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Cours technologie des systèmes I LACA09

Notions de base sur les capteurs et les chaines de mesure :


Généralité sur la mesure

 I.1  Introduction

Le savent D.Mendelev a écrit « La science commence la où commence la mesure » ; cela


signifie que nous n'avons pas de science sans mesure.

La mesure est un processus de connaissance qui grâce à l'expérience physique nous donne une
information quantitative (valeur) du rapport entre la grandeur mesurable et une grandeur de
même nature prise comme unité.

I.2  Métrologie

I.2.1  Définition

La métrologie au sens étymologique du terme se traduit par Science de la mesure. Dans le


langage courant des « métrologues », on entend souvent dire mesurer c'est comparer !

Les résultats des mesures servent à prendre des décisions :

-       Acceptation d'un produit (mesure des caractéristiques, des performances, conformité à
une exigence ),

-       Réglage d'un instrument de mesure, validation d'un procédé,

-       Réglage d'un paramètre dans le cadre d'un contrôle d'un procédé de fabrication,

-       Validation d'une hypothèse,

-       Définition des conditions de sécurité d'un produit ou d'un système.

Un résultat de mesure est écrit sous la forme : X = {X} [X]

Où X est le nom de la grandeur physique, [X] représente l'unité et{X} est la valeur numérique
de la grandeur exprimée dans l'unité choisie.

  I.2.2  Quelques termes de métrologie

-       Grandeur (mesurable) : définie comme attribut d'un phénomène, d'un corps ou d'une
substance, qui est susceptible  d'être distinguée qualitativement et déterminée
quantitativement

-       Unité de mesure : c'est une grandeur particulière, définie et adoptée par convention, à
laquelle on compare les autres grandeurs de même nature pour les exprimer quantitativement.

-       Mesurage : c'est l'ensemble des opérations ayant pour but de déterminer une valeur
d'une grandeur.

-       Mesurande : grandeur particulière soumise à mesurage.

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-       Incertitude de mesure : c'est un paramètre, associé au résultat d'un mesurage, qui
caractérise la dispersion des valeurs qui pourraient raisonnablement être attribuées au
mesurande.

-       Etalon de mesure : en métrologie, un étalon est un dispositif auquel on doit se fier pour
contrôler l'exactitude des résultats fournis par un appareil de mesure.

I.3 Eléments constitutifs d’une chaîne de mesure

Généralement, la grandeur à mesurer, appelée mesurande, n’est pas accessible directement et


les méthodes de mesure mises en oeuvre font appel à différentes lois physiques et propriétés
des matériaux. Une chaîne de mesure est généralement constituée des éléments suivants,
schématisés sur la figure suivante :

Schéma type d’une chaîne de mesure

- un transducteur : c’est l’élément fondamental du dispositif, fondé sur l’utilisation d’une loi
physique particulière. Il fait correspondre à une valeur Ge de la grandeur à mesurer une valeur
Gs d’une autre grandeur, généralement électrique, appelée grandeur de sortie. On recherche
généralement des transducteurs tels que la relation entre la variation du mesurande et la
variation du signal sortant du transducteur soit linéaire, ou tout au moins à utiliser la partie
linéaire de cette relation si celle-ci est plus complexe.

le conditionneur : c’est un circuit électrique ou électronique qui convertit, compense ou


modifie le signal de sortie du transducteur afin de le transformer en un signal électrique usuel.
Le conditionneur est souvent physiquement indissociable du transducteur. Le pont de
Wheatstone évoqué à l’alinéa précédent permet ainsi de transformer la variation de résistance
du transducteur en une variation de tension aux bornes du pont.

- l’amplificateur : c’est un élément indispensable lorsque le signal de sortie du conditionneur


est faible, il est très souvent nécessaire de les amplifier dans des rapports de 10 à 1000, ou
plus. Après amplification, on atteint des tensions comprises généralement entre 0 et 5 ou 10V.

- l’afficheur/enregistreur : c’est un élément qui mesure le signal (courant ou tension) sortant


de l’amplificateur pour le restituer sous une forme lisible et interprétable par l’utilisateur.

- le processeur : c'est un élément présent sur tous les dispositifs de mesure affichant et/ou
délivrant un signal numérique. Il s’agit généralement d’un convertisseur
analogique/numérique.

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Dans la pratique, le terme « capteur » désigne des choses différentes selon les auteurs et les
interlocuteurs :

- le transducteur lui-même ;

- l’ensemble transducteur + conditionneur ;

- l’ensemble de la chaîne de mesure représentée Figure 4.1.

Les distinctions sont parfois difficiles car de plus en plus de transducteurs sont physiquement
associés à des conditionneurs et des amplificateurs, les progrès de la miniaturisation ayant
permis de réduire considérablement la taille de ces éléments. L’intérêt principal de cette
intégration matérielle réside dans la réduction des perturbations du signal de sortie du
transducteur (interférences, parasites, pertes d’énergie et de signal, etc.) avant son traitement
par les éléments suivants.

Nous appellerons capteur la partie de la chaîne de mesure en contact avec le milieu où


s’effectue le mesurage, et transmetteur le reste des éléments de la chaîne de mesure.

