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Notion de la RSE

La RSE est constituée par trois termes ;

La responsabilité est :

La capacité et pouvoir de prendre des décisions par soi-même.


Obligation de répondre de certains actes.
Obligation de réparer le préjudice causé à autrui, soit par son propre fait, soit par le fait
de ceux qu‘ on doit surveiller.

Sociétale est :

Tous ce qui se rapporte à la structure, à l’organisation ou au fonctionnement de la société

Entreprise est :

L'ensemble des activités d'une ou plusieurs personnes qui mettent en commun leurs
biens et leurs travails pour le but de fournir des biens et services pour leurs clients
afin de réaliser un profit

Qu’est-ce que la RSE ?

La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) regroupe l’ensemble des


pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du
développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact
positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement.

L’idée que les entreprises doivent faire de la RSE, doivent être responsables, prend
ses racines dans les travaux de certains managers américains dans les années 1950.
Leur idée ? Si les entreprises ne se concentrent plus uniquement sur leurs profits
mais aussi sur l’impact qu’elles ont sur la société, elles en tireront bénéfice. Par
exemple, si une entreprise paie mieux ses salariés, elle contribue à leur donner du
pouvoir d’achat, avec lequel ces derniers vont peut-être acheter les produits de
l’entreprise. Si une entreprise gère mieux son impact sur l’environnement, elle fera
des économies à long terme en évitant de devoir gérer des catastrophes naturelles.

Howard Bowen publie en 1953 un ouvrage intitulé « La responsabilité sociale du


businessman » dans lequel il explique pourquoi les entreprises ont intérêt à être
plus responsable et donne la première définition « reconnue » de la RSE.

Avec le développement des préoccupations environnementales, mais aussi sociales


et économiques dans la 2ème moitié du 20ème siècle et avec la mondialisation, la
responsabilité des entreprises devient un enjeu de plus en plus important. De plus
en plus de consommateurs deviennent critique vis-à-vis des entreprises et veulent
que ces dernières respectent mieux les lois, l’environnement et soient plus
responsables en général.

La RSE est actuellement souvent évoquée dans une perspective de triple résultats
qui conduit à évaluer la performance de l’entreprise sous trois angles :
environnemental (compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le maintien des
écosystèmes), social (conséquences sociales de l’activité de l’entreprise) et
économique (performance financière),

La RSE selon l’ISO 26000

De son côté, l’ISO (International Organisation for Standardisation), organisation


chargée de définir les standards internationaux qui régissent le commerce des
entreprises, s’est également penchée sur la définition de la RSE dans un document
publié par le groupe de travail sur la Norme ISO 26000 sur la Responsabilité
Sociétale des Entreprises. Dans ces lignes directrices, l’ISO donne la définition de
la RSE suivante :

 Contribue au développement durable y compris à la santé et au bien-être de


la société.
 Prend en compte les attentes des parties prenantes.
 Respecte les lois en vigueur et est compatible avec les normes
internationales.
 Est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses
relations.

Responsabilité sociale des entreprises ou responsabilité


sociétale des entreprises ?
On voit parfois parfois employé le terme « responsabilité sociale des entreprises »
ou « responsabilité sociétale des entreprises » lorsque l’on parle de RSE.
Linguistiquement parlant, le mot « sociétal » est une anomalie en français et ne
devrait pas être employé. Étymologiquement, c’est le mot « social » qui est correct
et qui correspond à la définition de ce mot. Néanmoins, de plus en plus d’experts et
d’institutions emploient le terme « sociétal » lorsqu’ils parlent de la RSE,
considérant que le mot « social » ne permet pas d’englober toutes les dimensions de
la définition de la RSE (économique ou environnementale par exemple).

https://journals.openedition.org/communicationorganisation/3269

tendance qui parait résulter de divers facteurs de contexte ayant significativement


marqué ces dernières années - dont deux essentiels : 1) la mondialisation des
produits et des marques ; 2) l’accroissement des écarts sociaux entre les
populations et l’épuisement des ressources naturelles au profit des pays riches. Les
entreprises se voient de plus en plus obligées de remplir leur rôle social et de
combler les échecs du marché et des Etats dans la régulation des droits sociaux.

