LA GEOPHYSIQUE POUR LES

GEOLOGUES
Tome 1
LES METHODES ELECTRIQUES
INTRODUCTION : Cet ouvrage traitant la géophysique pour les géologues, a pour ambition
tout d'abord, l' actualisation du support pédagogique en géophysique appliquée, par l’intégration de
nouvelles techniques de prospection surtout en sub-surface ( la multi électrode ; le géo radar etc.. ) et
enfin la vulgarisation de ces méthodes d'investigation au sein de la communauté universitaire;
Enseignants, Ingénieurs et chercheurs spécialisés dans les sciences de la terre.
Les géologues trouveront dans cet ouvrage les bases théoriques et pratiques de la géophysique:
géophysique de surface ou superficielle, la géophysique semi-profonde et enfin la géophysique
profonde. Il interessera également le grand public, curieux de s'avoir ce que cache le sous-sol et
comment l'explorer; dans le domaine de la recherche pétrolière et minière, en hydrogéologie et
thermalisme, dans les travaux publiques (Batiments, Ponts et Chausses) ; en archéologie et
recherches océaniques, en volcanologie et en seismologie.
Les thèmes developpés dans ce livre sont: Les intéractions entre les phénomènes physiques et les
propriétés physiques de la matière (la Roche, la Terre ou l’Univers).
Le formalisme théorique et fondamentale des différents phénomènes physiques ayant des
interractions avec la matière..
Les caractéristiques pétrophysiques des roches: Les propriétés élastiques; les propriétés électriques
et électromagnétiques, les propriétés magnétiques et gravimétriques ainsi que les propriétés
radiométriques des roches.
Le formalisme géophysique issue de l’interaction entre les champs physiques et les propriétés
physiques de la roche.
Les classifications des differentes méthodes géophysiques selon divers modes.
La définition des espaces géologiques et géophysiques en Algérie et leurs interactions (Espaces
géologiques et géophysiques).
Les applications relatives à chaque méthode géophysique utilisée en surface, en sub surface en
profondeur ou dans les puits de forage (méthodes des diagraphies, les méthodes électriques et
électromagnétiques , les méthodes gravimétriques et magnétiques, les méthodes radiométriques, les
méthodes sismiques).
Les techniques d’exploitation des differentes méthodes géophysiques depuis l’acquisition, le
prétraitement, le traitement des données jusqu’à l’interprétation phase finale de toutes études
géophysique.
Réalisation et rédaction d’un rapport final de géophysique. Le livre est organisé en plusieurs parties,
regroupant toutes les méthodes géophysiques.
2
PARTIE -1-
METHODE DE PROSPECTION ELECTRIQUE
PAR COURANTCONTINUE
TABLE DES MATIERES
CHAPITRE I
I - 1 - Introduction à la prospection électrique.................................................
I - 2 - Classification des méthodes électriques.................................................
I - 3 - Problématique des méthodes électriques...............................................
I - 3 - 1 - Résolution du problème directe.............................................
I - 3 - 2 - Résolution du problème inverse.............................................
I - 4 - Propriétés électriques des roches..........................................................
CHAPITRE II BASES THEORIQUE DE LA PROSPECTION
ELECTRIQUE
II - 1 - Relations fondamentales des états stationnaires.....................................
II-1-1- Lois de Kirchhoff sous forme différentielle...............................
II-1-1-1- L'Intensité du champ électrique " E " .......................
II-1-2- Equation de Poisson................................................................
II-1-3- Equation de Laplace................................................................
II-1-4- Loi d'Ohm sous forme différentielle.........................................
II-1-4-1- Champ électrique normal..........................................
II-1-4-2- Potentiel électrique...................................................
II-1-5- Champ électrique normal d'une éléctrode sphérique..................
II-1-6- Champ électrique d'une électrode demi-sphérique.....................
II-1-7- Champ électrique d'une électrode ponctuelle.............................
II-1-8- Champ électrique de deux électrode ponctuelles........................
II-1-9- Densité du courant électrique et profondeur..............................
d'investigation
II-1-9-1- Cas de deux électrodes.............................................
II-1-9-2- Champ électrique de dipôle.......................................
CHAPITRE III DISPOSITIF DE MESURE
3
III - 1 - Technique de mesure.........................................................................
III-1-1- Dispositif de Schlumberger...................................................
III-1-2- Dispositif de Wenner............................................................
III-1-3- Dispositif de dipôle...............................................................
CHAPITRE IV BASES THEORIQUES ET PRATIQUES CAS DU
SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL ( S.E.V )
IV - 1 - Bases théoriques du sondage électrique vertical - Application..............
pour les couches supérieures
IV-1-1- Potentiel électrique dans le cas de deux couches.....................
IV-1-2- Etablissement de la formule de la résistivité apparente.............
IV-1-2-1- Résistivité apparente..............................................
IV - 2 - Construction d'Abaques....................................................................
IV-2-1- Rappel sur la représentation bilogarithmiques des...................
diagrammes électriques
IV-2-1-1- Exemple numérique ( cas de 2 terrains )..................
IV-2-1-2- Exemple numérique ( cas de 3 terrains )..................
IV-2-2- Rappel sur les abaques théoriques C.G.G...............................
