrats de qualification individuels

Parallèlement à ces actions de groupe, l’ANFA (OPCA de Branche), finance des contrats de
qualification conclus de façon individuelle entre une entreprise (dont le code APE relève du
secteur automobile) et un jeune préparant sa formation dans un organisme de formation
n’organisant pas d’actions de groupe, à partir du moment où le code APE est identifié et que le
dossier est conforme (programme de formation, calendrier, …).

Sont intégrées dans cette catégorie des Classifications dans la Convention Collective (ou 3C),
qualification reconnue dans l’entreprise d’accueil qui a signé un contrat de qualification avec un
jeune. Cette qualification a été mise en place à la demande des constructeurs pour répondre à un
besoin conjoncturel. Ce dispositif de formation, étant théoriquement conjoncturel au même titre
qu’une FCIL, n’est pas, à ce titre là, intégré dans l’enquête régionale. Ainsi, en 1998, à la demande
de Peugeot, a été mise en place une action de groupe visant la qualification de technicien expert
automobile à travers une formation intitulée Maintenance diagnostic automobile pour des jeunes
titulaires d’un baccalauréat professionnel. Cette qualification n’est pas un certificat mais
seulement une reconnaissance dans l’entreprise d’accueil, par le biais d’un 3C. Si en 1999, une
seule action de groupe était présente en Midi-Pyrénées (8 jeunes ayant signé un contrat de
qualification dans une entreprise automobile en Midi-Pyrénées + 2 jeunes dans une entreprise
hors de Midi-Pyrénées), il existe en 2002, 3 actions de groupe dont 2 pour Peugeot et 1 pour
Citroën. Ces formations post Bac Pro sont en prendre en compte dans l’analyse de la carte
régionale de formation et plus particulièrement dans la relation emploi-formation.

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Contrats de qualification individuels


signés en signés en
1999 2001
Niveau V 28 28
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option A : véhicules particuliers 1 4
CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option D : cycles et motocycles 1 0
MC Mise au point : électricité et électronique automobile 7 0
MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements 0 1
BEP Maintenance de véhicules automobiles dominante véhicules industriels 1 0
BEPECASER (Brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite 3 5
automobile et de la sécurité routière)
CAP Peinture en carrosserie 2 0
CAP Carrosserie 0 1
Titre homologué Carrosserie 3 0
Titre AFPA Maintenance réparation automobile 0 1
CQP Conseiller technique et commercial cycle 1 0
CQP Opérateur en pneumatiques et liaisons au sol* 2 0
Autres diplômes n’appartenant pas au services de l’automobile 7 16

Niveau IV 50 62
3C Maintenance diagnostic automobile 8 13
BP Réparateur automobile option A : mécanique voitures particulières 4 0
Bac pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières 14 22
Bac pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriels 5 3
Bac pro Carrosserie option réparation 2 2
Autres diplômes n’appartenant pas au services de l’automobile 17 22

Niveau III 60 91
BTS Conception et réalisation de carrosseries 1 1
Autres diplômes n’appartenant pas au services de l’automobile 59 90

Total 138 181


* Ce CQP a été supprimé en mars 2001

II-10-2/ Les autres formations par alternance sous contrat de travail : contrats
d’adaptation et contrats d’orientation
Source : ANFA

1999 2001
Contrats d’adaptation 36 48
Contrats d’orientation 9 25

Le tableau ci-dessus fait apparaître un flux de 48 personnes en contrats d’adaptation et 25


personnes en contrats d’orientation dans des entreprises appartenant à la filière des services de
l’automobile en 2001. Ces chiffres sont en progression depuis 1999, mais ces informations sont à
affiner dans la mesure où l’emploi n’est pas précisé.

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II-10-3/ La formation continue des salariés

Dans un contexte de forte évolution technologique, économique et commerciale, l’adaptation des


professionnels est rapidement devenue indispensable et de fait le taux de participation à des
stages de formation continue n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années.

En corollaire de l’évolution des métiers et afin d’élever le niveau de compétences des salariés,
l’ANFA initie une stratégie de développement de la formation continue des salariés. C’est ainsi
que, considérant l’importance des demandes exprimées par les entreprises de moins de 10
salariés, les partenaires sociaux du secteur ont décidé en 1998, de porter le taux de contribution
de ces entreprises de 0.30 % à 0.50 % de leur masse salariale, afin d’accroître la capacité de
financement de l’ANFA. Cette démarche de la Branche Professionnelle illustre la volonté des
partenaires sociaux du secteur d’accorder une attention particulière à cette catégorie d’entreprises
fortement menacée par l’évolution technologique. Néanmoins ces ressources restent encore
insuffisantes au regard des montants engagés dans la formation continue, et de l’évolution
importante et toujours croissante de la demande en formation de ces entreprises.

En 2001, pour ces entreprises de moins de 10 salariés, 66 % des formations sont techniques, ce
qui témoigne des priorités quant à la nécessité de s’adapter aux évolutions technologiques ; 13 %
des formations concernent la gestion des entreprises et 13 % l’informatique ce qui confirme là
aussi, pour ces entreprises, la nécessité de s’adapter, afin d’améliorer leur rentabilité,
l’informatique apparaissant comme l’outil indispensable pour une bonne gestion de l’entreprise.

En parallèle, on constate un fort développement de la formation continue dans les entreprises


de plus de 10 salariés. La politique de formation de l’ANFA est caractérisée à ce niveau par la
conclusion d’accords avec des grandes sociétés ou « Grands Comptes » et de fidélisation des
adhérents au titre des exercices antérieurs. Ces accords permettent aux entreprises concernées
d’obtenir de l’ANFA la prise en charge d’actions de formation dans des conditions très
avantageuses, en échange du versement de tout ou partie de leur plan de formation à l’ANFA.
Dans de nombreux cas, ces prises en charge ont pu être articulées avec la mise en œuvre, par les
salariés, de leur Capital Temps Formation. Ce dispositif permet aux salariés de suivre à leur
initiative, des actions de formation comprises dans le plan de formation de l’entreprise dans le but
de se perfectionner, d’élargir ou d’accroître leur qualification. Il est à noter que ce régime est
sollicité au maximum de sa capacité dans le cadre d’adhésion des Grands Comptes à l’ANFA,
même si la distinction dans le tableau récapitulatif n’apparaît pas.

En 2001, pour ces entreprises de plus de 10 salariés, 42 % des formations sont techniques, 30 %
concernent le commerce, vente et 12 % l’informatique. La gestion, intégrant ici l’administration,
le secrétariat/bureautique ne représente que 4 % des demandes de formation. Les Grands
Comptes disposent de salariés compétents (comptables, gestionnaires, personnel de ressources
humaines … ) et ont donc moins besoin de formation dans ces domaines. Par contre, la vente
représente l’activité principale de l’entreprise, et à ce titre implique des besoins de formation,
d’actualisation des compétences des salariés.

CarifOref Midi-Pyrénées
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Diagnostic - Les services de l’automobile en Midi-Pyrénées
Janvier 2003

CTF Droit
FC – de 10 FC + de 10 Grands comptes
Thème de formation Commun
1999 2001 1999 2001 1999 2001 1999 2001
Mécanique, électricité 909 1130 11 2 8 3 267 406
Manutention, magasinage 21 41 0 1 1 1 9 10
Commerce vente 29 9 2 0 0 0 309 290
Comptabilité, gestion 70 235 7 0 14 1 9 22
Administration des ent. 8 1 0 0 0 0 0 15
Secrétariat, bureautique 0 11 0 0 0 0 4 26
Informatique 228 232 2 2 12 2 153 119
Enseignement auto-école 27 74 0 1 5 0 1 11
Développement personnel 13 23 2 1 2 1 25 61
Autres 2 9 0 0 11 3 0 0
Total 1307 1765 24 7 53 11 783 960

II-10-4/ Le dispositif de formation continue


Sources : Système d’information Argos, Conseil Régional Midi-Pyrénées, Fongécif, AFPA, CNASEA,
ASSEDIC

Ces éléments concernent la formation professionnelle continue sur fonds publics en 2000
(personnes ayant terminé leur stage en 2000).

