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Eric Daniel El-Baze

Secrets de Kabbale
Livre 3

Vayikra
(Le Lévitique)
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A Julie et Gilbert (Zal).

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Préambule

La Torah (le Pentateuque), est le Lieu de la


Révélation divine. L’interprétation de son Texte sacré
se fait à partir de quatre niveaux de lecture ; le
« Pschat » – le sens littéral, le « Remez » – le sens
allusif, le « Drash » – le sens allégorique et enfin, le
« Sod » – le sens Secret.
Le « Sod » (le secret), ou 4ème niveau de lecture
dévoilé par l’enseignement de la Kabbalah (Kabbale
en hébreu), révèle l’Ame de la Torah ; la profondeur
de la « ‘Hokhmath Nistarah », la Sagesse cachée du
Divin. Si le « Midrash Kabbalistique »
(l’interprétation ésotérique), transcende par sa
réflexion le Récit biblique, son seul et unique objectif
reste l’amélioration de l’être.
La Langue créatrice est le « Laschon
HaQodesh » ; l’hébreu sacré où chaque lettre
correspond à un nombre et à un symbole (le mot Oth,
la lettre, voulant également dire, le Signe, en hébreu).
Voilà pourquoi, l’enseignement symbolique de la
Kabbalah, utilise des méthodes d’exégèse pour faire
sortir du Texte l’essence de la Torah ; à partir de ce

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dévoilement, l’homme pourra percevoir la Vérité
subtile cachée dans la création.
Les trois techniques exégétiques qu’utilise la
Kabbale sont ;
1. le « Notarikon » : l’Art sacré des acrostiches et des
abréviations, où les lettres d’un mot sont utilisées
comme les initiales d’une expression (par
exemple : le PaRDéS ou le Verger, est l’acronyme
de Pschat, Remez, Drash et Sod ; les quatre
niveaux de lecture de la Torah).
2. le « Tsérouf » : encore appelé « Temourah », le
combinatoire ; l’Art de la permutation des lettres.
Le Maître en la matière est l’éminent Kabbaliste
« Abraham Aboulafia » (1240-1291), dont les
anagrammes sacrés dévoilés sont ceux que nous
rapportons dans nos ouvrages.
3. la « Guématria » : est la 29ème des 32 règles de la
Loi orale donnée à Moïse par D.ieu au Mont Sinaï.
Très largement utilisée, elle est la mesure des
lettres de la création. Et comme en hébreu écrire
un mot, c’est aussi écrire un nombre, chaque mot
fait allusion à un autre mot de la même valeur. 

L’autre appellation de la Torah est le
« ‘Houmach » (les cinq livres), qui constituent le
Pentateuque (la Bible). Les cinq livres sont ;
« Béréchit » (la Genèse), « Shémoth » (l’Exode),
« Vayikra » (le Lévitique), « Bamidbar » (les
Nombres) et « Dévarim » (le Deutéronome).
Chaque livre de la Torah est divisé en sections ou
Parachioth (pluriel de Paracha au singulier), dont la
lecture hebdomadaire, au jour du « Shabbat » (le

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samedi matin), ensemence la création de la Lumière
divine. Le livre de « Béréchit » contient 12 sections,
celui de « Shémoth », 11 sections, « Vayikra », 10
sections, « Bamidbar », 10 sections et enfin
« Dévarim », 11 sections. Le nombre total de sections
de la Torah est donc de 54 Parachioth lues (parfois
couplées et lues par deux), sur l’année de 12 à 13 mois
lunaires suivant le calendrier hébraïque.
Après nos trois premiers ouvrages de présentation
de la Kabbale fondamentale du « Ari Zal » ; « Les
Racines de l’Existence », « l’Œuvre de la Création »
et « les Grandes Lumières » (Edilivre, éditeur), nous
présentons au lecteur 5 recueils d’étude de la Science
ésotérique qui s’intitulent « Secrets de Kabbale » et
dont chacun traite un des livres de la Torah suivant ses
sections.
Si cette nouvelle collection a pour objectif de faire
découvrir l’enseignement de la Kabbale tel qu’il est
traditionnellement transmis de Maître à élève, elle fait
aussi découvrir l’histoire biblique en débutant chacune
des sections de la Torah par son résumé. Complétée par
une liste des mots hébreux utilisés et étudiés, cette
structure de base facilitera la démarche du lecteur, dans
son désir d’approfondissement.
L’enseignement de la Kabbale est exclusivement
oral (Pé Al Pé). Voilà pourquoi sa retranscription
fidèle, par écrit, est extrêmement difficile au niveau de
son référencement. Aussi, nous sommes nous attachés
à citer fidèlement les versets bibliques, les valeurs
numériques (Guématriotes) et les Tséroufim
(permutations) à partir desquels nos Sages font leurs
révélations.

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Suivant le « Zohar Vayéra », notre génération est
celle du dévoilement, c’est-à-dire la génération apte à
recevoir (Lékabèl en hébreu, d’où vient le mot
Kabbalah) le discernement et la compréhension de la
Sagesse secrète. Mais recevoir (ou être reçu car
accepté pour recevoir l’Essence de l’Etre), signifie
aussi retransmettre l’Energie du vivant afin que soit
rétablie l’Unité dans notre monde.
Participer à la réalisation de ce Projet du Divin, est
la motivation de la rédaction de ces nouveaux recueils
d’étude sur la Kabbalah. Cette retranscription
simplifiée et clarifiée d’un enseignement jusque là
secret (car uniquement réservé aux initiés), est une
compilation de la Connaissance diffusée par les
« Mékoubalim » (Kabbalistes) de notre temps ; citons
les : « Rav ‘Hayim Dynovisz, Rav Its’hak Ginsburgh,
Rav Mordé’haï Chriqui, Rav Matityahou Glazerson,
Rav Daniel Cohen, Rav Raphael Afilalo, Rav Yoël
Benharrouche, Rav David Ménaché, le Virya Georges
Lahy ».
Enfin, terminons afin de l’honorer, en citant et
remerciant mon fidèle ami « Charlie Cohen », curieux
de tout, pour son soutien permanent, sa lecture
attentive et ses précieuses corrections. Ses
connaissances éclectiques et son dévouement sans
limites, ont permis à ce travail de voir le jour.

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Résumé du livre Vayikra

Le livre de « Vayikra » (le Lévitique), s’articule


essentiellement autour du travail sacerdotal dans le
Temple, fonction qui consistait à faire des
« sacrifices » d’animaux à offrir à D.ieu, que ce soit en
signe de reconnaissance ou de pardon, pour les péchés
ou violations des Lois Divines.
Suivent de nombreuses Règles civiles et morales,
des Prescriptions relatives au pur et à l’impur ainsi que
des Lois liées au culte, le tout scandé par le refrain :
« vous serez saints, car Je suis Saint, moi, l’Eternel
votre D.ieu ».
Mais le Qorban (le sacrifice), n’est pas cette fausse
image dévoyée d’animaux sacrifiés pour un D.ieu
affamé de sang ; bien au contraire, il était le vecteur
d’une plus grande spiritualité, le moyen d’atteindre les
sommets les plus élevés destinés au rapprochement des
êtres avec leur Créateur.
Ainsi, « Vayikra », le troisième livre du Pentateuque,
est un trésor de secrets sur les structures voilées des
Univers spirituels qui gouvernent notre monde ; « le
monde des conséquences » nous dit la Kabbale.

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Paracha 24 : Vayikra
Lévitique : 1,1 – 5,26

Paracha Vayikra en résumé


• D.ieu s’adresse à Moïse de la Tente d’assignation
(le Mishkan), pour lui communiquer les lois régissant les
offrandes apportées au Sanctuaire. Elles comprennent :
1/ l’holocauste « ‘Olah » qui, après son abattage, est
entièrement consumé sur l’Autel et dont l’odeur est
agréable à l’Eternel. 2/ L’oblation « Min’hah », offrande
de fleur de farine, d’huile et d’encens. 3/ Le sacrifice de
paix « Shelamim », dont la viande, brûlée sur l’Autel, est
consommée par celui qui l’apporte mais aussi par les
Cohanim (les prêtres). 4/ Les sacrifices d’expiation des
fautes commises, « ‘Hatat ». 5 / Les sacrifices
d’expiation de culpabilité, « Asham ».

Pélé : la Merveille, le secret de la lettre Aléf


Tout le livre de « Vayikra », s’appelle « Torath
Cohanim », la Torah des Cohen, car il développe sur
les règles du service sacerdotal dans le « Beith
HaMiqdash », le Sanctuaire avec ses rites sacrificiels.

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Le mot « Qorban », très improprement traduit par
sacrifice, dérive de la racine hébraïque « Qarèv » ou
« Qarov », qui veut dire à côté de ; le terme
« Qorban », exprime donc le rapprochement. Ainsi,
c’est par le « Qorban », que les prêtres
« rapprochaient » les Mondes supérieurs, afin de
déverser le Flux du Divin dans notre monde.
En dévoilant les Merveilles des Univers spirituels,
le livre de « Vayikra » dévoile aussi l’essence secrète
de la lettre « Aléf » (la 1ère lettre de l’Alphabet sacré),
car elle est le Sceau du Roi ; « Aloufo Chél Olam », le
Maître du monde ou le « D.ieu Un » (le chiffre 1, étant
la valeur numérique du Aléf).
En hébreu, chaque lettre est un nom, aussi,
chacune d’elles posséde une écriture développée qui
correspond à sa « forme prononcée ». L’écriture
développée de la lettre « Aléf » étant
« Aléf.laméd.pé » ; lue de façon inversée, elle dévoile
le mot « Pélé » (Pé.laméd.aléf), la Merveille (de
l’Essence divine) ; la « Face cachée » de notre monde.
Suivant le « Séfér Yétsirah » ; « les lettres
créatrices sont également des nombres, aussi ; lorsque
D.ieu créa l’univers par Son Verbe, il le fit pareillement
par le Sefar, le compte ». La valeur de la forme
développée de la lettre « Aléf » étant 111
(Aléf.laméd.pé, ou 1 + 30 + 80 = 111) ; elle nous
montre (par cette triple répétition du chiffre 1), le
principe de l’Universalité : « aussi bien dans les unités,
les dizaines que dans les centaines des Nombres
créateurs d’existence ».
C’est pour nous rappeler cette Harmonie du tout
créé, que la Paracha « Vayikra » a été précisément

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écrite (par Moïse) dans la 111ème colonne de la Torah ;
qui plus est en 111 versets. Mais le chiffre 111, parce
qu’il correspond au calcul 3x37, dévoile aussi le
13ème nombre premier (le chiffre 37) ; 13 étant la
valeur du mot « E’had » (Aléf, ‘Héit, Dalèt) qui veut
dire Un : symbole de l’Unité divine !

Le secret du petit Aléf


Parmi les lois régissant les offrandes apportées au
Sanctuaire, nous avons l’holocauste ; le « ‘Olah », mot
qui dérive du verbe « La’alot » qui veut dire monter.
La Kabbale enseigne à son sujet ; « après l’abattage,
l’animal (le Qorban, le sacrifice) devait être
entièrement consumé sur l’Autel, afin que soit
totalement brûlés graisse et sang, car ces deux
constituants correspondent aux deux désirs les plus
néfastes pour l’accomplissement de l’homme ; le désir
égoïste (la graisse) et l’orgueil (le sang) ».
Ainsi, par le biais du « Qorban », l’homme
s’épurait de ses tendances animales, et s’unissait (ou se
rapprochait ; Qarov, d’où dérive le mot Qorban) à son
Moi divin intimement lié à la Shekhinah (la Présence
divine sur notre terre) ; en « sacrifiant » l’animal sur
l’Autel, l’homme montrait à D.ieu son désir de maîtrise
sur ses pulsions physiques, afin de s ‘engager dans la
voie de « l’Hishtatdlout », l’effort spirituel (après la
destruction du second Temple, les sacrifices, seront
remplacés par les prières).
Mais pour que l’élévation spirituelle puisse
aboutir, il faut que l’être (libéré de son désir égoïste),
revienne sur le chemin de l’humilité. L’écriture du mot
« Vayikra » (premier mot de cette Paracha) nous le
signale, il se termine par un petit « aléf », pour rappeler

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symboliquement « l’amoindrissement du moi » ; la
« ‘Anava » (l’humilité), dont la valeur 131, s’oppose
aux forces contraires négatives mais de même
puissance numérique ; celles de « Samaël » (= 131) ;
l’ange du mal (Satan, l’autre dénomination de l’ange
du mal, est un nom qui dérive du verbe hébreu Listote,
qui veut dire dévier ; le mal est tout ce qui détourne
l’être du Projet du Divin !).

L’odeur des sacrifices : la Figure mystique


La Kabbale nous enseigne ; « les dimensions du
Temple étaient en analogie complète avec celles de
tout l’univers ; ses constituants reproduisaient la
structure humaine ». Ainsi, le Saint des Saints (Kodesh
Ha Kodashim) représentait le cerveau dans sa
globalité, chaque Table symbolisait un hémisphère
cérébral, l’Arche d’Alliance correspondait au crâne, le
Candélabre (la Ménorah) aux yeux, l’Encens (la
Qétoret) au nez, les Pains de Proposition à la bouche.
La représentation du Temple, véritable
reproduction physique des Mondes Métaphysiques
interagissant sur notre monde, explique pourquoi la
Torah insiste sur les « odeurs des sacrifices agréables
à l’Eternel », car ces senteurs, sollicitaient un des
Univers spirituels les plus élevés ; le Monde de l’Infini
(‘Olam Ha Ein Sof) encore appelé « Adam Qadmon »,
l’Homme primordial.
C’est là, dans cette « Zone de l’Ein Sof », décrite
de façon anthropomorphique comme « la Figure
Mystique de la Pensée créatrice », qu’émanent six
Mondes spirituels en interaction avec nos fonctions
psycho corporelles. Parmi eux, le Monde de l’Odorat
(ou l’Univers olfactif), « ‘Olam ‘Housh Ha Ria’h »

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dont les vertus réparatrices sont, aujourd’hui, à la base
de l’Olfactothérapie (voir notre ouvrage l’Œuvre de la
création).
Ces Univers immatériels, qui font percevoir ce qui
est au delà de la forme, nous sont signalés dés le
premier mot de la Torah ; « Béréchit », au
Commencement, lorsqu’il est lu « Barachit », Il créa
le six ou un sixième sens, pour permettre la connexion
au « Or Maqif », la Lumière englobante ; la Lumière
spirituelle qui entoure notre monde.

Le secret de la nourriture
La centralité des sacrifices d’animaux dans le
Temple, reflète l’essence de notre mission divine :
« amener sur l’Autel du sacrifice, le Misbéa’h, notre
animal intérieur, afin de l’élever à l’Essence divine ».
Dans la Loi juive, depuis que le Temple a été
détruit, ce qui remplace le « Misbéa’h », l’Autel
(sacrificiel) ; c’est la table ! Voilà pourquoi, la
nourriture est avant tout spirituelle, car, nous dit la
Kabbale ; « il n’y a pas de séparation entre la chair et
l’esprit : au cours du repas on mange du spirituel afin
d’aider notre âme animale à s’élever vers le Créateur ».
Ce fondement de la « Halakha » (la Loi), explique non
seulement les bénédictions, les « Brakhotes », qui
précédent chaque consommation d’aliments, le
pourquoi du « Birkat HaMazon », la prière de la fin
du repas, mais aussi, l’obligation de dire des mots de
Torah lorsque l’on se nourrit ; « car le repas est le pré-
texte qui parle du Texte ! ».
Ainsi, l’acte de manger, doit être compris comme
une connexion entre l’âme et le corps ; le moyen de
s’épurer, de se rapprocher jusqu’à se fondre dans notre

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Origine divine ; le mot nourriture en hébreu nous le
dévoile, il se dit « Okhél » (Aléf, Kaf, Laméd) et se
décompose en « Aléf », un et « Kol » tout : « lorsque
l’on mange, le un devient tout, et le tout devient un ;
l’acte de manger est le secret de la totale unification
entre l’esprit et la matière ».

