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Unité d’enseignement LU1CI001

La Liaison Chimique
Chimie 1: « Structure et Réactivité »
(CM 10 h et TD 12 h)

Fascicule de
Travaux Pratiques
La Liaison Chimique
(CM 10 h et TD 12 h)

Structures de Lewis Réactivité et Applications

grammes moléculaires
Responsable
Structures de Lewis : Réactivité et
Christophe Petit
Applications

rbitales moléculaires
Diagrammes moléculaires
Coordinateurs : Vanessa Labet
Orbitales moléculaires Jérémie Caillat
VSEPR, hybridation
VSEPR, hybridation Geoffroy Guillemot

Responsable de la plateforme technique de chimie 1e année :


Benoît Tremblay

Secrétariat : Maria Costa-Slimani


ATRIUM, 4e étage, pièce 420
 01 44 27 30 28

1
Sommaire

Calendrier de progression ............................................................................................................................ 3

Modalités d’évaluation .................................................................................................................................. 4

Principales consignes de sécurité................................................................................................................. 5

Matériel usuel de laboratoire ........................................................................................................................ 6

Bien faire la vaisselle .................................................................................................................................... 7

TP 1 - Détermination de la constante d’Avogadro......................................................................................... 8

TP 1 (Annexe) : Incertitudes de mesure – Evaluation de type A (Analyse statistique des résultats) ........... 13

TP 2 - Titrage d’une solution de Ce4+(aq) – Elaboration et mise en œuvre du protocole ............................. 15

TP 2 (Annexe) : Incertitudes de mesure – Evaluation de type B ................................................................. 21

TP 3 - Différences de propriétés physico-chimiques de deux stéréoisomères ............................................ 25

2
Calendrier de progression
# Dates CM TE TP Evaluation

1 13 sept. – 19 sept. ATO 1

2 20 sept. – 26 sept. ATO 2

3 27 sept – 3 oct. ATO 3 TE 1

4 4 oct. – 10 oct. ATO 4 TE 2 TP1 Quizz 1 (Moodle)

5 11 oct. – 17 oct. MOL 1 TE 3 TP 1 Quizz 2 (Moodle)

6 18 oct. – 24 oct. MOL 2 TE 4 TP 2 Quizz 3 (Moodle)

7 25 oct. – 31 oct. MOL 3 TE 5 TP2 Quizz 4 (Moodle)

8 1 nov. – 7 nov. Interruption pédagogique

9 8 nov. – 14 nov.

CC1 (15/11 à 18h30 – 1h)


10 15 nov. – 21 nov. MOL 4 TE 6
+ Quizz 5 (Moodle)

11 22 nov. – 28 nov. MOL 5 TE 7 Quizz 6 (Moodle)

12 29 nov. – 5 déc. MOL 6 TE 8 TP 3 Quizz 7 (Moodle)

13 6 déc. – 12 déc. REACT 1 TE 9 TP 3 CC2 (06/12 à 18h30 – 1h)

14 13 déc. – 19 déc. REACT 2 TE10 DM (Moodle)

15 20 déc. – 26 déc.
Vacances de Noël et du Nouvel An
16 27 déc. – 2 janv.

17 3 janv. – 9 janv. TE 11 Quizz 8 (Moodle)

18 10 janv. – 16 janv. CC3 (1h30 – Campus)

Pensez à bien organiser votre travail en autonomie de façon à ne pas


vous retrouver à devoir gérer trop de charges accumulées à certains
moments du semestre !!

3
Modalités d’évaluation
des Travaux pratiques
L’UE LU1Ci001 comporte 3 séances de Travaux Pratiques (TP) de 3h30 chacune, qui seront
réalisées en laboratoire au 4ème étage de l’Atrium dans une salle dont le numéro vous sera
communiqué ultérieurement.

Chaque séance de TP est précédée d’un travail préparatoire qui prend la forme d’un
questionnaire en ligne sur Moodle, ouvert une semaine avant la date de votre TP et auquel il
vous faudra répondre individuellement au plus tard la veille de votre séance à 23h59.

Pendant les séances de TP, vous travaillerez en binômes. Les expériences réalisées feront l’objet
d’un travail de restitution (compte-rendu).

Pour les TP1 et TP2, ce travail de restitution consistera en un document à trous à compléter
en binômes et à remettre à la fin de la séance de TP.

Pour le TP3, un compte-rendu libre sera à rédiger individuellement à l’aide d’un logiciel de
traitement de texte et à remettre au plus tard une semaine après la séance de TP.
Note : Pour les aspects méthodologiques, une aide en ligne sous forme de tutoriels sera
disponible sur le site Moodle de l’UE.

Ces activités de TP, donneront lieu en fin de semestre à une note /20 pts, selon la répartition
suivante :
TP 1 ( /6 pts)
• Questionnaire de préparation ( /1 pt).
• Compte-rendu à trous ( /5 pts).

TP 2 ( /6 pts)
• Questionnaire de préparation ( /1 pt).
• Compte-rendu à trous ( /5 pts).

TP 3 ( /8 pts)
• Questionnaire de préparation ( /1 pt).
• Compte-rendu libre ( /7 pts).

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Principales consignes de sécurité
Tout produit chimique peut présenter un risque. Il est important de le
connaître pour se protéger et protéger les autres.

Dans un laboratoire de chimie :

- Il est OBLIGATOIRE de porter des lunettes de sécurité (remises contre signature) et


une blouse (non fournie) : elle doit être en coton, longue, à manches longues et fermée.
- Le port des gants n’est pas systématique. Ils sont fournis si nécessaire.
- La manipulation de réactifs pouvant être toxiques et/ou susceptibles de provoquer un
dégagement gazeux doit se faire sous une sorbonne de protection.
- Les cheveux longs doivent être attachés.
- Le port de lentilles est fortement déconseillé.
- Les paillasses et allées doivent être dégagées : les vêtements, sacs et tabourets doivent
être rangés.
- Il est INTERDIT de fumer, boire ou manger ; de manipuler assis ou de s’assoir sur la
paillasse.
- Ne rien pipeter à la bouche.
- Ne pas diriger l’ouverture d’un récipient contenant des produits chimiques vers son visage
ou vers une autre personne.
- Ne pas respirer ou porter à la bouche les produits chimiques.
- Ne pas laisser de substances inflammables près d’une source de chaleur.
- Ne jamais ajouter d’eau dans un acide (ou une base) concentré pour obtenir une solution
diluée. Ajouter progressivement l’acide (ou la base) dans un excès d’eau.
- Ne JAMAIS jeter de produits chimiques à l’évier ou à la poubelle. Utiliser les bidons de
récupération prévus à cet effet.
- Ne pas brancher d’appareils supplémentaires sur les paillasses (téléphones, ordinateurs,
tablettes…).

La situation sanitaire actuelle exige des mesures supplémentaires en TP :


- Le port d’un masque type chirurgical est obligatoire. Il sera fourni par le
service. Toute personne refusant de porter un masque chirurgical au sein d’un
laboratoire se verra expulsée du campus.
- Le lavage des mains est obligatoire à l’entrée et à la sortie de la salle de TP.
- Dans la mesure du possible, la distanciation physique (1 m minimum) doit
être respectée. Les déplacements en salle doivent se limiter au strict
nécessaire.

Par ailleurs, il est indispensable de repérer dans la salle l’emplacement des issues, des
extincteurs, des couvertures anti-feu et des douches.

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Matériel usuel de laboratoire

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Bien faire la vaisselle
1. Verrerie
Evier
Aucun produit chimique à l’évier !
Bécher poubelle
Utiliser un bécher poubelle (grand bécher en plastique) comme récipient intermédiaire pour stocker les
déchets chimiques.
Bidons de récupération
Des bidons de récupération de produits chimiques sont systématiquement présents dans la salle, sous
hotte.
Les produits qu’ils sont destinés à recueillir sont indiqués sur le bidon. Il convient donc de verser les
« bons » produits dans les « bons » bidons.

Etapes pour bien faire la vaisselle


1. Jeter le produit à éliminer dans le récipient « poubelle » (bécher poubelle ou bidon de
récupération).
2. Effectuer un premier rinçage à l’eau permutée et verser cette eau de rinçage souillée soit dans le
bécher poubelle soit dans le bidon de récupération adéquate, mais pas à l’évier.
3. Laver ensuite abondamment la verrerie à l’eau de ville à l’évier.
4. Terminer par un deuxième lavage à l’eau permutée au-dessus de l’évier afin d’éliminer toute trace
d’ions parasites contenus dans l’eau de ville.

Exceptions
Pipette jaugée
Pour des raisons pratiques, ne pas effectuer l’étape 3.
Burette graduée
Les burettes graduées doivent rester sur leur support. Elles ne sont donc lavées qu’à l’eau permutée.
En fin de séance, remplir les burettes d’eau permutée jusqu’au-dessus de la graduation « 0 ».