Nombre de stagiaires ayant terminé leur stage en 2000


CFP Carrossier réparateur 28
CFP Réparateur automobile 24
CFP Sellerie générale 13
AFPA – Certificats de Formation Professionnelle - Total 65
Stages d’Accès à l’Entreprise Mécanicien automobile 3
Stages d’Accès à l’entreprise Mécanicien poids lourds 1
Stages d’Accès à l’Entreprise Contrôleur automobile 2
Stages d’Accès à l’Entreprise Vendeur automobile 1
Stages FNE Collectif (SIFE) Mécanicien automobile 4
Stages préparation à l’emploi Cycles et motocycles 1
Stages qualifiants ou pré-qualifiants Metteur au point moteur essence / diesel 3
CNASEA - Total 16
Mécanicien réparateur de cycles et motocycles 2
Réparateur automobile 1
Vendeur en pièces de rechange et accessoires 1
FONGECIF – CIF (hors BC) -Total 4
Total 85

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Janvier 2003

II-11/ L’offre de formation initiale et continue dans les Services de l’Automobile en


Midi-Pyrénées

La formation qualifiante pour les jeunes


Elèves ou Jeunes (moins
Apprentis en Salariés en
étudiants en de 26 ans) en
dernière année contrat de
dernière année formation
de formation qualification
de formation professionnelle
(31/12/01) (2001)
(2001-2002) continue de
plus de 300
groupe ind.** heures
(sortants 2000)

Niveau V 636 799 4 10 33


Carrosserie 164 309 4 1 20
Maintenance réparation véhicules particuliers 371 409 0 5 11
Maintenance réparation véhicules industriels 42 41 0 0 1
Cycles et motocycles 59 33 0 0 1
Vente de pièces et accessoires 0 7 0 0 0
Vente automobile 0 0 0 0 0
Auto-écoles 0 0 0 4 0

Niveau IV 240 27 100 27 2


Carrosserie 18 0 18 2 0
Maintenance réparation véhicules particuliers 186 27 25+13* 22 2
Maintenance réparation véhicules industriels 12 0 0 3 0
Cycles et motocycles 24 0 14 0 0
Vente de pièces et accessoires 0 0 9 0 0
Vente automobile 0 0 21 0 0
Auto-écoles 0 0 0 0 0

Niveau III 25 0 0 1 0
Carrosserie 0 0 0 1 0
Maintenance réparation véhicules particuliers 25 0 0 0 0
Maintenance réparation véhicules industriels 0 0 0 0 0
Cycles et motocycles 0 0 0 0 0
Vente de pièces et accessoires 0 0 0 0 0
Vente automobile 0 0 0 0 0
Auto-écoles 0 0 0 0 0

Total 901 826 104 38 35


Carrosserie 182 309 22 4 20
Maintenance réparation véhicules particuliers 582 436 38 27 13
Maintenance réparation véhicules industriels 54 41 0 3 1
Cycles et motocycles 83 33 14 0 1
Vente de pièces et accessoires 0 7 9 0 0
Vente automobile 0 0 21 0 0
Auto-écoles 0 0 0 4 0
** sont comptabilisé dans cette colonne les contrats de qualification individuels préparant un diplôme des services de l’automobile uniquement.
* Correspondent au 3C Maintenance diagnostic automobile

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Janvier 2003

La formation professionnelle continue qualifiante pour les adultes


Adultes (26 ans et plus) en
Adultes en contrat de formation professionnelle
qualification* continue de plus de 300 heures
(sortants 2000)

Niveau V 2 44
Carrosserie 0 21
Maintenance réparation véhicules particuliers 1 19
Maintenance réparation véhicules industriels 0 0
Cycles et motocycles 0 2
Vente de pièces et accessoires 0 1
Vente automobile 0 1
Auto-écoles 1 0
Niveau IV 1 2
Carrosserie 0 0
Maintenance réparation véhicules particuliers 0 2
Maintenance réparation véhicules industriels 0 0
Cycles et motocycles 0 0
Vente de pièces et accessoires 1 0
Vente automobile 0 0
Auto-écoles 0 0
Total 3 46
Carrosserie 0 21
Maintenance réparation véhicules particuliers 1 21
Maintenance réparation véhicules industriels 0 0
Cycles et motocycles 0 2
Vente de pièces et accessoires 1 1
Vente automobile 0 1
Auto-écoles 1 1
* sont comptabilisé dans cette colonne les contrats de qualification individuels préparant un diplôme des services de l’automobile uniquement.

Dans la filière des services de l’automobile, la production des qualifications fait appel à plusieurs
dispositifs de formation. Globalement, l’essentiel des qualifications s’obtient en formation initiale
(sous statut scolaire ou par apprentissage), la formation professionnelle continue (hors salariés)
étant peu importante. Une analyse par niveau ou par spécialité tempère ce constat. En effet, les
qualifications de niveau IV s’acquièrent par la voie scolaire ou en formation alternée par contrat
de qualification. A noter également, la place de l’apprentissage dans la production des
qualifications relatives à la carrosserie.

CarifOref Midi-Pyrénées
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Diagnostic - Les services de l’automobile en Midi-Pyrénées
Janvier 2003

III/ ELEMENTS SUR LES BESOINS EN FORMATION


ET EN QUALIFICATION DE LA PROFESSION

La branche a besoin d’un personnel qualifié et polyvalent mais aussi de mobiliser et fixer sa main-
d’œuvre.

La Branche souhaite privilégier trois objectifs :


Ö renforcer la relation emploi-formation pour répondre aux besoins des entreprises, il
s’agirait de :
- mettre en place des indicateurs régionaux pour mesurer :
o les besoins en BTS Maintenance et après-vente automobile option 1 :
véhicules particuliers
o les besoins en qualification et compétences
o l’insertion des jeunes
- poursuivre le développement de la pédagogie de l’alternance et valoriser
l’apprentissage : formation des maîtres d’apprentissage et formation des tuteurs.
- promouvoir les métiers de l’automobile
Ö améliorer l’appareil de formation pour répondre aux évolutions du secteur, il s’agirait de :
- renforcer la concertation lors des projets d’ouverture et/ou de fermeture
- mettre en place un plan de formation de formateurs en direction des CFA
- poursuivre l’accompagnement pédagogique et financier des établissements
Ö développer la formation continue pour répondre aux mutations du secteur, il s’agirait de :
- développer les contrats en alternance
- d’affiner les besoins de formation des petites entreprises

IV/ ANNEXES
IV-1/ Fiches métiers

IV-2/ Liste des participants aux groupes témoin du GFE 05, 06, 07 et 15

CarifOref Midi-Pyrénées
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réceptionnaire
Technicien de haut niveau mais avant tout homme
ou femme de communication.
Il établit le lien entre l’atelier et le client, il organise la prise en charge
et la restitution des véhicules. Il prend les rendez-vous, accueille
le client, l’interroge sur ses besoins et propose des prestations. Il peut
établir un premier diagnostic, prévoit la durée de l’intervention, s’engage
sur la restitution.
Il transmet les demandes des clients à l’atelier. Lors de la restitution
du véhicule au client, il explique les travaux réalisés.
Suivant l’organisation de l’entreprise, il peut occuper une fonction
d’encadrement, de chef d’atelier ou de chef d’unité, il peut donc encadrer
une équipe, gérer et organiser le travail dans l’atelier.

> >> conditions de travail


Il travaille à la réception d’une grande entreprise : agent de marque,
concession, filiale ou succursale, en lien avec la clientèle.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef d’atelier, chef d’unité, chef de centre service rapide.