Organismes Verbatims 1. Gérant de fonds éthique A « Une société qui est bien avec ses salariés, avec
son actionnariat, avec ses clients, ses fournisseurs et puis avec tous les gens qui travaillent avec elle,
doit normalement assurer des bases solides pour croître durablement et avoir des performances
financières élevées » 2. Gérant de fonds éthique B « Je pense qu’une société qui gère de manière
intelligente des problèmes sociaux et environnementaux est une société dans laquelle il y a une
dynamique beaucoup plus forte, où les gens sont plus productifs, et cela a une influence énorme sur
la rentabilité des sociétés. Pour le social c’est une évidence, une société qui est bien gérée sur le plan
social ne peut pas faire autrement que d’avoir des bonnes performances, enfin on va dire des
performances économiques au moins supérieures à ses concurrentes mal gérées, ça ne veut pas dire
que ce sera extraordinaire mais ça sera supérieur, ça c’est tout à fait évident. » 3. Gérant de fonds
éthique C « C’est un jugement sur des sociétés qui allonge leur durée de visibilité, c'est-à-dire qu’on
pense que ce sont des sociétés qui se projettent non pas sur les résultats financiers des six mois
prochains mais qui se projettent à long terme. Et comme nous on est des investisseurs très
fondamentaux, comme ce qui nous intéresse c’est d’investir dans des sociétés qui ont des
fondamentaux très solides, on pense que ça nous donne une vision plus complète de la société » 4.
RSE Europe « Pourquoi la RSE ? Les récompenses sont énormes. Il a été démontré que la RSE est une
stratégie qui fonctionne. » Un encadré liste ensuite l’ensemble des bénéfices que la RSE est
susceptible de procurer : performance financière accrue, des coûts de gestion réduits, un
renforcement de la valeur de l’entreprise et de sa réputation, etc.. 5. Business for Social
Responsibility Le document disponible sur le site Internet de l’organisme et intitulé « Introduction à
la RSE » commence par détailler l’ensemble des impacts positifs susceptibles d’être générés par la
RSE, au premier rang desquels figure l’idée d’un renforcement de la performance financière. À
l’appui de chacun des impacts, un grand nombre d’études empiriques montrant l’existence d’un
impact positif de la RSE sont citées. 2.3.2. La mixité de l’impact de la RSE dans les recherches
empiriques

. QELLE DIFFÉRENCE EXISTE-T-IL ENTRE "SOCIAL" ET "SOCIÉTAL" ?

. - . Entre les deux termes "SOCIAL" et "SOCIÉTAL" il n’existe pas qu’un rapport de
différence.

. - . Le français qui les a secrétés l’un après l’autre étant issu de la première langue que
parlaient les homo-sapiens depuis Noé le Débarqué lunien gbaya du Lac Tchad, le gbaya
« UNIQUE ET LES MÊMES MOTS » (Ge. 11 : 1) qu’aujourd’hui en RCA-Cameroun,
venant du latin (né après la fondation de Rome en 753 av. J.-C.), lui-même ayant muté du
grec venu d’Égypte (vers 2200 av. J.-C.) et non langue indoeuropéenne, a suivi pour cela
des règles dont l’évolution conduira à la formation de la sionique* dite la franchaise*, la
langue d’enseignement du second Christ et du Jugement dernier à la charge de ce céleste
Juge divinement désigné en vertu d’Act. 17 : 31.

. - . Afin de faire ressortir les différences existant entre les deux vocables (II), il convient
de retracer au préalable ce qui les rapproche et qui a suscité l’intérêt de les opposer ici (I).

. - . I. POINTS COMMUNS ENTRE "SICIAL" ET "SOCIÉTAL".

. - . Le rapport de communauté qui existe entre ces deux adjectifs procède de leur
appartenance à la même famille comme venant tous deux du mot "SOCIÉTÉ" (A) et
d’une tatillonne évolution du sens du premier adjectif lié à ce terme d'origine : SOCIAL
(B).

. - . A. PROVENANCE DU RADICAL "SICIÉTÉ".