2. Papiers et consommables souillés


Tout papier souillé de produit chimique doit être jeté :

• Soit dans les récipients prévus à cet effet sur le dessus des paillasses
• Soit dans les grands seaux blancs
Dans le doute, un papier absorbant utilisé sera préférentiellement jeté dans les contenants destinés à
recueillir les papiers souillés de produits chimiques plutôt que dans les poubelles classiques avec un
sac poubelle noir.

On jettera dans ces mêmes contenants les consommables souillés (pipettes Pasteur et cônes en
plastique pour micropipette).

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TP 1 - Détermination de la constante d’Avogadro
Le questionnaire de préparation sera accessible sur Moodle une semaine jour pour jour avant votre
séance pratique en salle de TP. Vous aurez jusqu’à la veille du TP, 23h59 pour soumettre vos réponses.

Un compte-rendu manuscrit sera à rendre à la fin de votre séance de TP (trame fournie).

1. Présentation
Introduction
La constante d'Avogadro est l'une des constantes fondamentales les plus connues en physique et en
chimie. Elle a été nommée en l'honneur du physicien et chimiste italien Amedeo Avogadro (1776-1856) qui
postula en 1811 que "dans les mêmes conditions de température et de
pression, un même volume de gaz contient le même nombre de molécules".

La constante d'Avogadro donne le nombre de molécules contenues dans une


quantité de matière appelée la mole. Elle a été déterminée avec précision au
début du 20ème siècle, par des méthodes très différentes : la radioactivité
(Rutherford, 1908), le mouvement brownien (Perrin, 1909), l'électrolyse
(Millikan, 1917) et la diffraction des rayons X (Bäcklin, 1928), ce qui a permis
d’établir sans ambiguïté la nature atomique de la matière. Depuis le 20 mai
2019, sa valeur a été fixée à 𝑁𝐴 = 6,022 140 76×1023 mol-1. Ainsi une mole
correspond depuis cette date à exactement 6,022 140 76×1023 entités
élémentaires (ions, atomes, molécules …).

L’objectif de ce TP est de retrouver une estimation de la valeur de la constante d'Avogadro à partir d'une
expérience très simple, inspirée d'une curieuse expérience de Benjamin Franklin (1706-1790).

L’expérience de Benjamin Franklin


Benjamin Franklin (1706-1790) était un scientifique et homme politique américain.

En 1762, il versa une cuillère à café d'huile d'olive dans un étang. Il observa alors
qu'une tache s'était formée à la surface de l'eau, et qu'elle s'étendait rapidement sur
une surface d'environ 2000 m2 en repoussant les brindilles qui flottait à la surface de
l'eau.

Bien qu'il fût très surpris par ce résultat, il ne l'analysa pas plus en détail. S'il avait
par exemple déterminé l'épaisseur du film d'huile formé, en considérant qu'une
cuillère à café correspond à environ 5 mL, il aurait trouvé une épaisseur de 2 nm !

Pour expliquer ce résultat, il faut savoir que l'acide oléique (C18H34O2) qui compose l'huile d'olive est
constitué d'une longue chaîne carbonée se terminant par le groupement COOH. Ce groupement étant
hydrophile (littéralement "qui aime l'eau"), et la chaîne carbonée hydrophobe (littéralement "qui n'aime
pas l'eau"), que se passe-t-il lorsqu'on dépose une goutte d'huile sur l'eau ? La réponse est que les
molécules forment un film en se positionnant perpendiculairement à la surface de l'eau, la partie hydrophile
sur l'eau, la partie hydrophobe dans l'air, formant ainsi une monocouche de molécules à la surface de
l'eau. Ceci est illustré sur le schéma ci-dessous :

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C'est pour cette raison qu'une goutte d'huile s'étend sur une très grande surface, et que l'épaisseur du film
formé, de l'ordre du nanomètre, correspond en fait à la longueur des molécules :
𝒆𝒇𝒊𝒍𝒎 = 𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆
Adaptation de l’expérience de B. Franklin
Nous allons adapter l'expérience réalisée par Benjamin Franklin pour estimer la constante d'Avogadro à
partir du matériel disponible au laboratoire.
• En guise d'étang, nous utiliserons un récipient en verre (plat à tarte) rempli d'eau de ville.
• En guise de brindilles visant à circonscrire la tache d'huile, nous saupoudrerons la surface de l'eau
de talc.
• Au lieu de verser de l'huile pure à la surface de l'eau, nous déposerons un volume connu de
solution diluée d'acide oléique dans l'hexane.

En effet, afin d'obtenir une tache d'épaisseur monocouche de surface inférieure à celle de l’eau contenue
dans le récipient en verre, il est nécessaire de déposer un volume très faible d'acide oléique. Pour que ce
volume reste cependant facile à prélever, le plus simple est de déposer un volume plus important d’une
solution ne contenant qu’une faible part d’acide oléique, d’où l’utilisation d’une solution diluée d'acide
oléique dans l’hexane. En effet, l’hexane, en plus d’être un bon solvant de l’acide oléique, présente
l’avantage d’être volatil. Ainsi, une fois le dépôt de solution fait, l'hexane s'évaporera de sorte que la tache
s'étendant à la surface de l'eau ne sera constituée que d'acide oléique.

2. Démarche
Afin de remonter à la constante d'Avogadro à partir de l'expérience réalisée, nous procèderons en 4
étapes :
• Etape 1 : A partir de données tabulées concernant l'acide oléique pur, nous calculerons le volume
molaire 𝑽𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 de l'acide oléique.
• Etape 2 : A partir de l'expérience inspirée de celle de B. Franklin, nous déterminerons l'épaisseur
𝒆𝒇𝒊𝒍𝒎 du film monocouche d'acide oléique et donc la longueur 𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆 d'une molécule d'acide
oléique.
• Etape 3 : En formulant diverses hypothèses sur la forme de la molécule d'acide oléique, nous
estimerons le volume moléculaire 𝑽𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆 à partir du paramètre 𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆.
• Etape 4 : Enfin nous évaluerons la constante d'Avogadro à partir de la formule suivante :
𝑽𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆
𝑵𝑨 =
𝑽𝒎𝒐𝒍é𝒄𝒖𝒍𝒆

Etape 1 – Plus de détails


Les données dont nous disposons concernant l’acide oléique pur sont les suivantes :
• Formule brute : C18H34O2
• Masses molaires : MH = 1 g mol-1 ; MC = 12 g mol-1 ; MO = 16 g mol-1
• Masse volumique : 𝜌𝑜𝑙𝑒𝑖𝑞𝑢𝑒 = 0,895 g mL-1

QUESTIONS A PREPARER AVANT LA SEANCE (VOIR MOODLE)


• Calculer la masse molaire de l’acide oléique (Moleique)
• Calculer le volume molaire de l’aide oléique (Vmolaire)

Etape 2 – Plus de détails


La concentration de la solution d’acide oléique sera précisément connue (𝑪𝒐𝒍𝒆𝒊𝒒𝒖𝒆), de même que le volume
de solution déposé à la surface de l’eau (𝑽𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏). Il sera donc possible de calculer le volume d’acide
oléique (𝑽𝒐𝒍𝒆𝒊𝒒𝒖𝒆 ) effectivement déposé à la surface de l’eau, une fois l’hexane totalement évaporé.

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QUESTIONS A PREPARER AVANT LA SEANCE (VOIR MOODLE)
• Déterminer l’expression littérale de la masse d’acide oléique (moleique) contenue dans le
volume Vsolution de solution d’acide oléique (concentration Coleique) déposé sur l’eau.
• Déterminer l’expression littérale du volume d’acide oléique correspondant (Voleique).
Attention, il s’agit du volume d’acide oléique restant une fois que tout l’hexane s’est
évaporé.

En mesurant la surface 𝑺𝒇𝒊𝒍𝒎 du film d’acide oléique ainsi formé, il sera alors possible d’en déduire
l’épaisseur 𝒆𝒇𝒊𝒍𝒎 .
Pour mesurer la surface 𝑺𝒇𝒊𝒍𝒎 , nous décalquerons la forme de la tache d’acide oléique sur une feuille de
plastique transparente de masse surfacique 𝝆𝑺,𝒇𝒆𝒖𝒊𝒍𝒍𝒆 connue. Puis nous découperons la feuille à la forme
de la tache (𝑺𝒅𝒆𝒄𝒐𝒖𝒑𝒆 = 𝑺𝒇𝒊𝒍𝒎) et nous pèserons cette portion de feuille (𝒎𝒅𝒆𝒄𝒐𝒖𝒑𝒆).

Vidéo de l’expérience
Afin de bien vous préparer au TP, vous pouvez visionner la vidéo de l’expérience disponible
sur Moodle.

