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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'HABITAT

Document Technique Réglementaire

(D.T.R. E 6-1 )

TRAVAUX D'ENDUITS POUR


BATIMENTS

Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment

2000
COMPOSITION DU GROUPE TECHNIQUE SPECIALISE

"Travaux d'enduits pour Bâtiments"


D.T.R. E 6-1

Président du Groupe:

M. BACHA Saïd Chargé d’Etudes et de synthèse – Ministère de


l’Equipement
Vice Président du Groupe:

M. ABALACHE Bachir Assistant de DG - RE.H.A

Rapporteur:

Melle. KHINOUCHE Hassina Chargé d'Etudes - C.N.E.R.LB

Membres:

M. AIT SAID Sid Attaché de Recherche - C.N.E.R.LB


M. BEKKARA Merouane Sous Directeur de la Réglementation
Technique - Ministère de l'Habitat
M. BELHAMEL Farid Attaché de Recherche - C.N.E.R.LB
M. BENOUALI Hamid Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B
M. BENNA Youcef Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B
M. BOUDIAF Khalid Architecte/Chargé d'Etudes - C.N.E.R.LB
Melle BOUKERDENA Lydia Chef de Département - SORECAL
Melle CHOUTRI Sarnia Chef de Bureau de la Réglementation
technique - Ministère de l'Habitat
M. GUETTACHE Brahim Ingénieur - Docteur - E.N.T.P.
M. HAKIMI Laabed Attaché de Recherche - C.N.E.R.LB
M. LABRAOUI Fayçal Ingénieur - Verital
M.KHELLAFNassim Architecte - C.P.A. Hydra
M. MADANI Mohamed Ingénieur Chimiste - Granitex
M. MELIllA Amine Ingénieur Expert - C.A.A.R
M. MORSl Said Sous Directeur des Equipements Publiques -
Ministère de l'Habitat
M. REBZANI Braham Ingénieur Chef / Consultant
M. RODESL y Yazid Architecte - B.E.A

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ARRETE MINISTERIEL PORT ANT APPROBA TIONDU DOCUMENT
TECHNIQUE REGLEMENT AIRE RELATIF AUXTRA V AUX D'ENDUITS
POUR BA TIMENTS

LE MINISTRE DE L'HABITAT,

- Vu le décret n086-213 du 19 Août 1986 portant création d'une commission technique


permanente pour le contrôle technique de la construction;

- Vu le décret n087-234 du 03 Novembre 1987 modifiant le décret n082-319 du 23 Octobre 1982


portant transformation de l'Institut National d'Etudes et de Recherches du Bâtiment (INERBA) en
Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du bâtiment (CNERIB) ;

- Vu le décret présidentiel n097-231 du 20 Safar 1418 correspondant au 25 Juin 1997 portant


nomination des membres du gouvernement;

- Vu le décret exécutifno92-176 du 04 Mai 1992 fixant les attributions du Ministre de l'Habitat;

ARRETE

ARTICLE 01 - Est approuvé le document technique réglementaire D.T.R E6-1 intitulé


travaux d'enduits pour bâtiments" annexé à l'original du présent arrêté.

ARTICLE 02 - Le Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment


(CNERIB), est chargé de l'édition et de la diffusion du présent document
technique réglementaire.

ARTICLE 03 - Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Algérienne


Démocratique et populaire.

Fait à Alger, le 25 Rabie Ethani 1419


correspondant au 18 Août 1998

Le Ministre de l'Habitat

Abdelkader BOUNEKRAF

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PREAMBULE

Le Document Technique Réglementaire (DTR E6.1) - travaux d'Enduit pour Bâtiment définit les
techniques de préparation et de mise en oeuvre des mortiers d'enduits à base de ciment, chaux
hydraulique naturelle, chaux hydraulique artificiel, chaux aérienne et de mélange plâtre-chaux
aérienne, appliqués sur les supports ci -après:

- supports nouveaux ou anciens en béton coulé en place, ordinaire, caverneux ou de granulats


légers,
- support nouveau ou ancien en maçonneries de petits éléments montés aux mortiers de liants
hydrauliques.
- maçonnerie anciennes montées aux mortiers peu résistants à l'exclusion des supports en terre
crue, adobe, pisé, torchis),

Il s'applique aux enduits suivants :

- enduits extérieurs verticaux de protection et d'imperméabilisation,


- enduits intérieurs verticaux avec ou sans fonction de protection et d'imperméabilisation,
- enduits extérieurs ou intérieurs horizontaux en sous-face d'ouvrages de tous bâtiment et
ouvrages connexex
- enduits de dressement.

Le présent document technique règlementaire ne traite pas de l'application directe sur maçonnerie
des enduits spéciaux prêts à l'emploi qui font en général l'objet d'avis technique.
Il ne s'applique pas aux enduits à fonctions particulières (enduits d'étanchéité, enduits de
cuvelage), aux enduits de ragréage ou de lissage et aux enduits en plâtre pur, qui font l'objet de
document technique spécifique.

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SOMMAIRE

CHAPITRE 1

OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION

1. Objet.
2. Domaine d'application
3. Règles générales

CHAPITRE II

MA TERIAUX

1. Liants
2. Sables
3. Eau
4. Produits d'addition
5. Colorants
6. Armatures d'accrochage

CHAPITRE III

CONDITIONS GENERALES D'APPLICATION DES ENDUITS

1. Les supports
2. Préparation des mortiers d'enduits
3. Procédés et méthodes d'application des enduits
4. Application des mortiers d'enduits

CHAPITRE IV

EXECUTION DES ENDUITS

1. Prescriptions générales
2. Exécution des enduits sur supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite
3. Exécution des enduits sur supports en béton
4. Exécution des enduits sur supports en béton cellulaire autoclavé
5. Exécution des enduits sur murs de soubassement
6. Exécution des enduits sur maçonneries anciennes de moellons et briques montées aux mortiers
peu résistants

CHAPITRE V

EXECUTION DES ENDUITS EXTERIEURS A BASE DE PLATRE ET CHAUX


AERIENNE

1. Généralités
2. Application.
3. Protection des enduits à base de chaux - plâtre

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CHAPITRE VI

EXECUTION DES BADIGEONS A LA CHAUX AERIENNE OU CHAUX


HYDRAULIQUE NATURELLE

1. Généralités
2. Préparation du support
3. Dosage du mélange
4. Application 3

CHAPITRE VII

RECEPTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS NEUFS

1. Exigences de qualité
2. Essais de contrôles

ANNEXES

Annexe 1 : Foisonnement des sables


Annexe 2 : Règles pratiques de mise en oeuvre des enduits
Annexe3 : Principaux aspects des enduits de finition
Annexe 4 : Dosages pratiques
Annexe 5 : Outillage de l' enduiseur
Annexe 6 : Terminologie

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CHAPITRE 1

OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION

1. OBJET

Le présent document technique réglementaire définit les techniques de préparation et de mise en


oeuvre des mortiers d'enduits à base de ciment, chaux hydraulique naturelle, chaux hydraulique
artificielle, chaux aérienne et de mélange plâtre - chaux aérienne, appliqués sur les supports ci-après:

1.1. Supports nouveaux ou anciens en béton coulé en place, ordinaire, caverneux ou de granulats légers.

1.2. Supports nouveaux ou anciens en maçonneries de petits éléments montés aux mortiers de liants
hydrauliques.

Commentaire 1 :

On entend par maçonnerie de petits éléments: les maçonnerie en pierres, briques ou blocs de terre
cuite, blocs en béton, blocs en béton cellulaire autoclave.

1.3. Maçonneries anciennes montées aux mortiers peu résistants à l'exclusion des supports en terre
crue (adobe, pisé, torchis).

2. DOMAINE D'APPLICATION

Ce document technique réglementaire s'applique aux enduits suivants:

- enduits extérieurs verticaux à fonction de protection et d'imperméabilisation;


- enduits intérieurs verticaux avec ou sans fonction de protection et d'imperméabilisation;
- enduits extérieurs ou intérieurs horizontaux exécutés en sous face d'ouvrages de tous bâtiments et
ouvrages connexes;
- enduits de dressement.

Commentaire 2 :

Le présent document technique réglementaire ne traite pas de l'application directe sur maçonnerie
des enduits spéciaux prêts à l'emploi qui font en général l'objet d'avis techniques.

Il ne s'applique pas aux enduits à fonctions particulières (enduits d'étanchéité, enduits de cuvelage),
aux enduits de ragréage ou de lissage et aux enduits en plâtre pur, qui font l'objet de documents
techniques spécifiques.

3. REGLE GENERALE

Tous les supports, enduits et matériaux utilisés doivent être conformes aux prescriptions
techniques réglementaires en vigueur à savoir les D.T.R., normes et avis techniques.

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CHAPITRE II

MATERIAUX

1. LIANTS

Les liants utilisés ne doivent pas être éventés. Ils doivent être stockés à l'abri des intempéries et
de 1 'humidité.

Commentaire 3 :

Tout sac de liant entamé doit être utilisé rapidement ou refermé hermétiquement.

1.1. Ciments:

Le ciment recommandé doit être un ciment à moyenne ou faible résistance.

Commentaire 4 :

Les ciments de classes de résistances élevées et les ciments spéciaux exigent des précautions
particulières lors de leur emploi. Ils doivent être utilisés sous forme de mortier bâtard pour
éviter les risques de fissuration.

