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LE JOURNAL D’INFORMATION DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ SEPTEMBRE 2017 N°132 édito « Faut-il se
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LE JOURNAL D’INFORMATION DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ

JOURNAL D’INFORMATION DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ SEPTEMBRE 2017 N°132 édito « Faut-il se priver de

SEPTEMBRE 2017

DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ SEPTEMBRE 2017 N°132 édito « Faut-il se priver de tout pour

N°132

édito

ALTERNATIVES DE SANTÉ SEPTEMBRE 2017 N°132 édito « Faut-il se priver de tout pour rester en

« Faut-il se priver de tout pour rester en bonne santé ? »

Voilà le titre d’un article pu- blié par le site Internet Slate que j’ai lu il y a quelques jours 1 . En premières lignes, l’auteur écrit : « Ne pas boire, ne pas fumer, mettre des bouchons d’oreille dans les concerts : les injonctions à mener une vie saine se multiplient. Au point de devenir contre-productives. » C’est ici une évidence. L’introduction des paquets neutres pour lutter contre le tabagisme en est un bon exemple : globalement cette mesure n’a eu aucun effet. Pire, la consommation de tabac a même légèrement augmenté. Mais comment s’en étonner ? Tout notre environnement souffre de cette schizophrénie : la télévision nous dif- fuse des publicités pour nous inciter à acheter des hamburgers tout en nous disant, soit en même temps soit de manière différée, qu’il faut éviter de manger trop gras et trop salé… Et c’est ainsi dans tous les domaines qui touchent la santé. Ainsi, la question « faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé ? » ne doit pas avoir de réponse car sa formulation en elle-même nourrit cette schizophrénie. Non, la vraie question à se poser est plutôt : « Pourquoi a-t-on toujours le sentiment que la notion de plaisir s’oppose à la notion de santé ? » Et la réponse est simple : parce qu’on nous bourre le crâne depuis notre plus jeune âge pour nous pousser à être des consommateurs modèles, prêts à acheter les derniers aliments transformés inventés. La société de consommation, notre entourage, les autres enfants, tous nous ont ap- pris que ce qui était bon quand on voulait « se faire plaisir » c’était les glaces, les pizzas, les frites. C’était également mon cas quand j’étais jeune et adolescent : quand j’avais très faim, je pensais à ces aliments. Mais aujourd’hui, tout est différent : même en n’ayant pas mangé pendant toute une journée, ma faim ne me fait penser qu’à des aliments sains ! Du poisson, des légumes arrosés d’huile d’olive, etc. La bonne santé et le plaisir doivent être indissociables, mais pour y arriver, il nous faut comprendre ce qui définit réellement nos plaisirs.

Julien Venesson

ce qui définit réellement nos plaisirs. Julien Venesson NUMÉRO SPÉCIAL CHOLESTÉROL ET SANTÉ CARDIO-VASCULAIRE

NUMÉRO SPÉCIAL CHOLESTÉROL ET SANTÉ CARDIO-VASCULAIRE

Cholestérol

et s’il fallait en manger plus ?

Bien que l’excès de cholestérol soit toujours pointé du doigt par les autorités sanitaires, notamment comme responsable des maladies cardiovasculaires, de nouvelles découvertes suggèrent que c’est plutôt le déficit qui est à craindre ! Et celui-ci serait bien plus fréquent qu’on ne le croit

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n 1964, trois généticiens décrivent pour la première fois un nouveau syndrome dont ils suspectent

une origine génétique ; leur article, publié dans The Journal of Pediatrics, décrit le cas de trois petits garçons présentant un problème de croissance et de développement intellectuel, atteints de malformations physiques au ni- veau de la face et du crâne, des organes géni- taux, des pieds et des mains, avec la présence de doigts ou d’orteils surnuméraires ou fusionnés.

Il a fallu attendre plus de 30 ans pour comprendre l’origine de leur maladie : un déficit en cholestérol, lié à l’altération d’un gène permettant sa fabrication au sein de l’organisme. Cette affection, appe- lée syndrome de Smith-Lemli-Opitz (SLO), entraîne des troubles d’intensité variable chez ses porteurs, troubles qui peuvent aller jusqu’au décès.

(suite page 2)

1. http://www.slate.fr/story/145857/faut-il-se-priver-de-tout-plaisir-pour-rester-en-bonne-sante

Cholestérol et s’il fallait en manger plus ? Maladies

Cholestérol et s’il fallait en manger plus ? Maladies cardiovasculaires : le cholestérol n’y est

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5 bonnes raisons de mettre des plantes dans votre bureau

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pour rien !

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Pourquoi je ne mangerai pas Vegan���������������������������23

Infarctus, quand dira-t-on enfin la vérité au public ?

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Les câlins peuvent-il nous guérir ?

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Ne laissez pas votre cœur au repos !

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Compléments alimentaires pour la rentrée :

notre ordonnance �������������������������������������������������������� 17

À LA UNE

Septembre 2017 • n°132

Les anomalies physiques (mi- crocéphalie notamment – petit crâne), qui peuvent également concerner des organes internes, se cumulent à un déficit intellec- tuel, à des troubles du sommeil et même à des comportements de type autistique, parfois violents.

La diversité de ces symptômes reflète l’importance du choles- térol dans notre équilibre, et en particulier pendant la crois- sance. Ce composé est en effet un des constituants essentiels de la membrane de l’ensemble des cellules qui constituent notre organisme. À l’âge adulte, c’est surtout l’excès qui inquiète, pour- tant, de nouvelles recherches suggèrent que, bien souvent, le manque est au moins aussi pré- occupant que l’excès !

LE CHOLESTÉROL, UNE ARME CONTRE LES MICROBES

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t tout d’abord sur notre im-

munité ; les patients souf- frant du syndrome de SLO ont tendance à enchaîner les épisodes infectieux, et la situation s’amé- liore lorsqu’ils reçoivent un trai- tement à base de cholestérol 1 . Un suivi 2 mené pendant 15 ans sur des patients hospitalisés a montré que le risque d’infections était ré- duit chez les personnes présentant un taux de cholestérol total plus élevé.

Des chercheurs chinois se sont ainsi demandé si l’enrichis- sement de l’alimentation en cholestérol chez des personnes exemptes de SLO mais souffrant d’une infection pulmonaire pou- vait avoir un impact favorable sur

l’évolution de la situation 3 . Ils ont pendant 10 jours administré 600 mg de cholestérol au quoti- dien, sous forme de jaune d’œuf, à un premier groupe de patients, tandis qu’un second recevait un produit placebo sans cholestérol mais contenant de la vitamine A. Cette dernière est en effet natu- rellement présente dans le jaune d’œuf et connue pour son rôle bénéfique sur l’immunité, son ajout permet donc d’être certain que les effets observés sont bien uniquement le fait du cholestérol.

Les analyses ont montré que le taux de cholestérol dans le sang n’a pas changé de manière signi- ficative tandis que deux marqueurs

des niveaux d’inflammation ont régressé. La sévérité de la maladie

a diminué dans les deux groupes,

mais dans des mesures totalement différentes : de seulement 5 % dans

le groupe témoin contre 19 % dans

le groupe traité au cholestérol !

UN EFFET SUR LE CERVEAU

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e cholestérol joue un rôle

capital sur le chef d’or- chestre de l’organisme : il repré- sente 10 % du poids du cerveau ! Mais l’organe ne peut pas le pui- ser depuis la circulation sanguine, car les lipoprotéines qui le trans- portent sont de taille trop impor- tante pour franchir la barrière de protection qui l’entoure, la bar- rière hématoencéphalique. Il doit donc assurer de manière auto- nome sa production et cette tâche est dédiée à un type particulier de cellules, les astrocytes, sorte d’assistantes des neurones. Sans ce cholestérol, pas de connexion possible entre les neurones 4 !

S’il n’est pas possible de s’assu- rer que notre cerveau a de bons apports en cholestérol en aug- mentant notre consommation d’aliments qui en sont riches, il convient de prendre conscience que la prise de médicaments an- ticholestérol peut avoir un impact sur les niveaux de cholestérol cé- rébral. Car la barrière du cerveau n’est pas imperméable à ces molé- cules chimiques. La réduction de la quantité de cholestérol dispo- nible peut perturber la libération des messagers chimiques entre les cellules nerveuses, source de confusion et de perte de mé- moire 5-6 , deux effets secondaires fréquents de ces médicaments. C’est bien sûr d’autant plus préoc- cupant chez les personnes âgées, leur production de cholestérol cé- rébral étant déjà amoindrie 7 .

D’autre part, le cholestérol entre dans la composition de la gaine de myéline, une structure protectrice qui entoure les fibres nerveuses et garantit une bonne circulation des messages nerveux. Certaines maladies, comme la sclérose en plaques, entraînent son altération. Dans le cadre de cette affection, les cellules qui fabriquent la gaine de myéline sont attaquées par le système immunitaire. Dans la forme « récurrente rémittente », qui touche 80 % des malades, les phases de démyélinisation, qui se traduisent par des pertes de fonc- tions neurologiques, succèdent aux phases de remyélinisation partielles, pendant lesquelles les malades retrouvent une partie des fonctions perdues. Mais pour que la reconstruction de la gaine de myéline soit effective, il est néces- saire d’avoir de bons niveaux de cholestérol.

1. Elias ER et al. Clinical effects of cholesterol supplementation in six patients with the Smith-Lemli-Opitz syndrome (SLOS). Am J Med Genet. 1997 Jan 31;68(3):305-10

2. C. Iribarren et al. Cohort study of serum total cholesterol and in-hospital incidence of infectious diseases. Epidemiol Infect. 1998 Oct; 121(2): 335–347

3. Wang, Jia, and Zhong-xin Hong. Cholesterol Supplement can Alleviate the Severity of Pulmonary Infection of Patients with Hypocholesterolemia. Journal of Food and Nutrition Research 4.3 (2016): 131-136

4. Mauch, D.H., et al. CNS synaptogenesis promoted by glia-derived cholesterol. Science, 295 (2001)

5. Tong J et al. A scissors mechanism for stimulation of SNARE-mediated lipid mixing by cholesterol. Proc Natl Acad Sci U S A. 2009 Mar 31;106(13):5141-6. doi: 10.1073/pnas.0813138106. Epub 2009 Feb 27

6. Chathurie Suraweera et al. Simvastatin-induced cognitive dysfunction: two case reports. J Med Case Rep. 2016; 10: 83. Published online 2016 Apr 5. doi: 10.1186/s13256-016-0877-8 PMCID: PMC4822314

7. Weijiang Dong et al. Differential effects of simvastatin and pravastatin on expression of Alzheimer’s disease-related genes in human astrocytes and neuronal cells. Journal of Lipid Research. 2009 Oct; 50:

2095-2102

À LA UNE

Septembre 2017 • n°132

Dès 2009, des chercheurs met- taient ainsi en garde contre l’utilisation de médicaments an- ticholestérol chez les personnes souffrant de sclérose en plaques 8 .

INDISPENSABLE POUR LES SPORTIFS

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es cellules nerveuses ne sont

pas les seules à être gour- mandes en cholestérol : les fibres musculaires l’utilisent après un effort intense pour réparer les mi- crolésions générées par l’exercice.

C’est logique puisque le choles- térol est un élément de structure des cellules, comme peut l’être du ciment autour des briques. Ainsi, si l’on effectue des prises de sang en continu, toutes les heures après un exercice physique d’intensité modérée à soutenue, on constate de manière marquée que le taux de cholestérol sanguin chute dans les deux heures après une séance de sport et ne revient à la normale que quelques jours plus tard 9 .

Pourquoi cette baisse ? Tout sim- plement parce que les muscles ont utilisé le cholestérol disponible dans le sang dès qu’ils en avaient besoin et ce processus s’est fait très rapidement ; trop rapidement pour que la baisse puisse être immédiatement compensée par la fabrication de nouveau cho- lestérol au niveau du foie. Avec l’affaiblissement de l’intestin, ce mécanisme explique pourquoi les sportifs peuvent tomber malades après un effort physique intense :

tout leur cholestérol, normale- ment utilisé pour faire fonctionner l’immunité, est redirigé en ur- gence vers les muscles.

Le rôle du cholestérol chez les sportifs a été observé de manière très précise : une étude a rassem-

blé 47 personnes âgées de 60 à 69 ans qui ont été soumises à un entraînement physique de mus- culation pendant 12 semaines. La moitié des participants recevaient de forts apports en cholestérol sous forme de jaune d’œuf (environ 3 jaunes d’œufs par jour), tandis que les autres se contentaient de quantités réduites (1 jaune). Au bout de 12 semaines, tous les par- ticipants avaient renforcé leurs os et leurs muscles, mais ceux qui n’avaient mangé qu’un jaune d’œuf n’avaient augmenté leur force musculaire que de 36 % contre 86 % chez ceux ayant mangé trois jaunes ! De plus, ces derniers avaient gagné deux kilos de masse musculaire 10 .

avaient gagné deux kilos de masse musculaire 1 0 . Ajouter des oeufs aux crudités permet

Ajouter des oeufs aux crudités permet de mieux en assimiler les nutriments, comme les caroténoïdes ou la vitamine E.

MESURE DU CHOLESTÉROL DANS LE SANG : CE QUE CACHE LE RÉSULTAT

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ans toutes les études qui ont

mis en évidence le bénéfice d’un apport supplémentaire en cholestérol, on peut identifier un

point commun très important : le taux de cholestérol sanguin n’a

jamais changé de manière signi- ficative. Dès lors, comment ex- pliquer les bénéfices observés de cet apport supplémentaire s’ils ne font pas monter notre taux de cholestérol ?

Cela s’explique tout simplement :

le cholestérol supplémentaire apporté par l’alimentation a été immédiatement utilisé par l’orga- nisme qui en avait besoin. Et dans le cas où l’apport supplémentaire en cholestérol serait plus impor- tant que nécessaire, notre foie baissera sa production, ce qui maintiendra un niveau sanguin quasi constant.

Il faut donc bien distinguer ce qui se passe avec notre cho- lestérol sanguin selon que les modifications proviennent de l’alimentation ou de la prise d’un médicament, car dans ce dernier cas, cette baisse artificielle va per- turber le fonctionnement normal du corps humain. Autre aspect important à savoir : avec l’âge, le taux de cholestérol sanguin

Œufs et crudités, le mélange parfait !

Envie d’une salade de cru- dités pour faire le plein de nutriments ? Excellente idée, mais pour en tirer les meilleurs bénéfices, l’idéal est d’y ajouter des œufs. Deux études menées par la même équipe de recherche auprès de 16 jeunes hommes en bonne santé ont montré que l’œuf peut faciliter l’absorption de certains composés bénéfiques des légumes. Ajouter 3 œufs à une salade permet ainsi d’assimiler 3 à 8 fois plus de ca- roténoïdes et de 4 à 7 fois plus de vitamine E. Voilà de quoi fournir à son organisme une bonne dose d’antioxydants et d’anti-inflam- matoires naturels !

8. Veronique E. Miron. Statin Therapy Inhibits Remyelination in the Central Nervous System. Am J Pathol. 2009 May; 174(5): 1880–1890. doi: 10.2353/ajpath.2009.080947 PMCID: PMC2671276

9. Shahbazpour N et al. Early alterations in serum creatine kinase and total cholesterol following high intensity eccentric muscle actions. J Sports Med Phys Fitness. 2004 Jun;44(2):193-9

10. Riechman SE. Dietary and blood cholesterol and statins increase hypertrophy with resistance training. FASEB J. 2005 19 A1571

À LA UNE

Septembre 2017 • n°132

augmente de manière normale ; même chez les centenaires, le taux de cholestérol est plus éle- vé qu’à 50 ans, et ce même sans problème de santé. À ce jour, la cause exacte de cette augmenta- tion naturelle n’est pas totalement comprise ; on suppose que la de- mande en cholestérol devient de plus en plus importante avec l’âge à cause du vieillissement des cel- lules et des vaisseaux sanguins qui l’utilisent pour maintenir leur intégrité.

LE RÉGIME QUI BOOSTERA VOTRE CHOLESTÉROL

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angez des œufs tous les

jours ou presque : non seu- lement les œufs sont bons, ils sont aussi très peu onéreux, même si vous les choisissez issus de l’agri- culture biologique et même si vous en mangez trois par jour. Ce conseil vaut même pour les per- sonnes qui sont génétiquement prédisposées à avoir un taux de cholestérol élevé dans le sang (les porteurs du gêne ApoE sous sa forme 4). Selon des chercheurs qui ont examiné pendant 21 ans les habitudes alimentaires de 1032 hommes sains d’environ 50 ans, dont 32,5 % étaient porteurs de l’ApoE4, manger des œufs entiers n’est pas associé à un risque su-

périeur de maladie coronarienne.