I.4 Caractéristiques des capteurs et appareils de mesure

Les capteurs et chaînes de mesure peuvent être définis par un certain nombre de
caractéristiques. Nous indiquons ci-après les principales d’entre elles :

- l’étendue de mesure (EM) : ensemble des valeurs du mesurande pour lesquelles l’erreur de
mesure est supposée comprise entre des limites spécifiées.

- le domaine de non détérioration : il est défini par les valeurs limites que peuvent atteindre
et conserver le mesurande et les grandeurs d’influence sans que les caractéristiques
métrologiques du capteur ne soient altérées après retour des valeurs dans le domaine nominal.

limites d'utilisation d'un capteur (extrait de Ragot et al., 1990)

-
le

domaine de non-destruction : il est défini par les valeurs limites que peuvent atteindre le

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mesurande et les grandeurs d’influence sans qu’il y ait détérioration irréversible ou


destruction physique du capteur. Dans le cas contraire, le capteur doit être changé.

- la sensibilité : quotient Se de l’accroissement de la réponse d’un instrument de mesure par


l’accroissement correspondant du signal d’entrée :

∆ Gs
Se =
∆ Ge

La valeur de la sensibilité peut dépendre de la valeur du signal d’entrée. Cette définition sous
forme de quotient suppose que la relation liant le signal de sortie du capteur au signal d’entrée
associé au mesurande est linéaire, ou qu’elle peut être représentée de manière approchée mais
satisfaisante par une droite.

- le seuil de mobilité : variation la plus grande du signal d’entrée qui ne provoque pas de
variation détectable de la réponse d’un instrument de mesure, la variation du signal d’entrée
étant lente et monotone.

- la résolution : plus petite différence d’indication d’un dispositif afficheur qui peut être
perçue de manière significative. Pour un afficheur numérique, cette différence d’indication
correspond au changement d’une unité du chiffre le moins significatif.

- la répétabilité : étroitesse de l’accord entre les résultats des mesurages successifs du même
mesurande, avec les mesurages effectués dans la totalité des mêmes conditions de mesure.
Ces conditions sont appelées conditions de répétabilité. Elles comprennent : même mode
opératoire, même observateur, même instrument de mesure utilisé dans les mêmes conditions,
même lieu, répétition des mesurages durant une courte période de temps.

- la reproductibilité : étroitesse de l’accord entre les résultats des mesurages du même


mesurande, avec les mesurages effectués en faisant varier les conditions de mesure. Pour
qu’une expression de la reproductibilité soit valable, il est nécessaire de spécifier les
conditions que l’on fait varier. Celles-ci peuvent comprendre : principe de mesure, méthode
de mesure, observateur, instrument de mesure, étalon de référence, lieu, conditions
d’utilisation, temps.

- la discrétion : aptitude d’un instrument de mesure à ne pas modifier le mesurande.

- la vitesse de poursuite (ou rapidité) : aptitude du capteur à suivre dans le temps les
variations du mesurande. Une vitesse de poursuite élevée permet de suivre des variations
rapides du mesurande.

I.5 Etude des différentes erreurs instrumentales :


Un capteur idéal doit fournir un signal de sortie Gs (réponse) proportionnel au signal d’entrée
Ge sur l’étendue de mesure. En dehors de l’étendue de mesure, la réponse du capteur n’est
plus nécessairement linéaire. Sur l’étendue de mesure, délimitée par les bornes Ge min et Ge
max correspondant respectivement aux valeurs minimum et maximum de la grandeur que l’on
veut mesurer, on construit généralement le capteur de telle sorte que la valeur Gs de la

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grandeur de sortie correspondant à la valeur Ge du mesurande soit donnée par la relation


linéaire suivante :

Gs =S e . Ge + Z 0

avec Se la sensibilité du capteur et Z0 l’offset.

Réponse Gs d’un capteur en fonction de la valeur Ge du


mesurande

L’offset Z0 est souvent appelé « Zéro » car, dans de nombreux cas, la réponse Gs du capteur
est fixée ou ajustée mécaniquement ou électriquement à 0 (zéro) pour Ge = Ge min . Dans ces
conditions, la relation précédente se simplifie :

Gs =S e . Ge

Notons dès à présent que le rôle de l’afficheur ou du processeur de la chaîne de mesure


consiste à restituer, de manière analogique ou numérique selon les cas, la valeur Ge du
mesurande à partir de la valeur Gs du signal de sortie du capteur :

G s−Z 0
Ge =
Se

Dans la pratique, les capteurs ne sont pas idéaux et des écarts existent qui conduisent à des
erreurs systématiques. Parmi ces erreurs, qui sont généralement analysées sur l’ensemble de la
chaîne de mesure mais qui peuvent également être analysées au niveau du capteur ou du
transducteur lui-même, les quatre principales sont :

- l’erreur d’offset : dans ce cas, l’offset est décalé et vaut Z0’ au lieu de Z0. La valeur
théorique attendue Gs pour une valeur Ge du mesurande est remplacée par une valeur Gs’

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telle que la différence Gs’ – Gs est constante sur l’étendue de mesure et égale à l’erreur
d’offset.