Etape 3 – Plus de détails


Nous examinerons 2 hypothèses concernant la forme d’une molécule d’acide oléique :

• hyp 1 : La molécule peut être assimilée à un cube d’arête 𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆

• hyp 2 : La molécule peut être assimilée à un parallélépipède rectangle à base carrée, de hauteur
1
𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆 et de côté × 𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆
3

Etape 4 – Plus de détails


La confrontation entre la valeur précisément connue de la constante d’Avogadro et les valeurs calculées
selon les 2 hypothèses ci-dessus nous permettra de conclure quant à la forme de la molécule d’acide
oléique.

3. Manipulations
• Numéroter et peser une feuille de plastique transparente de format A4 (21 cm × 29,7 cm) afin d’en
déterminer la masse surfacique.
Astuce : Ecrire la masse pesée (mA4) directement sur la feuille de plastique, au centre, à l’aide
du feutre mis à disposition.
• Remplir le récipient en verre avec environ 200 mL d’eau de ville.
• Attendre que le niveau d’eau se stabilise (sans vaguelette) et verser rapidement une fine couche
homogène de talc sur toute la surface de l’eau.
• Prélever puis déposer rapidement 𝑽𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 =100 µL de solution d’acide oléique à la surface de l’eau.
Note : Puisqu’il est volatil, l’hexane s’évapore rapidement : pensez donc à fermer le flacon
immédiatement après prélèvement.
En vue de la rédaction du compte-rendu, conservez une trace de la concentration de la solution
d’acide oléique utilisée : Coleique =
• En s’étalant, l’acide oléique repousse le talc pour former une tache plus ou moins circulaire.
Note : S’il y a trop de talc, la tache d’huile ne peut pas « pousser » sur le talc pour correctement se former.
Si au contraire il n’y a pas assez de talc, la tache d’huile peut « déborder » par-delà le talc rendant
impossible la détermination du contour précis de la tache. Ne pas hésiter à recommencer plutôt que
d’utiliser un résultat non fiable !
• Placer une plaque de plexiglas sur le récipient en verre puis décalquer la forme de la tache sur la
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feuille de plastique transparente préalablement pesée.
• Découper la feuille de plastique à la forme de la tache puis peser la découpe.
Astuce : Ecrire la masse pesée (mdecoupe) directement sur la portion découpée à l’aide du feutre
mis à disposition.
• Vider le récipient et le nettoyer soigneusement.
• Répéter autant de fois que nécessaire les opérations ci-dessus jusqu’à obtenir 2 surfaces d’huile
exploitables qui diffèrent de moins de 10%.
Note : Toutes les feuilles de plastique transparent n’ont pas la même masse. Ce ne sont donc pas les
masses mdecoupe qu’il faut comparer mais bien les surfaces Sdecoupe.
• Pour les surfaces exploitables, faire le calcul de l’épaisseur du film (efilm). Après avoir fait valider
les résultats par l’enseignant, saisir les surfaces Sdecoupe sur le fichier Excel disponible en salle.

4. Une fois les manipulations terminées


Une fois que vous avez obtenu 2 surfaces différant de moins de 10 % :

• Faire la vaisselle et ranger la paillasse.


• Commencer à compléter le document à trous fourni en début de séance.
• Faire valider les calculs de efilm par l’enseignant (question 3.2).
• Après validation, saisir sur le fichier Excel présent en salle les valeurs de Sdecoupe obtenues.
• Une fois que tous les binômes auront saisi leurs valeurs de Sdecoupe, le fichier Excel calculera
l’épaisseur moyenne du film d’acide oléique ainsi que l’écart-type de répétabilité et l’incertitude-type
de répétabilité associées. Ces valeurs vous seront utiles pour répondre à la question 3.4 du
document à trous.

En fin de séance, assurez-vous de remettre votre compte-rendu à l’enseignant.


Attention : la blouse ne doit être retirée qu’à l’extérieur de la salle !!

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TP 1 : Trame du compte-rendu
Le document à trous qui vous sera distribué en début de séance et que vous devrez compléter et remettre
en fin de séance reprendra les questions ci-dessous. La formulation pourra varier légèrement.

1. Objectifs et démarche
• Avec vos propres mots, précisez l’objectif du TP.
• Rappelez la relation liant la constante d’Avogadro (NA), le volume molaire (Vmolaire) d’une espèce
moléculaire et son volume moléculaire (Vmolecule).
• Donnez l’expression littérale et la valeur numérique (en cm3 mol-1) du volume molaire de l’acide
oléique (Vmolaire).
• Décrivez le principe (et non le protocole) de l’expérience réalisée en précisant les particularités de la
molécule d’acide oléique permettant de remonter à sa longueur (lmolecule). Expliquez comment, à
partir de cette longueur, il est possible d’estimer le volume moléculaire de l’acide oléique (Vmolecule).

2. Protocole
• Décrivez les différentes étapes de l’expérience réalisée en prenant soin de nommer précisément le
matériel utilisé. Fournissez les informations nécessaires pour permettre à quelqu’un ne disposant
pas du fascicule de TP de refaire l’expérience et d’obtenir des taches d’huile de dimensions
similaires.
• Donnez l’expression littérale du volume d’acide oléique déposé à la surface du talc après
évaporation de l’hexane (Voleique). Calculez sa valeur en cm3.
• Exprimez la surface de la tache décalquée (Sdecoupe) en fonction de la masse surfacique de la feuille
de plastique (ρS,feuille) et de la masse de la découpe (mdecoupe).
• En déduire une expression de l’épaisseur du film d’acide oléique (efilm) en fonction des résultats
obtenus et des paramètres de l’expérience.

3. Résultats expérimentaux
• Calculez la surface SA4 d’une feuille de plastique transparent de format A4 (21 cm x 29,7 cm).
• Pour chaque expérience exploitable, pesez la portion de feuille découpée à la forme de la tache
(mdecoupe) puis calculez la surface de la tache d’huile (Sdecoupe). Déduisez-en son épaisseur (efilm).
• A partir de vos expériences, calculez l’épaisseur moyenne du film d’acide oléique (𝒆𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏,𝒃𝒊𝒏𝒐𝒎𝒆 ).
Calculez l’écart-type de répétabilité correspondant (𝝈(𝒓𝒆𝒑)) ainsi que l’incertitude-type de
répétabilité (𝒖(𝒓𝒆𝒑)). Proposez alors un intervalle de confiance à 95 % pour la longueur d’une
molécule d’acide oléique (𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆).
• Indiquez l’épaisseur moyenne du film d’acide oléique (𝒆𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏,𝒈𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆) tel qu’elle a été calculée par
Excel à partir des valeurs de Sdecoupe saisies par chaque binôme Indiquez également l’écart-type de
répétabilité correspondant (𝝈(𝒓𝒆𝒑, 𝒈𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆)) ainsi que l’incertitude-type de répétabilité
(𝒖(𝒓𝒆𝒑, 𝒈𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆)). Proposez alors un intervalle de confiance à 95 % pour la longueur d’une
molécule d’acide oléique (𝒍𝒎𝒐𝒍𝒆𝒄𝒖𝒍𝒆). Comparer à l’intervalle précédent et conclure.

4. Interprétation des résultats


• Estimer le volume moléculaire de l’acide oléique dans le cadre de l’hypothèse 1 (Vmolecule,hyp1). A
quelle valeur de la constante d’Avogadro (NA,hyp1) cela conduit-il ?
• Mêmes questions pour l’hypothèse 2.

5. Conclusion
• Compte-tenu de la valeur connue de la constante d’Avogadro, que pouvez-vous conclure quant à la
forme d’une molécule d’acide oléique ?
• Proposer une conclusion générale pour le TP.
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TP 1 (Annexe) : Incertitudes de mesure – Evaluation de type A
(Analyse statistique des résultats)
1. Définitions

Mesurande :
Grandeur physique soumise au mesurage (ex : épaisseur du film d’acide oléique)
Mesurage :
Processus consistant à obtenir expérimentalement une ou plusieurs valeurs que l'on peut
raisonnablement attribuer à un mesurande.

Valeur vraie :
Valeur (nombre + unité) que l’on obtiendrait pour un mesurande si le mesurage était parfait (toujours
inconnue).

Résultat brut :
Valeur (nombre + unité) obtenue par le mesurage (toujours entachée d’erreur).

Erreur de mesure :
Écart entre la valeur vraie et le résultat brut. Cet écart peut provenir de multiples sources "connues" ou
présumées (instrument de mesure, opérateur) et d’autres "inconnues". On distingue plusieurs types
d’erreurs :

Erreur systématique :
Erreur qui se produit toujours de la même façon, pouvant avoir pour origine l’opérateur, l’appareil
ou la méthode, et qui peut être corrigée.

Erreur aléatoire :
Écart imprévisible mais que l’on peut envisager d’évaluer en lui attribuant une distribution de
probabilité.
Incertitude de mesure :
Paramètre positif qui caractérise la dispersion des valeurs attribuées à un mesurande. L’incertitude de
mesure donne une indication quantitative sur la qualité du résultat, permettant d’estimer sa fiabilité.
Elle peut être exprimée sous la forme d’un écart-type ; on parle alors d’incertitude-type de mesure.