Dans le présent document technique réglementaire, la désignation de la classe du ciment est


exprimé en MPa (exemple le CPJ 45), à l'exception du CPA dont l'unité est le Bar.

1.2. Chaux:

Les différentes chaux recommandées sont les chaux hydrauliques artificielles ou naturelles et la
chaux aérienne éteinte pour le bâtiment. .

Commentaire 5 :

L'utilisation de la chaux aérienne produite dans les fours artisanaux est admise, à condition
qu'elle soit convenablement éteinte avant son utilisation.

1.3. Plâtre de construction:

Le plâtre recommandé doit être un plâtre gros de construction, fabriqué sans aucun ajout.

2. SABLES

Le sable utilisé dans les enduits doit être:

- propre et de granularité régulière;


-d'origine naturelle c'est à dire de concassage et le cas échéant d'oued, de mer et autres gisements.

Les sables d'origine non naturelle ou issus de matériaux recyclés sont proscrits.

2.1. Granulométrie:

Le sable est un granulat de dimension inférieure à 5mm ; ses caractéristiques doivent être conformes
aux normes en vigueur, en particulier son taux de fines (éléments inférieurs à 80 µm).

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La granulométrie des granulats utilisés pour un effet décoratif doit être compatible avec
l'épaisseur de la couche dans laquelle ils sont scellés.

Commentaire 6 :
L'influence du taux de fines sur la qualité de l'enduit est importante. Ce taux de fines varie selon
la nature de la couche de l'enduit.

2.2. Propreté:

Le sable doit être propre. La propreté du sable employé doit être conforme aux exigences de
l'essai d'équivalent de sable. Dans le cas contraire, il doit répondre aux exigences de l'essai au
bleu de méthylène.

Le sable ne doit pas contenir de matières organiques, ni de sels nocifs et/ou solubles.

Commentaire 7 :
L'emploi de sable de mer insuffisamment lavé à l'eau douce risque de provoquer des
efflorescences.

3. EAU

L'eau de gâchage doit être propre, et ne doit pas contenir de produits nocifs tels que les acides,
les sulfates ou les matières organiques, qui peuvent modifier de façon importante la prise du
liant.

Son dosage doit être approprié à la fois à la nature du liant, du sable utilisé et de la couche de
l'enduit confectionné.

4. PRODUITS D'ADDITION

4.1. Adjuvants :

Les adjuvants seront choisis en fonction des caractéristiques que l'on veut améliorer, notamment
l'adhérence et l'imperméabilité.

Ils ne doivent pas présenter d'effets secondaires susceptibles d'altérer la qualité de l'enduit. Ils
doivent être compatibles avec le type d'enduit envisagé.

Commentaire 8 :
Chaque adjuvant doit faire l'objet d'un avis technique et sera utilisé conformément aux
prescriptions de cet avis technique.

4.2. Produits d'accrochage:

Les produits d'accrochage, le cas échéant incorporés à la première couche des enduits, doivent
être compatibles avec le support.

En outre ils doivent être utilisés conformément aux spécifications de leurs avis techniques, ou
celles fournies par le fabricant.

Ils doivent satisfaire aux prescriptions d’adhérence visées au chapitre 7.

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5. COLORANTS

Ils interviennent dans la couche de finition.

Il convient de n'employer que des pigments d'origine exclusivement minérale et n'ayant pas
d'action nocive sur la qualité du mortier (stabilité d'une part à la lumière, d'autre part à la chaux
contenue éventuellement dans le mortier).

L'emploi de colorants doit systématiquement faire l'objet d'essais de convenance avec l'enduit.

Le dosage doit être conforme aux spécifications de leurs avis techniques, ou celles fournies par le
fabricant.

6. ARMATURES D'ACCROCHAGE

6.1. Armatures métalliques:

Les grillages et treillis métalliques doivent être protégés contre la corrosion par un traitement du
métal. Les dimensions des mailles sont comprises entre 15 et 30mm.
Les diamètres des fils varient de 0,6 à 1,5mm.

6.2. Autres armatures:

D'autres armatures telles que les treillis en fibres de verre et les armatures en P. V .C. peuvent
être utilisées.

Ces armatures doivent être utilisées conformément aux prescriptions de leurs avis techniques.

..
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CHAPITRE III

CONDITIONS GENERALES D'APPLICATION DES ENDUITS

1. LES SUPPORTS

1.1. Prescriptions générales :

La surface du support doit être propre. Elle doit être débarrassée de toutes les salissures par un
nettoyage approprié. Selon la nature du support, on effectuera un lavage à grande eau ou à la
brosse métallique.

Les balèvres de hourdage trop saillantes (dépassant le tiers de l'épaisseur de l'enduit) doivent être
arasées.
Les défauts de planéité trop importants doivent être préalablement redressés par un mortier ayant
la même composition que le corps d'enduit.
Lorsque l'épaisseur du redressement dépasse 30mm, une armature d'accrochage doit être
incorporée dans l'épaisseur à recharger. Le renformis est exécuté en plusieurs passes successives
d'environ 15mm chacune.
Lorsque cette épaisseur dépasse 50mm, le mortier de redressement est remplacé par un ouvrage
en maçonnerie compatible avec le support.
Le délai minimal de durcissement avant l'application de l'enduit est de 4 à 7 jours suivant la
nature du liant et l'épaisseur du redressement.

Selon leur nature et les conditions climatiques, supports doivent être humidifiés suffisamment à
l'avance. .

Commentaire 9 :
Les supports ne doivent présenter aucune pathologie (fissures actives par exemple) ou défaut, de
nature à compromettre le comportement de l'enduit.

1.2. Prescription relatives aux supports neufs:

Ces supports doivent être conformes aux prescriptions des documents techniques réglementaires
les concernant.
Les travaux d'enduits ne doivent être commencés que sur des maçonneries terminées depuis un
délai minimal d'un mois.

1.3. Prescription relatives aux supports anciens:

Les maçonneries enduites doivent être débarrassées de tout revêtement ancien friable ou non
adhérent, par un brossage à l'aide d'une brosse métallique.
Les joints sont dégarnis sur une profondeur de 10 à 30mm selon leur état.
La maçonnerie est humidifiée 24 heures avant regarnis sage des joints.

1.4. Protection de la tranche supérieure de l'enduit :

La tranche supérieure de l'enduit doit être protégée. Cette protection est assurée par :
- soit une toiture débordante;
- soit une saillie (comportant un rejoindre et un larmier);
- soit une bavette ou couventine.

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2. PREPARATION DES MORTIERS D'ENDUITS

La préparation des mortiers d'enduits peut s'effectuer manuellement. Un malaxage mécanique


dans un malaxeur à axe vertical ou dans une bétonnière est recommandé.

Afin d'éviter les nuançages, il faut toujours utiliser la même quantité d'eau et garder le même
temps de malaxage d'une gâchée à l'autre. L'excès d'eau de gâchage doit être évité dans tous les
cas, car il donne des mortiers peu résistants qui se fissurent après séchage. En aucun cas, le
mélange ne doit être remouillé ou rebattu.

L'emploi de mortier ayant effectué un début de prise avec ou sans apport de liant frais est interdit.

Les dosages en liant du mortier de chacune des couches constituant l'enduit doivent être
dégressifs, le plus fort étant pour la première couche.

3. PROCEDES ET METHODES D'APPLICATION DES ENDUITS

3.1. Procédés d'application des enduits:

L'application des enduits peut se faire suivant deux procédés:


- procédé classique, manuellement à l'aide d'une truelle ou au pot de projection (tyrolienne);
- procédé par projection mécanique, à l'aide de systèmes appropriés utilisant de l'air comprimé
(Sablon, pompe de projection mécanique).

3.2. Méthodes d'application des enduits:

Quel que soit le procédé choisi, l'application de l'enduit peut se faire suivant la méthode dite « au
jeté » ou « entre nus et repères », et ce, suivant l'état du support à enduire.

Les essais de convenance du mortier d'enduit avec la machine à projection doivent être effectués
avant le démarrage des travaux.

3.2.1. Méthode « au jeté » :

Cette méthode est utilisée pour les travaux courants lorsque le support est suffisamment plan.

L'enduit est projeté directement à la truelle ou au pot de projection perpendiculairement à la


paroi. Avant la prise, le mortier sera serrée au bouclier (talonnage) par passes successives
verticales puis horizontales.

3.2.2. Méthode « entre nus et repères » :

Cette méthode est utilisée lorsque:


- le support est trop irrégulier,
- une précision et des soins particuliers sont exigés dans l'exécution de l'enduit.
Après exécution des repères judicieusement placés et mis à l'aplomb, on applique une règle sur
les repères maintenus par des chevillettes.
Les nus sont alors exécutés en garnissant derrière la règle. Puis ces nus sont dressés, leur
épaisseur courante est fonction de l'épaisseur de l'enduit. (Voir fig. 1).
L'enduit sera appliqué entre les nus et uniformisé à la règle.

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Epaisseur de l’enduit

[L’alignement horizontal
des nus doit être fait au
cordeau]

Maçonnerie
Fil à plomb

Fig. 1 - Exécution des nus

4. APPLICATION DES MORTIERS D'ENDUITS

4.1. Conditions d'application des enduits extérieurs:

Les enduits doivent être appliqués par temps clément.


Ils ne doivent être entrepris:
* ni en période de gel
* ni, sauf précautions spéciales:
- sur des supports trop chauds ou desséchés; - sous vent sec,
- sous pluie légère.