. - . Défini comme un ensemble que forment les « Sociétaires » (Féraud, 1788) et dit «
sociétariat » (Larousse, 1871) en commençant par un individu qui en appelle un autre
pour marquer le début de la « sociogenèse » (Delay, 1961), un « sociologisme »
(Larousse, 1907) admis par la plupart des « sociologues » (Larousse 1904), du moins en
toute « sociométrie » (Larousse, 1964), "SOCIÉTÉ" est entré dans le vocabulaire français,
sous la plume de « Gaut. D’Arras, au sens d’"association" en 1165 », que La
Rochefoucauld a étendu à la « compagnie religieuse ou commerciale » depuis le latin «
societas, de socius, compagnon, associé » (Dictionnaire étymologique et historique du
français, Larousse 1994, p. 714). De là, l’on a tiré le premier adjectif, "social", avec un
sens un peu plus évolué.
. - . B. ÉVOLUTION DE L’ADJECTIF "SOCIAL" À PARTIR DE "SOCIÉTÉ".

. - . Il fallut attendre l’an 1375 pour voir apparaître le tout premier adjectif français lié à
SOCIÉTE. Ce fut l’œuvre de R. de Presles qui alors écrivit « vie socielle » à cette époque.

. - . P. Charron corrigea en 1601 la nouvelle expression en « vie sociale » mais la locution


demeura peu usitée avant le milieu du XVIIIe s., jusqu’à ce que l’ouvrage de Jean-
Jacques Rousseau, "Du Contrat social", vînt y jeter un rayon de lumière nouveau à partir
de 1761.

. - . SOCIAL prit alors son envol, avec une valeur politique à partir de 1831, notamment
avec Lamennais.

. - . Ce n’est qu’en ce moment que linguistes et grammairiens prirent fait et cause pour le
nouveau mot et obtinrent d’en retracer l’origine latine « socialis, fait de société, ou fait
pour la société », de "socius", compagnon.

. - . S’en suivirent les expressions « question sociale, parti social, 1834, avec V.
Considérant. Puis vinrent, en 1848, la "sociale" et la "république sociale".

. - . Ce fut le point de départ de divers autres mots et locutions nouveaux, de la famille :


"social-démocratie", 1907, "social-chrétien", 1945, mais déjà, avaient paru "socialement",
XVe s, "socialité" (XVIe s., Amyot), "socialiser" (Grivel, 1786, rendre social et C. Pecqueur
en 1842 au sens économique moderne) qui a imposé à l’Académie la "socialisation",
terme répertorié en 1836, avant "socialisme" XVIIIe s., appliqué à l’école de Grotius et, le
23 novembre 1831, le Semeur introduisit le terme dans l’économie politique.

. - . De là, l’on eut "socialiste", XVIIIe s., avec la même évolution que "socialisme" au
XIXe s. (en anglais en 1822) ; "démocratie-socialiste", 1869, "parti-socialiste", dans le
rapport du préfet du Nord, "socialisant", adjectif, 1840, C. Pecqueur et enfin, "antisocial",
1776, d’Holbach.

. - . Il convient d’inférer SOCIÉTAL d’une évolution similaire mais plus récente et même
actuelle voire futuriste dont le sens fait toute la différence avec SOCIAL.

. - . II- DIFFÉERENCES ENTRE "SOCIAL" ET "SOCITAL"

. - . Les principales différences existant entre les deux adjectifs "SOCIAL" et "SOCIETAL"
sont de deux ordres selon que l’on les envisage sous l’angle du néologisme (A) ou de celui
du barbarisme que constitue le second terme (B).

Exemple.