CHAPITRE V BASES THEORIQUES DE L'INTERPRETATION
D'UN SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL
V - 1 - Introduction.......................................................................................
V - 2 - Principe d'équivalence........................................................................
V - 3 - Loi de Humel....................................................................................
V - 4 - Courbe de Dar-Zarouk.......................................................................
V - 5 - Phénomène de disparition...................................................................
CHAPITRE VI TRAITEMENT ET INTERPRETATION
ANALYTIQUE PAR ABAQUES
VI - 1 - Exemple pratique d'interprétation par Abaque (Abaques CGG)...........
VI-1-1- Cas de deux couches horizontales.........................................
VI-1-2- Cas de trois couches horizontales..........................................
VI-1-2-1- Rappel du principe d'équivalence.........................
VI-1-2-2- Cas où l'équivalence n'intervient pas....................
VI-1-2-2-1- Courbe en cloche (C)......................
VI-1-2-2-1- Courbe en fond de bateau (B)..........
VI-1-2-3- Détermination de la résistance transversale............
4
R
t
de la 2
ème
couche
VI-1-2-4- Détermination de la conductance.........................
longitudinale C
l
de la 2
ème
couche
VI-1-2-4-1- Exemple numérique........................
VI-1-3- Cas de plusieurs couches surmontant un substratum..............
résistant
VI-1-3-1- Rappel de la règle de Humel................................
VI-1-3-2- Règle de Humel approchée..................................
VI-1-3-3- Exemple de 3 couches sur substratum...................
résistant
CHAPITRE VII INTERPRETATION AUTOMATIQUE DANS
LA PROSPECTION ELECTRIQUE
VII - 1 - Introduction.....................................................................................
VII - 2 - Méthode du gradient........................................................................
VII-2-1- Principe...........................................................................
VII-2-2- Algorithme de calcul........................................................
VII - 3 - Traitement automatique d'un sondage électrique vertical....................
VII-3-1- Principe............................................................................
VII-3-2- Calcul de la courbe modèle................................................
VII-3-2-1- Méthode directe .............................................
VII-3-2-2- Méthode indirecte............................................
VII-3-3- Algorithme de calcul de la fonction "transform"..................
VII-3-4- Calcul de µ
a
théorique.......................................................
VII - 4 - Traitement automatique d'un profil de résistivité................................
VII-3-1- Principe............................................................................
VII-3-2- Méthode de Calcul (modèle sphérique) .............................
VII-3-2-1- Dérivation par rapport à la résistivité du............
milieu perturbateur (sphère)
VII-3-2-2- Dérivation par rapport à la résistivité du............
milieu encaissant
VII-3-2-3- Dérivation par rapport au rayon "a" de la..........
sphère
VII-3-2-4- Dérivation par rapport à la profondeur..............
"z" de la sphère
CHAPITRE VIII CONSTRUCTION ET INTERPRETATION DES
CARTES ET PROFILS DE RESISTIVITE
BIBLIOGRAPHIE
5
CHAPITRE I INTRODUCTION
I - 1 - Intoduction à la prospection
électrique
La prospection électrique est une des méthodes géophysiques, appliquée dans l'exploration du sous
sol, par sondage vertical ou par profilage (recherche des conducteurs).
La profondeur d'investigation s'étale de quelques centimètres à quelques centaines de mètres de
profondeur; donc son spectre d'utilisation est très large: En sub surface, en recherche minière , dans
l'agriculture , dans l'aménagement du territoire, construction de batiments, des ponts et chaussés,
voies ferrées, dans les recherches archéologiques, également dans la recherche des aquifères en
hydrogéologie.
Elle est utilisée en sub surface, grace aux techniques de multi électrodes, on peut osculté la partie
superficielle du sol avec une grande précision.
I - 2 - Classification des méthodes
électriques
Les méthodes se distinguent selon: 1- Le type du champ: Continue ou Alternatif; 2- Le procédé
d'exploitation du champ: Naturel ou Artificiel; 3- Le régime du champ étudié: Stationnaire ou
Transitoire.
I - 3 - Problématique des Méthodes
électriques
Parmi les méthodes de résolution des problèmes géoélectriques, on distingue:
- La résolution du problème Directe ( méthode directe)
- La résolution du problème Inverse ( méthode inverse)
I-3-1- Résolution du problème directe.
La résolution du problème directe dans la prospection électrique, consiste à étudier le champ
électrique correspondants aux coupes géoélectriques prédéfinies ou données théoriques (modèles
théoriques).
I-3-2- Résolution du problème inverse.
6
La résolution du problème inverse dans la prospection électrique consiste à retrouver les paramètres
géoélectriques à partir des données expérimentales; le problème inverse est la confrontation du
modèle théorique avec celui du modèle expérimental.
I - 4 - Propriétés électriques des
roches.
Les méthodes géophysiques sont basées sur la mesure des propriétés physiques des roches;
connaitre leur distribution dans l'espace constitue le but à atteindre.
Les principales propriétés constituant l'écorce terrestre sont:
densité, module de Young, Coefficient de Poisson, Susceptibilité magnétique, résistivité,
conductivité, vitesses de propagation des ondes dans les milieux élastiques.