Résultat du mesurage
L’expression complète du résultat du mesurage s’écrit sous la forme :
𝑿 = 𝒙 ± 𝒖𝑿 (unité, niveau de confiance)
• 𝑿 est le résultat de la mesure
• 𝒙 est la mesure de la valeur du mesurande (un nombre)
• 𝒖𝑿 est l’incertitude de la mesure
𝒖𝑿
Note : Le rapport est généralement appelé incertitude relative de la mesure ; c’est une
𝑿
grandeur sans unité qui s’exprime en %

13
2. Evaluation de l’incertitude de mesure
Il existe deux types d'évaluation de l’incertitude :
• les évaluations de type A liées à un nombre de mesures répétées qui donnent une valeur
statistique de la mesure (incertitude de répétabilité)
• les évaluations de type B liées à une mesure unique.(voir annexe du TP2)

3. Evaluation de type A de l’incertitude – Analyse statistique des résultats


Supposons qu’à partir de 𝒏 mesures indépendantes, obtenues dans les mêmes conditions, 𝑛 estimations
𝑥𝑖 aient été obtenues pour la valeur du mesurande 𝑋. L’analyse statistique des résultats obtenus conduit à
définir :
• la moyenne arithmétique des valeurs :
𝑛
1
𝑥𝑚 = ∑ 𝑥𝑖
𝑛
𝑖=1

• l’écart-type de répétabilité :

∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑚 − 𝑥𝑖 )2
𝜎(𝑟𝑒𝑝) = √
𝑛−1

Si le nombre de mesures 𝑛 est suffisamment grand, la meilleure estimation 𝑥 de la valeur de la grandeur


𝑋 est donnée par la moyenne arithmétique des 𝑛 mesures : 𝑥 = 𝑥𝑚

L’incertitude associée, dite incertitude-type de répétabilité s’exprime alors à partir de l’écart-type de


répétabilité comme :
𝜎(𝑟𝑒𝑝)
𝑢(𝑟𝑒𝑝) =
√𝑛

Le résultat du mesurage s’écrit alors sous la forme :


𝑋 = 𝑥𝑚 ± 𝑢(𝑟𝑒𝑝)

A partir de cette statistique, on peut définir un intervalle de confiance pour la valeur vraie de 𝑋 :
[𝑥𝑚 − 𝑡𝑘𝑛−1 × 𝑢(𝑟𝑒𝑝); 𝑥𝑚 + 𝑡𝑘𝑛−1 × 𝑢(𝑟𝑒𝑝)]
où les paramètres 𝑡𝑘𝑛−1 , donnés par la loi de Student, sont tabulés selon le niveau de confiance 𝑘 et la
taille 𝑛 de l’échantillon des mesures.
ex : n = 8 ; k = 95 % - La probabilité que la valeur vraie de X soit dans l’intervalle
[𝑥𝑚 − 1,895 × 𝑢(𝑟𝑒𝑝); 𝑥𝑚 + 1,895 × 𝑢(𝑟𝑒𝑝)] est de 95%.

Tableau des paramètres 𝑡𝑘𝑛 de la loi de Student

n 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
k95% 6,314 2,920 2,353 2,132 2,015 1,943 1,895 1,860 1,833 1,812 1,796 1,782 1,771 1,761 1,753
k99% 31,82 6,965 4,541 3,747 3,365 3,143 2,998 2,896 2,821 2,764 2,718 2,681 2,650 2,624 2,602

14
TP 2 - Titrage d’une solution de Ce4+(aq) – Elaboration et mise en
œuvre du protocole
Le questionnaire de préparation sera accessible sur Moodle une semaine jour pour jour avant votre
séance pratique en salle de TP. Vous aurez jusqu’à la veille du TP, 23h59 pour soumettre vos réponses.

Un compte-rendu manuscrit sera à rendre à la fin de votre séance de TP (trame fournie).

1. Présentation (à lire avant la séance)


A. Objectifs
À l’aide du matériel à disposition au laboratoire, nous souhaitons mettre au point un protocole expérimental
permettant de :
• titrer une solution inconnue de sulfate cérique Ce(SO4)2 (contenant des cations Ce4+(aq) et des
anions sulfate SO42-(aq)) …
• … en minimisant les incertitudes sur ce titre (voir annexe du TP2)
B. Démarche

a. Réaction de dosage
Les ions Ce4+(aq) sont connus pour réagir avec les ions ferreux Fe2+(aq) selon une réaction totale
d’oxydo-réduction d’équation :

Fe2+(aq) + Ce4+(aq) = Fe3+(aq) + Ce3+(aq)

b. Solution titrante
Nous allons donc préparer une solution titrante d’ions Fe2+(aq) à partir de sel de Mohr
((NH4)2Fe(SO4)2•6 H2O).

c. Equivalence
Afin de détecter l’équivalence, nous allons utiliser un indicateur coloré : la ferroïne. Il s’agit d’un
indicateur spécifique des ions du fer : en effet, avec les ions ferreux Fe2+(aq) la ferroïne forme un composé
rouge tandis qu’avec les ions ferriques Fe3+(aq) elle forme un composé bleu.

d. Montage
Contrairement à ce qui est habituellement fait, et ce afin de pouvoir repérer le changement de couleur,
nous allons placer :
• la solution à titrer dans une burette graduée,
• la solution titrante dans un récipient de dosage, avec quelques gouttes de ferroïne.

15
C. Matériel et produits à disposition

Produits Matériel à disposition dans le laboratoire


o Sel de Mohr ((NH4)2Fe(SO4)2•6 H2O) solide o Verrerie de prélèvement / stockage
o Pureté : 100% o Béchers en plastique de grand volume
o Masse molaire : MMohr = 392,14 g.mol –1 (poubelle)
o Solubilité dans l’eau : s = 269 g L-1 (20°C) o Béchers en plastique de petits volumes
(béchers de prélèvement)
o Précautions : éviter tout contact avec la
peau et les yeux
o Verrerie réactionnelle
o Solution de sulfate cérique Ce(SO4)2 o Erlenmeyers en verre de différents vol.
o Concentration : de l’ordre de o Béchers en verre de différents volumes
0,01 mol L-1 ; à déterminer précisément
o Verrerie volumétrique
o Précautions : éviter tout contact avec la
peau et les yeux o Burette graduée de 25 mL
o Éprouvettes graduées de 50 et 100 mL
o Indicateur coloré : solution aqueuse de
o Fioles jaugées de 50, 100 et 250 mL avec
ferroïne [Fe(o-phen)3]SO4
bouchons rodés en verre
o Eau permutée o Pipettes jaugées de 5, 10 et 20 mL

o Matériel divers
o Balances de précision ± p = 0,01 g
Afin de bien préparer le TP et
o Capsule de pesée et spatules métalliques
pour connaître toutes les techniques
pour réaliser au mieux la manipulation, o Entonnoirs en verre et en plastique
il est fortement conseillé de visionner o Pipettes Pasteur
les vidéos mises à disposition sur o Propipettes et poires de prélèvement
Moodle.
o Barreaux aimantés et agitateurs
magnétiques

Tableau 1 : Tolérance de la verrerie jaugée

Volume V (mL) 5 10 20
Pipettes jaugées
Tolérance
Classe A ± 0,015 ± 0,020 ± 0,030
± a (mL)

Volume V (mL) 50 100 250


Fioles jaugées
Tolérance
Classe A ± 0,06 ± 0,10 ± 0,15
± a (mL)

Tableau 2 : Tolérance et résolution de la verrerie graduée

Volume V (mL) 25
Burettes
Tolérance
graduées ± 0,03
± a (mL)
Résolution q (mL) 0,05

16
2. Réflexions préalables (à faire avant la séance ; questionnaire Moodle)
Faire une copie d’écran des réponses au questionnaire Moodle et venir avec en séance de TP (ainsi
qu’avec tout document utile sur lequel des notes auraient été prises concernant la préparation du TP.

A. Préparation de la solution titrante


Il nous faut préparer la solution titrante de sel de Mohr à une concentration 𝑪𝒇𝒆𝒓 adaptée au titrage que l’on
souhaite réaliser.
La solution de sulfate cérique à titrer a une concentration qui n’est pas connue précisément mais dont on
sait qu’elle est de l’ordre de 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 ≈ 0,01 mol L-1.
Par ailleurs les burettes graduées dont nous disposons pour réaliser le titrage sont de 𝑽𝒃𝒖𝒓𝒆𝒕𝒕𝒆 = 25 mL.
Nous souhaitons donc obtenir un volume de solution versée pour atteindre l’équivalence de 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 ≈15 mL.