. - . Les troubles qui endeuillent les deux régions administratives d'expression anglaise
dites par extrapolation "anglophones" du pays de Samuel Eto'o Fils sont partis d'un
désordre SOCIAL sécrété par l'incapacité du régime en place de donner suite à l'évolution
constitutionnelle du Cameroun pour aboutir sur des revendications SOCIÉTALES
récupérées par des forces assoiffées du gain individualiste avec l'occasion de profiter de la
situation aux fins de légitimer, par l'usage de l'arme appuyé sur des velléités
d'autodétermination encouragée par le droit international qui a tout intérêt à voir un
Cameroun, Char des Dieux, émietté pour que le divin projet eschatologique de son nom
initiatique ne soit pas concrétisé en ce temps de la fin où il a plu à Déesse-So Allah, la
Véritable, de faire descendre le Troisième des Dieux YHWh attendu après Moïse qui
reçut Dieu-Y et fut << FAIT DIEU >> (Ex. 7 : 1) et Jésus qui accueillit Dieu-h << VENU
SUR LUI >> (Mt. 3 : 16), quand, dit le << CONSOLATEUR >> (Jn. 16 : 7), Dieu-H gardé
pour la fin vient de “venir” sur un Camerounais pour le constituer le Christ attendu
depuis plus de 2000 ans.

La première responsabilité d’une entreprise est être rentable économiquement,


c’est
àd i r e r é m u n é r e r s e s p r o p r i é t a i r e s e n d ’ a u t r e s t e r m e s
q u ’ e l l e a s s u r e l a s u r v i e d e l’investissement.En deuxième lieu,
l’entreprise doit exercer son activité en toute conformité avec lesrégulations
légales qui l’affectent ; c’est-à-dire qu’elle doit accomplir ses
responsabilitéséconomiques dans un cadre légal, conformément à la législation
en vigueur.En troisième lieu, les responsabilités éthiques impliquent que l’activité
de l’entreprisedoit être exécutée en harmonisation avec les attentes de la
société et avec une conduitecorrecte. Dans un monde de plus en plus
globalisé, se comporter d’une manière éthiqueimplique pour une organisation
aller au-delà de l’engagement légal établi dans chaque pays oùelle opère, agir en parfait
accord avec la législation la plus restrictive à laquelle elle s’affronte,et même poser des
standards éthiques qui la dépasse.Finalement, il existe une responsabilité vis-à-
vis de la société que l’entreprise doit prendre sous une forme volontaire
dont les conduites impliquent l’amélioration du bien-êtrede la société dans laquelle
elle opère ; c’est le cas de la philanthropie pour ses travailleurs. Lesentreprises qui
prennent cette responsabilité en considération, estiment que les
collaborateursconstituent une partie intégrante de la société, et de cette manière ils
contribuent à l’améliorer.La troisième dimension du modèle se réfère aux activités
sur lesquelles l’organisation peut agir d’une manière socialement responsable.
Les activités détectées par Carroll (1979)découlent de l’analyse des activités de
l’entreprise et des groupes d’intérêt qu’ils se voienta f f e c t é s p a r l a
r é a l i s a t i o n d e s o b je c t i f s d e c e t t e d e r n i è r e : l a l i s t e p e u t v a r i e r
d ’u n t yp e d’organisation à une autre, en fonction du secteur productif dans
lequel se trouve. Cette listeest dynamique, bien que quelques activités
sont communes pour toutes les entreprises, et ellese nourrit tout au long du
temps. Les autres activités peuvent être dépassées par la société, etd’autres qui
n’ont pas pu être retenues à un moment donné peuvent surgir pour s’incorporer
àla liste.De l’analyse de ce modèle, au moins au niveau de sa troisième
dimension, on estimequ’il est intimement lié au modèle de
Stakeholders
, e t i l p e r me t à u n e o r g a n i s a t i o n d e s e rapprocher au concept de RSE à
travers différentes approches et d’évaluer comment il s’estincorporé à la culture de
l’entreprise et comment il peut projeter des politiques d’amélioration.À partir de la
définition de ces dimensions et les considérations qu’elles
impliquent,C a r r o l l ( 1 9 9 1 ) é t a b l i t u n e d é f i n i t i o n q u a d r i p a r t i t
e d e l a R S E q u i t e n t e d e s i t u e r l e s engagements légaux et
économiques des entreprises, en les mettant en rapport avec unnombre
important de préoccupations sociales. La définition proposée par cet auteur
inclut deforme pyramidale les quatre types de responsabilité, tel qu’il se montre dans la
Figure 1 :Figure 1 : Pyramide de la RSE14

Source : Les composantes de la RSE (Mercier, 2004).