Parmi les caractéristiques citées ci-dessus, c'est la résistivité µ qui présente le plus grand intérêt en
prospection électrique et surtout en recherche pétrolière, minière, et hydrique. De la physique
fondamentale nous avons la relation suivante:
R=µ.[l / s] ( Ohm ) d'où: µ=R.[s / l] ( Ohm.m ) ;
où: ¸{conductance} = 1 / µ (simens); R - résistance;
l - longueur d'un conducteur
s - l'aire de la circonférence du conducteur; µ - résistivité
On distingue la conductibilité électronique et celle ionique;la conductibilité électronique est
conditionnée par le déplacement des électrons.Ces minéraux sont les conducteurs dans toutes leure
masse;à titre d'éxemple citons des minerais avec conductibilité électronique:
- Cuivre : µ=1,7.10
-8
- Aluminium: µ=4,5.10
-8
- Pirite de fer: µ=10
-3
à µ=10
-2
Ohm
Conductibilité ionique: Elle est conditionnée par la possibilité de déplassement des ions; ce
déplacement dépend donc de: - la porosité utile; - la pérméabilité; - nature du fluide lui même; -
teneur en sel dissous; - température
Elle est souvent donnée par une formule représentée sous forme d'abaque en échelle
bilogarithmique; celui-ci montre comment la résistivité d'une solution varie en fonction de la salure:
c'est-à-dire de l'équivalent NaCl et de la température.
L'eau la plus pure a une résistivité de l'ordre de 106 à 107 Ohm.mètre, mais il suffit d'une quantité
infime de matières en solution pour que cette résistivité tombe à quelques centaines ou quelques
dizaines d'Ohm.mètres.
Par exemple à 18°, une eau douce (ou eau des oueds en Algérie) à 0.1g/l de NaCl a une résistivité de
55 Ohm.mètre, une eau à 1g/l a une résistivité de 5.7 Ohm.mètre, tandis qu'une eau salée à 10g/l a
une résistivité de 0.65 Ohm.mètre.
7
La résistivité de l'eau de mer varie de 0.18 à 0.23 Ohm.mètre.En générale,l'eau des sources ordinaires
a une résistivité voisine de 10 Ohm.mètre(roches sédimentaires) et de 30 à 150 Ohm.mètre pour les
roches ignées. Si l'on fait circuler un courant électrique dans une roche ou un terrain imprégnée
d'eau, les lignes du courant suivent, dans leur très grande majorité, le réseau constitué par les pores
remplies d'eau. Dans ces conditions la résistivité de la roche µ
t
est telle que: µ
r
=
F. µ
W
où: µ
w
= la résistivité de l'eau contenue dans cette roche; F = le facteur de formation
La résistivité d'une roche dépend donc à la fois de la résistivité propre de l'eau d'imbibition, de la
proportion d'eau qu'elle contient, de la façon dont celle-ci est répartie et du facteur de formation "F",
lié à la porosité, à la perméabilité et à la consolidation. La résistivité dépend aussi de la
texture(granulométrie) et de la structure (anisotropie).
En ce qui concerne la structure, il est bien connu que les terrains stratifiés conduisent mieux le
courant dans le sens des strates "conductance longitudinale", que dans le sens traversal "résistivité
transversale".
En général, la résistivité d'une roche diminue lorsque le degré d'humidité ou la salure de l'eau
contenue dans cell-ci augmente.La porosité est liée au faciès;ainsi, les calcaires sont plus résistants
que les marnes ou les argiles.
Les hydrocarbures à l'état pur sont en pratique très résistants.
L'éxpérience montre que la résistivité d'une roche est loin d'être constante,même dans une région
géologiquement connues,mais pour interpréter convenablement les mesures électriques,il est
necessaire de s'avoir les valeurs moyennes de résistivité des roches . Les facteurs dont dépend la
résistivité des roches sont les suivants: - résistivité des minéraux composants la partie dure de la
roche; - résistivité des liquides et des gaz remplissants les pores des roches; - humidité des roches; -
porosité des roches; - structure des roches
CHAPITRE II BASES THEORIQUES DE LA
PROSPECTION ELECTRIQUE
II - 1 - Relations fondamentales des
états stationnaires
II-1-1 - Loi de Kirchhoff sous forme differentielle
Etablissement de la loi: Soit une coupe géologique où passe un courant continu,examinons un
certain volume V de la roche limité par la surface S,supposons aussi qu'il n'y a pas de sources
électriques à l'intérieur de cette surface.
Dans ce cas,la quantité des charges électriques qui passe à l'intérieur du volume V par l'unité du
temps est égale à la quantité des charges qui quittent le même volume.
On peut exprimer ce phénomène de la manière suivante:
8
}j
n
.ds=0
où: j
n
- la composante normale du vecteur de la densité du courant
D'après le théorème d'Ostragradsky-Gauss.
}j
n
.ds= }div j dv
où: v - le volume limité par la surface S
Alors, }div j dv=0;cette égalité est verifiée pour tout volume et en particulier pour un volume
infinitésimal. D'ici nous avons la loi de Kirchhoff sous forme differentielle:
div j = 0
qui exprime la continuité des lignes de courant dans un point considéré.
II-1-1-1 - L'Intensité du champ électrique " E "
La force ou intensité du champ électrique E dérive d'un potentiel électrostatique V(fonction scalaire)
et s'exprime par la relation suivante:
E = - grad V
II-1-1-1-1 - La circulation du vecteur E le long d'une courbe
fermée est nulle.