Commentaire 10 :
On admet habituellement que les travaux d'enduit peuvent être effectués lorsque la température
est comprise entre 5 et 30°C.
Parmi les précautions spéciales à prendre au-dessus de 30°C on a :
- la protection des supports contre un échauffement excessif,
- l’humidification dans la masse des supports desséchés.
Dans le cas de pluie persistante, il faut protéger l'enduit contre le délavage.

4.1.1. Joints:

Au droit des joints propres au gros oeuvre, l'enduit doit être interrompu sur toute son épaisseur. Il
ne doit pas recouvrir les dispositifs destinés à masquer ou protéger les joints (voir fig. 2).
Les dispositifs prévus à cet effet doivent être scellés ou fixés avant de réaliser l'enduit.

Les joints à effet décoratif ne concernent que la dernière couche de l'enduit (voir fig. 3).

Maçonnerie

Lame
Maçonnerie

Joint de gros oeuvre


Chaînage ou Poteau
Couvre-joint a effet décoratif

Fig. 2 - Joint de gros oeuvre

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Maçonnerie

Corps d’enduit

Dernière couche à Joint à effet décoratif


l’enduit

Fig.3 – Joint à effet décoratif

4.1.2. Jonction:

Dans le cas de la jonction entre supports de nature différente (poteau, chaînage, poutre), il faut
disposer à l'aplomb de cette discontinuité une armature d'accrochage (conforme au paragraphe 6
du chapitre 2) débordant d'au moins 150 mm de part et d'autre de la jonction, avant d'appliquer
l'enduit. Cette armature est fixée au support au moyen d’agrafes galvanisées ou tout autre moyen
(voir fig. 4).
Pour les autres cas se référer au D.T.R. E.2.4. "Travaux de maçonnerie de petits éléments".

Poteau d’angle

Grillage

Lame d’air Grillage

Lame d’air

a) Cas d’un poteau d’angle (vue en plan) b) Cas d’une poutre (vue en élévation)

Fig. 4 - Jonction entre supports de nature différente

Dans le cas particulier des pièces métalliques ou en bois de faibles dimensions (≤150mm) il faut
isoler le grillage du support par un papier (kraft) ou de la toile de verre (voir fig. 5).
Grillage Papier Kraft
Corps d’enduit

Maçonnerie

Maçonnerie

Enduit intérieur Poteau en métal ou en bois

Fig. 5 - Jonction entre supports de nature différente


(Cas des pièces métalliques ou en bois de faibles dimensions)

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4.1.3. Arêtes et cueillies:

Les arêtes (ou angles saillants) doivent être exécutées impérativement en même temps que
l'enduit. Elles peuvent être éventuellement protégées par des baguettes ou cornières métalliques
traitées contre la corrosion.

Dans les arêtes, on fixe une règle sur une face de l'angle pour réserver sur le retour l'épaisseur de
l'enduit (voir fig. 6).

Fig. 6 - Exécution des arêtes (vue en plan)

Les cueillies (ou angles rentrants) doivent être exécutées lors de la mise en oeuvre des premières
couches de manière à ce que la couche de finition n'ait pas à jouer un rôle de correction au droit
de l'angle.

Dans les cueillies, il faut utiliser une règle dite à cueillie (règle de section carrée de 40 à 50mm
de côté) ; voir fig.7.

Maçonnerie
Poteau

Nu d’angle

Règle à cueillies

Fig. 7 - Exécution des cueillies (vue en plan)

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4.2. Conditions particulières d'application des enduits intérieurs:

Les enduits intérieurs doivent être exécutés avant les enduits extérieurs.

Ils ne doivent être entrepris qu'après:


- durcissement et séchage du support;
- mise en oeuvre des conduites à encastrer;
- obturation des saignées prévues à cet effet.

Les enduits intérieurs avec une fonction d'imperméabilisation doivent être exécutés
conformément aux prescriptions prévues pour les enduits extérieurs.

Lorsque la fonction d'imperméabilisation n'est pas requise, ils peuvent être appliqués en une ou
deux couches en fonction de la nature du support et de l'aspect recherché.

4.2.1. Enduits intérieurs horizontaux:

Les enduits intérieurs horizontaux concernent les plafonds traditionnels constitués par la sous
face du plancher destinée à recevoir l'enduit de manière à obtenir une surface plane.

Les plafonds présentant un aspect parfaitement lisse ne nécessitent pas l'application d'un enduit,
une peinture suffit pour leur habillage.

Les enduits intérieurs horizontaux doivent être exécutés avant les enduits intérieurs verticaux.

4.2.2. Enduits intérieurs verticaux:

Dans le cas dû plafond plafonné, les enduits muraux sont réalisés à partir du raccord avec le
plafond jusqu'à 100mm au - dessus du plancher (voir fig.8a).

Si un faux plafond non enduit est prévu, la partie du mur à enduire est comprise entre 100mm au-
dessus du plancher et 100mm au-dessus du niveau du faux plafond (voir fig.8b).

Maçonnerie Faux Plafond

Maçonnerie

Fig. 8 - Exécution des enduits verticaux (vue en élévation)

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Les radiateurs et autres éléments installés devant les surfaces à enduire doivent être démontés en
temps opportun et les conduites en attente bouchées pour éviter la pénétration du mortier
d'enduit.

En présence des ébrasements de portes et de fenêtres, l'enduit doit se terminer au droit des arêtes
des baies de portes et de fenêtres. Dans le cas contraire, l'enduit se prolonge contre le châssis,
moyennant l'interposition d'un profilé d'arrêt de l'enduit.

Commentaire 11 :
Les éléments en menuiserie et le vitrage placés dans les locaux à enduire, doivent être protégés:
cette protection ne doit pas être complètement étanche à l'air.

L'enduit ne doit pas être prolongé au-delà de la barrière anti-capillaire.

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CHAPITRE IV

EXECUTION DES ENDUITS

1. PRESCRIPTIONS GENERALES
La préparation et l'application des mortiers d'enduits ainsi que la préparation du support doivent
être conformes aux prescriptions données au chapitre 3 du présent D.T.R.
Les enduits extérieurs à base de liants hydrauliques (ciment et/ou chaux) doivent être mis en
oeuvre soit:
- en trois couches dans le cas d'une application manuelle,
- en deux couches dans l~ cas d'une application mécanique.
Les enduits intérieurs à base de liants hydrauliques (ciment et / ou chaux) peuvent être mis en
oeuvre avec un nombre de couches réduit.
1.1. Rôle des différentes couches:
Cas d'un enduit en trois couches;
- la première couche assure l'adhérence de l'enduit au support. Elle permet également
d'uniformiser
- la porosité du support.
- la deuxième couche assure la planéité et l'essentiel de la fonction d'imperméabilisation de
l'enduit.
- la troisième couche à un rôle décoratif; elle assure, en outre, la protection de la deuxième
couche
- et contribue à la conservation de l'imperméabilisation de l'enduit.

Cas d'un enduit en deux couches;


- la première couche assure l'adhérence de l'enduit au support, participe à
l'imperméabilisation de
- l'enduit et assure l'éventuel rattrapage des irrégularités du support.
- la deuxième couche donne sa forme définitive à l'enduit et complète la fonction
d'imperméabilisation
- de l'enduit. .
1.2. Dispositions pratiques:
Les dosages en liants de chacune des couches constituant l'enduit doivent être dégressifs du
support vers l'extérieur.
Dans les dosages, les valeurs indiquées pour les sables supposent qu'ils sont à l'état sec, or, dans
la plupart des cas, les sables sont plus ou moins humides, et il en résulte que leur dosage est à
majorer par suite du foisonnement qu'entraîne la présence de l’eau (voir Annexe 1).
Les reprises dans l'exécution de grandes surfaces doivent être évitées en préconisant
l'appareillage en panneaux délimités par des joints créés au moyen de baguettes, et par les
éléments saillants (bandeaux ou autres). A défaut, les reprises doivent être faites dans les endroits
convenablement choisis pour les masquer.
Après mise en oeuvre, un enduit frais doit être immédiatement protégé de l'action des intempéries
et en particulier des rayons solaires et des vents desséchants. Cette protection peut se faire par
l'application d'un produit de cure, bâchage ou arrosage de l'enduit encore humide tôt le matin ou
tard le soir.

Ces dispositions sont complétées par l'Annexe 2 " Règles pratiques de mise en oeuvre".

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2. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EN BLOCS DE BETON. BRIQUES ET
BLOCS DE TERRE CUITE

Ces maçonneries doivent être exécutées conformément aux prescriptions du D.T.R. E2A.

2.1. Enduits en 3 couches à base de liants hydrauliques (ciment et/ou chaud) :

2.1.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 500 - 600Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec.


il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
Sable
dimensions inférieures à 0,25mm).
Epaisseur 7mm
Mise en oeuvre:
. Le dosage en eau doit être adapté au pouvoir d'absorption du support et aux conditions climatiques
Il doit donner un mortier fluide.
. Le mortier doit être projeté avec force, en une seule passe, exécutée de bas en haut.
Cette première couche doit couvrir sans surcharge la surface du support. Son application doit se
faire de manière uniforme sur l'ensemble du parement.
. La surface doit rester rugueuse pour permettre une bonne adhérence de la deuxième couche.
Elle ne doit subir aucune opération complémentaire (talochage ou autres).