- l’erreur de sensibilité : dans ce cas, la sensibilité (ou pente) Se est incorrecte et vaut Se’ au
lieu de Se. La valeur théorique attendue Gs pour une valeur Ge du mesurande est remplacée
par une valeur Gs’ telle que le rapport Gs’/Gs est égal au rapport des pentes Se’/Se;

Illustration d'une erreur d'offset (ou de Zéro)


sur un capteur

Illustration d'une erreur de sensibilité (ou de pente)


sur un capteur

- l’erreur liée aux grandeurs d’influence : dans ce cas, les grandeurs d’influence peuvent
conduire à une valeur observée Gs’ présentant simultanément une erreur d’offset et une erreur
de sensibilité. Il est bien sûr possible de rencontrer des cas où ces deux erreurs peuvent être

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présentes simultanément, en raison d’un mauvais étalonnage, sans que les grandeurs
d’influence n’interviennent. Dans ces deux cas, l’offset est décalé et vaut Z0’ au lieu de Z0 et
la sensibilité Se est incorrecte et vaut Se’ au lieu de Se. La valeur théorique attendue Gs pour
une valeur Ge du mesurande est remplacée par une valeur Gs’ telle que :

S'e
G = ( G s−Z 0 ) +Z '0
'
s
Se

- l’erreur de linéarité : dans ce cas, la relation liant Gs à Ge n’est plus linéaire, ou tout au
moins ne peut plus être assimilée à une droite sans conduire à des erreurs dépassant les limites
spécifiées. Elle est exprimée en pourcentage de la valeur maximale de l’étendue de mesure
(EM).

Illustration d'une erreur due aux grandeurs d'influence et/ou aux


erreurs simultanées d'offset et de sensibilité

I.6 Classification des capteurs


On classifie les capteurs en deux grandes familles en fonction de la caractéristique électrique
de la grandeur de sortie. Cette classification influe sur le conditionneur qui lui est associé.

I.6.1 Capteurs passifs

Le capteur se comporte en sortie comme un dipôle passif qui peut être résistif, capacitif ou
inductif. Le tableau ci-dessous résume, en fonction du mesurande, les effets utilisés pour
réaliser la mesure.

Mesurande Effet utilisé (grandeur de Materiaux


sortie)
Température Résistivité Platine, Nickel, cuivre, semi-
conducteurs.
Très basse température Cste diélectrique Verre.
Flux optique Résistivité semi-conducteurs
Déformation Résistivité Alliages nickel
Permiabilité Alliages ferromagnétiques

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Position Résistivité Magnétorésistances:


Bismuth, antimoine d'indium
Humidité Résistivité Chlorure de lithium

I.6.2 Capteurs actifs :

Fonctionnant en générateur, un capteur actif est généralement fondé dans son principe sur un
effet physique qui assure la conversion en énergie électrique de la forme d'énergie propre au
mesurande : énergie thermique, mécanique ou de rayonnement. Le tableau suivant présente
les principes physiques de base des capteurs actifs :

Mesurande Effet utilisé Grandeur de sortie


Température Thermoélectricité Tension
Pyroélectricité Charge
Photoémission Courant
Flux de rayonnement optique
Effet photovoltaïque Tension
Effet photoélectromagnétique Tension
Force
Pression Piézoélectricité Charge
Accélération
Vitesse Induction électromagnétique Tension
Position (aimant) Effet Hall Tension

Précision sur les effets utilisés :

a. Thermoélectricité : c’est le principe de tout thermocouple. C’est un circuit constitué


de deux conducteurs de nature chimique différente et dont les jonctions sont à des
températures différentes T1 et T2. Il apparaît aux bornes de ce circuit une tension
(force électromotrice) liée à la différence de température (T1-T2).
b. Pyroélectricité : certains cristaux présentent une polarisation électrique
proportionnelle à leur température. Ainsi, en absorbant un flux de rayonnement, le
cristal pyroélectrique va s’échauffer et ainsi sa polarisation va se modifier entraînant
une variation de tension détectable.

c. Piézoélectricité : l’application d’une force sur ce type de matériau engendre


l’apparition de charges électriques crées par la déformation du matériau. C’est un
phénomène réversible.

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d. Induction : la variation d’un flux magnétique engendre l’apparition d’une force


électromotrice.

e. Photoélectricité : sous l’influence d’un rayonnement lumineux, le matériau libère des


charges électriques et celles-ci en fonction du rayonnement.

f. Effet Hall : un semi-conducteur de type parallélépipède rectangle, placé dans une


induction B et parcouru par un courant I, voit l’apparition, dans la direction
perpendiculaire au courant et à l’induction, d’une différence de potentiel qui a pour
expression :

II Conditionneurs des capteurs :


II.1 Conditionneurs des capteurs passifs :
II.1.2 Caractéristiques générales des conditionneurs de capteurs passifs :
II.1.2.1 Principaux type de conditionneurs :
Les variations de l'impédance Zc d'un capteur passif liées aux évolutions d'un mesurande m ne
peuvent être traduites sous forme d'un signal électrique qu'en associant aux capteurs une
source de tension es ou de courant is et généralement d'autres impédance Zk constituant alors le
conditionneur du capteur. On peut distinguer deux groupe principaux de conditionneurs selon
qu'ils transfèrent l'information liée aux variations d'impédance du capteur,

 Soit sur l'amplitude du signal de mesure, c'est le cas des montages potentiométriques
et des ponts.
 Soit sur la fréquence du signal de mesure, il s'agit alors d'osciateurs.

