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TP1 : REDRESSEUR COMMANDE ET GRADATEUR

I. BUT DE LA MANIPULATION
Dans ce TP, nous allons étudier le fonctionnement de deux convertisseurs :
• Un redresseur monophasé en pont complet à 4 thyristors.
• Un gradateur à deux thyristors.
II. ETUDE THEORIQUE
Il existe trois types de redresseurs commandés monophasés double alternance : le pont de
Graëtz tout thyristors (le seul qui est décrit ici), dit symétrique ; le pont de Graëtz mixte
composé de deux thyristors et de deux diodes ; le montage à point milieu composé de deux
thyristors et nécessitant un transformateur à point milieu.
II-1 Redressement avec pont tout thyristor
a) Charge résistive
La Figure 1 donne le schéma d’un redresseur en pont à 4 thyristors entre une source de
tension alternative u2 et une charge purement résistive. Les thyristors sont supposés parfaits.

Figure 1 : Redresseur à 4 thyristors et formes d’onde associées.


Dans ces conditions, les couples de thyristors (T1, T2) et (T3, T4) sont régis par le
fonctionnement suivant : à tout instant, au moins un des thyristors de chaque couple doit être
passant pour assurer le passage du courant iS. De plus, seul l’un des thyristors de chaque
couple doit être passant de façon à ne pas court-circuiter la source de tension uE. Ainsi, l’état
électrique des thyristors d’un même couple doit être complémentaire. Ces couples constituent
des « cellules de commutation ».
Un thyristor ne peut s’amorcer que si la tension VAK à ses bornes est positive et si une
impulsion de courant est envoyée dans son électrode de gâchette. Ainsi, si T2 et T4 sont
initialement conducteurs, T1 et T3 ne pourront être amorcés que si uE est positive.
Inversement, si T1 et T3 sont initialement conducteurs, T2 et T4 ne pourront être amorcés que
si uE est négative. On désigne par α l’angle de retard à l’amorçage d’un thyristor par rapport
au passage par zéro de la tension à ses bornes.

1
La tension de sortie est constituée de portions de sinusoïdes de la tension d’entrée : uS = ± uE.
Sa valeur moyenne est réglable par action sur l’angle α.
1. Exprimer les valeurs moyenne et efficace de la tension uc. En déduire l’expression du
facteur de forme.
2. Donner les expressions de la puissance active et de la puissance apparente du secondaire.
En déduire l’expression du facteur de puissance.
3. Les thyristors ne sont pas parfaits (chaque thyristor présente une tension seuil VT). Tracer
les oscillogrammes des tensions uc(θ) et VAK1(θ). On précisera la valeur maximale de chacune
de ces grandeurs.
b) Charge inductive avec f.e.m
La présence de l’inductance a pour effet de retarder le courant ic par rapport à la tension uc. Or
un thyristor reste conducteur tant que le courant le traversant est positif. C’est pourquoi la
tension uc devient temporairement négative pour θ > π±kπ (Figures 3 et 4).

Figure 2
Ensuite, deux cas sont possibles :
– Soit le courant dans T1 et T3 (ou T2 et T4) ne s’annule pas et ceux-ci restent conducteurs : la
conduction du courant dans la charge est ininterrompue.
– Soit le courant dans T1 et T3 (ou T2 et T4) s’annule et ceux-ci se bloquent : la conduction du
courant dans la charge est interrompue.
On montre que la conduction du courant dans la charge est ininterrompue pour sin (φ − α)>K, et
interrompue autrement, avec : π

E 1 + tan ϕ 1 − e
2 tan ϕ
et tanφ = Lω/R
K= π
Us max −
tan ϕ
1+ e
Remarque : Le courant ic ne peut être que positif ou nul (sens de conduction des thyristors).
Si la fém E est positive (récepteur), le convertisseur fonctionne en redresseur commandé. Si la
fém E est négative (générateur), le convertisseur fonctionne, soit en redresseur commandé,
soit en onduleur assisté.
a) Conduction ininterrompue du courant dans la charge (Figure 3)
En conduction ininterrompue, pour α ≤ θ ≤ α + π on a :