QUESTIONS A PREPARER AVANT LA SEANCE (VOIR MOODLE)


• Compte-tenu de l’équation de la réaction de dosage, quelle relation lie 𝑪𝒇𝒆𝒓 , 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 , 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎
et 𝑽𝒇𝒆𝒓 le volume de solution titrante initialement introduit dans le récipient de dosage ?
• Compte-tenu des pipettes jaugées dont nous disposons (cf liste du matériel) pour prélever
le volume 𝑽𝒇𝒆𝒓 , quelles sont les 3 concentrations 𝑪𝒇𝒆𝒓 qu’il est envisageable de préparer ?
• Afin de déterminer 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 avec le plus de précision possible, on cherche à minimiser
𝑢𝑉
l’incertitude relative sur 𝑽𝒇𝒆𝒓 ( 𝑉 𝑓𝑒𝑟 ; en %). Quelle pipette cela conduit-il à utiliser pour
𝑓𝑒𝑟
prélever 𝑽𝒇𝒆𝒓 ? (voir annexes TP1 et TP2) Quelle concentration 𝑪𝒇𝒆𝒓 cela amène-t-il à
préparer pour la solution titrante de sel de Mohr ?
On envisage 2 protocoles distincts pour préparer la solution titrante, les deux conduisant à la même
concentration Cfer mais avec des incertitudes différentes. Ils sont décrits dans le tableau ci-dessous.
PROTOCOLE 1 PROTOCOLE 2
Préparation de la solution de sel de Mohr à Cfer par Etape a : Préparation d’une solution mère de sel de
dissolution de sel de Mohr solide : Mohr à Cmère = 25Cfer par dissolution de sel de Mohr
• A l’aide d’une balance de précision, d’une • Mettre en œuvre le protocole de préparation d’une
capsule de pesée et d’une spatule métallique, solution par dissolution (voir protocole 1 ci-contre)
peser une masse m1 de sel de Mohr solide. avec une masse m2a de sel de Mohr et en utilisant
• A l’aide d’un entonnoir, transférer cette masse m1 une fiole jaugée de volume Vfiole,2a = 50 mL
dans une fiole jaugée de volume Vfiole1 = 250 mL. • ATTENTION : Ne pas oublier d’ajouter 5 mL
On prendra soin de rincer à l’eau permutée la d’acide sulfurique à 10 % avant de compléter au
capsule de pesée et l’entonnoir et de récupérer trait de jauge
les eaux de rinçage dans la fiole jaugée.
Etape b : Préparation d’une solution fille de sel de
• Ajouter de l’eau permutée dans la fiole jaugée
Mohr à Cfer par dilution au 1/25 de la solution mère
jusqu’aux 2/3 puis agiter par rotation pour
favoriser la dissolution du solide. • A l’aide d’une pipette jaugée préalablement lavée à
l’eau permutée et rincée avec la solution mère,
• Sous hotte, ajouter 5 mL d’acide sulfurique à
prélever un volume Vpipette,2b de solution mère à
10 % à l’aide d’une dispensette et
Cmère.
homogénéiser.
• Les introduire dans une fiole jaugée de volume
• Compléter la fiole avec de l’eau permutée
Vfiole,2b = 250 mL.
jusqu’au trait de jauge.
• Ajouter de l’eau permutée dans la fiole jaugée
• Boucher la fiole et homogénéiser par
jusqu’aux 2/3 puis agiter par rotation.
retournement.
• Compléter la fiole avec de l’eau permutée jusqu’au
trait de jauge.
• Boucher la fiole et homogénéiser par retournement.
17
QUESTIONS A PREPARER AVANT LA SEANCE (VOIR MOODLE)

PROTOCOLE 1
• Exprimer 𝑪𝒇𝒆𝒓 en fonction des paramètres 𝒎𝟏 , 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟏 et 𝑴𝑴𝒐𝒉𝒓.
• En déduire la masse 𝒎𝟏 cible de sel de Mohr à peser pour que la solution titrante de sel de
Mohr préparée selon le protocole 1 ait la concentration déterminée à la question 3.
• En s’aidant de l’annexe sur les calculs d’incertitude, estimer l’incertitude-type sur la masse
𝒖𝒎
𝒎𝟏 (𝒖𝒎𝟏 ; en g) ainsi que l’incertitude relative associée ( 𝒎 𝟏 ; en %).
𝟏

PROTOCOLE 2
Etape a

• Exprimer 𝑪𝒎è𝒓𝒆 en fonction des paramètres 𝒎𝟐𝒂 , 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟐𝒂 et 𝑴𝑴𝒐𝒉𝒓 .


• Sachant que l’on souhaite préparer la solution mère telle que 𝑪𝒎è𝒓𝒆 = 25 𝑪𝒇𝒆𝒓 , calculer la
masse 𝒎𝟐𝒂 cible de sel de Mohr à peser.
• En s’aidant de l’annexe sur les calculs d’incertitude, estimer l’incertitude-type sur la masse
𝒖𝒎
𝒎𝟐𝒂 (𝒖𝒎𝟐𝒂 ; en g) ainsi que l’incertitude relative associée ( 𝒎 𝟐𝒂 ; en %).
𝟐𝒂

Etape b

• Exprimer 𝑪𝒇𝒆𝒓 en fonction de 𝑪𝒎è𝒓𝒆 , 𝑽𝒑𝒊𝒑𝒆𝒕𝒕𝒆,𝟐𝒃 et 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟐𝒃.


• Compte-tenu du volume 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟐𝒃 utilisée pour préparer la solution fille, quel volume
𝑽𝒑𝒊𝒑𝒆𝒕𝒕𝒆,𝟐𝒃 de solution mère faut-il prélever ?

COMPARAISON DES 2 PROTOCOLES


• Lequel des 2 protocoles conduit à l’incertitude relative la plus faible sur la masse de sel de
Mohr à peser ? Sachant que pour chacun des deux protocoles, la pesée constitue la source
principale d’erreur sur la concentration 𝑪𝒇𝒆𝒓 de la solution de sel de Mohr préparée, lequel
des 2 protocoles allons-nous choisir pour préparer la solution titrante avec le plus de
précision ?

B. Titrage de la solution de sulfate cérique


A partir de la solution titrante de sel de Mohr préparée (𝑪𝒇𝒆𝒓), il faudra réaliser le titrage de la solution de
sulfate cérique (𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 ).

QUESTIONS A PREPARER AVANT LA SEANCE (VOIR MOODLE)


• Quel contenant (forme, matériau) allez-vous utiliser comme récipient de dosage ?
• Quel changement de couleur du milieu réactionnel permettra de repérer l’équivalence ?

18
3. Manipulations (en laboratoire)
A. Préparation de la solution titrante
• Mettre en œuvre le protocole de préparation de la solution titrante de sel de Mohr choisi.
• En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace du protocole mis en œuvre :
o Si protocole 1 :
𝒎𝟏 = 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟏 =

o Si protocole 2 :
𝒎𝟐𝒂 = 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟐𝒂 =

𝑽𝒑𝒊𝒑𝒆𝒕𝒕𝒆,𝟐𝒃 = 𝑽𝒇𝒊𝒐𝒍𝒆,𝟐𝒃 =

B. Titrage de la solution de sulfate cérique


• Mettre en œuvre le protocole de titrage de la solution de sulfate cérique.
Comme indiqué dans la présentation du TP, contrairement à ce qui est habituellement
fait, ici la solution à titrer est à placer dans la burette et la solution titrante dans le récipient
de dosage.
Reprendre le questionnaire de préparation Moodle pour le choix de 𝑽𝒇𝒆𝒓 . (faire valider par
l’enseignant en cas de doute).
Note : 2-3 gouttes de ferroïne dans le récipient de dosage suffisent.

• En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace du protocole mis en œuvre :


Solution placée dans la burette :

Solution placée dans le récipient de dosage :

Récipient de dosage choisi :

𝑽𝒇𝒆𝒓 =

• Chaque étudiant du binôme réalise alors 3 titrages précis à la goutte près de la solution de sulfate
cérique.
• En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace des résultats obtenus :
𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟏 = 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟐 = 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟑 =

𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟒 = 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟓 = 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝟔 =

4. Fin de séance
• Une fois les manipulations terminées, faire la vaisselle (voir consignes p7) et ranger la paillasse.
• Rédiger le compte-rendu à partir du document à trous fourni. Une partie des calculs seront à réaliser
à l’aide d’un tableur Excel (ordinateur présent dans la salle de TP).

Fin du TP

19
TP 2 : Trame du compte-rendu
1. Objectifs et démarche
• Avec ses propres mots, rappeler les objectifs du TP ainsi que la démarche pour y parvenir.