2.1.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 350 - 450 350 - 450 350 - 450
100 – 350 200 - 350
MortIer bâtard 350 - 450
200 - 350 100 - 150
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80µm).
Epaisseur 10-15mm
Mise en oeuvre:
• Il est recommandé d'attendre que la première couche ait effectué une partie de son retrait
avant d'appliquer la deuxième couche. Le délai d'attente est fonction des conditions climatiques,
il doit être d'au moins 2 jours.
• L'application de la deuxième couche se fait en deux passes ou plus suivant l'épaisseur du
mortier d'enduit. Cette couche doit être appliquée sur le gobetis (première couche)
préalablement ré humidifié mais non ruisselant.
• La compacité de cette couche doit être réalisée par un serrage à la taloche et l'état de surface doit
être rugueux ou quadrillé si la troisième couche le nécessite.
• Cette couche doit répondre aux caractéristiques géométriques exigées pour l'enduit fini
(planéité, aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l'adhérence (voir Chapitre 7).
Commentaire 12 :
Dans les mortiers bâtards, à dosage global égal, la proportion de ciment du mélange doit être
d'autant plus faible que la classe du ciment est plus forte, tout en restant dans les limites fixées.

19
2.1.3. Troisième couche (couche de finition):

Cette couche est réalisée avec:

• soit un mortier décoratif, un revêtement à base de polymères, un enduit d'imperméabilisation


ou tout autre enduit spécial (dans ce cas il y a lieu de se référer aux documents techniques s'y
rapportant),
• soit un mortier de liant hydraulique (ciment et/ou chaux) dont les caractéristiques sont
données ci après.

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 250 -350 250 - 350 250 - 350
50 - 200 100 - 300
Mortier bâtard 250 -350 100-250 50 - 150
150 - 250 50 - 150
il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains
Sable
ne doit pas dépasser 2mm.
Epaisseur 5-7mm
Mise en oeuvre:
. Le délai minimal pour l'application de la troisième couche est de 4 à 7 jours suivant la nature du
liant.
. L'enduit doit être de consistance plastique. L'application se fait en une seule passe sur le corps
d'enduit réhumidifié.
. Le serrage et le dressage de l'enduit se font au bouclier. L'aspect final est donné par talochage fin
sans lissage.
. Cette couche doit répondre aux caractéristiques. géométriques exigées pour l'enduit fini (planéité,
aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l'adhérence (voir Chapitre 7).
. Lorsque l'effet décoratif est obtenu par l'emploi de granulats de fort diamètre projetés sur le
mortier encore frais de la couche de finition, l'épaisseur de cette couche doit être suffisante pour
garantir un scellement correct des granulats apparents.
. La couche de finition, décorative peut être lisse ou présenter divers aspects, les plus couramment
utilisés sont décrits en Annexe 3.

Commentaire 13 :
L'annexe 4 du présent document technique réglementaire donne à titre indicatif les dosages
pratiques.

20
2.2. Enduits en 2 couches à base de liants hydrauliques (ciment et/ ou chaux) :

2.2.1. Première couche:

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 350 - 450 350 - 450
150 - 350 100 - 300
Mortier bâtard 400 - 450
250 - 350 100 - 150
il doit comporte:- peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
Sable
dimensions inférieures à 0,25mm). Dans le cas d'utilisation de pots de
projection, il sera rêche.
Epaisseur 10-15mm
Mise en oeuvre:
. Le mortier doit être de consistance plastique. L'application est effectuée obligatoirement par
projection mécanique. Cette couche est réglée mais non talochée.

2.2.2. Deuxième couche:

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 350 - 400 350 - 400 350 - 400
Mortier bâtard 200 - 300 100 - 150
350 - 400
100 - 200 150-300
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80µm).
Epaisseur 8 - 12mm
Mise en oeuvre:
ƒ Il est recommandé d'attendre que la première couche ait effectué une partie de son retrait avant
d'appliquer la deuxième couche. Ce délai d'attente est variable selon les conditions climatiques. Il
ne doit jamais être inférieur à 7 jours.
ƒ La deuxième couche est appliquée sur la première couche réhumidifiée sans être ruisselante.
ƒ Le mortier de la deuxième couche doit être de consistance plastique.
ƒ L'application est effectuée en une ou plusieurs passes, obligatoirement projetées
mécaniquement.
ƒ La compacité de la deuxième couche est obtenue par un serrage énergique et uniforme du
mortier à la taloche. Le lissage à la truelle est interdit.
ƒ Cette couche doit répondre aux caractéristiques géométriques exigées pour l'enduit fini (planéité,
aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l'adhérence (voir Chapitre 7).

2.3. Enduit prêt à l'emploi:

Les supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite peuvent recevoir un enduit prêt à
l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un avis technique favorable à leur emploi sur
ces types de supports.

3. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EN BETON

Les supports en béton brut n'ont pas l'aptitude à recevoir directement sans préparation un enduit
de finition, en raison des tolérances de planéité et des difficultés fréquentes d'accrochage qu'ils
21
présentent. Pour y remédier, il est recommandé d'interposer un enduit de dressement qui doit être
appliqué avant l'enduit de finition.

Les supports en béton lisse nécessitant un enduit de dressement sont piqués ou sablés ou
simplement brossés ou lavés à l'eau à haute pression au décoffrage.

Commentaire 14 :
Lorsque le support en béton ne présente pas d'irrégularités de surface, le béton peut rester brut

3.1. Enduits de dressement :

Les enduits de dressement sont destinés à rattraper les irrégularités de surface des parois et à
assurer l'adhérence nécessaire à la bonne tenue de l'enduit de finition.

Ils peuvent servir de couche de finition ou être recouverts par les enduits de finition définis à
l'article 2.1.3 du présent chapitre.

L'enduit de dressement est constitué d'une seule couche de mortier de ciment adjuvanté (produits
de reprise).

Dosage 400 - 500Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 7 - 15mm
Mise en oeuvre:
ƒ Le mortier est gâché pour obtenir une bonne plasticité. Il est appliqué soit manuellement, ou
à la machine en une seule couche recouvrant intégralement le support. Le dressement et le
surfaçage s'effectuent à la règle et à la taloche.
ƒ L'état de surface terminé sera plan et finement grenu.

3.2. Enduits décoratifs sur béton brut:

Lorsque les irrégularités du support ne nécessitent pas d'être corrigées par un enduit de
dressement, on peut appliquer:
- soit un enduit prêt à l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un avis technique
favorable à leur emploi sur béton;
- soit une couche de finition tel que définie à l'article 2.1.3 du présent chapitre

Commentaire 15 :
Pour la finition à la tyrolienne les dosages en liant doivent être supérieurs à 350 kg/m3 de sable
sec.

4. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EN BETON CELLULAIRE


AUTOCLAVE

Ces maçonneries doivent être conformes aux prescriptions du DTR E2A.


Il convient de procéder à un dépoussiérage à la brosse souple avant l'application de l'enduit.
L'humidification de ces supports se fait d'abord la veille de l'application jusqu'à refus d'eau et le
lendemain 1/2 heure avant l'application de l'enduit.

Les enduits sur support en blocs ou éléments de béton cellulaire autoclavé sont réalisés
obligatoirement en trois couches.

22
4.1. Enduits en 3 couches à base de liants hydrauliques (ciment et / ou chaux) :

4.1.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 400 - 500 Kg de CP A325 ou CP 145 par m3 de sable sec


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
dimensions inférieures à 0,25mm).
Epaisseur 5 -7mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2. 1. 1 et du chapitre A

4.1.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier bâtard
50 - 100 200 - 250
250 - 300 200 - 250 50 - 100

Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).

Epaisseur 8 - 15mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4.

4.1.3. Troisième couche (couche de finition) :

Dosage global en liant Chaux Chaux


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier bâtard
50 - 100 100 - 200
250 - 300
100 - 150 150 - 200
Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains
ne doit pas dépasser 2mm.
Epaisseur 5 - 10mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3. du chapitre 4.

4.2. Enduit prêt à l'emploi:

Les supports en blocs ou éléments de béton cellulaire autoclavé peuvent recevoir un enduit prêt à
l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un avis technique favorable à leur emploi sur
ces types de maçonneries.

5. EXECUTION DES ENDUITS SUR MURS DE SOUBASSEMENT

5.1. Murs de soubassement anciens:

L'exécution des enduits sur murs de soubassement anciens doit être effectuée après une étude
préalable au cas par cas. Elle doit tenir compte notamment de :
- l'état de dégradation du support,
- la nature et les caractéristiques du support,
- le type et la composition des joints.

23
5.2. Murs de soubassement neufs:

La tranche inférieure de l'enduit extérieur doit être arrêtée au-dessus de la zone de rejaillissement,
soit à une distance minimale de 200mm au-dessus du sol extérieur fini sans toutefois être au-
dessus de la coupure de capillarité pour les supports neufs (sauf pour les enduits à base de ciment
pur). L'enduit à base de ciment pur appliqué sur les parties enterrées doit être prolongé sur
200mm minimum au-dessus du niveau des terres. Contre le rejaillissement en pied du mur, un
soubassement en mortier de ciment pur doit être appliqué en pied de la façade (voir DTR E2.4). .

Commentaire 16 :
La protection des murs de soubassement en béton cellulaire ne relève pas du présent D. T.R.