Quelques conseils pour la prépa- ration : privilégiez la coagulation du blanc (cuisson ou blancs mon- tés en neige) car le blanc d’œuf est peu digeste : seules 50 % de ses protéines sont digérées lors- qu’il est cru, contre près de 100 % lorsqu’il est coagulé 11 . À l’inverse, privilégiez le jaune peu cuit ou cru pour ne pas dénaturer le cho-

Moins de cholestérol, plus de morts

Dernièrement des chercheurs qui ont travaillé sur plusieurs études de cohorte représentant un to- tal de 68 094 personnes âgées, ont constaté que plus le taux de « mauvais cholestérol » est élevé, plus le risque de mortalité pré- coce est faible 12 . Plus exactement :

92 % des personnes ayant un taux de cholestérol élevé vivent plus longtemps que les autres ! Et ce n’est pas la première fois qu’un tel constat est fait. Dans la lignée des études qui ont souligné ce lien, il y a l’étude Illuminate 13 , qui de- vait durer 4,5 années et qui devait faire baisser de manière encore

plus forte le cholestérol mais qui

a été heureusement interrompue

au bout de 1,5 an. La raison ? Trop de morts chez les patients traités

! Les participants à cette étude

étaient âgés de 45 à 75 ans, avaient soit des antécédents de maladies cardiovasculaires, soit un diabète de type 2, mais aucun ne présen- tait des signes d’espérance de vie faible. Le groupe traité voyait pourtant une augmentation spectaculaire de 71 % du bon cho- lestérol, une baisse de plus de 21 % du mauvais cholestérol mais aus-

si une augmentation des décès de

60 %, toutes causes confondues

… Et plus de cancers…

Les médicaments anticholesté- rol augmentent-ils le risque de cancer ? Non, répondent les labo- ratoires pharmaceutiques. Oui, répond le Dr Michel de Lorgeril. Selon lui, si les études ne montrent pas toujours d’effet, c’est parce qu’elles sont trop courtes (1 à 5 ans) alors qu’il faut de nombreuses an- nées pour qu’un cancer se déclare. Marc Poirot et Sandrine Silvente- Poirot, acteurs d’une équipe du Centre de recherche en cancéro- logie de Toulouse, semblent lui

donner raison : ils ont identifié un dérivé du cholestérol qui présente des propriétés anticancéreuses. Cette molécule, la Dendrogenine A, est présente en grande quan- tité dans les tissus et cellules saines et absente dans les cellules tumorales. Elle protègerait les cellules des processus de cancéri- sation. Manquer de cholestérol ou prendre des médicaments pour le faire baisser pourrait donc ex- poser à une des maladies les plus graves de notre temps 14 .

lestérol et les graisses à la chaleur (les œufs de qualité contiennent un peu d’acides gras oméga-3). Les meilleures cuissons pour pro- fiter des bénéfices des œufs sont donc pochés, mollets ou au plat. D’autres aliments contiennent aussi naturellement du cholestérol mais ils sont souvent moins pri- sés : foie animal, cervelle.

cholestérol alimentaire d’être di- rectement utilisé par vos muscles. Si vous êtes malade, privilégiez une consommation au dîner :

c’est pendant la nuit que l’immu- nité travaille le plus et c’est là que le cholestérol apporté sera le plus profitable.

Céline Sivault & Julien Venesson

le plus profitable. Céline Sivault & Julien Venesson Si vous êtes sportif, augmentez votre consommation

Si vous êtes sportif, augmentez votre consommation d’œufs au repas qui suit votre entraînement physique : cela permettra au

11.

Evenepoel P, Geypens B, Luypaerts A, Hiele M, Ghoos Y, Rutgeerts P. Digestibility of cooked and raw egg protein in humans as assessed by stable isotope techniques. J Nutr. 1998 Oct;128(10):1716-22

12.

Uffe Ravnskov, David M Diamond, Rokura Hama et al Lack of an association or an inverse association between low-density-lipoprotein cholesterol and mortality in the elderly: a systematic review. BMJ 2015-

010401

13.

Philip J. Barter, Mark Caulfield, Mats Eriksson, et al, for the ILLUMINATE Investigators* Effects of Torcetrapib in Patients at High Risk for Coronary Events. N Engl J Med 2007; 357:2109-2122November 22, 2007

14.

de Medina P. Dendrogenin A arises from cholesterol and histamine metabolism and shows cell differentiation and anti-tumour properties. Nat Commun. 2013;4:1840

LINTERVIEW DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Maladies cardiovasculaires :

le cholestérol n’y est pour rien !

Le Docteur de Lorgeril a lancé plusieurs alertes sur les médicaments anticholestérol. Les études indépendantes de l’industrie sont aujourd’hui formelles : ils ne permettent pas de réduire le risque de maladies cardiovasculaires. De plus, faire baisser son taux de cholestérol peut être dangereux car il assure de nombreuses fonctions vitales dans l’organisme. D’après le Dr de Lorgeril, le meilleur moyen de se protéger des maladies cardiovasculaires est d’oublier son taux de cholestérol et d’adopter un mode de vie protecteur car ce sont des maladies du mode de vie.

Alternatif Bien-Être : Pour pré- venir les maladies cardiaques, de nombreuses personnes ne savent plus quoi penser : faut- il oui ou non faire baisser son taux de cholestérol lorsqu’il est élevé pour diminuer le risque de maladies cardiovasculaires ? Docteur de Lorgeril : Pour être très factuel, en avril 2016, un essai cli- nique qui s’appelle « Accelerate » a été publié. Il s’agit d’une grande étude financée par le laboratoire pharmaceutique Lilly, menée sur 12 000 personnes qui ont déjà eu un infarctus. L’équipe testait une nouvelle molécule qui sem- blait prometteuse, un inhibiteur de la CETP, et effectivement, ils ont observé chez les personnes qui participaient à l’étude une diminution de plus de 30 % du cholestérol LDL (le soi-disant « mauvais ») et une augmentation de plus de 130 % du cholestérol HDL (soi-disant le « bon »). Ils avaient donc là tous les arguments pour montrer qu’il y avait effective- ment du « bon » et du « mauvais » cholestérol et que ces modifi- cations ne pouvaient avoir que des avantages. Eh bien ils ont été obligés d’arrêter l’étude au bout de deux ans, parce que le médi- cament n’avait absolument aucun

ans, parce que le médi - cament n’avait absolument aucun Docteur de Lorgeril effet sur les
ans, parce que le médi - cament n’avait absolument aucun Docteur de Lorgeril effet sur les

Docteur de Lorgeril

effet sur les maladies cardiovascu- laires ! Le glas est donc en train de sonner pour cette théorie selon laquelle on peut diminuer les ma- ladies cardiovasculaires en faisant baisser le supposé « mauvais » cholestérol. Les résultats de cet es- sai rejoignent ceux des dernières publications sur le sujet : on a à présent des preuves irréfutables que le cholestérol ne bouche pas les artères, qu’il n’augmente pas le risque de maladies cardiovas- culaires et que ça ne sert à rien de le faire baisser avec des médi- caments anticholestérol. D’autant plus que ces derniers ont un effet nocif sur les tissus, les cellules, le cerveau et les muscles qui ont

absolument besoin de cholestérol pour fonctionner correctement. Donc, finalement, ces médica- ments n’ont que des effets nocifs.

ABE : Si un mode de vie sain s’accompagne de faibles taux de cholestérol, pourquoi ne peut-on pas avoir les mêmes bénéfices avec des médica- ments ? Dr L� : Un mode de vie sain ne s’accompagne pas de faibles taux de cholestérol ; cet argument tant de fois répété comme un dogme est faux. Avoir un faible de taux de cholestérol ne sert à rien : ça ne diminue pas le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire. À titre d’exemple, j’ai conduit une grande étude d’intervention nutritionnelle :

on a demandé aux gens d’adopter des habitudes nutritionnelles très protectrices – la diète méditerra- néenne – et on les a comparés à un groupe témoin qui suivait plus ou moins les recommandations diététiques de l’American Heart Association, dont le but est de prévenir les maladies cardiovascu- laires. À la fin de l’étude, les deux groupes avaient un taux de choles- térol semblable mais le risque de maladies cardiovasculaires était de 70 % plus bas dans le groupe

taux de choles - térol semblable mais le risque de maladies cardiovasculaires était de 70 %

L’INTERVIEW DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

qui suivait le régime méditerra- néen. Donc le taux de cholestérol est un paramètre qu’il faut oublier, ce n’est pas prédictif du risque de maladies cardiovasculaires. Ça ne sert à rien de connaître son taux de cholestérol.

ABE : N’y a-t-il pas quelques exceptions ? Quelques per- sonnes pour lesquelles le taux de cholestérol est si haut qu’un traitement est nécessaire - sonnes pour lesquelles le taux de cholestérol est si haut qu’un traitement est nécessaire ? Dr L� : Alors oui, il y a une per- sonne sur un million qui a une maladie qui augmente de nombre de lipoprotéines, les molécules qui transportent le cholestérol dans le sang. Ce n’est même pas le cho- lestérol qui est le problème mais la lipoprotéine. Dans ce cas il faut se soigner, non pas en prenant des médicaments mais en filtrant le sang. J’ai vu un cas en 40 ans de carrière. Dans tous les autres cas, ça ne sert à rien de faire baisser son taux de cholestérol. Même dans le cas d’hypercholestérolémie familiale avec des taux très impor- tants. On peut être à risque mais ce n’est pas le cholestérol qui est res- ponsable, c’est le mode de vie ou d’autres facteurs héréditaires. Il y a bien sûr une prédisposition géné- tique, tout le monde n’est pas égal, mais chez les personnes qui ont un mode de vie protecteur, c’est-à-dire une alimentation qui se rapproche du régime méditerranéen, qui font suffisamment d’exercice physique, qui gèrent leur stress, qui ne s’em- poisonnent pas avec du tabac, des particules de diesel et toutes autres sortes de poisons que l’on trouve dans l’alimentation et dans l’air, le risque cardiovasculaire est très bas.

ABE : À quoi sert donc le cho- lestérol dans nos artères s’il n’est pas dangereux ? Dr L� : Le cholestérol dans lestérol dans nos artères s’il n’est pas dangereux ? Dr L� : Le cholestérol dans les ar- tères est celui qui est transporté (du foie ou du tube digestif) vers les organes qui en ont besoin. Par ail- leurs, le cholestérol important est celui qui est un composant essen- tiel de la membrane de nos cellules

et 90 % du cholestérol de notre or- ganisme y est dédié. L’idée fausse (mais jusqu’à présent adoptée) que le cholestérol se dépose dans les artères, forme des plaques qui fi- nissent par se détacher et boucher les artères doit être rejetée. En ré- alité, les plaques d’athérosclérose sont des « cicatrices » de l’artère qui se forment suite aux agressions qu’elle subit : la fumée de cigarette et la pollution diésel, par exemple, ou encore une mauvaise alimen- tation. Le cholestérol n’entre pas en jeu dans la formation de ces plaques, c’est pour ça que le faire baisser n’a aucun impact sur les maladies cardiovasculaires.

n’a aucun impact sur les maladies cardiovasculaires. Le glas est en train de sonner pour cette

Le glas est en train de sonner pour cette théorie selon laquelle on peut diminuer les maladies cardiovasculaires en faisant baisser le supposé « mauvais » cholestérol.

en faisant baisser le supposé « mauvais » cholestérol. ABE : Quand on mesure le taux

ABE : Quand on mesure le taux de LDL, est-ce vraiment du cholestérol dont il s’agit ? Dr L� : Les LDL que l’on mesure sont les lipoprotéines qui trans- portent le cholestérol (et beaucoup d’autres choses) dans le sang. Elles partent du foie pour aller dans différents organes. Alors elles en déposent en chemin dans les or- ganes qui en ont besoin : en cas de besoins importants, la quantité de cholestérol dans le sang aug- mente, mais comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas grave. Les HDL sont d’autres lipoprotéines de transport que l’on mesure et qui captent le cholestérol circulant pour le rame- ner au foie. C’est ce qu’on appelle le « bon » cholestérol alors qu’il n’a rien de bon ; il est simplement inutile là où il se trouvait et comme le cholestérol est une molécule

il se trouvait et comme le cholestérol est une molécule précieuse, elle est ramenée au foie

précieuse, elle est ramenée au foie pour être recyclée et redistribuée là où c’est nécessaire.

ABE : On constate l’arrivée sur le marché de nouveaux médicaments anticholesté- rol, plus puissants que les statines, appelés anti-pcsk9. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ? Dr L� : Les cellules ont besoin de cholestérol, alors elles en fa- briquent en permanence. Les statines sont des molécules qui bloquent cette synthèse du choles- térol dans la cellule. Donc quand cette dernière est en manque, elle multiplie ses récepteurs de LDL sur sa membrane pour cap- ter le cholestérol en circulation. Les anti-pcsk9 sont des médica- ments qui allongent la durée de vie des récepteurs aux LDL sur la membrane de la cellule. Les deux attirent le cholestérol dans la cellule, ce qui fait baisser le cho- lestérol circulant. Ça ne sert à rien mais tout le monde est content. En revanche, il existe des effets secondaires toxiques. Chacun aura un avis différent sur la question, selon qu’il est pour ou contre ces traitements. Mais un scientifique indépendant, qui va regarder les études valables qui ont été faites, peut dire de ma- nière indiscutable que les statines sont très toxiques pour les mus- cles, les neurones, qu’elles sont diabétogènes, qu’elles calcifient les artères et qu’elles diminuent la fonction rénale. Votre mé- decin va sans doute vous dire que ce n’est pas certain, parce qu’un délégué médical est passé lui dire qu’il n’y avait pas d’ef- fets secondaires. Mais ces effets toxiques sont prouvés par des études scientifiques valables. Nous avons encore peu de don- nées indépendantes concernant les anti-Pcsk9, mais le peu que nous savons est que ces médi- caments sont toxiques pour le système nerveux.

les anti-Pcsk9, mais le peu que nous savons est que ces médi - caments sont toxiques

LINTERVIEW DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Les résultats positifs actuellement relayés dans la presse sont ceux issus d’études financées par les laboratoires qui détiennent les bre- vets, donc on ne peut pas avoir confiance ! En tant que scientifique on peut tirer des conclusions en es- sayant de comprendre ce qu’ils ont fait. En regardant ces études, on peut conclure que les anti-pcsk9 sont très efficaces pour faire baisser le cholestérol circulant mais qu’ils n’ont aucun intérêt clinique.

ABE : Comment a-t-on pu dis- tribuer pendant si longtemps des médicaments inefficaces et toxiques ? Dr L� : La certitude en science n’existe pas, on a des probabilités. On a des techniques qui per- mettent de mesurer la probabilité qu’un médicament est efficace ou non. Pour mesurer cette probabili- té, on fait des essais cliniques qui consistent à considérer une popu- lation déterminée et à poser une hypothèse. Dans ces investiga- tions, il y a des principes basiques qui doivent être respectés : on n’ar- rête pas l’étude avant la fin, on ne change pas le protocole en cours de route et on travaille en aveugle ; ça signifie qu’on ne sait pas qui prend le médicament et qui prend le placébo. C’est éthiquement ac- ceptable de donner un placebo à une personne à risque lorsqu’on ne connait pas la probabilité que le médicament soit efficace. Pour les effets toxiques c’est diffé- rent, on ne peut pas faire des essais pour les mesurer parce qu’on ne peut pas dire à quelqu’un : « Je vais vous donner ce médicament et voir s’il vous empoisonne ». Ces effets sont donc difficiles à mon- trer, il faut utiliser des arguments indirects. Et si l’on n’a pas envie de les voir, on ne les voit pas. Il faut des gens très honnêtes, de très bons scientifiques, parce que si vous êtes intéressé commercia- lement, si vous avez un brevet à rentabiliser, si vous êtes payé par vos actionnaires, vous ne voyez rien. Après, les choses finissent

vous ne voyez rien. Après, les choses finissent toujours par sortir avec le temps : pour

toujours par sortir avec le temps :

pour le Mediator il aura fallu 35 ans et pour la Depakine, 30 ans. Mais entre-temps il y a beaucoup de victimes. C’est pour cela qu’il est très important d’écouter les lanceurs d’alerte, c’est générale- ment eux qui identifient les effets secondaires toxiques.

ABE : Si je veux arrêter mon traitement, comment puis-je m’y prendre ? Quelle est l’al - ternative ? Dr L� : Les médicaments contre m’y prendre ? Quelle est l’al- ternative ? Dr L� : Les médicaments contre le cholestérol ne servent à rien, on peut les arrêter quand on veut. Et le plus tôt est le mieux pour éviter les effets toxiques. Par contre, arrêter son traitement ne veut pas dire que par miracle on se retrouve protégé des maladies cardiovasculaires. Il faut adopter un mode de vie protecteur, en faisant du sport et en adoptant un régime méditerranéen. C’est une diète qui consiste à manger des fruits et légumes frais de sai- son, des céréales peu raffinées, de l’huile d’olive, des petits poissons gras riches en oméga-3, des oléa- gineux, des légumineuses et un verre de vin rouge par jour !

des légumineuses et un verre de vin rouge par jour ! Les médicaments contre le cholestérol

Les médicaments contre le cholestérol ne servent à rien, on peut les arrêter quand on veut. Et le plus tôt est le mieux pour éviter les effets toxiques.

le plus tôt est le mieux pour éviter les effets toxiques. ABE : Certains aliments font

ABE : Certains aliments font naturellement baisser le taux de cholestérol, par exemple les flocons d’avoine ou les fibres de konjac, faut-il donc les de cholestérol, par exemple les flocons d’avoine ou les fibres de konjac, faut-il donc les éviter ou sont-ils béné- fiques ? Dr L� : Ça n’a aucun intérêt d’en manger dans le seul but de faire

baisser votre taux de cholesté- rol. Après, tout dépend de votre point de départ : si vous êtes un gros mangeur de beurre et que vous arrêtez, vous allez peut-être consommer plus d’huile d’olive, ce qui sera bénéfique. Donc à consommation de calories lipi- diques égales, vous allez avoir un bénéfice. Votre taux de cholesté- rol va probablement baisser un peu mais ce n’est pas important. Ce qui compte c’est que vous al- lez diminuer les graisses saturées du beurre et augmenter votre consommation de polyphénols contenus dans l’huile d’olive. Donc si vous mangez du konjac à la place d’un gâteau à la crème, oui, vous aurez un bénéfice mais ce n’est pas à cause de la dimi- nution du cholestérol, c’est parce que vous aurez mangé moins de crème donc moins de gras saturés qui favorisent les caillots.

ABE : Que faire concrètement si l’on découvre un taux élevé de LDL dans notre sang ? Dr L� : Rien. Les statistiques sont formelles : on a des études qui font Dr L� : Rien. Les statistiques sont formelles : on a des études qui font baisser considérablement le taux de cholestérol et qui montrent que finalement ça n’a pas d’effets bénéfiques mais des effets toxiques, bien expliqués dans mon livre L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol. C’est important d’avoir du choles- térol, avoir un taux bas entraîne des pathologies.