> >> diplômes et CQP


> BTS Maintenance et après-vente automobile soit
option véhicules industriels, soit véhicules particuliers
> Bac Pro Maintenance de véhicules automobiles soit
option véhicules industriels, soit voitures particulières,
soit motocycles
> Bac Technologique Sciences et Technologies
Industrielles spécialité génie mécanique, option B :
système motorisé

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métiers diplômes et CQP
Mécanicien CAP Équipement électrique et électronique de l’automobile
Mécanicien spécialisé CAP Mécanicien en maintenance de véhicules
Dépanneur Option A : véhicules particuliers
Option B : véhicules industriels
Option D : cycles et motocycles
BEP Maintenance de véhicules automobiles
Dominante voitures particulières
Dominante véhicules industriels
Dominante cycles et motocycles
MC Mise au point électricité et électronique automobile
MC Maintenance des moteurs Diesel et de leurs équipements

Démonteur automobile CQP Démonteur automobile


Mécanicien service rapide CQP Opérateur service rapide
Dépanneur

Technicien de maintenance Bac pro Maintenance de véhicules automobiles


Technicien service rapide option voitures particulières, option véhicules industriels, option
Contrôleur technique motocycles
Dépanneur Bac techno STI, Sciences et technologie industrielles spécialité
génie mécanique option systèmes motorisés (suivi d’un diplôme
professionnel tel le BTS)

Technicien de maintenance CQP Technicien électricien électronicien automobile


Technicien service rapide CQP Réparateur spécialiste motocycles
Contrôleur technique CQP Contrôleur technique
CQP Technicien service rapide

Réceptionnaire, postes BTS Maintenance et après-vente automobile


à expertise ou à responsabilité option véhicules industriels, option véhicules particuliers
additiv

technique ou de service BTS Moteurs à combustion interne


mécanicien maintenance
automobile
Passionné par les voitures et la mécanique, le mécanicien
de maintenance automobile réalise l’entretien courant
des véhicules.
Il effectue les contrôles antipollution, les vidanges du moteur,
les remplacements du liquide de freins. Il vérifie, mesure et règle
des ensembles mécaniques ou électriques et, pour cela, il utilise
la documentation technique et les appareils de mesure.
Il peut, avec de l’expérience, intervenir sur la mise au point
des moteurs, la suspension, la climatisation. Il peut être amené
à rencontrer le client pour présenter les travaux réalisés sur le véhicule
ou expliquer le fonctionnement d’un équipement.

> >> conditions de travail


Il travaille dans un atelier de concession, chez des agents de marque
et artisans, sous la responsabilité d’un chef d’atelier, d’un chef d’équi-
pe ou d’un chef d’entreprise.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Mécanicien de service rapide, dépanneur-remorqueur, technicien
électricien automobile, mécanicien diéséliste, mécanicien spécialisé
en électricité.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option véhicules
particuliers
> BEP Maintenance de véhicules automobiles dominante voitures
particulières
> Mention Complémentaire Mise au point électricité électronique
automobile
> Mention Complémentaire Maintenance des moteurs Diesel
et de leurs équipements.

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mécanicien maintenance
véhicule industriel
Sa mission : anticiper les incidents ; un poids-lourd
ne doit pas tomber en panne.
Son domaine, c’est le véhicule industriel : des engins énormes,
des ensembles mécaniques imposants assistés par des systèmes
électroniques, une technologie de pointe pour la suspension, le freinage,
les pneumatiques, la mécanique. Pour chacune de ses interventions,
les conséquences économiques sont importantes (temps d’immobilisation
du véhicule, coût des pièces,…). Il réalise l’entretien courant
des véhicules, il effectue les contrôles antipollution, les vidanges
du moteur, les remplacements du liquide de freins. Il vérifie, mesure
et règle des ensembles mécaniques et parfois les change.
> >> conditions de travail
Il travaille dans des ateliers de constructeurs ou de concessionnaires
souvent de grande dimension. Il est placé sous la responsabilité d’un chef
d’atelier, et peut être en contact avec le conducteur de l’engin réparé
ou le propriétaire.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Mécanicien détaché par l’entreprise pour effectuer la maintenance
de flotte chez un transporteur, dépanneur, technicien
de maintenance.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules
option véhicules industriels
> BEP Maintenance de véhicules automobiles
dominante véhicules industriels
> Mention Complémentaire Maintenance des moteurs
Diesel et de leurs équipements
> Mention Complémentaire Mise au point électricité
électronique automobile.

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mécanicien maintenance
moto
Son univers c’est la moto ;
ses interlocuteurs, des passionnés.

Il réalise toutes les interventions mécaniques courantes sur les motos :


vidanges, remplacements de liquide de freins, contrôles antipollution,
réglages, changements d’ensembles mécaniques, poses d’acces-
soires,…
Sa responsabilité est importante, la sécurité du conducteur dépend
de la qualité de son intervention. Il entretient avec le propriétaire
de la moto une relation privilégiée, il peut l’accueillir, lui expliquer
les travaux, lui vendre des accessoires et équipements, le conseiller.

> >> conditions de travail


Il travaille dans des ateliers en général de petite
dimension. Il est placé sous la responsabilité d’un chef
d’atelier ou du chef d’entreprise. Il est souvent en
contact avec le client.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Technicien de maintenance.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de
véhicules option cycles et motocycles
> BEP Maintenance de véhicules auto
mobiles dominante cycles et motocycles.

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mécanicien
service rapide
C’est le spécialiste de l’intervention rapide.

Il réalise tous les travaux techniques prévus dans les unités de service
rapide : vidanges, changements de roues, remplacements de liquide
de freins, de pots d’échappement.
Dans certaines entreprises et avec de l’expérience, il peut être amené
à recevoir et conseiller le client.

> >> conditions de travail


Le mécanicien service rapide travaille dans des unités de service
rapide, de concessions, de filiales, de succursales ou chez
les spécialistes de l’intervention rapide (pneumatiques, échappement,…).
Il est sous la responsabilité d’un chef de centre.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Technicien service rapide, chef de centre service rapide.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance
option véhicules particuliers
> BEP Maintenance de véhicules automobiles
dominante voitures particulières
> Mention Complémentaire Mise au point
électricité électronique automobile
> Mention Complémentaire Maintenance
des moteurs Diesel et de leurs équipements
> CQP Opérateur service rapide.

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technicien
de maintenance
Son domaine, c’est la technologie, les systèmes électriques
et électroniques embarqués : la suspension pilotée, l’ordinateur
de bord, le multiplexage,…

Il réalise des diagnostics complexes, décide de l’intervention à effectuer,


change, répare, règle des systèmes mécaniques ou électroniques
et réalise des essais.
Il peut également conseiller des collègues mécaniciens sur des pannes.
Il accueille le client, le renseigne, le conseille.
Le technicien de maintenance travaille dans les entreprises spécialisées
en véhicule industriel, en véhicule particulier ou en moto.

> >> conditions de travail


Il travaille le plus souvent en atelier dans des concessions, filiales,
succursales, chez des agents, des artisans.
Il est sous la responsabilité du chef d’atelier, du chef d’unité
et en contact avec la clientèle.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Conseiller technique, expert en diagnostic, postes d’encadrement
(chef d’unité, chef d’équipe) ou de réceptionnaire.

> >> diplômes et CQP


> Bac pro Maintenance de véhicules automobiles
options voitures particulières, véhicules industriels ou motocycles
> CQP Technicien Électricien Électronicien Automobile
> CQP Réparateur Spécialiste Motocycle.

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démonteur
Il intervient sur les véhicules hors d’usage : du démontage
jusqu’au tri des pièces démontées.