De plus, il distingue les aspects suivants du concept, par ordre de primauté:

Responsabilité économique: c’est la responsabilité fondamentale de l’e
ntreprise.Av a n t t o u t , l ’ e n t r e p r i s e e s t l ’ u n i t é é c o n o mi q u e b a s i q u e
d e n o t r e s o c i é t é , e t p a r conséquent, elle est responsable de la production
des biens et des services requis par cette même société. Les entreprises doivent
être orientées vers la production des bienset services que la société désire, afin
de les vendre à cette dernière à un prix juste (un prix que la société considère
comme représentant la valeur des biens et servicesdistribués et qu’il
permet aux entreprises de dégager des bénéfices adéquats, et unerécompense
de ses investisseurs). Il s’agit donc, d’une responsabilité requise par
lasociété.

Responsabilité légale: elle implique l’accomplissement de tous les lois et
régulations.Ainsi, de la même manière que la société permet aux entreprises
d’assumer son rôle productif, des lois et des règlements ont été créés, sous
lesquels les entreprises –une partie intégrante de cette société- s’attendent
développer leurs activités correctementdans le cadre des assignations légales
pertinentes.

Responsabilité éthique : elle inclut les conduites et les activités qui même si
elles nesont pas codifiées sous forme de lois, la société espère que les entreprises les
exécutentavec rigueur. Ce compartiment est l’un des plus difficiles qu’affrontent les
entreprises,15
Responsabilités économiques
L’entreprise est une institution dont l’objectif est de produire les biens et
services que lasociété désire et de les vendre avec profit (besoin d’assurer sa
survie et de récompenser ses investisseurs).
Responsabilités juridiques
La société fixe le cadre légal dans lequel l’entreprise opère. Il est de
saresponsabilité d’obéir à ces lois (éthique imposée et codifiée).
Responsabilités éthiques
Il s’agit de responsabilités supplémentaires (noncodifiées dans des lois). Ces
responsabilités sontattendues par la société et visent à respecter les droitsdes
parties prenantes.
Responsabilitésphilanthropiques
(ou
discrétionnaires
)La société ne possède pasde message clair, lecomportement est laissé
àl’appréciation de chacun.

étant donné qu’en définitive, les responsabilités éthiques qui constituent cette aire
sontdésirées par la société, malgré qu’elles émanent de sa bonne volonté.

Responsabilité discrétionnaire, volontaire ou philanthropique: la décision
d’assumer des responsabilités de ce type est poussée exclusivement par
le désir de contribuer volontairement à la résolution de quelques
problèmes sociaux, sans s’occuper desréglementations d’aucun type, ni à
aucun ordre formel de caractère éthique. Il s’agitd’une responsabilité désirable par
une partie de la société.En définitive, la RSE recouvre « (...) les perspectives
économiques, légaux, éthiques etvolontaires de la société en ce qui concerne les
organisations à un moment donné » (Carroll,1991, p.45). Ces composants ne
sont pas autonomes mais ils sont en relation et ils créentcertaines
tensions aux managers quand ils essaient de les obtenir tous
simultanément.
Par conséquent, la séparation a seulement une intention conceptuelle, p
uisqu’en réalité lesmanagers sont constamment amenés à prendre des
décisions et s’impliquer en actions qu’ilssoient rentables, conforme à la loi et à
l’éthique.Cette définition de la RSE à partir de quatre niveaux de
responsabilité est partagéeaussi par d’autres auteurs, entre autres
Fraedrich et Ferrell (2000) qui distinguent entreresponsabilités
économiques, légales, éthiques et philanthropiques. Selon ces auteurs,
cesquatre catégories de responsabilités résument aux grands traits les attentes de
la société enversl’entreprise. Néanmoins, il est nécessaire de marquer que
chaque catégorie de responsabilitéreprésente seulement une partie de la RSE.
C’est pourquoi, nous pouvons décrire la RSE noncomme un procès statique à
part, mais comme un concept dynamique qui inclut tous cesconsidérations
de type économique, légal, éthique et discrétionnaire
objectif

La RSE concerne toutes les entreprises, indépendamment de leur taille ou de


leur activité. Elle correspond à l’application d’une démarche de développement
durable globale qui se doit d’intégrer des stratégies environnementales, sociales
et humaines. En somme, la RSE vise à responsabiliser les entreprises qui doivent
désormais s’impliquer dans le développement de la société et veiller à la
mise en valeur de l’humain.