2
Figure 3 : Pont tout thyristors – Charge inductive avec fém Conduction ininterrompue
4. Exprimer la valeur moyenne de la tension uS.
b) Conduction interrompue du courant dans la charge (Figure 4)
En conduction interrompue, pour α ≤ θ ≤ ψ on a

Figure 4 : Pont tout thyristors – Charge inductive avec fém Conduction interrompue

3
5. Exprimer la valeur moyenne de la tension uS.
II-2 Gradateurs ou convertisseurs AC/AC
Les gradateurs sont des convertisseurs AC/AC. Ils font l’interface entre la source et une
charge demandant une tension variable en valeur efficace. Ces convertisseurs sont réalisés
généralement à partir de triacs pour des charges de faible puissance ou thyristors pour des
charges de puissances plus élevées.
Les gradateurs sont utilisés pour réaliser des variateurs pour certains appareils fonctionnant
sur le réseau (lampes halogènes, aspirateurs domestiques, outillage électroportatif,…), pour la
régulation de chauffage électrique, ainsi que dans de nombreux processus industriels.
On utilise souvent les gradateurs monophasés pour l’alimentation des moteurs monophasés
universels qu’on utilise dans plusieurs appareils ménagers ou de bricolage à vitesse variable.
II-2-1 Gradateur monophasé à thyristors
Un gradateur est constitué de deux thyristors montés en antiparallèle; commandés
successivement à α et π + α. La figure 3 illustre le schéma de principe d’un gradateur
monophasé. Th1 est commandé dans l’intervalle [0, π] alors que Th’1 est commandé dans
l’intervalle [π, 2π]. La tension d’alimentation est : v(t) = V m sin (ωt).

Figure 3 : Schéma du gradateur


II-2-2. Etude en charge purement résistive (R)
Les thyristors sont supposés parfaits..
- α ≤ωt ≤π, le thyristor Th1 est passant. La tension aux bornes de la charge et le courant dans
la charge sont : vc = v et i= v/R
- α +π ≤ωt ≤ 2π, le thyristor Th’1 est passant. La tension aux bornes de la charge et le courant
dans la charge sont : vc= v et i=v/R.
- pendant le reste de la période : vc=0 et i=0.

Figure 4 : Allure du courant et de la tension


Le courant efficace dans la charge s’exprime par :

1 Vm 2 V α sin(2α )
I= ∫0 R 2 sin (θ )dθ = R 1 − π + 2π
2

4
En variant α de 0 à π, on fait varier le courant de son maximum à zéro.
III. MANIPULATION
La commande de gâchette des thyristors est effectuée par un dispositif électronique
permettant d’obtenir deux trains d’impulsions déphasés entre eux de 180° et dont il est
possible de régler l’angle de retard α par rapport au zéro de la tension monophasée de
référence. Ce montage permet de faire varier de manière continue l’angle de retard à
l’amorçage des thyristors entre αmin et 180°.
III.1 Redresseur monophasé en pont à 4 thyristors
III.1.1 Fonctionnement sur charge résistive (Lampe 24V)
1. Réaliser le montage de la figure 5, où la charge est une lampe.

Figure 5 : Montage d’après la maquette didactique.


2. Observer à l’oscilloscope et justifier la forme de la tension redressée aux bornes de la
charge lorsque l’angle de retard à l’amorçage α des thyristors varie.
3. Fixer α à 90° et tracer:
• La tension vS aux bornes de la lampe,
• La tension vGK de l'impulsion sur la gâchette de thyristor TH1,
• La tension vAK aux bornes du thyristor TH1,
• Le courant du signal d’entrée i.
4. En déduire la valeur de la tension seuil du thyristor TH1 et la comparer avec la valeur
donnée par le constructeur (voir fiche technique).
5. Mesurer les valeurs de la tension moyenne <VS > et efficaces aux bornes de la charge pour
différentes valeurs de l’angle α.
6. Tracer la courbe <VS > = f(α) et la comparer à la courbe théorique.
7. Pour α=90°, déterminer la valeur de la puissance active, puissance apparente du secondaire
et le facteur de puissance. Comparer avec les valeurs théoriques.
III.1.2 Fonctionnement sur charge inductive (MCC)
1. Brancher le moteur à la place de la lampe.
2. Observer à l’oscilloscope la forme de la tension redressée aux bornes du moteur lorsque
l’angle α de retard à l’amorçage augmente. Noter vos remarques.
3. A partir de quelle valeur de α le moteur arrête de tourner. Mesurer dans ce cas, la valeur
moyenne de la tension redressée et le courant moyenne d’entrée. En déduire la résistance du
moteur.