2. Protocole
A. Préparation de la solution titrante de sel de Mohr
• Enoncer le protocole mis en œuvre en prenant soin de préciser le matériel utilisé et d’indiquer la
masse de sel de Mohr effectivement pesée qui peut être différente de la masse cible.
• Exprimer et calculer la concentration 𝑪𝒇𝒆𝒓 de la solution titrante de sel de Mohr effectivement
préparée qui peut être différente de la concentration cible. Utiliser la notation scientifique pour
présenter le résultat, avec 6 décimales.
• En utilisant la loi de propagation des incertitudes, exprimer et calculer l’incertitude relative sur la
concentration 𝑪𝒇𝒆𝒓 (𝑢𝐶𝑓𝑒𝑟 / 𝐶𝑓𝑒𝑟 ). Ne conserver que 2 chiffres significatifs. Note : Certains calculs
intermédiaires seront réalisés à l’aide d’un fichier Excel.
• Annoncer la concentration de la solution titrante sous la forme 𝑪𝒇𝒆𝒓 = 𝑪𝒇𝒆𝒓 ± 𝒖𝑪𝒇𝒆𝒓 avec le nombre
approprié de chiffres significatifs (voir annexe TP2).

B. Titrage de la solution de sulfate cérique


• Réaliser un schéma annoté du dispositif expérimental avec suffisamment de détails pour permettre
à quelqu’un d’autre de refaire la même expérience.

3. Résultats expérimentaux
• Indiquer pour chaque titrage réalisé exploitable le volume de solution de sulfate cérique versé à
l’équivalence.
• Calculer l’incertitude totale sur 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 (𝒖𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 ) sachant qu’elle résulte de 3 sources d’erreur :
o la tolérance 𝑎 de la burette graduée
o la résolution 𝑞 de la burette graduée (attention, double lecture : 0 et 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 )
o la répétabilité du titrage
Note : Certains calculs intermédiaires seront réalisés à l’aide d’un fichier Excel.

• Annoncer 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 sous la forme 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 = 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎,𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 ± 𝒖𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎

4. Interprétation des résultats


A. Analyse de votre résultat
• Exprimer la concentration 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 en fonction de 𝑪𝒇𝒆𝒓 , 𝑽𝒇𝒆𝒓 et 𝑽𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 et la calculer. Le résultat sera
donné au format scientifique avec 6 décimales.
• En utilisant la loi de propagation des incertitudes, exprimer et calculer l’incertitude relative sur la
concentration 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 (𝑢𝐶𝑐𝑒𝑟𝑖𝑢𝑚 / 𝐶𝑐𝑒𝑟𝑖𝑢𝑚 ) en fonction des incertitudes relatives appropriées. Note :
Certains calculs intermédiaires seront réalisés à l’aide d’un fichier Excel.
• Annoncer le résultat du titrage sous la forme 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 = 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 ± 𝒖𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 avec le nombre de
chiffres significatifs adéquat (voir annexe TP2).

B. Analyse des résultats du groupe


• Reporter les valeurs de 𝑪𝒄𝒆𝒓𝒊𝒖𝒎 obtenues par chaque binôme du groupe de TP.
• Calculer la valeur moyenne pour le groupe de TP ainsi que l’écart-type correspondant.
• Commenter par rapport à l’écart-type de répétabilité calculé à partir de vos propres titrages.

5. Conclusion
• Proposer une conclusion générale pour le TP.
20
TP 2 (Annexe) : Incertitudes de mesure – Evaluation de type B
1. Estimation des incertitudes de mesure
Il existe deux types d'évaluation de l’incertitude : les évaluations de type A liées à un nombre de
mesures répétées qui donnent une valeur statistique de la mesure (incertitude de répétabilité ; voir annexe
DM1) et les évaluations de type B liées à une mesure unique. [1]

Type d’évaluation Formules d’évaluation de l’incertitude

Evaluation de type A : traitement • Estimation de X donnée par la valeur moyenne arithmétique


statistique de la mesure. xm avec n nombre de mesures :

Voir annexe TP1

• L’écart-type de répétabilité :

(rep) = ±

s(rep)
• L’incertitude-type de répétabilité : u(rep) = ±
n

Type d’évaluation Formules d’évaluation de l’incertitude

Evaluation de type B : "lois à priori" o Pour un appareil numérique de précision p (dernier digit),
(loi de probabilité : loi normale ou l’incertitude est égale à :
rectangle). 𝑝
𝑢(𝑝𝑟𝑒𝑐) =
√3
• Pour un instrument vérifié conforme à la classe A avec une
tolérance a (exemple des pipettes jaugées) :
𝑎
𝑢(𝑡𝑜𝑙) =
√3
Classe
o Pour un appareil à graduation de type burette graduée avec
Volume nominal une résolution de q (plus petite graduation lue ou variation du
dernier chiffre affiché), chaque lecture induit une incertitude
égale à :
Tolérance 𝑞
𝑢(𝑟𝑒𝑠) =
6
✓ ATTENTION : Pour une double lecture (ex : zéro et
volume équivalent) :
𝑞√2
𝑢(𝑟𝑒𝑠2) = ±√𝑢(𝑟𝑒𝑠)2 + 𝑢(𝑟𝑒𝑠)2 =
6

Lorsque plusieurs erreurs contribuent à l’incertitude sur une même grandeur, les incertitudes-
types s'ajoutent selon : 𝒖 = √𝒖𝟐𝟏 + 𝒖𝟐𝟐 + ⋯ + 𝒖𝟐𝑵

[1] Source http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/64612998/0/fiche_ressourcepedagogique 21


Application au TP2 :

Balance de pesée
Pour une balance de précision p, l'incertitude (en g) sur une pesée est égale à :
𝑝
𝑢𝑚𝑝𝑒𝑠é𝑒 = 𝑢(𝑝𝑟𝑒𝑐)𝑏𝑎𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 =
√3
Fiole jaugée
Pour une fiole jaugée de tolérance a, l'incertitude (en mL) sur le volume de la fiole est égal à :
𝑎
𝑢𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 = 𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 =
√3
Pipette jaugée
Pour une pipette jaugée de tolérance a, l'incertitude (en mL) sur le volume délivré par la pipette est égal à :
𝑎
𝑢𝑉𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 = 𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 =
√3
Burette graduée
Pour une burette graduée de tolérance a et de résolution q (plus petite graduation), pour chaque dosage,
on a deux sources d’erreur sur le volume versé à l’équivalence, associées aux incertitudes ci-dessous :
𝑎
𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑏𝑢𝑟𝑒𝑡𝑡𝑒 =
√3
𝑞√2
𝑢(𝑟𝑒𝑠2)𝑏𝑢𝑟𝑒𝑡𝑡𝑒 =
6
Lorsque 𝑛 dosages sont réalisés, l’incertitude de répétabilité u(rep) s’ajoute à ces 2 sources d’incertitude :
𝜎(𝑟𝑒𝑝)
𝑢(𝑟𝑒𝑝)𝑑𝑜𝑠𝑎𝑔𝑒 =
√𝑛

où 𝜎(𝑟𝑒𝑝) représente l'incertitude-type de répétabilité (en mL) calculée à partir des valeurs de
volumes équivalents 𝑉𝑐é𝑟𝑖𝑢𝑚,𝑖 obtenues par le binôme lors des 𝑛 dosages :
2
√∑𝑛𝑖=1(𝑉𝑐é𝑟𝑖𝑢𝑚,𝑖 − 𝑉𝑐é𝑟𝑖𝑢𝑚,𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 )
𝜎(𝑟𝑒𝑝) = ±
𝑛−1

L’incertitude totale (en mL) sur le volume 𝑉𝑐é𝑟𝑖𝑢𝑚 versé à l’équivalence s’exprime donc comme :

2
𝑢𝑉𝑐é𝑟𝑖𝑢𝑚 = √(𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑏𝑢𝑟𝑒𝑡𝑡𝑒 )2 + (𝑢(𝑟𝑒𝑠2)𝑏𝑢𝑟𝑒𝑡𝑡𝑒 )2 + (𝑢(𝑟𝑒𝑝)𝑑𝑜𝑠𝑎𝑔𝑒 )

2. Loi de propagation des incertitudes


Lorsqu’une grandeur 𝑦 est fonction de grandeurs 𝑥1 , … 𝑥𝑁 indépendantes, on va définir une incertitude
composée uc(𝑦) liée à 𝑦 = f(𝑥1 , … 𝑥𝑁 ) où 𝑦 est le mesurande et 𝑥𝑖 les grandeurs d’entrée.
Un cas particulier est celui où le modèle est un "produit " : 𝑦 = 𝑥1 × 𝑥2 × … × 𝑥𝑁 :
𝑢𝑐 (𝑦) 2 𝑢(𝑥1 ) 2 𝑢(𝑥2 ) 2 𝑢(𝑥𝑁 ) 2
( ) =( ) +( ) + ⋯+ ( )
𝑦 𝑥1 𝑥2 𝑥𝑁

22
Application au TP2 :

Exemple 1 : Cas d’une dissolution


Supposons que l’on prépare une solution d’un soluté 𝐴 (masse molaire MA) par dissolution d’une masse mA
de 𝐴 solide dans de l’eau permutée, en utilisant une fiole jaugée de volume Vfiole.
La concentration molaire de la solution en soluté 𝐴 s’exprime alors comme :
𝑚𝐴
𝐶𝐴 =
𝑀𝐴 × 𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒

