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Pompes rotodynamiques

Présentation. Description
par Jean POULAIN
Ingénieur de l’École supérieure d’électricité
Ancien élève de l’Institut Von Karman
Conseiller scientifique de l’Association française des constructeurs de pompes

1. Situation par rapport à d’autres types de pompes ........................ B 4 300 - 2


2. Situation comparée des pompes centrifuges, hélicocentrifuges
et hélices .................................................................................................... — 3
3. Pompe centrifuge monocellulaire....................................................... — 4
3.1 Éléments constitutifs ................................................................................... — 4
3.2 Modes de réalisation ................................................................................... — 5
4. Pompe centrifuge multicellulaire........................................................ — 6
4.1 Éléments constitutifs ................................................................................... — 6
4.2 Modes de réalisation ................................................................................... — 8
5. Pompe hélicocentrifuge......................................................................... — 9
5.1 Éléments constitutifs ................................................................................... — 9
5.2 Modes de réalisation ................................................................................... — 10
6. Pompe hélice ou axiale .......................................................................... — 11
6.1 Éléments constitutifs ................................................................................... — 11
6.2 Modes de réalisation ................................................................................... — 11

L ’article « Pompes rotodynamiques » fait l’objet de plusieurs fascicules :


— [B 4300] Présentation. Description ;
— [B 4302] Fonctionnement ;
— [B 4304] Projet d’une pompe ;
— [B 4306] Problèmes mécaniques particuliers ;
— [B 4308] Exploitation.
Les sujets ne sont pas indépendants les uns des autres. Le lecteur devra
assez souvent se reporter aux autres fascicules. Le numéro de fascicule est
suivi du numéro de paragraphe ou de figure.
Une pompe centrifuge est un système ouvert, en quelque sorte un trou ou
encore un conduit, dans lequel est mis en place un champ de forces centri-
fuges. Cette machine n’est plus basée sur le transport du fluide dans un godet
ou sur la variation, dans le temps, d’un volume d’emprisonnement. Le fluide
n’est plus poussé par une paroi matérielle, mais mis en mouvement et équili-
11 - 1996

bré par un champ de forces. Cela est une notion très simple, nous allons le voir
dans ce qui suit, mais c’est aussi une notion moins spontanée que celle d’un
récipient mobile. Puisqu’elle est basée sur d’autres principes, la pompe centri-
fuge fonctionne et s’utilise selon d’autres lois, qui sont l’objet de l’ensemble
des articles qui vont suivre. Nous y avons traité l’essentiel, cependant certains
domaines restreints ou certains aspects particuliers n’ont pas été abordés. Ils
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le seront dans un autre cadre.


Notre perception du sujet reste imparfaite et approximative. L’évolution de
nos connaissances n’est pas terminée et nous sommes encore loin de
l’asymptote.

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Les nouvelles méthodes de calcul, de type instationnaire, ou de type


Navier-Stokes, vont modifier et stimuler l’art du dessin et de la conception. De
nouveaux matériaux apparaissent. De nouveaux revêtements ou traitements de
surface sont utilisés. L’électronique intervient par plusieurs aspects dont la
vitesse variable et les systèmes de maintenance conditionnelle.
L’industrie des pompes en France emploie environ 6 000 personnes. Son
chiffre d’affaires évolue autour de 5 milliards de francs et ses exportations
totales autour de 3 milliards de francs.
Le marché des pompes se répartit approximativement de la manière
suivante : un quart du marché est couvert par les pompes volumétriques, les
trois quarts restants sont assurés par les pompes rotodynamiques. Enfin,
signalons la part importante des circulateurs qui représentent 25 % du marché
total des pompes.

Historique

La première pompe a été inventée, il y a longtemps, par la


nature, pour l’équipement cardiaque des êtres vivants. Bien
que d’un dessin ancien, elle est toujours en opération.
Dans un passé plus récent, l’antiquité, le pompage de l’eau
est apparu comme un besoin, qui a conduit l’homme à déve-
lopper une technologie que l’on peut qualifier d’avancée. Il est
intéressant de constater que certains types de pompes, vieux
de 2 000 ans, sont encore produits et commercialisés de nos
jours, avec succès. C’est le cas de la vis d’Archimède.
La technologie des pompes a évolué lentement, et même
très lentement pendant deux millénaires, pour finalement
exploser à la fin du XIXe siècle et se placer sur une autre tra-
jectoire, à pente fortement positive. Le big bang correspondait
à l’apparition des pompes centrifuges, et plus généralement
rotodynamiques.
La technologie des pompes rotodynamiques a beaucoup
évolué depuis sa naissance, comme on le voit sur la figure
ci-contre, extraite d’un document Sulzer. Elle montre quatre
étapes dans le développement des pompes alimentaires de
chaudière. La réduction de taille s’accompagne, en outre, de
l’accroissement simultané des débits, des niveaux de pression
et de température.