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4. Mesurer les valeurs de la f.e.m E du moteur pour différentes valeurs de l’angle α. Tracer la
courbe E=f(α). Conclure.
IV- Conclusion
V-Gradateur (facultatif)
La figure 5 présente un gradateur réalisé par deux thyristors montés en antiparallèle, (appelé
souvent tête-bêche). Il est monté sur la carte de redresseur commandé mono avec
modification simple.

Figure 6 : Gradateur monophasé à 2 thyristors, charge résistive.


Le schéma de principe est donné sur la figure suivante.

Figure 7 : schéma du principe d’un gradeur


1. Câbler le montage d’après le schéma de la figure 6.
2. Mesurer les valeurs efficace et maximale de la tension aux bornes de la charge pour
différentes valeurs de l’angle α.
3. Tracer vG1, vth1, vth4 et vs pour α=90°. Comparer avec la théorie.
4. Conclure.

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Fiche Technique Thyristor BT151

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Carte Electronique
Partie Commande, Points de test: TP1 Passage à zéro, TP2 Rampe, TP3 Angle d’amorçage,
TP4 Train d’impulsions.
Partie puissance: Montages redresseurs et gradateur monophasés, Points de test: Chaque
composants et Charge (Lampe ou MCC).

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TP2 : Hacheur à Transistors

I. BUT DE LA MANIPULATION
- Etudier le fonctionnement de deux montages hacheurs.
• Hacheur dévolteur (Buck)
• Hacheur quatre quadrants.
- Contrôler la vitesse et le sens de rotation d’un moteur à courant continue.
II. ETUDE THEORIQUE
II.1 Hacheur dévolteur (Buck)
Un hacheur est constitué au minimum d’un interrupteur électronique commandé C (type
transistor) et d’une diode D, placés entre une source de tension E et un récepteur de type
source de courant CH (par exemple une charge RL, un moteur à courant continu, un filtre
LC). La tension aux bornes du récepteur est notée Vch. On rappelle que le transistor est utilisé
en mode interrupteur de puissance : fermé pendant la durée TON, ouvert pendant la durée TOFF.
La commande de l’interrupteur est caractérisée par deux paramètres : le rapport cyclique de
conduction α et la période de découpage Tdec.
TON TON
α= =
TON + TOFF Tdec
Il existe deux phases principales de fonctionnement :
• Phase 1 : 0 < t < α .Tdec, T est fermé, c’est la phase active VT ≈ 0, VD≈ - E (la diode
est bloquée), d’où : iD = 0, iT = ich et Vch≈ E.
La source E alimente le récepteur de courant. Il y a transfert d’énergie de la source à la
charge.
• Phase 2 : α Tdec ≤ t < Tdec ; T est ouvert, c’est une phase de roue-libre VD ≈ 0, VT ≈ E
(la diode est passante), d’où : iD = ich, iT = 0 et Vch ≈ 0. La source E est déconnectée du
récepteur de courant.

Figure 1 : Hacheur dévolteur


Dans ce type de circuit, α et Tdec sont donc les paramètres de réglage du transfert d’énergie entre
la source E et la charge, récepteur de courant.
1. Démontrer que la tension moyenne aux bornes de la charge est égale à :
UCH = α E
2. Dans le cas d’un récepteur RL (avec ou sans f.c.e.m), démontrer la relation suivante :
E (1 − e−αTdec τ )(1 − e−(1−α )Tdec τ )
∆ich =
R 1 − e−Tdec τ

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Avec : τ = L/R, constante de temps du régime libre.
3. Dans le cas très fréquent où τ >>Tdec, le récepteur peut être assimilé à une véritable source
de courant, déduire du résultat précédent la relation suivante :
E
∆ich ≈ α (1 − α )
LF dec
Avec : Fdec = 1/Tdec, la fréquence de découpage.
II.2 Hacheur quatre quadrants
Un hacheur quatre quadrants est un convertisseur réversible en courant et en tension; l’énergie
est transférée de la source de tension continue vers la source de courant continu si PSMoy > 0,
et réciproquement si PSMoy < 0. L’alimentation (UE > 0) doit être réversible en courant.