ABE : Selon vous, quelles sont les trois comportements les plus nocifs pour la santé car - diovasculaire ? Dr L� : plus nocifs pour la santé car- diovasculaire ? Dr L� :

1� Fumer 2� Être sédentaire : ne pas faire d’exercice physique et passer sa vie devant un écran 3� Avoir une mauvaise alimenta- tion.

Propos recueillis par Morgane Védrines

et passer sa vie devant un écran 3� Avoir une mauvaise alimenta - tion. Propos recueillis

L’ENQUÊTE DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Infarctus, quand dira-t-on enfin la vérité au public ?

Si l’on vous demande quel est, selon vous, le responsable des infarctus, il y a de fortes chances pour que votre réponse soit erronée. Mais en réalité personne ne peut répondre à cette question… Car elle n’a aucun sens…

Q
Q

u’est-ce qui provoque l’in-

farctus, cette maladie dans laquelle une partie du myocarde (cœur) n’est plus irriguée cor- rectement et finit par mourir ? Pour la majorité d’entre nous, et même pour certains médecins, la réponse est assez simple : l’in-

farctus survient quand les vais- seaux sanguins sont bouchés, phénomène lui-même déclenché par l’excès de graisses et de cho- lestérol qui bouchent les artères. Problème : ce concept n’a jamais été démontré scientifiquement ! Pire : plus le temps passe, plus les données scientifiques réfutent cette explication…

Pour savoir ce qui provoque les maladies cardiaques comme

l’infarctus, les chercheurs sont aujourd’hui confrontés à un pro- blème de taille : il devient de plus en plus difficile de trouver dans nos pays des personnes avec des artères en bonne santé… Or, comment savoir ce qui provoque une maladie si tout le monde en

savoir ce qui provoque une maladie si tout le monde en Défibrillateur Le score calcique :

Défibrillateur

Le score calcique : l’examen qui permet de « voir » la santé de vos artères

Comment savoir si vos artères sont bouchées sans passer par l’autop- sie ? Le seul moyen efficace utilisé par les scientifiques consiste en la réalisation d’un examen dit de « score calcique ». Il s’agit d’un simple scanner des vaisseaux qui permet de visualiser le nombre, la taille et l’emplacement des plaques dans les artères. Cet examen est rapide (5 secondes environ), ne demande aucune préparation, ne présente aucun risque ni au- cune contre-indication et c’est le plus puissant marqueur du risque d’accident cardiaque existant ; c’est-à-dire qu’il prédit de la ma- nière la plus précise vos risques d’être victime d’un problème car- diaque dans le futur. Pourtant,

cet examen ne fait pas appel au cholestérol, il évalue simplement l’accumulation de calcium dans les artères (d’où son nom) !

Si le score est inférieur à 100 :

les artères ont peu de plaques, le risque d’infarctus est très faible.

Si le score est compris entre 100 et 400 : il existe des calcifications ar- térielles, indicatrices d’un risque cardiaque : c’est le moment de changer son mode de vie pour em- pêcher la progression des lésions.

Si le score est supérieur à 400 :

les lésions sont nombreuses et un incident cardiaque est possible à tout moment ; il est urgent de se prendre en main !

est atteint ? Rien qu’en France, chaque année 120 000 personnes sont victimes d’un infarctus du myocarde et 10 000 d’entre elles meurent dans l’heure qui suit ! L’un des moyens les plus intéres- sants utilisés par les chercheurs aujourd’hui consiste à recher- cher les dernières populations indigènes à travers le globe. Car avec un mode de vie très différent du nôtre, ces dernières ont aussi des problèmes de santé très dif- férents…

C’est ce qu’ont fait des cher- cheurs boliviens et américains :

ils sont partis en Bolivie, aux pieds de la Cordillère des Andes, en Amérique du Sud, étudier les Chimani, un des derniers peuples indigènes du monde. Leur mode de vie est qualifié de « pré-in- dustriel » : ils chassent, pêchent et cultivent du riz, du plantain, du manioc et du maïs. Au total, les chercheurs ont vécu pen- dant un an au côté des 16 000 Chimani, auxquels ils ont fait passer de nombreux examens de santé parmi lesquels le test du score calcique (voir encadré). Et qu’ont–ils constaté ? Les Chimani ne meurent quasiment jamais de problèmes cardiaques ! En fait, à 80 ans, l’état de santé de leurs artères est le même que le nôtre… À 50 ans ! Pour 85 % des Chimani, le score calcique est inférieur à 2 ! Comment l’expli- quer ? Les Chimani prennent-ils secrètement des médicaments pour faire baisser leur cholesté- rol ? Font-ils des cures de jus de

L’ENQUÊTE DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

légumes ? Évitent-ils soigneuse- ment les graisses de la viande ? Prennent-ils des compléments alimentaires d’oméga-3, de vita- mine D ou de vitamine K ?

LA VRAIE CAUSE DE L’INFARCTUS

n publiant les résultats de

leur étude dans la célèbre revue médicale The Lancet, les chercheurs n’ont pas seulement conclu que les Chimani avaient peu de maladies cardiaques, ils ont conclu qu’ils avaient la plus faible prévalence de ces maladies jamais enregistrée dans toute l’his- toire de l’humanité. Voilà donc qui est très intéressant pour nous aider à comprendre comment nous pro- téger de ces maladies !

Pour comprendre, les chercheurs ont donc commencé par regar- der leur taux de cholestérol. Ce fut la déception : leur taux de « mauvais cholestérol » est certes bas mais pas de manière excep- tionnelle. De plus, leur taux de « bon cholestérol » est lui très bas, ce qui devrait au contraire augmenter leur risque cardiaque ! Des éléments qui confirment une fois de plus les explications du Dr de Lorgeril (voir notre interview page 8). Pire encore, les cher- cheurs se sont rendu compte que les Chimani ne boivent même pas de l’eau de qualité (souvent très polluée), n’ont pas d’électricité ni de réseau d’assainissement et sont frappés par de fréquentes infec- tions bactériennes et parasitaires, si bien qu’ils sont tous touchés par des niveaux d’inflammation éle- vés dans le sang, un élément que nous pensions jusqu’alors être un facteur contributif important du risque cardiaque !

En réalité, après des mois d’études et de réflexions, les chercheurs n’ont pas réussi à trouver la

E
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On sait enfin comment les légumes diminuent le risque d’infarctus

On doit la majorité des béné- fices des légumes sur la santé cardiovasculaire à la présence d’un composé naturel qui améliore le flux sanguin : les nitrates. C’est ce que viennent de confirmer des chercheurs japonais en soumettant des souris à un régime carencé en nitrates mais par ailleurs très équilibré : ce simple déficit facilite la prise de poids, la ré- sistance à l’insuline (le diabète), des dysfonctions des parois des vaisseaux puis l’infarctus 3 . Voir à ce sujet notre article excep- tionnel sur les nitrates dans Alternatif Bien-Être N°130.

cause de l’infarctus. C’est un en- semble de comportements qui, mis ensemble, permettent de conserver des artères en bonne santé. Rendez-vous compte, les Chimani ont une activité physique de 6 à 7 heures par jour pour les hommes et de 4 à 6 heures pour les femmes ! Ils ne passent qu’une heure par jour à rester assis ou à ne rien faire. Partir chasser est un voyage de plus de 8 heures pendant lesquelles ils parcourent jusqu’à 20 kilomètres ! Quant à leur alimentation, elle n’a qu’un seul point particulier : il n’y a aucun produit industriel, uni- quement des aliments entiers, simples et naturels cuisinés dans les villages. De plus, les Chimani ne fument pas ou très rarement. Bien sûr, une alimentation de ce type n’entraîne pas de surpoids, pas de diabète et pas d’hyperten- sion artérielle. C’est si simple qu’on a du mal à y croire ! Et ça, les industriels et les laboratoires le savent bien…

DE LA MAUVAISE SCIENCE QUI NE PROFITE PAS AUX MALADES…

Q
Q

uel est le moyen le plus simple

à mettre en place pour mani- puler des millions de personnes et

les inciter à consommer un médica- ment ou un aliment ? C’est simple, il suffit de jouer sur nos peurs comme si nous étions des enfants, à un âge où nous pensions qu’il y avait soit « les bons », soit « les méchants », et surtout pas de nuance ! Une stra- tégie déjà utilisée largement dans le monde politique pour justifier les guerres qui masquent des inté- rêts économiques honteux. Et sur

le terrain de l’infarctus, on trouve

principalement dans le camp des méchants le « mauvais » cholestérol et les graisses saturées. Les graisses saturées, ce sont ces corps gras qui sont solides à température ambiante comme le gras de la viande, le beurre ou la graisse de coco. L’idée simpliste qui justifierait ces conseils serait que, ces gras étant « solides », ils se collent dans nos artères et fi- nissent par les boucher.

Mais avez-vous déjà placé ces graisses « solides » dans un envi- ronnement à la même température que notre corps, soit 37 degrés ? À cette température, elles sont par- faitement fluides et glissent sur tout support… Et cette observa- tion empirique est soutenue par

la science car les études scienti-

fiques sont unanimes : la synthèse

la plus récente sur le rôle de ces

graisses dans notre santé cardio-

vasculaire a réuni des résultats sur plus de 400 000 personnes et

a mis en évidence une absence

totale de lien entre la consomma- tion de graisses saturées (viandes, beurre, graisse de coco ou huile de palme) et le risque de maladies cardiaques, de diabète, d’AVC ou même avec quelque problème de

santé que ce soit 1

1. De Souza RJ, Mente A, Maroleanu A, Cozma AI, Ha V, Kishibe T, Uleryk E, Budylowski P, Schünemann H, Beyene J, Anand SS. Intake of saturated and trans unsaturated fatty acids and risk of all cause mortality, cardiovascular disease, and type 2 diabetes: systematic review and meta-analysis of observational studies. BMJ. 2015 Aug 11;351:h3978

L’ENQUÊTE DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Dans un récent éditorial publié dans une revue scientifique britan- nique, trois cardiologues de renom essayent encore de tirer la sonnette d’alarme : « Il est grand temps de changer les messages en termes de santé publique pour prévenir les problèmes cardiaques. Au lieu de se concentrer sur la baisse du cho- lestérol, il faut se concentrer sur la consommation d’aliments naturels, faire du sport quotidiennement et minimiser le stress 2 . » 3

COMPRENDRE CE QUE SONT LES VRAIS ALIMENTS

es Chimani se nourrissent

uniquement avec des ali- ments entiers et naturels, non transformés. Mais il n’est pas tou- jours évident de comprendre ce que sont les « vrais » aliments dans

L
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notre monde hyper industrialisé. Tout ce qu’il faut retenir est que si vous achetez un produit, plus il a subi des transformations avant de vous être vendu, plus il est mau- vais pour la santé. Et même une transformation très simple cache souvent de nombreux problèmes.

Par exemple, quand vous mangez une galette de riz soufflé (dont les seuls ingrédients sont générale- ment « riz, sel »), vous avalez du riz extrudé, chauffé à très haute température puis soufflé. Cette technique industrielle, non repro- ductible dans votre cuisine, altère profondément la structure spatiale de l’amidon du riz qui agit main- tenant comme du sucre pur une fois ingéré !

Autre exemple : une simple « sauce tomate » achetée dans un bocal en verre sur lequel la liste des in-

VOICI QUELQUES EXEMPLES

FAUX-ALIMENT

EQUIVALENT NATUREL

Galettes de riz soufflé

Riz

Pâtes de blé

• Blé entier en grain

Margarine

• Beurre

Mayonnaise

• Mayonnaise faite maison avec de l’huile « vierge »

Soupe de légumes

Légumes entiers

Compote de fruits (contient du sucre ajouté)

Purée de fruits (ne contient pas de sucre ajouté)

Pain

Lentilles

Riz

 

• Céréales entières

Saucisson

• Tranche de rôti de porc

Sauce tomate

Coulis de tomate fait à la maison

Quand on n’a pas le temps de faire 8 heures de sport par jour…

Les Chimani doivent une partie de leur santé cardiovasculaire à leur haut niveau d’activité physique, jusqu’à 8 heures par jour. Mais il n’est pas obligatoire d’en passer par là pour obtenir les mêmes effets car la durée de l’activité est aussi proportion- nelle à son intensité : quand les Chimani ont 8 heures d’activité, il s’agit de 8 heures à faible in- tensité (marche avec alternance de footing). Plusieurs études ont montré qu’on obtenait les mêmes résultats en augmentant l’inten- sité de l’effort tout en diminuant parallèlement sa durée. Ainsi, une heure quotidienne de sport à intensité élevée peut remplacer ces 8 heures d’activité douce.

grédients indique : « tomates, eau, sel, poivre, basilic, huile d’olive » est en réalité une bombe toxique pour les artères car le qualifica- tif « huile d’olive », sans plus de précision, indique que l’huile en question a été extraite à chaud à l’aide de solvants chimiques. Cela augmente les rendements mais rend aussi l‘huile toxique, comme si vous aviez utilisé de l’huile de vidange pour faire votre sauce to- mate ! À l’inverse, quand l’huile est extraite à froid de manière naturelle, elle porte l’appellation « huile vierge », un qualificatif rare dans nos supermarchés…

Julien Venesson

qualificatif rare dans nos supermarchés… Julien Venesson 2. Malhotra A, Redberg RF, Meier P. Saturated fat

2. Malhotra A, Redberg RF, Meier P. Saturated fat does not clog the arteries: coronary heart disease is a chronic inflammatory condition, the risk of which can be effectively reduced from healthy lifestyle inter- ventions. Br J Sports Med. 2017 Apr 25. pii: bjsports-2016-097285

3. Mika Kina TanadaMayuko SakanashiAkihide TanimotoTadashi KanameToshihiro MatsuzakiKatsuhiko NoguchiTaro UchidaJunko NakasoneChisayo KozukaMasayoshi IshidaHaruaki KubotaYuji TairaYuichi Tot- sukaShin-ichiro KinaHajime Sunakawa - Long-term dietary nitrite and nitrate deficiency causes the metabolic syndrome, endothelial dysfunction and cardiovascular death in mice - Diabetologia June 2017, Volume 60, Issue 6, pp 1138–1151

INFOS SUR LA SANTÉ NATURELLE

Septembre 2017 • n°132

Manger quand on a vraiment faim conserve la jeunesse du cerveau

Cela génère de jeunes neurones performants !

N otre appétit est régulé par un grand nombre d’hormones. Parmi elles, la ghréline est sé-

crétée par des cellules de l’estomac pour nous ou- vrir l’appétit. Son taux baisse au fur et à mesure que notre estomac se remplit. Selon une étude récente 1 , sa présence permet l’activation d’un gène qui stimule la neurogenèse dans notre cer- veau, c’est-à-dire la création de jeunes neurones, plus actifs que les anciens qui « fatiguent » avec le temps. La ghréline permettrait donc le maintien optimal des fonctions cognitives mais aussi de se préserver des maladies où il y a perte de neurones, comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Pour garder un cerveau sain, mieux vaut donc lais- ser venir la faim avant de s’attabler !

1. Jeffrey Davies et al. Swansea University, UK. Etude présentée lors de la conférence de l’Associa- tion britannique des neurosciences. Avril 2017

Des repas composés de plus de viande peuvent améliorer la santé…

Mais ça ne remplacera pas les légumes !

M ême s’il est vrai que bien des personnes mangent trop de viande, il semble aus-

si que certaines n’en mangent pas assez. C’est en tout cas la conclusion d’une étude colossale dirigée par l’Institut national du cancer amé- ricain. Le suivi de plus de 500 000 personnes pendant 16 ans a ainsi révélé que même si les gros mangeurs de viandes rouges ont bien des risques de cancer plus importants, les gros mangeurs de viandes blanches ont à l’inverse des risques de décès prématuré nettement ré- duits par rapport à ceux qui mangent peu ou pas de viande blanche 3 .

3. Arash Etemadi, Rashmi Sinha, Mary H Ward, et al. Mortality from different causes asso- ciated with meat, heme iron, nitrates, and nitrites in the NIH-AARP Diet and Health Study:

population based cohort study. BMJ 2017;357:j1957

Produits laitiers :

le gouvernement ne peut plus cacher la vérité !

Ils sont inutiles, voire dangereux

N ous vous le disions depuis 10 ans, tout comme Thierry Souccar dans son célèbre

livre Lait, mensonges et propagande ! Le dis- cours directement issu de l’industrie laitière, selon lequel il faut manger 3 à 4 produits laitiers par jour sous peine de mauvaise santé, notam- ment osseuse, est enfin officiellement démenti. L’ANSES vient de se rallier aux conclusions des études publiées depuis les années 80, en éditant un rapport qui stipule noir sur blanc 2 que les produits laitiers sont inefficaces pour prévenir les fractures et l’ostéoporose. Pire : à une telle dose, ils augmentent la prévalence du cancer de la prostate… Les experts du Haut Conseil de la santé publique conseillent désormais 2 pro- duits laitiers par jour maximum. Bien sûr, nul part ils ne s’excusent de leur erreur !

2. Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Janvier 2017

Prescription contre la DMLA : un peu de mayon- naise chaque jour…

Mais pas n’importe laquelle !

T rop grasse la mayonnaise ? Pourtant, des cher- cheurs viennent de démontrer que ceux qui

en mangent le plus souffrent moins de dégéné- rescence maculaire liée à l’âge (DMLA), un facteur de risque important de cécité en vieillissant. Mais

attention, cet effet n’est pas observé avec toutes les mayonnaises : il faut que la mayonnaise soit faite

à base d’huile de colza vierge. Seule la mayonnaise

faite à la maison avec de l’huile de colza bio répond

à ce critère ! Cet effet bénéfique s’expliquerait par

la consommation importante d’acide gras omé- ga-3 végétal (ALA) présent dans l’huile de colza 4 . La plupart des mayonnaises vendues dans le com- merce sont fabriquées à base d’huile de tournesol ou d’huile de colza raffinée pauvre en oméga-3. À vos batteurs !