En effet : } E.dl = V
debut
- V
fin
D'après le théorème de Stokes on peut écrire:
}rot E.ds = 0
et cela quelle que soit la surface S s'appuant su C,ce qui entraine:
rot E = 0
II-1-2 - Equation de Poisson.
En tenant compte du caractère corpusculaire des charges à l'echelle atomique nous pouvons
considerer une répartition des charges comme étant continue en volume V. Alors nous pouvons
définir autour d'un point dans un volume "dv" la densité cubique µ par:
µ=dq / dv
9
Le flux électrique "dN" envoyé par des charges à travers une surface fermée,entourant ces charges
peut être déterminer d'un côté,d'après le théorème de Gauss et d'autre côté d'après le rhéorème
d'Ostrogradsky,d'où on obtient l'équation de Poisson:
div E = µ / c
0
où:
µ - densité de charge
c
0
- permitivité électrique dans le vide
II-1-3 - Equation de Laplace.
Si un élément de volume "dv" ne contient pas de charges ou s'il renferme en quantité égale et de
signe contraire,la densité µ est nul et la relation précedente s'écrit alors:
div E = 0
Elle constitue l'équation de l'aplace,elle exprime aussi que le flux de E dans un volume considéré est
nul:Dans un domaine ne contenant pas des charges électriques,le flux du vecteur E est conservatif.
On donne à ces deux équations une autre forme faisant intervenir le potentiel électrique V et
spécialement le Laplacien "A"
AV = µ / c
0
et AV = 0
II-1-4 - Loi d'Ohm sous forme differentielle.
Considérons le courant passant à travers un cube "dx.dy.dz" de densité "j" on a:
I = [(U2 - U1).S ] / µ.L = - S/µ. (cu/cl)
Les composantes de la densité du courant sont:
j
x
= -1/µ. (cu/cx) ; j
y
= -1/µ. (cu/cy) ; j
z
= -1/µ. (cu/cz) ;
La densité totale dans l'espace sera:
J = - ¸.(cu/cx + cu/cy + cu/cz) = - ¸.grad u
d'où nous obtenons la loi d'Ohm:
J = ¸.E
La densité du courant est proportionnelle à l'intensité du champ électrique.
10
II-1-4-1 - Champ électrique normale
On appelle champ électrique normal, le champ électrique d'une certaine source située dans un milieu
homogène ou sur la surface de la terre emprisonant un corps ayant une charge électrique.
II-1-4-2 - Potentiel électrique
C'est le travail qu'il faut appliquer pour déplacer une unité de charge d'un point du champ électrique
à l'infini.S'il s'agit de déplacement de charge d'un point à l'autre ce sera la différence de potentiel:
AV = V
2
- V
1
II-1-5- Champ électrique normal d'une électrode sphérique
Soit une roche homogène de résistivité µ et soit une électrode sphérique de rayon "a" conduisant le
courant "I" dans cette roche.
On peut obtenir la formule pour le champ normal de l'électrode "A" en intégrant l'équation de
Laplace.
Prenons les coordonnées polaires dans le centre de l'électrode; Supposons qu'un certain volume du
milieu est homogène, c-a-d ¸ ne dépend pas des coordonnées du point,alors grad ¸=0 , et l'équation
de Laplace en coordonnées polaires devient:
1/r²c/cr(r²cv/cr) +1/r²sinu c/cu(sinu.cv/cu) +1/r²sin²u c²v/c¢² =0
En tenant compte de la symétrie sphérique,nous concluons que:
cv/cu=0 et cv/c¢=0
On obtient:
1/r²c/cr(r²cv/cr) =0
ou bien : c/cr(r²cv/cr) =0
C'est l'équation de Laplace dans les conditions données du problème, en l'intégrant, on obtient:
r²cv/cr = c ; où cv/cr = c/r² ;et finalement : v= - c/r +d
Il reste à déterminer les constantes "c,d".
On sait que dans un point situé à l'infini,le potentiel est égal à zéro ;*
d'où: d=0
Il reste : v = -c/r
Traçons autour de l'électrode "A" une surface de rayon "R" et calculons le courant "I" qui traverse
cette surface:
11
d'après la loi d'Ohm: J=J
n
= E/µ
E = - cv/cr = c/r² ; J
n
= c/µ.r²
Etant donnée que J
n
conserve la même valeur et la même direction radiale dans tous les points de la
sphère de rayon R.
I = }J
n
ds = c/µ.R² }ds = (c.4tR²)/µ.R² = - 4tc /µ
d'ici on obtient:
c = - µI / 4t
et V = µI / 4t .1/r ; E = µI / 4t .1/r²
On peut voir que le champ électrique de l'électrode sphérique placée dans un milieu homogène ne
dépend pas du rayon de cette électrode.
II-1-6- Champ électrique d'une électrode demi-sphérique
Examinons maintenant le champ électrique d'une électrode demi-sphérique de rayon "a" situé sur la
surface de la terre de résistivité µ et alimentée par un courant " I ".
Dans ce cas nous avons la même répartition du courant que dans le cas précédent,mais la densité du
courant sera deux fois plus grande.