1. Situation par rapport


à d’autres types de pompes
Nous comparons ici les domaines d’utilisation respectifs de
quatre grandes familles de pompes (figure 1).
Nota : pour des raisons de commodité, la figure 1 est présentée avec des échelles loga-
rithmiques. Elle donne de ce fait une image imparfaite de l’étendue relative des domaines
d’application. Si l’on substitue, par l’imagination, des échelles linéaires aux échelles loga-
rithmiques, il apparaît que le domaine couvert par les pompes rotodynamiques est
incomparablement plus grand que celui couvert par les autres familles de pompes (par
un facteur de l’ordre de 100).

■ Famille I : pompes rotodynamiques


On regroupe sous cette appellation les pompes centrifuges, héli-
cocentrifuges et hélices. Cette famille peut être caractérisée par le
fait que la pression y est générée soit par l’action des forces cen-
trifuges, soit par la conversion en pression de l’énergie cinétique
communiquée au fluide (en le ralentissant). Dans la pratique, ces
deux modes de génération de pression sont associés, même pour

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2. Situation comparée
des pompes centrifuges,
hélicocentrifuges
et hélices
Il n’existe pas de normalisation reconnue qui fixe clairement la
limite entre, d’une part, les pompes centrifuges et, d’autre part, les
pompes hélicocentrifuges. On passe de façon continue d’un type de
pompe à l’autre, en traversant un petit domaine flou où les deux
modes de dessin sont possibles. Un domaine flou, assez semblable,
existe également à la frontière qui sépare les pompes hélicocentri-
fuges et les pompes hélices.
Nous verrons en [B 4 304] que ces domaines respectifs peuvent
être marqués, ou limités, en utilisant le paramètre Ns qui est la
vitesse spécifique de la pompe, et nous ferons la convention
suivante :
Figure 1 – Domaines d’utilisation des différents types de pompes — les pompes hélices correspondent au domaine Ns > 135 ;
— les pompes centrifuges correspondent au domaine Ns < 60 ;
— les pompes hélicocentrifuges correspondent au domaine
une pompe hélice, lorsque l’on s’écarte du point nominal. Les
intermédiaire 60  N s  135.
pompes rotodynamiques constituent un système ouvert et en équi-
libre, où le fluide n’est jamais enfermé dans un volume totalement La figure 2 présente les domaines respectifs des trois types de
clos. pompes qui appartiennent à l’ensemble des pompes roto-
dynamiques.
Cette famille de pompes est capable d’atteindre des débits Q très
élevés, allant jusqu’à 105 m3/h. Encore convient-il de remarquer Les commentaires suivants permettront de mieux comprendre la
que cette limite n’est pas de caractère technologique, et que des figure 2 qui a été établie pour des pompes opérant dans des
débits sensiblement plus grands seraient réalisables, s’il y avait un conditions normales, c’est-à-dire à proximité de leur point de
appel du marché dans ce sens. meilleur rendement.

■ Famille II : pompes à canal latéral


Elles utilisent les mêmes mécanismes de génération de pression
que précédemment, à savoir effet centrifuge et ralentissement de
la vitesse, mais dans un mode de réalisation profondément diffé-
rent qui permet de répéter plusieurs fois, dans une même roue, le
même processus d’élévation de pression. De ce fait, les pompes à
canal latéral permettent de réaliser une hauteur générée par étage
plus grande, pour une même vitesse périphérique.
Ce type de pompe ne permet d’atteindre que des rendements
assez modestes, inférieurs à 0,5 ; pour cette raison, il est limité en
débit à une valeur pratique d’environ 25 m3/h. Ici encore, cela ne
correspond pas à une limite technologique, mais à des critères de
rentabilité d’exploitation.
■ Famille III : pompes volumétriques à rotor tournant
Elles utilisent un principe de fonctionnement totalement différent
de ceux des familles I et II. Le fluide se trouve enfermé dans un
volume clos, mais mobile, qui va le transférer d’un état de pression
1 à un état de pression 2, avec modification du volume circulant
entre le circuit d’aller et celui de retour. Les modes de réalisation
sont très variés : pompes à engrenages, pompes à engrenages
hélicoïdaux intérieurs, pompes à lobes, pompes péristaltiques,
pompes à palettes, pompes à vis hélicoïdales, etc. Figure 2 – Domaines d’utilisation des pompes industrielles
rotodynamiques
■ Famille IV : pompes volumétriques alternatives (à pistons)
Elles fonctionnent selon des mécanismes semblables à ceux de
la famille III, et qui sont bien connus. ■ Pompes hélices
Elles conviennent particulièrement bien pour des pressions éle- Le domaine H1 est celui des pompes hélices industrielles qui
vées, et des débits faibles, généralement inférieurs à 100 m3/h, doivent offrir une bonne capacité d’aspiration, permettant une ins-
mais pouvant atteindre 200 m3/h. tallation facile, ainsi qu’une courbe caractéristique [B 4 302] tou-
jours descendante, assurant un fonctionnement stable quel que
Le paramètre représentatif de l’accroissement de pression
soit le débit. Dans ces conditions, la hauteur de refoulement se
(c’est-à-dire celui qui se conserve lorsqu’il y a changement de
trouve limitée à une valeur de 11 m environ.
fluide), est la hauteur d’élévation H pour les pompes des familles I
et II, et directement la pression ∆p pour les pompes des familles III Les pompes hélices ne sont jamais réalisées avec deux ouïes
et IV. Nous avons donc porté sur la figure 1 les deux échelles qui pour des raisons de construction qui sont évidentes. Elles sont
ne sont, en toute rigueur, compatibles que pour un fluide ayant rarement utilisées en version multiétage (pour H > 11 m, on leur
une masse volumique de 1 000 kg/m3. préfère d’autres types de pompes). Les pompes hélices ne sont pas