5.2.1. Enduits à base de liants hydrauliques appliqués sur la face intérieure enterrée des
murs de soubassement:

Les enduits sur la face intérieure enterrée du mur de soubassement peuvent être appliqués dans
les mêmes conditions que les enduits en deux ou trois couches suivant les prescriptions indiquées
au paragraphe 2 du chapitre 4.

Commentaire 17 :
Cet article ne s'applique pas aux cloisons de doublage.

5.2.2. Enduits à base de liants hydrauliques appliqués sur la face extérieure enterrée des
murs de soubassement:

L'enduit est appliqué en deux couches. L'épaisseur moyenne cumulée des deux couches doit être
de 20 à 25mm suivant les tolérances du type de support de façon à assurer en tout point un
recouvrement d'au moins 15mm. L'enduit peut être appliqué manuellement ?u à la machine.

5.2.2.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 500 - 600Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Epaisseur 8 - 15 mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.2.1. du chapitre 4.

5.2.2.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage 450 - 550Kg de CP A325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Epaisseur 8 - 15mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.2.2. du chapitre 4,
mais le temps d'attente entre les deux couches doit être supérieur à 3 jours.

6. EXECUTION DES ENDUITS SUR MACONNERIES ANCIENNES DE MOELLONS


ET BRIQUES MONTEES AUX MORTIERS PEU SISTANTS

Ces enduits sont exclusivement réservés à des réfections sur des maçonneries anciennes de
moellons, briques, hourdées avec des mortiers de résistance médiocre et éventuellement enduites.

Ces maçonneries nécessitent un examen préalable du support en vue de définir le type d'enduit à
appliquer pour leurs réfections et l'éventuel traitement du support.

24
Les joints friables ou non adhérents aux supports en briques ou moellons doivent être dégarnis
comme indiqué au sous paragraphe 1.3 du chapitre 3. .
Les joints et parements sont ensuite nettoyés à la brosse métallique, ou par sablage, ou avec de
l'eau sous pression. Vingt-quatre heures (24 h) avant regarnissage des joints ils seront humidifiés
par pulvérisation d'eau.
Les briques ou moellons altérés doivent être reprisés et remplacés.

Le regarnissage des joints dégarnis est exécuté avec un mortier de hourdage ayant la même
composition que le corps d'enduit.

6.1. Enduits à base de chaux aérienne:

La contribution de ce type d'enduit à l'imperméabilisation de la paroi dépend de la continuité de


l'enduit et de son degré de carbonatation.

Ces enduits ne sont pas destinés aux soubassements enterrés.

Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables: période ni trop sèche, ni trop
humide, température comprise entre 8 et 30°C.

Selon l'état de dégradation du support, l'enduit est exécuté en 2 ou 3 couches minces.


L'application de l'enduit nécessite des délais d'attente suffisants entre couches.

Lors de la mise en oeuvre d après coup, l'enquit doit être protégé contre la pluie, le soleil et le
vent par bâchage ou tous autres moyens pendant plusieurs jours.

6.1.1. Première couche (couche d’accrochage) :

Dosage 250 - 300Kg de chaux aérienne par m3 de sable sec


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
dimension inférieure à 0,25mm).
Epaisseur environ 10mm
Mise en oeuvre:
Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1. du chapitre 4, mais si des irrégularités
du support sont constats à l'issue de la première passe elles peuvent être rattrapées au moyen d'une
seconde passe.

6.1.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage 200 - 250Kg de chaux aérienne par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 !lm).
Epaisseur environ 10mm
Mise en oeuvre:
Elle doit être conforme aux prescriptio.1s de l'article 2.1.2. du chapitre 4, mais la durée de séchage
avant l'application de la deuxième couche varie d'une à plusieurs semaines selon les conditions
climatiques ou autres.
Cette couche peut être traitée en couche de finition.

25
6.1.3. Troisième couche (couche de finition) :

Cette couche a un rôle essentiellement esthétique

Dosage 50 - 250 Kg de chaux aérienne par m3 de sable sec


il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains
Sable
ne doit pas dépasser 2mm.

Epaisseur environ 5mm


Mise en oeuvre:
Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3. du chapitre 4, mais dans le cas de
l'application de la troisième couche, elle sera exécutée sur la deuxième couche encore fraîche et elle
doit la couvrir sans surcharge.

6.2. Enduits à base de chaux hydraulique naturelle:

Ces enduits sont exécutés en trois couches.


L'emploi de ce type d'enduit nécessite une humidification du support entre chaque couche.

Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables: température comprise entre
8 et 30°C.

La mise en oeuvre de ces enduits en période hivernale est à éviter. Leur protection contre la
pluie, et le vent par bâchage ou tous autres moyens est nécessaire au minimum un jour après
exécution.

6.2.1. Première couche (couche d’accrochage) :

Dosage 400 - 450 g de chaux hydraulique par m3 de sable sec


il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
Sable
dimension inférieure à 0,25mm).
Epaisseur 5-8mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1. du chapitre 4.

6.2.2. Deuxième couche (corps d’enduit) :

Dosage 300 - 350Kg de chaux hydraulique par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 10 - 15mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4, mais la
durée de séchage de la deuxième couche doit être supérieure à 7 jours

6.2.3. Troisième couche (couche de finition) :

Cette couche peut être réalisée avec la chaux aérienne comme indiquée au sous paragraphe 6.1 du
chapitre 4.

26
Dosage 250 - 300Kg de chaux hydraulique par m3 de sable sec
il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains ne
Sable
doit pas dépasser 2mm.
Epaisseur 5-7mm .. ..
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3 du chapitre 4.

6.3. Enduits à base de liants hydrauliques ciment et / ou chaux:

Ces enduits peuvent être exécutés en deux ou trois couches. La réalisation par projection
mécanique en deux couches pourra nécessiter l'incorporation d'adjuvant (plastifiant).
Le ciment prompt ne doit pas être utilisé seul, ni mélangé avec un autre ciment, ni avec de la
chaux hydraulique artificielle.

6.3.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage global en liant Chaux


Ciment Ciment prompt
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique
Mortier de liant
400 - 450 400 - 450 400 – 450
pur
Mortier bâtard 250 – 320 100 – 200
400 – 450
50 – 200 250 - 400
Sable Il doit comporter peu d’éléments fins (au maximum 15% d’éléments de
dimension inférieure à 0.25mm)
Epaisseur 5 – 7mm
Mise en œuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l’article 2.1.1. du chapitre 4.

6.3.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage global en liant Chaux Chaux Ciment


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne prompt
50 - 100 200 - 300
Mortier bâtard 100 - 200 100 - 150
250 - 350 150 - 250 100 - 150
200 - 280 50 - 150
200 - 250 50 - 150
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 10-15mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4.

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6.3.3. Troisième couche (couche de finition) :

Dosage global en liant Chaux Chaux Ciment


Ciment
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne prompt
0 - 100 150 - 300
50 - 150 100 - 150
Mortier bâtard 200 - 300 100 - 150 100 - 150
150 - 200 50 - 100
100 - 150 50 - 100
Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains ne doit
pas dépasser 2mm.
Epaisseur 5-7mm
Mise en oeuvre: Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3. du chapitre 4.

28
CHAPITRE V

EXECUTION DES ENDUITS EXTERIEURS A BASE DE PLATRE ET CHAUX


AERIENNE

1. GENERALITES

Ces enduits sont recommandés dans les régions à climat sec caractérisé par une faible
pluviométrie. Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables: température
comprise entre 8 et 30°C.

Ces enduits peuvent être appliqués sur les mêmes supports que ceux indiqués dans le présent
D.T.R.

Le mélange de la chaux aérienne, plâtre et sable doit être effectué à sec; ce mélange peut se faire
sur le chantier dans un malaxeur à axe vertical.

2. APPLICATION

L'enduit est appliqué manuellement en deux couches successives. L'exécution de l'enduit entre
nus et repères est conseillée. L'utilisation de pompe à projection est à proscrire.

2.1. Première couche:

Constituants Plâtre Chaux aérienne Sable


Dosage (Kg) Mélange à
Sec 45 - 55 20 - 25 5 -10 15 - 20
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 15 - 20mm
Mise en oeuvre:
. Elle peut présenter l'aspect d'un mélange fluide.
. Le mortier doit être projeté avec force, à la truelle ou à la tyrolienne, en une seule passe,
exécutée de bas en haut.
. Cette première couche doit couvrir sans surcharge la surface du support. Son application doit se
faire de manière uniforme sur l'ensemble du parement. La compacité de cette couche est obtenue
par un serrage énergique et uniforme du mortier à la taloche. Lorsque cette première couche a
effectué une partie de son retrait, elle est coupée à la berthelée.

Le gâchage du mélange s'effectue par gâchée de 25 kg dans 10 litres d'eau. Il faut verser le
mélange dans l'eau et non le contraire.

29
2.2. Deuxième couche:

Constituants Plâtre Chaux aérienne Sable


Dosage (Kg) Mélange à
Sec 45 - 55 20 - 25 5 -10 15 - 20
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 15 - 20mm
Mise en oeuvre:
. Le délai d'attente pour l'application de la deuxième couche est fonction des conditions climatiques
il ne doit pas dépasser 2 jours.
. Le mélange constituant la deuxième couche doit être ferme.
. La deuxième couche doit être appliquée sur la première couche légèrement réhumidifiée.
. La compacité de cette dernière couche est obtenue par un serrage énergique et uniforme du mortier
à la taloche (elle est moins serrée que la première couche).
. Le serrage et le lissage de l'enduit s'effectuent sur la surface fraîchement garnie, l'aspect définitif
est obtenu par coupage à la berthelée.
. L'épaisseur moyenne des deux couches doit assurer un recouvrement en tout point d'au moins
40mm.