On a alors :
2
𝑢𝐶𝐴 𝑢𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑢𝑚𝐴 2
= √[ ] +[ ]
𝐶𝐴 𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑚𝐴

2
𝑢𝐶𝐴 𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑢(𝑝𝑟𝑒𝑐)𝑏𝑎𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 2
⇒ √
= [ ] +[ ]
𝐶𝐴 𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑚𝐴

Exemple 2 : Cas d’une dilution


Supposons que l’on prépare une solution fille par dilution d’une solution mère en prélevant, grâce à une
pipette jaugée, un volume Vpipette de solution mère (concentration Cmère) et en l’introduisant dans une fiole
jaugée de volume Vfiole, complétée jusqu’au trait de jauge avec de l’eau permutée.
La concentration molaire de la solution fille s’exprime alors comme :
𝐶𝑚è𝑟𝑒 × 𝑉𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒
𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 =
𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒

On a alors :
2 2
𝑢𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑢𝑉𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑢𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑢𝐶𝑚è𝑟𝑒 2
= √[ ] +[ ] +[ ]
𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝐶𝑚è𝑟𝑒
2 2
𝑢𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑢(𝑡𝑜𝑙)𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝑢𝐶𝑚è𝑟𝑒 2
⇒ = √[ ] +[ ] +[ ]
𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑉𝑝𝑖𝑝𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑉𝑓𝑖𝑜𝑙𝑒 𝐶𝑚è𝑟𝑒

L’incertitude uCmère est à évaluer selon le mode de préparation de la solution mère.

Exemple 3 : Cas d’un dosage


Supposons que le dosage d’un volume VA de solution SA de concentration CA à déterminer par une solution
SB de concentration CB précisément connue ait conduit à un volume équivalent VE. Supposons de plus que
la relation d’équivalence soit donnée par :
𝑉𝐸
𝐶𝐴 × 𝑉𝐴 = 𝐶𝐵 × 𝑉𝐸 ⟺ 𝐶𝐴 = 𝐶𝐵 ×
𝑉𝐴
On a alors :

𝑢𝐶𝐴 𝑢𝐶𝐵 2 𝑢𝑉𝐸 2 𝑢𝑉𝐴 2



= [ ] +[ ] +[ ]
𝐶𝐴 𝐶𝐵 𝑉𝐸 𝑉𝐴

• L’incertitude uCB est à calculer selon la façon dont a été préparée la solution titrante SB
(dissolution ? dilution ?).
• L’incertitude uVA est à calculer selon la façon dont a été introduit le volume VA dans le récipient de
23
dosage (tolérance de la pipette jaugée ?)
• L’incertitude uVE est à calculer selon la façon dont a été déterminer le volume équivalent VE
(tolérance et résolution de la burette graduée ? répétabilité du dosage ?)

3. Présentation du résultat
Les valeurs d’incertitude uX sont à donner avec 2 chiffres significatifs, le second chiffre devant être
majoré.
Exemple :
Si la calculatrice donne umpesée = 0,00547350 g, on annonce umpesée = 0,0055 g

Lors de la présentation du résultat pour la valeur d’une grandeur X dont on a estimé l’incertitude uX, la
valeur de X doit être donnée avec un nombre de chiffres significatifs approprié, en accord avec la
valeur de l’incertitude uX.
En pratique, ce nombre de chiffres significatifs peut être déterminé de la façon suivante : lorsque X et uX
sont exprimés dans la même puissance de 10, la valeur de X doit être donnée avec le même nombre de
décimales que uX lorsque uX est exprimée avec 2 chiffres significatifs.
Exemple :
La calculatrice donne CA = 9,523426 × 10-3 mol L-1.
Or on a déterminé que uCA = 3,3 × 10-5 mol L-1
On écrit le résultat sous la forme : CA = (9,523 ± 0,033) × 10-3 mol L-1

24
TP 3 - Différences de propriétés physico-chimiques de deux stéréoisomères
Le questionnaire de préparation sera accessible sur Moodle une semaine jour pour jour avant votre
séance pratique en salle de TP. Vous aurez jusqu’à la veille du TP, 23h59 pour soumettre vos réponses.

Le compte-rendu de votre séance de TP, sera à réaliser individuellement à l’aide d’un logiciel de
traitement de texte. Vous devrez le déposer sur Moodle sous la forme d’un unique fichier pdf une semaine
au plus tard jour pour jour après votre séance pratique. (voir tutoriel PIX sur Moodle)

1. Présentation (à lire avant la séance)


A. Objectifs
Nous disposons de 2 flacons contenant chacun une poudre blanche. Ces flacons sont mystérieusement
étiquetés « Solide A » et « Solide B ». L’un des deux (mais lequel ?) contient de l’acide maléique
(naturellement présent dans les pommes, les poires et le jus de raisin) tandis que l’autre contient de l’acide
fumarique.
Note : • acide maléique : nom usuel de l’acide (Z)-but-2-ène-1,4-dioïque
• acide fumarique : nom usuel de l’acide (E)-but-2-ène-1,4-dioïque

A partir de la poudre A, les techniciens de la plateforme de TP ont préparé une solution aqueuse étiquetée
« Solution A », à la concentration CA inconnue. De même, à partir de la poudre B, ils ont préparé une
« Solution B » à la concentration CB.

Nous aurons au cours de ce TP deux objectifs : (1) identifier le contenu des 2 flacons de poudre ; (2)
déterminer les concentrations CA et CB.

B. Démarche
Nous allons pour cela réaliser quelques expériences basées sur les différences de propriétés physico-
chimiques des deux acides. Au sein d’un binôme, l’un des deux étudiants réalisera les expériences
avec le produit A et l’autre étudiant les expériences avec le produit B.
a. Température de fusion
Dans un premier temps nous procéderons à la mesure des points de fusion des 2 poudres en utilisant un
banc Kofler. Celui-ci consiste en une plaque chauffante présentant un gradient de température sur laquelle
on dépose puis déplace l’échantillon de matière jusqu’à observer sa fusion.
Dans la littérature on trouve que l’un des deux isomères a une température de fusion de 131°C tandis que
l’autre a une température de fusion de 287°C.
b. Solubilité dans l’eau
Dans un deuxième temps, nous exploiterons la différence de solubilité des deux isomères dans l’eau. Dans
la littérature on trouve qu’à 25 °C on peut dissoudre au maximum dans 1 L d’eau :
• 6,3 g de l’isomère le moins soluble.
• 780 g de l’isomère le plus soluble.
c. Propriétés acido-basiques
Enfin, nous exploiterons les propriétés d’acides de Brønsted différentes de l’acide fumarique et de
l’acide maléique. L’acide fumarique et l’acide maléique étant deux diacides, ils sont chacun caractérisés par
deux valeurs de pKa (cf. cours de Terminale) :
• pKa1 = 3,0 et pKa2 = 4,4 à 25 °C pour l’un.
• pKa1 = 1,8 et pKa2 = 6,6 à 25 °C pour l’autre.
25
Dans le 1er cas, puisque pKa1 et pKa2 ont des valeurs relativement proches, les deux acidités du
diacide sont de forces comparables. Ainsi, si le diacide (H2A) est mis en présence d’un excès de base forte,
il va céder ses deux protons simultanément pour former A2– selon une réaction totale. En conséquence, si
l’on réalise le dosage pH-métrique ce cet acide par une solution de soude, on s’attend à un seul saut de
pH, correspondant à l’équivalence de la réaction de dosage :
H2A(aq) + 2 OH– (aq) = A2–(aq) + 2 H2O(l)
Au contraire, dans le 2e cas, puisque pKa1 et pKa2 ont des valeurs très différentes, les deux acidités
du diacide sont de forces très différentes. Ainsi, si le diacide (H2A) est mis en présence d’un excès de base
forte, il va commencer par lui céder un proton pour former HA– selon une 1re réaction totale, et ce n’est que
lorsque toutes les molécules de H2A auront été transformées en HA– que ces dernières cèderont à leur tour
un proton pour former A2– selon une 2e réaction totale. Les deux protons de H2A sont donc cédés
successivement. Par conséquent, si l’on réalise le dosage de l’acide aux deux pKa les plus éloignés par
une solution de soude, on s’attend à deux sauts de pH :
• Le 1re correspondant à l’équivalence de la réaction : H2A (aq) + OH– (aq) = HA– (aq) + H2O(l)
• Le 2e correspondant à l’équivalence de la réaction : HA–(aq) + OH–(aq) = A2–(aq) + H2O(l)

C. Matériel et produits à disposition

Produits Matériel
Mesure du point de fusion + Étude de la solubilité
o Flacon A o Banc Kofler
o Flacon B
o Balance de pesée
o Spatule métallique
o Capsule de pesée.
o Fiole jaugée de 50 mL avec bouchon
o Entonnoir
o Pipette Pasteur

Étude des propriétés acido-basiques

o Solutions tampon pH = 4 et pH = 7 o Bécher de 100 mL (bécher de dosage)


o Solution de A à CA (à déterminer) o Pipette jaugée de 50 mL
o Solution de B à CB (à déterminer) o pH-mètre
o Solution de soude (NaOH) (concentration o Électrode combinée
indiquée sur le flacon) o Barreau aimanté
o Agitateur magnétique
o Burette de 25 mL
o Béchers ( 2) de prélèvement (un pour la
solution de soude et un pour la solution
d’acide)
o Bécher poubelle en plastique

Consignes de sécurité
Acides maléique et fumarique : irritants, éviter tout contact avec la peau et les yeux.