Au départ avec des objectifs éthiques et non-financiers, on reconnait aujourd’hui


à la RSE la capacité à améliorer la performance économique de l’entreprise.
Cette dernière doit fournir des informations sur des indicateurs
environnementaux (consommations d’énergie, émissions de CO 2…) et sociaux
(création d’emploi, politiques de diversité…) qui sont faciles à suivre d’année en
année, surtout dans les rapports annuels. En France c’est une obligation pour les
entreprises du plus de 500 salariés.

En veillant à renforcer sa participation à l’amélioration de la société, l’entreprise


booste bien sûr sa réputation et son attractivité auprès de ses clients et prospects.
En accordant une attention particulière aux problématiques humaines, sociales et
environnementales, elle favorise le développement personnel et
l’épanouissement de ses salariés. Ces derniers renforceront leur implication ainsi
que leur fidélité envers l’entreprise, et par là même leurs résultats et
performances.
Que du positif !

Certes, toutes les entreprises n’ont pas un baby-foot à montrer au JT de TF1 pour convaincre de
la bonne ambiance au travail. Par contre, toutes savent dorénavant l’impact fort en externe
comme en interne qu’apporte la démarche RSE.
Cette dernière devenant un levier efficace pour aider les entreprises à s’adapter aux évolutions
de leur marché.

Le Pa
La liste de ces objectifs est la suivante :

 1. Éradication de la pauvreté : sous toutes ses formes et partout dans le monde.


 2. Lutte contre la faim : éliminer la faim et la famine, assurer la sécurité
alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.
 3. Accès à la santé : donner aux individus les moyens de mener une vie saine et
promouvoir le bien-être de tous à tous les âges.
 4. Accès à une éducation de qualité : veiller à ce que tous aient accès à
l’éducation et promouvoir des possibilités d’apprentissage de qualité dans des
conditions équitables tout au long de la vie.
 5. Égalité entre les sexes : parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les
femmes et les filles
 6. Accès à l’eau salubre et l’assainissement : garantir l’accès de tous à des
services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer une gestion
durable des ressources en eau.
 7. Recours aux énergies renouvelables : garantir l’accès de tous à des services
énergétiques fiables, durables et renouvelables à un coût abordable.
 8. Accès à des emplois décents : promouvoir une croissance économique
soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour
tous.
 9. Innovation et infrastructures : mettre en place une infrastructure résistante,
promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager
l’innovation.
 10. Réduction des inégalités : réduire les inégalités entre les pays et en leur sein.
 11. Villes et communautés durables : créer des villes et des établissements
humains ouverts à tous, sûrs, résistants et durables.
 12. Consommation responsable : instaurer des modes de consommation et de
production durables.
 13. Lutte contre le changement climatique : prendre des mesures d’urgence pour
lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions.
 14. Protection de la faune et de la flore aquatiques : conserver et exploiter de
manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du
développement durable.
 15. Protection de la faune et de la flore terrestres : préserver et restaurer les
écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer
durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le
processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la
biodiversité.
 16. Justice et paix : promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes
aux fins du développement durable, assurer à tous l’accès à la justice et mettre
en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes.
 17. Partenariats pour les objectifs mondiaux : revitaliser le partenariat mondial
au service du développement durable et renforcer les moyens de ce partenariat.

Les outils de la RSE aujourd’hui

Pour poursuivre ces objectifs, de nombreux outils se développent dans cette


période pour permettre aux entreprises de mieux quantifier leurs performances et
leurs actions en matière de développement durable. Par exemple, les entreprises
utilisent désormais l’ACV (Analyse de Cycle de Vie) pour quantifier leurs
émissions de gaz à effet de serre et leurs impacts sur l’environnement. D’autres
outils se développent pour mieux prendre en compte les attentes des parties
prenantes, pour mieux communiquer, de façon plus responsable.

La déclaration de performance extra-financière est par exemple l’outil ad hoc


pour faire le reporting de ses indicateurs RSE et les communiquer à ses parties-
prenantes.