Le rayonnement de l’âme et les sacrifices


Si l’âme est une et indivisible, elle est constituée de
cinq rayonnements qui la connectent aux Mondes
spirituels. Ces cinq nuances ou couleurs de l’âme, sont :
1/ « Néfesh » ou « Néfesh Habahamith » – l’âme
animale. 2/ « Roua’h » – le souffle (de vie) ou l’esprit
inférieur. 3/ « Neshamah » ou « Néfesh Elokit » – l’âme
divine, l’esprit supérieur. 4/ « ‘Haya » – la vivante (le
Souffle de la vie authentique et éternelle). 5/
« Yé’hida » – l’Unique (qui relie les hommes, car sa
racine est dans l’Ein Sof, l’Infini, le degré supérieur de
l’Unité).
La Kabbale précise ; « si la Néfesh Habahamith
(l’âme animale), est à la source de la satisfaction de soi
(l’égo), la Néfesh Elokit (l’âme divine), est ‘Hélek
Eloka Mimaal, une Part du Divin ; c’est cette « Part
divine », qui est la véritable Image de l’âme ; le
Tsélèm Néfesh, car sa valeur numérique 1779
correspond à celle des « deux parties de l’âme
réunies » : l’âme animale + l’âme divine, Néfesh
Habahamith vé Néfesh HaElokit (expression valant
1779).
Voilà pourquoi, la fonction essentielle des
sacrifices était de « faire rayonner l’âme divine (la
Néfesh Elokit) au travers de l’opacité du corps (ou de
l’égo), lui même nourri par l’âme animale (la Néfesh

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Habahamith) » ; la Guématria le confirme ; la valeur
additionnée de « ‘Olah » (‘Ayin, Laméd, Hé),
l’offrande brûlée = 105 + « Min’ha » (Mèm, Noun,
‘Héit, Hé), l’offre de repas = 103 + « Shelamim »
(Shin, Laméd, Mèm, Yod, Mèm), l’offre de paix = 420
+ « ‘Hatat » (‘Héit, Téit, Aléf, Tav), l’offrande pour
le péché = 418 + « Asham » (Aléf, Shin, Mèm),
l’offrande de culpabilité = 341, donne un total de 1387,
soit très exactement la Guématrie de la fin du verset
« Isaïe 5.20 » ; « Mar LéMAtoq Ou Matoq LéMar »,
(Malheur à celui) qui change l’amer en doux et le doux
en amer !… à celui qui appelle le mal bien et le bien
mal, à celui qui change les ténèbres en lumière et la
lumière en ténèbres ; à celui qui fait primer la
matérialité sur la spiritualité ; par les sacrifices
apportés au Sanctuaire, l’homme réilluminait le moi.

Les sacrifices et les niveaux supérieurs de l’âme


Dans son étude, la Kabbale insiste surtout sur
l’holocauste (‘Olah), l’oblation (Min’hah) et le sacrifice
de paix (Shelamim), car ces trois offrandes apportées au
Temple, permettaient aux trois niveaux supérieurs de
l’âme (Yé’hida, ‘Haya et Neshamah) de se lier au Monde
du Divin. Elle nous dit ;
– le mot « ‘Olah » (l’holocauste), écrit avec la lettre
« Vav » ‫‘( ו‬Ayin, Vav, Laméd, Hé) a pour Guématrie
111 ; soit la valeur de la forme développée du « Aléf »
(Aléf.laméd.pé). C’est par cette totale « Dvéqouth » ou
adhésion au Sceau du Roi (la lettre Aléf), que l’homme
pouvait atteindre le véritable « Bitoul », l’annulation du
moi qui permet de se lier (par la lettre Vav, la lettre de
jonction) au Créateur ; c’est cette « attache » au Divin,
qu’apportait la correction du 5ème niveau de l’âme, la

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« Yé’hida », par l’offrande du « ‘Olah »,
– le don de « Min’ha », s’adressait lui à la
« ‘Haya », car cette offrande végétarienne, ne devait
inclure ni levain ni miel. En effet, si le levain (qui fait
gonfler) est le symbole du « Yétsèr HaRa’ », le mauvais
penchant (ou l’égocentrisme), une fois combiné au miel
(représentant la douceur), il donne à la consommation
du pain (le désir égoïste), un plaisir, « Ta’anoug ».
C’est ce plaisir physique que devait corriger l’offre de
« Min’ha », afin de le transformer en un plaisir spirituel
destiné à la « ‘Haya ». La Guématria nous le montre ; la
valeur numérique de « Ta’anoug » est 529, soit 23 au
carré ; 23 étant la Guématria de « ‘Haya » (‘Héit, Yod,
Hé) ; la 4ème nuance de l’âme.
– enfin, le mot « Shelamim » (le sacrifice de paix),
parce qu’il est la forme plurielle du mot « Shalom »,
la paix ; nous montre la réunification définitive entre
l’être et son Créateur ; entre notre monde et le Monde
du Divin, à partir de la 3ème nuance corrigée de l’âme ;
la « Neshamah ».

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Liste des mots hébreux étudiés

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Paracha 25 : Tsav
Lévitique : 6,1 – 8,36

Paracha Tsav en résumé


• D.ieu demande à Moïse qu’il ordonne à Aaron et
à ses fils d’observer, en tant que Cohanim (prêtres), les
lois sur le service sacerdotal. Un « feu constant » doit
brûler sur l’Autel ; sur ce feu seront entièrement
consumés les holocaustes. Les Cohanim
consommeront la viande des sacrifices d’expiation et
de faute, ainsi que les restes de l’oblation. Aaron et ses
fils demeurent sept jours dans le Tabernacle durant
lesquels Moïse les initie à la prêtrise.

Tsav au niveau numérique


Le « Shabbat » précédant la fête de « Pessa’h » (la
Pâque juive), est appelé « le Shabbat HaGadol », le
Grand Shabbat ; pour une année juive ordinaire (de
12 mois lunaires), le « Shabbat Tsav » est celui qui
tombe toujours avant « Pessa’h ».
– N.D.A : « l’appellation Shabbat HaGadol est

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utilisée, en souvenir du Grand miracle qui se produisit
en Egypte, le 10 du mois de Nissan de l’année de la
libération ; en l’an 2448 de la création du monde
(véritable) suivant le calendrier hébraïque (l’an -1312
de l’e.c). Au jour du 14 Nissan (veille du 1er jour de la
fête de Pessa’h), les enfants d’Israël prirent un agneau,
l’attachèrent dans leur maison, puis le sacrifièrent
comme cela leur fut ordonné par D.ieu ; les égyptiens
ne réagirent point, malgré leur totale dévotion pour cet
animal considéré comme l’une des plus hautes
divinités de l’Egypte antique : ici se situe le Grand
miracle ! Parce que cette année-là, le 10 Nissan
tombait un Shabbat, on l’appela le Shabbat HaGadol,
et pour célébrer ce miracle particulier, la Tradition
institua que tous les Shabbat qui précéderont Pessa’h,
garderont cette désignation, même si le 10 Nissan ne
tombe pas un Shabbat ».
La Guématria de « Tsav » (Tsadé, Vav), est 96 et
son petit nombre 15 (9 + 6) rappelle la valeur
numérique du Nom divin « Y.ah » (Yod, Hé) rattaché
à la Sefirah « ‘Hokhma » (d’où émane la Sagesse
créatrice). « Tsav » est aussi à la 25ème place dans le
« ‘Houmach » (le Pentateuque), en ce sens, cette
section de la Torah est en relation avec « Or », la
Lumière ; le 25ème mot du Récit biblique. Cette Paracha
contient enfin 97 versets ; 97 est le 26ème nombre
premier : le chiffre 26, étant lui la valeur numérique du
Nom ineffable « Y.HVH » ; la Source de toutes les
lumières.

Le Feu constant perpétuellement créateur


La place ordinale de « Tsav » dans la Torah (la
ème
25 Paracha), nous rappelle le Principe de l’Unité,

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inscrit dans les 25 lettres du 1er verset de la profession
de foi du judaïsme ; la prière du « Shéma Israël » :
« Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est
Un ! » (Deutéronome 6,4).
Le mot « Shéma » (Shin, Mèm, ‘Ayin) écoute,
dérive du verbe hébreu « Lishmoa’ » qui veut dire
écouter, dans le sens percevoir ; quoi ? la Vibration
universelle ou la Parole créatrice, dénommée dans le
Langage biblique « Tal », la rosée. La valeur
numérique de « Tal » (Téit, Laméd) est 39, elle évoque
les 39 travaux interdits du « Shabbat » ; voilà
pourquoi, la Paracha « Tsav », lue avant « Pessa’h »,
est intimement liée au « Shabbat » !
Le « Ari Zal » nous enseigne ; « au jour du
Shabbat, un processus singulier se produit ; il s’agit de
la ‘ Alyah dé ‘Olamim – la montée des Mondes, où
tous les univers se fondent dans le Monde de
l’Emanation ; le Monde de Atsilouth. Cette élévation
des mondes, est symbolisée par les trois branches
montantes de la lettre Shin ‫» ש‬.
Parce que le Monde de « Atsilouth » est le plus
élevé de tout les mondes, et parce que son Essence est
en dehors de l’espace et du temps, il nous est demandé
de respecter « le repos spirituel » au jour du Shabbat ;
c’est ainsi que l’homme ensemence notre terre de
l’Essence éternelle du Monde à venir : le « ‘Olam
Haba » (voir notre ouvrage l’Œuvre de la Création).
C’est du Monde de « Atsilouth », le Monde de
l’Emanation, qu’émane la Pensée divine créatrice, plus
précisément de sa Sefirah « ‘Hokhma », la Sagesse,
rattachée au Nom Divin « Y.ah » (Yod, Hé) » ; cette
Sagesse cachée, ou « ‘Hokhmath Nistarah », est celle

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qu’explore l’étude de la Kabbalah : elle est le « Feu
ardent perpétuellement créateur », évoqué dans le
verset « Lévitique 6,6 » (de la Paracha Tsav) où il est
dit ; « le feu brûlera sur l’autel ; Lo Tikhbéh ! Il ne
s’éteindra pas ! ».
La Kabbale précise ; « à l’image du Macrocosme,
chaque homme possède en lui un Autel
microcosmique ; c’est le Moi véritable (ou
authentique) rattaché à la Divinité. Mais pour que le
Moi divin puisse pleinement s’exprimer, il faut que la
créature éteigne ses pulsions négatives ou passives ;
c’est ce que la lecture inversée de « Lo Tikhbéh – il ne
s’éteindra pas » dévoile, elle fait apparaître
l’expression ; Tikhbéh Lo ; littéralement, il éteindra le
non ou le négatif (en lui) ; c’est ce Feu ardent (qui lie
le Créateur à Sa créature), que ravive le repos spirituel
du Shabbat ainsi que la lecture du Shéma Israël, afin
que l’homme rétablisse la Parole créatrice dans notre
monde ».
Remettre en marche, rétablir ou libérer la Parole
créatrice est la raison de la fête de « Pessa’h », que
précède la Paracha « Tsav », et qui célèbre la fin de la
servitude de « Métsarim », les limites du moi. En effet,
le terme « Métsarim » (les limites, l’étroitesse) est
l’autre lecture de « Mitsraïm », l’Egypte ; quant au
nom « Pessa’h », il montre le rétablissement du Verbe
divin, lorsqu’il est lu « Pé-Sa’h », littéralement la
Bouche qui parle (ou qui émane à nouveau) de la
Sefirah « ‘Hokhma de Atsilouth », rattachée au Nom
Divin « Y.ah » !.
Au final ; la dénomination « Shabbat HaGadol »
résume à elle seule le Lien qui unit la Paracha « Tsav »
à la Parole créatrice. Ce Lien est celui de l’Alliance au

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Feu créateur ou « Brit-Eish » (anagramme du mot
Béréchit) que symbolisait le feu constant qui devait
brûler sur l’Autel ; c’est ce Feu, « Eish » (Aléf, Shin),
que symbolise la lettre « Shin » ‫ « ; ש‬la lettre initiale
des mots Shabbat et Shéma, profondément liés à la
Paracha Tsav ! ».

Les 4 éléments
La Kabbale nous enseigne ; « la sanctification de
l’espace et du temps, est celle des 4 éléments (le feu,
l’eau, l’air et la terre), car ils sont nés d’un
appauvrissement (en Lumière), HaDalouth, des 4
lettres du Nom Y.HVH. Aussi, c’est par la
sanctification des 4 éléments, que sera rétablie l’Unité
du Nom, HaShem, sur notre terre ».
Elle poursuit en nous dévoilant ; « la sanctification
de l’espace passe par la récitation des 6 mots du
1er verset du Shéma Israël, car ils s’adressent aux 6
directions (sud, nord, est, ouest, haut et bas), mais
aussi, elle se fait par la célébration de la fête de
Pessa’h, intimement liée par le Qorban Pessa’h, le
Sacrifice pascal, aux Qorbanot (les sacrifices),
effectués dans le Mishkan ; le Lieu même de la
sanctification (voir notre commentaire sur les
Parachioth Vayakel et Pékoudé, à la fin de notre livre
Shémoth). Quant à la sanctification du temps, elle est
directement en relation avec le Jour du repos spirituel ;
le Shabbat : le 7ème jour, de la création ».
L’importance vitale de la sanctification des 4
éléments, explique pourquoi ils sont déjà mentionnés
dés le début du Récit biblique ; en « Genèse 1,1 » où il
est dit : « Béréchit Bara Elokim Et HaShamayim vé Et
Haarets – Au Commencement D.ieu créa le ciel et la

25
terre ». Dans ce verset, si la terre (Haarets), est
directement nommée, l’eau et le feu sont eux
dissimulés dans « Shamayim » (Shin, Mèm, Yod,
Mèm), les cieux, car ce mot se compose de la lettre
« Shin » ‫( ש‬qui désigne Eish, le feu) et du mot
« Mayim » (Mèm, Yod, Mèm), l’eau. Quant à l’air,
« Avir », il n’apparaitra que bien plus tard, après que la
Substantialité de notre monde soit créée, lorsque D.ieu
ensemencera Sa propre « Lumière » par la première
lettre « Yod » ‫ י‬de Son Nom « Y.HVH ou Yod.
HéVavHé » ; « c’est ainsi que Or, la Lumière, (Aléf,
Vav, Reich) deviendra Avir – l’air (Aléf, Yod, Vav,
Reich) ».
Comme l’air, « Avir », dérive directement de la
Lumière divine, c’est lui qui sera l’élément
réunificateur des 3 autres éléments ; « l’élément
vital », le Souffle de vie que D.ieu insuffla à chacune
de Ses créatures. Aussi, c’est à partir de cet élément
avant tout spirituel (Avir dérivant de Or) que la
création pourra retrouver l’Harmonie Universelle ; en
s’élevant (comme l’air, allusion à l’Alyah dé ‘Olamim
– la montée des Mondes), vers l’Unité des 4 lettres du
« Y.HVH ».
Cependant nous dit la Kabbale ; « des 4 éléments
primordiaux, les trois premiers (le feu, l’eau et l’air)
sont primaires, le 4ème (l’élément terre) est lui
secondaire ; car les 4 lettres du Tétragramme
(Y.HVH), ne sont fondamentalement que trois,
puisque la 4ème lettre du Nom ineffable (le 2ème Hé du
Y.HVH) n’est qu’une répétition de sa 2ème lettre (le
1er Hé du Y.HVH) ».
Aussi, lorsque le corps de l’homme (assimilé à
l’élément terre), sera annulé (symboliquement

26
consumé par le feu de l’autel), son âme pourra se
libérer (s’envoler, par l’intermédiaire de Avir, l’air
vital ou spirituel), pour se fondre dans l’Essence du
Créateur ; cet état de l’accomplissement de l’être,
désormais redevenu à l’Image du Divin, est appelé en
Kabbalah ; le « Bitoul », l’annulation du moi.

La réunification des 4 éléments


Suivant le Plan divin, l’homme a été créé comme
un réceptacle, un « Kéli » prêt à recevoir, alors que
l’Acte créateur purement Altruiste est un Désir de
donner. Si la dynamique de l’homme est de recevoir
dans le but de recevoir, « Lékabèl Al Ménat
Lékabèl », le rétablissement de l’être authentique (à
l’Image du Divin) instaurera dans la création le désir
de recevoir dans le but de donner, « Lékabèl Al Ménat
Léashpia » ; ce Désir qui ramènera la création à
l’Unité créatrice, est le « fruit » de la réunification des
4 éléments.
En effet, suivant les lois de la nature, le feu du ciel
(Shamayim) est le donneur d’eau (pour la terre) ; en ce
sens, « la terre est le récepteur au feu du ciel » ; cette
situation, dans les limites de la nature, est ce que la
Kabbale nomme le désir de recevoir ; le « Ratson
Lékabèl ». A l’inverse, concernant les « Qorbanot »,
ou les sacrifices, la chair de l’holocauste (étant
essentiellement composée d’eau), donne son eau pour
être consumée par le feu. Dans l’offrande du sacrifice,
« le feu (de l’Autel) devient le récepteur, et l’eau (le
sacrifice, l’être) le donneur » ; c’est le désir altruiste ;
le « Ratson Léashpia ».
En projection Séfirotique (au niveau de l’Arbre de
vie, substratum du tout créé), la Sagesse (de la Torah)

27
assimilée à l’eau (qui s’écoule dans notre monde) est
liée à la Sefirah « ‘Hokhma », et le Discernement
(apporté par l’effort d’élévation spirituelle) est rattaché
au feu, symbole de la Sefirah « Bina ». Lorsque les
Sefiroth « ‘ Hokhma et Bina » (l’eau et le feu du
Monde de Atsilouth), sont en parfaite union, naît alors
une Sefirah virtuelle appelée « Da’ath » ou la
Connaissance acquise, à partir de laquelle s’écoule le
« Roua’h HaQodesh », le Souffle Saint dans la
création (la terre).
La Guématria nous le montre ; la valeur de
« Eish », le feu est 301, celle de « Mayim Min
Haarets », l’eau de la terre est 476. En additionnant
ces deux valeurs (301 + 476), nous obtenons la
Guématria 777 de l’expression « ‘Hokhma OuBina
BéRoua’h HaQodesh » ; (l’union de) ‘ Hokhma et
Bina dans le Souffle Saint.
Ainsi, lorsque l’homme, annihile (ou consume à
l’image du sacrifice) son désir égoïste, il réunifie
d’abord les 3 éléments (l’eau du sacrifice, le feu et la
terre). Puis, c’est par l’annulation du moi (le Bitoul),
qu’il déverse dans la création, l’élément spirituel vital
(l’air ou Avir), assimilé au Souffle de l’existence (le
Roua’h HaQodesh). C’est de cette façon que s’obtient
par la réunification des 4 éléments, le retour de notre
monde à l’Unité des 4 lettres du « Y.HVH ». Ici se
situe le véritable secret caché dans la Paracha « Tsav »,
liée par son rang (la 25ème Paracha) à « Or », la
Lumière (le 25ème mot de la Torah) ; qui est la Source
de « Avir », l’élément réunificateur de tous les
éléments ; « Avir », l’air, ou le Souffle de la véritable
existence.