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employées pour les faibles débits, car elles nécessiteraient des


vitesses de rotation élevées ou très élevées que les utilisateurs pré-
fèrent éviter.
■ Pompes hélicocentrifuges
Elles peuvent être utilisées en variante multiétage, mais
conduisent, dans ce cas, à un pas d’étage élevé qui limite le nombre
d’étages à 5 (ou 6). On obtient le domaine global des pompes héli-
cocentrifuges en multipliant par 5 les hauteurs manométriques de
la courbe HC1 de la figure 2.
Comme les pompes hélices, les pompes hélicocentrifuges ne
sont pas utilisées pour de faibles débits, car elles conduisent dans
ce cas à des vitesses de rotation élevées ou très élevées.
■ Pompes centrifuges
Elles couvrent un domaine (CEN) incomparablement plus grand
que celui des autres pompes, ce que l’on voit mal sur la figure 2
par suite de l’utilisation d’échelles logarithmiques. Elles permettent
par exemple d’atteindre des hauteurs manométriques environ 100
fois supérieures à celles que l’on peut réaliser avec des pompes
hélices. Figure 3 – Pompe centrifuge monocellulaire (doc. KSB)

3. Pompe centrifuge
monocellulaire

3.1 Éléments constitutifs

3.1.1 Composants hydrauliques


Ils comprennent, dans la configuration la plus répandue (figure 3),
les éléments suivants.
Figure 4 – Impulseur d’une roue de pompe centrifuge monocellulaire
■ Le conduit d’amenée du fluide vers l’impulseur de la pompe,
(repère (1)) est, dans le cas général où l’aspiration est axiale, un ■ Le rôle de la volute (repère (3), figure 3) est de recueillir le fluide
simple cône ayant son axe confondu avec l’axe de la machine. Le sortant à grande vitesse de l’impulseur, de le canaliser, puis de le
fluide ne subit dans ce conduit ni apport, ni prélèvement d’énergie. ralentir, transformant ainsi en pression une part importante de son
■ La roue de la pompe, appelée aussi dans ce qui suit impulseur énergie cinétique. Elle comporte deux parties :
(repère (2)), est l’élément essentiel de la machine. La totalité de — une première partie en forme d’escargot, dont les sections
l’énergie est apportée au fluide par l’impulseur sous deux formes grandissent avec l’augmentation du débit ;
distinctes : — une seconde partie divergente, qui véhicule la totalité du
— d’une part, directement, sous la forme d’un accroissement de débit, et qui poursuit et achève le ralentissement du fluide.
pression statique ; ■ Des dispositifs d’étanchéité internes (repères (4), figure 3), sont
— d’autre part, sous la forme d’un accroissement d’énergie ciné- destinés à limiter le retour vers l’aspiration des débits de fuite préle-
tique, qui est lui-même transformé en pression dans les organes vés sur le débit principal ayant traversé l’impulseur. Ils sont
situés en aval de l’impulseur. constitués très simplement d’une section annulaire étranglée, aussi
L’impulseur est constitué d’aubes, ou ailes (Au, figure 4). Les petite que possible, mais le jeu radial doit rester compatible avec un
aubes sont décalées angulairement de façon régulière ; elles sont bon fonctionnement mécanique de la pompe. Les dispositifs d’étan-
en nombre variable, mais très habituellement compris entre 5 et 7. chéité peuvent comporter deux niveaux, situés sur deux diamètres
Les aubes sont inclinées en arrière (figure 4). L’indication aubes légèrement différents, ce qui permet de réduire les débits de fuite
inclinées en arrière est à considérer par rapport au sens de rotation internes.
de l’impulseur. Cela veut dire que le bord de fuite B des aubes est
en retard dans la rotation par rapport au bord d’attaque A.
Nota : en dehors de cette réalisation classique peuvent exister des impulseurs à aubes 3.1.2 Composants mécaniques
radiales, mais ils sont alors précédés d’une avant-roue.
Les impulseurs des pompes centrifuges comportent presque Ils comprennent les éléments suivants.
toujours un flasque avant (Fav, figure 4) et un flasque arrière (Far,
figure 4). En d’autres termes, les aubes se rattachent à chaque ■ L’arbre (repère (5), figure 3) a pour fonction de porter l’impulseur,
extrémité à une couronne continue donnant à l’ensemble une d’assurer son centrage dynamique et de transmettre la puissance.
structure de grande rigidité, qui convient parfaitement à une réali- ■ La pivoterie (repères (6), figure 3) a un rôle double :
sation par fonderie. Les aubes de l’impulseur peuvent être droites
ou gauches : elles sont droites lorsque leur surface est générée par — d’une part, assurer le centrage de l’arbre (fonction palier
une droite toujours parallèle à l’axe ; elles sont gauches dans le cas radial) ;
contraire. Par exemple, les aubes représentées sur la figure 4 sont — d’autre part, équilibrer les efforts axiaux qui s’exercent sur
des aubes droites. l’équipage mobile (fonction butée).