Figure 2 : Schéma équivalent au principe du hacheur quatre quadrants


On effectue une commande complémentaire des interrupteurs électroniques de telle manière
que l’on ait :
– De t = 0 à t = αTdec, T1 et T3 sont fermés, T2 et T4 ouverts. On a: uS = UE et iE = IS.
– De t = αTdec à t = Tdec, T1 et T3 sont ouverts, T2 et T4 fermés. On a : uS = −UE et iE = −IS.
4. Démontrer que la tension moyenne aux bornes de la charge est égale à :
USMoy= (2α-1) UE
5. Dans le cas d’un récepteur RL (avec ou sans f.c.e.m), démontrer la relation suivante :

2U E 1 − e −αTdec τ − e − (1−α )Tdec τ


+ e −Tdec τ
∆I S = I SMax − I SMin =
R 1 − e −Tdec τ
Avec : τ = L/R, constante de temps du régime libre.
6. Dans le cas très fréquent où τ >>Tdec, le récepteur peut être assimilé à une véritable source
de courant, déduire du résultat précédent la relation suivante :
4U E
∆I S ≈ α (1 − α )
LF dec
Avec : Fdec = 1/Tdec, la fréquence de découpage.
II-3 Application : Commande bipolaire d’un MCC par Hacheur 4 quadrants
Dans de nombreux systèmes, il est nécessaire de pouvoir commander le sens de rotation ainsi
que la vitesse d'un moteur à courant continu. Un principe largement utilisé est la commande
par pont de transistors: Schéma et Principe:

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Changement du sens de rotation, principe général:
Les 4 transistors, symbolisés ici par des interrupteurs T1, T2, T3 et T4, sont montés en pont et
permettent de commander le sens de rotation du moteur: Lorsque T1 et T4 sont fermés, le
moteur tourne dans un sens (sens 1). Lorsque T2 et T3 sont fermés, le moteur va tourner dans
l'autre sens (sens 2).
Principe de la variation de vitesse et fonctionnement dans les 4 quadrants:
En jouant sur le Rapport Cyclique (RC) de commutation des transistors, il est possible de faire
varier la vitesse de rotation du moteur en limitant plus où moins la puissance fournie au
moteur.
La commande des interrupteurs est du type complémentaire: Les transistors T1, T4 d'une part
et T2, T3 d'autre part reçoivent des signaux de commande identiques: au cours d'une période
de fonctionnement, lorsque T1 et T4 sont commandés à l'amorçage, T2 et T4 sont commandés
au blocage et inversement.
Sur le schéma ci-dessous, T1 et T4 sont
commandés pendant le temps αT et les
transistors T2, T3 sont commandés pendant le
temps (T - αT) [0≤ α ≤1]. On constate que la
tension Vc aux bornes du moteur s'inverse.
Si le RC est 0,5 les tensions positives et
négatives sont égales. Le Moteur ne tourne pas
ni dans le sens1, ni dans sens 2.

III. Manipulation
III-1 Hacheur dévolteur
A) Test préliminaire
- Mesure de la fréquence minimale et maximale des impulsions.
- Mesure du Rapport Cyclique (RC) αmin et αmax.
- Mesure de L (bobine secondaire d’un petit Transformateur) et R.
- Vérification des transistors

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TIP: Texas Instruments, puissance,
boîtier plastique TO 220.
Transistor TIP 31 (29) est type NPN
Transistor TIP 30 (32) est type PNP
B) Réalisation du montage « hacheur dévolteur »
Schéma de principe.
Commande d'une charge RL

Charge
RL

Schéma de principe de partie de puissance


Le principe de fonctionnement est décrit par le tableau suivant ci-dessous.
Transistor ou Diode en conduction Sens du courant dans la charge
T1 A vers B
D2 A vers B à condition que la charge soit selfique

Montage de Transistor T1 et Diode D2 dans la manipulation Hacheur Dévolteur.