Il a une responsabilité importante dans la chaîne de vie du véhicule :


respect de l’environnement et tri en vue du recyclage. Une fois
le véhicule amené à l’atelier, le démonteur doit diagnostiquer l’état
du véhicule : pour cela, il contrôle la carrosserie, met en route
le moteur, vérifie la direction, les freins,…
Ensuite vient l’opération de démontage. Avant toute chose, il doit
mettre en sécurité le véhicule (neutralisation des air bag par exemple)
puis procéder à la dépollution (vidange des huiles, liquide de refroidis-
sement,…) en respectant des consignes très précises. Puis vient
l’opération de démontage mécanique, de la carrosserie et de la sellerie.
Après un contrôle de l’état des pièces, le démonteur trie les pièces
(recyclage, récupération), les étiquette, les préparant ainsi à leur
revente.

> >> conditions de travail


Chez les démolisseurs, le démonteur travaille sur le parc de véhicules
hors d’usage et dans l’atelier. Il est en contact avec le magasin et
les services administratifs de l’entreprise. Suivant les entreprises,
il travaille seul ou en équipe sous la responsabilité d’un chef d’atelier,
chef de chantier ou chef d’entreprise. Son métier exige le respect
strict des normes de sécurité et d’environnement.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef d’équipe, chef d’atelier ou chef de chantier.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules
> CQP Démonteur automobile.

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controleur technique
Il est garant de la sécurité des véhicules.

Sa responsabilité est importante : il est le garant de la sécurité des véhi-


cules. Le contrôleur technique accueille le client et lui explique
la réglementation (réalisation du contrôle, contre visites,…). Il réalise
ensuite le contrôle technique du véhicule. Pour cela, il utilise un outillage
particulier : banc de freinage, analyseurs de gaz,… Il a également
recourt à des contrôles visuels : état de la carrosserie et de la structure
du véhicule, du moteur, de la boîte de vitesses.
À l’issue du contrôle, il établit un procès-verbal dans le respect
des procédures et obligations légales, puis il reçoit le client et lui
commente les résultats.
Il peut être amené à intervenir sur des contrôles non réglementaires
proposés par le centre, auquel cas, son rôle est aussi de sensibiliser
les clients à l’état du véhicule afin que les réparations liées
à la sécurité soient réalisées.

> >> conditions de travail


Dans un centre de contrôle technique indépendant ou associé à un réseau,
le contrôleur technique est placé sous la responsabilité d’un chef de centre.
Il est en relation avec les clients et travaille en autonomie au sein d’une équipe
la plupart du temps réduite. Sa responsabilité est importante, pour exercer
son activité il doit suivre une formation spécifique et obtenir un agrément
en préfecture.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef de centre, poste d’encadrement au sein d’un réseau.

> >> diplômes et CQP


> Diplômes et titres visant l’agrément en préfecture
> CQP Contrôleur technique plus agrément en préfecture.

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dépanneur-remorqueur
C’est l’homme des situations difficiles.

Le dépanneur-remorqueur est avant tout un mécanicien confirmé : il doit


détecter rapidement la nature de la panne, décider si l’intervention est
possible ou non, intervenir dans les meilleurs délais ou procéder
au remorquage en cas d’impossibilité de réparer sur place. Au-delà de
sa fonction technique, il doit prendre en charge le client qui est souvent
dans une situation de stress important, le rassurer et surtout mettre en
sécurité les biens et les personnes : signalisation du véhicule sur
la chaussée, avertissement si nécessaire de la gendarmerie,
des pompiers, respect des règles de manutention du véhicule
et utilisation du matériel de levage, relevage et transport.

> >> conditions de travail


Il peut travailler dans une grande entreprise ; concession, filiale ou
succursale, ou dans une entreprise spécialisée en dépannage. Très autonome,
le dépanneur-remorqueur travaille seul. Il est amené à intervenir de jour
comme de nuit et à travailler les jours fériés. Il a souvent l’expérience en
atelier et peut être soit détaché de l’atelier de façon permanente, soit de
façon temporaire. Les conditions de son intervention : accidents, clients
stressés nécessitent une bonne maîtrise de soi et beaucoup de maturité.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Dépanneur remorqueur de véhicules industriels.
Responsable d’une entreprise de dépannage.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules automobiles
> BEP Maintenance de véhicules automobiles
> Mention Complémentaire Mise au point électricité électronique
> Mention Complémentaire Maintenance des moteurs Diesel
et de leurs équipements
> Baccalauréat Professionnel Maintenance de véhicules automobiles

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technicien
service rapide
Le technicien service rapide est un expert
de l’intervention rapide et de la relation client.

Son activité débute par l’accueil du client : il est à l’écoute de ses


demandes, lui propose le ou les services adaptés à sa demande,
lui suggère des prestations. C’est lui qui a la responsabilité de l’inter-
vention technique sur le véhicule (vidange, changement de disques,
équilibrage de roues, contrôles…).
Il doit également détecter d’éventuelles anomalies dont il signale la
présence au client. Une fois la facture réalisée et encaissée, il restitue
le véhicule au client.

> >> conditions de travail


Dans l’atelier de service rapide d’une concession, d’une filiale, d’une
succursale, ou dans toute entreprise proposant ce type de prestation.
Il travaille le plus souvent en équipe, en contact avec les clients, sous
la responsabilité d’un chef de centre ou du chef d’atelier.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Technicien électronicien automobile
Chef de centre.

> >> diplômes et CQP


> Baccalauréat Professionnel Maintenance de véhicules automobiles
> CQP Technicien Service Rapide.

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carrossier réparateur
Entre ses mains, la carrosserie reprend forme.

Son rôle consiste à remettre en état les carrosseries endommagées.


Il démonte les pièces abîmées et rétablit leur forme initiale.
Lorsque les éléments sont irrécupérables, il les remplace par des
neufs. Il vérifie la conformité du châssis en passant le véhicule
au "marbre". Outre des compétences en carrosserie telles que
le démontage, le "débosselage" ou la fabrication de pièces,
le carrossier réparateur doit aussi avoir aujourd’hui des connais-
sances en peinture, en électricité voire même en électronique.
De plus, la gestion de la relation clientèle est devenue essentielle.

> >> conditions de travail


Le carrossier réparateur travaille soit dans des garages généralistes,
soit dans les entreprises spécialisées en carrosserie, soit dans les
ateliers du réseau des constructeurs. Il peut être en relation avec
les clients, experts, assureurs, fournisseurs et équipementiers.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef d’équipe, chef d’atelier, réceptionnaire, responsable
clientèle. Dans les petits ateliers, la polyvalence
est recherchée, ce qui peut conduire le carrossier réparateur
à devenir également peintre.

> >> diplômes et CQP


> CAP Carrosserie réparation
> CAP Peinture en carrosserie
> BEP Carrosserie
> MC Aménagement et rénovation des véhicules spécifiques
> BAC Pro Carrosserie option réparation
> CQP Carrossier peintre.

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métiers diplômes et CQP
Carrossier CAP Peinture en carrosserie
Peintre CAP Carrosserie réparation
CAP Sellerie générale
BEP Carrosserie
Dominante construction
Dominante réparation
MC Aménagement et rénovation
des véhicules spécifiques

Carrossier très qualifié Bac pro Carrosserie


Dominante construction
Dominante réparation

Carrossier très qualifié CQP Carrossier Peintre

Postes à expertise BTS Conception et réalisation de carrosserie


technique
ou à responsabilité
technique ou de service additiv
peintre en carrosserie
Le peintre redonne ses couleurs à la carrosserie.

Il intervient le plus souvent sur des véhicules abîmés suite


à un accident. Après le travail du carrossier, le peintre procède
selon trois étapes : il prépare le véhicule en améliorant la qualité
de la surface et applique notamment une couche anticorrosion,
il prépare la peinture et, enfin, il l’applique et effectue
les retouches et les finitions. C’est un travail délicat. Pour fabriquer
la peinture, il recherche la teinte exacte grâce aux documents
techniques et à l’outil informatique. Au-delà de la technicité
nécessaire à ce métier, le peintre automobile doit avoir le “coup
de patte” permettant de réaliser des retouches invisibles.
Pour cela il doit avoir une excellente vision des couleurs.