28
Liste des mots hébreux étudiés

29
30
Paracha 26 : Chemini
Lévitique : 9,1 – 11,47

Paracha Chemini en résumé


• Au huitième jour, suivant les sept jours
d’inauguration du Sanctuaire (‘Hanoukat Mishkan),
Aaron ainsi que ses fils commencent leur office de
Cohanim (prêtres). Un Feu sort alors de devant
l’Eternel, et consume les sacrifices sur l’Autel ; dès lors,
la Présence Divine réside dans le Sanctuaire. Les deux
premiers fils d’Aaron, Nadav et Avihou, offrent « un
feu étranger » ; ils meurent dévorés par le Feu ardent de
l’Eternel ; Aaron reste silencieux devant ce drame.
• D.ieu ordonne les lois de la cacherout ; « les
animaux terrestres ne sont autorisés que s’ils sont
ruminants et ont le sabot fendu. Les poissons doivent
avoir des écailles et des nageoires ». Egalement, une
liste d’oiseaux non cachères est donnée, ainsi qu’une
liste d’insectes cachères (quatre espèces de
sauterelles). Enfin, la Paracha de Chemini enjoint de
distinguer entre « le pur et l’impur », en insistant sur le
pouvoir purifiant du Mikvé (le Bassin Rituel).

31
De l’Infini aux lois sur la cacherout
Lorsque D.ieu créa le monde, Il le fit de façon
graduelle, à partir de 10 Emanations ou Forces
séfirotiques ; la création en plusieurs temps, explique
pourquoi la Kabbale donne tant d’importance aux
chiffres et aux nombres retranscrits dans la Torah.
Ainsi, la Paracha « Chemini », littéralement le
huitième, ouvre sur l’inauguration du Tabernacle, qui
eut lieu le 1er Nissan de la seconde année dans le désert
(Roch ‘Hodesh Nissan de l’année 2449 du calendrier
hébraïque, ou en l’an – 1311 de l’e.c) : plus
précisément « le 8ème jour » après que soient restés 7
jours durant, Aaron et ses fils dans la Tente
d’Assignation.
Si le chiffre 7 correspond au monde de la nature
(les 6 + 1 jours de la création), le chiffre 8 indique lui
la dimension supranaturelle ; celle de la Présence
divine dans notre monde (la Shekhinah), intimement
liée à l’« Ein Sof » ; l’Infini, communément appelé
« Ha Qadosh Baroukh Hou » : le Saint béni Soit il ;
le « Y.HVH ».
Ainsi, le nom de cette Paracha (Chemini ou le
huitième), nous apporte d’emblée un premier
enseignement ; « l’homme doit comprendre par lui-
même, que les lois de la nature et de la logique, sont
gouvernées par des Lois divines. Ces Lois, qui se
situent au dessus de la nature, sont le fruit de la Volonté
créatrice ; ce sont elles qui orientent la créature vers
son objectif destiné ; participer au rétablissement de
l’Unité. Mais pour que l’homme puisse faire aboutir le
Projet, il lui faudra se lier à son Créateur ».
C’est ce « Lien », que D.ieu rappelle dans cette

32
Paracha, en énonçant les lois sur la cacherout ; « Les
animaux terrestres ne sont autorisés que s’ils sont à la
fois ruminants et ont le sabot fendu, et les poissons, que
s’ils ont des nageoires et des écailles ». La Kabbale
enseigne à ce sujet ;
– le ruminant symbolise les 4 niveaux de lecture
de la Torah ; celui qui « prend le temps » de
s’intéresser à la réalité de notre monde jusqu’à y
découvrir sa Vérité cachée ; le sens secret – « le Sod »,
– la fente du sabot (complétement fendu de bas en
haut) représente, elle, le canal, « le Tsinor » (Tsadé,
Noun, Vav, Reich), qui lie les Mondes métaphysiques
à notre monde, pour que s’accomplisse le « Ratson »
(Reich, Tsadé, Vav, Noun), la Volonté divine ; les
lettres du mot Tsinor nous le dévoilent, elles sont celles
du mot Ratson, mais écrites d’une façon inversée, pour
nous apprendre que l’être est le canal, à la Pensée
créatrice,
– et comme l’homme devra toujours se maintenir
dans une dynamique d’existence orientée vers son
Créateur, littéralement telle une droite vers D.ieu,
« Yachar El » (autre lecture du nom Israël), il devra
consommer les poissons qui s’alimentent en
mouvement (les nageoires), et dont la carapace rappelle
le monde réel ; les écailles (ou écorces) symbolisant le
désir égoïste.

La Qétoret : le secret du Quécher


La Paracha « Chemini », insiste sur l’utilisation de
la « Qétoret », lors du service sacerdotal. L’équivalent
hébreu du terme araméen « Qétoret », l’encens est
« Quécher » mot qui veut dire le Lien. Cette
correspondance, nous apprend que l’utilisation de la

33
« Qétoret » lors du service sacerdotal renforçait le
« Lien » impalpable mais ô combien vital, qui
maintient la création et ses créatures au sein de
l’Essence de l’Ein Sof (l’Infini).
La Guématria du mot « Quécher » (Qof, Shin,
Reich : le Lien) le confirme, elle vaut 600 et son petit
nombre égal à 6 (6 + 0 + 0), désigne la 6ème lettre de
l’alphabet sacré ; la lettre « Vav » ‫ו‬, dont la forme en
crochet, montre l’attache qui nous lie à l’enchainement
des Mondes ; « Hishtashlout » : (voir notre ouvrage
l’Œuvre de la création).
Mais si l’homme venait à « couper le Lien » (qui
le lie à l’Eternel), il tomberait dans la seule réalité de
notre monde (fini), encore désigné comme « ‘Olam
HaChéquér », littéralement le monde du faux (ou du
mensonge) ; car ce monde, « ‘Olam Hazé », a été
conçu comme « un fruit » qui montre d’abord son
écorce (la réalité, le paraître) avant de dévoiler son
essence (la Vérité, l’être). La structure du mot
« Chéquér » (Shin, Qof, Reich), le mensonge le
confirme, elle correspond à l’inversion des lettres du
mot « Quécher » ; le « Lien », qui lie au Créateur !

Aaron : la correction de la faute de Adam


HaRishon
Ainsi, le secret du « Lien sacré » qui unit le D.ieu
Infini (ou Y.HVH – valeur 26) à Sa créature, a été
précisément placé dans « Chemini » (la
26ème Paracha), dont le petit nombre égal à 8 (2 + 6),
deviendra le symbole universel de l’Infini ; un chiffre
8 écrit à l’horizontale, pour désigner la Présence
(cachée) de l’Ein Sof (l’Infini), dans la finitude de Sa
création.

34
Le retrait de la Présence divine dans notre monde,
fut consécutive à la faute de Adam HaRishon lorsqu’il
sépara le fruit (notre monde) de l’arbre de la
connaissance des Forces du bien et du mal, par
lesquelles D.ieu guide Ses Mondes ; cette Guidance
divine des Mondes (que devait connaître Adam) est
appelée en Kabbalah « Hanaga dé ‘Olamim ».
La conséquence la plus redoutable à cette rupture de
l’Unité (le fruit séparé de l’arbre), est qu’il sera décrété
au niveau Céleste que l’homme devienne un « être
mortel » (la mort n’étant pas un processus naturel,
puisque l’homme a été créé à l’Image de son Créateur
Eternel). Cependant, et bien qu’il s’agisse de mort
physique, la Kabbale insiste avant tout sur la gravité de
la mort spirituelle, car elle aboutit au « Nifrad », l’être
déchu, littéralement l’être coupé de son Moi divin.
Si D.ieu s’éloigne du fauteur, le but de la création
sera qu’Il réside parmi Ses enfants ; un « Tiqoun », ou
réparation à la faute de Adam HaRishon, sera donc
nécessaire, pour que puisse s’établir à nouveau la
« Shekhinah » (la Présence divine) sur notre terre ;
c’est ce qu’Elle fera à partir de la Paracha « Chemini »,
dés la fin de l’inauguration du « Mishkan », lorsque les
rites sacerdotaux orchestrés par Aaron auront débuté.
La Kabbale le confirme ;
– la finalité du « Qorban » (le sacrifice,
aujourd’hui remplacé par les prières) était de
rapprocher la créature de son Créateur ; le terme
« Qorban » dérive de « Qarov » qui veut dire à côté de,
– le « Tiqoun » (réparation) de la faute originelle,
passera par le service de Aaron, car les lettres de son
nom (Aléf, Hé, Reich, Noun) portaient en elles

35
l’essence de Adam HaRishon ; l’expression « Adam
HaRishon Rosh Nivrahim », le premier être à la tête
de tous les êtres créés le dévoile ; ses lettres initiales
donnent en hébreu le Nom « Aaron » !
– la conséquence de la faute de Adam sera le « Din
Mavèth », le Jugement de mort ; il sera réparé par la
mort des fils de d’Aaron (Nadav et Avihou) qui,
malgré leur grandeur (plus grands que Aaron et Moshé
à eux deux réunis) mourront pour leur « feu
étranger » ; un feu que D.ieu n’avait pas commandé,
mais surtout un feu qu’ils ne pouvaient offrir car ils
n’avaient pas encore accompli le 1er commandement
de la Torah ; celui du mariage !
– enfin, et concernant le « fruit défendu », il sera
réparé par la liste des aliments défendus, énumérés
dans les lois de la cacherout, symbolisant
respectivement « l’intériorité » de l’existence (le
ruminant) assimilé au « ‘Ets Ha ‘Hayim », l’Arbre de
vie, et « l’extériorité » (le sabot fendu) au « ‘Ets Ha
Da’ath Tov vé Ra’ », l’arbre de la connaissance du
bien et du mal.
Toutes ces conditions étant réunies ; la Présence
divine reviendra sur terre, dans son Lieu de résidence
(le Sanctuaire), pour y déployer Son Éminence. La
Guématria du Nom divin « A.donaï », le Seigneur
(valeur 65), le Nom de D.ieu lié à la « Malkhouth »
(notre terre), additionnée à celle du « Y.HVH » (valeur
26), le Nom de la Transcendance, dévoile le chiffre 91
(65 + 26) ; 91 étant précisément le nombre de versets
qui composent la Paracha « Chemini » ; la
26ème section de la Torah, intimement liée au retour de
l’Essence du « Y.HVH » (valeur 26), sur notre terre.

36
Liste des mots hébreux étudiés

37
38
Paracha 27 & 28 :
Tazria & Metsora
Lévitique : 12,1 – 15,33

Parachioth Tazria et Metsora en résumé


A l’exception des années embolismiques, (les
années de 13 mois lunaires du calendrier hébraïque),
les Parachioth « Tazria et Metsora » sont lues
ensemble ; voilà pourquoi, nous les traitons dans un
même chapitre.
• Dans la Paracha Tazria (Lévitique : 12,1 – 13,59),
sont exposées les lois relatives à la Touma et à la
Tahara ; l’impureté et la pureté rituelle. Après son
accouchement, une femme doit accomplir une
purification ; l’immersion dans un Mikvé (Bain rituel)
et, apporter des offrandes au Temple ; quant aux
garçons nouveaux nés, ils seront circoncis au huitième
jour de leur vie. Dans cette section de la Torah, est aussi
consacré un chapitre sur la Tsaraat (la lèpre biblique) ;
une plaie d’ordre surnaturel, qui peut également affecter
les vêtements. La personne atteinte, le Metsora (le

39
lépreux), devra demeurer hors du camp jusqu’à sa
guérison, et le vêtement altéré, retiré et brûlé.
• La Paracha Metsora (Lévitique : 14,1-15,33),
commence, elle, par la procédure de purification que
devra accomplir le Cohen concernant le Metsora
guéri ; elle implique deux oiseaux, de l’eau vive dans
un vase d’argile, du bois de cèdre, un fil d’écarlate et
un bouquet d’hysope (une plante aromatique). Mais
l’impureté rituelle peut aussi être consécutive à des
pertes séminales chez l’homme et sanguines chez la
femme ; la purification imposera alors l’immersion
dans un Mikvé.

Tazria : le Désir de D.ieu au féminin ; l’Objectif de


la création
Sur les lois d’impureté féminine : il nous est dit
dans « Tazria » ; « Une femme, lorsqu’elle concevra
(Tazria : littéralement lorsqu’elle ensemencera) et
enfantera un garçon, elle sera impure durant sept
jours ; au huitième jour, on circoncira l’excroissance
de l’enfant » (Lévitique 12 : 2,3).
A partir de ce verset, la Kabbale nous rappelle ;
« lorsque D.ieu créa le monde Il le fit par un retrait de
Lui-même en Lui-même, c’est par ce processus de
Tsimtsoum, retrait, que D.ieu créa l’espace de la
création. Cet espace, deviendra la Matrice du monde,
le Lieu, Maqom, dans lequel D.ieu ensemencera la
créature de l’Essence de Son Etre ».
Cependant, « Tazria » nous apprend de façon
particulière ; « lorsqu’une femme ensemencera un
garçon… ». Par cette formulation, nous apprenons que
le réceptacle (la créature), dont la nature est de recevoir
(l’Etre), possède également la potentialité de

40
l’ensemencement. Pour comprendre cette contradiction,
le réceptacle qui reçoit et ensemence à la fois, la
Kabbale nous renvoie au verset « Béréchit 2,7 » où il est
dit : « D.ieu façonna l’homme, poussière détachée du
sol » ; l’expression « ‘Afar Min HaAdamah », la
poussière du sol, dévoile « Adamah », le sol, mot au
féminin, pour désigner une « matrice féminine »,
contre-partie d’une autre « matrice masculine » appelée
« Adam Qadmon », l’Homme primordial ou « ‘Olam
Ein Sof », le Monde de l’Infini ; mais comme tout est
Unité, les deux matrices n’en font qu’Une (voir notre
ouvrage l’Œuvre de la Création).
La fonction essentielle d’une matrice fécondée nous
dit la Kabbale, est d’intégrer pour faire grandir jusqu’à
maturation « la part de l’Etre » qui lui a été donnée. A
partir de cet enseignement, se dévoile la fonctionnalité
des deux faces matricielles ; « faire mûrir les deux
Désirs de D.ieu » : le 1er étant le Désir de créer, le
« Ratson Ha Boré » ou le « Désir de D.ieu au
masculin », le 2ème, l’Objectif de la création ; la créature
recevant l’Etre : le « Désir de D.ieu au féminin ».
Ainsi, la maturation du « Désir de créer » (le Désir
de D.ieu au masculin), se fait dans la face matricielle
masculine (Adam Qadmon), pour aboutir à un
ensemencement de la face matricielle féminine
(Adamah), par de la « Néfesh », la partie basse de
l’âme. Puis la « Néfesh », mûrit à son tour dans la
partie matricielle féminine (Adamah), jusqu’à ce que
cette dernière ensemence la création de l’être
authentique (à l’Image du Créateur). A partir de cet
ensemencement, pourra débuter la réalisation du
« Désir de D.ieu au féminin » ; le plus important des
deux Désirs : que la créature fasse rayonner dans notre

41
monde (matériel) le niveau supérieur de l’âme ; la
« Neshamah » qui est « ‘Hélek Eloka Mimaal » : une
Part (ou Partie) de D.ieu.
Mais pour que ce Projet puisse aboutir, il faut que
l’homme se lie à la Parole créatrice. Voilà pourquoi,
« Tazria » nous rappelle la circoncision au 8ème jour de
la vie ; c’est le commandement de la « Brit Milah » :
littéralement l’Alliance par le mot ; l’Alliance au
Verbe créateur !