On garde la diode D1 pour la protection de transistor T1. On branche la bobine secondaire de
transformateur entre les points A et C. La Résistance de 100Ω est branchée entre le point D et
la borne - de l’alimentation du Pont.
C) Analyse du fonctionnement
C-1 Fixer la fréquence de découpage à Fdec = 100 Hz et α=0.8 puis visualiser et tracer la
tension (vRL = vAB) aux bornes de la charge RL et la tension vDB aux bornes de résistance R.
C-2 Pour Fdec = 100 Hz, faire varier le rapport cyclique α et remplir le tableau suivant :
α 0 0.2 0.4 0.5 0.6 0.8 1
VABMoy
∆IS
Tracer VABMoy = f(α) et ∆IS = g(α). Comparer avec la courbe théorique.

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C-3 Pour un rapport cyclique à α=0.8, faire varier la fréquence de découpage et tracer la
courbe ∆IS = f(Fdec) (prenez un pas de 50 Hz). Comparer avec la courbe théorique.
III-1 Hacheur quatre quadrants
A) Réalisation du montage
Schéma de principe.

Le principe de fonctionnement est décrit par le tableau suivant ci-dessous.

Transistors en conduction Sens du courant dans la charge


T1 et T4 A vers B
T2 et T3 B vers A

Les transistors PNP sont en haut, les NPN sont en bas.


B) Analyse de fonctionnement
B-1. Charge purement résistive.
- Brancher une résistance R=1kΩ entre A et B.
- Visualiser et tracer VAB (t), pour une fréquence de 500 Hz et un rapport cyclique α=1/3.
Remarque importante: Dans les chronogrammes des commutations des Transistors T1 à T4,
on remarque la présence d’un temps mort entre les fronts: montant et descendant. Ce temps
mort évite la conduction simultanée de T1 et T2 ou de T3 et T4 et donc la destruction
des transistors.
- Pour une fréquence de 500 Hz, faire varier le rapport cyclique α puis remplir le tableau
suivant :

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α 0 0.2 0.4 0.5 0.6 0.8 1
VABMoy
Tracer VABMoy = f(α). Commenter la courbe obtenue.
B-2. Pilotage d’un moteur à courant continue.
- Brancher le moteur entre A et B.
- Fixer la fréquence à 50 Hz et faire varier le rapport cyclique. Noter vos remarques et tracer
VAB pour α=1/3, α =1 /2 et α =2/3. Interpréter ces résutats.
- Fixer le rapport cyclique à α= 0.5 et faire varier la fréquence de découpage. Noter vos
remarques.
- Fixer le rapport cyclique à α= 1 /3 et faire varier la fréquence de découpage. Noter vos
remarques.
- Fixer le rapport cyclique à α= 2 /3 et faire varie la fréquence de découpage. Noter vos
remarques.
IV- Conclusion

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Carte Electronique Hacheur 4 Transistors
NB ! Transistors T1 et T3 sont type PNP, Transistors T2 et T4 sont NPN.
Variation du Rapport cyclique et la fréquence sont indépendant. Commande du Pont est
bipolaire.
Points de mesure : 1-Signal Rectangulaire, 2-Signal triangulaire

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Fiche Technique Transistor TIP31

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Fiche Technique Transistor TIP32

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TP3 : Onduleur autonome monophasé
I. BUT DE LA MANIPULATION
Dans ce TP , nous allons étudier le fonctionnement d’un onduleur de tension monophasé en
pont avec l’utilisation de deux stratégies de commande :
• Commande symétrique ou pleine onde
• Commande en MLI (Modulation de la Largeur d'Impulsion)
II. ETUDE THEORIQUE
II.1 Rappels
Un onduleur est un convertisseur statique réalisant la transformation continu-alternatif. Il en
existe deux catégories :
• les onduleurs de tension alimentés par une source de tension continue;
• les onduleurs de courants alimentés par une source de courant continu.
On peut citer quelques applications :
• un onduleur de tension à fréquence fixe et valeur efficace de tension de sortie
constante est utilisé comme alimentation de secours ;
• un onduleur de tension à fréquence variable permet de réaliser des variateurs de
vitesse des moteurs synchrones ou asynchrones.
Dans ce TP, on va s’intéresser à l’étude d’un onduleur de tension en pont en utilisant deux
stratégies de commande :
• la commande dite ondes pleines : le signal de sortie est à la fréquence de découpage et
est généralement proche d’un signal carré. Ce type d’onduleur est utilisé lorsque la
forme du signal alternatif n’est pas primordiale (alimentation d’un système de
chauffage par induction, alimentation de machines tournantes de fortes
puissances,…).
• La commande en MLI (Modulation de Largeur d’Impulsions) : ce type de commande
permet de générer une onde qui, après filtrage du découpage, est sinusoïdale
d’amplitude et de fréquence variables. Ce type de montage est utilisé pour produire un
signal alternatif proche d’une sinusoïde (alimentation de secours, variateur de vitesse
des moteurs synchrones ou asynchrones,…).
II-1-1 Onduleur de tension monophasé en pont à commande symétrique
Un onduleur monophasé de tension en pont (Figure 1) utilise des interrupteurs électroniques
bidirectionnels (dans notre cas, diode en anti-parallèle sur interrupteur unidirectionnel
« transistor bipolaire »).