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Les paliers à roulements sont de loin les paliers les plus utilisés
pour les pompes centrifuges monocellulaires. Dans ce cas, le palier
de butée est généralement constitué de deux roulements à contact
obliques montés dos à dos et il est situé du côté de l’accouple-
ment. Le palier radial qui doit être glissant est souvent constitué
d’un roulement à rouleaux. Le graissage est réalisé à la graisse ou
à l’huile. Les grosses pompes peuvent être équipées de paliers
radiaux et d’une butée axiale lubrifiés à l’huile.
■ Un système d’étanchéité vers l’extérieur (repère (7), figure 3) a
pour fonction d’empêcher une fuite externe ou, tout au moins, d’en
limiter l’importance. Ce système est classé parmi les composants
mécaniques, car il comporte des éléments de contact et de friction
entre parties tournantes et parties fixes. L’étanchéité externe peut
être assurée par un système de tresses avec presse-étoupe, assu-
rant un serrage glissant sur l’arbre ou, plus fréquemment, sur une
chemise rapportée sur l’arbre, que l’on peut remplacer en cas
d’usure. L’étanchéité externe peut aussi être assurée par une garni-
ture mécanique.
■ Les composants du stator ont un rôle soit exclusivement
mécanique, soit partagé. On note, par exemple, que la volute a une
fonction hydraulique et mécanique.

Figure 5 – Pompe avec roue entre paliers et diffuseur aileté (Doc. KSB)

3.2 Modes de réalisation

Le mode de réalisation le plus répandu, pour les pompes centri-


fuges monocellulaires, est de très loin celui que nous avons pré-
senté figure 3. Cependant, à côté de cette structure à la fois simple
et efficace, existent d’autres modes de réalisation, que nous allons
examiner maintenant, et qui répondent à des besoins plus
spécifiques.

3.2.1 Pompe comportant une roue entre paliers

Une telle pompe (figure 5) diffère de celle de la figure 3, par :


— l’organisation mécanique générale avec un palier situé de
part et d’autre de la roue ;
— un conduit d’amenée (1) du fluide vers l’impulseur, de forme
complexe qui assure, d’une part, un changement de direction de
90 degrés de l’écoulement et, d’autre part, une répartition du fluide Figure 6 – Représentation d’un diffuseur aileté
aussi homogène que possible devant l’œillard de l’impulseur ;
— un impulseur (2) au tracé légèrement modifié par la présence
de l’arbre ; L’énergie cinétique restant à la sortie d’un diffuseur est souvent
— des dispositifs d’étanchéité vers l’extérieur (tresses ou garni- faible, ce qui permet de réaliser des volutes de forme simplifiée
tures mécaniques) qui doivent être doublés puisqu’il y a deux tra- sans altérer le rendement. Cette facilité a été utilisée sur la pompe
versées d’arbre. représentée figure 5, où la volute est de section constante et fer-
L’avantage d’un tel dessin réside dans un meilleur comportement mée à l’extérieur par une enveloppe cylindrique beaucoup plus
mécanique de la pompe devant les forces radiales qui s’exercent sur apte qu’une volute conventionnelle à supporter des pressions éle-
l’impulseur aux faibles débits et, plus généralement, aux débits hors vées.
adaptation. Ce dessin est bien adapté à des pressions de refoule- L’utilisation d’un diffuseur aileté présente un intérêt particulier
ment élevées ou très élevées et autorise, dans ce cas, une plage pour des machines réversibles, c’est-à-dire devant assurer alterna-
d’opération plus étendue que la structure en porte à faux. tivement un fonctionnement en pompe ou en turbine.

3.2.2 Pompe à diffuseur Un diffuseur peut être employé quelle que soit la structure
de la pompe (entre paliers ou en porte à faux). La figure 5 ne
Dans un tel type de pompe, le fluide sortant de l’impulseur tra- représente donc qu’un cas particulier d’application.
verse un diffuseur aileté, c’est-à-dire porteur d’aubes (représenté
schématiquement figure 6), avant d’atteindre la volute.
Le rôle du diffuseur est double ; il permet : 3.2.3 Pompe centrifuge monoétage à roue double
— d’une part, de ralentir fortement l’écoulement, créant de ce
fait une forte remontée en pression statique ; La pompe à roue double, constituée de deux impulseurs montés
— d’autre part, de maintenir une pression à peu près axisymé- dos à dos et intégrés, permet d’obtenir, toutes choses égales par
trique autour de la roue et d’éviter ainsi de fortes poussées ailleurs, des débits deux fois plus grands. Elle peut être réalisée
radiales. soit dans une structure en porte à faux, soit dans une structure
entre paliers (figure 7), cette dernière morphologie étant nettement
plus répandue.

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Figure 7 – Pompe centrifuge monoétage à une roue double (Doc. KSB)

Ce type de pompe offre, en outre, les avantages suivants.