Les montages potentionmètrique simples, qu'ils soient alimenté en source de tension ou de


courant présentent, certes, l'intérêt de la simplicité mais ils ont un inconvénient majeur, c'est

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celui d'être sensibles aux parasites. Le pont par contre qui est un double potentiomètre permet
une mesure différentielle réduisant de façon importante l'influence des parasites.

Lorsque le capteur et le conditionneur sont purement résistifs on utilise de préférence une


source de courant ou tension continus puisqu'alors aucune démodulation n'est nécessaire et
que les réactances parasites ne jouent plus aucun rôle. Il faut cependant veiller à ce que le
circuit ne soit le siège d'aucune force électromotrice thermoélectrique et que ses composants
ne présentent aucune dérive.

II.1.2.2 Montage potentiomètrique :


Le capteur de résistance Rc en série avec une résistance R1 est alimenté par une source de
résistance interne Rs et de f.é.m. es, continue ou alternative. La tension Vm est mesurée aux
bornes du capteur par un appareil de résistance d'entrée Rd.

R1
Rs

es
Appareil de mesure
Rc Vm Rd

Montage potentiomètrique

Selon les lois d'électroniques, on peut écrire :

e s = ( R s + R 1 + Rc ) . I

V m =R c . I

Vm
I=
Rc

Donc :
Vm
e s = ( R s + R 1 + Rc ) .
Rc

Rc
V m= .e
R s+ R 1+ R c s

Comme R s est négligeable donc on a :

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Rc
V m= .e
R1 + Rc s

La relation qui lie la tension de sortie (V m ) au paramètre image du mesurande ( Rc ) n’est pas
linéaire. La sensibilité du montage n’est donc pas constante. On peut néanmoins faire une
Linéarisation pour rendre la sensibilité constante :

 Fonctionnement en petit signaux :

Avec l'étude en petites variations du mesurande (étude petit signaux), on se place aux petites
variations ΔR < Rc + R1 :

Rc → Rc 0 +∆ R

V m →V m 0+ ∆ V m

Alors on obtient :

∆ V m =V m−V m 0

Rc 0
V m0= .e
R1 + Rc 0 s

R c 0+ ∆ R
V m= .e
R1 + Rc 0 +∆ R s

R c0 + ∆ R Rc 0
∆ V m=
[ −
] .e
R 1 + R c 0 + ∆ R R 1+ R c 0 s

∆ V m =¿

∆ V m =¿

∆ R . R1
∆ V m=
( R ¿ ¿ 1+ Rc 0 )2 . e s ¿

Là, on retrouve une relation linéaire d’où on peut directement extraire la sensibilité du capteur
ΔVm/ ΔRc . Cette sensibilité est maximum pour R1=Rco soit :

es
∆ V m= .∆ R
4. R 1

La sensibilité est donnée par :

es
S=
4. R1

 Cas d’une alimentation en courant :

is

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c
Capteur alimenté en courant

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L’utilisation d’une source de courant I rend le montage directement linéaire si l’on néglige
l’impédance interne de la source, c’est à dire :

∆ V m =I . ∆ Rc

 Montage Push-pull :

On reprend le montage potentiomètre et on remplace la résistance fixe R1 par un second


capteur, identique au premier mais dont les variations sont de signe contraire R1=R c0 −∆ Rc .
Cette association de deux capteurs fonctionnant en opposition est dite Push-pull.

On a alors :

Rc1
Rs

es
Appareil de mesure
Rc2 Vm Rd

Montage potentiomètrique
Avec :

Rc 1=Rc −∆ Rc

Rc 2=Rc + ∆ R c

e s= ( Rc −∆ R c ) . I + ( R c + ∆ Rc ) . I

Vm
I=
R c + ∆ Rc

Vm
e s= (R −∆ Rc + R c + ∆ Rc )
Rc + ∆ R c c

Vm
e s= (2. Rc )
Rc + ∆ R c

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Rc + ∆ Rc
V m =e s .
2. Rc

On calcule ∆ V m :

R c + ∆ Rc 1 Rc +∆ R c2
∆ V m =e s .( − )
2. Rc 2. R c

∆ Rc
∆ V m =e s .
2. R c

Avec ce type de montage on arrive a avoir une sensibilité deux fois supérieure à celle obtenue
en fonctionnement en petits signaux et cela si seulement R s ≪ R c 0 et une variation de tension
linéaire avec ∆ R c. La sensibilité S est, donc, donnée par :

es
S=
2. Rc

 Le montage push-bull peut permettre une compensation des grandeurs


d'influence :

Influence de la mesurande et des grandeurs d'influence

Rc1
Rs

es

Rc2 Vm

La compensation
Montagedes grandeurs d'influence revient à pouvoir écrire l'expression de la
potentiomètrique
tension ∆ V m ou de sa variation en fonction des variations de la résistance provoquées
seulement par l'action de la mesurande, sans celle des grandeurs d'influence.