Commentaire 18 :
Après l'enduction du mur, la maçonnerie ne doit pas être le siège d'infiltrations d'eau, qui
seraient la cause d'une dégradation de l'enduit.

3. PROTECTION DES ENDUITS A BASE DE CHAUX ET PLATRE

L'enduit doit être protégé contre:


- la pluie par un débord de toiture important (corniches saillantes) à chaque niveau intermédiaire.
- le ruissellement d'eau, la façade doit être recoupée dans sa hauteur à chaque niveau de plancher
par un bandeau recouvert de zinc muni d'une goutte d'eau. La pente de ce bandeau doit être
importante et tournée vers l'extérieur (voir fig.9).

Bandeau de façade

Fig. 9 - Bandeau recouvert de zinc (vue en élévation)

30
CHAPITRE VI

EXECUTION DES BADIGEONS A LA CHAUX AERIENNE OU


CHAUX HYDRAULIQUE NATURELLE

1. GENERALITES

Les peintures à la chaux autrement appelées badigeons sont réalisées sur des supports enduits,
lissés, frottés ou décoratifs pour donner un aspect uniforme aux couleurs et aux matériaux.

Ils peuvent avoir un effet curatif de bouchage sur les enduits micro-fissurés ou faïencés, et
rattraper des défauts d'aspect (gâchage, plan d'échafaudage, mauvaise dispersion des colorants).
Ils sont réalisés en deux ou trois couches.

2. PREPARATION DU SUPPORT

Les badigeons s'appliquent sur des fonds solides, propres et non farineux. Ils ne peuvent trouver
leur adhérence sur des enduits contenant des imperméabilisants et sur les peintures aux résines de
synthèse. Ils sont exécutés 2 à 4 heures après la couche de finition. Ils sont, dans ce cas appelés
"à la fresque". Passé ce délai, ils ne pourront être appliqués avant complète siccité du support
(pour que le liant ait bien carbonaté). Dans ce cas, les badigeons sont "à sec". L'humidification du
support avant chaque couche est nécessaire en période sèche, très ensoleillée ou ventée, sur fond
très absorbant.

3. DOSAGE DU MELANGE

Selon la transparence souhaitée, le dosage variera de 1 volume de chaux pour 2 volumes d'eau, à
1 volume de chaux pour 5 volumes d'eau.
Le poids des charges colorantes ne pourra jamais excéder 10% du 'poids du liant sec pour les
oxydes et 25% pour les terres.
Pour les adjuvants, il y a lieu de se reporter au sous paragraphe 4.1 du chapitre 2.

4. APPLICATION

Dans un récipient adapté aux quantités à préparer, le mélange doit être remué fréquemment pour
éviter le dépôt.
Ils s'appliquent à la brosse pour assurer une bonne adhérence, par couches croisées pour garantir
un bon aspect.

Les délais d'application entre couches varient selon les conditions climatiques et la nature du
support. Ils sont généralement de 6 à 24 h.
Il n'y a pas de délai d'ouvrabilité pour la chaux aérienne mais, après 6 h, les mélanges à la chaux
hydraulique deviennent farineux et instables.

Commentaire 19 :
Il faut éviter d'appliquer les badigeons pendant les périodes de grand froid, de forte chaleur ou
en périodes de pluie.

31
CHAPITRE VII

RECEPTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS NEUFS

1. EXIGENCES DE QUALITE
Les exigences de qualité pour un enduit fini portent essentiellement sur :
¾ l'aspect,
¾ la planéité,
¾ l'aplomb,
¾ l'adhérence,
¾ l'imperméabilité.
1.1. Aspect :
Un enduit fini doit présenter un état de surface régulier, de teinte uniforme, soigné. Il doit être
exempt de cloques, soufflures, gerçures, fissures, et de traces de reprise. Les arêtes doivent être
sans écornures, ni épaufrures. La mise en place des joints doit avoir un aspect final décoratif. Les
joints doivent être rectilignes.
Pour le cas des endl1its à deux couches, l'uniformité d'aspect ne peut être garantie sans peinture
ou couche de finition.
1.2. Planéité :
La tolérance de planéité mesurée par la flèche prise sous une règle de 2m doit être au plus égale
aux valeurs suivantes:
- enduit courant exécuté suivant la méthode dite "au jeté" : 10mm
- enduit courant exécuté suivant la méthode dite "entre nus et repères" : 5mm
- enduit décoratif : 2,5mm
1.3. Aplomb:
Cette spécification ne s'applique qu'aux enduits exécutés entre nus et repères. L'enduit appliqué
dans ces conditions sur des supports verticaux doit présenter une tolérance de verticalité de
15mm par hauteur de 3m.
1.4. Adhérence:
Les enduits doivent adhérer au support. L'adhérence s'apprécie par des coups portés sur l'enduit à
l'aide d'un maillet, les coups ne doivent pas sonner le creux. En cas de doute persistant, la
vérification est faite par surface d'enduit d'au moins 50m2, en effectuant trois carottages
traversant toute l'épaisseur de l'enduit en des points choisis au hasard. Le taux d'adhérence est la
moyenne arithmétique des taux d'adhérence constatés en chacun des points; ce taux d'adhérence
ne devra pas être inférieur à 0,3 MPa.
1.5. Imperméabilité:
Il s'agit d'une exigence essentielle pour les enduits extérieurs. Elle doit être assurée de manière
uniforme sur toute la façade, et particulièrement aux points singuliers. La teinte foncée,
l'apparition de fissures, de traces d'humidité ou de lessivage peuvent constituer des indices
d'insuffisance de la perméabilité. En cas de doute, la vérification est faite à l'essai dit de (la boite
de perméabilité).

2. ESSAIS DE CONTROLE
En cas de non conformité aux exigences de qualités des enduits réceptionnés, on aura recours à
des essais de contrôle qui devront être menés par un laboratoire agréé.

32
ANNEXE 1

FOISONNEMENT DES SABLES

Dans les différents dosages, les volumes indiqués pour les sables supposent qu'ils sont à l'état
sec. Cependant dans la pratique, les sables sont toujours plus ou moins humides; il en résulte que
leur volume est à majorer par suite du foisonnement qu'entraîne la présence de l'eau.
Ce foisonnement peut atteindre des valeurs relativement importantes et, si l'on n'en tient pas
compte dans le cas de sables humides, le dosage réel de celui-ci en volume conduit à un sous
dosage en sable préjudiciable à la bonne composition du mortier et à son ouvrabilité en
particulier. Le foisonnement est fonction du degré de finesse du sable et de sa teneur en eau.

Des études ont permis d'avoir des précisions à ce sujet, en particulier le foisonnement des sables
usuels 0/5 mm en fonction de leur module de finesse jusqu'à une teneur en eau de 12 %.
Les sables fins présentant une surface spécifique beaucoup plus grande que les sables grossiers, il
en résulte que leur foisonnement est beaucoup plus important.
Le foisonnement du sable de granularité habituelle 0/5 mm a été étudié en faisant varier le degré
de finesse de ce sable en le composant à partir dessables élémentaires en proportions diverses.
Les résultats sont représentés sur la figure ci-dessous.

Il est à remarquer que, pour ces sables, le module de finesse le plus usuel est en général de l'ordre
de 2,5 à 3,0 et que leur teneur en eau est souvent de 3 à 6% ; on peut en conclure que, sauf étude
plus détaillée du problème, on peut, en première et grossière approximation, considérer qu'il faut
prendre en compte un coefficient de foisonnement de + 25 %.
Le tableau ci-dessous donne à titre indicatif les corrections à apporter pour des dosages au seau
ou à la brouette, en fonction de la teneur en eau du sable.

Nature du sable Sable sec Sable humide Sable saturé


Teneur en eau du sable (5-à!0 %) (10 à 20 %) (20 à 25 %)
Seau de 10 litres 0 - 1 litre 1 - 2 litres 2 - 2,5 litres
Brouette de 60 litres 0 - 6 litres 6 - 12 litres 12 - 15 litres

33
ANNEXE II

REGLES PRATIQUES DE MISE EN OEUVRE DES ENDUITS

1. Il faut projeter le mortier, pour obtenir une bonne adhérence de l'enduit.

2. Lors du choix des rapports des mélanges, il faut éviter les mortiers riches en liants qui ne
donnent pas la solidité requise, lequel ont tendance à poudrer en surface.

3. Quant on choisit un type de mortier, ,il faut se rappeler qu'un enduit extérieur doit non
seulement offrir une protection contre l'humidité provenant des précipitations, mais permettre un
échange suffisant d 'humidité avec l'air du local.

4. Dans le cas des enduits lissés, il ne doit pas se former à la surface une couche riche en eau et
en liants, laquelle contrarie la progression du durcissement du mortier et provoque des fissures de
retrait. Il faut donc attendre que le mortier "tire" avant de le talocher.

5. Les surfaces des enduits frais doivent être protégées contre une dessiccation trop rapide à la
suite de rayonnement solaire ou de vent sec.

