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Les produits phytosanitaires sont largement utilisés en France dans le domaine de
l·agriculture, mais aussi dans l·entretien des espaces aménagés par l·homme à titre privé
(jardins«) ou publics (espaces verts, rues, routes«)

Au 21ème siècle, dans une époque où la rentabilité et la production sont la cl ef de voûte de la


société, il convient d·établir des priorités en tre l·aspect financier et le respect de
l·environnement, d·ou le rôle de la réglementation.

Nous allons étudier l·état de la pollution par les produits phytosanitaires et sa


règlementation.

Dans un premier temps, nous allons voir l·état des lieux et l·orig ine de la pollution en France
puis nous aborderons le sujet de la règlementation, c'est-à-dire des lois sur l·usage de ces
derniers.

°  Un produit phytosanitaire est un produit utilisé pour soigner ou prévenir les
maladies des organismes végétaux.

Il s'agit d'une substance active ou d'une association de plusieurs substances


chimiques ou micro-organismes, d'un liant et éventuellement d'un solvant éventuellement
accompagnés d'adjuvants ou d'un tensioactif.

Les phytosanitaires font partie de la famille des pesticides.

L'expression produit phytosanitaire » est couramment employée dans un sens proche


de produit phytopharmaceutique , défini par la règlementation communautaire, ou encore
de pesticide.

Les substances actives sont minérales (ex : sulfate de cuivre) ou organiques.

   

Les produits apparaissent sur le marché au début du XXI siècle

-Les données présentées ci-après sont extraites du rapport de l'Institut français de


l'environnement (IFEN) sur Les pesticides dans les eaux », publié en 2004 sur l'état des
lieux en 2002.
En France, plus de 200 substances actives différentes de produits phytosanitaires sont
observées dans les eaux superficielles et souterraines, à des teneurs variables, sans
toutefois permettre de conclure sur les tendances globales d'évolution de la pollution.

- Les contaminations peuvent être :

 ? ponctuelles, lors de la manipulation des produits, du remplissage ou du rinçage des


pulvérisateurs,

 ? diffuses, après l'application des produits, soit par ruissellement vers les eaux de surface,
soit par infiltration vers les eaux souterraines.
La réduction des risques de pollution ponctuelle nécessite le respect des bonnes pratiques
agricoles avant, pendant et après l'application du traitement.
Qualité des eaux superficielles

Les teneurs en pesticides mesurées par des analyses de laboratoire sont interprétées de
façon différente selon l'objectif de l'évaluation :

 ? L'évaluation de la qualité des milieux (cours d'eau et plan d'eau) est faite grâce au
Système d'Evaluation de la Qualité des Eaux (SEQ -Eaux), qui utilise des seuils sur
72 substances actives pour aboutir à un classement qui va de très bon à mauvai s en
fonction de l'impact sur la vie aquatique et la possibilité de fournir de l'eau potable.

  

Il convient d'ajouter que l'utilisation de désherbants à usages autres qu'agricoles contribue


aussi à la pollution des eaux par les produits phytosanitaires : les services espaces verts des
municipalités, les jardiniers amateurs, la SNCF, les DDE, les golfs, les VNF (Voies Navigables
de France), les terrains de l'armée, etc. sont aussi des utilisateurs non négligeables .

Les zones non agricoles (ZNA) représentent près de 10 % des tonnages de produits utilisés
(substances actives). Les agriculteurs étant très sensibilisés au respect des doses et aux
conditions optimales de traitement (notamment en fonction des conditions météorologiques).
Les pouvoirs publics fixent les bonnes pratiques agricoles .Elles constituent un ensemble de
règles à respecter dans l·implantation des cultures de façon à optimiser la production
agricole, tout en réduisant les risques liés à ces pratiques, tant vis-à-vis de l·homme que vis-
à-vis de l·environnement. On peut également les nommer
 bonnes pratiques phytosanitaires ».

 

Des enjeux de santé publique. Les pesticides présentent des risques significatifs pour la

santé des utilisateurs de ces substances (agriculteurs ) : maux de tête, baisse de la

fertilité, effets cancérogènes La consommation prolongée d·eau potable, de fruits ou de
légumes contenant des pesticides, même à très faibles doses, peut avoir des effets néfastes
à long terme sur la santé des consommateurs.

Des enjeux environnementaux. La présence de pesticides dans l·eau, même en très faibles
quantités, compromet le cycle de vie d·organismes aquatiques comme les algues ou les
poissons. Pour ces derniers, on observe le développement de tumeurs, la perturbation des
systèmes hormonaux, ou encore l·inhibition plus ou moins complète de fonctions vitales comme
la respiration, la croissance, la reproduction«

Des enjeux économiques. Les surcoûts de traitement des eaux polluées par les pesticides
pour l·alimentation en eau potable sont importants. Mais l·agriculture intensive actuelle a du
mal à s·en passer car elle doit baisser ses coûts de production

C·est un devoir de préserver la nature des produits polluants mais aussi un droit que l·on doit
léguer aux générations futures.

Un choix s·impose gagner de l·argent ou préserver sa santé.

La vie : à quel prix ?