L’engendrement de Mashia’h
L’union des deux faces matricielles, a donc pour
objectif « d’ensemencer la création » de l’être véritable,
dont l’archétype biblique est « Adam HaRishon », le fils
de Adam Qadmon et de Adamah ; le fils de l’Infini. Son
hériter spirituel sera la « Knesset Israël », l’Assemblée
d’Israël dont la mission essentielle sera de « sanctifier
le monde » en lui révélant l’Infini dans le fini afin que
soit rétablie l’Unité.
Au final, la « Knesset Israël », dont l’essence
féminine émane du « Désir de D.ieu au féminin »,
aspirera toujours à ce que le monde soit toujours plus
riche en spiritualité, afin que s’accomplisse la Volonté
divine. Ce désir de rapprochement à la Divinité,
équivalent « métaphysique » du désir qu’éprouve une
femme pour son mari, est appelé par les Maîtres de la
Kabbale : les eaux féminines, « Mayim Noukvin » !
Mais le « Talmud » nous enseigne ; « si la femme
éprouve le désir la première, elle enfantera un garçon,
alors que si c’est le mari, elle accouchera d’une fille »
(Traité Nida 31 a). La Kabbale poursuit ; « si la femme
(l’Assemblée d’Israël) désire ardemment l’Union
mystique, elle verra son désir se concrétiser par un

42
enfantement ; celui de Mashia’h : le Messie ». Ainsi,
nous sont dévoilées deux formes de Rédemption
Messianique, l’une masculine et l’autre féminine ;
elles dépendront des deux types de relation qui peuvent
s’établir entre D.ieu et le peuple juif.
En Kabbalah, le côté féminin de la création, est lié
à la Force divine de la Rigueur ; le Jugement, ou le
« Din », dont la fonction est de limiter la Force
originelle créatrice ; le « ‘Hessed » ou la Bonté divine :
la Force d’expansion assimilée au côté masculin de la
création. Aussi, suivant le Désir d’adhésion,
« Dvéqouth », du peuple d’Israël à son Créateur ;
– si le peuple juif (le côté féminin) reste passif,
c’est D.ieu (le Créateur Altruiste ou le côté masculin)
qui éprouvera le Désir en premier ; il s’ensuivra une
Rédemption de type féminine (une fille), c’est-à-dire
une Délivrance limitée dans le temps, car suivie par un
autre exil (les 4 exils que connaîtra Israël),
– à l’inverse, si la Rédemption est engagée par le
peuple juif (la femme éprouve le désir en premier),
alors il s’agira d’une Délivrance de type masculine (un
garçon) ; perpétuelle et définitive, représentée par la
venue du « Messie fils de David ».
C’est cette relation intime, mais ô combien vitale,
que devra entretenir tout au long de l’histoire Israël avec
son Créateur. Elle sera retranscrite et scellée par le roi
« Salomon » dans ce qui deviendra le plus merveilleux
des cantiques ; le Cantique des cantiques : le « Chir Ha
Chirim » ; « … mon Bien-Aimé à la Tête d’or pur… aux
Boucles flottantes noires comme le corbeau… aux Yeux
comme des colombes au bord des ruisseaux… au Corps
en ivoire poli couverts de saphirs… ».

43
Metsora : le secret des 231 portes de la Sagesse
La Parasha « Metsora », concernant l’acte de
purification nous dit ; « Celui qui se purifie lavera ses
vêtements, il se rasera tout le poil, se baignera et
deviendra pur. Il restera ensuite sept jours hors de sa
tente, et au huitième jour, le pontife prendra le sang
d’un agneau, il en mettra sur le lobe de l’oreille droite
de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite,
et sur l’orteil de son pied droit ». (Lévitique 14 : 8,10)
Les trois extrémités, « Kétsavoth », ici désignées,
symbolisent dans la Torah ; 1/ la perception de l’être
(le lobe de l’oreille), 2/ son action (le pouce, la main),
3/ son mouvement (l’orteil, le pied). Elles concernent
toutes le côté droit de l’être ; car ce côté symbolise
chez l’homme la largesse et la bonté : le Côté (ou
Pilier) au travers duquel s’épanche la Bonté créatrice
dans l’Arbre de vie, le « ‘Ets Ha ‘Hayim » :
substratum de la création.
En hébreu, le sang se dit « Dam » (Dalèt, Mèm),
et sa valeur est 44. La couleur du sang est rouge, c’est
la couleur du « Din », la Force divine de la Rigueur. En
appliquant trois fois le sang sacrificiel (3x44 = 132), le
prêtre protégeait aussi bien la perception que le
mouvement (l’expansion) de celui qu’il devait purifier,
afin d’annihiler (par la Puissance divine du Din), les
forces impures et néfastes qui l’habitaient. La
Guématria le confirme ; « le chiffre 132 quantifie le
pouvoir du mal ; c’est cette force nocive que
personnifiera plus tard Balak (valeur 132), le roi de
Moab, lorsqu’il demanda à son prophète Bilaam de
maudire le peuple d’Israël » (Paracha Balak, Paracha
N° 40 : Nombres 22,1 – 25,9).

44
Ainsi, en apposant le sang sur trois points
différents, qui plus est sur le côté droit (le côté du
‘Hessed, la Bonté), le prêtre « inversait » la nocivité du
chiffre 132, afin de libérer la Sagesse créatrice.
L’inversion du chiffre 132 nous le montre, elle dévoile
le nombre 231 soit le nombre de combinaisons
possibles des 22 lettres hébraïques entre elles (22x21 /
2 = 231) : les 231 Portes de la Sagesse créatrice.
Ce sont ces 231 combinaisons, à l’origine de mots
créateurs d’existences, qui seront gravées dans le nom
même d’Israël, comme nous le signale l’une de ses
anagrammes ; « Yeich Réal », littéralement il y a le
Réal ou le 231 ; « Réal » (Reich, Aléf, Laméd), étant
la façon d’écrire le chiffre 231 en lettres hébraïques.
Aussi, parce que cette « essence du combinatoire » fera
partie de l’héritage spirituel, il sera donné pour mission
à Israël de dévoiler par la permutation des lettres
sacrées, les Racines secrètes de l’existence.
A partir de ce dévoilement, l’humanité connaitra le
remède ou la « Ségoula » qui la ramènera au Jardin
d’Eden d’où elle fut bannie après la faute de Adam
HaRishon. Mais avant, Israël devra devenir « ‘ Am
Ségola », littéralement le peuple du Ségol, à l’image de
la « forme géométrique » que dessinait le grand prêtre
avec le sang sacrificiel, sur le corps de la personne qu’il
devait purifier.
– N.D.A : « le Ségol, même racine hébraïque que
le mot Ségoula, est une voyelle hébraïque écrite en
trois points qui délimitent les cotés d’un triangle dont
le sommet se dirige vers le bas. Cette formation
particulière, symbolise le libre échange du Flux
créateur dans le tout créé ; voir notre ouvrage les
Racines de l’existence ».

45
Les chiffres secrets de l’ensemencement
Sur le temps nécessaire à la purification de la
femme qui vient d’accoucher, la Parasha « Tazria »
nous dit ; « si elle enfante un mâle, elle sera impure
durant 7 Jours ; au 8ème jour, on circoncira l’enfant,
puis, 33 jours durant, la femme restera dans le sang de
purification. Si c’est une fille, elle sera impure deux
semaines durant (14 jours) puis, durant 66 jours, elle
restera dans le sang de purification ».
La somme des chiffres ici énoncés
(7 + 8 + 33 + 14 + 66 = 128), dévoile l’essence du
« Psaume 128 » qu’écrivit le roi David à propos de la
fécondité de l’épouse de celui qui craint l’éternel ; « Ta
femme sera comme une vigne féconde dans l’intérieur
de ta maison, tes fils, comme des plants d’olivier
autour de ta table ».
Les 33 jours d’isolement dans le sang de
purification pour un garçon, dévoilent eux la
Guématria 33 du mot « Gal » (Guimél, Laméd), la
roue, racine du mot « Guilgoulim », le cycle des
réincarnations que devra connaitre l’âme, jusqu’à faire
aboutir l’être véritable. A l’inverse, les 66 jours
d’isolement pour une fille, font référence à la valeur 66
de « Yavan » (Yod, Vav, Noun), la Grèce, symbole
des 4 exils mais aussi symbole de « l’égo » qui tient
prisonnier le Moi divin.
Voilà pourquoi, la Paracha « Tazria » est la
27ème section de la Torah ; car elle est en relation avec le
27ème mot de la Torah qui est la répétition de son
25ème mot ; à savoir le mot « Or », la Lumière de
l’expression « Yéhi Or VaYéhi Or », que la Lumière soit
et la Lumière fut (Genèse 1,3). Si le 1er « Or » désigne le

46
« Désir divin de créer » (le Ratson Ha Boré), le 2ème
« Or » dévoile lui l’Objectif de la création, à savoir le
rétablissement de l’être véritable ; « le Désir de D.ieu au
féminin ».
Cet ensemencement par la création (la matrice
féminine), de « l’homme vrai », nous est enfin signalé
par le nombre de versets qui constituent la Paracha
« Tazria » ; 67 versets, le chiffre 67 correspondant à la
valeur numérique pleine de la lettre « Zayin » ‫( ז‬Zayin-
Yod-Noun ou 7 + 50 + 10 = 67) ; « Zayin », étant la
1ère lettre de « Zéra », la semence !
Enfin, la mission de l’assemblée d’Israël (la Knesset
Israël), nous est dévoilée dans la Paracha « Metsora », à
propos de la purification que devait accomplir le Cohen
sur le « Metsora » guéri ; car cette guérison fait ici
allusion à la « Ségoula », le remède, que devra révéler le
« ‘ Am Ségola », le peuple du Ségol (Israël), à
l’humanité ; c’est ce que sous entend le verset
« Lévitique 14,4 » : « Sur l’ordre du pontife, on
apportera, pour l’homme à purifier, deux oiseaux
(Tsiporim = 420) vivants et purs ; du bois de cèdre (Eréz
= 208), de l’écarlate (Tola’ath = 906) et de l’hysope
(Ezov = 10) ».
L’addition numérique de ces 4 remèdes (Tsiporim,
Eréz, Tola’ath et Ezov) donne un total de 1544
(420 + 208 + 906 + 10). Pour quantifier la guérison
définitive du lépreux, nous supprimons les 4 remèdes en
retranchant la valeur 4 au chiffre 1544, c’est ainsi que
nous obtenons la valeur 1540 (ou 1544 – 4) qui est la
Guématria du nom « Israël » (lorsque la lettre Aléf est
comptée 1000, car Aléf peut se lire Eléf en hébreu qui
veut dire 1000) ; le nombre 1540 évoquant le « statut
exalté » (Mayim Noukvin) de la « Knesset Israël » dans

47
son Désir d’adhésion à D.ieu (Dvéqouth).

48
Liste des mots hébreux étudiés

49
50
Paracha 29 & 30 :
A’harei Mot & Kedochim
Lévitique : 16,1 – 20,27

Parachioth A’harei et Kedochim en résumé


Les sections « A’harei-mot et Kedochim » étant
souvent lues de manière conjointe ; nous les traitons
ensemble dans ce même chapitre.
• Dans « A’harei » (Lévitique : 16,1-18,30), suite
au décès de Nadav et Avihou (Paracha Chemini), D.ieu
met en garde contre toute entrée intempestive dans le
Sanctuaire. Seul le Cohen Gadol (le Grand Prêtre)
peut, une fois par an, pénétrer dans le Saint des Saints
au jour du Yom Kippour pour y offrir l’encens. Il devra
également faire le tirage au sort entre deux boucs ; un
en sacrifice pour l’Eternel, et l’autre pour Azazel en
expiation des fautes des enfants d’Israël. Dans cette
Paracha, sont aussi rapportés ; l’interdit de consommer
du sang et les lois interdisant l’inceste et les relations
prohibées.
• « Kedochim » (Lévitique : 19,1-20,27)

51
commence par l’injonction : « Soyez saints, car Je suis
saint, Moi, l’Eternel votre D.ieu. », puis, poursuit sur
ces commandements ; bannir l’idolâtrie, accomplir la
Tsédaka (la charité), respecter le Shabbat, avoir une
bonne moralité sexuelle, être honnête en affaires,
honorer ses parents, prendre conscience du caractère
sacré de la vie. C’est dans cette même Paracha, qu’est
exprimé le principe essentiel de la Torah « aime ton
prochain comme toi-même ! ».

Le secret des deux tuniques


Il existe certains commandements du Divin, que
l’on ne peut comprendre ; ils sont appelés « ‘Houkim »
(‘Hok au singulier). Parmi eux, l’interdiction de porter
du « Chaatnez » ; un mélange (dans un même
vêtement) de lin et de laine. Si cet interdit concernait
les enfants d’Israël, le Cohen Gadol portait lui tout au
long de l’année un tablier coloré (le Ephod),
confectionné à partir de ce mélange prohibé.
Cependant, au jour de « Kippour », il lui était ordonné
de se vêtir d’une tunique de lin consacrée, « Ketoneth
Bad », afin de pouvoir rentrer dans le Saint des Saints ;
le « Kodesh Ha Kodashim » (Lévitique 16.4).
Bien que le « ‘Hok de porter du chaatnez » soit une
« Mitsvah », un commandement qui dépasse
l’entendement, le Zohar rattache cette interdiction au
crime de Caïn, lorsqu’il tua son frère Abel. Il nous dit ;
« Caïn avait offert à D.ieu un sacrifice fait de lin issu de
l’agriculture, alors qu’Abel avait offert de la laine issue
de son troupeau (Genèse 4, 3.4). Parce que D.ieu accepta
le sacrifice d’Abel et rejeta celui de Caïn, il y eut
meurtre, et en souvenir de cet homicide, l’interdiction de
mélanger le lin et la laine fut promulguée ».

52
En commentant ce crime, la Kabbale nous dévoile
le secret des Parachioth « A’harei Mot et
Kédouchim » ; à savoir : « le rétablissement du Aléf,
par le service sacerdotal au jour du Yom Kippour ».
Mais pour pouvoir comprendre cela, elle nous renvoie
à l’histoire de Yossef (Joseph) et de ses frères,
lorsqu’ils le jetèrent dans une citerne, puis le vendirent,
avant de ramener (à leur père Yaacov, Jacob) la
tunique à rayures, le « Ketoneth Passim », imprégnée
du sang d’un bouc (Genèse 37, 29. 32).
Si l’expression « Arahei Mot », qui veut
littéralement dire après la mort (de Nadav et Avihou,
les deux fils de Aaron), rappelle la mort physique et
donc la séparation entre l’âme et le corps, elle fait avant
tout référence à la faute originelle, lorsque Adam brisa
l’Unité divine ; « lorsque Adam se sépara du Maître du
monde ; il perdit sa lettre Aléf ‫א‬, qui est le Sceau du
Roi. En perdant son Aléf ‫א‬, le nom Adam (Aléf, Dalèt,
Mèm) devint Dam le sang (Dalèt, Mèm), et sa vérité
qu’il croyait être vraie, Emet (Aléf, Mèm, Téit), devint
Mét (Mèm, Téit), la mort ; mais la mort dont il s’agit,
est avant tout la mort spirituelle ! » (voir notre ouvrage
les Racines de l’existence).
Or, nous dit la Kabbale, c’est précisément cette
« séparation du Aléf », que devait rétablir le Cohen
Gadol au jour du Yom Kippour ; la Guématria le
confirme : « la tunique à rayure de Yossef, Ketoneth
Passim (= 1060) + la tunique de lin du Grand Prêtre,
Ketoneth Bad (= 876) dévoile le chiffre 1936 soit 44 x
44. Ce doublement du chiffre 44 (valeur de Dam, le
sang) révèle la double réparation par le service
sacerdotal ; 1/ du sang (valeur 44) versé par Caïn, et,
2/ du sang (valeur 44) apposé sur la tunique de Yossef.