Retrouvant l'expression de ∆ V m :

A l'origine des variations on a :

es
m=m0 , g=g0 , Rc 1=Rc 2=Rc 0 et V m =V m 0=
2

Après variation de la mesurande et de la grandeur d'influence, on a :

Rc 1=Rc 0 +∆ R c1 ∆ R c1=S g ∆ g+ S ∆ m1

Rc 2=Rc 0 +∆ R c2 ∆ R c2=S g ∆ g+ S ∆ m2

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Selon les démonstrations précédentes, on a :

Vm
e s= .( R c0 + ∆ R c1 + R c0 + ∆ R c2 )
Rc 0 +∆ R c1

Rc 0 +∆ Rc 1
V m =e s .
2. R c0 + ∆ R c1 + ∆ R c2

es Rc 0 +∆ Rc 1
∆ V m= .( −1)
2 ( ∆ R c1 + ∆ R c2 )
R c 0+
2

( ∆ R c1 +∆ R c2 )
R c 0+ ∆ Rc 1−(R c0 + )
e 2
∆ V m = s .( )
2 ( ∆ R c1 +∆ R c2 )
R c0 +
2

∆ R c1 ∆ Rc 2

e 2 2
∆ V m = s .( )
2 ( ∆ R c1 + ∆ R c2 )
R c 0+
2

es ∆ R c1−∆ Rc 2
∆ V m= .
4. R c 0 ( ∆ R c 1+ ∆ R c 2 )
1+
2. Rc 0

A partir de là, on peut distinguer deux cas :

 Le premier capteur n'est pas soumis à la mesurande :


On peut donc écrire : ∆ m1=0, donc : ∆ R c1=S g ∆ g

On considérant S ∆ m2 ≪ Rc 0 on peut écrire :


e S ∆ m2
∆ V m= s .
4. R c 0 ( Sg ∆ g)
1+
R c0
 Les deux capteurs fonctionnent en push-pull :
On a donc :
∆ m=∆ m2=−∆ m1

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L'expression de ∆ V m s'écrira :
e S∆m
∆ V m= s .
2. Rc 0 ( Sg ∆ g )
1+
Rc 0

 Elimination de la composante permanente de la tension de mesure :

Avec la méthode potentiométrique, la variation de tension ∆ V m , qui porte l'information est


superposée à une tension V m 0, généralement supérieure. Ceci risque de rendre la mesure
imprécise dans le cas de phénomènes statiques pour lesquels ∆ R c est constant ou lentement
variable. L'alimentation symétrique impose aux extrémités potentiomètre des tensions égales
et opposées par rapport à la masse.

Rs/2
R1
es/2Rs

es
es/2 Appareil de mesure
Rc Vm Rd
Rs/2

Montage potentiomètrique
Calcul de la valeur mesurée V m :

On peut écrire :

−e s Rs
V 1=
2
+
2 (
+ R1 . I )
et

es Rs
V 1=
2

2 (
+ R1 . I)
e
−V 1
2
I=
Rs
+ Rc
2

e
−V
−e s Rs 2
V 1=
2
+
2 (
+ R1 .(
Rs
1

+Rc
))

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Rs Rs

V 1=
−e s es 2
+ .
(
+ R1
−V 1 .
) ( 2
+ R1 )
2 2 Rs Rs
+ Rc + Rc
2 2

R R

V . ⌈ 1+
( 2
+R )
s
e
⌉= ⌈
1( 2
+R )
s
−1⌉
s
1

1
Rs 2 Rs
+Rc + Rc
2 2

Rs

V 1=
( )
es 2 + R 1
2 Rs
2
+Rc
−1

Rs

( )
+ R1
2
+1
Rs
+ Rc
2

Rs Rs

V 1=
( )
e s 2 + R 1− 2 −Rc
2 Rs
2
+ Rc

Rs R
+ R 1+ s + Rc

( )
2
Rs
2
2

+ Rc

e s R 1−Rc
V 1= (
2 R 1+ R c + R s )

II.1.2.3 Montage en pont :

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L’utilisation d’un montage potentiométrique présente le défaut d’avoir en sortie la présence


d’une tension continu, et ceci en l’absence de variations du mesurande. L’emploi d’un
montage en pont présente l’avantage de s’affranchir de cette tension continue.

 Montage quart de pond, avec un capteur et trois résistances fixes :

En A :
C
e s=(R ¿ ¿ 1+ Rc ). I 1 ¿ R1 R3

VA
I 1= es A Vm B
Rc

( R c + R1 ) Rc R4
e s= VA
Rc D
Rc
V A= e
R c+ R 1 s Montage en pond

En B on a :

e s=(R¿¿ 3+ 4). I 2 ¿

VB
I 2=
R4

( R3 + R 4 )
e s= VB
R4

R4
V B= e
R 4 + R3 s

R c . R 3−R4 . R1
V m= . es
( R 1+ R c ) . ( R3 + R 4 )
Si on veut avoir une tension nulle en absence de mesurande, il faut avoir :

Rc . R3 =R4 . R1

Avec une variation de ∆ R de Rc on aura V A qui prendra la forme suivante :