6. Il ne faut pas appuyer fortement sur le bouclier, le lait de ciment superficiel forme une
pellicule qui risque de se faïençer du fait du dosage excessif, d'où les précautions suivantes:

- utiliser une taloche pour le dressage de finition,


- éponger éventuellement la laitance qui ressue trop abondamment en surface, au cours du
talochage,
- racler, gratter, frotter, brosser légèrement l'enduit avant durcissement complet pour éliminer le
lait du ciment concentré en surface. '

7. Il est interdit de poudrer l'enduit au ciment pur sous prétexte de hâter ou de faciliter le
talochage, ce qui donne un lissage trompeur qui se traduit infailliblement par un faïençage.

8. Il ne faut jamais lisser un enduit ordinaire à la truelle.

34
ANNEXE III

PRINCIPAUX ASPECTS DES ENDUITS DE FINITION

Enduit brut de projection: il est obtenu


directement par projection pneumatique
(mécanique) à la pompe de projection
mécanique à mortier (voir fig.l).

Enduit rustique écrasé: l'aspect est issu de la


finition précédente, après passage d'un couteau
(voir fig.2).

enduit rustique écrasé (par passage


d'un couteau) Fig.2

Enduit gratté: la couche de mortier après


réglage et dressage est grattée à la lame
dentelée (planche à clous, grattoir) en cours de
prise (voir fig.3).

enduit gratté (grattage d'un enduit


taloché, en cours de prise) Fig.3

Enduit gratté - grésé : l'aspect est issu de la


finition précédente, après ponçage superficiel
(chemin de fer, briques de carborandum)
(voir fig.4).

enduit gratté-grésé (grattage d'un


enduit taloché, en cours de prise) Fig.4

Enduit jeté - truelle: il est obtenu directement


par jeté à la truelle à bout rond (voir fig.5).

enduit jeté-truelle (diverses structures


et reliefs possibles) Fig.5
35
Enduit taloché - feutré: il est obtenu par réglage
et dressage à la taloche feutrée (voir fig.6)

Enduit taloché – feutré


Fig. 6

Enduit tyrolien (mouchetis tyrolien): il est


obtenu directement par projection au balai
tyrolien ou similaire (voir fig.7).

Enduit tyrolien (mouchetis


tyrolien)
Fig. 7

Enduit grésé : il est finement taloché et poncé


aux abrasifs ou raboté au chemin de fer en cours
de durcissement 2 à 8 jours après l'application
(voir fig.8).

Enduit grésé
Fig. 8

Enduit lavé: il est serré à la taloche d'acier ou au


rouleau, puis les grains sont dégagés par lavage à
la brosse souple et au jet d'eau.
Les opérations de serrage et lavage sont répétées
jusqu'à obtention d'un grain propre. Le nettoyage
de la surface est terminé dans les jours suivants
par un lavage à l'eau acidulée (acide
chlorhydrique dilué à 5 ou 10 %) suivi d'un Enduit lavé
rinçage à l'eau claire (voir fig.9). Fig. 9

36
ANNEXE IV

DOSAGES PRATIQUES
(Supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite)

Dosages exprimés en seau de 10litres pour un volume de 100litres de sable sec

Nature de Nature DOSAGES RECOMMANDES


en mélange de
la couche du liant en liant en volume
liants
Ciment
50 à 60Kg 50 à 60Kg 4 seaux de ciment
Première
(gobetis)
5 seaux de chaux
Chaux hydraulique hydraulique

Ciment 35 à 45Kg 35 à 45Kg 3 seaux de ciment


4 seaux de chaux
Chaux hydraulique 35 à 45Kg 35 à 45Kg
hydraulique
2 seaux de ciment
Ciment 20 à 35Kg
avec
et 35 à 45Kg
3 seaux de chaux
Chaux aérienne 10 à 15Kg
Deuxième aérienne
(corps d'enduit) 2 seaux de ciment
Ciment 10 à 35Kg
avec
et 35 à 45Kg
3 seaux de chaux
Chaux hydraulique L0 à 35Kg
hydraulique
2 seaux de chaux
Chaux hydraulique hydraulique
et avec
Chaux aérienne 3 seaux de chaux
aérienne
Ciment 25 à 35Kg 25 à 35Kg 2 seaux de ciment
3 seaux de chaux
Chaux hydraulique 25 à 35Kg 25 à 35Kg
hydraulique
1 seaux de ciment
Ciment 10 à 25Kg
avec
et 25 à 35Kg
Troisième 3 seaux de chaux
Chaux aérienne 5 à 15Kg
(corps de aérienne
finition) 1 seaux de ciment
Ciment 5 à 20Kg
avec
et 25 à 35Kg
2 seaux de chaux
Chaux hydraulique 10 à 30Kg
aérienne
2 seaux de chaux
Chaux hydraulique 15 à 25Kg hydraulique
et 25 à 35Kg avec
Chaux aérienne 5 à 15Kg 3 seaux de chaux
aérienne

37
38
ANNEXE VI

TERMINOLOGIE

A
Adjuvant: Produit chimique que l'on incorpore en faible proportion dans le béton et mortier, afin
de modifier, d'améliorer, ou de compléter certaines de leurs caractéristiques.

Adobe: Petite brique d'argile, de sable avec une faible quantité de paille hachée ou d'un autre
liant et d'eau puis séchées au soleil dans son moule de bois.

B
Baies: Désigne toute ouverture pratiquée dans un mur ou dans une toiture, ayant pour objet le
passage ou l'éclairage des locaux.

Balèvre : C'est une saillie, ressaut ou désaffleurement, sur le parement des bétons, des pierres ou
du bois. Elle peut correspondre aussi à des bavures de mortier séché dans les joints des planchers
de coffrage.

Bandeau: Bande horizontale saillante qui règne sur le pourtour d'un bâtiment.

Bavette: Bande ou feuille étroite de métal rapportée sur un ouvrage ou une jonction d'ouvrage,
pour les abriter des ruissellements de l'eau de pluie.

Berthelée : Truelle à deux tranchants, dont un dentelé et l'autre droit, utilisée pour dresser par
raclage, puis pour couper les enduits frais.

Béton caverneux: C'est un béton dont la faible proportion ou même l'absence de sables, charges
et matières fines, a pour effet l'enrobage seulement partiel des granulats par le liant, avec pour
conséquence la formation de nombreuses cavités.

Béton cellulaire: C'est un matériau léger constitué d'un mortier fluide de liant (ciment ou chaux),
de sable fin et d'un ajout tel que la poudre d’aluminium, qui génère par réaction avec la chaux, la
formation de petites inclusions gazeuses. Après moulage les blocs sont autoclavés.

Béton de granulats légers: C'est un béton léger comportant une proportion importante de
granulats de faible densité.

Bouclier: Taloche rigide de maçon à semelle de bois ou d'acier. Il sert d'une part à porter le
mortier ou l'enduit à appliquer à la truelle, d'autre part à dresser, à resserrer l'enduit.

Bourrage des joints: Remplissage en force avec un mortier de jointoiement.

Brique de terre cuite: Matériau céramique préfabriqué, à base d'argile cuite, géométriques sont
obtenues soit par moulage, soit par extrusion (filage).
Elles peuvent être pleines ou perforées horizontalement ou verticalement.

C
Calepin: Le plan de détail d'un revêtement ou d'une surface à enduire dans laquelle on doit tracer
des joints.

Calepinage : Etablissement d'un calepin. Représentation sous forme de calepin du détail des
joints d'une façade, du découpage en panneaux d'un enduit.

39
Calfeutrement: Garnissage d'un espace étroit et allongé (joint, fente, etc.), avec un matériau en
général compressible, éventuellement étanche ou isolant.

Carbonatation: Transformation de l’oxyde de calcium (CaO), c'est à dire la chaux en carbonate


de calcium (CaCO3) sous l'action acide du gaz carbonique de l'air. Cette réaction accompagne la
prise de tous les liants hydrauliques (ciment et chaux), la chaux libre dégagée par la prise, qui est
partiellement soluble, est entraînée par l'eau en excès vers la surface des mortiers, enduits et
bétons, à travers leurs capillaires. Au contact de l'air, cette eau s'évapore en déposant des cristaux
de carbonate.

Carborundum: Non commercial du carbure de silicium, abrasif de synthèse extrêmement dur.


Concassé en grains, le Carborundum est aggloméré avec des résines en meules de ponçage et d'
aflûtage en brique abrasive, etc.

Châssis: Cadre rectangulaire de menuiserie mobile ou parfois fixe, qui compose le vantail d'un
volet, d'une porte, etc.

Chemin de fer: Grattoir composé de lames d'acier, non parallèles à dents fines serties dans un
socle à poignée. Il sert à dresser et à ragréer la pierre de taille, et à divers raclages en maçonnerie.

Cloison: Désigne toute paroi verticale de distribution des locaux et de séparation verticale entre
les volumes intérieurs d'un bâtiment, à l'exception des murs de refends.

Cloison de doublage (contre-cloison) : Ce n'est pas une cloison à proprement parler, mais une
paroi rapportée contre ou a quelques centimètre de la face intérieure d'un mur de maçonnerie
porteuse, ou d'une cloison séparative.

Cornière métallique: C'est un profilé de métal méplat plié dans le sens de sa longueur. La
cornière est un des composants usuels de toute ossature ou charpente métallique.

Couvertine : Bavette de protection et d'étanchéité des rives latérales d'une toiture, en


recouvrement de la pointe de pignon.