Les formules précedentes deviennent:
V = µI / 2t .1/r ; E = µI / 2t .1/r²
Ce sont les formules de base de la prospection électrique
II-1-7 - Champ électrique d'une électrode ponctuelle
Examinons le caractère des surfaces équipotentielles et les lignes de forces d'une source
ponctuelle.On peut obtenir l'équation des surfaces équipotentielles;supposant que V=const; alors
v = c = µI / 2t .1/r ;
donc pour r = a ; c= µI / 2t .1/a
C'est l'équation d'une demi-sphère de rayon "a" et de sommet le point "A"
On sait que les lignes de force du champ électrique ainsi que les lignes de courant dans un milieu
homogène et isotrope sont toujours perpendiculaires aux surfaces équipotentielles.A cause de cela
les lignes du courant d'une électrode "A" placée dans une roche homogène,représente l'ensemble
des lignes radiales issues de "A"
II-1-8- Champ électrique de deux électrodes ponctuelles
12
Soient deux électrodes "A" et "B" placées sur un terrain conducteur de courant "I", circulant de "A"
vers "B" ; si V
A
> V
B
On peut calculer le potentiel au niveau d'un point "M" situé entre "A" et "B",comme une somme de
potentiel créé par la prise de terre "A" avec un courant "I" et par la prise de terre "B" avec un courant
"-I".
Donc:
VM = V
A
M + V
B
M = µ.I / 2t .1/rAM - µ.I / 2t .1/rBM
= µ.I / 2t (1/rAM - 1/rBM )
On obtient l'équation des surfaces équipotentielles : (si V=const)
C = µ.I / 2t (1/rAM - 1/rBM ) et (1/rAM - 1/rBM ) = 2tC / µ.I
II-1-9 - Densité du courant Electrique et profondeur
d'investigation
Cas d'une électrode placée à la surface de la terre: Examinons la répartition du courant issue de la
source "A".
1 - au niveau du point "M" placé à la surface; 2 - et au niveau du point "P" situé à une profondeur
"h".
On sait:
E = µI / 2t .1/r
2
donc : J = I / 2t.r
2
Dans notre cas : J
h
= I / 2t ./(L
2
+ h
2
)
et au point "M": J
0
= I / 2t ./L
2
Donc la densité rélative au point " P " sera égale à:
J
h
/J
0
= 1/ [ 1 + (h/L)
2
]
Traçons deux graphiques à partir de cette dernière formule,l'un pour une distance source-point de
mesure égale à "L";l'autre quand cette distance devient égale à " 3L ".
Nous constatons dans ces deux graphiques que l'orsque le point d'observation s'éloigne de la source
la densité relative baisse plus lentement.
D'ici nous pouvons conclure,que la profondeur d'investigation dans la prospection électrique s'acroit
quand la distance émetteur recepteur s'accroit aussi.
II-1-9-1 - Cas de deux électrodes
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Examinons maintenant la répartition de la densité du courant à travers les roches suivant le plan
vertical "Q" de deux sources du courant électriques "A" et "B".
Le plan "Q" se trouve au milieu de "AB".
Trouvons la densité du courant au point "P" à la profondeur " h ".
La densité totale : JAB = JA + JB
JA = JB = I / 2t ./(L/2)² + h²)
JAB = (JA + JB ) coso
coso = L/2[\(L/2)²+h²]
J
h
AB = I / 2t ./ [(L/2)² + h²)]
3/2
et sur la surface la densité de courant est exprimée par la relation suivante:
J
0
AB = 4I / tL
2
Donc la densité relative est:
J
h
AB / J
0
AB = 1 / [(2h/L)² ]
3/2
Sur la figure présentée ci-contre les deux courbes de densité de courant correspondent aux deux
dispositifs de longueur "L" et "L' " ( telle que L > L' )
Donc ces deux représentations analytiques et graphiques démontrent bien la relation existante entre
la profondeur de pénétration du courant continu dans le sol avec l'augmentation de la longueur entre
les deux électrodes.
II-1-9-2 - Champ électrique de dipôle
On appelle dipôle l'ensemble de deux sources ponctuelles du champ électrique de signes
opposés,mais infinement rapprochées;soit r
1
et r
2
les distances entre M et les dipôles respectifs,u
l'angle entre "r" et la direction "BA"(On appelle cette direction l'axe de dipôle), " l " la distance entre A et B.
On peut calculer le potentiel au point M comme une somme de potentiels créés par A et B
VM = V
A
M + V
B
M
= µ.I / 2t .1/r
AM
- µ.I / 2t .1/r
BM
=µ.I / 2t (1/r
AM
- 1/r
BM
)
= µ.I .dr/ 2t r
1
r
2
= µ.I .l.cosu/ 2t r²
14
Etant donnée que: l << r ; r
1
~ r
2
~ r ; u
1
~u
2
= u ; dr = l.cosu
désignant par "P" le moment de dipôle:
P = (µ.I / 2t)l
On a: Vm= P. cosu/r²
L'intensité du champ électrique au point "M" peut être déterminé par la somme des composantes :
radiale " Er " et azimutale "Eu ".
E
r
= - cv/cr = 2P.cosu/r
3
et E
u
= - cv/cu = P.sinu/r
3
E = \ E²
r
+ E²
u
= P/r
3
\.sin²u + 4cos²u = P/r
3
\3cos²u+1.