■ Disparition quasi totale de la poussée axiale, dans le cas de la Figure 8 – Pompe à bulbe
variante entre paliers, et réduction de la poussée axiale à un simple
effet de fond, dans la variante en porte à faux.
On notera, de plus, que le bulbe, par sa géométrie très particu-
■ Réalisation de rendements très élevés, grâce à la réduction : lière, permet de limiter l’encombrement diamétral de la pompe. Il
— des surfaces frottantes externes de l’impulseur par un facteur introduit par contre un encombrement axial assez grand qui, dans
deux ; le cas de la pompe verticale de la figure 8b, ne représente aucune
— des surfaces frottantes internes de l’impulseur, dont le voile gêne.
central est de dimensions réduites ;
— des fuites internes par un facteur deux (pas de piston d’équi-
librage, ou de dispositif de compensation des poussées).
L’avantage de rendement peut atteindre plusieurs points et jus- 4. Pompe centrifuge
tifier à lui seul le choix de ce type de pompe.
■ Réduction du NPSH requis (Net Positive Suction Head )
multicellulaire
c’est-à-dire hauteur de charge nette à l’aspiration (cf. article Pompes
centrifuges, hélico-centrifuges et axiales : cavitation [B 4 313]) par
rapport à une solution utilisant une roue simple véhiculant le même 4.1 Éléments constitutifs
débit global (la réduction, c’est-à-dire l’amélioration, du NPSH
requis peut approcher 40 % en valeur relative).
4.1.1 Composants hydrauliques

3.2.4 Pompe à bulbe Dans une pompe centrifuge multicellulaire telle que celle repré-
sentée par la figure 9, on rencontre trois types d’étages :
La pompe centrifuge à bulbe, utilisée essentiellement pour des — l’étage courant, qui se reproduit, identique à lui-même, de
pompes verticales, n’a pas de volute et est pourvue en aval de l’étage deux jusqu’à l’étage (n – 1) ;
l’impulseur d’un diffuseur d’abord axial puis centripète qui ramène — l’étage d’entrée, qui diffère du précédent par ses conditions
l’écoulement vers l’axe de la pompe (figure 8a ). Cet organe est d’aspiration ;
appelé bulbe. À la sortie du bulbe, l’écoulement se trouve sans — l’étage de sortie, qui alimente une volute de forme souvent
composante de rotation, et poursuit son chemin de bas en haut à simplifiée, ou très simplifiée.
travers un canal de section circulaire, d’abord divergent, puis de
section constante. Après avoir traversé le massif sur lequel repose
4.1.1.1 Étage courant
le corps de la pompe, le fluide subit un changement de direction
de 90 degrés à travers un coude très progressif où à ailettes, et Les éléments constitutifs sont au nombre de quatre.
quitte la pompe par un conduit horizontal (figure 8b ).
■ L’impulseur (repère (2), figure 9) apporte au fluide la totalité de
Une telle structure impose l’usage d’au moins un palier à eau et, l’énergie nécessaire au processus de pompage ; il est, de ce fait,
bien souvent, de plusieurs paliers intermédiaires également lubri- l’élément primordial de l’étage. Cet impulseur diffère un peu de
fiés à l’eau. Ce type de pompe permet d’avoir un impulseur celui de la pompe monocellulaire (figure 4), car il est traversé par un
immergé en dessous de la surface libre du liquide, évitant ainsi les arbre dont les dimensions sont loin d’être négligeables. Les dimen-
problèmes d’amorçage. sions de l’œillard sont donc augmentées. Le diamètre d’entrée dans

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Figure 9 – Pompe centrifuge multicellulaire


(Doc. KSB)

les aubes de la roue est plus grand. Les aubes sont souvent plus
courtes et peuvent différer en nombre d’une unité.
■ Le diffuseur (repère (8), figure 9) est, dans le mode de réalisation
représenté, pratiquement identique au diffuseur de la figure 6, mais
il peut dans d’autres modes de réalisation en différer sensiblement.
■ Le canal de retour (repère (9), figure 9) n’existe pas sur les
pompes monocellulaires. Sa fonction est double :
— d’une part, ramener vers le centre l’écoulement sortant du
diffuseur, à destination de l’étage suivant ;
— d’autre part, supprimer la composante tangentielle qui sub-
siste à la sortie du diffuseur.
Cette dernière fonction est importante ; nous verrons en
[B 4 302], en effet, qu’une composante tangentielle, dans le sens de
la rotation, à l’entrée de l’étage suivant, amènerait une perte de Figure 10 – Canal de retour : description et situation
hauteur inacceptable sur cet étage. dans son environnement normal
La figure 10 présente le canal de retour, dans son environne-
ment normal et pour un mode de réalisation relativement usuel.
On trouve l’impulseur d’amont Iam de rang r, le diffuseur D, le l’obtention de ces conditions, et de qualité du tracé dépend le NPSH
canal de retour CR et finalement l’impulseur d’aval Iav de rang de la pompe.
(r + 1). Les aubes Au du canal de retour sont représentées dans la ■ Lorsque la pompe doit présenter un NPSH très faible, l’impulseur
partie droite de la figure. Le nombre d’aubes du canal de retour est de tête est d’un tracé différent de celui des autres étages. L’œillard
souvent un nombre premier. Il ne doit, en tous cas, jamais être un peut être agrandi, les angles d’entrée plus ouverts, etc.
multiple du nombre d’aubes de l’impulseur.
■ Les autres composants sont identiques.