53
Le secret des deux boucs
L’autre trait du service sacerdotal au Jour du
Pardon (le Yom Kippour), était le tirage au sort entre
deux boucs ; « un bouc pour Y.HVH, l’autre bouc pour
Azazel ! » (Lévitique 16, 10). Pour la plupart, Azazel
est une falaise dans le désert, d’où était jeté le bouc tiré
au sort en expiation des fautes d’Israël. Si ce gouffre
représentait les « Médoréi Guéhinom », les puits de
l’enfer, il évoquait avant tout, la distance qui sépare
l’être de son véritable projet d’existence ; « l’être
coupé du Aléf ».
La Kabbale enseigne à ce sujet ; « le bouc à
Y.HVH, symbolisait le bouc agréé de Abel ; il devait
être abattu pour corriger le crime de Caïn. Quant à celui
pour Azazel, il représentait le sang apposé sur la
tunique de Yossef ; il devait être jeté du haut de la
falaise afin de corriger la faute des frères de Yossef
lorsqu’ils le jetèrent dans une citerne ». Elle rajoute ;
« si les deux boucs devaient être identiques, c’était
pour permettre au Grand prêtre de faire dans le même
temps (au cours du cérémonial du Yom Kippour), la
réparation (Tiqoun) entre les deux frères jumeaux ;
Esav (Esaü), désigné comme Ish Sadéh, l’homme des
champs, et Yaacov (Jacob), l’homme simple ; Ish
Tam » (Genèse 25,27).
Une fois de plus, la Guématria le confirme, en nous
dévoilant que les expressions additionnées ; « un bouc
à l’Eternel, Assé’ir lé Y.HVH (= 641) + un bouc à
Azazel, Assé’ir lé Azazel (= 730) » et « l’homme
simple, Ish Tam (= 751) + l’homme des champs, Ish
Sadéh (= 620) » ont la même valeur numérique 1371 !
Par cette équivalence Guématricale, nous apprenons
que les 2 boucs tirés au sort, avaient (aussi) pour

54
fonction de réparer, afin de l’abolir, le sentiment de
rivalité entre les frères ennemis (Esav et Yaacov), pour
que soit rétablie l’Unité dans notre monde.

Aime ton prochain comme toi-même


Si la fonction essentielle du service sacerdotal au
Jour de Kippour (tel que décrit dans la Paracha
A’harei-Mot), était la réparation de « l’être déchu »
(l’être séparé de son Aléf), le véritable remède à cet
état de rupture se trouve dans la Paracha suivante,
« Kedochim » ; lorsque D.ieu demanda d’abord à son
peuple : « Soyez saints, car Je suis Saint » (Lévitique
19, 2), puis ordonna « tu aimeras ton prochain comme
toi-même, Je suis l’Eternel » (Lévitique 19, 18).
Dans la Torah, le terme Saint signifie « Un », être
Saint c’est être dans une totale unité de soi même, mais
aussi, dans une totale unité à l’égard de son prochain.
Parce que « ce principe essentiel résume à lui seul toute
la Torah et que le reste n’en est que le commentaire »
(Rabbi Akiva), il sera placé en tête du « Shéma Israël » ;
la profession de foi du judaïsme qui proclame l’Unité.
En effet, le début du 2ème verset du « Shéma » qui
est ; « Véahavta ét Adochem Elokékha », et tu aimeras
l’Eternel ton D.ieu a pour valeur numérique 907, soit
précisément la valeur de l’affirmation ; « Véahavta
Lére’ékha Kamokha Ani HaShem », et tu aimeras ton
prochain comme toi-même, Je suis l’Eternel. Ce double
amour qui nous est ordonné (pour son prochain et son
Créateur), doit nous rappeler que nous appartenons tous
à une seule et même Ame universelle ; la « Neshamah
Klalit », dont la « Sainteté » (ou Unité), est Celle du
Divin. Mais ce double amour, est du domaine de
l’irrationnel, puisqu’il exige aussi que nous aimions

55
notre ennemi ; ici se situe le véritable « poids
numérique » du chiffre 907 : il quantifie le Désir
Altruiste, à l’origine de la création.
La particularité du chiffre 907, est qu’il est
précisément le 156ème nombre premier ; la valeur 156
étant celle du nom « Yossef » (Yod, Vav, Samèkh, Pé),
le 11ème fils de Yaacov, archétype dans la Torah de
celui qui aime son ennemi, car ; « les frères de Yossef
le haïssaient (mais lui, Yossef, aimait sincèrement ses
frères) » (Genèse 37, 4). C’est cette qualité essentielle
qui le caractérisait, comme nous l’indique le petit
nombre de son nom Yossef (valeur 156) ou 1 + 5 + 6
égal à 12, symbole de l’Unité des 12 tribus d’Israël
réunifiées par l’amour de Yossef.
Pour aller plus loin, rappelons que le
er
1 commandement qui fut donné à Israël en tant que
peuple a été la célébration du « Rosh ‘Hodesh » (la
néoménie) ; il se trouve dans la Parasha « Bo », au
verset « Exode 12 : 1-2 » où D.ieu dit à Son peuple :
« Ce mois ci (Nissan), sera le commencement des mois ;
il sera pour vous le premier mois de l’année ». L’une
des particularités de ce verset, est qu’il est le
1820ème verset de la Torah. Or, le chiffre 1820,
correspond très exactement au nombre de fois qu’est
écrit le Nom « Y.HVH » dans la Torah, mais aussi, à la
valeur développée (Milouï) du mot « Béréchit », le
premier mot de la Torah qui veut dire « au
Commencement » ;
– N.D.A : « le mot Béréchit s’écrit Beith-Reich-Aléf-
Shin-Yod-Tav, sa valeur simple est 913. Quant à sa forme
développée (ou prononcée), elle s’écrit : Beith-
YodTav/Reich-Yod-Shin/Aléf-Laméd-Pé/Shin-Yod-
Noun/Yod-Vav-Dalét/Tav-Aléf-Vav ; elle vaut 1820 ! ».

56
Si l’on ne considère que les lettres cachées du mot
« Béréchit », (celles qui se prononcent mais ne
s’écrivent pas), nous obtenons la valeur 1820 – 913 soit
le chiffre 907 ; valeur symbole du Désir Altruiste à la
racine de l’amour du prochain ! Là est le secret caché
dans le premier mot de la Torah ; l’Amour du Divin, à
l’origine de la création, et dont le Nom (Y.HVH)
apparait 1820 fois dans la Torah !
C’est cette Signature divine, qui a été dissimulée
au début du verset « Lévitique 19, 18 » ; « Véahavta
Lére’ékha Kamokha, et tu aimeras ton prochain
comme toi-même, car la lettre « Kaf » ‫כ‬, y est écrite
deux fois dans sa forme « Sofit » ou finale ‫( ך‬valeur
500), pour donner aux trois premiers mots
d’introduction sur l’amour du prochain ; la valeur très
exacte de1820 !

‘Orla : le portail vers la Sagesse


Le monde de « ‘Assia », notre monde, est un
monde formé que l’on voit et qui est vu ; en ce sens, la
1ère lettre de son nom est le « ‘Ayin » ; l’œil, en hébreu.
Quant au Monde d’où émanent tous les mondes, il est
celui de « Atsilouth », le Monde de l’Emanation ;
parce que « Atsilouth », est le Monde du Divin, son
nom commence par la lettre « Aléf » : le Sceau du Roi.
De « Atsilouth à ‘Assia », la Lumière originelle atteint
sa finitude dans la peau (l’extrémité de l’être), par le
remplacement du « Aléf » ‫א‬, par un « ‘Ayin » ‫ ; ע‬c’est
ainsi que « Or » (Aléf, Vav, Reich), la Lumière,
devient « ‘Or » (‘Ayin, Vav, Reich), la peau.
Les sections « A’harei-mot et Kedochim », traitent
sur les lois de l’‘Orla. Le mot « ‘Orla » (‘Ayin, Reich,
Laméd, Hé) qui veut dire prépuce, excroissance, se

57
décompose en « ‘Or » (‘Ayin, Reich), la peau (ici écrite
en forme concise, c’est-à-dire sans le Vav) et « La ou
L.Ha » (Laméd ‫ל‬, Hé ‫ )ה‬initiales de l’expression « Lé
HaShem » qui veut dire vers D.ieu. Par cette
structuration, nous apprenons que les « lois de l’‘Orla »,
ont pour fonction essentielle de permettre la progression
de l’impureté (la peau) vers la Sainteté (HaShem). Cela
explique la circoncision ou « Brit Milah », au cours de
laquelle le prépuce (‘Orla, l’excroissance ou l’excès de
peau) est coupé au 8ème jour de la vie ! (le chiffre 8
désigne le Monde de l’Infini, auquel appartient le
Monde de Atsilouth ; le Monde qui est au dessus des 7
jours de la création).
Les versets « Lévitique 19 : 23 à 25 » nous disent ;
« Quand le peuple juif plantera des arbres fruitiers en
Terre d’Israël, les fruits de ces arbres seront interdits à la
consommation durant les trois premières années ; car ils
seront considérés comme ‘Orla (excroissance). A la
4ème année ils pourront être apportés à Jérusalem, pour y
être consommés dans la pureté (avec des actions de
grâce pour D.ieu). Ce n’est qu’à partir de la 5ème année,
qu’ils pourront être mangés librement ; si ce précepte est
observé, D.ieu promettra de faire germer l’abondance
sur le peuple d’Israël ».
La Kabbale nous enseigne à ce sujet ; « les 3
premières années (où les fruits sont ‘Orla),
correspondent aux trois coquilles impures qui couvrent
le sacré dans le monde. Elles s’appellent « Roua’h
Seara », le vent de la tempête, « Anan Gadol », le
grand nuage et « Eish Milaka’hat », le feu qui se
rassemble. Dans la 4ème année, la pureté du fruit
commence à se libérer mais elle reste limitée ; pour
cette raison, le fruit doit être consommé dans un

58
endroit spécifique et d’une manière spécifique. En
5ème année, le fruit est bon et sacré, il peut être
consommé avec reconnaissance pour D.ieu, dans
n’importe quel lieu ; le fruit est devenu une source de
bénédiction infinie ».
Ainsi, l’excroissance de peau (le prépuce) symbolise
les coquilles ou « Qlipoth », qui maintiennent
prisonnières les étincelles de la Sainteté émanées du
« Ein Sof », le Monde de l’Infini. Mais comme les
« Nitsotsoth », les étincelles (de la Sainteté) sont la
véritable Source du tout existant, la Torah nous demande
également de circoncire notre prépuce ou excroissance
intérieure, afin de libérer le « moi véritable », prisonnier
de l’opacité (ou coquilles) de l’égo.
Aussi ; c’est par « la circoncision de nos pensées
négatives » (convoitise, puissance, cruauté, colère) que
le portail vers la Sagesse, s’ouvrira dans notre cœur
(Deutéronome 10, 16). C’est par « la circoncision de
notre écoute », qu’il nous deviendra possible de
percevoir à nouveau la Vibration universelle (la Parole
créatrice) afin de retourner vers notre Créateur
(Jérémie 6, 10). Et enfin, c’est par « la circoncision de
notre parole » (Laschon HaRa, la mauvaise langue)
que nous pourrons à nouveau dire des mots de vérité ;
ceux de la Torah (Exode 6, 12).
Au final, lorsque nous travaillons à circoncire à la
fois notre réalité extérieure et notre réalité intérieure
(corps et âme), nous atteignons la Conscience de la
Sainteté, qui ouvre la porte de la Bénédiction infinie
sur toutes les facettes de nos vies. La Guématria nous
le prouve ; « le dévoilement du Sod (Samèkh, Vav,
Dalèt : valeur 70), le secret (de notre être), par la
circoncision (de notre réalité extérieure ; pensée, ouïe

59
et parole), libère notre moi véritable (des écorces de
l’égo) par la Bénédiction du « Y.HVH » (valeur 26).
C’est ainsi que la Signature de D.ieu (valeur 1820 ou
70x26) rétablit (par Son Amour) l’être véritable !

Liste des mots hébreux étudiés

60
Paracha 31 : Emor
Lévitique : 21,1 – 24,23

Paracha Emor en résumé


• La Paracha de « Emor » énonce les lois imposées
au Cohen ; il ne doit pas se rendre impur au contact d’un
cadavre (sauf si le mort est un parent proche) ; il ne peut
pas épouser une femme divorcée, ni exercer s’il est
atteint d’une difformité. Concernant les sacrifices ;
l’animal malformé ne peut être offert en Qorban, un
bœuf, un mouton ou une chèvre nouveau-né doit être
laissé avec sa mère durant 7 jours. Il est interdit d’abattre
un animal et sa progéniture le même jour.
• La Paracha énumère ensuite les Convocations
Saintes (les fêtes juives) : le Shabbat hebdomadaire, le
Sacrifice Pascal (le Qorban Pessa’h, le 14 Nissan au
soir, veille de Pessa’h) ; ensuite débutera (le 15 Nissan)
les 7 jours de la Pâque juive (la fête de Pessa’h
jusqu’au 22 Nissan). L’offrande du « ‘Omer » sur les
prémices de la moisson d’orge aura lieu au 2ème jour de
cette fête ; elle débutera le compte du « ‘Omer » durant
49 jours jusqu’à la fête de Chavouot (le 50ème jour).

61
Une commémoration de sonnerie de Chofar aura lieu
le 1er Tishri (Roch Hachana). Le 10 Tishri sera le jour
du Jeûne solennel (le Yom Kippour). A partir du 15
Tishri, débutera la fête de Souccot (la fête des
cabanes), immédiatement suivie par la fête du « 8ème
jour ; Chémini Atséret ».
• « Emor » se termine enfin par l’incident au cours
duquel un homme sera exécuté pour blasphème.

Le compte du ‘Omer
Le Séfér Yétsirah, le 2ème livre majeur de la
Kabbale, nous enseigne ; « lorsque D.ieu créa le
monde, Il le fit par trois mesures ; le nombre (le
Mispar), le livre (le Séfér) et le récit (le Sipour) ».
La racine hébraïque commune à ces « trois
mesures » (Mispar, Séfér, et Sipour), est la racine
« Samèkh-Pé-Reich » ou Séfér, traduite
habituellement par le livre, mais dont la signification
exacte est « graver » ; comme le seront les 10
Commandements sur des Tables de pierre.
La particularité de la racine « Samèkh-Pé-Reich »,
est sa valeur numérique 340, égale à celle de « Shem »
(Shin, Mèm), le Nom. Quant à celle de « Sipour », le
récit (= 346), elle est équivalente à « Shémou » (Shin,
Mèm, Vav), Son Nom, et à « Ratson » (Reich, Tsadé,
Vav, Noun), la Volonté.
Ainsi ; « pour remonter vers la Volonté (Ratson)
du Nom (Y.HVH), il nous faut pénétrer le secret des
trois mesures ; notamment celle du Mispar, le nombre
ou le compte ». Là, se situe le sens caché de la Paracha
« Emor », où il est ordonné de compter le ‘Omer,
« Sefirath Ha ‘Omer », depuis le 2ème soir de

62
« Pessa’h » jusqu’à la nuit précédant « Chavouot ».

Le ‘Omer : la sanctification de la matière et du


temps
Le « ‘Omer », était une mesure d’orge, offerte au
Temple le lendemain du 1er jour de « Pessa’h ». Ce
mot, se situe dans sa prononciation entre Omer (Aléf,
Vav, Mèm, Reich), la Parole, et « ‘Homer » (‘Héit,
Vav, Mèm, Reich), la matière. C’est à partir de cette
similitude, que se dévoile la raison profonde du compte
du « ‘Omer » ; « épurer le ‘Homer – la matière, pour
révéler le Omer – la Parole, que nous avons reçue au
Don de la Torah ».
Aussi, parce que la Parole créatrice est le
fondement de toute matière, le commandement du
décompte du « ‘Omer » sera précisément placé dans
cette Paracha, dont le nom « Emor » (Aléf, Mèm,
Reich), qui veut littéralement dire parle, rappelle à
l’homme sa mission destinée ; « rejoindre la Parole
divine ».
Mais pour que l’homme puisse accomplir ce
Projet, il lui faut améliorer ses qualités. En hébreu,
qualité se dit « Midah » (Mèm, Dalèt, Hé), son autre
sens est mesure évoquant la « mesure du ‘Omer ».
Quant à la valeur numérique de « Midah » égale à 49,
elle correspond très exactement au nombre de jours du
compte du « ‘Omer » !
Le décompte du « ‘Omer », symbolise au final la
sanctification de la matière que la Kabbale nomme le
« Yeich », le il y a ; la Guématria le confirme, la valeur
numérique du mot « ‘Omer » est 310 ; elle est celle du
mot « Yeich » (Yod, Shin). Quant au petit nombre de
49 (les 49 jours du ‘Omer), il dévoile le chiffre 13

63
(4 + 9), valeur du mot « E’had » qui veut dire Un, pour
montrer l’Unité enfin rétablie, entre la Parole et la
matérialité par le compte du « ‘Omer ».
Mais pour que le « il y a » (symbole de la matière
et donc de notre monde), puisse exister, une Coupure
dût se produire entre l’Infini et le fini. C’est à partir de
cette Brisure originelle (de l’Unité) appelée la
« Shvirath Ha Kélim », ou la Brisure des Vases, que
« débuta le temps ». Là se situe l’autre sens du
décompte du « ‘Omer » ; un compte (de 49 jours), pour
sanctifier (purifier) le temps et donc l’histoire du
monde ; ces 49 étapes de la sanctification, définissent
les 49 portes du Discernement de la Pensée (ou Parole)
créatrice (voir notre ouvrage l’Œuvre de la création).
Mais comme sanctifier la matière et le temps sera la
mission vitale pour maintenir notre monde dans son état
d’existence, d’autres moyens nécessaires à cette
sanctification seront énoncés dans « Emor » ; à savoir :
les dates des « Convocations Saintes », le Jours des fêtes
juives et le respect du « Shabbat » ; les « Yom Tov » ou
les Jours Bons : car ces Jours, par leur Sainteté,
rétablissent l’Unité divine.