> >> conditions de travail


Le peintre en carrosserie exerce son activité dans les ateliers
de carrosserie-réparation d’une entreprise artisanale ou
d’une concession. Selon la taille de l’entreprise, il est en relation
avec l’atelier de mécanique, le service approvisionnement,…
Mais aussi avec les clients, assureurs, fournisseurs et équipe-
mentiers. Il doit porter un équipement de sécurité (masque,
gants,…)

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Carrossier-peintre, chef d’équipe ou chef d’atelier.

> >> diplômes et CQP


> CAP Peinture en carrosserie
> CQP Carrossier peintre.

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carrossier peintre
Du diagnostic des déformations d’un véhicule accidenté en
passant par les opérations de restructuration / redressement,
jusqu’à l’application de la peinture ; le carrossier peintre est
l’expert de la voiture accidentée.

Il accueille le client , participe à l’élaboration du devis, diagnostique


l’état du véhicule. Il peut également participer à la visite de l’expert.
Habile technicien, il démonte les pièces trop endommagées pour
être réparée, débranche les calculateurs électroniques, désactive
les air bag. Il remet en forme la tôle endommagée ; au moyen
d’appareils de mesure et de redressage sophistiqués, il redresse
la structure du véhicule.
Après remise en forme, il prépare les surfaces à repeindre : ponçage,
couche anticorrosion. Il recherche et prépare la teinte exacte au
moyen d’appareillages électroniques. C’est ensuite l’application
de la peinture en cabine avec un matériel de protection.

> >> conditions de travail


Le carrossier peintre travaille soit dans des entreprises généralistes
en maintenance et carrosserie : indépendants, concessions, filiales,
succursales ; soit dans des entreprises spécialisées en carrosserie
peinture.
Il peut être en relation avec le client, l’expert ou les fournisseurs
de matière première ou les équipementiers.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef d’équipe, chef d’atelier.

> >> diplômes et CQP


> CQP Carrossier Peintre
> Bac professionnel Carrosserie.

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vendeur en pièces de rechange
et accessoires
Vendeur, technicien et logisticien, le vendeur en pièces
de rechange et accessoires est au carrefour de bien
des métiers.
Le vendeur en pièces de rechange et accessoires est respon-
sable de la gestion des stocks et de la distribution des produits
et fournitures automobile, auprès d’une clientèle de professionnels,
de particuliers et des techniciens de l’atelier. Il accueille
le client, le conseille, lui propose des services, participe
aux campagnes de promotions, ventes à thèmes,…
À l’aide de l’informatique, il contrôle les mouvements des pièces,
passe les commandes, réceptionne, vérifie, enregistre les livraisons.

> >> conditions de travail


Il travaille dans une concession ou chez un distributeur, au comptoir
d’un service pièces, anime une boutique libre service et peut
également se déplacer auprès des agents et garagistes.
Il évolue principalement sur les lieux de manipulation
et de stockage des pièces et accessoires, même si certaines
tâches sont réalisées en bureau (gestion, préparation
des commandes,…).

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Responsable magasin, responsable commercial, vendeur
itinérant.

> >> diplômes et CQP


> CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange
et équipements automobile
> CQP de Vendeur en Pièces de Rechange et Accessoires

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métiers diplômes et CQP
Magasinier CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange
et équipements automobile

Vendeur magasinier CQP Vendeur en pièces de rechange et accessoires

Conseiller commercial CQP Conseiller commercial automobile


automobile

Conseiller CQP Conseiller technique et commercial cycle


commercial cycle

Postes à expertise BTS Force de ventes spécialisation automobile


technique
ou à responsabilité
commerciale

Opérateurs CAP Mécanicien de véhicules automobiles


station service
Agent stationnement

Moniteur Auto-école BEPECASER

Agent service location CAP Employé de vente spécialisé


option service à la clientèle
BEP Vente action marchande

Vendeur véhicules BTS Force de vente


industriels CQP Vendeur de véhicules industriels
BTS Maintenance
additiv
conseiller commercial
automobile
Le conseiller commercial est d’abord un passionné de la vente
et de l’automobile.

Il a pour mission de prospecter, accueillir, conseiller et fidéliser


une clientèle de particuliers ou de professionnels.
Il écoute, analyse, anticipe les besoins de sa clientèle pour lui
proposer le véhicule, les services (assurance, contrat d’entretien)
et les produits adaptés.
Il évalue et négocie la reprise du véhicule d’occasion, propose
le financement approprié.

> >> conditions de travail


Il travaille en succursale ou en concession, chez des agents
de marque, dans un show-room (hall d’exposition). Il peut participer
à des salons et des foires. Il se déplace chez les professionnels
et les particuliers.
Il sait être disponible. Il travaille sous la responsabilité
du chef des ventes et en lien avec l’atelier.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Vendeur société, chef des ventes.

> >> diplômes et CQP


> CQP Conseiller Commercial Automobile
> BTS Force de Vente spécialisation Vente automobile

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conseiller technique
et vente cycle
Du vélo de ville à celui de course, en passant par le VTT,
le conseiller technique et vente en connaît un rayon.

Il intervient sur tous les types de cycles et en assure l’entretien


et la réparation. Il conseille, vend, adapte les vélos en fonction
des besoins, de l’utilisation et de la morphologie de ses clients.
Il gère les stocks de pièces et accessoires, assure le service
après-vente, l’organisation de l’atelier et du magasin. Il travaille
également avec les constructeurs, les grossistes et les distributeurs.

> >> conditions de travail


Il travaille dans de petites structures spécialisées en étroite relation
avec le chef d’entreprise, à l’atelier et au magasin.
On peut également le retrouver dans des magasins spécialisés
dans les articles de sport et de loisir.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Gérant d’entreprise, responsable de points de vente.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules option cycles
et motocycles
> BEP Maintenance de véhicules automobiles dominante cycles
et motocycles
> BEP Vente Action marchande
> CQP Conseiller Technique et Commercial Cycle

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vendeur
véhicule industriel
Technicien de haut niveau, il travaille uniquement
le “sur mesure”.

Son objectif : adapter un véhicule industriel standard aux besoins


de transport. Ainsi, les porteurs seront équipés suivant les cas
de remorques, de plateaux grue, de citernes, de fourgons
ou de bennes. Le vendeur de véhicules industriels doit également
trouver le mode de financement qui convient : crédit bail, location
longue durée, crédit classique. Technicien maîtrisant parfaitement
les aspects techniques des produits qu’il négocie (véhicules
industriels ou modes de financement), il est aussi un négociateur
qui dialogue avec des chefs d’entreprise.

> >> conditions de travail


Très autonome, le vendeur de véhicules industriels se déplace
la plupart du temps vers les entreprises clientes. Il est en relation
avec les différents services de son entreprise (service après vente,
comptabilité, service location,…) mais aussi avec les carrossiers
qui vont monter les équipements sur véhicules, avec les assureurs,
et les organismes financiers,…

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Vendeur de gammes spécialisé, vendeur de véhicules d’occasion,
puis chef de groupe, chef des ventes, directeur commercial.

> >> diplômes et CQP


> BTS Force de vente
> BTS Action commerciale
> CQP Vendeur de véhicules industriels
> BTS Maintenance et après-vente automobile

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moniteur auto-école
Sa mission : la conduite. Son objectif : la sécurité.

Le moniteur auto-école est un spécialiste de la formation : il doit


évaluer les capacités de ses élèves, construire un plan
de formation adapté à chaque personne et assurer la formation.
Au-delà de la technique de conduite, il transmet aux élèves
les bons gestes aux bons moments, met en place les premiers
réflexes, sensibilise les apprentis conducteurs à la conduite
en sécurité et au civisme. Dans le cadre le l’apprentissage du
code, il explique la réglementation et accompagne les élèves au
moyen de films, diapositives ou d’ordinateurs,…
Il peut également participer à des animations à la sécurité
routière auprès d’enfants ou d’adultes.