Couvre joint: Profilé à dispositif d'ancrage inséré dans les joints de structure et de dilatation
ménagés dans les dallages de béton et les murs des façades.

Cuvelage : Ouvrage d'étanchéité des parois d'un local souterrain, d'une cuve, d'un réservoir, etc,
réalisé avec un enduit étanche (mortier fortement hydrofugé, ou de résines synthétique).

D
Dresser un enduit: Rendre plan, mais pas nécessairement lisser l'enduit. Dressage: Action de
dresser, aplanissage, équarrissage ou équerrage d'enduit.

E
Ebrasement: Il désigne seulement l'évasement des tableaux intérieurs d'une ouverture à partir des
ontants latéraux du bâti dormant.

Ecornure: Eclat d'une pierre, d'un angle de mur.

Efflorescence: Formation d'un dépôt cristallin blanchâtre à la surface des enduits, briques, etc. Ils
traduisent une migration de sels solubles, qui sont entraînés par l'humidité vers la surface des
murs où ils cristallisent lorsque l'eau s'évapore.

40
Enduiseur: Compagnon spécialiste de l'application des enduits. Pour les enduits extérieurs le
terme de façadier est aujourd'hui de plus en plus utilisé.

Enduit de cuvelage : C'est un enduit d'étanchéité ou un enduit pâteux d'imperméabilisation des


murs de sous-sols.

Enduit de lissage: Nom donné aux enduits fins à caractère autonivelant ou autolissant
spécialement formulés pour constituer rapidement une couche de préparation très plane sur les
planchers en béton et chapes inégales avant la pose de revêtement de sols.

Enduit de ragréage : Mortier hydraulique fin destiné à corriger les défauts et accidents de planéité
les maçonneries de béton.

Enduit d'étanchéité: Il peut être un enduit pâteux, un enduit d'application à chaud ou un enduit
d'imprégnation à froid.

Enduit d'imperméabilisation : C'est un enduit qui empêche l'eau de parvenir jusqu'au support
sous-jacent même après plusieurs heures d'arrosage par une pluie battante.

Epaufrure : Eclat dans un parement, ou dans le fil d'une arête.

F
Foisonnement: Accroissement du volume apparent des minéraux, consécutif à leur fragmentation
par extraction ou à leur manipulation en vrac. Dans le cas du sable, le foisonnement est lié à leur
humidification: l'eau cheminant par capillarité enrobe chacune des particules et s'interpose entre
elles, les espaçant légèrement les unes des autres; d'où un gonflement apparent (plus le sable est
fin, plus il foisonne).

G
Gerçure: Craquelure, ou fissure de retrait d'un enduit.

Goutte d'eau: Petit canal en quart-de-rond à la sous-face d'un élément saillant exposé à la pluie
(appui, bandeau, etc). Elle interrompt le cheminement de l'eau et le contraint à tomber au lieu de
ruisseler sur la façade.

Granularité : Distribution ou proportion relative des granulats de différents formats d'un mélange
ou d'un matériau. Caractéristique de distribution granulométrique d'un sable par exemple.

Granulat: Tout constituant inerte d'un mortier ou d'un béton est appelé granulat (plutôt que
agrégat qui est l'appellation ancienne). Selon leurs dimensions, les granulats prennent les noms
de cailloux, de gravillons, de sables où de fillers.

Granulométrie: Classement des granulats en fonction de leurs dimensions et étude de répartition


volumétrique ou pondérale des différentes classes de dimensions.

I
Imperméabilisant: Désigne certains produits dont l'application améliore l'imperméabilité
superficielle des parois et matériaux.

Imperméabilisation: Protection contre le passage de l'eau à travers une paroi ou un revêtement


(une bonne imperméabilisation n'empêche pas le passage de l'air ou de la vapeur).

41
J
Joint de fractionnement: C'est un joint ménagé dans les grandes surfaces de façon à les recouper
en panneaux d'une douzaine de m2, pour éviter les défauts de reprise.

Joint de gros oeuvre (de dilatation ou de rupture) : Joint prévu entre deux parties d'une
construction afin que puissent se produire des mouvements relatifs, perpendiculairement à ces
joints, en raison de la dilatation thermique.

L
Larmier: En maçonnerie à l'origine, moulure saillante d'une corniche, d'un bandeau ou de tout
élément en entablement dont le profil comportait une goutte d'eau contraignant les eaux pluviales
à s'égoutter vers l'extérieur au lieu de ruisseler sur la façade. Aujourd'hui le larmier désigne
souvent la goutte d'eau elle-même, ou coupe-larme, c'est-à-dire la cannelure creuse, contre-profil
d'un quart-de-rond ménagée en sous-face des appuis et ouvrages saillants d'une façade.

Lissage: Suppression de toute aspérité à la surface d'un enduit ou d'un joint avant durcissement;
avec un outil métallique (taloche, truelle ou fer à joints).

M
Moellon: Petit bloc de pierre calcaire, soit brut, soit équarri et plus ou moins taillé, utilisé pour la
construction des murs en pierre maçonnés.

N
Nuançage : Altération plus ou moins localisée de la couleur d'un revêtement, caractérisée par une
modification graduelle de sa teinte.

O
Ossature : Ensemble des éléments de stabilité qui composent la structure porteuse, le squelette ou
la carcasse d'un édifice, d'une voûte et qui assurent leur rigidité et leur stabilité. Les poteaux et
les chaînages composent l'ossature des façades.

P
Pignon: Mur extérieur qui porte les pannes d'un comble, et dont les contours épousent la forme
des pentes de ce comble.

Pisé: Maçonnerie rurale rustique en terre grasse argileuse, triturée avant l'emploi. La terre à pisé
était soit utilisée telle quelle soit additionnée de cailloux, tuileau pilé, sable, etc.

Plasticité: Aptitude du matériau à épouser les formes des banches, coffrage et moules, ou à se
prêter aux formes que lui imprime un outil (truelle, lisseuse, taloche, etc.).

Plastifiant: Adjuvant destiné à améliorer la plasticité ou l'ouvrabilité du matériau dans lequel il


est incorporé.

Produit d'accrochage: C'est un produit appliqué sur un subjectile avant la mise en oeuvre du
revêtement, pour favoriser ou améliorer son adhérence sur le support.

R
Rabotage: Action de corroyer, de tirer, d'élégir, d'ajuster, avec un rabot et son résultat.
Elimination d'une certaine épaisseur de matériau par fines couches successives, par déplacement
sur la surface, d'un outil qui ne travaille que dans un sens (rabot) ou par déplacement de la pièce
contre un outil à lames (raboteuse).

Raboter: Dresser une surface plane, avec un rabot ou une raboteuse.


42
Ragréage : Enduction partielle ou discontinue sur une maçonnerie d'un mortier fin spécial pour
obturer les cavités (bullage, épaufrures) et niveler les défauts de surface afin d'obtenir une surface
plane et unie et de pouvoir y appliquer une peinture ou un enduit plastique.

Rejingot: Bord relevé à l'arrière d'un appui de baie, sur lequel repose la pièce d'appui traverse
basse du dormant d’une croisée.

Renformis : Mortier appliqué en forte épaisseur sur tout ou une partie d'une maçonnerie pour la
dresser et corriger d'importants défauts de planéité, avant l'application de l'enduit.

S
Sablon : Appareil portatif de projection pneumatique des mortiers fins.

Saigne: Petite tranchée rectiligne pratiquée dans une paroi murale, en particulier pour y encastrer
un conducteur électrique sous tube.

Saillie: Elément, corps d'ouvrage, membre d'architecture qui est en avant de l'alignement ou du
nu d'une façade. Ce sont les balcons, corbeaux, corniches, etc.

Serrage: Opération essentielle de la mise en place des mortiers sur les parois, qui consiste à
améliorer leur compacité. Le serrage des enduits se fait par talochage, un bon serrage doit avoir
pour effet de supprimer les interstices, d'évacuer au maximum les inclusions d'air du matériau, et
d'améliorer l'enrobage des granulats.

Siccité: Etat, qualité de ce qui est sec. Résultat d'une dessiccation, d'une déshydratation.

Soubassement: Partie inférieure d'un mur, souvent en empattement de quelques cm sur le nu de la


façade, +parfois aussi en retrait par arrêt d'un enduit suivant une ligne horizontale à une
quinzaine de cm au-dessus du sol ou au niveau du plancher du rez-de-chaussée.

Soufflure : Cloque ou phénomène d'expansion d'un enduit ou d'un béton.

T
Taloche: Planchette de bois munie d'un manche utilisée pour porter et appliquer les enduits.

Talochage : Effectuer avec une taloche l'étalement, la répartition ou le surfaçage d'un enduit.

Terre crue: Qualifie la terre utilisée comme matériau de construction, soit sous forme de blocs de
terre comprimée, non stabilisée ou stabilisée, soit sous forme de briquettes moulées, simplement
séchées au soleil.

Torchis: Mortier de terre grasse mélangée avec 1a paille ou du foin haché, et parfois avec de la
chaux.

Truelle: Outil utilisé surtout par le maçon, le plâtrier, etc. Pour maçonner des scellements,
obturations, etc.

Tyrolien: Qualifie un enduit de parement projeté en gouttelettes ou mouchetis.

Tyrolienne: Machine portative de projection des mouchetis (tyroliens), elle projette des
gouttelettes de mortier gâché clair à travers un large orifice tenu face au mur.

43