4. Juan Wu, Eunyoung Cho, Edward L Giovannucci et al. Dietary intake of α-linolenic acid and risk of age-related macular degeneration1,2Dietary intake of α-linolenic acid and risk of age-related macular degeneration. Am J Clin Nutr ajcn143453

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intake of α-linolenic acid and risk of age-related macular degeneration. Am J Clin Nutr ajcn143453 11

NEWS

Septembre 2017 • n°132

Probiotiques :

on connaît enfin le meilleur moment pour les prendre

Et c’est surprenant !

L es probiotiques sont des micro-organismes vi- vants encapsulés qui confèrent des tas d’avan-

tages pour la santé. Mais leur caractère vivant leur confère aussi une grande fragilité car ils peuvent être détruits par l’acidité naturelle de notre esto- mac, bien avant d’avoir pu rejoindre notre intestin où ils exercent leurs effets bénéfiques. Jusque-là on conseillait souvent de les prendre à jeun, avec un grand verre d’eau. Des chercheurs italiens ont souhaité savoir si ce conseil intuitif pouvait être démontré scientifiquement ; ils ont donc recruté une vingtaine de volontaires qui ont dû prendre à différentes occasions un complément alimen- taire de probiotiques, soit 30 minutes avant de manger, soit 30 minutes après. Résultat : aucune différence ! Dans les deux cas, les probiotiques parvenaient en concentration identique dans les intestins. Deuxième surprise : ces résultats ont été obtenus avec des probiotiques plutôt faiblement dosés : seulement 5 milliards de bactéries par gé- lule 5 . Ces résultats s’expliqueraient par le fait que l’estomac contient naturellement de l’acide tout au long de la journée, avec peu de variation avant ou après le repas. On peut donc prendre ses pro- biotiques à n’importe quel moment de la journée, au moins 30 minutes avant ou après un repas.

5. Marco Toscano, Roberta De Grandi, Laura Stronati, et al. Effect of Lactobacillus rhamnosus HN001 and Bifidobacterium longum BB536 on the healthy gut microbiota composition at phyla and species level: A preliminary study. World J Gastroenterol. 2017 Apr 21; 23(15): 2696–2704.

Vitamines C et E à hautes doses : elles bloquent les bénéfices du sport

À savoir avant d’utiliser des compléments alimentaires

L a respiration cellulaire est un phénomène qui permet à nos cellules de fournir de

l’énergie. Mais comme pour un moteur de voi- ture, ce processus génère des déchets, les « ra- dicaux libres ». Souvent accusés de provoquer vieillissement et maladies, de nombreuses per- sonnes essayent de s’en prémunir en utilisant des compléments alimentaires antioxydants comme la vitamine C ou la vitamine E 6 . Or, des chercheurs norvégiens viennent de montrer que cette habitude, souvent pratiquée par des sportifs, est non seulement inefficace mais aus- si dangereuse car elle bloque l’apparition des effets bénéfiques du sport sur les os ! C’est un véritable problème puisque le sport est un des moyens les plus efficaces pour renforcer ses os. Les chercheurs constatent que ce problème apparaît dès lors que les doses de vitamine C sont supérieures ou égales à 1 000 mg par jour et 300 UI par jour pour la vitamine E . De précé- dentes études avaient déjà montré que les an- tioxydants bloquent l’adaptation des muscles à l’effort ; c’est-à-dire qu’ils peuvent empêcher l’amélioration des performances !

6. Stunes, A.K., Syversen, U, Berntsen, S. et al. High doses of vitamin C plus E reduce strength training-induced improvements in areal bone mineral density in elderly men. Eur J Appl Physiol (2017). June 2017, Volume 117

Découverte exceptionnelle : le rôle du nez sur la santé

Notre odorat pourrait avoir joué un rôle majeur dans la sélection naturelle !

D es chercheurs allemands et suédois ont eu une drôle d’idée : rendre malades une vingtaine de

volontaires en leur injectant un virus, puis préle- ver des échantillons de leurs odeurs corporelles et prendre des photos de leur visage 7 . Ils ont ensuite

mélangé ces prélèvements et ces photos à ceux d’autres sujets qui n’étaient pas malades et ont présenté l’ensemble à d’autres volontaires en leur demandant avec quelles personnes ils avaient le plus envie d’interagir. Première surprise : les vo- lontaires ont eu moins envie d’interagir avec les personnes représentées par les photos ou l’odeur

« malade ». Deuxième surprise : quand on leur a présenté l’odeur d’une personne malade avec la photo d’une personne qui n’était pas malade, ils ont également cherché à fuir l’interaction ! Un scanner cérébral effectué pendant l’expérience a même pu montrer que des zones de notre cerveau s’activent quand il perçoit l’odeur d’un malade, indépendam- ment de ce que perçoit notre vision. L’évolution au- rait donc façonné notre odorat pour que nous nous tenions naturellement éloignés des personnes ma- lades et donc éventuellement contagieuses !

7. Christina Regenbogen, John Axelsson, Julie Lasselin et al. Behavioral and neural correlates to multisensory detection of sick humans. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 2017 0 (2017)

al. Behavioral and neural correlates to multisensory detection of sick humans. Proc. Natl. Acad. Sci. USA

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INFOS SUR LA SANTÉ NATURELLE

Septembre 2017 • n°132

Hypertension, diabète, pensez au magnésium !

On savait que le magnésium a de multiples ver- tus pour la santé. Deux larges méta-analyses, compilant les résultats de dizaines d’études sur plusieurs centaines de milliers de personnes, confirment de manière définitive et sans équi- voque deux nouvelles propriétés du magnésium :

ses effets thérapeutiques en cas de diabète (dimi- nution très nette de la résistance à l’insuline) et ses effets protecteurs face à l’hypertension arté- rielle (baisse de la tension jusqu’à 30 %) 8-9 . Face à ces deux problèmes de santé, une supplémen- tation est recommandée, à la dose minimale de 300 mg et à la dose maximale de 600 mg (la dose est à choisir en fonction de notre tolérance diges- tive car le magnésium peut accélérer le transit). En compléments alimentaires, les formes les plus recommandées sont le magnésium citrate ou le magnésium glycinate. Dans l’alimentation, seul le sarrasin présente une concentration thérapeutique en magnésium : en manger simplement 100 g par jour apporte 400 mg de magnésium (et avec très peu de calories) !

Le fenouil réduit efficacement les symptômes de la ménopause

Le traitement naturel de la ménopause passe souvent par l’utilisation de plantes riches en phyto-œstrogènes : de formes proches de nos hor- mones naturelles, ces composés agiraient sur nos récepteurs hormonaux pour faire disparaître les symptômes (bouffées de chaleur, insomnie, séche- resse vaginale, irritabilité, etc.). Malheureusement les résultats sont souvent décevants. L’espoir pour- rait-il venir des graines de fenouil ? C’est ce que pensent des chercheurs iraniens : testée sur 90 femmes, la supplémentation à hauteur de 100 mg matin et soir a montré d’excellents résultats. Les effets seraient visibles à partir de 4 semaines de supplémentation 10a .

Les oléagineux protègent du cancer du poumon (même les fumeurs)

Ce n’est certes pas une excuse pour s’autoriser à fumer, mais une récente étude scientifique amé- ricaine vient de montrer que les personnes qui mangent le plus d’oléagineux (noisettes, amandes, noix, etc.) ont un risque de cancer du poumon réduit jusqu’à 26 % lorsqu’elles ne fument pas et jusqu’à 49 % quand elles fument 11 .

Ustensiles de camping : ils sont hautement toxiques 12 !

Partir en randonnée ou en camping pendant plu- sieurs jours oblige souvent à transporter beaucoup de matériel. Les ustensiles de cuisson (casseroles, bols, couverts, etc.) utilisés dans ces cas-là sont donc souvent fabriqués à partir d’aluminium, un métal très léger. Cela semble une bonne option mais des chercheurs allemands tirent la sonnette d’alarme : ces ustensiles libèrent de très grandes quantités d’aluminium ! Rendez-vous compte :

quand un enfant de 15 kilos boit une tasse de thé dans un de ces objets, il dépasse sa limite de sécu- rité quotidienne de 145 % ! Et le phénomène est encore plus important quand on cuit directement dans ces ustensiles ou qu’on y met des aliments acides (tomates, jus de pomme, citrons, etc.). Quelle solution pour les campeurs ? L’inox est idéal mais bien trop lourd. Reste le titane, métal qui est particulièrement stable à la chaleur. Autre avantage, il est encore plus léger que l’aluminium. En revanche, il coûte nettement plus cher.

Découverte d’un nouvel effet bénéfique de la choline

La choline, nutriment apparenté à une vitamine, est encore assez méconnue mais, selon une ré- cente étude menée sur 4 632 hommes et femmes, de bons apports seraient garants d’une bonne densité minérale osseuse 13 . La choline est surtout très abondante dans le jaune d’œuf. On en trouve aussi un peu dans le foie animal et le poisson. Pour les végétariens, la meilleure source est repré- sentée par le germe de blé.

8.

Hedong Han, Xin Fang, Xin Wei, et al. Dose-response relationship between dietary magnesium intake, serum magnesium concentration and risk of hypertension: a systematic revi ew and meta-analysis of prospective cohort studies. Nutrition Journal201716:26

9.

Jennifer Beatriz Silva MoraisaJuliana Soares Severoa, Geórgia Rosa Reis de Alencar et al. Effect of magnesium supplementation on insulin resistance in humans: A systematic review Nutrition Volume 38, June 2017, Pages 54–60

10.

Fatemeh Rahimikian, Roja Rahimi, Parvin Golzareh, Reza Bekhradi, Abbas Mehran. Effect of Foeniculum vulgare Mill. (fennel) on menopausal symptoms in postmenopausal women. Menopause, 2017; 1 DOI:

10.1097/GME.0000000000000881

11.

Jennifer T. Lee, Gabriel Y. Lai, Linda M. et al. Nut Consumption and Lung Cancer Risk: Results from Two Large Observational Studies Cancer epidemiology, Biomarkers et prevention. DOI: 10.1158/1055-9965.EPI-16-0806

12.

Thorsten Stahl, Sandy Falk, Alice Rohrbeck, Sebastian Georgii, et al. Migration of aluminum from food contact materials to food—a health risk for consumers? Part III of III: migration of aluminum to food from camping dishes and utensils made of aluminum. Environ Sci Eur. 2017; 29(1): 17

13.

Jannike Øyen, Clara Gram Gjesdal, Therese Karlsson, Gard FT Svingen et al. Dietary Choline Intake Is Directly Associated with Bone Mineral Density in the Hordaland Health Study. J. Nutr. April 1, 2017 vol. 147 no. 4 572-578

13

Associated with Bone Mineral Density in the Hordaland Health Study. J. Nutr. April 1, 2017 vol.

BIEN DANS SON CORPS

Septembre 2017 • n°132

Ne laissez pas votre cœur au repos !

Les maladies cardiaques peuvent toucher tout le monde et le nombre d’infarctus ne cesse d’augmenter chaque année. Pourtant, avec quelques exercices spécifiques, il est possible de changer la donne !

Q
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uand on est malade on fait

souvent très attention à se ménager, à bien se reposer. Et si ce réflexe était en fait une erreur ? Lors d’un effort sportif ou tout simplement quotidien (jardinage, déménagement, monter des es- caliers), la fréquence cardiaque augmente rapidement. Cette ac- célération permet un approvision- nement suffisant des muscles en oxygène et en nutriments. C’est

difficile à visualiser, mais dans de telles situations le débit car- diaque, qui correspond à la quan- tité de sang que le cœur expulse à chaque contraction, peut atteindre 30 à 40 litres par minute !

Puis, à la fin de l’exercice, la fré- quence cardiaque diminue en deux temps : rapidement (juste après l’exercice), et ensuite lente- ment (pendant 1 à 2 heures) pour revenir à la valeur de repos. Sur le long terme, ce type d’efforts même minimes pousse le cœur à se développer car cet organe est un muscle, comme ceux de vos bras ou de vos jambes ! Seule différence importante : le cœur utilise l’énergie différemment, ce qui le protège des crampes ou des courbatures qu’on peut observer sur nos autres muscles.

Quand on entraîne le cœur, il se muscle, ce qui a deux effets :

Au repos, la fréquence cardiaque diminue, pouvant descendre jusqu’à 40 battements par minute pour des sportifs très en-

traînés. Cette baisse permet au cœur d’avoir plus d’amplitude de battements quand on lui fait subir à nouveau un effort, il est donc plus performant. Il se contracte plus fortement qu’avant. Le débit sanguin maximal augmente alors pen- dant l’effort et le cœur pompe beaucoup plus de sang, ce qui permet de transporter plus d’oxygène : votre cœur se fa- tigue moins qu’avant pour un exercice donné et il peut four- nir de nouveaux efforts plus importants si nécessaire.

Ainsi, pour avoir un cœur en pleine santé, il faut le muscler. Pour ce faire, deux possibilités sont envisa- geables…

ENDURANCE ET FRACTIONNÉ :

DEUX TECHNIQUES AU CHOIX

L
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e cœur peut se muscler de

deux différentes manières, avec des résultats identiques. En revanche, ces deux techniques pro- duisent des effets différents dans les muscles squelettiques (les muscles classiques des bras ou des jambes).

Le cœur peut être travaillé soit à la manière des Chimani (voir notre article page 2), c’est-à-dire par des activités d’endurance : l’intensité est faible ou modérée mais se pro- longe longuement. Concrètement,

cela signifie effectuer plusieurs heures de marche chaque jour :

de 3 à 6 heures. On peut aussi faire des balades en vélo pendant une durée comparable.

L’autre possibilité, c’est l’entraîne- ment dit « fractionné ». Il consiste principalement à diminuer la durée de l’activité tout en aug- mentant de manière concomitante son intensité. Comme l’intensi- té est nettement plus élevée, ce type d’efforts est entrecoupé de petites périodes de repos pendant lesquelles l’activité est nulle ou d’une intensité équivalente à celle d’une activité d’endurance. Cette deuxième méthode est souvent préférée, en particulier chez les personnes souffrant d’un problème de santé ou d’un problème car- diaque, notamment car elle prend beaucoup moins de temps dans une journée 1-2 .

Certaines activités physiques sont naturellement fractionnées : la musculation, le tennis, l’escalade ou le badminton. Mais on peut aussi transformer des activités d’endurance en activités fraction- nées : par exemple lors d’une sortie à vélo ou lors d’une marche, on va accélérer ou courir vite pendant 2 minutes avant de reprendre le rythme modéré d’endurance pen- dant quelques minutes, puis on répète le cycle. De cette manière, on peut réduire la durée de l’ac- tivité tout en en retirant autant de bénéfices.

1. Ellingsen Ø, Halle M, Conraads V, Støylen A, Dalen H, Delagardelle C, Larsen AI, Hole T, Mezzani A, Van Craenenbroeck EM2, Videm V2, Beckers P2, Christle JW2, Winzer E2, Mangner N, Woitek F, Höllriegel R, Pressler A, Monk-Hansen T, Snoer M, Feiereisen P, Valborgland T, Kjekshus J, Hambrecht R, Gielen S, Karlsen T, Prescott E, Linke A; SMARTEX Heart Failure Study (Study of Myocardial Recovery After Exercise Training in Heart Failure) Group. High-Intensity Interval Training in Patients With Heart Failure With Reduced Ejection Fraction. Circulation. 2017 Feb 28;135(9):839-849

2. Leanna M. Ross, Ryan R. Porter, J. Larry Durstine. High-intensity interval training (HIIT) for patients with chronic diseases, Journal of Sport and Health Science, Volume 5, Issue 2, 2016, Pages 139-144, ISSN 2095-2546

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Septembre 2017 • n°132

EXERCICES POUR UN CŒUR EN PLEINE FORME

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oici quelques exercices fractionnés que vous pouvez faire plus ou moins n’importe où. Si vous n’avez

pas l’habitude de ce type de mouvements, prenez votre temps : ne cherchez pas à en faire trop dès la première séance mais cherchez plutôt à bien exécuter tous les mouvements, même lentement. Ces exercices peuvent être mis en place en prévention comme en traitement de la majorité des maladies du cœur, mais si vous êtes malade il est conseillé d’obtenir l’accord de votre cardiologue au préalable.

1� Squats et frappes

Le squat est l’un des exercices phares pour développer la condition physique générale et faire monter rapidement la fréquence cardiaque. À la flexion de jambes, nous allons ajouter un mouvement de frappe de chaque côté en créant une rotation du corps. Le mouvement se réalise de façon dynamique, le corps bien gaîné. En position debout, pieds écartés de la largeur des hanches, fléchissez vos jambes pour arriver à 90° sur l’articulation des genoux. Vos fesses sont tirées vers l’arrière, ce qui contracte le bas de votre dos de manière très rigide ; vos épaules, vos hanches et vos ge- noux restent alignés durant l’ensemble du

et vos ge - noux restent alignés durant l’ensemble du 1. Squats et frappes mouvement. Revenir
et vos ge - noux restent alignés durant l’ensemble du 1. Squats et frappes mouvement. Revenir

1. Squats et frappes

mouvement. Revenir en position debout et faire une rotation de buste de chaque côté suivie d’un coup de poing.