Il convient de noter que le diffuseur et le canal de retour sont 4.1.1.3 Étage de sortie
assez souvent intégrés l’un à l’autre pour former une pièce
unique tridimensionnelle, d’une conception et d’une représen- Il diffère de l’étage courant (§ 4.1.1.1) par les aspects suivants.
tation plus compliquées, mais qui permet d’assurer une bonne ■ L’étage de sortie ne comporte pas de canal de retour. Il reçoit une
continuité et une évolution régulière des sections de passage volute (repère (3), figure 9), qui est en général de forme simplifiée,
offertes au fluide. compte tenu du niveau d’énergie cinétique, faible en valeur relative,
existant en aval du dernier diffuseur.
Des dispositifs d’étanchéité internes (repère (4), figure 9) sont ■ Lorsque l’étage courant comporte un système de diffuseur-canal
semblables à ceux des pompes monocellulaires (figure 3) et sont de retour intégré, l’étage de sortie reçoit un diffuseur spécifique.
destinés à limiter les débits de fuite internes vers l’aspiration de
l’impulseur. ■ Les autres composants sont identiques.

4.1.1.2 Étage d’entrée 4.1.1.4 Autre composant hydraulique


Il diffère généralement de l’étage courant (§ 4.1.1.1) par deux ■ Piston d’équilibrage
aspects. Le rôle de ce piston (repère ⑩, figure 9) est d’équilibrer la pous-
■ Il est alimenté par un conduit d’amenée de forme tridimension- sée hydraulique qui s’exerce sur l’ensemble des impulseurs 1 à n.
nelle (repère (1), figure 9), qui doit alimenter l’œillard de l’impulseur C’est donc un élément qui n’existe pas, normalement, sur les pom-
dans des conditions de pression et de vitesse aussi homogènes que pes centrifuges monocellulaires. En amont du piston d’équilibrage
possible, avec des pertes de charge aussi faibles que possible. De règne une pression proche de la pression de refoulement. Le

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volume (capacité) situé en aval du piston est à la pression d’aspi- L’enveloppe extérieure porte les conduits d’aspiration et de
ration et est relié à l’aspiration par une tuyauterie que l’on ne voit refoulement permettant de démonter la pompe sans avoir à la
pas sur la figure 9. désolidariser de ses conduits d’entrée et de sortie. Les éléments
internes sont constitués en un ensemble solidaire auquel on donne
le nom de cartouche facilitant encore le démontage et l’entretien
4.1.2 Composants mécaniques de la machine.
Ce type de construction est bien adapté à la tenue aux fortes
Ils comprennent les éléments suivants. pressions.
■ L’arbre porte le repère (5) sur la figure 9. ■ À côté de cette structure existe un type de pompe à cellules empi-
■ La pivoterie est constituée d’un palier de butée (repère (11), lées (figure 11). Les fonctions de tenue à la pression et de centrage
figure 9) et de deux paliers radiaux (repère (6)). des pièces sont confondues et confiées directement aux éléments
qui constituent l’hydraulique de la pompe. On trouve sur la figure :
Dans l’exemple de la figure 9, il s’agit de paliers lisses et d’une
— le conduit d’amenée (repère (1)) ;
butée à patins lubrifiés à l’huile, mais on trouvera de nombreux
— les cellules empilées, qui généralement constituent aussi le
exemples de réalisation utilisant une pivoterie à roulements, tant
canal de retour (repère (9)) ;
pour la fonction butée que pour la fonction paliers radiaux. Signa-
— la volute de refoulement (repère (3)) ;
lons enfin que l’utilisation d’une pivoterie mixte, utilisant par
— un impulseur (repère (2)) ;
exemple une butée à roulements et des paliers lisses, n’est pas
— un diffuseur (repère (8)) ;
exceptionnelle.
— l’arbre (repère (5)) ;
■ Un système d’étanchéité vers l’extérieur (repère (7), figure 9) a — les garnitures mécaniques assurant l’étanchéité vers l’exté-
pour fonction de limiter le plus possible les fuites vers l’extérieur de rieur (repère (7)) ;
la pompe. Il peut être constitué, comme pour les pompes monocel- — les tirants et les écrous (repère (12)) qui assurent le serrage
lulaires, soit de tresses avec presse-étoupe, soit de garnitures méca- de l’ensemble et sont représentés en tireté.
niques. Le choix s’effectue en fonction du niveau de pression à Ce type de pompe est très répandu, simple et fiable. Il permet de
étancher, de la vitesse périphérique de l’arbre, de la nature du fluide réaliser des pompes comportant 10 étages, mais il convient mal
véhiculé, etc. aux pressions très élevées et aux machines de grandes dimen-
sions.
■ Les éléments du stator à rôle mécanique ont bien souvent aussi
une fonction hydraulique. C’est le cas de la pièce principale du sta-
tor, constituée d’un gros cylindre rigide, de forte épaisseur, mais qui
porte aussi les conduits d’entrée et de sortie. 4.2.2 Pompe verticale