Lag Ba’Omer : le 33ème jour du ‘Omer, la


révélation du Zohar
Les Sages de la « Michna » (traité Sota), ont une
vision très négative de la période pré messianique ;
c’est-à-dire de la période qui précédera le dévoilement
total de la Pensée créatrice. Ils nous disent ; « Dans la
génération au talon du Messie, l’effronterie se
multipliera, les prix augmenteront, la vigne donnera son
fruit mais le vin sera cher. Les gouvernants seront des
apostats et point de remontrance contre eux. Le tribunal

64
deviendra maison de prostitution, la sagesse des scribes
pourrira, les craignant D.ieu seront méprisés et la Vérité
sera oubliée. Les ennemis de l’homme seront les gens
de sa maison… Le visage de la génération sera
semblable au faciès du chien… et sur qui pourrons nous
nous appuyer ? sur Ha Qadosh Baroukh Hou ; le Saint
Béni Soit Il ».
C’est à partir de cette « Michna », que la Kabbale
explique la raison de son dévoilement ; « la chute de la
parole (celle de l’homme), et l’oubli de la Parole divine
(le Dibour Elokit), seront la cause de la chute (morale
et spirituelle) des générations. Dans ces périodes, il
deviendra nécessaire car vital pour l’humanité de
dévoiler la Sagesse de la Pensée créatrice ; cela devra
se faire par le plus grand nombre, et pour le plus grand
nombre ! ».
Comme nous venons de l’étudier, dans « Emor »
est ordonné le décompte du « ‘Omer » (Sefirath Ha
‘Omer). Ce décompte de 49 jours marquait la période
qui séparait l’offrande du « ‘Omer » (2ème jour de
Pessa’h) de la fête de Chavouot (qui célèbre le Don de
la Torah). Cette commémoration initialement joyeuse,
était le moyen de célébrer la Parole divine (fondement
de la matière et du temps) ; par le franchissement
symbolique, en 49 jours, des 49 portes du
Discernement de la Pensée créatrice.
Mais après la destruction du 2ème Temple, il fut
décidé que cette période deviendrait un temps de
deuil ; et ce, parce que le début de l’exil amorcera le
déclin des générations, et surtout, sera le point de
départ de la rupture de l’Unité (liée à la destruction du
Temple) avec sa première grande tragédie ; la mort des
24 000 étudiants de « Rabbi Akiva » dont seulement 5

65
survivront : parmi eux « Rabbi Shimon Bar Yo’hai »
(voir notre ouvrage les Racines de l’existence).
A partir de là, la purification du monde (par la
Parole divine) demandera à l’homme d’affiner ses
qualités (ou Midah = 49), sur 7 semaines (les 49 jours
du ‘Omer) ; car, nous rappelle le « Psaume 12,7 » :
« les Paroles de l’Eternel (oubliées par l’homme), sont
des Paroles pures… un argent affiné épuré 7 fois ».
Les deux qualités essentielles sur lesquelles
l’homme doit travailler pour pouvoir discerner puis
transmettre la Parole divine, sont les deux antidotes à
la chute morale et spirituelle. La 1ère est la politesse
disent nos sages ; « car la politesse a précédé la
Torah », et la 2ème ; apprendre à se forger un bon cœur,
condition nécessaire à l’amour du prochain.
L’expression « Lèv Tov », bon cœur en hébreu, le
confirme, sa Guématria 49 (32 + 17), est la valeur de
« Midah », la qualité, pour nous montrer que ; « Lèv
Tov, est le fondement de toutes les qualités (ou
Midot) ».
Mais la Guématria va plus loin ; l’expression
« Lèv » (Laméd, Vav = 32), cœur – « Tov » (Téit, Vav,
Beith = 17), bon, explique le partage de la période du
« ‘Omer » en deux parties bien distinctes ; la 1ère de 32
jours (depuis le 1er jour du ‘Omer jusqu’au Lag
Ba’Omer), la 2ème de 17 jours (du Lag Ba’Omer à
Chavouot) ; « si le point pivot entre ces deux périodes
est le Lag Ba’Omer, littéralement le 33ème jour du
‘Omer, c’est parce que sa valeur numérique 345 est
celle du nom Moshé (Moïse) ! ».
A partir de là, la Kabbale nous révèle que « Rabbi
Shimon Bar Yo’haï » (80 -160 de l’e.c) était le

66
« Guilgoul » (la réincarnation) de Moshé, et que c’est à
« Lag Ba’Omer » (au 33ème jour du ‘Omer), qu’il révéla
la Tradition ésotérique de la Kabbalah, dans ce qui
deviendra le Livre de la Splendeur ; le « Séfér Ha
Zohar ». La permutation des lettres sacrées (le Tsérouf)
le confirme ; l’inversion des lettres de « Lag » (Laméd,
Guimél : le chiffre 33) donne « Gal » (Guimél, Laméd),
la roue, racine du mot « Guilgoul », la réincarnation.
Aussi, et parce que c’est au « Lag Ba’Omer », que
la sanctification de la matière atteindra son sommet, il
deviendra une coutume en ce jour particulier de fêter « la
fin du deuil », par l’allumage d’un feu, une
« Médourah », symbole de l’Energie créatrice
dévoilée ; par le « feu du Zohar ».

Le secret du blasphémateur
Dans la Paracha de « Emor », est relaté un épisode
particulier ; celui du blasphémateur. Le verset
« Lévitique 24 : 10 à 14 » le rapporte ; « Il arriva que
le fils d’une femme Israélite, dont le père était un
Egyptien, se mêla aux enfants d’Israël. Une querelle
s’éleva dans le camp, entre ce fils d’une Israélite et un
homme d’Israël… Le fils de la femme Israélite proféra
en blasphémant le Nom sacré ; on le conduisit devant
Moïse ; il fut condamné à la lapidation ».
A la lecture de ces versets, une question évidente
se pose ; « est ce que le blasphémateur, le Méqalèl en
question, était considéré ou non comme Israélite ? Au
niveau de la Loi (la Halakha), oui, car sa mère était
Israélite, mais bien que considéré comme juif, il fut
quand même rejeté du camp d’Israël. Le verset
« Nombres 2,34 » nous en donne la raison ; « Les
enfants d’Israël campaient et marchaient chacun selon

67
sa famille, près de sa maison paternelle ». Aussi, à
cause de son affiliation tribale (son père était un
Egyptien) ; le Méqalèl devait rester dans son camp,
hors du campement des 12 tribus. C’est ce que le verset
« Lévitique 24,10 » veut nous faire comprendre ; « Il
arriva que le fils d’une femme Israélite, lequel avait
pour père un Egyptien, était allé se mêler aux enfants
d’Israël ».
Le mot « mêler », fait ici référence au camp du
« ‘Erev Rav », la multitude mélangée ou la tourbe
nombreuse, littéralement l’obscurité nombreuse (‘Erev
en hébreu voulant dire obscurité, crépuscule, soir, et le
mot Rav, signifiant nombreux, beaucoup – Exode 12,38).
Si le « ‘Erev Rav », était constitué des peuples non juifs
(que Moïse accepta de faire sortir d’Egypte dans le même
temps que les Hébreux), ces « convertis insincères », sont
considérés par le « Zohar » comme étant les 5 peuples, à
la racine de nos 5 défauts majeurs ;
– 1/ les « Néfilim » : les anges déchus qui,
lorsqu’ils ont été incarnés dans des corps humains, ont
découvert que les filles des hommes étaient belles et
les ont séduites ; ils représentent l’exacerbation de
notre désir de sexualité. 2/ les « Guiborim »,
littéralement les forts, alimentent notre orgueil ; l’égo.
3/ et 4/ les « Anakim et Réfaïm », sont ceux qui disent
du mal des gens de la Torah, sans en avoir pénétré ni
compris l’essence ; ils sont à la source de la médisance.
5/ les « ‘Amalékim » (du peuple de ‘Amalek),
éprouvent de la haine absolue envers le peuple juif :
ces « ennemis éternels » sont à la base de nos
sentiments de haine, jalousie, et envie.
Ainsi, la « multitude mélangée », nous renvoie à
nos « désirs égoïstes » qui ne peuvent être corrigés,

68
parce qu’ils n’obéissent pas aux Lois du spirituel.
Ils ne se soumettent pas et ne participent pas au
rétablissement de l’Unité. Pour cette raison, ils résident
« hors du camp d’Israël », mais restent aux alentours,
afin de précipiter le peuple choisi, vers l’idolâtrie et la
débauche
 (c’est ce qu’ils firent lors de la faute du
veau d’or).
Dans le langage Kabbalistique, le nom « Israël »,
est l’autre dénomination du désir altruiste à la source
de la vie véritable ; « le premier dans la pensée et le
dernier dans l’action, le produit final de D.ieu ». Voilà
pourquoi, « Israël est le fruit qui doit mûrir dans
l’écorce » ; l’écorce étant représentée par les
« nations » issues de la filiation des prophètes (les
étapes intermédiaires avant d’aboutir à Israël
(Yaacov), ont d’abord été Ismaël – le 1er fils
d’Abraham, puis Esav – le 1er fils de Isaac, et enfin, le
mélange des nations, qui aboutira aux 5 peuples
précités à l’origine du ‘Erev Rav).
Ainsi, suivant la Kabbale, les nations
correspondent aux degrés ou couches du désir égoïste,
nécessaires au plein épanouissement d’Israël
(comparé au fruit ou au désir altruiste). Voilà pourquoi,
la participation à la réalisation du Projet du Divin,
impliquera l’humanité toute entière et ce de façon
collective. C’est ce que sous entend le verset
« Deutéronome 34,10 » au dernier jour de la vie de
Moïse, où il est dit : « il n’a plus paru en Israël, un
prophète tel que Moïse » ; en précisant « en Israël », la
Torah veut nous faire savoir que d’autres dirigeants à
la grandeur reconnue émergeront des nations, afin
d’aider Israël au rétablissement de l’Unité dans le
monde.

69
Cette notion plus que fondamentale, rejoint
pleinement ce que nous avions étudié précédemment
dans les Parachioth « A’harei-Mot et Kedochim », sur
les lois de l’« ‘Orla », qui commandent de ne pas
consommer les fruits des arbres fruitiers d’Israël au
cours des trois premières années. Ces 3 années, nous
dit la Guématria, font référence aux trois coquilles
(Qlipoth) qui recouvrent le sacré, mais aussi, aux 3
couches du désir égoïste qui empêchent
l’épanouissement du désir altruiste. Le calcul Ismaël
(= 451) + Esav (= 376) + ’Erev Rav (= 474) nous le
montre, il dévoile le nombre 1301 soit précisément la
valeur de l’expression « Ki ‘Am Quéché ‘Oréf Atah »,
car vous êtes un peuple au cou raide (un peuple
réfractaire – Exode 33 : 3).
Cette image allégorique de la « nuque raide »,
évoque un Israël rebelle, qui se détourne de sa mission
première ; un visage à la nuque enraidie (par ses trois
écorces), qui regarde désormais vers le bas, et non vers
le ciel : un Israël qui n’est plus dans la dynamique
« Yachar E.l », une droite vers D.ieu (autre lecture du
nom Israël) ; un Israël qui succombe à son désir
égoïste !

La maturation du fruit dans l’écorce


En Kabbale, Israël comparé au fruit ou au
producteur de fruits, est encore appelé, le
« Méqoshésh », le Cueilleur, du verbe « Léqoshésh »
qui veut dire ramasser (du bois, de l’écorce). Parmi les
nations précitées, l’écorce qui détournera le plus Israël
de sa destinée sacerdotale (être le Cueilleur), sera
l’« ‘Erev Rav », car il est la tourbe nombreuse qui
empêche (par le blasphème et la profanation) la pleine

70
éclosion du fruit. La Guématria le confirme ; le
Cueilleur « Méqoshésh » (Israël) a pour valeur 740, en
lui enlevant l’écorce du « Méqalèl » (le
blasphémateur) égale à 200, nous obtenons la valeur
540 soit la Guématria 541 du nom Israël, mais moins 1
(541-1 = 540), pour rappeler qu’une fois libéré de son
écorce la plus nocive (le Méqalèl), Israël pourra
réellement accomplir avec les autres qualités
spécifiques aux nations, le rétablissement de l’Unité.
Le chiffre 540 (ou 541-1), nous dévoile au final
qu’Israël, accompagné des autres nations, aura à fournir
un effort supplémentaire pour atteindre la plénitude du
nombre 541, c’est-à-dire la véritable Guématria du nom
« Israël », symbole d’un fruit totalement mûr et
consommable (Cf. les lois de l’‘Orla). C’est cette
obligation de maturation, que veut nous rappeler le
verset « Lévitique 22,27 » (de cette même Paracha) où
il est dit de façon singulière ; « un bœuf, un mouton ou
une chèvre qui naîtra restera auprès de sa mère sept
jours durant ; à partir du huitième jour, il sera acceptable
pour être offert en sacrifice à l’Eternel ».
Si la Torah désigne ici les animaux par leurs noms
d’adultes au lieu de leurs noms communs de nouveau-
nés (veau, agneau et chevreau), c’est pour nous
enseigner que l’animal naît avec l’intégralité de son
potentiel ; « il ne pourra devenir que ce qu’il est déjà :
aussi bien dans ses qualités que dans ses défauts ».
Mais pour les êtres humains, il n’en sera pas ainsi, ils
devront toujours être dans la perfectibilité, qui plus est
pour Israël, l’héritier par la circoncision (au 8ème jour
de la vie) de « l’Alliance à l’Infini » (l’Ein Sof désigné
par le chiffre 8), pour lier les nations au Créateur, en
les entraînant hors des limites du naturel ; c’est à cette

71
seule et unique condition, que pourra se réaliser le
Projet du Divin : le rétablissement de l’Unité !
Au final, la signature de la Paracha « Emor », est
celle de l’Unité entre Israël et les nations, entre le fruit
et les 3 couches de son écorce. Pour cette raison, ce
principe essentiel de l’« Akhdout » ou de l’Unité, a
précisément été placé dans cette 31ème section de la
Torah ; le nombre 31 correspondant à la valeur du Nom
divin « E.l » (Aléf, Laméd), le 1er Nom divin en tête
des 13 Attributs de la Miséricorde divine, le Nom de
l’Unité du tout créé que dévoila Abraham aux nations.
C’est cette Unité rétablie entre le fruit et ses 3
écorces, que nous rappellent aussi les 124 versets de
cette Paracha ; car le chiffre 124 qui correspond à
4x31, dévoile par ce calcul ; « la réunification
(symbolisée par le nom E.l, valeur 31) des 4 entités (le
fruit et les 3 écorces), pour rétablir à l’unisson, l’Unité
des 4 lettres du Y.HVH ! ».
Enfin, rappelons que le 1er mot de la Torah dont la
valeur est 31 est le terme « VaYéhi », et fut (Vav, Yod,
Hé, Yod) du verset « Yéhi Or VaYéhi Or – Que la
lumière soit ! Et la lumière fut ! » (Genèse 1,3). Par sa
Guématria (égale à 31), et sa traduction (et fut), le mot
« VaYéhi » rappelle à l’homme le véritable objectif de
l’existence ; « devenir » (et la Lumière fut), afin de
dévoiler la Lumière de l’Essence divine ; car
« VaYéhi » est aussi le 26ème mot de la Torah ; 26 étant
la valeur du Nom ineffable « Y.HVH » !

72
Liste des mots hébreux étudiés

73
74
Paracha 32 & 33 :
Béhar & Be’houkotaï
Lévitique : 25,1 – 27,34

Parachioth Béhar et Be’houkotaï en résumé


Suivant le calendrier hébraïque (luni-solaire), les
Parachioth « Béhar et Be’houkotaï » qui finalisent le
3ème livre de la Torah (Vayikra), sont le plus souvent
lues ensemble ; aussi, les traitons nous dans un même
chapitre.
• Dans la Paracha de « Béhar » (Lévitique : 25, 1 –
26, 2), D.ieu donne à Moïse sur le Mont Sinaï (Béhar,
en hébreu), les lois relatives à l’année Sabbatique ; tous
les sept ans, les travaux agricoles devront cesser dans
le pays : les produits spontanés de la terre seront laissés
à la libre disposition des hommes et des animaux, mais
une Promesse divine est donnée ; « la récolte de la
sixième année produira l’équivalent de trois récoltes
(celles de la sixième, septième et huitième année) ; afin
de subvenir aux besoins. A l’issue de sept cycles
Sabbatiques, ce sera l’année du Jubilé (la cinquantième

75
année) durant laquelle on ne travaillera pas la terre
(comme dans les autres années Sabbatiques). Ceux qui
parmi le peuple se seront vendus comme esclaves,
seront libérés, quant aux propriétés foncières, elles
reviendront au propriétaire d’origine.
• Dans la Paracha de « Bé’houkotaï » (Lévitique :
26,3-27,34), D.ieu décrit à Moïse les bénédictions
réservées à Son peuple, mais aussi, la liste des
malédictions qui affligeront Israël en cas de non
respect de Ses Commandements ; cependant, malgré
les fautes commises : « Lui, l’Eternel, ne reniera pas
Son Alliance ».