Rc +∆ Rc
V A= .e
R 1+ R c + ∆ R c s

Alors V m deviendra :

R c+ ∆ R c R4
V m= ( − .e
R1 + Rc +∆ Rc R 3+ R 4 s )
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R4 Rc
On remplacera par parce que à l'équilibre la tension V m est nulle, ce qui fait
R 3+ R 4 R 1+ R c
que ces deux éléments sont égaux. On aura donc :

R c+ ∆ R c Rc
V m= ( − .e
R1 + Rc +∆ Rc R 1+ R c s )
R c . R 1+ R 2c + ∆ Rc . R1 + Rc . ∆ R c −Rc . R1−R 2c −Rc . ∆ R c
V m=
(R ¿ ¿ 1+ Rc +∆ Rc ).( R 1+ R c ) . es ¿

∆ Rc . R1
V m=
( R ¿ ¿ 1+ Rc + ∆ Rc ).( R1 + R c ). e s ¿

Comme ∆ R c<< Rc , on écrit :

∆ Rc . R 1
V m= . es
( R1 + Rc )2

Si on a R1=R c, on aura :

es
V m= . ∆ Rc
4. R c0

 Montage demi de pond, avec deux capteurs et deux résistances fixes :

Pour ce type de montage, on choisi les deux C


résistances du pond R =R =R et les deux R3= Rc0
3 4 c0
Rc1
résistances restantes seront des capteurs, avec
Rc 1=Rc 0 +∆ R c1 et Rc 2=Rc 0 +∆ R c2 es A Vm B

Calculant l'expression de la tension V m:


Rc2 R4= Rc0
Rc 2 D
V A= .e
R c1 + Rc 2 s

es Montage en pond
V B=
2

R c2 1
V m= ( − . es
Rc 1+ R c2 2 )
Rc 0 + ∆ R c 2 1
V m= ( − .e
Rc 0 +∆ Rc 1 + Rc 0+ ∆ Rc 2 2 s )
2. R c0 +2. ∆ R c2−2. Rc 0−∆ Rc 1−∆ Rc 2 1
V m=
( 2. ( 2. R c 0+ ∆ Rc 1+ ∆ Rc 2)
− . es
2 )
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∆ R c2 −∆ Rc 1
V m= .e
4. R c0 +2. ∆ Rc 1 +2. ∆ Rc 2 s

es ∆ Rc 2−∆ R c1 1
V m= . .
4 Rc 0 ∆ R c1 + ∆ R c2
1+
2. R c 0

 Montage push-bull :

Dans ce cas, dans le montage ci-dessus, les deux capteurs présentent des résistances variables
d'une manière identique mais de sens opposé sous l'influence de le mesurande, si les
variations provoquées par les grandeurs d'influence sont négligeables devant la résistance des
capteurs, on peut écrire :

∆ R c2=−∆ Rc 1=∆ R c donc

es ∆ Rc 2−∆ R c1 1 e s 2. ∆ Rc
V m= . . = .
4 Rc 0 ∆ R c1 + ∆ R c2 4 Rc 0
1+
2. R c 0

es ∆ Rc
V m= .
2 Rc 0

On remarque que V m est linéaire et que la sensibilité est améliorée, elle est double de celle du
montage quart du pond.

 Montage pond entier avec quatre capteurs en push-bull :

Pour ce cas, on utilise quatre capteurs montés en push-bull. on a donc :

∆ R c2=−∆ Rc 1=∆ R c3=−∆ Rc 4 =∆ Rc

On a :

Rc 2
V A= .e
R c1 + Rc 2 s

Rc 4
V B= .e
R c 4 + Rc 3 s

Rc 0 +∆ R c2 Rc 0 +∆ Rc 4
V m= . e s− .e
R c0 + ∆ R c1 + Rc 0 +∆ R c2 Rc 0 +∆ Rc 4 + R c0 + ∆ R c 3 s

Rc 0 +∆ Rc Rc 0 +∆ Rc
V m =e s . ( −
2. Rc 0−∆ R c + ∆ Rc 2. Rc 0−∆ R c + ∆ Rc
. )

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On retrouve donc l'expression de V m très simple, linéaire avec une très grande sensibilité.

∆ Rc
V m =e s .
Rc 0

II.1.2.4 Compensation de la dérive thermique de la source d'alimentation du pond :

 Compensation avec des diodes

La variation de la tension de diode de 2.5 mV/°C peut être employée pour faire varier la
tension d’alimentation du pont de Wheatstone. C

A B
Vd

D
es

Vm Vp

Compensation de la dérive thermique par des diodes

La tension d’alimentation du pont est :

V p=e s−4. V d

En considérant les variations, es , Vd et Vp s'écrivent :

e 's=e s+ ∆ e s

V 'd =V d + ∆ V d

Donc :

V 'p=(e ¿ ¿ s +∆ e s )−4.(V d + ∆ V d )¿

V 'p=e s−4. V d +(∆ e s−4. ∆ V d )

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V 'p=V p+( ∆ e s−4. ∆ V d )

Donc pour que la tension d'alimentation du pond reste constante, et ainsi compenser la
dérive thermique de la tension d'alimentation, il faut avoir :

∆ es −4. ∆ V d =0

∆ es =4. ∆ V d

Donc le choix des diodes, et de leur nombre, se fait selon leurs sensibilités et celle de la
source à la température.