3. Burpee et kicks frontaux

Exercice qui combine du gainage dynamique, de l’endurance de force et bien sûr un travail cardio- vasculaire important. Debout, jambes légère- ment écartées, fléchissez les genoux comme pour effectuer un squat et po- sez les mains à plat devant vous. Propulsez les pieds vers l’arrière en mainte- nant vos bras tendus en

position de gainage. Sans temps d’arrêt, ramenez vos pieds dans leur po- sition initiale (sans poser les genoux au sol), mains toujours à plat. Puis, re- venez en position debout et réalisez un kick frontal (coup de pied direct) de chaque jambe. Exercice à limiter si vous êtes fragile des genoux et du bas du dos.

2. Le jumping jack

Le jumping jack est un exercice physique régu- lièrement pratiqué dans l’armée et de façon plus populaire en fitness. En position debout, bras le long du corps, réali- sez un saut en écartant à la fois les jambes et les bras jusqu’à toucher vos mains au-dessus de la tête. Réceptionnez-vous dans cette position, puis réalisez une seconde im- pulsion en resserrant les jambes et les bras afin de retrouver votre position de départ. Gardez le dos droit et gaîné sur l’en- semble de l’exercice.

le dos droit et gaîné sur l’en- semble de l’exercice. 3. Burpee… et kicks frontaux 2
le dos droit et gaîné sur l’en- semble de l’exercice. 3. Burpee… et kicks frontaux 2

3. Burpee…

et gaîné sur l’en- semble de l’exercice. 3. Burpee… et kicks frontaux 2 . J u

et kicks frontaux

gaîné sur l’en- semble de l’exercice. 3. Burpee… et kicks frontaux 2 . J u m
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2. Jumping jack

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Septembre 2017 • n°132

4� Fentes rotatives

Placez-vous debout en position de fente avant (pied gauche devant et pied droit derrière), la main droite en direction du sol. Gardez le dos bien droit, dans une posture dyna- mique. Passez du côté opposé en pivotant vos hanches et la main opposée en direction du sol. Vous pouvez réaliser ce mouvement soit en gardant les pieds au sol soit en sautant légèrement lorsque vous pivotez. L’idéal est de travailler ces quatre exercices sous forme de circuit, par intervalles.

Débutant : 15 secondes d’effort / 30 secondes de récupération. Intermédiaire : 30 secondes d’ef- fort / 30 secondes de récupération. Avancé : 20 secondes d’effort / 10 se- condes de récupération.

Sélectionnez l’intervalle qui vous convient et enchaînez ces quatre exercices à la suite durant 2 à 4 séries. Vous pouvez également choisir un seul exercice et l’exé- cuter durant 4 à 8 séries.

un seul exercice et l’exé - cuter durant 4 à 8 séries. 4. Fentes rotatives 5.
un seul exercice et l’exé - cuter durant 4 à 8 séries. 4. Fentes rotatives 5.

4. Fentes rotatives

l’exé - cuter durant 4 à 8 séries. 4. Fentes rotatives 5. Marche rapide, course à

5. Marche rapide, course à pied et sprint

5� Marche rapide, course à pied et sprint

L’effet de la marche rapide et de la course à pied sur la santé du cœur n’est plus à démontrer. Vous l’aurez compris, il est question ici d’endurance fondamentale contrairement aux quatre exer- cices précédents. Lors de cette pratique, votre pouls doit effec- tuer entre 100 et 140 battements par minute. Gardez en tête cette notion de progressivité, si vous n’avez pas l’habitude de courir. Faites de la marche rapide dans un premier temps et si possible avec du dénivelé, puis passez à la course à pied sur une durée de 5 minutes. Augmentez votre temps d’effort de 3 à 5 minutes de semaine en semaine.

Enfin, le sprint est un effort de type fractionné et peut être réalisé de la façon suivante : 4 à 6 séries de sprint sur 60 à 80 m avec un temps de récupération de 2 à 3 minutes entre les séries. Avant de vous lancer dans cette pratique, il est absolument fondamental d’aug- menter très progressivement votre vitesse et de vous échauffer pour éviter toute blessure.

Thomas MAHIEU Coach sportif

très progressivement votre vitesse et de vous échauffer pour éviter toute blessure. Thomas MAHIEU Coach sportif

DOSSIER DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Compléments alimentaires pour la rentrée :

notre ordonnance

Les vacances sont terminées, c’est l’heure de la rentrée ! Comment éviter fatigue, stress, déprime et fragilité immunitaire dès maintenant et pour tout l’hiver ? Voici ce que nous faisons, à la rédaction d’Alternatif Bien-Être

N
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ous sommes nombreux à

penser nous faire du bien avec une cure de vitamines à la rentrée. Sur les conseils de notre pharmacien, nous repartons avec une ou deux petites boîtes pour une cure de compléments alimen- taires, à prendre pendant un mois.

Première chose à savoir : la plupart des compléments ali- mentaires vendus en pharmacie ne sont pas fabriqués par des défenseurs de la santé naturelle, ils sont fabriqués par des filiales des grands laboratoires pharma- ceutiques qui y voient un moyen de diversifier leurs sources de revenus. Quelques exemples :

les produits « Bion 3 » sont fabri- qués par le laboratoire Merck ; les produits « Centrum » sont fa- briqués par le laboratoires Pfizer, « Supradyn » par le laboratoire Bayer, etc.

Deuxième élément important :

même si vous achetez un com- plément alimentaire fabriqué par un « vrai » laboratoire spécialisé dans la santé naturelle, vous ne devez pas vous fier aux consignes de dosage présentes sur les boîtes : imposées aux fabricants par la législation française et eu- ropéenne, elles ne sont pas fixées en fonction des dernières don- nées scientifiques disponibles mais plutôt en fonction des opi- nions personnelles des experts mandatés par les organismes

gouvernementaux. L’exemple le plus frappant est celui de la vi- tamine D : en 1992, les apports recommandés par l’Agence na- tionale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environne- ment et du travail (ANSES) étaient de 480 UI par jour ; puis en 2001 ils ont été abaissés à 200 UI (sans justification particulière). Dans le même temps, l’Académie de mé- decine recommande, elle, plutôt 800 UI par jour minimum, là en- core sans pouvoir expliquer une telle divergence…

là en- core sans pouvoir expliquer une telle divergence… Linus Pauling Enfin, évitez absolument les pe-

Linus Pauling

Enfin, évitez absolument les pe- tites « cures » d’un mois ou deux :

ce n’est pas suffisant pour rechar- ger vos batteries. Pour obtenir de bons résultats, il faut fournir à votre corps ce dont il a besoin,

et ce dès maintenant jusqu’à la fin de l’hiver. Reste à savoir de quelles vitamines nous avons besoin car nous sommes tous différents. Néanmoins, il est pos- sible de déterminer les quelques vitamines dont nous manquons tous. Et ça tombe bien : ce sont elles qui agissent le plus effica- cement sur notre résistance au stress, aux maladies ou à la fa- tigue !

PROBIOTIQUES

Saurez-vous combien de fruits manger pour éviter une carence ?

a vitamine C est probable-

ment une des vitamines les plus populaires, grâce à l’im- mense audience qui lui confé- ra Linus Pauling, prix Nobel de chimie et prix Nobel de la paix (le seul homme à avoir eu deux prix Nobel dans deux domaines différents). Ce dernier a mis au jour de nombreuses propriétés intéressantes de cette vitamine sur la santé mais il a aussi mis en évidence un point crucial : il est très difficile d’obtenir toute la vi- tamine C dont nous avons besoin via l’alimentation si l’on souhaite une santé optimale.

À propos de nos besoins juste- ment, lesquels sont-ils ? Seulement 80 mg par jour selon les autorités de santé, une valeur aisément at-

L
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DOSSIER DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

teignable via la consommation quotidienne de deux fruits seule- ment. Mais du côté des chercheurs spécialisés sur le sujet, comme ceux de l’Institut Linus Pauling à l’université de l’Oregon (États- Unis), les besoins sont plutôt situés autour de 400 mg par jour.

À cette dose, les chercheurs si- gnalent une amélioration notable de la santé, en particulier cardio- vasculaire : moins d’infarctus, moins d’hypertension artérielle, moins d’accidents vasculaires cérébraux mais aussi et surtout moins de fatigue, moins de stress et une bien meilleure immunité car nos globules blancs utilisent cette vitamine pour détruire les agresseurs comme les virus 1-2-3-4 . Bien sûr, il reste possible d’ob- tenir nos 400 mg de vitamine C par jour en augmentant notre consommation de fruits : il faut en manger en moyenne 5 par jour, et ce toute l’année, pour être certain d’éviter un déficit, ce que nous sommes bien peu à faire, ne serait-ce que pour une question de budget.

Conclusion : la supplémentation en vitamine C à hauteur de 400 ou 500 mg par jour est recom- mandée, à tous les âges de la vie, au minimum pendant l’automne et l’hiver, périodes pendant les- quelles nous mangeons moins de fruits.

INFOS PRODUITS Formule vitamine C Cell’Innov :

www.cellinnov.com (2 gélules apportent 400 mg) Acerola Bio - Dplantes :

www.dplantes.com (2 gélules apportant 360 mg) Acerola Plus 500 - Biokosma :

en magasin diététique (1 comprimé apporte 500 mg)

CE MENSONGE QUI DÉTOURNE LA POPULATION DES REMÈDES NATURELS

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maginez que vous connais- siez un complément ali- mentaire entièrement naturel qui combatte efficacement la fatigue, la déprime, empêche l’apparition de 80 % des rhumes, bronchites et autres grippes, diminue le risque de maladies auto-immunes ou ra- lentit leur progression (sclérose en plaques, polyarthrite, lupus, etc.) et diminue le risque de la plupart des cancers d’au moins 50 % 5 . Que feriez-vous ? Vous en parle- riez à vos amis, à votre famille, bien sûr ! Vous essayeriez de diffu- ser l’information dans les médias pour aider les autres.

Et cela, le gouvernement et les au- torités de santé le savent bien ! Car cette substance naturelle existe… Or si cela venait à se savoir, il est clair que ce serait une victoire énorme dans le domaine de la santé naturelle et un pied-de-nez à l’industrie du médicament. Nos experts ont donc trouvé une so- lution très simple pour éviter que cela ne se produise : comme cette substance est une vitamine, il suf- fit de faire croire à la population que nous n’en avons besoin que de très peu chaque jour. Ainsi, personne ne peut en manquer et peu de gens chercheront à en prendre sous forme de complé- ment alimentaire…

Cette substance, c’est la vita- mine D bien sûr. Pour les autorités de santé, nous n’en avons besoin que de 200 UI par jour ; en sa- chant qu’une boîte de sardines apporte environ 400 UI… Mais voilà ce que les autorités ne disent

pas : quand vous vous exposez à un soleil d’été, votre organisme produit plus de 15 000 UI de vi- tamine D3 en 15 minutes, soit 37,5 fois plus !

De plus, toutes les études scienti- fiques faites sur le sujet ont montré que pour maintenir un taux de vitamine D normal dans le sang, un apport minimal de 4 000 UI par jour est nécessaire en dehors de l’été. Rien d’étonnant donc à ce que les prises de sang réali- sées dans la population révèlent des taux insuffisants de cette vi- tamine chez 80 % des Français 6 . Rien d’étonnant non plus à ce que les Français soient tous malades en hiver et que certains finissent par se précipiter chez le méde- cin pour obtenir le dernier vaccin contre la grippe !

Pourquoi manger 2 ou 3 fruits par jour ne suffit pas

Deux raisons sont en cause :

d’une part, les méthodes de l’agriculture intensive et les en- grais chimiques accélèrent trop artificiellement la croissance des plantes, ce qui restreint de fait la période d’élaboration des vitamines en leur sein. D’autre part, nous consommons peu de fruits et légumes locaux : après avoir été récoltés, ces derniers sont transportés puis stockés dans les magasins avant d’être mis en rayon, achetés, puis transférés dans notre réfrigéra- teur avant que nous ne décidions de les manger. Tout ce processus qui prend plusieurs jours aboutit à une perte massive de concen- tration en vitamine C dans les fruits car cette vitamine est sensible à l’oxygène : elle est dé- truite à son contact.

1. Juraschek SP et al. Effects of vitamin C supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2012 May;95(5):1079-88

2. Hemilä H, Chalker E. Vitamin C for preventing and treating the common cold. Cochrane Database Syst Rev. 2013 Jan 31;(1):CD000980

3. Brody S et al. A randomized controlled trial of high dose ascorbic acid for reduction of blood pressure, cortisol, and subjective responses to psychological stress. Psychopharmacology (Berl). 2002 Jan;159(3):319-24

4. De Oliveira IJ et al. Effects of Oral Vitamin C Supplementation on Anxiety in Students: A Double-Blind, Randomized, Placebo-Controlled Trial. Pak J Biol Sci. 2015 Jan;18(1):11-8

5. Bjelakovic Get al. Vitamin D supplementation for prevention of mortality in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2014 Jan 10;(1):CD007470

6. Étude nationale nutrition santé (ENNS, 2006-2007). Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire 16-17 / 24 avril 2012

DOSSIER DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Avec la vitamine C, la vitamine D représente donc le pilier de la sup- plémentation en vitamines pour avoir une santé optimale en au- tomne et en hiver. Mais attention :

pour être efficace, cette supplé- mentation doit mimer le naturel, c’est-à-dire les apports solaires :

il faut éviter les fortes doses (am- poules souvent prescrites par les médecins) et privilégier les faibles doses quotidiennes (4 000 UI par jour) 7 .

La prise doit être faite de ma- nière continue pendant au moins 6 mois, en sachant que les pre- miers effets dans l’organisme sont perceptibles après deux semaines de supplémentation environ.

INFOS PRODUITS ZYMAD en flacon compte- goutte de 10 ml : en pharmacie (13 gouttes apportent 4 000 UI) Vitamine D3++ huile - Dplantes : www.dplantes.com (4 gouttes par jour apportent 4 000 UI) Vitamine D3 & K2 - Cell’Innov :

www.cellinnov.com (10 gouttes par jour apportent 4 000 UI)

Les aliments les plus riches en vitamine C

TENEUR EN VITAMINE C POUR 100 GR

Cassis

200

mg

Persil

170

mg

Poivron

126

mg

Brocoli

110 mg

Kiwi

80

mg

Orange/citron

50

mg

Persil 170 mg Poivron 126 mg Brocoli 110 mg Kiwi 80 mg Orange/citron 50 mg

2 COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES AU CAS PAR CAS

S
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i votre alimentation est de

bonne qualité (pas de pro- duits transformés, des légumes à chaque repas, des œufs régulière- ment, un peu de viande blanche, pas de sucre, un peu de poisson, des oléagineux chaque jour) il est possible de se contenter de ces deux supplémentations (vi- tamine C et vitamine D). Mais voici quelques cas dans lesquels

certains nutriments importants ne sont pas à négliger pour une forme optimale en cette rentrée :

Vous êtes omnivore mais votre alimentation n’est pas toujours très « sérieuse ». Par exemple, vous mangez régulièrement des produits in- dustriels pour des questions pratiques, vous n’arrivez pas à vous détacher du pain vendu par votre boulanger ou vous mangez des produits laitiers plusieurs fois par jour. Le com- plément le plus utile après la vitamine C et la vitamine D est le magnésium. Son apport est d’autant plus recommandé si vous souffrez de fatigue exa- gérée, de maux de tête ou de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité 8 . Dosage re- commandé : 300 à 400 mg par jour répartis sur les repas de la journée, sous forme de magné- sium citrate ou glycinate.

Vous êtes végétarien ou vegan :

si vous êtes une femme vous êtes plus exposée au déficit en fer. Dans ce cas une prise de sang est nécessaire (demander le dosage de la ferritine) car la supplémentation en fer est no- cive si le déficit n’est pas avéré.

Pourquoi la vitamine C n’excite pas !

Il est communément admis que la vitamine C peut agir comme un stimulant, pouvant même aller jusqu’à empêcher de s’en- dormir ! Il s’agit d’un mythe qui provient de certaines ex- périences désagréables : en commençant la supplémenta- tion, certaines personnes ont effectivement ressenti une sti- mulation générale, équivalente à celle qui peut survenir après avoir bu beaucoup de café.

Ce phénomène ne se produit que chez les personnes victimes d’un déficit chronique en vitamine C :

l’apport brusque de ce composé va en effet réveiller les glandes surrénales, chargées de produire le cortisol, l’hormone du stress. L’effet est donc transitoire, et une fois terminé, il laisse place à une situation opposée : on a plus d’énergie qu’auparavant mais il est aussi plus facile de se dé- tendre.

Si ce phénomène vous arrive, une seule solution : augmentez la dose (2 à 3 comprimés de 500 mg par jour) ! c’est le seul moyen de nour- rir vos surrénales et favoriser leur retour au calme.

7. Martineau Ar et al. Vitamin D supplementation to prevent acute respiratory tract infections : systematic review and meta-analysis of individual participant data. BMJ. 2017 Feb 15;356:i6583. doi: 10.1136/bmj.i6583

8. Nogovitsina O.R., Levitina E.V. Diagnostic value of examination of the magnesium homeostasis in children with attention deficit syndrome with hyperactivity. Klin. Lab. Diagn. 2005;5:17–19

DOSSIER DU MOIS

Septembre 2017 • n°132

Par ailleurs, que vous soyez une femme ou un homme, votre risque de déficit en zinc est très élevé : d’une part car ce minéral est abondant dans les produits animaux et d’autre part car les céréales et les lé- gumineuses, consommées en grande quantité dans l’alimen- tation vegan, contiennent de l’acide phytique qui bloque l’absorption du zinc. Pris dès maintenant et jusqu’à la fin de l’hiver, une supplémentation à une dose comprise entre 10 et 15 mg par jour réduit le nombre de rhumes, de jours de mala- die et l’usage d’antibiotiques 9 . En quelques mois, cette sup- plémentation améliore aussi la santé de la peau, des cheveux et des ongles 10 .