> >> conditions de travail


Le moniteur auto-école enseigne la conduite dans le véhicule
pour la pratique et en salle pour l’enseignement du code. Les séances
d’apprentissage peuvent être individuelles ou collectives.
Les élèves sont de plus en plus jeunes (14 ans pour passer le brevet
de sécurité routière, 16 pour la préparation aux épreuve de permis
de conduire dans le cadre de la conduite accompagnée) et ont des
aptitudes très différentes ; le moniteur d’auto-école doit faire preuve
de psychologie et de grandes capacités d’adaptation.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Moniteur deux-roues ou poids-lourds gràce au BEPECASER
avec mentions deux roues ou groupe lourd.
Coordinateur d’enseignements automobile, deux-roues ou poids- lourds.
Formateur d’enseignants (avec BAFM).

> >> diplômes et CQP


> Être titulaire du permis B, BEPECASER et agrément préfectoral

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agent de stationnement
Il met sa vigilance au service des véhicules
en stationnement.

Il peut assurer certains services à la clientèle : nettoyage


de véhicules, opérations de station service.
Lors du départ du client , il établit des factures et procède
aux encaissements. Il doit veiller à la sécurité des bâtiments :
il vérifie les équipements de sécurité. Il connaît et maîtrise toutes
les procédures de sécurité : alerte, activation des équipements,
mise en sécurité des personnes, évacuation du bâtiment. Il assure
également une fonction de surveillance du parc : ronde,
surveillance vidéo ; il doit alerter les services de police en cas
d’anomalie. Garant de l’état du parc, il procède à l’entretien
courant du matériel (barrière, caisses, compteurs,…) et peut
participer au nettoyage du parc.

> >> conditions de travail


Dans un parc de stationnement, extérieur ou souterrain, l’agent
de stationnement est placé sous la responsabilité d’un responsable.
Il travaille souvent seul, quelquefois en équipe réduite.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Agent responsable de stationnement.

> >> diplômes et CQP


> Aucun diplôme requis.
> Néanmoins, un CAP de Mécanicien en maintenance
de véhicules est le bienvenu en cas d’activité de station-service.

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agent
de service location
Conseiller avisé, il trouve toujours
le véhicule adapté à la situation.

C’est au cours de ce premier contact qu’il ou elle va définir


la demande du client : quel véhicule va correspondre à ses besoins,
quel type de contrat lui proposer en fonction de la durée de location,
de la distance : expliquer, trouver des solutions, proposer,
convaincre, vendre des services, sa mission est technique
et commerciale. Après enregistrement des réservations, transmis-
sion aux services techniques, établissement des contrats,
il ou elle remet le véhicule au client, lui en explique le fonctionne-
ment, lui rappelle les consignes et les termes du contrat. C’est lui
ou elle qui réceptionne le véhicule lors du retour, qui vérifie son état,
rédige la facture, procède à l’encaissement, échange avec le
client sur l’utilisation, et s’assure de la qualité du service rendu.

> >> conditions de travail


Dans une agence de location spécialisée ou dans le cadre
de l’activité location d’une grande concession, succursale ou filiale,
l’agent de service location est placé sous la responsabilité d’un chef
d’agence. Il est en contact avec les clients et les mécaniciens
de l’agence.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef d’agence de location.

> >> diplômes et CQP


> CAP ou BEP dans le domaine des sciences et techniques tertiaires.

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opérateur
station-service
De la vente en boutique ou vente de carburant,
à l’intervention sur véhicule, il est à tous les postes
de la station service.
Chargé principalement de la vente des carburants et des produits
en boutique, l’opérateur station-service accueille, conseille
le client, vend des produits ou des services. Dans le cadre
de l’activité de la boutique, il est amené à réceptionner
les marchandises, les contrôler, les mettre en rayon, veiller
leur disponibilité et participer aux inventaires. Il peut être amené
à réaliser les entretiens courants sur les véhicules (mise
à niveau des liquides, changement de plaquettes, vidange), il peut
poser des accessoires sur véhicules pré-équipés (jantes,…).
Par ailleurs, il effectue l’entretien courant de la station (jauges
des cuves à carburant, contrôle des livraisons de carburant,
entretien de la station).

> >> conditions de travail


Dans une station-service, l’opérateur est placé sous la responsabilité
d’un chef de station service. Il travaille aussi bien à l’atelier,
sur la piste que dans la boutique. Polyvalent, il doit être à l’aise
dans l’atelier et à la vente auprès des clients.

> >> perspectives d’évolution


avec formation et expérience
Chef de station, mécanicien en maintenance, technicien
de maintenance.

> >> diplômes et CQP


> CAP Mécanicien en maintenance de véhicules automobiles
> BEP Maintenance de véhicule.

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GROUPE TEMOIN DU G.F.E. 05
Lundi 18 décembre 2000

« Structures Métalliques-
Travail des Métaux-Fonderie »
LISTE DES PRESENTS

Président de séance : M. BERNIER, Conseil Régional Midi-Pyrénées

Animateurs : Mme LAGRIFFOUL, CarifOref Midi-Pyrénées


M. OURLIAC, Laboratoire Interdisciplinaire de recherche sur les Ressources
Humaines et l’Emploi

Entreprises
M. RAYSSAC
Mme BREYNES
Syndicat de la Construction Métallique
ADEFIM-UEM
ZI de Bonnecombe
11 bd des Récollets
BP 527
31078 TOULOUSE CEDEX 4
81206 MAZAMET CEDEX
Tél : 05-61-14-61-23 Fax : 05-61-14-61-20
Tél : 05-63-61-38-71 Fax : 05-63-61-29-20

Acteurs de la formation
M. AUSSENAC M. PRIOLEAU
LT Jean Dupuy Académie de Toulouse
10 rue Gaston Dreyt Place St Jacques
65000 TARBES 31073 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-62-34-03-74 Fax : 05-62-34-86-19 Tél : 05-61-36-41-84 Fax : 05-61-36-43-23

Organismes d’interface

M. SCALLIER
ANPE Lespinet
7 avenue des Herbettes
BP 4432
31405 TOULOUSE CEDEX 4
Tél : 05-62-17-38-50 Fax : 05-62-17-38-69
CarifOref Midi-Pyrénées
1/11
GROUPE TEMOIN DU G.F.E. 06
Jeudi 7 décembre 2000

« Mécanique-Automatismes »

LISTE DES PRESENTS

Président de séance : M. BERNIER, Conseil Régional Midi-Pyrénées

Animateurs : M. BACQUA, CarifOref Midi-Pyrénées


M. OURLIAC, Laboratoire Interdisciplinaire de recherche sur les Ressources
Humaines et l’Emploi

Acteurs sociaux

M. BARDIN M. CARBILLET
SE-FEN SNES-FSU
15 rue des Posteliers 11 rue de la République
81000 ALBI 31120 PINSAGUEL
Tél : 05-63-45-23-46 Fax : Tél : 05-61-72-66-39 Fax : 05-61-72-66-39

M. MEILHAC
M. CORRADO
SNES-FSU
SNES-FSU
Bd Victor Hugo
26 boulevard Déodat de Séverac
BP 317
31076 TOULOUSE CEDEX 03
31773 COLOMIERS CEDEX
Tél : 05-61-91-25-04 Fax :
Tél : 05-61-76-58-39 Fax :

CarifOref Midi-Pyrénées
2/11
Entreprises

M. BALESTRACCI Mme JOUCLA


EADS Ecole des Compétences Industrielles et
316 route de Bayonne Technologies
BP M6736 10 bd Pierre Renaudet
31060 TOULOUSE CEDEX 3 65000 TARBES
Tél : 05-61-93-55-55 Fax : 05-61-93-59-48 Tél : 05-62-38-66-51 Fax : 05-62-38-60-42

M. PETIT Mme POUJOULA


VOLVO BILIA LANGUEDOC UNOSTRA
Parc Industriel Euronord 111 avenue de Lespinet
31150 BRUGUIERES 31400 TOULOUSE
Tél : 05-62-22-07-07 Fax : 05-62-22-07-10 Tél : 05-61-25-45-45 Fax : 05-61-25-83-34