Béhar : les modalités de la Rédemption


La Paracha « Béhar », s’ouvre sur la Mitsvah de la
« Shmita » ; la 7ème année où l’on doit laisser la terre
en jachère. Puis, elle continue par les lois relatives au
Jubilé, le « Yovél », la 50ème année, décrétée par D.ieu
comme « l’année de la liberté » où tout doit retourner
à son propriétaire initial : la terre, la maison, l’argent
et l’esclave. La Torah nous enseigne ici un principe
essentiel : la propriété n’est que relative ; car le Seul et
Unique « Maître » du tout existant est D.ieu ! Tout ce
que l’homme acquiert durant sa vie n’est qu’un
emprunt que D.ieu lui aura accordé.
Cependant, à la fin de cette Paracha, nous est
rapporté le cas de l’hébreu, qui se serait vendu comme
esclave à un étranger, afin d’assurer sa subsistance :
« Si ton frère, devenu pauvre, s’est vendu à l’étranger ;
l’un de ses frères le rachètera. Il s’agira soit de son
oncle, du fils de son oncle, ou quelqu’un d’autre de sa
parenté. S’il a acquis des moyens, il se rachètera par
lui-même » (Lévitique 25 : 47 à 49).

76
Si ce commandement divin, nous rappelle
l’obligation du « devoir fraternel », il fait aussi allusion
à la Rédemption finale ; à la fin des temps, lorsque le
peuple juif sera pleinement sorti de son exil physique
et spirituel. En effet nous dit la Kabbale, « l’oncle »
cité dans le verset, dont l’obligation sera de racheter
l’un de sa famille, n’est autre que D.ieu, connu sous
Son Nom « Dod », l’oncle, allusion à « Dodi », mon
Bien-aimé (Cantique des cantiques). Quant à l’autre
libérateur potentiel, c’est le cousin, littéralement « Ben
Dod », le fils de l’oncle, allusion au Messie, car « Ben
Dod » peut être lu « Ben David » ; fils de David ; le
Messie fils de David (Mashia’h Ben David) !
En plus de ces 2 modalités de Rédemption (ou de
Rachat), par D.ieu Lui même ou par le Messie, une
3ème possibilité est offerte ; « lorsque l’esclave se
rachète par ses propres moyens ». Les moyens dont il
s’agit, nous dit la Kabbale, sont les « Mitsvoth »
accomplies et engrangées dans ce monde ; c’est par ce
mérite, que l’esclave (l’être) pourra se libérer de son
exil ; le Texte nous le fait comprendre, en utilisant le
terme « Yigal » pour dire se racheter (ou s’affranchir),
dont la racine hébraïque est la même que celle du mot
« Guéoulah », la Délivrance.
Ainsi, au travers des lois sur l’affranchissement de
l’esclave, nous apprenons que la Délivrance promise par
D.ieu, viendra quelles que soient les circonstances, mais
en son temps ; suivant les actes des hommes. Les Maîtres
du Zohar précisent ; le terme « Bé’étah », en son temps,
doit être lu et compris comme « Bé’ét-Hé », au temps du
« Hé » ; « au temps où la lettre Hé se relèvera de la
poussière ; alors D.ieu hâtera la Délivrance… ».
A partir de cet enseignement, la Kabbale développe

77
sur les trois modalités de Rédemption ; 1/ Si Israël est
méritant ; alors « l’esclave pourra se racheter par ses
propres moyens », la Délivrance arrivera « dans la
hâte » (avant la fin des temps) ; elle se fera de façon
quasi-naturelle. 2/ A l’inverse, s’il n’y a pas eu
d’accumulation de mérites ; la Délivrance ce fera « en
son temps » par D.ieu Lui-Même (l’oncle), et ce, de
façon miraculeuse, comme cela fut le cas lors de la
sortie d’Egypte. 3/ Enfin, si c’est le fils de l’oncle (ben
Dod ou David), qui est le libérateur (le Roi Messie), la
Délivrance se fera « au temps du Hé » ; « lorsque le
2ème Hé (dernière lettre du Tétragramme) sera rétabli » ;
car cette lettre est le Signe de la Royauté (accordée au
Roi Messie), dont l’essence est celle de la Souveraineté
divine.
La Guématria confirme la Puissance royale et
salvatrice de « Machia’h » (le Messie) ; en nous
dévoilant : « la valeur du Nom Y.HVH est 26 ; le
chiffre vingt-six se dit en hébreu ‘Esrim VéShéisha,
expression dont la valeur égale à 1231, correspond à
celle du verset « Michée 3,8 », qui fait référence à la
Force Messianique : « Je suis plein de puissance par
l’esprit de l’Eternel, Anokhi Malti Koa’h Eith Roua’h
AdoShem ».

Be’houkotaï : l’élévation du mal vers le bien


Après avoir passé en revue les bénédictions puis
les malédictions qui arriveront au peuple d’Israël en
cas d’inobservance ou de non-respect des Préceptes du
Divin, la Paracha « Be’houkotaï », termine par un sujet
a priori sans lien avec ce qui le précède : la « Mitsvah »
de la dîme sur le bétail ; « le 1/10ème du croît des
animaux (agneaux et veaux), passant les uns après les

78
autres, devra être désigné comme dîme ». L ‘animal
choisi (le 10ème lors du passage), était marqué de rouge
(afin de le reconnaître), puis, il était apporté à
Jérusalem, pour y offrir son sang et sa graisse sur
l’autel du Temple ; ce n’est qu’après, que ses
propriétaires pouvaient en consommer la viande (à
Jérusalem).Mais, une précision est faite : « On
n’examinera pas si l’animal est bon ou mauvais ; on ne
le remplacera point ! » (Lévitique 27, 33).
Il n’y a aucun autre cas, dans la Torah, où l’on a le
droit de consacrer au Temple un animal porteur d’une
malformation ; pour tous les autres sacrifices, le devoir
était de sélectionner le meilleur du bétail pour l’amener
sur le « Misbéa’h », l’Autel sacrificiel. Si le
commandement de la dîme sur le bétail fait exception,
c’est pour nous faire savoir que la Torah réserve un
statut particulier au 10ème animal (parfait ou porteur
d’une malformation), car : « la dimension du 10,
surpasse celle de la dichotomie du bien et du mal ». En
effet, le chiffre 10, est le nombre de « Sefiroth » par
lesquelles D.ieu crée (de façon perpétuelle) notre
monde, et par l’intermédiaire desquelles Il y déploie Sa
Providence. La 10ème « Sefirah » de l’Arbre de vie est
la « Malkhouth », la Royauté, qui, d’après la Kabbale,
a un « surplus d’importance » ; car elle est « celle qui
reçoit, concentre et envoie à notre monde matériel
l’influence de toutes les autres Sefiroth » (Rav
Mordé’haï Chriqui). Aussi ; « Si la Malkhouth
s’identifie à la Shekhinah (la Présence Divine sur notre
terre), sache que la Shekhinah s’apparente également à
la Malkhouth, car ce n’est que par Elle (la Shekhinah)
que notre monde physique peut atteindre son Tiqoun,
sa réparation » (Joseph Gikatilla 1248-1325).

79
Ainsi, tous nos efforts, notre étude, nos
« Mitsvoth » ne doivent tendre que vers un seul et même
objectif : « réparer la Shekhinah, pour qu’Elle s’élève,
et qu’Elle nous élève, vers le plus haut sommet du
Monde du Divin, décrit comme le Kéter, la Couronne,
la première des Sefiroth ». Il s’agit là d’une idée
fondamentale de la Kabbale : « on ne peut accéder aux
plus hauts sommets, que si on a intégré en soi les degrés
inférieurs ; grâce à cette intégration, il devient possible
à l’homme de transformer ses degrés inférieurs en
degrés supérieurs ».
Dans notre Paracha, la dîme d’un animal même
imparfait, vient signifier la possibilité d’élever toute la
nature vers la Sainteté, car les sacrifices (aujourd’hui
remplacés par les prières), sont les instruments du
rapprochement entre l’homme et son Créateur ;
rappelons à ce titre, que sacrifice se dit « Qorban »,
mot hébreu dérivant de la racine « Qarèv », qui veut
dire rapprocher : par le sacrifice du 10ème animal de
son troupeau, chaque hébreu montrait qu’il « élevait la
Malkhouth (le 10ème, notre monde) à Kéter (l’Origine,
le Monde du Divin) ».
Ainsi, la dernière, mais aussi la 10ème Paracha du
livre de « Vayikra », a prévu « l’antidote au mal » : faire
remonter à la Source première le 10ème ; symbole de
l’imperfection de notre monde. Il en sera de même pour
la collectivité : où chaque groupe humain ne pourra
trouver sa pleine harmonie, que lorsqu’il intègrera aussi
les réfractaires aux Lois de la Torah ; c’est ce que le mot
hébreu collectif (le public) nous signale, il se dit
« Tsibour » ; ses lettres (Tsadé, Beith Reich), sont les
initiales de « Tsadiq » le juste, « Bénoni », les gens
moyens (en Torah), et « Réchaïm », les impies.

80
Be’houkotaï : le secret du Monde à venir
L’élévation du mal vers le bien, redonnera à notre
monde sa forme idéale appelée le Monde à venir ; la
Kabbale nous l’enseigne : « si le ‘Olam Hazé, notre
monde est le potentiel, le ‘Olam Haba, le Monde à
venir est la réalisation du potentiel (le fruit) ; voilà
pourquoi, ces deux mondes n’en sont qu’un. Si nous ne
voyons pas le ‘Olam Haba, c’est parce qu’il est voilé
par l’écran de notre monde, le Massar du ‘Olam Hazé,
représenté par la nature ».
La Guématria le confirme ;
– le « ‘Olam Haba » est le niveau spirituel de notre
monde, le Lieu de la vie éternelle, alors que le « ‘Olam
Hazé » est la nature. En hébreu, vie se dit « ‘Hayim »,
mot dont la valeur numérique est 68, quant à
l’expression, la nature, elle se dit « HaTéva » ; sa
valeur est 86,
– le chiffre 86, est le « nombre miroir » du chiffre
68 (le nombre 86 inversé donne 68) ; cette particularité
nous enseigne, que « l’essence de la vie éternelle est
dissimulée dans la réalité de notre monde ; c’est cette
Vérité que dévoilera Mashia’h ». Le calcul 68 + 86
nous le révèle, il dévoile le chiffre 154 ; soit la
Guématria de ‘Olam Haba (le Monde à venir).
Mais le Monde à venir, est aussi le Monde où se
feront les récompenses pour le respect (dans le ‘Olam
Hazé) des commandements de la Torah. La Guématria
développe à nouveau en nous dévoilant ;
– les commandements du Divin sont au nombre de
613 ; or, « le nombre médian (n + 1) ÷ 2 de 613 est 307,
et celui de 307 est 154 ; soit la valeur de « ‘Olam
Haba ». Le nombre 77 est lui la moitié du chiffre 154,

81
et les 613 commandements sont inclus dans les 10
Commandements (ou Paroles divines données par
D.ieu au Mont Sinaï). Les 10 Paroles sont rapportées
deux fois dans la Torah ; en « Exode 20 : 2-17 », et en
« Deutéronome 5 : 6-21 »,
– le 77ème mot du premier énoncé est « Zakhor »,
souviens toi (du jour du Shabbat, pour le sanctifier –
Exode 20 : 8) et le 77ème mot du deuxième énoncé est
« Shamor », garde (le jour du Shabbat afin de le
sanctifier – Deutéronome 5 : 12). Ces deux mots (en
77ème position dans les deux versets), concernent donc le
Shabbat, considéré comme le Commandement de tous
les commandements ; c’est ce que le calcul 77 + 77 nous
dévoile, il révèle à nouveau la Guématria 154 : celle du
‘Olam Haba. Voilà pourquoi, disent nos Sages ; « le
Shabbat correspond au 1/60ème du ‘Olam Haba ; le
secret du ‘Olam Haba peut être connu au jour du
Shabbat ! ».
Si le mot « Zakhor » (souviens toi) est un acte de
pensée (spirituelle), « Shamor » (garde), désigne lui un
acte d’ordre physique. Pour cette raison, c’est au jour
du « Shabbat » que se fait la réunification de l’esprit
(la pensée) et de la chair (l’acte physique),
respectivement et symboliquement assimilés au bien et
au mal. C’est cette réunification (de l’esprit et du
corps, du bien et du mal) que fera le Roi Messie lors de
son avènement : la valeur 214 de « Roua’h », l’esprit,
additionnée à 502 la valeur de « Bassar », la chair, le
dévoile ; elle révèle la valeur 716 (214 + 502) dont le
nombre moyen 358, correspond très précisément, à la
Guématria de « Mashia’h », le Messie !

82
La Métsiout Ha Maqor : la Réalité primordiale
Comme nous venons de le voir, la particularité de la
Paracha « Béhar », est qu’elle s’ouvre sur la « Mitsvah
de la Shmita » (année de jachère ou de relâche pour la
terre), puis continue sur les lois relatives au Jubilé, le
« Yovél » (la 50ème année). Ces deux « Mitsvoth », parce
qu’elles concernent le produit de la terre, sont par leur
essence directement liées à la Source productrice (ou
créatrice) de notre monde, que la Kabbale nomme la
« Métsiout Ha Maqor », la Réalité primordiale. Mais,
nous dit elle ; « sache, que cette Réalité première (la
Métsiout Ha Maqor) n’émane pas directement de
l’Essence même de D.ieu ; mais de celle du monde ! ».
A partir de cet enseignement, nous apprenons que
la maturation (physique et spirituelle) de notre univers,
se fait sous la guidance d’un Univers métaphysique.
C’est de cet « Univers spirituel », qu’émerge puis se
déploie la « Métsiout Ha Maqor », en une succession
de 7 Sources primordiales, à l’origine de 7 créations
formatrices de notre monde. En effet, bien que
distinctes, les 7 créations successives définiront ce qui
deviendra la forme ou l’histoire de notre monde,
chacune d’elles, ayant une durée totale de 7000 ans ;
« dans cette succession de Relâches cosmiques, ou
Shemitoth (pluriel de Shmita), nous sommes
aujourd’hui dans le 2ème des 7 mondes, qui nous
amèneront au ‘Olam Haba ; le Monde à venir » (voir
notre ouvrage l’Œuvre de la création). Mais pour que
ces 7 « Genèses » puissent aboutir, il faudra que
l’homme (doté du libre arbitre), participe au Projet du
Créateur. Voilà pourquoi, il nous est rappelé dans
« Bé’houkotai », les bénédictions et les malédictions
qui arriveront au peuple d’Israël, en fonction du

83
respect ou non des Préceptes du Divin.
Suivant le travail accompli par l’être (pour rétablir
l’Unité dans notre monde), il reviendra en
« Guilgoul », réincarnation dans notre monde ou dans
le monde suivant après 7000 ans (la durée de vie d’une
Relâche cosmique), afin de parachever sa mission (son
Tiqoun). La finalité du Projet, sera qu’au
50ème millénaire, tout retourne à son état originel : « ce
sera alors le grand Jubilé Céleste, qui signera la
maturation des 7 phases cosmiques de notre monde ».
Dans cette fin des temps (ou du temps), jaillira
alors de la « Métsiout Ha Maqor » le plein
Rayonnement révélé au Mont Sinaï lors du Don de la
Torah. En hébreu, l’expression au Mont Sinaï se dit
« Béhar Sinaï » ; « Béhar », au Mont (le nom de notre
première Parasha), a pour valeur numérique 207, soit
la valeur de « Or », la Lumière, mais aussi de « Ein
Sof », l’Infini (qui désigne D.ieu), et encore de
« Raz », le Secret, que dévoile la Kabbalah !