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En France, un « code national des bonnes pratiques agricoles », d'application volontaire en


dehors des zones vulnérables, a été défini en application de la directive européenne
91/676/CEE du 12 décembre 1991, dite « directive nitrates ». La transposition de la
directive en droit français a été assurée par le décret n° 93 -1038 du 27 août 1993.

L'objectif de ce code est de réduire les transferts de nitrates vers les eaux souterraines et
de surface. Il a fait l'objet d'un arrêté du ministère de l'Environnemen t en novembre 1993.
Le code comprend :

 ? un ensemble de recommandations sur l'épandage, le stockage des engrais de fermes dans


les exploitations, la gestion des terres et de l'irrigation ;
 ? une base minimale pour les programmes d'action en zone vulnérable, pr évus dans la
directive
 nitrate » ;
 ? un cahier des charges pour les différents opérateurs du monde agricole (institutionnels,
distribution, etc.).
Par ailleurs, les ministères chargés de l'environnement et de l'agriculture ont mis en place en
août 2000 un programme de réduction des pollutions par les produits phytosanitaires, afin de
renforcer les contrôles réalisés sur ces derniers.

Homologation :

Un double processus :

-Européen pour les substances actives :


Chaque substance est évaluée par les Etats membres et l·autorité européenne de sécurité des
aliments .La décision finale appartient à la commission européenne.

-National pour les produits formulés à base de ces substances actives :

La loi d·orientation agricole du 5 janvier 2006 complétée par le dé cret fondateur du 22


septembre 2006 met en place la Direction du Végétal et de l·Environnement (DiVE) au sein de
l·Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), ayant pour rôle l·évaluation
des produits phytopharmaceutiques.

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Pollutions ponctuelles : La mise en œuvre des bonnes pratiques de pulvérisations permet de
réduire significativement ces pollutions ponctuelles.

Pollutions diffuses : La mise en œuvre des recommandations du CORPEN est à développer :


identification de la circulation de l·eau et aménagement des parcelles et des pratiques.

En outre, il a été décidé d·appliquer, dès le 1 er janvier 2000, le principe pollueur payeur aux
pollutions diffuses d·origine agricole par la création d·une ´pollutaxeµ sur les produits
phytosanitaires dans le cadre de la taxe générale sur les activités polluantes. Cette taxe est
appliquée aux quantités de substances classées dangereuses entrant dans la composition des
produits commercialisés. Le niveau de la taxe varie selon la toxicité et l·écotoxicité des
substances. Les produits ne contenant pas de substances classées dangereuses ne sont pas
taxés. L·objectif de cette taxe est double :

 ? inciter les industriels à développer des substances moins toxiques pour l·homme et
l·environnement ;
 ? inciter les agriculteurs à choisir les produits les moins nocifs.
L·instauration de cette taxe a donné lieu à une large information des utilisateurs sur les
dangers liés aux substances entrant dans la composition des produits phytosanitaires.



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http://www.sudouest.fr/2011/01/10/la-sante-sur-tous-les-fronts-285911-626.php

http://www.abhbc.com/spip.php?article159

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La part des ventes totales du secteur domestique était d¶environ 9,4 %.


Cette part se chiffrait à plus de 341 853 kilogrammes d¶ingrédients actifs
(composés responsables de l¶effet pesticide d¶un produit).






Moici la carte des pollutions de l'eau plus la carte est rouge , plus la pollution de l'eau est importante.

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sur la santé humaine.
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4es fabricants de pesticides qui, depuis le début, se trouvent dans le processus de négociation, un peu contraints
et forcés mais bien persuadés qu'il vaut mieux être présent plut t que de prendre le risque de supporter des
contraintes en restant en dehors. Õn ne va pas contre une demande sociétale et politique, poursuit le
représentant des industriels. L'usage des pesticides n'est pas une hérésie. Il en faut pour lutter contre certaines
maladies et éviter des risques sanitaires, tempère de son c té la ministre. L'exemple de la démoustication en
cours aux
 ntilles pour lutter contre la dengue vient le rappeler.

Il n'en reste pas moins vrai que les marges de progrès sont importantes dans notre pays. Une grande étude
/cophyto  & 4, menée par l'Institut national de la recherche agronomique en janvier dernier, montre qu'en
milieu agricole une réduction de 3 % des pesticides est possible sans perte de marge pour les agriculteurs, mais
avec une légère diminution des volumes produits (- 5 %).

0ujourd'hui tout est en place pour que le plan /cophyto porte ses fruits, explique-t-on dans l'entourage de
Chantal Jouanno, même si cette dernière doit encore signer avec Bruno Le aire et ama Yade, respectivement
ministre de l'0griculture et secrétaire d'/tat au Sport, une charte identique avec les représentants des exploitants
et propriétaires de golfs. La boucle sera alors bouclée.


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R Phytoma : la défense des végétaux N° 620 Novembre 2008 et N°602 Mars 2007

R Guide phytosanitaire et des bonnes pratiques, édition horticulture et paysage avec la


collaboration de la commission Espaces Vert de l·UPJ

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http://www.sudouest.fr/2011/01/10/la-sante-sur-tous-les-fronts-285911-626.php

Rphoto2 : http://www.abhbc.com/spip.php?article159

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