M. RAUFAST
LATECOERE
135 rue de Périole
BP 5211
31079 TOULOUSE CEDEX 2
Tél : 05-61-58-77-00 Fax :

Acteurs de la formation

M. AUGUIE M. BERNOU
IUT GMP LEGTA Ondes
133 avenue de Rangueil Fournery
31077 TOULOUSE CEDEX 4 31330 ONDES
Tél : 05-62-25-87-31 Fax : 05-62-25-87-45 Tél : 05-61-37-65-70 Fax : 05-61-82-69-62

M. BROUZES
M. BOUISSET
Lycée Aucouturier
Académie de Toulouse
La Verrerie
Place St Jacques
Route de Blaye
31073 TOULOUSE CEDEX
81400 CARMAUX
Tél : 05-61-36-46-53 Fax : 05-61-36-41-93
Tél : 05-63-80-22-00 Fax : 05-63-76-53-96

CarifOref Midi-Pyrénées
3/11
M. CHERAMY Mme DEFFROMONT
Inspection Académique du Tarn ONISEP
Cité Administrative DRONISEP
3 rue du Général Giraud 41 rue Achille Viadieu
81013 ALBI CEDEX 9 31400 TOULOUSE
Tél : 05-63-49-45-00 Fax : 05-63-38-22-95 Tél : 05-61-52-47-42 Fax : 05-61-25-30-01

M. DESTRUEL M. FERRAN
MFR Bel Aspect CFAI
Route de Lisle sur Tarn 54 rue du Pech
81600 GAILLAC 31100 TOULOUSE
Tél : 05-63-81-21-50 Fax : 05-63-81-21-69 Tél : 05-62-11-51-70 Fax : 05-61-44-99-30

M. GILABERT M. HESPEL
Lycée Louis Rascol Académie de Toulouse
10 rue de la République Place St Jacques
81012 ALBI CEDEX 9 31073 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-63-48-25-50 Fax : 05-63-48-25-53 Tél : 05-61-36-41-84 Fax : 05-61-36-43-23

M. PLATAUX M. PRIOLEAU
AFPA Bordelongue Académie de Toulouse
10 rue Enzo Godeas Place St Jacques
31081 TOULOUSE CEDEX 1 31073 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-76-66-38 Fax : 05-61-76-66-07 Tél : 05-61-36-46-53 Fax : 05-61-36-41-93

M. ROURE
M. RAVELET
AFPA Direction Régionale
LP Decazeville
1 allée Jean Griffon
Avenue Léo Lagrange
BP 4429
12300 DECAZEVILLE
31405 TOULOUSE CEDEX 4
Tél : 05-65-43-61-72 Fax : 05-65-43-61-79
Tél : 05-61-17-21-76 Fax : 05-61-17-21-62

M. TEISSEDRE M. TULLIEZ
Lycée Déodat de Séverac CCI Albi
26 boulevard Déodat de Séverac 14 rue Timbal
31076 TOULOUSE CEDEX 3 81012 ALBI CEDEX 9
Tél : 05-62-13-17-11 Fax : 05-62-13-17-16 Tél : 05-63-47-97-83 Fax : 05-63-47-96-75

CarifOref Midi-Pyrénées
4/11
Organismes d’interface

M. AIT-ALI Mme BART


Conseil Régional DDTEFP
22 Bd du Maréchal Juin Cité Administrative - Bât B
31406 TOULOUSE CEDEX 4 31074 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-33-50-50 Fax : 05-61-33-52-66 Tél : 05-61-58-52-83 Fax : 05-61-58-59-21

M. COURTOIS
Mme BREYNES
DRIRE
ADEFIM
12 rue Michel Labrousse
11 bd des Récollets
BP 1345
31078 TOULOUSE CEDEX 4
31107 TOULOUSE CEDEX 1
Tél : 05-61-14-61-23 Fax : 05-61-14-61-20
Tél : 05-62-14-90-29 Fax : 05-62-14-90-10

M. GALINIER M. GENDRE
CRITT CAAPI DRAF/SRFD
ZI Albitech Cité Administrative - Bât E
54 rue Gustave Eiffel Bd Armand Duportal
81000 ALBI 31075 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-63-48-14-48 Fax : 05-63-48-14-58 Tél : 05-61-10-62-19 Fax : 05-61-10-62-43

Mme MEROC
M. LAGUERRE
ANPE Lespinet
Conseil Régional
7 avenue des Herbettes
22 Bd du Maréchal Juin
BP 4432
31406 TOULOUSE CEDEX 4
31405 TOULOUSE CEDEX 4
Tél : 05-61-33-50-50 Fax : 05-61-33-52-66
Tél : 05-62-17-38-50 Fax : 05-62-17-38-69

M. SABY
M. ROLLO
Conseil Régional
CCI Tarbes
22 Bd du Maréchal Juin
65003 TARBES CEDEX
31406 TOULOUSE CEDEX 4
Tél : 05-62-51-88-88 Fax : 05-62-93-44-52
Tél : 05-61-33-50-50 Fax : 05-61-33-52-66

M. SCAILLIER M. THOMAS
ANPE Lespinet Midi-Pyrénées Expansion
7 avenue des Herbettes 1 place Alphonse Jourdain
BP 4432 BP 841
31405 TOULOUSE CEDEX 4 31015 TOULOUSE CEDEX 6
Tél : 05-62-17-38-50 Fax : 05-62-17-38-69 Tél : 05-61-12-57-06 Fax : 05-61-12-57-00

CarifOref Midi-Pyrénées
5/11
GROUPE TEMOIN DU G.F.E. 07
Mercredi 13 décembre 2000

« Electricité-Electrotechnique-Electronique »

LISTE DES PRESENTS

Président de séance : M. BERNIER, Conseil Régional Midi-Pyrénées

Animateurs : Mme GARCIA, CarifOref Midi-Pyrénées


M. OURLIAC, Laboratoire Interdisciplinaire de recherche sur les Ressources
Humaines et l’Emploi

Acteurs sociaux

M. PELLICER
SNES-FSU
Chemin de Callory
82370 LABASTIDE ST PIERRE
Tél : 05-61-30-13-66 Fax : 05-63-30-13-66

Entreprises

M. BALESTRACCI M. CARCELLER
EADS MOTOROLA
316 route de Bayonne Avenue du Général Eisenhower
BP M6736 BP 1029
31060 TOULOUSE CEDEX 3 31023 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-93-55-55 Fax : 05-61-93-59-48 Tél : 05-61-19-90-00 Fax : 05-61-19-98-06

M. GADOU
M. CAUSSE
UR CAPEB
FEDELEC 81
56-58 rue Benjamin Baillaud
25 rue Max de Tonnac
BP 5852
81600 GAILLAC
31506 TOULOUSE CEDEX 5
Tél : 05-63-57-11-57 Fax : 05-63-57-64-39
Tél : 05-34-25-40-70 Fax : 05-61-48-50-16

CarifOref Midi-Pyrénées
6/11
M. GAVAZZI Mme GOXE
ALCYON UR CAPEB
ZI Est 56-58 rue Benjamin Baillaud
10 avenue Edouard Serres BP 5852
31770 COLOMIERS 31506 TOULOUSE CEDEX 5
Tél : 05-62-74-34-00 Fax : 05-62-74-34-34 Tél : 05-34-25-40-70 Fax : 05-61-48-50-16

M. GURTLER M. JOUVES
MOTOROLA Electricité de France
Avenue du Général Eisenhower 22 bd de la Marquette
BP 1029 BP 632
31023 TOULOUSE CEDEX 31003 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-19-91-92 Fax : 05-61-19-96-94 Tél : 05-61-29-93-65 Fax : 05-61-29-93-30