Alors sur l'axe de dipôle ( u = 0° ) E = 2P/r
3
et sur l'axe équatoriale (u = 90°) E = P/r
3
L'intensité du champ de dipôle sur l'axe de dipôle est deux fois plus que sur l'axe équatorial;est
inversement proportionnel au cube de la distance "r" c'est-à-dire qu'elle diminue intensivement par
rapport au champ d'une source ponctuelle;c'est pourquoi l'utilisation de dipôle dans la prospection
électrique nécessite l'utilisation de puissantes sources de courants.
II - 2 - Méthode de Résistivité.
Les méthodes de résistivité sont fondées sur la mesure des champs électriques créés par les sources
ponctuelles placées sur la surface de la terre (lieu de la prospection) et calculer par la suite les
caractéristiques du milieu ,qu'on appelle "résistivité apparente".
Supposons que sur la surface de la terre homogène de résistivité µ il y a deux prises de terre
ponctuelles A et B et deux électrodes M et N entre lesquelles on peut mesurer la différence de
potentiel.
Calculons la différence de potentiel AV entre les électrodes M et N.
VM = µ.I / 2t (1/rAM - 1/rBM )
VN = µ.I / 2t (1/rAN - 1/rBN )
AV = µ.I / 2t (1/rAM - 1/rBM - 1/rAN + 1/rBN )
K = 2t / (1/rAM - 1/rBM - 1/rAN + 1/rBN )
15
On a la résistivité: (en Ohm)
µ
a
= K.AV/I
C'est la formule de Schlumberger exprimant la proportionalité entre la résistivité apparente,le
coefficient du dispositif,la tension entre les électrodes de reception MN et le courant d'émission I.
CHAPITRE III MISE EN OEUVRE ETDISPOSITIFS DE
MESURE DANS LA PROSPECTION
ELECTRIQUE
III - 1 - Mise en oeuvre.
Une campagne de prospection électrique s'articule autour de deux principales composantes:
Humaine et matériel ou équipement.
La composante humaine comprend tout d'abord l'équipe de topographie:
III-1-1- Equipe de topographie.
Cette équipe a pour tâche de matérialiser sur le terrain les sondages électriques d'après leur plan de
position.
Le point de départ sur le terrain est un rattachement, on cherche un point connu (forage, point
géodésique, point astronomique etc..) qui sera pris pour origine, ensuite on rattache ce point à un
sondage électrique le plus proche de celui-ci.
On implante finalement les différents sondages électriques ou profils, en relevant à chaque fois les
paramètres de mesures (Angles horizontaux, verticaux, lectures médianes et extrêmes etc..) qui vont
servir pour le calcul des coordonnées X,Y,Z des différents sondages. ( Comme la distance entre
deux sondages et relativement grandes 1 à 2 Km; une moyenne de 6 à 8 levés intermédiaires est
effectuée).
Le nombre de sondage réalisé quotidiennement peut être de 4 à 6 selon la nature du terrain et
l'accéssibilité.
Le sondage électrique est matérialisé par un piquet et des pierres sur lesquelles est écrit à la peinture
le nom du profil et le numéro du sondage (par exemple X
5
)
La compensation (écarts de fermeture) est effectué ultérieurement au bureau par la méthode des
moindres carrés, après cette compensation le topographe établit les coordonnées définitives " X, Y,
Z " , qui seront fournies au bureau d'interprétation.
III-1-1-1- Composition de l'équipe:
L'équipe de topographie se compose généralement :
- un topographe
16
- un chauffeur
- un porte mire
Elle utilise le matériel suivant:
- un véhicule du type Land-rover
- un théodolite T1
- deux mires ( 4 m )
- une chaine d'arpenteur
- des piquets
- une carte topographique de la région
III-1-2- Equipe de résistivité.
Cette équipe est composé d'un opérateur, de deux chauffeurs et cinq manoeuvres.
Le laboratoire de résistivité est monté sur un véhicule, alimenté par la batterie du véhicule et
comprend:
*Une source d'envoi de courant ( piles sèches montées en série)
*Un sélecteur MN et un compensateur de PS Figure
*Un inverseur de courant
*Un enrégistreur de AV
III - 2 - Techniques de Mesures.
Selon que l'on s'intéresse aux variations avec la profondeur ou aux variations latérales, on distingue
deux techniques de mesures: Le sondage électrique et le profil de résistivité.
On utilise pour les deux techniques un dispositif symétrique comprenant deux prises de terre A et B
et deux sondes M et N, l'ensemble éléctrodes-prises de terre "AMNB" sont alignés: Le dispositif de
mesure correspondant est soit celui de Schlumberger ou bien de Wenner, tous deux placés sur la
surface du sol. La résistivité apparente peut être calculée d'après la formule suivante:
µ
a
= k.Au / I
où: k désigne le coéfficient du dispositif.
µ
a
= 2.t.[AM.AN./ MN] . Au / I
III-2-1- Réalisation sur le terrain d'un sondage électrique.
La première tâche à faire consiste à rappeler aux manoeuvres la méthode de travail sur un fond de
document, ensuite leurs donner les consignes de sécurité necessaires à prendre au cours du travail.
Pour leur faciliter la tâche un câble de 20 m est étalé est dont le milieu correspond le point du
sondage électrique (marque bleu) et les différentes positions de MN sont indiquées par des marques
jaunes et celles des AB par des marques rouges.