Ici la variation de la tension de la source d'alimentation est compensée par la variation de la


tension aux bornes de quatre diodes.

a. Compensation avec un transistor

La variation de la tension du pont est corrigée en utilisant un transistor monté suivant le


schéma de la Figure ci-dessous La variation de la tension d’alimentation du pont est
fonction de la tension aux bornes d’une diode.

Polarisation à l’aide d’un transistor

Pour apporter la correction nécessaire à la dérive thermique du pont. Les valeurs de R1 et


R2 sont choisis en fonction de la tension d’alimentation. A titre expérimentale, ces valeur
sont données dans le Tableau suivant :

Va (Volt) R1(KΩ) R2(KΩ)


5 3.32 1.43
9 4.02 806
12 4.22 604

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II.2 Conditionneur du signale :


II.2.1 Adaptation d'impédance :

Le capteur, associé a son conditionneur, équivaut à un générateur constitué d'une source et


d'une impédance interne délivrant le signal au circuit qui le charge. Afin que le signal soit
obtenu dans les meilleures conditions de sensibilité et de stabilité vis-à-vis des variations
éventuelles de l'impédance interne, le générateur équivalent doit être chargé par une
impédance appropriée.

a. Cas d'un capteur source de tension :

Lorsqu'un capteur délivre une tension ec(m), sous


l'influence de mesurande, cette tension est en série
avec une impédance Zc du capteur. Pour minimiser
l'influence de cette dernière, Le dispositif de mesure
doit avoir une impédance d'entrée, Zi, très grande
devant Zc.

Zi
V m =e c ( m ) .
Z i +Z c

Si Zi ≫ Z c on a alors : V m =e c ( m )

Les dispositifs à grande impédance d'entrée utilisable pour réaliser l'adaptation


d'impédance sont à base d'amplificateur opérationnel en montage suiveur simple ou
suiveur/amplificateur, amplificateur différentiel sous forme d'amplificateur
d'instrumentation ou d'amplificateur d'isolement.

b. Cas d'un capteur source de courant :

Le capteur peut aussi se présenter sous une forme


équivalente à une source de courant (ic) en parallèle avec
une impédance Zc. Le signal électrique Vm est alors
donné par (figure 2.7.1.2) :

Pour que le courant im généré par le capteur soit peu


différent de ic, il faut que l'impédance du capteur soit très
importance devant celle du dispositif de mesure :

V m =Z i .i m

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Zc
i m=i c .
Zi+ Zc

Si Zi ≪ Z c on aura : i m=i c

II.2.2 Utilisation des amplificateurs opérationnels :

Les amplificateurs opérationnels, en plus de l'adaptation d'impédance qu'ils peuvent


garantir, ils permettent aussi en plus de l'amplification du signal, de convertir les signaux
de sorties, quant ils sont un courant ou une charge, à un signal de sortie tension. On
rappelle ici les trois montages fondamentaux, correspondant aux trois types des capteurs
actifs

 Cas d'un capteur source de tension :

Le capteur est équivalent à une source de tension ec en série avec une impédance Zc.

R2
R1

-
+

Zc
Vs

ec

L'utilisation d'un amplificateur opérationnel avec le montage ci-dessus permet, avec


l’approximation de l’amplificateur opérationnel idéal, d'écrire :

R2
( )
V s = 1+ .e
R1 c

On remarque donc :

 Que le capteur ne débite pas (i+=i-=0 dans l’amplificateur idéal) ou encore qu'il débite
sur une impédance infinie. La condition de non influence de l’impédance interne Zc du
capteur sur la mesure est réalisée.
 qu’en sortie, Vs est indépendant du courant débité dans la charge RL. La tension Vs
débitée par l'amplificateur se comporte comme une source de tension d'impédance interne
nulle.

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 Que le choix de R1et R2 permet de régler le gain G désiré.

Ce montage permet, donc, d'adapter l'impédance au signal du capteur et d'amplifier la


sortie de ce dernier.

 Cas d'un capteur source de courant :

le capteur, cette fois, est équivalent à une source de courant placée en parallèle sur une
résistance Rc, on peut alors utiliser le montage de la figure suivante :

ic R

-
+

ic Rc
Ve
Vs

Puisque l'entrée de l'amplificateur idéal ne débite aucun courant, et que la tension d’entrée
différentielle est nulle, la différence de potentiel entre E et la masse est nulle et il n'y a
aucun courant qui circule dans la résistance Rc du capteur. Le courant ic se retrouve
intégralement dans R et on peut écrire :

V s =−R .i c

Comme pour l’amplificateur de tension ce montage élémentaire appelle quelques


remarques fondamentales :

 la valeur choisie pour la résistance R de contre-réaction n'influence pas le capteur


équivalent à une source de courant.
 La résistance d'entrée est nulle puisque les bornes de la source sont maintenues au
même potentiel à l'entrée de l'amplificateur idéal.
 En sortie, on obtient une source de tension dont la résistance est nulle (Vs est
indépendant de la résistance de charge qui peut être placée en sortie).