La pompe centrifuge multicellulaire à cellules empilées (§ 4.2.1),


utilisant une pivoterie à roulements à billes lubrifiée à la graisse, se
4.2 Modes de réalisation prête sans difficulté à une utilisation en position verticale. Dans ce
cas, les constructeurs proposent, en général, les deux variantes
(horizontale et verticale), qui ne différent pratiquement que par les
4.2.1 Pompe de type barrel conditions d’appui.
et pompe à cellules empilées On trouve assez fréquemment des pompes centrifuges multicel-
lulaires verticales, dont la pivoterie est lubrifiée par le fluide pompé
■ La pompe multicellulaire de la figure 9 (§ 4.1) est de type barrel. (produit pétroliers, mais aussi paliers à eau). Sont également utili-
Les différentes cellules constituant la partie hydraulique de la sés des systèmes de pivoterie mixtes, dans lesquels les paliers
pompe sont montées dans un cylindre extérieur épais et rigide qui radiaux immergés sont lubrifiés par le fluide pompé, mais où la
assure la fonction de tenue à la pression ainsi que les fonctions de butée, située au-dessus et en dehors de la pompe, est lubrifiée à
centrage et de positionnement relatif des pièces internes. l’huile.

Figure 11 – Pompe centrifuge multicellulaire


à cellules empilées (Doc. Sihi)

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4.2.3 Pompe à plan de joint horizontal 4.2.4 Pompe à bulbe

Elle a un corps constitué par deux parties boulonnées l’une sur La pompe à bulbe, décrite au paragraphe 3.2.4, se prête parfai-
l’autre et se raccordant dans un plan horizontal passant par l’axe tement au montage multicellulaire. À titre d’exemple, la figure 13
de la machine appelé plan de joint. Le demi-corps inférieur porte montre la partie basse d’une pompe à bulbe verticale à deux
les tubulures d’aspiration et de refoulement, ce qui permet un étages.
démontage du demi-corps supérieur sans avoir à désolidariser de
la pompe les tuyauteries d’entrée et de sortie.
De telles machines permettent des visites de surveillance ou
d’entretien extrêmement faciles. Elles conviennent bien à des
niveaux de pression élevés ; leur construction est, par contre, rela-
tivement coûteuse. Les particularités d’une telle machine n’appa-
raissent pas sur un plan de coupe, et sont mieux mises en
évidence par des photographies, telles que celles des figures 12a
et b.

Figure 13 – Pompe centrifuge multicellulaire à bulbe (Doc. Bergeron)

Nota : la partie haute est semblable à celle de la figure 8b.


Les repères (2), (8), (5), (6) et (4) correspondent respectivement
à l’impulseur, au diffuseur bulbe, à l’arbre, aux paliers à eau et aux
étanchéités internes.
Le diffuseur bulbe conduit à des dimensions radiales plus
réduites que celles obtenues avec un diffuseur radial classique
suivi d’un canal de retour, mais, par contre, à des dimensions
axiales plus importantes.

5. Pompe hélicocentrifuge

5.1 Éléments constitutifs

Nous décrirons dans ce paragraphe 5.1 une pompe hélicocentri-


fuge multicellulaire. La pompe hélicocentrifuge monocellulaire de
même structure s’en déduit en raccordant directement les élé-
ments de sortie à la section située en aval de l’étage no 1.

5.1.1 Composants hydrauliques

Ils comprennent les éléments suivants, repérés figure 14.


■ Un conduit d’amenée du fluide vers le premier impulseur porte le
Figure 12 – Pompes centrifuges multicellulaires repère (1).
à plan de joint horizontal ■ Les impulseurs (repère (2)) diffèrent sensiblement de l’impulseur
d’un étage centrifuge tel que celui représenté sur la figure 4. L’écou-
lement sortant de l’impulseur ne se situe plus dans un plan perpen-
diculaire à l’axe, mais, pour une surface de courant donnée sur un

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5.2 Modes de réalisation

Les pompes hélicocentrifuges peuvent donner lieu à des modes


de réalisation extrêmement variés ; nous n’en citerons que quelques-
uns.

5.2.1 Pompe à volute à une roue


Pour des valeurs de Ns relativement modérées (Ns < 100),
l’impulseur hélicocentrifuge peut être suivi directement d’une
volute. Dans un tel mode de réalisation, la pompe ressemble beau-
coup à une pompe centrifuge monoétage. Elle en diffère par une
roue beaucoup plus large, par une sortie légèrement diagonale, et
par une volute de grande dimension.

5.2.2 Pompe à volute à roue double


Dans les mêmes conditions qu’au paragraphe 5.2.1 existent des
pompes hélicocentrifuges à roue double sortant directement sur
une volute.