Soude 1,0 × 10–1 mol.L–1 : corrosif, éviter tout contact avec la peau et les yeux.
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.2. Réflexions préalables (à faire avant la séance ; questionnaire Moodle)
Vos réponses aux questions ci-dessous vous permettront dans un premier temps de répondre au
questionnaire de préparation Moodle.
Par ailleurs, elles vous seront très utiles lors de la rédaction de votre compte-rendu pour interpréter les
résultats des diverses expériences menées. En effet, vous devrez expliciter, pour chaque expérience, le
raisonnement vous ayant permis de conclure quant au contenu des flacons A et B.

A. Polarité
2.1 Représenter les deux acides en représentation de Cram.
2.2. Quelle relation d’isomérie lie les deux molécules ?
2.3. Possèdent-elles un moment dipolaire permanent ?

B. Température de fusion
2.4. Détailler les interactions intermoléculaires mises en jeu entre deux molécules d’acide maléique et entre
deux molécules d’acide fumarique.
2.5. En déduire lequel des deux isomères a la température de fusion la plus élevée.

C. Solubilité dans l’eau


2.6. Compte-tenu de la polarité des 2 isomères, lequel est le plus soluble dans l’eau ?
2.7. Quelle est la masse maximale de chacun des 2 isomères qu’il est possible de dissoudre complètement
dans 50 mL d’eau ?

D. Propriétés acido-basiques

Le pKa d’un couple acido-basique est une mesure de l’aptitude de la forme acide du couple à se déprotoner
dans l’eau : plus le pKa est faible, plus la forme acide se déprotone facilement dans l’eau. Or cette
déprotonation est d’autant plus favorisée que la forme basique du couple est stable dans l’eau et que la
forme acide est instable.

2.8. Représenter les formes AH- des deux acides en représentation de Cram. Laquelle des deux vous
paraît la plus stable ? On s’intéressera en particulier à la possibilité de former des liaisons hydrogène
intramoléculaires. En déduire quel acide perd le plus facilement son premier proton (pKa1 le plus faible).

2.9. Représenter les formes A2- des deux acides en représentation de Cram. Laquelle des deux vous paraît
la plus instable ? En déduire quel acide perd le plus difficilement son 2ème proton (pKa2 le plus élevé).

3. Manipulations (en laboratoire)


A. Détermination du point de fusion
Nous allons procéder à la mesure des points de fusion en utilisant un banc Kofler. Celui-ci consiste en une
plaque chauffante présentant un gradient de température sur laquelle on dépose puis déplace l’échantillon
de matière jusqu’à observer sa fusion.
Protocole à mettre en œuvre pour chacune des 2 poudres :
✓ Assurer vous que le banc a été correctement étalonné.
✓ Déposer une petite quantité de solide sur la plaque et déplacer le solide comme indiqué sur le protocole
en salle jusqu’à observer sa fusion.
✓ Noter la valeur de la température de fusion mesurée pour A puis pour B.
En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace des résultats obtenus :

Tfusion,A = Tfusion,B =
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B. Solubilité dans l’eau
Pour les deux poudres, préparer 50 mL de solution par dissolution de 0,75 g de solide en suivant le
protocole ci-dessous :
Protocole à mettre en œuvre pour chacun des 2 poudres :
✓ Peser exactement environ 0,75 g de poudre issue du flacon A (ou B).
✓ Introduire le solide dans une fiole jaugée de 50 mL à l’aide d’un entonnoir.
✓ Compléter la fiole jusqu’aux 2/3 avec de l’eau permutée.
✓ Boucher puis retourner la fiole 2 ou 3 fois afin d’accélérer la dissolution du solide.
✓ Déboucher la fiole et compléter avec de l’eau jusqu’au trait de jauge.
✓ Reboucher la fiole et agiter pour homogénéiser la solution.
En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace du protocole mis en œuvre et des
observations faites :

Poudre A Poudre B
Masse de poudre pesée (g)

Volume fiole jaugée (mL)

Observation (solide totalement


dissout ?)

C. Propriétés acido-basiques
Pour chacune des 2 solutions réaliser le protocole décrit ci-dessous. Dans chaque binôme, un étudiant titre
la solution A, l’autre étudiant la solution B.
Protocole à mettre en œuvre pour chaque solution :
✓ Vider la burette puis la remplir avec de la solution de soude à Csoude (concentration précise indiquée sur
la flacon) en ayant pris soin au préalable de la rincer avec cette dernière.
✓ Rincer la pipette jaugée de 50 mL avec la solution d’acide à doser.
✓ À l’aide de cette pipette prélever Vessai = 50 mL de la solution et les introduire dans un bécher de 100 mL.
✓ Introduire un barreau aimanté dans le bécher.
✓ Placer le bécher sur l’agitateur magnétique sous la burette.
✓ Étalonner le pH-mètre à l’aide des deux solutions tampon à disposition (lire le protocole accroché sur la
paillasse).
✓ Après l’avoir correctement rincée puis délicatement essuyée à l’aide de papier absorbant introduire
l’électrode combinée dans le bécher. Vérifier que l’électrode trempe bien dans la solution. Si ce n’est pas le
cas, ajouter de l’eau permutée dans le bécher.
✓ Mettre l’agitation en route en faisant attention à ce que le barreau aimanté ne vienne pas au contact de
l’électrode.
✓ Effectuer le dosage en commençant par des ajouts de 1 mL. Relever les valeurs de pH dans le tableau
"résultats expérimentaux" et tracer la courbe pH = f(Vversé) au fur et à mesure. Pour chaque ajout calculer :
DpH
DVversé
Lorsque la variation du pH est supérieure à 0,3 unité par millilitre de solution de soude versé (c'est à dire
DpH
> 0,3), faire des ajouts plus faibles de solution de soude (0,2 mL). Revenir à des ajouts de 1 mL
DVversé
lorsque la variation du pH redevient inférieure à 0,3 unité par millilitre de solution de soude versé.
Poursuivre jusqu'à 25 mL.
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En vue de la rédaction du compte-rendu, conserver une trace du protocole mis en œuvre et des résultats
obtenus :

Solution dosée : Solution A ou Solution B ? Vessai =


Solution titrante : Csoude =

Vversé (mL) pH ∆𝑝𝐻 Vversé (mL) pH ∆𝑝𝐻


∆𝑉𝑣𝑒𝑟𝑠é ∆𝑉𝑣𝑒𝑟𝑠é

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4. Fin de séance
• Une fois les manipulations terminées, faire la vaisselle (voir fiche au début du fascicule) et ranger la
paillasse.
• S’assurer d’avoir relevé toutes les informations nécessaires à la rédaction du compte-rendu.

5. Indications pour la rédaction du compte-rendu


Le compte-rendu est à déposer sur Moodle au format pdf une semaine au plus tard après la
séance pratique.
Chaque étudiant devra remettre un compte-rendu. Au sein d’un binôme, les 2 étudiants doivent
donc bien s’assurer qu’ils repartent de la séance de TP avec l’ensemble des résultats du binôme (pour
les dosages, possibilité de faire une copie du tableau de valeurs en salle à l’aide d’une imprimante
multifonctions).
La notation tiendra compte de façon non exhaustive des points suivants :
• Forme :
o Utilisation d’un logiciel de traitement de texte (voir tutoriel sur Moodle)
o Pertinence du plan
o Utilisation d’un tableur (voir tutoriel) pour créer les graphiques pH = f(Vversé) et
ΔpH/ΔVversé = f(Vversé)
o Graphiques présentés avec un titre suffisamment précis et des axes correctement
étiquetés (grandeur représentée, unité le cas échéant).
• Fond :
o Les objectifs du TP sont énoncés de telle sorte qu’une personne ne connaissant pas le
TP puisse les comprendre.
o La démarche expérimentale suivie pour atteindre ces objectifs est explicitée de telle
sorte qu’un étudiant de L1 puisse la comprendre.
o Pour chaque expérience réalisée, le protocole suivi est précisé en utilisant le
vocabulaire approprié et les résultats obtenus sont clairement présentés (tableaux,
graphiques). Une interprétation est ensuite proposée à partir de ces résultats
permettant d’aller jusqu’à une conclusion en rapport avec les objectifs fixés.
o Une conclusion générale au TP est proposée dans laquelle la cohérence des
informations apportées par chaque expérience est examinée.
• Qualité des manipulations
o Résultats obtenus pour l’expérience du titrage acido-basiques

Fin du TP

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