COUP DE POUCE POUR PERSONNES FRAGILES

L
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a supplémentation en vita-

mines C et D suffit généra- lement pour renforcer de manière impressionnante l’immunité et la forme chez la majorité des personnes (à noter qu’il faudra attendre environ trois à quatre se- maines avant que la supplémenta- tion ne fasse pleinement effet). Ces deux éléments sont de toute façon

indispensables car ils donnent les nutriments nécessaires à l’im- munité. Mais dans certains cas, par exemple pour les personnes âgées, un coup de pouce supplé- mentaire peut être nécessaire.

Plusieurs substances peuvent être utilisées dans ce cas. Un des moyens les plus intéressants pour stimuler l’immunité sans risque

Et les probiotiques dans tout ça ?

Les probiotiques, ces bactéries vi- vantes retrouvées en compléments alimentaires ou dans certains aliments comme les yaourts ou la choucroute, ont la réputation de renforcer la flore intestinale et donc l’immunité. Pourtant, les données scientifiques ne sont pas si catégoriques : les effets béné- fiques des probiotiques semblent en effet absents quand l’alimen- tation est de qualité, c’est-à-dire pauvre en aliments industriels et riche en fruits légumes (crus et cuits), car ce sont ces aliments qui nourrissent nos propres bac- téries intestinales grâce aux fibres douces qu’ils contiennent. Il n’y a donc pas de bénéfice supplémen- taire à ajouter des bactéries à une flore déjà équilibrée. En revanche, les probiotiques ont un intérêt pour renforcer l’immunité dans des cas précis :

Pendant un traitement antibio- tique : dans ce cas, ils empêchent la destruction de nos bonnes bactéries par les médicaments, ce qui rend le traitement plus efficace avec moins d’effets se- condaires. Dans ce cas, il faut prendre les probiotiques dès le premier jour d’antibiotiques, puis jusqu’à une semaine après l’arrêt du traitement 12 .

Pendant un traitement de chimio ou de radiothérapie contre le cancer : comme avec les antibiotiques, ces traite- ments agressent notre flore intestinale mais également buccale. Les probiotiques li- mitent beaucoup des effets secondaires digestifs ou oraux de ces traitements et atténuent l’affaiblissement immunitaire consécutif 13 .

et de manière générale passe par l’utilisation des bêta-glucanes, des formes de fibres composées d’as- semblage de molécules de glucose (du sucre) présentes dans la paroi des levures, des champignons et de certaines plantes (céréales et algues), qui stimulent notre sys- tème immunitaire directement dans l’intestin après ingestion. Contrairement à la vitamine C ou D qui se prennent pendant toute l’année, les bêta-glucanes s’utilisent plutôt en cure, par exemple entre les mois d’oc- tobre et de décembre. Plusieurs études ont montré qu’à la dose de 250 mg par jour la fréquence des rhinites, sinusites, pharyngites ou laryngites était nettement di- minuée avec en prime des effets positifs sur le bien-être et la vitali- 11 . Par ailleurs, les bêta-glucanes

peuvent lutter contre la baisse des défenses immunitaires consécu- tive à la pratique sportive car ils agissent là où le sport crée des dé- gâts : dans l’intestin.

Ce sont de petites choses en appa- rence mais qui peuvent faire une grande différence dans notre quo- tidien et notre santé !

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Céline Sivault & Julien Venesson

08 00 66 67 42 Céline Sivault & Julien Venesson 9. G. Michael Allan et al.

9.

G. Michael Allan et al. Prevention and treatment of the common cold: making sense of the evidence. CMAJ. 2014 Feb 18; 186(3): 190–199

10.

Brandt S. The clinical effects of zinc as a topical or oral agent on the clinical response and pathophysiologic mechanisms of acne: a systematic review of the literature. J Drugs Dermatol. 2013 May;12(5):542-5

11.

Talbott SM, Talbott JA. Baker’s yeast beta-glucan supplement reduces upper respiratory symptoms and improves mood state in stressed women. J Am Coll Nutr. 2012 Aug;31(4):295-300

12.

Pattani R, Palda VA, Hwang SW, Shah PS. Probiotics for the prevention of antibiotic-associated diarrhea and Clostridium difficile infection among hospitalized patients: systematic review and meta-analysis. Open Med. 2013 May 28;7(2):e56-67

13.

Touchefeu Y, Montassier E, Nieman K, Gastinne T, Potel G, Bruley des Varannes S, Le Vacon F, de La Cochetière MF. Systematic review: the role of the gut microbiota in chemotherapy- or radiation-induced gastrointestinal mucositis - current evidence and potential clinical applications. Aliment Pharmacol Ther. 2014 Sep;40(5):409-21

Y AVEZ-VOUS PENSÉ ?

Septembre 2017 • n°132

5 bonnes raisons de mettre des plantes dans votre bureau

Le contact avec la nature est bénéfique pour la santé du corps et de l’âme. Mais qu’en est-il des plantes en pot ? Peuvent-elles améliorer la santé si on les place chez soi ou à son bureau ?

n nous l’apprenait déjà à

l’école : nous vivons tou- jours davantage dans une société de services. Les métiers manuels et le travail de la terre se font de plus

en plus rares. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous tra- vaillons enfermés, souvent dans un bureau, lui-même dans un immeuble apparte- nant à l’entreprise qui nous emploie. Certes, ce travail à l’intérieur, avec chauf- fage en hiver et climatisa- tion en été, comporte bien des avantages en termes de confort, mais derrière les apparences se cache une autre réalité.

C’est en effet dans ces locaux que nous n’avons pas choisis que se cachent en secret plusieurs dizaines de tueurs silencieux. Inodores, incolores, ils sont diffu- sés dans l’air que nous respirons et nous intoxiquent un peu plus après chaque année d’exposition. Au bout de 10 à 20 ans, ils dé- cuplent nos risques de différents cancers, en particulier du foie, des reins ou du poumon, pour ne citer que les plus connus. Ces tueurs de l’ombre n’ont pas été mis là par hasard, ni dans l’intention de nuire ; ils ont été déposés par les peintres lorsqu’ils ont enduit les murs, par les menuisiers lorsqu’ils ont posé les plinthes, par les ar-

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chitectes quand ils ont fait livrer le mobilier et par les informaticiens lorsqu’ils ont mis à disposition les différents postes de travail infor- matique.

fauteuils, canapés ou dans le ma- tériel informatique afin de ralentir la progression d’un éventuel in- cendie) 1-2 .

Il existe malheureusement peu de solutions concrètes et efficaces face à ce pro- blème. L’idéal serait bien sûr de reconstruire le bâ- timent en utilisant des matériaux écologiques et des peintures sans COV, de n’utiliser que des meubles en bois massif et de limi- ter l’utilisation d’outils informatiques. Une uto- pie ! Mais heureusement, la nature a peut-être une solu- tion pour nous…

QUAND LA SCIENCE N’OUBLIE PAS LA NATURE

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epuis quelques années,

le monde scientifique fait la part belle à une innovation prometteuse. Ce nouveau fonc- tionnement – qu’on appelle le biomimétisme – part d’un constat simple : si la nature fait si sou- vent bien les choses, pourquoi ne pas s’en inspirer ? C’est cette philosophie qui a inspiré William Wolverton, chercheur à la NASA, dans les années 1980. À cette époque déjà, le bilan énergé-

années 1980. À cette époque déjà, le bilan énergé- Il est une chose dont peu d’entre

Il est une chose dont peu d’entre nous ont conscience : les pein- tures, les colles utilisées dans la fabrication de meubles en bois (aujourd’hui l’immense majorité est faite en panneaux de particules de bois collées entre elles et non en bois plein) ou encore les com- posants informatiques renferment tous de nombreuses molécules toxiques qui se diffusent dans l’air. On les appelle « composés orga- niques volatiles » (COV). Vous en avez probablement entendu par- ler sous le nom de formaldéhyde (présent dans l’immense majo- rité des colles) ; il s’agit aussi de l’acétone (dans les peintures) ou des retardateurs de flamme orga- nophosphorés (aspergés sur les

1. Observatoire de la qualité de l’air intérieur : http://www.oqai.fr/

2. Pollution de l’air à l’intérieur des habitations et la santé http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs292/fr/

Y AVEZ-VOUS PENSÉ ?

Septembre 2017 • n°132

tique des constructions était pris en compte dans le domaine du bâtiment, et l’on commençait de porter un soin particulier à l’étan- chéité des immeubles et lieux de travail afin de limiter les dé- perditions de chaleur. Toutefois, les normes environnementales n’étant pas encore réglementées, le taux des molécules polluantes et toxiques dans l’environnement des travailleurs était de plus en plus élevé avec les conséquences que l’on connaît : de nombreux travailleurs étaient victimes non seulement de la toxicité à long terme des COV mais aussi de la toxicité à court terme, se tradui- sant par des maux de tête, fa- tigue, conjonctivites, problèmes de vue ou de mémoire, etc.

William Wolverton a alors l’idée d’utiliser un purificateur d’air issu de la nature : les plantes. Car si ces dernières sont capables de produire de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone, pourquoi ne pourraient-elles pas être effi- caces sur les COV ? Il a donc testé certaines plantes vertes face aux polluants et a effectivement obte- nu des résultats impressionnants 3 . Un simple Ficus robusta a ain- si un indice d’efficacité de 8/10 pour le benzène, le formaldé- hyde et le trichloréthylène. Mais les travaux de la NASA montrent que toutes les plantes sont en fait efficaces pour dépolluer l’air in- térieur. Seule contrainte : il faut que les plantes soient vivantes, en pot ; des roses laissées dans un vase n’ont pas ces bénéfices. Parmi les espèces testées avec succès dans l’étude, on trouve : le Ficus benjamina, le palmier nain, le lierre commun, le gerbéra, les dracaenas ou les « langues de belle-mère » (sansevieria) 4 .

Par-delà cette action invisible, plusieurs études ont montré que le fait de placer des plantes au bu- reau ou dans son environnement apporte de nombreux bénéfices perceptibles, sans qu’on sache néanmoins s’ils sont liés à l’éli- mination de polluants ou à leur simple présence…

1� Moins de stress

À Washington, dans un open- space informatique, on constate que grâce à la présence des plantes, la vitesse du pouls et la pression artérielle des employés reviennent à la normale plus ra- pidement, qu’ils corrigent plus facilement leur travail et que la productivité a augmenté de 12 % 5 . En Australie, il s’avère que la pré- sence d’une seule plante dans un bureau opère déjà sur l’anxiété, le stress et la déprime 6 .

2. Meilleure productivité

En Angleterre et aux Pays Bas, les chercheurs ont noté que les em- ployés avaient plus de facilités à se concentrer et une meilleure productivité tout en retirant plus de satisfaction de leur travail une fois que des plantes ont été intro- duites dans leurs bureaux 7 .

3� Bien-être global

En Bavière, grâce à la présence de plantes vertes, les employés ont une meilleure perception de leur environnement : taux d’hu- midité et fraîcheur plus agréables, donc davantage de confort, plus de bien-être, atmosphère plus humaine, sensation d’être moins stressé, etc. Des améliorations dont les impacts en chaîne créent une ambiance de travail rendant les conflits sont moins fréquents 8 .

4. Meilleure récupération

Dans un hôpital américain, des plantes et des fleurs ont été placées dans la chambre de 90 opérés qui avaient subi une chirurgie des hémorroïdes. Le ré- sultat : moins de douleur, moins d’anxiété et moins de fatigue, des patients satisfaits de leur envi- ronnement et qui ont un très bon contact avec le personnel soi- gnant 9 . D’autres patients opérés de l’appendicite ont eu moins be- soin de recourir aux antalgiques après l’intervention 10 .

Personnes sensibles, attention !

Il est important de savoir que la terre ou le substrat sur lequel poussent les plantes sont des milieux favorables au développe- ment de moisissures qui peuvent générer des allergies. Certaines plantes peuvent aussi induire des phénomènes allergiques chez les personnes sensibles. Les plantes les plus souvent incrimi- nées sont les ficus, les cactus de Noël, le poinsettia et certaines variétés de cyclamens et de primevères. Dans ces cas, il est conseillé d’introduire progressi- vement les plantes pour laisser le temps au système immunitaire de s’adapter.

Annie Casamayou & Julien Venesson

de s’adapter. Annie Casamayou & Julien Venesson 3. B.C. Wolverton, A Johnson, K Bounds – Interior

3. B.C. Wolverton, A Johnson, K Bounds – Interior landscape plants for indoor air pollution abatement – NASA September 15,1989

4. https://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/19930073077.pdf

5. Lohr, V.I., C.H. Pearson-Mims, and G.K. Goodwin. 1996. Interior plants may improve worker productivity and reduce stress in a windowless environment. J. of Environmental Horticulture 14(2):97-100

6. Margaret Burchett et al. Greening the Great Indoors for Human Health and Wellbeing - Final Report to Horticulture Australia Ltd Project NY06021 Revised Edition, March, 2010

7. Nieuwenhuis M, Knight C, Postmes T, Haslam SA. The relative benefits of green versus lean office space: three field experiments. J Exp Psychol Appl. 2014 Sep;20(3):199-214. doi: 10.1037/xap0000024. Epub 2014 Jul 28

8. Engelbert Kotter - Bavarian State Ministry of Nourishment, Agriculture and Forestry 2002

9. Park SH, Mattson RH. Ornamental indoor plants in hospital rooms enhanced health outcomes of patients recovering from surgery. J Altern Complement Med. 2009 Sep;15(9):975-80. doi: 10.1089/

acm.2009.0075

10. Seong-Hyun Park and Richard H. Mattson - Effects of Flowering and Foliage Plants in Hospital Rooms on Patients Recovering from Abdominal Surgery - HortTechnology October-December 2008 vol. 18 no. 4

563-568

LA CHRONIQUE DE PIERRE LANCE

Septembre 2017 • n°132

Pourquoi je ne mangerai pas Vegan

L’alimentation « vegan » s’apparente à un « végétarisme extrême » (on l’appelle aussi parfois « végétalisme intégral », formulation que préfèrent les Québecois), puisqu’il exclut de notre nourriture tout apport de source animale, c’est-à-dire non seulement la viande et le poisson, mais également le lait, les œufs, le miel, etc. Le véganisme exclut également l’utilisation de tout produit issu des animaux tel que cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, mais également les cosmétiques ou médicaments testés sur des animaux ou pouvant contenir des substances animales.

e véganisme n’est pas né

d’hier. La Vegan Society a été fondée en 1944. Le mot vegan est utilisé en 1946 par Fay K. Hen- derson, qui publie le livre de cuisine Vegan recipes. C’est en 1951 que la Vegan Society pro- pose une définition officielle :

« Le véganisme est la doctrine se- lon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. » Le 20 novembre 1979, les nou- veaux statuts de la Vegan Society précisent cette définition en ces termes : « Une philosophie et fa- çon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruau- té envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développe- ment et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bé- néfice des humains, des animaux et de l’environnement […]. »

L
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NE MÉLANGEONS PAS TOUT

e suis plus que quiconque

respectueux de la sensibilité animale, et je donne cette anec- dote à titre de preuve : lorsque j’avais 6 ans, mes parents vou- lurent me faire goûter des huîtres.

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Ma mère ayant pressé au dessus quelques gouttes de citron, je vis les bords du mollusque se rétrac- ter. À la seule idée d’engloutir un être vivant, mon cœur se souleva, et de toute ma vie je n’ai jamais pu manger d’huîtres. C’est vous dire combien je peux comprendre et admettre la philosophie et les intentions morales du véganisme, dont je ne serai pourtant jamais un adepte pour les raisons suivantes.

serai pourtant jamais un adepte pour les raisons suivantes. À la seule idée d’engloutir un être

À la seule idée d’engloutir un être vivant, mon cœur se souleva, et de toute ma vie je n’ai jamais pu manger d’huîtres.

et de toute ma vie je n’ai jamais pu manger d’huîtres. En premier lieu, je déplore

En premier lieu, je déplore l’amal- game qui est fait dans la définition énoncée ci-dessus entre l’exploi- tation des animaux et la cruauté

envers eux. Ce sont deux compor- tements radicalement différents et nul n’ignore que beaucoup d’éleveurs (notamment ceux qui pratiquent l’agriculture biolo- gique) aiment et respectent leurs animaux et veillent à ce que leur brève existence soit aussi pai- sible et heureuse que possible. En revanche, on doit combattre énergiquement les pratiques into- lérables qui font peu de cas de la souffrance des animaux, notam- ment dans les élevages intensifs, les transports et les abattoirs. Mais prendre prétexte de ces cruautés pour ne plus manger de viande ni se couvrir de laine est à mes yeux aussi aberrant que si l’on condam- nait l’amour sous prétexte que des femmes sont violées, battues ou d’autres prostituées de force. Rejeter des pratiques normales parce qu’il en existe de déviantes est en soi une absurdité, et à ce compte-là, toute vie deviendrait impossible.

Quant à l’exploitation des ani- maux, dès lors que tous les abus en sont écartés, elle est non seu- lement licite, mais il convient de rappeler que ce sont le plus souvent les hommes qui leur ont donné la naissance et la vie. Depuis que les tracteurs ont rem- placé les chevaux de labour, on

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ne voit plus de chevaux dans nos campagnes. Qu’on m’explique ce qu’y ont gagné les Percherons ou les Frisons. Ils sont restés dans les limbes, voilà tout. N’auraient- ils point préféré vivre en tirant la charrue d’un bon maître ?

En revanche, je condamne ferme- ment la vivisection et les élevages de cobayes et de souris qui lui sont destinés, de même que les achats de singes sauvages dans le même but. La vivisection est d’au- tant moins admissible qu’il existe des procédures scientifiques sans besoin d’expérimentations sur l’animal et dont les résultats sont beaucoup plus crédibles au bénéfice de la santé humaine. L’association Antidote Europe mi- lite depuis des années pour une nouvelle approche dans ce do- maine (antidote-europe.org).