M. LABATUT
GIAT Industries
16 avenue Raymond Badiou
31052 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-31-34-81 Fax : 05-61-31-34-23

Acteurs de la formation

Mme DEFFROMONT M. DUCELIER


ONISEP GRETA TOULOUSE
41 rue Achille Viadieu 26 bd Déodat de Séverac
31400 TOULOUSE 31076 TOULOUSE CEDEX
Tél : 05-61-52-47-42 Fax : 05-61-25-30-01 Tél : 05-61-77-26-77 Fax : 05-61-59-98-42

M. FONTAN M. GUTHMULLER
ECIT - GIAT Industries LP Bourdelle
16 avenue Raymond Badiou BP 373
31052 TOULOUSE CEDEX 82003 MONTAUBAN CEDEX
Tél : 05-61-31-32-28 Fax : 05-61-31-35-01 Tél : 05-63-92-63-00 Fax : 05-63-92-63-47

M. PRAT
M. MAITREHENRI
LP Charles de Gaulle
Académie de Toulouse
24 avenue Charles de Gaulle
Place St Jacques
BP 113
31073 TOULOUSE CEDEX
31604 MURET CEDEX
Tél : 05-61-36-41-84 Fax : 05-61-36-43-23
Tél : 05-61-51-84-84 Fax : 05-61-51-84-70

CarifOref Midi-Pyrénées
7/11
M. TEISSEDRE M. SANZ
Lycée Déodat de Séverac CFAI
26 boulevard Déodat de Séverac 54 rue du Pech
31076 TOULOUSE CEDEX 3 31100 TOULOUSE
Tél : 05-62-13-17-11 Fax : 05-62-13-17-16 Tél : 05-62-11-51-70 Fax : 05-61-44-99-30

M. TERRAL
M. SERE
Lycée Bourdelle
Académie de Toulouse
3 Bd Edouard Herriot
Place St Jacques
BP 373
31073 TOULOUSE CEDEX
82003 MONTAUBAN CEDEX
Tél : 05-61-36-41-84 Fax : 05-61-36-43-23
Tél : 05-63-92-63-00 Fax : 05-63-92-63-47

Organismes d’interface

M. AIT-ALI
Conseil Régional
22 Bd du Maréchal Juin
31406 TOULOUSE CEDEX 4
Tél : 05-61-33-50-50 Fax : 05-61-33-52-66

Mme COURALET
Mme TIMBEAU
ANPE Purpan
Conseil Régional
8 rue de Lourdes
22 Bd du Maréchal Juin
BP 3081
31406 TOULOUSE CEDEX 4
31025 TOULOUSE CEDEX 3
Tél : 05-61-33-50-50 Fax : 05-61-33-52-66
Tél : 05-34-50-56-30 Fax : 05-34-50-56-49

CarifOref Midi-Pyrénées
8/11
GROUPE TEMOIN G.F.E. 15
Mardi 11 juillet 2000

« COMMERCE-DISTRIBUTION »

LISTE DES PARTICIPANTS

Président de séance : Mme LACASSAGNE, Conseil Régional Midi-Pyrénées

Animateurs : Mlle ROUSSE, CarifOref Midi-Pyrénées


Mlle SERANDON, CarifOref Midi-Pyrénées
M. OURLIAC, LIRHE

Acteurs sociaux

M. DURAND Mme MARC-RIGAL


CFDT SNES-FSU
50 avenue Raymond Naves 34 rue du Professeur Ramon
31500 TOULOUSE 32000 AUCH
Tél. : 05-62-60-03-17

Entreprises

Mme ALAUX M. DEDIEU


LECLERC INTERMARCHE
Route d'Albi ZAC de La Gravette
31180 ROUFFIAC 31150 GRATENTOUR
Tél. : 05-61-37-89-37 Fax : 05-61-74-02-09 Tél. : 05-61-82-57-87 Fax : 05-61-82-74-58

M. BONTOUX Mme LE GUENNEC


CHAMPION- AMIDIS MEDEF Midi-Pyrénées
ZI En Jacca 11 Bd des Récollets
6 allées Etienne Marcel 31078 TOULOUSE CEDEX 4
31770 COLOMIERS Tél. : 05-62-26-80-60
Tél. : 05-61-15-28-26 Fax : 05-61-30-20-09
M.ROUX
M. DALET CHAMPION
FLY Rue Ernest Renan
31 route de Narbonne 31220 CAZERES
31320 AUZEVILLE TOLOSANE Tél. : 05-61-97-10-10 Fax : 05-61-97-12-05
Tél. : 05-61-73-53-83 Fax : 05-61-75-05-11

CarifOref Midi-Pyrénées
9/11
M.SUBRA M. TRANIER
Bijouterie Le Donjon Association pour la Promotion des Vins du
3 rue du Poids de l'Huile Sud-Ouest
31000 TOULOUSE Chemin Borde Rouge
Tél. : 05-62-27-91-91 Fax : 05-62-27-91-95 31320 CASTANET TOLOSAN
Tél. : 05-61-73-87-06 Fax : 05-61-75-64-39

Formation

M.DEFFROMONT M. ROUSSEAU
DRONISEP CF A Commerce et Services -AFACES
41 rue Achille Viadieu 21 avenue Georges Brassens
31400 TOULOUSE ZA du Grand Noble
Tél. : 05-61-52-47-42 Fax : 05-61-25-30-01 31700 BLAGNAC
Tél. : 05-62-74-73-72 Fax : 05-61-71-26-91
Mme GASET
Académie de T oulouse M. PLUCHARD
Place St Jacques DUT Techniques de Commercialisation
31073 TOULOUSE CEDEX 115 route de Narbonne
Tél. : 05-61-36-41-84 Fax : 05-61-36-43-23 31077 TOULOUSE CEDEX 4
Tél. : 05-62-25-81-50 Fax : 05-62-25-81-70
Mme GAUTHIER
DRONISEP
41 rue Achille Viadieu
31400 TOULOUSE
Tél. : 05-61-52-47-42 Fax : 05-61-25-30-01

Interface

M. BERNIER
DES Mme CASTAING
Hôtel de Région DFPA
22 avenue du Maréchal Juin Hôtel de Région
31077 TOULOUSE CEDEX 4 22 avenue du Maréchal Juin
T : 05-61-33-50-50 F : 05-61-33-52-66 31077 TOULOUSE CEDEX 4
T: 05-61-33-50-50 F : 05-61-33-52-66
Mme BOUVAREL
ANPE Bellefontaine M. CORBOBESSE
61 allées de Bellefontaine ANPE Bellefontaine
31081 TOULOUSE CED EX 61 allées de Bellefontaine
Tél. : 05-62-11-51-12 Fax : 05-61-43-00-50 31081 TOULOUSE CED EX
Tél. : 05-62-11-51-12 Fax : 05-61-43-00-50
MmeBREGAL
DFPA Mme GILETTA
Hôtel de Région DDTEFP
22 avenue du Maréchal Juin Cité Administrative -Bât B
31077 TOULOUSE CEDEX 4 31074 TOULOUSE CEDEX
T : 05-61-33-50-50 F : 05;.61-33-52-66 Tél. : 05-61-58-52-90 Fax : 05-61-58-59-21

CarifOref Midi-Pyrénées
10/11
Mme LACOMME
DFPA
Hôtel de Région
22 avenue du Maréchal Juin
31077 TOULOUSE CEDEX 4
T: 05-61-33-50-50 F : 05-61-33-52-66
M.SEVERAC

Mme TERRASSON
AGEFOSPME
29 rue Pasteur BP 4421
31405 TOULOUSE CEDEX
Tél. : 05-62-26-83-26 Fax : 05-62-26-83-26

Mlle TRIVELLATO
Chambre Régionale de Commerce et
d'Industrie
5 rue Dieudonné Costes BP32
31701 BLAGNAC CEDEX
Tél. : 05-62-74-20-00 Fax : 05-62-74-20-20

CarifOref Midi-Pyrénées
11/11

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