Figure 14 – Pompe hélicocentrifuge verticale à deux étages

cône, plus ou moins ouvert en fonction de la vitesse spécifique Ns


de l’étage. Lorsque Ns croît pour tendre vers la valeur de celle des
pompes hélices ( N s  135 ), l’angle du cône se ferme et l’écoule-
ment tend vers l’écoulement cylindrique des pompes hélices.
L’impulseur d’une pompe hélicocentrifuge est un organe totale-
ment tridimensionnel dont la définition se fait ordinairement par
voie numérique. Sa représentation graphique est difficile et ne per-
met pas de donner une image claire de l’objet (comme cela était le
cas avec la figure 4).
■ Les redresseurs (repère (9)) jouent à la fois le rôle de diffuseur et
celui de canal de retour.
Ils transforment en pression statique une part importante de
l’énergie cinétique sortant de l’impulseur, ramènent l’écoulement
vers le centre pour alimenter l’étage suivant, et annulent la
composante tangentielle de l’écoulement.
Les redresseurs sont totalement tridimensionnels, au même titre Figure 15 – Pompe hélicocentrifuge montée en cuve
que les impulseurs, et leur représentation se fait dans les mêmes
conditions.
■ Un diffuseur conique (repère (8)) a pour rôle de ralentir l’écoule- 5.2.3 Pompe verticale montée en cuve
ment avant le coude de sortie et d’assurer une récupération partielle
de l’énergie cinétique restante. La figure 15 montre l’installation en cuve d’une pompe hélico-
centrifuge comportant un seul étage.
■ Un coude terminal (repère (13)) délivre le fluide pompé et est tra-
versé par l’arbre de la machine. Dans ce mode de réalisation, les conduits d’aspiration et de
refoulement sont montés en ligne. Après avoir pénétré dans la
■ Des dispositifs d’étanchéité internes non représentés sur la cuve, le fluide descend dans l’espace annulaire qui sépare la cuve
figure 14. de la pompe, et est aspiré en fond de cuve.
Ce type de pompe est bien adapté aux cas où le NPSH disponible
est faible. De telles pompes peuvent avoir une longueur ajustable,
5.1.2 Composants mécaniques leur permettant de s’adapter à des conditions de fonctionnement
particulières.
Ils comprennent les éléments suivants sur la figure 14.
■ L’arbre est repéré (5).
■ La pivoterie est constituée, d’une part, de paliers radiaux à eau
immergés (repères (6)), d’autre part, d’une butée non immergée
(repère (11)). Son mode de réalisation n’est pas précisé sur la
figure 14 ; elle peut être soit une butée à collet, lubrifiée à l’huile,
soit une butée à roulements à billes.
■ Un système d’étanchéité vers l’extérieur (repère (7)) est générale-
ment constitué, pour ce type de pompe, d’une garniture mécanique.

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6. Pompe hélice ou axiale Les figures 17a, b, et c présentent les canaux formés par deux
aubes successives pour trois diamètres de l’impulseur, respective-
ment le diamètre au pied des aubes, le diamètre moyen, le diamètre
au sommet des aubes, et cela pour une pompe ayant un rapport dia-
6.1 Éléments constitutifs métral de 0,5. La figure 17d, empilage des trois sections précé-
dentes, représente aussi une aube de l’impulseur vue de dessus.

6.1.1 Composants hydrauliques


Comme pour la pompe hélicocentrifuge, on trouve (figure 16) :
— un conduit d’amenée du fluide vers l’impulseur (repère (1)) ;
— l’impulseur (repère (2)) ;
— le redresseur (repère (9)) ;
— un diffuseur conique (repère (8)) ;
— le coude de sortie (repère (13)).

Figure 17 – Aubes d’un impulseur d’une pompe à hélice

6.1.2 Composants mécaniques


Ce sont les mêmes que pour la pompe hélicocentrifuge. On
trouve aux repères (5), (6) et (7) de la figure 16 : l’arbre, les paliers
radiaux à eau, un dispositif d’étanchéité entre la pompe et l’exté-
rieur.
Dans le cas de la figure 16 la butée n’appartient pas à la pompe,
celle-ci utilise la butée du moteur d’entraînement (repère (11)).

6.2 Modes de réalisation


Les pompes hélices sont presque toujours des pompes verticales
Figure 16 – Pompe hélice verticale monoétage, mais il existe quelques exceptions, telles que des
pompes équipant un tunnel hydraulique.
Dans ces conditions, les modes de réalisation sont peu
Il n’y a pas de dispositif d’étanchéité interne, car l’impulseur nombreux et se résument aux cas suivants :
axial de la pompe hélice est un impulseur ouvert, c’est-à-dire dont — pompes telles que celle de la figure 16 ;
l’extrémité des aubes est libre. — pompes montées en cuve, semblables à celle présentée
figure 15, mais en variante axiale ;
L’impulseur de la pompe hélice est profondément différent de
— pompes horizontales, sans coude au refoulement, mais avec
celui de la pompe hélicocentrifuge. considéré globalement, cet
un coude à l’aspiration ; dans ce cas, l’entraînement de la pompe
impulseur est totalement tridimensionnel, cependant il est constitué
se fait du côté aspiration.
d’un empilage de sections individuelles qui, elles, sont bidimen-
sionnelles et faciles à représenter.

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