TOUS LES ÊTRES VIVANTS SONT DES PRÉDATEURS !

’entends souvent dire que

l’homme est un grand pré- dateur. C’est parfaitement exact, mais en fait, tous les êtres vivants sont des prédateurs, sans aucune exception. Même les arbres sont des prédateurs, puisque leurs ra- cines sécrètent des substances toxiques destinées à éliminer les jeunes pousses de leurs concur- rents. On me dit que les herbivores ne sont pas des prédateurs. A-t-on demandé leur avis aux pâquerettes et aux pissenlits ? Outre que la vache broutant le pré avale toutes sortes d’insectes (si bien qu’elle est en réalité omnivore), c’est la grande illusion des végétariens que de s’imaginer que les plantes ne sont pas sensibles. Il existe de multiples preuves qu’elles le sont tout autant que les animaux, fût- ce de manière différente.

De nombreux auteurs ont réuni des exemples de cette sensibili-

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té végétale. Il est bon de relire à ce sujet le merveilleux livre de Maurice Maeterlinck L’intelligence des fleurs. Mais comme le disait Henry de Montherlant : « Si tu ne hurles pas, personne ne croira que tu as mal ! » Dînant avec un ami dans un restaurant, le poète Jean Cocteau lui dit : « Tu vois les fleurs coupées dans ce vase ? Elles souffrent, mais nous ne les entendons pas ! » L’illusion de l’insensibilité végétale est évidem- ment nécessaire aux végétariens et aux véganiens pour garder la bonne conscience qui leur per- met de se croire meilleurs que les autres humains. Mais si quelqu’un veut vivre sans porter le moindre tort à aucun autre vivant, il n’a qu’une seule solution : se laisser mourir de faim.

n’a qu’une seule solution : se laisser mourir de faim. C’est une loi de la nature

C’est une loi de la nature qui se résume à ceci : tout le monde bouffe tout le monde !

se résume à ceci : tout le monde bouffe tout le monde ! Ce ne sont

Ce ne sont pas les hommes qui ont inventé la chaîne alimentaire. C’est une loi de la nature qui se résume à ceci : tout le monde bouffe tout le monde ! Le moindre documentaire animalier vous le montrera sans détours. Et lorsque je vois comment les humains se comportent au sein de leurs so- ciétés, je me demande même si nous ne sommes pas tous plus ou moins cannibales…

La vie est cruelle, c’est un fait. Le but de la civilisation est de la rendre moins cruelle, ce qui n’est à ce jour qu’une demi-réussite. Et il appartient à chacun de nous de contribuer autant qu’il peut à ce que le bonheur et la joie de vivre enrobent la destinée de tous les vivants, qu’ils soient taureaux, ca-

nards ou peupliers. Mais puisque nous ne pouvons échapper aux nécessités vitales de la nourriture, il suffit à notre dignité que nous mettions un point d’honneur à ce que toute souffrance inutile soit épargnée à ceux dont nous fai- sons nos repas. Et puisque nous sommes ce que nous mangeons, épargnons-nous la culpabilité en songeant que nos victimes re- vivront en nous sous forme de protéines de noble qualité. Il était d’usage dans certaines cultures anciennes que les chasseurs en- tourent le gibier vaincu et lui adressent hommage, excuses et reconnaissance. Il est regrettable que ces pratiques aient disparu. Si nous avions su les conserver et les répandre, le lien solidaire entre l’homme et la nature ne se se- rait pas rompu et le monde serait plus beau. Il est entendu qu’on ne peut pas refaire l’Histoire, mais du moins peut-on en tirer des le- çons profitables pour tenter de rétablir l’harmonie sur la planète bleue, car si nous n’y parvenions pas, l’humanité continuerait de se suicider lentement, comme elle le fait présentement. Car tout se paie dans la vie et toutes les souffrances infligées aux animaux reviennent dans notre assiette inexorable- ment, et je ne doute pas que l’explosion de nos maladies dégé- nératives soit l’effet boomerang de nos détestables pratiques.

LA HONTE INSUPPORTABLE DES ÉLEVAGES

CONCENTRATION-

NAIRES

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l faut tout d’abord rappe- ler avec constance que la source de tous les malheurs du monde est l’explosion démogra- phique humaine, laquelle, en multipliant le nombre des bipèdes au-delà de toute mesure, a donné

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fatalement aux industries agro-ali- mentaires d’exorbitants pouvoirs de nuisance, avec l’excuse procla- mée de devoir nourrir les foules à tout prix. De ces abus prétendu- ment nécessaires qui sont la honte de notre espèce, je vais vous don- ner ci-après quelques exemples qui expliquent le véganisme.

Je vous parlerai tout d’abord des lapins. C’est l’animal le plus dé- tenu en cage en Europe. Chaque année, 320 millions de lapins sont élevés pour leur viande sur le continent, et 99 % d’entre eux sont enfermés entre quatre bar- reaux. Ces animaux passent en effet leur vie entière dans des es- paces trop étroits : ils naissent dans de petites cages grillagées hors-sol et y restent jusqu’à leur mort, soit entre 60 et 80 jours plus tard. Les lapines reproductrices sont quant à elles maintenues isolées et confinées pendant 13 à 24 mois jusqu’à leur réforme, c’est-à-dire leur abattage. « Les cages les empêchent d’exprimer leurs com- portements naturels, comme se mettre debout, faire des bonds, creuser, ronger, et leur causent des blessures et un stress per- manent ». C’est ce que dénonce Léopoldine Charbonneaux, direc- trice de CIWF France, l’ONG qui a lancé une vaste campagne pour mettre fin aux élevages de lapins en batterie. Tous sont par ailleurs gavés d’antibiotiques : les lapins sont les animaux les plus expo- sés à ces médicaments, devant les volailles et les porcs. La plu- part des États membres de l’UE ne disposent pas de législation spéci- fique, à l’exception de l’Autriche et de la Belgique, qui ont récem-

ment interdit les cages en batterie en faveur des parcs, ou de l’Al- lemagne et du Royaume-Uni qui ont amélioré la législation sur le bien-être de ces animaux. L’Union européenne est le deuxième pro- ducteur mondial de viande de lapin (derrière la Chine), prove- nant à 80 % d’Espagne, d’Italie et de France. L’Hexagone en élève 37 millions pour leur chair chaque année. Vous comprendrez pourquoi je ne mange du lapin que si je réussis à en trouver qui ait été élevé à l’ancienne dans une petite ferme.

Vous parlerai-je également des ca- nards et des poulets ? On sait que la grippe aviaire fait des ravages, mais on prétend que ce sont les oiseaux sauvages qui contaminent les élevages, ce qui est une absur- dité. Car la première manifestation de contamination de volaille do- mestique s’était déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, donc totalement séparés des oiseaux sauvages. Il existe à Montréal, au Québec, une association nommée GRAIN, « une organisation non gouver- nementale internationale (ONG) dont le but est de promouvoir la gestion et l’utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les popula- tions sur les ressources génétiques et les connaissances locales ». Et selon un rapport de GRAIN établi en 2006, il apparaît que l’industrie avicole mondiale est à l’origine de la grippe aviaire. Et Devlin Kuyek, animateur du GRAIN, nous précisait : « L’expansion de la pro- duction avicole industrielle et des

réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l’apparition et à la transmission de virus mor- tels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu’ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mor- tels et se développer. L’air vicié par la charge virale est transpor- té sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d’échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d’oiseaux vivants, de poussins d’un jour, de viande, de plumes, d’œufs à couver, d’œufs, de fumier de vo- laille et d’alimentation animale. » Mais on ne nous montre jamais les élevages industriels ni les ca- mions qui les quittent, bourrés de poulets vivants entassés, et pas davantage les usines de produits alimentaires qui transforment les « sous-produits de la volaille » en alimentation pour ces poulets. On transforme ces pauvres bêtes en nécrophages et on les nourrit en grande partie avec les déchets de leurs prédécesseurs. Car on n’a tiré aucune leçon du scandale de la vache folle et l’on fabrique à la chaîne des « poulets fous » qui ne pourront que répandre dans l’hu- manité la maladie et la mort.

Alors, voyons clair : le consom- mateur ne peut compter que sur lui-même pour se préserver d’une menace qui reste mondialement latente. Pour ma part, depuis des années, je refuse de consommer toute volaille (et toute viande) qui ne soit pas garantie « bio ». Mais je ne mangerai pas « vegan »

Pierre Lance

« bio ». Mais je ne mangerai pas « vegan » Pierre Lance Rappelons à nos

Rappelons à nos lecteurs que Pierre Lance est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont sa fameuse sé- rie en 4 volumes Savants maudits, chercheurs exclus (Guy Trédaniel éditeur), constamment réimprimée depuis 2002. Nous avons publié dans nos colonnes des articles de Pierre concernant plusieurs de ces chercheurs spécialisés dans les questions de santé. Mais sur les 48 scientifiques répertoriés par l’auteur, beaucoup concernaient d’autres disciplines. (Synopsis sur demande à pierre.lance@wanadoo.fr)

LES EXPÉRIMENTATIONS D’EMMANUEL DUQUOC

Septembre 2017 • n°132

Les câlins peuvent-il nous guérir ?

Ils ralentissent notre rythme cardiaque, font baisser la pression artérielle, nous rendent confiants et généreux et harmonisent nos relations. En plus, ils pourraient même nous faire maigrir avec leur effet coupe-faim ! Les câlins, les gestes tendres, les caresses et les étreintes bienveillantes entraînent une profonde harmonisation de notre cocktail hormonal. À la naissance, le contact physique est tout simplement indispensable au développement du bébé. À l’âge adulte, il participerait activement à prévenir ou guérir nombre de nos maux. Il y a urgence à réhabiliter notre toucher, ce guérisseur trop souvent oublié.

in de l’été 2015 : au cours

d’un festival, je me laisse entraîner dans une séance de Bio- danza. Le programme : danses expressives, interactions entre par- ticipants les yeux dans les yeux, étreintes bienveillantes et même

caresses, le tout en musique ! Notre guide, c’est le philosophe Bruno Giuliani. La cinquantaine, tonique et délié, il m’a étonné quelques instants plus tôt lorsqu’il m’a permis, grâce à mon logiciel de cohérence cardiaque, de me- surer l’ampleur des variations de son pouls au repos, signe objectif d’une exceptionnelle santé phy- sique et émotionnelle. Pour ma part, outre l’amélioration de ma variabilité cardiaque, un autre phénomène m’intrigue. Ce week- end-là, j’ai un appétit d’oiseau…

C’est flagrant. Le soir, entre chants, danses et conversations enrichis- santes, je ne ressens pas la faim. Je laisse largement passer l’heure ha- bituelle de mon dîner et ne mange que par souci de convivialité. Le lendemain, même surprise :

je laisse passer l’heure du repas de midi et me contente d’une frugale collation dans l’après-mi- di. J’oublie littéralement de me sustenter. Je me sens en pleine forme, tonique, joyeux et créatif. À la suite de ce week-end, pas de

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rattrapage alimentaire. Je retrouve simplement mon appétit habituel. Sur le moment, j’ai attribué ce phénomène aux interactions heu- reuses dont j’avais profité. C’était probablement vrai mais j’étais passé à côté de certains détails…

L’année suivante, j’ai participé au même festival. Cette fois-ci, ce n’était pas de la Biodanza, mais divers ateliers artistiques ou cor- porels qui se terminaient le plus souvent par des accolades entre participants et, disons-le sans honte, des câlins parfois prolon- gés. Des hugs, comme disent les Américains qui le pratiquent à l’envi lors d’une journée na- tionale dédiée. Comme l’année précédente, je mangeai fort peu et me sentis de nouveau parti- culièrement joyeux et en pleine forme pendant plusieurs jours. M’étais-je nourri de câlins ? J’ai eu la réponse plus tard en enquêtant sur les thèmes de la naissance, de l’éducation et de la sexualité.

20 SECONDES DE CÂLINS POUR UN EFFET COUPE-FAIM

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écemment, plusieurs études

ont révélé qu’une pulvé- risation nasale d’ocytocine pos- sède un puissant effet coupe-faim.

L’ocytocine est cette hormone que la femme sécrète à doses éle- vées pendant la grossesse et sur- tout au cours de l’accouchement. Déclenchant les contractions utérines, elle est indispensable à l’expulsion du bébé et permet la lactation tout en participant à l’at- tachement mère-enfant. Décrite comme l’hormone de l’amour, de la confiance et de la détente, elle agit également comme antidou- leur. Or pas besoin de supplémen- tation pour bénéficier de ses effets. Il suffit d’aimer ! Lorsque nous tombons amoureux, nous sécré- tons des doses élevées de ce neu- rotransmetteur qui favorise le lien d’attachement tout en nous cou- pant l’appétit, ce qui nous donne l’étrange impression de nous nourrir d’amour et d’eau fraîche. Nous nous sentons particulière- ment bien : joyeux, confiants et énergiques. Cette sécrétion monte d’un cran au cours de l’acte amoureux, en même temps que la dopamine, autre hormone eupho- risante qui atteint un pic au mo- ment de l’orgasme avant de chuter peu après, entraînant une baisse d’énergie, voire un état de moro- sité. Mais tant que nous sommes amoureux, tant que l’ocytocine reste à un niveau élevé, nous ne subissons pas les effets déprimants de la chute de dopamine. L’ocyto-

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cine nous protège pour un temps. Sous ocytocine, nous ne remar- quons guère les travers de l’autre. Ça, c’est pour plus tard, sauf si nous déjouons les pièges tendus par nos hormones…

Car rien ne nous interdit d’en- tretenir une sécrétion régulière d’ocytocine. Pour cela, nous avons les câlins, les caresses, le toucher bienveillant. Mme Edwige Moisan, professeur de Biodanza en Bretagne, conseille aux couples de s’accorder trois fois par jour ou plus une étreinte tendre de 27 secondes au moins,

temps à partir duquel se réveille à coup sûr la sécrétion d’ocytocine :

« Sept secondes pour que le corps

se détende et dise oui. Vingt se-

condes pour que l’harmonisation physique et cérébrale se fasse. » Ce simple rituel, selon elle, parti- cipe activement à l’harmonie du couple. De son côté, le Dr Frédéric Saldmann, dans son livre « Votre santé sans risque », préconise des hugs de 20 secondes pour obtenir une dose « coupe-faim ».

« Vous serez étonné de l’effet ! »,

s’enthousiasme-t-il. « L’ocytocine

déclenchée par le hug baisse l’anxiété et apporte une sérénité essentielle pour mieux maîtriser l’appétit. »

QUAND LA CARESSE SAUVE LES COUPLES

E
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t l’appétit sexuel ? À la fin

du XIX e siècle, le Dr Alice Stockham Bunker, une obstétri- cienne de Chicago, constatant les difficultés provoquées par les naissances multiples dans les fa- milles pauvres, proposa une mé- thode inédite de contrôle des naissances. Plutôt que les étreintes passionnées, elle conseilla aux couples de privilégier un contact physique affectueux. Pour ce qui est du sexe, il s’agissait de ne pas rechercher les stimulations ou l’excitation ni même l’orgasme,

mais une union douce et pro- longée des organes sexuels. La conscience, au lieu d’être focali- sée sur les fantasmes ou la zone génitale, était placée dans les sen- sations de tout le corps… Appelée Karezza (caresse en italien), la méthode connut un fort engoue- ment au début du XX e siècle. Car non seulement elle constituait un moyen de contraception, mais elle semblait également améliorer les relations de couple et même la santé !

améliorer les relations de couple et même la santé ! Lorsque nous tombons amoureux, nous sécrétons

Lorsque nous tombons amoureux, nous sécrétons des doses élevées d’ocytocine qui favorise le lien d’attachement tout en nous coupant l’appétit, ce qui nous donne l’étrange impression de nous nourrir d’amour et d’eau fraîche.

impression de nous nourrir d’amour et d’eau fraîche. Dans son livre Karezza, l’art de l’amour ,

Dans son livre Karezza, l’art de l’amour, le Dr J. William Lloyd évoquait un courant d’énergie sexuelle que les amants étaient invités à convertir en sentiment de joie et d’amour, permettant de se satisfaire sans orgasme. « Vous ne penserez même plus à vous contrôler parce que vous n’aurez plus aucun désir d’orgasme et votre partenaire non plus », affir- mait le docteur. Une perspective qui apparaîtra peu enthousias- mante à la plupart d’entre nous. C’est pourtant à des préconisa- tions voisines qu’aboutit le couple de sexologues américains William Masters et Virginia Johnson dans les années soixante. Après avoir étudié en laboratoire des centaines

de personnes pratiquant une acti- vité sexuelle, ils mirent au point un protocole en deux semaines au profit des couples confron- tées à des difficultés sexuelles ou relationnelles. Le cœur de la mé- thode était le « Sensate Focus » (focalisation sur les sensations). En pratique, il s’agit de se don- ner des rendez-vous amoureux, même si le désir est absent et de se livrer à tour de rôle à une sé- rie de caresses, au départ non sexuelles. Après une progression précise et en fin de parcours seu- lement, le contact sexuel se fait. Cinq ans après la session de deux semaines, 80 % des couples ve- nus en consultation se déclaraient encore épanouis dans leurs inte- ractions. À l’opposé du modèle dominant, la méthode Masters et Johnson, tout comme la Karezza, considère qu’il n’est pas indispen- sable que le pénis soit en érection pour une union sexuelle heureuse, tant que l’attention est portée sur les sensations dans l’instant et la tendresse. Tombée dans l’oubli pendant de nombreuses années, la Karezza a refait son apparition en 2003. On doit cette renais- sance à Marnia Robinson et Gary Wilson, un couple qui diffuse via Internet de nombreux articles pra- tiques et scientifiques sur le sujet. Longtemps affligé d’alcoolisme, dépressif, Gary estime avoir guéri en adoptant de nouvelles habitu- des sexuelles, tandis que Marnia a vu disparaître ses infections uri- naires chroniques.

