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Entreprenariat

et développement durable


INTRODUCTION :

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde qui est de plus en plus pollué, où nous devons faire
face à un réchauffement climatique de plus en plus flagrant, et où nous avons des difficultés à
nourrir toute la population qui devrait atteindre les 9 milliards d’habitants en 2050.
La solution à cela ? Accorder une plus grande importance au développement durable.
L’implication des entreprises dans le développement durable est donc de plus en plus
importante.

QU’EST-CE QUE LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ?

Avant de parler de l’implication des ENTREPRENARIAT dans le développement


durable, il est important de définir ce concept.

On définit souvent le développement durable de la façon suivante : «« Un mode de


développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des
générations futures à répondre aux leurs ».(Rapport Brundtland 1987. ONU)
Le développement durable comme étant des responsabilités :


Quelles sont les responsabilités du développement durable ?

– La responsabilité Économique : l’économie est une responsabilité qui occupe une place prééminente dans
notre société de consommation. Le développement durable implique la modification des modes de production et
de consommation en introduisant des actions pour que la croissance économique ne se fasse pas au détriment
de l’environnement et du social.

=è trouver un juste équilibre entre profit et gestion durable de l'environnement


– La responsabilité Sociale : ou encore la responsabilité humaine. Le développement durable englobe la lutte
contre l’exclusion sociale, l’accès généralisé aux biens et aux services, les conditions de travail, l’amélioration de
la formation des salariés et leur diversité, le développement du commerce équitable et local.

=è satisfaire les besoins essentiels des populations en réduisant les inégalités sociales
dans le respect des différentes cultures.
– La responsabilité Environnementale : il s’agit du responsabilité le plus connu. Le développement durable
est souvent réduit à tort à cette seule dimension environnementale. Il est vrai que dans les pays
industrialisés, l’environnement est l’une des principales préoccupations en la matière. Nous consommons trop et
nous produisons trop de déchets. Il s'agit de rejeter les actes nuisibles à notre planète pour que notre
écosystème, la biodiversité, la faune et la flore puissent être préservées.

=è Maintenir l'équilibre écologique sur le long terme en limitant notre impact sur
l'environnement.

====è
Il s'agit de réussir à concilier le progrès social et économique avec
la sauvegarde de l'équilibre naturel de la planète, c'est l'enjeu majeur de
ce début du XXIe siècle.

Qu’est-ce que l’entreprenariat
durable ?
L’entrepreneuriat durable englobe les activités économiques, les technologies,
produits et services qui limitent les émissions de gaz à effet de serre, réduisent
l’empreinte écologique, minimisent la pollution et économisent les ressources.
.
L’entreprenariat durable constitue une nouvelle dynamique économique en
pleine évolution dans le contexte d’une prise de conscience croissante des
enjeux environnementaux planétaires. Il prend en compte les objectifs du
développement durable par le biais de l’économie verte.

LE NIVEAU D’IMPLICATION DES ENTREPRISES DANS LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Avec le temps, les entreprises sont entrées au cœur des problématiques du développement durable.
En effet, leur impact environnemental est assez conséquent. Elles utilisent une certaine quantité de
ressources naturelles telles que l’eau, l’énergie, … De plus, du fait de leur activité, les entreprises
utilisent pour la plupart d’entre elles des moyens de transport qui génèrent par conséquent de la
pollution.

Que ce soient le fonctionnement de l’entreprise, le cycle de vie d’un produit ou encore les conditions
de travail des employés, tout cela à des répercussions environnementales.
De plus en plus soucieuses de l’environnement et du bien-être de leurs employés, un grand nombre
d’entreprises a décidé de plus s’impliquer dans la cause environnementale.
Evidemment, toutes les entreprises n’ont pas le même degré d’implication. Certaines d’entre elles
choisiront simplement d’intégrer les valeurs du développement durable à leur stratégie, quand
d’autres opteront pour la mise en place d’un management environnement ou auront une démarche
axée sur la responsabilité sociétale des entreprises.

LES RAISONS POUR LESQUELLES LES ENTREPRISES TENDENT À AVOIR UN


COMPORTEMENT RESPONSABLE

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter un comportement en adéquation avec le
développement durable pour de multiples raisons.
Tout d’abord cela leur permet de réduire leurs coûts, ensuite ils améliorent leur image de marque car
les personnes sont de plus en plus sensibles au développement durable. Grâce à cela, elles peuvent
se différencier de la concurrence mais également innover.
Comme dit précédemment, le fait pour une entreprise d’intégrer le développement durable au cœur de
sa stratégie de management a des répercussions positives sur le bien-être de ses employés. En effet
cela les oblige à prendre en compte les enjeux sociaux. Les salariés sont donc plus motivés et par
conséquent plus impliqués dans l’activité de la société.
Avantage du développement durable pour l’entreprise : s’engager dans la voie d’une politique
développement durable présente de nombreux avantages pour une entreprise :

• Pour ses employés :


les employés vont être plus motivés à travailler dans une entreprise qui tient compte de
leurs conditions de travail. L’entreprise peut mettre en place un système de management
environnemental qui respecte les valeurs sociales et implique ses employés dans la
démarche entreprise dans un climat sociale et favorable.

• Pour ses clients :


Les clients vont être attirés par l’engagement écologique de L’entreprise ce qui fait ils
vont être des client durable et seront à leurs tour des acteurs indirects qui veillent
pour le développement durable .