17
III-2-1-1- Travail de l'opérateur:
Avant de procéder aux mesures l'opérateur vérifie le branchement des éléctrodes d'envoi A et B à
l'aide du testeur de résistance; assure la compensation des courants parasites (compensation de la
PS).
Quand la compensation est bonne, ce dernier envoie un courant directe et inverse; la valeur de AU
MN
est obtenue en multipliant la distance "L" (l'élongation L) par l'échelle choisie (le calibre). Sur le
métrix, il lit la valeur de " i " (intensité du courant); sur une feuille de mesure il met les valeurs de " i
" et de AU
MN
trouvée, le coéfficient du dispositif " K " ensuite il calcule µ
a
.
III - 3 - Dispositifs de mesures.
On appelle dispositif de mesure, une figure géométrique mise en oeuvre sur le terrain à l'aide de
cables d'émission de courant électrique et des cables de réception, permettant ainsi la mesure de la
différence de potentiel entre deux électrodes .
III-3-1- Dispositif de Schlumberger.
Dans le cas du dispositif de Schlumberger Figure
MN est très petit par rapport à AB.; telle que : 4 s AB/MN s 20 ; Si OA = a,
ON = b; On aura:
K = t.( a
2
- b
2
) / 2b
Examinons maintenant un dispositif de Schlumberger situé sur la surface du milieu de deux terrains
stratifiés de résistivité µ
1
et µ
2
et supposons que l'espacement du dispositif AB est beaucoup plus
petit que l'épaisseur h
1
de la première couche.
Nous savons que la profondeur de pénétration du courant est une fonction de la distance AB,donc
confermement à ce cas, la profondeur de pénétration est considérablement plus faible que l'épaisseur
de la première couche;c'est pourquoi la surface de séparation entre les couches de résistivité µ
1
et µ
2
n'exerce pratiquement aucune influence sur µ
a
mesuré à l'aide du dispositif d'espacement très court,
µ
a
tend vers la résistivité de la première couche µ
a
÷µ
1
.
III-3-2- Dispositif de Wenner.
Le dispositif de Wenner est tel que : AM=MN=NB
Si OA = a , 2a/3 = 2b; on aura:
K = 4ta/3
III-3-3- Dispositif de Humel.
Le dispositif de Humel à trois électrodes ¬ A, M, N se trouvent sur la même ligne et B est à l' ·.
18
K = 2tAM.AN / MN ; où MN < AO
III-3-4- Dispositif de Potentiel.
Le dispositif de potentiel à deux électrodes " A et M "
dont B et N sont à l'infini est :
K = 2tAM
III-4-5- Dispositif de Dipôle.
Les dispositifs de dipôle se distinguent suivants les angles que forment la longueur d'émission "AB",
la longueur de réception "MN" et le point de mesure "O" (centre de MN) Figure
Ainsi, on distingue : 1- le dispositif azimutal { u
(variable)
et ¸ = t / 2 }
2- le dispositif radial { u
(variable)
et ¸ = 0 }
3- le dispositif parallèle { u = ¸ }
4- le dispositif perpendiculaire { u = t / 2 et ¸ = 0 }
5- le dispositif axial { u = ¸ = 0 }
Le calcul des coefficients des dispositifs s'effectuent à l'aide de la formule générale pour chaque cas
particulier.
CHAPITRE IV BASES THEORIQUES ETPRATIQUES
DE L'INTERPRETATION CAS DU
SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL
IV - 1 - Bases théoriques du sondage
électrique vertical.
La base théorique du sondage électrique vertical est basé essentiellement sur la résolution de
l'équation de Laplace appliquée au problème du champ électrique d'une source ponctuelle située sur
la surface des stratifications horizontales.
Il s'agit donc de déterminer les fonctions " Vi " qui résolvent l'équation de Laplace:
AV
i
= 0
et qui doivent satisfaire aux conditions aux limites et conditions aux frontières.
1°) V
i
= V
i+1
]
z=di
2°) 1 / µ
i
[cv
i
/cz] =1 / µ
i+1
[cv
i+1
/cz]]
z=di
3°) r ÷ · V
i
÷ 0
19
4°) Z ÷ · V
n
÷ 0
5°) Z = 0 1 / µ
1
[cv
1
/cz] =0
6°) R ÷ 0 V
1
÷ µ
1
.I / ( 2tR) n ¬ V ÷ ·
Le potentiel et ses dérivées sont définis dans tous les points de l'espace exeptés l'infini où ils sont
égaux à zéro.
Compte tenu de la symétrie par rapport à l'axe "Z" nous avons:
c²v /cr² + 1/r (cv /cr) + c²v /cz² = 0
Utilisons la méthode de Fourier pour résoudre cette équation de Laplace.
Présentons la fonction " Vi " sous la forme d'un produit de deux fonctions" u " et " v "
alors:
u = u(r) ; v = v(z)
V = u(r).v(z)
Remplaçons " V " par ce produit dans l'équation de Laplace
v c²u /cr² + v/r (cu /cr) +u c²v /cz² = 0
et après avoir divisé par le produit " uv " on obtient l'équation suivante:
1/u c²u /cr² + 1/r.u (cu /cr) + 1/v c²v /cz² = 0
Les deux premiers termes ne dépendent que de "r" et le troisième ne dépend que de " z "
c'est-à-dire,ils sont étalés séparement à la même grandeur,qui ne dépend ni de " r " ni de " z
",désignons le par " m² ".