LA CARESSE IDÉALE MESURÉE EN LABORATOIRE

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es effets physiques de la ca-

resse ont été étudiés avec le plus grand soin par des cher- cheurs suédois. L’équipe d’Hakan Olausson de l’université de Göte- borg a en effet découvert un type de terminaisons nerveuses spécifi-

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quement dédiées au contact avec l’autre. Situées dans les zones pi- leuses, le dos et les avant-bras, ces fibres du toucher-caresse appelées « nerfs CT » envoient leurs signaux électriques en direction de l’insu- la postérieure, une petite région du cerveau essentielle au déclen- chement des émotions positives. Quand ces fibres sont stimulées par une caresse, elles font pro- gressivement naître une sensation de plaisir diffus. Progressivement, car à la différence des autres fibres du toucher fin qui envoient leurs signaux aux zones du cerveau spécialisées dans le traitement des données affectivement neutres à 240 km/h, celles du toucher af- fectif les émettent à la vitesse de 3 km/h. Les chercheurs ont éga- lement découvert que la caresse idéale est effectuée à une vitesse de plus ou moins 2,5 cm par se- conde, avec une pression modé- rée et par une main affichant une température équivalente à celle du corps caressé, soit environ 32 degrés. Tels sont les paramètres qui déclenchent le plaisir et la sé- crétion d’ocytocine.

Mais les effets des caresses ont une limite. Au-delà de 80 secondes, les études montrent qu’elles cessent d’être perçues comme agréables. Elles possèdent cependant des effets médicalement reconnus. Après plusieurs tests réalisés sur un groupe de personnes en bonne santé, le Dr Line Löken, membre de l’équipe de Göteborg et auteur d’une autre étude, constate : « Les impulsions résultant des caresses amortissent les impulsions de douleur. » Tous ces éléments ex- pliquent pourquoi les couples qui s’étreignent souvent sont moins sensibles au stress extérieur. Mais comment recevoir ces précieuses étreintes quand on vit seul ? Des chercheurs canadiens suggèrent que c’est le massage qui s’en rap- procherait le plus. Ils ont montré qu’avec 45 minutes de massage

par semaine, le taux de lympho- cytes, les globules blancs chargés de notre défense immunitaire, augmente de 87 %. Ils ont aussi observé une baisse du cortisol, du rythme cardiaque et de la pression artérielle, éléments indicateurs d’une baisse de la sensibilité au stress. En attendant les câlins sur ordonnance, il y a déjà la kiné- sithérapie…

De leur côté, les sociétés tradition- nelles n’ont pas attendu les études scientifiques pour pratiquer les ca- resses et le toucher tendre. Chez les Massaïs, ce peuple d’éleveurs nomades qui vit entre le Kenya et la Tanzanie, il est de coutume de prendre la main de son interlocu- teur et de lui caresser doucement l’avant-bras pendant une conver- sation pour signifier le lien qui unit tous les êtres humains. Chez les Berbères, deux amis qui che- minent ensemble se tiennent naturellement la main. Il faut dire que dans ces sociétés, le sens du toucher a été entretenu dès l’enfance. En Inde, il existe une tradition de massage quotidien des bébés, le Shantala. Considéré comme essentiel par l’Ayurveda, la médecine traditionnelle in- dienne, pour stimuler les systèmes respiratoire, circulatoire et digestif des nouveau-nés, il est pratiqué quotidiennement au cours des premières semaines de la vie.

Ce toucher ritualisé obéit à un protocole précis pour stimuler les centres énergétiques du corps. En Europe, ce massage néonatal a été introduit par le Dr Frédérick Leboyer. Revenu d’Inde où il l’avait découvert ainsi qu’une tra- dition de l’accouchement naturel tout en douceur pour le bébé et la maman, ce gynécologue obsté- tricien – il est décédé à l’âge de 98 ans le 25 mai dernier – allait développer une méthode d’ac- couchement inédite dans le milieu hospitalier de l’époque.

inédite dans le milieu hospitalier de l’époque. Frederick Leboyer Outre la pénombre et la relaxa- tion

Frederick Leboyer

Outre la pénombre et la relaxa- tion pendant le travail, la méthode du Dr Leboyer prévoyait que le nouveau-né soit placé immédiate- ment et délicatement sur le ventre de sa mère pour qu’il continue à en sentir la chaleur et les bat- tements cardiaques. La coupure du cordon et les premiers soins étaient reportés à plus tard. Dans son ouvrage « Pour une nais- sance sans violence », Frédérick Leboyer s’appuyait sur une étude menée sur 1 000 enfants par la psychologue Danielle Rapoport confirmant l’excellente santé des bébés nés selon cette méthode. D’autres montrèrent qu’ils étaient plus vigoureux et gagnaient plus de poids au cours des trois pre- miers jours après la naissance que les bébés « classiques ». Après avoir suscité une vive controverse, la méthode Leboyer influença progressivement la pra- tique obstétrique au point que le « peau à peau » d’après naissance a été fort largement adopté dans les maternités.

POURQUOI LES BÉBÉS AFRICAINS NE PLEURENT-ILS PAS ?

D
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ans les sociétés tradition-

nelles, on n’ignore pas le besoin vital de contact physique du bébé. Si l’adulte appréhende le monde essentiellement par la vue et l’ouïe, il n’en est pas de même pour le jeune enfant pour qui le toucher est encore dominant. Le premier sens développé chez l’embryon est en effet le toucher

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et la plus grande zone du cortex

à la naissance est entièrement dé-

diée au contact, particulièrement le contact maternel. Autrement dit, un bébé est rassuré essentiel- lement quand il est au contact de la peau de sa mère. Un besoin souvent oublié en Occident, mais pas chez des peuples traditionnels qui portent les enfants et ignorent le landau. En 1975, l’exploratrice Jean Liedloff, après avoir passé plusieurs mois auprès de la tri- bu amazonienne des Yekwanas, a publié « Le Concept du conti- nuum – La recherche du bonheur perdu », un ouvrage dans le- quel elle relatait deux caractéris- tiques de l’éducation des jeunes

Yekwanas : le portage permanent et l’allaitement inconditionnel. En pratique, un bébé demeurait en contact constant avec sa mère qui le portait tout au long de la journée tout en vaquant à ses oc- cupations. L’allaitement se pro- longeait autant de temps et aussi

souvent que le sollicitait l’enfant. Et les séparations étaient laissées

à l’initiative de ce dernier. Résul-

tat : de jeunes enfants confiants, calmes et rapidement autonomes. À la suite des observations de Jean Liedloff, nombre de familles américaines tentèrent de transpo- ser le « concept du continuum » chez elles. Certes, un tel modèle demeurait le plus souvent incom- patible avec la reprise du travail. Mais les mères (ou les pères) qui parvenaient à le mettre en œuvre constataient une autonomie, une sécurité et un sens des responsa- bilités plus précoces chez ceux de leurs enfants qui en avaient béné- ficié. Mieux, cet état de confiance semblait se prolonger par la suite. Ignorant ces découvertes, certains soignants recommandent encore de ne pas trop prendre le bébé dans les bras quand il pleure ou

de ne pas le porter continuelle- ment afin d’éviter qu’il devienne dépendant. Un site Internet que je ne nommerai pas, au sujet des bébés de moins de trois mois qui pleurent souvent lorsqu’ils ne par- viennent pas à trouver le sommeil, donne le conseil suivant : « Il est préférable de le laisser pleurer afin de ne pas perturber la mise en place de son petit rythme. En le laissant pleurer, vous l’aiderez à trouver un sommeil plus pro- fond. »

vous l’aiderez à trouver un sommeil plus pro- fond. » Dans les sociétés traditionnelles, on n’ignore

Dans les sociétés traditionnelles, on n’ignore pas le besoin vital de contact physique du bébé.

pas le besoin vital de contact physique du bébé. Un avis fermement récusé par le psychologue

Un avis fermement récusé par le psychologue Boris Cyrulnik, ini- tiateur du concept de résilience :

« En laissant pleurer un bébé, on ne lui apprend qu’une seule chose : le désespoir. » Face à des avis aussi contrastés, l’observation des peuples traditionnels per- met d’arbitrer. Celui qui voyage en Afrique entendra rarement un nourrisson pleurer. Rien d’éton- nant à cela. Le portage du bébé étant une norme culturelle, le besoin de contact de l’enfant est satisfait en permanence. Pour les femmes africaines, le bébé ne pleure que pour trois raisons : l’in- confort ou la douleur physique, la faim, ou le besoin de contact. Sur le site Internet Oummi Materne, dédié au maternage bienveillant, Claire K. Nialaest, ostéopathe d’origine Kenyane installée au Royaume-Uni, relate son expé- rience de jeune maman. Revenue au Kenya pour y élever son bébé

et encore sous l’influence de ses lectures d’ouvrages occidentaux sur l’éducation, elle dut affronter les pleurs de son enfant, jusqu’à ce qu’elle délaisse ce qu’elle croyait savoir au profit des ha- bitudes de son pays : porter en permanence l’enfant au cours de ses activités quotidiennes, dormir avec lui et l’allaiter à la demande, quel que soit l’âge ou l’heure de l’allaitement précédent. Résultat :

les pleurs devinrent rapidement exceptionnels. Devenue conseil- lère téléphonique informelle de ses amies britanniques, elle sus- cita l’étonnement à son retour en Angleterre, tant par le calme de son enfant que par son habitude d’allaiter à tout moment et sans complexe, alors que les femmes anglaises se cachent pudiquement aux toilettes pour le faire…

Certes, il peut être malaisé de désobéir à la norme sociale pour adopter les traditions autochtones, mais au moins pouvons-nous nous employer à réhabiliter le sens du toucher. Et ce à tous les âges de la vie. Car ce qui est vrai pour les bébés l’est pour tous, les personnes âgées ou malades no- tamment. Alitées au long cours ou en fauteuil roulant, ces dernières développent très souvent des es- carres. Un mal que l’on attribue médicalement aux frottements répétés mais dont la prévention passe notamment par des mas- sages. Des caresses pour éloigner les escarres ? Peut-être pour éloi- gner le malheur, tout simplement.

Emmanuel Duquoc

éloi- gner le malheur, tout simplement. Emmanuel Duquoc Références : Unmyelinated tactile afferents signal touch

Références :

Unmyelinated tactile afferents signal touch and project to insular cortex, H. Olausson et col, Nature Neuroscience 5, 900 - 904 (2002) - Coding of pleasant touch by unmyelinated afferents in humans ; Line S Löken et col. Nature Neuroscience 12, 547 - 548 (2009) Published online: 12 April 2009 | doi:10.1038/nn.2312 Diego, M., Field, T., Hernandez-reif, M., Shaw, K., Friedman, L., & Ironson, G. (2001). Hiv Adolescents Show Improved Immune Function Following Massage Therapy. International Journal of Neuroscience, 35-45. Site Internet de Marnia Robinson et Gary Wilson sur la Karezza : reuniting.info. Site Internet du maternage bienveillant : www.oummi-materne.com

LIVRES

Septembre 2017 • n°132

LIVRES Septembre 2017 • n°132 30 Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai Anthony Fardet

30

Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai

30 Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai Anthony Fardet est chercheur en alimentation préventive

Anthony Fardet est chercheur en alimentation préventive et holistique. D’après lui, les ali- ments ultra transformés, qu’il appelle des « faux aliments » car ils en ont le goût et l’apparence mais en ont perdu leurs vertus, seraient la première cause de mortalité dans nos pays en raison

des maladies qu’ils engendrent comme l’obésité, le diabète ou le cancer. Malheureusement, ces ali- ments représentent 80 % des produits vendus en grandes surfaces et on en avale 125 kg par an ! L’auteur explique ce qu’est un faux aliment, les as- tuces des industriels pour faire croire qu’un produit transformé est bon pour la santé et propose trois règles d’or pour les éviter afin d’avoir une alimen- tation saine, éthique et durable, en se gardant les maladies chroniques de notre siècle.

Prix : 13,99 euros

Cette chose…

À la fin de ses études de mé- decine, alors qu’il essayait de perfuser un accidenté de la route pour éviter que son cœur ne s’arrête, le Dr Charbonier a physiquement senti partir son jeune patient. Depuis ce jour, il est convaincu de l’existence d’une âme qui quitte notre corps lorsqu’on meurt. Il décide alors de devenir médecin anesthésiste-réanimateur pour pouvoir approfondir l’hypothèse fondée sur cette expérience très personnelle. Trente ans après, le Dr Charbonier est devenu l’un des plus grands spécia- listes au monde de ce qu’il appelle « l’après vie ». Il nous livre ici le résultat de ses recherches. Entre témoignage et essai scientifique, ce livre est pas- sionnant et facile à lire.

scientifique, ce livre est pas- sionnant et facile à lire. Prix : 16,95 euros Auteur :

Prix : 16,95 euros

Auteur : Jean-Jacques Charbonier Éditeur : First ISBN : 2754090614

Auteur : Anthony Fardet Éditeur : Thierry Souccar ISBN : 2365492428

On mange quoi ce soir ? Spécial green

150 activités Montessori à la maison, c’est malin

green 150 activités Montessori à la maison, c’est malin Maria Montessori a dévelop - pé une

Maria Montessori a dévelop- pé une méthode en adéquation avec les capacités naturelles qu’ont les enfants à explorer le monde et à apprendre. Selon elle, les enfants développent jusqu’à l’âge de 3 ans des facul- tés qui sont indispensables à leur épanouissement et leur bien-être

futur. C’est le cas par exemple de l’attention, de

l’autonomie et de la confiance en soi. L’auteur, qui

a créé et dirige encore le seul lycée Montessori en

France, explique dans ce livre les activités qu’elle

a imaginées dans les domaines de la vie pratique,

sensorielle, les mathématiques, le langage et la culture pour permettre aux enfants d’acquérir ces facultés qui conditionneront leurs comportements

futurs.

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Auteurs : Sylvie d’Esclaibes et Noémie d’Esclaibes Éditeur : Leduc S.

ISBN : 1028503997

d’Esclaibes Éditeur : Leduc S. ISBN : 1028503997 Les vieilles habitudes alimen- taires peuvent parfois être

Les vieilles habitudes alimen- taires peuvent parfois être tenaces ! Ce livre apporte des solutions à ceux qui manquent d’inspira- tion pour composer des repas sans viande. Sans s’adresser par- ticulièrement aux végétariens, il donne des idées pour cuisiner légumes et légumineuses. Vous y

trouverez des recettes de soupes et tout ce qu’on peut y ajouter quand on a une grosse faim, purées, gratins, woks, plats en cocotte et grandes salades. Les recettes sont faciles et originales, la mise en page est pratique et agréable. Attention, il y a en réalité peu de recettes réalisables en 20 minutes et certaines peuvent prendre plus de temps qu’annon- cé pour les débutants.

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AGENDA

Septembre 2017 • n°132

AGENDA Septembre 2017 • n°132 III e Congrès International de Santé Naturelle 2017 Cette année, le

III e Congrès International de Santé Naturelle 2017

Cette année, le congrès de médecine naturelle le plus célèbre du monde francophone s’intéresse à notre santé, de la naissance à la fin de vie, au- tour d’un programme intitulé « Santé naturelle tout au long de la vie ». Quelques exemples parmi les nombreuses conférences de ces deux journées :

“Ce que l’embryogénèse nous dit de la vie” par le Dr Olivier Soulier, “L’immunité de 0 à 100 ans” par le Pr Henri Joyeux, ou encore “Prévention des ma- ladies de civilisation, la solution Okinawa” par le Dr Jean-Paul Curtay. Vous aurez également l’occa- sion de poser des questions à de nombreux experts :

vous pourrez participer à des ateliers, des démons- trations de pratiques corporelles, des dégustations ou encore des ateliers créatifs. Un espace sera dé- dié aux enfants avec une garderie leur permettant l’accès à leurs ateliers de yoga, de théâtre, d’ex- pression corporelle, de maquillage et de dessin.

NANTES (44300)

Dates : Du vendredi 6 au dimanche 8 octobre 2017

Droit d’entrée : Tarif réduit à 3 euros en ligne, 5 euros sur place

Lieu : Parc des expositions de la Beaujoire, Halls 1 & 2, 344 route de Saint-Joseph

En Forme ! LA TESTE-DE-BUCH (33260)
En Forme !
LA TESTE-DE-BUCH (33260)

Nicolas Cardinault pour les produits de la ruche, le Dr Demonceau à propos de l’homéopathie, le Dr Souvanlasy sur l’acupuncture ou encore le Dr Danielle Roux concernant les huiles essentielles. Retrouvez le programme détaillé et inscrivez-vous sur : www.congresipsn.eu

Vous avez envie de vous mettre au sport ou de connaître les dernières tendances de votre activité sportive ? Ce salon vous permettra de rencontrer des professionnels de nombreuses pratiques : CrossTraining, fitness, yoga, pilates ou encore arts martiaux. Des produits sains et naturels seront également proposés pour prendre soin de vous-même : aromathérapie, massage, relaxa- tion, compléments alimentaires, appareils de cuisson, extracteurs de jus, cosmétiques bio et naturels, etc. Attention, les animaux de compagnie ne sont pas au- torisés dans le salon. Renseignements sur :

PARIS (75012)

Dates : Les samedi 30 septembre et dimanche 1 er octobre 2017

Lieu : Parc Floral de Vincennes, 12 route de la Pyramide

www.bassindidees.fr/event/en-forme

Zen et Bio

Ce salon rassemble des exposants passionnés dans les domaines de l’alimentaire, de l’habitat écolo- gique, de l’environnement, du jardinage, de la beauté et du bien-être. En plus des conférences animées par des spécialistes sur différents thèmes,

Dates : Les samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017 de 10h à 19h

Lieu : Parc des Expositions, 940 avenue de l’Europe

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