• Pour son image de marque :


C’est un excellent moyen pour l’entreprise de valoriser son image de marque.
En s’engageant dans une démarche de développement durable, elle montre qu’elle est
capable de s’adapter au nouveau contexte économique, social et environnemental et accroît
ainsi son image auprès du public

Objectifs d’Entrepreneuriat de développement durable

Objectifs de développement durable portent expressément sur l’entrepreneuriat :

-Croissance économique, diversification, travail décent et emploi productif :

L’entrepreneuriat contribue à la croissance économique et à la diversification. Il stimule le


changement structurel et l’industrialisation qui conduisent au développement
socioéconomique ouvert et durable1. En créant et en développant leurs entreprises, les
entrepreneurs transforment l’économie et conduisent à des réalisations d’ordre plus général
qui contribuent au programme mondial de développement durable.

L’économie verte est une économie qui engendre une amélioration du bien-être humain et
de la justice sociale, tout en réduisant sensiblement les risques environnementaux et les
pénuries écologiques. Sur le plan pratique, on peut considérer que, dans une économie verte,
la croissance des recettes et la création d’emplois proviennent des investissements publics et
privés qui conduisent à une meilleure utilisation des ressources, à une réduction des émissions
de carbone, des déchets et de la pollution, et à la prévention de la perte de biodiversité et de la
dégradation des écosystèmes. Ces investissements sont à leur tour soutenus par la hausse de la
demande en faveur de produits et services respectueux de l’environnement, par l’innovation
technologique et, très souvent, par les mesures fiscales et sectorielles correctives adoptées
pour garantir que les prix reflètent correctement les coûts environnementaux
Exemples d’activités de de l’entreprenariat verte:

L’entreprenariat verte est basée sur six secteurs principaux :

• Energies renouvelables: par évidence ce secteur est devenu porteur et avantage


l’augmentation des bénéfices pour les pays producteurs de technologie. Même avec un coût élevé
pour les pays acheteurs.
• Moyens de transport : à court terme par l’optimisation de l’utilisation des énergies fossiles en
augmentant l’efficience et en contrôlant des émissions. À long terme le basculement vers
l’utilisation des énergies renouvelables. L’amélioration des services comme le transport collectif
innovant, le planning et les choix de réseaux efficaces sont aussi visés. L’utilisation des ressources
biologiques ayant une performance sont recherchées.
• Gestion des déchets : leur mauvaise gestion entraîne, en plus à la dégradation de la nature, des
coûts plus élevés pour freiner leurs actions. L’amélioration de la collecte, du transport et la
réutilisation relèvent de la culture et de l’organisation des sociétés. Les pratiques ne sont pas les
mêmes selon les milieux, urbains ou ruraux mais le principe est le même pour proposer une
rationalisation de la consommation à la base et une meilleur gestion par la suite pour augmenter
et accélérer leur récupération. La valorisation constitue un meilleur compromis pour assurer des
valeurs ajoutées.
• Gestion de l’eau : l’optimisation de la production et de la distribution comme aussi le recyclage
ou la préservation sont les voies possibles de la rationalisation du capital eau-vie. La lutte contre le
gaspillage pousse aussi à revoir ce qu’il faut utiliser comme arbres pour un reboisement ou un
embellissement. L’utilisation de l’eau potable dans des procédures gourmandes comme le lavage et
l’industrie sont donc à bannir. Le traitement des eaux ne doit en aucun constituer ou générer des
sources nuisibles à la santé et à l’environnement.
• Construction écologique: on vise ici l’utilisation de matériaux locaux, ou ceux qualifiés de
renouvelables et ayant subi une amélioration donnant une valorisation et même une valeur ajoutée
sans nuisibilité grandiose de l’environnement dans le processus de leur préparation. Ce domaine
englobe aussi les constructions bioclimatiques économisant la consommation de l’énergie pour le
chauffage de l’eau et l’accès à l’air conditionné.
• Aménagement du territoire : il vise une économie circulaire, une production propre, une
gestion plus rationnelle des milieux en recherchant la préservation des écosystèmes et l’intégrité
de la Biodiversité, concept qui est au cœur du mot “vert”. Ce secteur englobe : l’agriculture
écologique, la conservation des habitats, la reforestation et des modes doux de sylviculture, la
création ou gestion de parcs et les forêts urbaines, la protection des sols et des milieux en général.
Dans ces domaines, toute précaution non prise à temps conduira à une surcharge ultérieure des
coûts voire à des dégradations irréversibles. Il s’agit ici d’intégrer une approche écosystémique à
l’économie, ce qui implique de comprendre et évaluer les écosystèmes et de la Biodiversité.
• Entreprenariat verte au Maroc :

On sait moins que le pays est en train de devenir un modèle sur le plan de l’environnement grâce
aux actions vigoureuses qu’il entreprend sur son territoire pour lutter contre le changement
climatique.
Le Maroc a annoncé son intention de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations
d’Hydrocarbures. Le pays a fixé l’objectif ambitieux d’augmenter la partie d’énergies renouvelables
autoproduites d’ici 2020. Grâce à la mise en œuvre de mesures favorisant l’efficacité énergétique, il
œuvre également à réduire la demande d’énergie.
A travers sa stratégie pour le secteur de l’agriculture (le « Plan Maroc Vert »), le pays vise à obtenir
un triple gain, sur les plans de la croissance, de l’adaptation au changement climatique et de son
atténuation.

Au Maroc, le contexte national peut être considéré comme favorable à la mise en place d’une
économie verte au regard de l’importance des initiatives lancées à ce jour dans les différents
secteurs économiques et en particulier dans la stratégie de mobilisation des ressources
hydriques, la préservation de l’environnement et des forêts, le développement des Energies
renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Conclusion :
L’entrepreneuriat durable est donc l’adoption de nouveaux modes d’organisation, de
nouveaux modes de vie, mais aussi de nouveaux modes de production et de consommation
qui tendent à préserver les ressources naturelles et faire converger les trois piliers du
développement durable.