Figure 1 : Structure d’un onduleur de tension en pont


On effectue une commande complémentaire des interrupteurs électroniques de telle manière
que l’on ait :
– De t = 0 à t = T/2, K1 et K4 sont fermés, K2 et K3 ouverts. On a: uS = E.

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– De t = T/2 à t = T, K1 et K4 sont ouverts, K2 et K3 fermés. On a : uS = E.
1. Dans le cas d’une charge RL, exprimer la valeur efficace de la tension uS.
2. Montrer dans ce cas que la puissance active P fournie à la charge est donnée par :
E 4τ T
P = (1 − th )
R T 4τ
II-1-2 Onduleur de tension monophasé en pont à commande en MLI
Les onduleurs MLI utilise le même schéma de base étudié précédemment (figure 1). Seule la
commande diffère : La tension de sortie rectangulaire est maintenant modulée en largeur
suivant un rapport cyclique α qui évolue à une fréquence « basse », très inférieure à celle du
découpage (figure 2).

Figure 2 : principe de la MLI


Si on appelle α le rapport cyclique de la tension de sortie sur une période Td, la « valeur
moyenne » de cette tension sur cette période Td peut donc avoir une allure alternative,
sinusoïdale désiré (représenté en pointillé), et c’est cette onde qui sera récupérée après
filtrage du découpage.
Cette « valeur moyenne » vaut : (VSMoy)Td= (2α-1) E , et si on désire une onde sinusoïdale
d’amplitude (r .E) :
vS1(t)= (VSMoy)Td= (2α-1) E = r.E sin ωt avec ω=2πF
1 + r sin ωt
On en déduit la commande nécessaire : α (t ) =
2
r : Profondeur de modulation
m= indice de modulation= Fd/F
En commande MLI, on dispose donc d’un générateur à tension réglable (0<r<1) et à
fréquence réglable (ω=2πF est imposée par la commande).
Commande intersective
Le signal de commande peut être produit simplement avec la comparaison entre un signal
triangulaire (la porteuse) à la fréquence de découpage et un signal modulant « basse
fréquence » représentant la forme du signal de sortie désiré (par exemple une sinusoïde).
On constate que chaque impulsion positive est suivie d’une impulsion négative et vice versa.
La tension évolue entre –E et +E. C’est la modulation bipolaire (figure 2).
Le spectre du signal dans le cas d’une modulation bipolaire, comporte des raies autour de la
fréquence de découpage et de ses multiples.

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Vp(t)
OSCILLATEUR

S(t)

Vm(t)

Figure 2 : Principe de MLI bipolaire


La succession alternée des tensions positives et négatives est évité dans la modulation
unipolaire. Dans ce mode, chaque bras est commandé séparément. L’un à l’aide d’un signal
modulant Vm(t), tandis que l’autre utilise le signal opposé –Vm(t). Le schéma synoptique est
montré sur la Figure 3.