 Cas d'un capteur source de charge :

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Enfin dans le cas du capteur équivalent à un générateur de charge, il est souvent


souhaitable d’utiliser un convertisseur charge-tension qui réalise pratiquement la mise en
court-circuit des électrodes. Le montage le plus élémentaire est celui de la figure qui suit.

Puisque aucun courant ne traverse les entrées de l’amplificateur, toute variation de charge
aux bornes du capteur se retrouve aux bornes de C.

-
Ve
+

ic Rc
Vs

−Q
On a donc : V s =
C

Avec :

Q : la charge délivrée par le capteur;

C : la valeur de la capacité.

II.2.3 Utilisation des amplificateurs d’instrumentation:

 Amplificateur d’instrumentation à deux AOP

Amplificateur d’instrumentation à 2 AOP

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La tension de sortie Vs est donnée par :

Les gains en mode communs et en mode différentiel sont donc :

L’annulation de Amc exige d’avoir R2 . R 4=R1 . R 3 ce qui peut être obtenue par R1 = R4 et
R3 =R2. Cette condition est rarement vérifiée car les résistances sont toujours données
avec une certaine précision.

 Amplificateur d’instrumentation à trois AOP

L’amplificateur d’instrumentation de la Figure 1. 25 est constitué par un amplificateur


différentiel A3. A1 et A2 n’amplifient pas la tension de mode commun mais amplifient le
mode différentiel

Amplificateur d’instrumentation à trois AOP

La tension Vs est donc donnée par :

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II.2.4 La linéarisation du signal :

II.2.4.1 La correction de la non linéarité d'un capteur passif :

Lorsqu'on utilise un capteur unique, par exemple résistif, avec pour conditionneur un pond de
Wheatstone ou un montage potentiométrique à alimentation symétrique, la tension délivrée
n'est pas linéaire, elle a pour expression :

es ∆ Rc 1
V m= . .
4 Rc 0 ∆ Rc
1+
2. Rc 0

On utilise un multiplieur et un sommateur pondéré pour réaliser la linéarisation, voir la figure


ci-dessus :

Linéarisation du pont de Wheatstone par un multiplieur

La tension de sortie du multiplieur est :

V x . V y V m. V l
V 0= =
Eref E ref

Les gains sur les deux voies d'entrée du sommateur étant a et b, on a en sortie une tension :

Vm.Vl
V l=a .V m + b .V 0 =a .V m +b .
E ref

a. V m
V l=
D’où : b.Vm
1−
Eref

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a . e s ∆ Rc 1
V l= .
Donc : 4 Rc 0 ∆ Rc b es
1+ (1− )
2. R c 2 E ref

2. E ref
Par un choix approprié pour ¿
es
, on élimine le terme responsable de la non linéarité,
a . e s ∆ Rc
alors : V l= .
4 Rc 0

II.2.4 .2 Méthode analogique générale de linéarisation d'un signal :

On considère un capteur actif ou passif et son conditionneur, qui est à l'origine d'une tension
Vm non linéaire avec le mesurande m. A partir de le courbe d'étalonnage, on établit l'équation
reliant m à Vm, par exemple :

m=a0 +a1 .V m+ a2 .V 2m + …+an . V nm

Pour des raisons évidente de simplicité lors de la réalisation, on limite le nombre de terme au
minimum compatible avec la précision recherchée. Le dispositif de linéarisation de Vm doit
délivrer en sortie une tension Vl linéarisée et donc proportionnelle à m.

V l= A . m= A .( a0 +a1 .V m+ a2 .V 2m + …+an . V nm )

V l= A 0+ A 1 . V m + A 2 . V 2m +…+ A n . V nm

On écrira : V l= A 0+ A 1 . V m + A 2 . V 2m +…+ A n . V nm avec Ak =A . ak

Il en résulte en générale, la linéarisation analogique est réalisable par association de


multiplieurs fournissant les termes V km et additionneurs pondérés.

II.2.4.3 Linéarisation numérique :

Le programme à réaliser doit établir la correspondance entre les valeurs numériques de la


tension de mesure Vm délivrée par un convertisseur numérique/analogique, et la valeur du
mesurande m =f(m).

Deux méthodes permettent d'établir cette correspondance :

 Le calcul de m à partir de la relation m= f (m),


 La tabulation d'un ensemble de valeurs de m et de Vm avec éventuellement une
interpolation linéaire.

a. Linéarisation par calcul :


Cette méthode est très utilisée pour la plupart des thermocouples. En effet, l'expression de la
température est donnée par un polynôme d'ordre n de la f.e.m mesurée T=f(Vm), que l'on peut
écrire par exemple :

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5
T =∑ a i . V im ou encore T =a 0+V m a1+ V m a2+ V m ( a3 +V m ( a4 +V m ( a5 ) ) )
( ( ))
i=0

Puis on fait le calcul itératif ci-dessous, qui nécessite un tableau contenant les coefficients a i
du polynôme et surtout qui doit être fait pour chaque valeur de V m.

Initialisation
i= 4; x = a5

x = x.Vm + ai

i=0

T=x

i=i-1 Passer à la valeur


suivante de Vm

Algorithme de calcul itératif de T

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