84
Liste des mots hébreux étudiés

85
86
Index des mots hébreux
rapportés dans le livre

A
A.donaï : le Seigneur (un des Noms du Divin)
A’harei Mot : après la mort
Adam Qadmon : l’Homme primordial, le Monde de
l’Infini
Adamah : le sol
Akhdout : l’Unité
Aloufo Chél Olam : le Maître du monde (D.ieu)
Anakim et Réfaïm : ceux qui disent du mal (peuple
biblique néfaste)
Anan Gadol : le grand nuage, une des 3 coquilles impures
Asham : les sacrifices d’expiation de culpabilité
Avir : l’air
Azazel : falaise dans le désert

‘A
‘Alyah dé ‘Olamim : la montée des Mondes
‘Am Ségola : le peuple du Ségol
‘Afar Min HaAdamah : la poussière du sol

87
‘Amalékim : peuple de ‘Amalek
‘Ayin : l’œil, 16ème lettre de l’Alphabet hébreu
‘Anava : l’humilité

B
Bamidbar : les Nombres
Barachit : Il créa le Six, autre lecture de Béréchit
Bassar : la chair
Bé’ét-Hé : au temps du Hé (autre lecture de Bé’étah)
Bé’étah : en son temps
Béhar : sur le Mont Sinaï, nom de la 9ème Paracha du
livre Vayikra
Beith HaMiqdash : le Sanctuaire, le Temple
Ben David : fils de David (autre lecture de Ben Dod)
Ben Dod : le fils de l’oncle (ou de D.ieu)
Bénoni : les gens moyens
Béréchit : au Commencement (la Genèse, 1er livre de
la Torah)
Birkat HaMazon : la prière de la fin du repas
Bitoul : l’annulation du moi
Brakhotes : bénédictions
Brit-Eish : l’Alliance au Feu créateur (anagramme du
mot Béréchit)
Brit Milah : l’Alliance par le mot (la circoncision)

C
Chaatnez : mélange (dans un même vêtement) de lin et
de laine
Chemini : le huitième
Chéquér : le mensonge (inversion des lettres de
Quécher)
Chir Ha Chirim : le Cantique des cantiques
Cohanim : prêtres
Cohen Gadol : le Grand prêtre

88
D
Da’ath : la Connaissance acquise (Sefirah virtuelle)
Dam : le sang
Dévarim : le Deutéronome (5ème livre de la Torah)
Dibour Elokit : la Parole divine
Din : le Jugement
Din Mavèth : le Jugement de mort
Dod : l’oncle, une des appellations de D.ieu
Dodi : mon Bien-aimé, une des appellations de D.ieu
Drash : le sens allégorique de la Torah
Dvéqouth : le Désir d’adhésion à D.ieu
E
E.l : Nom du D.ieu Un
E’had : Un
Eish Milaka’hat : le feu qui se rassemble, une des 3
coquilles impures
Ein Sof : l’Infini (désigne D.ieu)
Eish : le feu
Emet : la Vérité
Emor : parle, nom de la 8ème Paracha du livre Vayikra
Eréz : bois de cèdre
Esav : Esaü
Ezov : l’hysope
‘E
‘Erev Rav : la multitude mélangée, la tourbe nombreuse
‘Esrim VéShéisha : vingt-six
‘Ets Ha ‘Hayim : l’Arbre de vie
‘Ets Ha Da’ath Tov vé Ra’ : l’arbre de la connaissance
du bien et du mal
G
Gal : la roue, racine de Guilgoul

89
Guématria : la mesure des lettres
Guématriotes : pluriel de Guématria
Guéoulah : la Délivrance
Guiborim : les forts (peuple biblique néfaste)
Guilgoul : la réincarnation
Guilgoulim : réincarnations

H
Ha Qadosh Baroukh Hou : le Saint béni Soit il
Haarets : la terre
HaDalouth : l’appauvrissement (en Lumière) des 4
lettres du Nom Y.HVH
Halakha : la Loi
Hanaga dé ‘Olamim : la Guidance ou Conduite divine
des Mondes
HaShem : le Nom
HaTéva : la nature
Hishtashlout : l’enchainement des Mondes
Hishtatdlout : l’effort spirituel

‘H
‘Hanoukat Mishkan : l’inauguration du Sanctuaire
‘Hatat : les sacrifices d’expiation des fautes
‘Hayim : la vie (ou les vies)
‘Hélek Eloka Mimaal : une part (ou partie) de D.ieu
‘Hessed : la Bonté créatrice
‘Hok : Commandement divin, qu’on ne peut
comprendre
‘Hokhmath Nistarah : la Sagesse cachée
‘Homer : la matière
‘Houkim : ‘Hok au pluriel
‘Houmach : les cinq livres de la Torah
‘Haya : la vivante, 4ème niveau de l’âme
‘Hélek Eloka Mimaal : une part du Divin (l’âme)

90
I
Ish Sadéh : l’homme des champs (Esav)
Ish Tam : l’homme simple (Yaacov)

K
Kabbalah : Kabbale en hébreu
Kéli : réceptacle
Ketoneth Bad : tunique de lin consacrée
Ketoneth Passim : tunique à rayures
Kétsavoth : extrémités
Knesset Israël : l’Assemblée d’Israël
Kodesh Ha Kodashim : le Saint des Saints
Kol : tout

L
La’alot : le verbe monter (d’où dérive ‘Olah)
Lag : le chiffre 33
Lag Ba’Omer : le 33ème jour du ‘Omer
Laschon HaQodesh : la Langue sacrée de la création
Laschon HaRa : la mauvaise langue
Lé HaShem : vers D.ieu
Lékabèl : recevoir, racine du mot Kabbalah
Lékabèl Al Ménat Léashpia : le désir de recevoir dans
le but de donner
Lékabèl Al Ménat Lékabèl : le désir de recevoir dans
le but de recevoir
Léqoshésh : ramasser (du bois, de l’écorce)
Lèv Tov : un bon cœur
Lishmoa’ : écouter (percevoir)
Listote : le verbe dévier en hébreu (d’où dérive le nom
Satan)
Lo Tikhbéh : il ne s’éteindra pas

91
M
Maqom : le Lieu de l’existence
Mashia’h : le Messie
Mashia’h Ben David : le Messie fils de David
Massar : l’écran
Mayim : l’eau
Mayim Noukvin : les eaux féminines
Médoréi Guéhinom : les puits de l’enfer
Médourah : feu du Lag Ba’Omer
Méqalèl : le blasphémateur
Méqoshésh : le Cueilleur (désigne Israël)
Mét : la mort
Métsarim : les limites, autre lecture de Mitsraïm
Métsiout Ha Maqor : la Réalité primordiale
Metsora : le lépreux
Midah : qualité, mesure
Midrash : l’interprétation
Mikvé : le Bassin Rituel
Min’hah : l’oblation
Misbéa’h : l’Autel du Sacrifice
Mishkan : le Sanctuaire
Mispar : le nombre
Mitsraïm : l’Egypte
Moshé : Moïse

N
Néfesh ou Néfesh Habahamith : l’âme animale,
1er niveau de l’âme
Néfilim : les anges déchus (peuple biblique néfaste)
Neshamah Klalit : l’Ame universelle
Neshamah ou Néfesh Elokit : l’âme divine, l’esprit
supérieur, 3ème niveau de l’âme
Nifrad : l’être déchu

92
Nitsotsoth : les étincelles de la Sainteté
Notarikon : les acrostiches ou abréviations sacrées

O
Okhél : la nourriture (se décompose en Aléf-Kol)
Or : la Lumière
Or Maqif : la Lumière spirituelle englobante
Oth : la lettre, le Signe

‘O
‘Olah : l’holocauste
‘Olam ‘Assiah : le monde de l’action, notre monde
‘Olam Atsilouth : le Monde de l’Emanation
‘Olam Bria : le monde de la création
‘Olam Ein Sof : le Monde de l’Infini
‘Olam Haba : le Monde futur, ou à venir
‘Olam Hazé : ce monde
‘Olam HaChéquér : le monde du faux (ou du mensonge)
‘Olam Hazé : ce monde (notre monde)
‘Olam Yétsirah : le monde de la formation
‘Omer : offrande sur les prémices de la moisson d’orge
‘Or : la peau
‘Orla : prépuce, excroissance
‘Olam ‘Housh Ha Ria’h : le Monde de l’Odorat ou
l’Univers olfactif

P
Paracha : section de la Torah
Parachioth : pluriel de Paracha
PaRDéS : le Verger, acronyme de Pschat, Remez,
Drash et Sod
Pé Al Pé : enseignement oral de la Torah
Pé-Sa’h : la Bouche qui parle (autre lecture de Pessa’h)

93
Pélé : Merveille, inversion de la lettre Aléf
Pessa’h : la Pâque juive
Pschat : le sens littéral de la Torah

Q
Qarèv ou Qarov : à coté de
Qétoret : l’encens
Qlipah : coquille ou écorce
Qlipoth : pluriel de Qlipah
Qorban : sacrifice
Qorban Pessa’h : le Sacrifice Pascal
Qorbanot : sacrifices (pluriel de Qorban)
Quécher : le Lien

R
Ratson : la volonté, le désir
Ratson Ha Boré : le Désir divin de créer
Raz : le Secret
Réchaïm : impies
Remez : le sens allusif de la Torah
Rosh ‘Hodesh : la néoménie
Roua’h Seara : le vent de la tempête (une des 3
coquilles impures)
Roua’h : le souffle ou l’esprit inférieur, 2ème niveau de
l’âme
Roua’h HaQodesh : le Souffle saint

S
Samèkh-Pé-Reich : racine hébraïque qui veut dire
graver
Sefar : le compte
Séfér : le livre
Sefirah Kéter : la Couronne

94
Sefirah ‘Hokhma : la Sagesse
Sefirah Bina : le Discernement
Sefirah Da’ath : la Connaissance (acquise)
Sefirath Ha ‘Omer : le compte du ‘Omer
Ségoula : le remède
Shabbat HaGadol : le Grand Shabbat
Shalom : la paix
Shamayim : les cieux
Shamor : garde
Shekhinah : la Présence divine dans notre monde
Shelamim : le sacrifice de paix
Shem : Nom
Shéma : écoute
Shéma Israël : la profession de foi du Judaïsme
Shemitoth : pluriel de Shmita, Relâches cosmiques
Shémoth : l’Exode
Shémou : Son Nom
Shmita : la 7ème année où l’on doit laisser la terre en
jachère
Shvirath Ha Kélim : la Brisure des Vases
Sipour : le récit
Sod : le sens Secret de la Torah

T
Ta’anoug : le plaisir (de l’âme)
Tahara : la pureté
Tal : la rosée
Tazria : ensemencera
Tsérouf ou Temourah : le combinatoire
Tikhbéh Lo : il ne s’éteindra pas (il éteindra le négatif)
Tiqoun : la réparation
Tola’ath : l’écarlate
Torath Cohanim : la Torah des Cohen, désigne
Vayikra le 3ème livre de la Torah

95
Touma : l’impureté
Tsadiq : le juste
Tsaraat : la lèpre biblique
Tsélèm Néfesh : l’Image de l’âme
Tséroufim : pluriel de Tsérouf
Tsibour : collectif (le public)
Tsimtsoum : le retrait de l’Unité divine
Tsinor : canal
Tsiporim : oiseaux

V
VaYéhi : et fut, 26ème mot de la Torah (valeur 31)
Vayikra : le Lévitique (3ème livre de la Torah)

Y
Y.ah : Nom divin
Y.HVH : le Tétragramme, le Nom ineffable
Yaacov : Jacob
Yachar El : une droite vers D.ieu (autre lecture du nom
Israël)
Yavan : la Grèce
Yé’hida : l’Unique, 5ème niveau de l’âme
Yéhi Or VaYéhi Or : que la Lumière soit et la Lumière
fut
Yeich : il y a
Yeich Réal : il y a le Réal, lecture permutée du nom
Israël
Yétsèr HaRa’ : le mauvais penchant
Yigal : se racheter
Yom Tov : les Jours de fête ou les Jours Bons
Yossef : Joseph
Yovél : le Jubilé, la 50ème année

96
Z
Zakhor : souviens toi
Zéra : la semence
Zohar ou Séfér Ha Zohar : le Livre de la Splendeur

97
98
Bibliographie

ERIC DANIEL EL-BAZE


Les Racines de l’existence, 2015, Ed. Edilivre.
L’Œuvre de la Création, 2015, Ed. Edilivre.
Les Grandes Lumières, 2016, Ed. Edilivre.
Secrets de Kabbale – Livre 1 : Béréchit, 2018, Ed.
Edilivre.
Secrets de Kabbale – Livre 2 : Shémoth, 2018, Ed.
Edilivre.
GEORGES LAHY
Le Séfér Yétsirah, 1995, Ed. Lahy.

Les Portes de la Lumière, 2001, Ed. Lahy.

Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale, 2005, Ed.
Lahy.
L’alphabet hébreu et ses symboles, 2006, Ed. Lahy.
La vie du Monde à venir, 2009, Ed. Lahy.
HAYIM MELLUL

Les Clés de la Mystique juive, 2007, Ed. du Beth
Loubavitch.

HAYIM ZAFRANI


99
Kabbale, vie mystique et magie, 1996, Ed.
Maisonneuve et Larose.

RAV HAYIM DYNOVISZ – Enseignement oral
Enseignement du Ari Zal : ‘Ets ‘Hayim, Shaar Ha
Guilgoulim.

RAV M. GLAZERSON – Enseignement oral
La Guématria, 1991, Shlomo Choukroun ; Ed. Maor
Yossef Shlomo
RAV YITS’HAK GINSBURGH – Enseignement
oral

Vivre dans un espace divin, 2009, Ed. Gal Enaï.
Site Gal Enaï.
RAV DAVID MENACHE – Enseignement oral
RAV RAPHAEL AFILALO

160 Questions sur la Kabbalah, Kabbalah Editions.
RAV MORDEKHAÏ CHRIQUI – Enseignement
oral
Les Voies de la Direction divine, 2002, Ed. Ramlah.
RAV DANIEL COHEN – Enseignement oral
Le Zohar suivant le Rashash
MAHAMARIM DU RABBI DE LOUBAVITCH
SITE CHABBAD. FR
TANYA
 : LIKOUTEI AMARIME
IDRA ZOUTA KADISHA – IDRA RABBA
KADISHA
ZOHAR

100
Table des matières

Préambule ............................................................ 5
Résumé du livre Vayikra .................................... 9
Paracha 24 : Vayikra, Lévitique : 1,1 – 5,26 ..... 11
Paracha Vayikra en résumé ............................... 11
Pélé : la Merveille, le secret de la lettre Aléf ..... 11
Le secret du petit Aléf........................................ 13
L’odeur des sacrifices : la Figure mystique ....... 14
Le secret de la nourriture ................................... 15
Le rayonnement de l’âme et les sacrifices ......... 16
Les sacrifices et les niveaux supérieurs de l’âme
........................................................................... 17
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 19
Paracha 25 : Tsav, Lévitique : 6,1 – 8,36 ........... 21
Paracha Tsav en résumé..................................... 21
Tsav au niveau numérique ................................. 21
Le Feu constant perpétuellement créateur ......... 22

101
Les 4 éléments .................................................... 25
La réunification des 4 éléments ......................... 27
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 29
Paracha 26 : Chemini, Lévitique : 9,1 – 11,47... 31
Paracha Chemini en résumé ............................... 31
De l’Infini aux lois sur la cacherout ................... 32
La Qétoret : le secret du Quécher....................... 33
Aaron : la correction de la faute
de Adam HaRishon ............................................ 34
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 37
Paracha 27 & 28 : Tazria & Metsora, Lévitique :
12,1 – 15,33 ........................................................... 39
Parachioth Tazria et Metsora en résumé ............ 39
Tazria : le Désir de D.ieu au féminin ; l’Objectif de
la création ........................................................... 40
L’engendrement de Mashia’h ............................ 42
Metsora : le secret des 231 portes de la Sagesse 44
Les chiffres secrets de l’ensemencement ........... 46
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 49
Paracha 29 & 30 : A’harei Mot & Kedochim,
Lévitique : 16,1 – 20,27 ........................................ 51
Parachioth A’harei et Kedochim en résumé ...... 51
Le secret des deux tuniques ............................... 52
Le secret des deux boucs .................................... 54
Aime ton prochain comme toi-même................. 55

102
‘Orla : le portail vers la Sagesse ........................ 57
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 60
Paracha 31 : Emor, Lévitique : 21,1 – 24,23 ..... 61
Paracha Emor en résumé ................................... 61
Le compte du ‘Omer .......................................... 62
Le ‘Omer : la sanctification de la matière
et du temps ......................................................... 63
Lag Ba’Omer : le 33ème jour du ‘Omer,
la révélation du Zohar ........................................ 64
Le secret du blasphémateur ............................... 67
La maturation du fruit dans l’écorce .................. 70
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 73
Paracha 32 & 33 : Béhar et Be’houkotaï,
Lévitique : 25,1 – 27,34 ....................................... 75
Parachioth Béhar et Be’houkotaï en résumé ...... 75
Béhar : les modalités de la Rédemption ............ 76
Be’houkotaï : l’élévation du mal vers le bien .... 78
Be’houkotaï : le secret du Monde à venir .......... 81
La Métsiout Ha Maqor : la Réalité primordiale. 83
Liste des mots hébreux étudiés .......................... 85
Index des mots hébreux rapportés dans le livre 87
Bibliographie ........................................................ 99

103
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Dépôt légal : juillet 2018

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Imprimé en France, 2018

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