Figure 3 : Schéma synoptique Figure 4 : Principe de MLI Unipolaire


La tension de sortie uS évolue entre 0 et E pendant une alternance positive et entre 0 et – E
durant l’alternance négative. On observe aussi qu’elle est découpée à une fréquence double de
la fréquence de la porteuse. Sur la Figure 4 est montré le principe de MLI Unipolaire.
Le spectre du signal dans le cas d’une modulation unipolaire, comporte des raies autour du
double de la fréquence de la porteuse et de ses multiples.
III. MANIPULATION
Le circuit de Puissance est identique à un hacheur: Pont H avec 4 Transistors et 4 Diodes.
Avec une charge résistive, le courant s'annule et change de signe en même temps que la
tension. Il n'en est pas de même si la charge est inductive.
Commande des onduleurs.
La commande pleine onde permet de déterminer seulement la fréquence de sortie. Il n’y a pas
de possibilité pour régler la valeur de la tension de sortie. Elle ne présente que très peu
d'applications à cause des harmoniques qu'elle engendre.
La commande MLI permet de régler la valeur efficace de la tension de sortie. Elle diminue
considérablement le taux d'harmoniques à la sortie.

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Avant tout: Vérifier le bon positionnement de Transistors dans le Pont H sur la Carte
Onduleur MLI. Les transistors PNP sont en haut, les NPN sont en bas.

Montage de Transistors et Diodes dans le Pont H. La commande de bases n’est pas montrée.
A) Commande pleine onde. Le commutateur SELECT doit être dans la position PO.
1. Charge résistive, R=1,2kΩ.
Brancher cette résistance dans la diagonale du Pont. Observer avec Oscilloscope la présence
du temps mort.
Ajuster la fréquence à la fréquence minimale (à peu près 100Hz). Régler la valeur du Rapport
Cyclique (RC) permettant d’avoir VAB= ±E.
Dessiner l’allure de tension aux bornes de la résistance et noter l’amplitude, le rapport
cyclique et la fréquence et la valeur efficace. Comparer avec les valeurs théoriques.
2. Charge Transformateur élévateur 12/220V.
Changer la résistance 1,2kΩ par la bobine du transformateur. Garder les mêmes valeurs de la
fréquence et du RC.
Attention ! Sur la bobine 220V du transformateur va s’apparaitre Haute tension !
Mesurer la tension sur la résistance en parallèle avec le condensateur 47nF/250V sur la bobine
220V du transformateur (Sélecteur de la sonde x10). Dessiner l’allure de cette tension: Forme,
Umax, Période, Fréquence.
B) Commande MLI. Le commutateur SELECT doit être dans la position MLI. Le
potentiomètre RC ne joue déjà aucun rôle. Ajuster la fréquence triangulaire FREQ (porteuse)
à sa valeur maximale. Le potentiomètre AMPIT permet de varier l’amplitude de tension
sinusoïdale (tension modulante) 50Hz. Le rapport de ces deux fréquences est généralement
choisi > 20. Dans notre cas c’est combien ?
1. Charge résistive, R=1,2kΩ.
Brancher cette résistance dans la diagonale du Pont H. Observer avec Oscilloscope la
présence du Modulation MLI sur la résistance. Dans une même période de 50Hz on observe
des différents (variables) rapports cycliques.
Le premier paramètre de réglage est la fréquence porteuse, le deuxième est l’amplitude du
signal modulant.
Pour voir bien avec l’Oscilloscope l’allure MLI sur la résistance: Balayage horizontale
5mS/div. Fréquence Triangulaire Max, L’amplitude de la tension modulante est d’environ 7V.

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Dessiner l’allure de cette tension: Forme, Umax, Période, Fréquence.
2. Charge Transformateur élévateur 12/220V.
Changer la résistance 1,2kΩ par la bobine 12V du transformateur.
Attention ! Sur la bobine 220V du transformateur va s’apparaitre Haute tension !
Mesurer la tension sur la résistance en parallèle avec le condensateur 47nF/250V sur la bobine
220V du transformateur (Sélecteur de la sonde x10). Dessiner l’allure de cette tension: Forme,
Umax, Période, Fréquence.
Observer attentivement l’influence de deux paramètres: la fréquence porteuse triangulaire,
l’amplitude du signal modulant. Noter vos remarques.
IV- CONCLUSION

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Carte Electronique ONDULEUR MLI
Partie Commande, Points de test: TP1 Signal rectangulaire, TP2 Signal triangulaire, TP3
Signal A, TP4 Signal B. Variation du Rapport cyclique et la fréquence sont indépendant.
Partie puissance: NB ! Transistors T1 et T3 sont type PNP, Transistors T2 et T4 sont NPN.

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