L'équation precedente devient:
1/u c²u /cr² + 1/r.u (cu /cr) = - m²
1/v c²v /cz² = m²
Ce sont les équations de Bessel d'ordre zéro.
Les intégrales de ces équations sont réspectivement :
·
0
(m,r) ; Y
0
(m,r) ; e
mz
; e
-mz
Donc l'intégrale renferme les produits suivants:
20
·
0
(m,r) e
-mz
et ·
0
(m,r)e
mz
Y
0
(m,r) e
-mz
et Y
0
(m,r) e
mz
On choisit les solutions qui satisfassent les conditions aux limites.On sait que la fonction
Y
0
(m,r) tend vers l'infini si " mr " tend vers zéro.Il en résulte que cette fonction ne satisfait pas les
conditions imposées du problème ( condition 6). Ainsi on peut considerer comme solution
particulière la somme suivante:
A.e
-mz
Y
0
(m,r) + B.e
mz
Y
0
(m,r)
où:
A et B sont les fonctions de variables d'intégration " m ",qui ne dépendent ni de "r" ni de "z".
Alors,la solution générale donnée par cette méthode de Fourier est la suivante:
V(r,z) = } [A.e
-mz
+ B.e
mz
]Y
0
(m,r)dm
Cette solution se généralise pour les différentes couches,il suffit d'appliquer les conditions aux
limites et conditions aux frontières correspondantes.
par exemple:
V(i) = } [A
i
.e
-mz
+ B
i
.e
mz
]Y
0
(m,r)dm
V(n) = } [A
n
.e
-mz
]Y
0
(m,r)dm ; avec B
n
= 0
IV - 1 - 1 - Application pour les couches supérieures:
Ecrivons que le potentiel au niveau de la première couche s'écrit comme suit:
V(
1
) = V
*
+ V
où :
V
*
= µ
1
.I / ( 2tR) : le potentiel d'une électrode ponctuelle " A" sphérique
dans la première couche (voir formule: )
V
1
(r,z)= } [A
1
.e
-mz
+ B
1
.e
mz
]Y
0
(m,r)dm: potentiel dépendant à la fois de "r" et de " z "
Le potentiel V(
1
) peut être présenter comme suit:
V(
1
) = µ
1
.I / 2t.\(r² + z²) +} [A
1
.e
-mz
+ B
1
.e
mz
]Y
0
(m,r)dm
Utilisons la condition 5 :
21
{ I.Z/ 2t.[r² + z²]
3/2
+ 1/ µ
1
.} m (-A
1
.e
-mz
+ B
1
.e
mz
)Y
0
(m,r)dm }
z=0
= 0
L'intégrale est égale à zéro pour n'importe quelle grandeur de la variable indépendante de " r "
seulement pour un seul cas:
quand : m (-A
1
+ B
1
)Y
0
(m,r) = 0 ; d'où A
1
= B
1
Donc: V(
1
) = µ
1
.I / 2t.\(r² + z²) +} B
1
.(e
-mz
+ e
mz
]Y
0
(m,r)dm
En utilisant la formule de Weber-Lipschitz: 1/\(r² + z²) = } e
-mz
Y
0
(m,r)dm
Nous pouvons écrire le potentiel V(
1
) sous la forme d'intégrale suivante:
V(
1
) = }[(µ
1
.I / 2t) e
-mz
+ B
1
.(e
-mz
+ e
mz
)]Y
0
(m,r)dm
IV-1-2- Potentiel électrique dans le cas de deux (2) couches.
Considérons tout d'abord le cas simple de deux couches stratifiées.Soit une couche horizontale
d'épaisseur " h
1
" et de résistivité "µ
1
" ,recouvrant un substratum homogène indéfinie de résistivité "µ
2
".
Pour résoudre ce problème considérons le système d'équations construit à partir des conditions aux
limites:
1°) V
1
= V
2
]
z=h
2°) 1 / µ
1
[cv
1
/cz] =1 / µ
2
[cv
2
/cz]]
z=h1
Etant donnée que : A
1
= B
1
et B
2
= 0
On a:
}[(µ
1
.I / 2t) e
-mz
+ B
1
.(e
-mz
+ e
mz
)]Y
0
(m,r)dm = } A
2
e
-mz
Y
0
(m,r)dm
- m /µ
1
.[µ
1
.I / 2t) e
-mh1
- m /µ
1
B
1
e
-mh1
+m /µ
1
B
1
e
mh1
= - m /µ
2
A
2
e
-mh1
ou bien: (B
1
+ µ
1
.I / 2t) e
-mh1
+ B
1
e
-mh1
=A
2
e
-mh1
1 /µ
1
[(-µ
1
.I / 2t - B
1
) e
-mh1
+ B
1
e
-mh1
= -1 /µ
2
A
2
e
-mh1
En résolvant ce système d'équations on obtient:
22
B
1
=( µ
1
.I / 2t)[ K
12
e
-2mh1
/ 1 - K
12
e
-2mh1
] où : K
12
=( µ
2
- µ
1
) / (µ
2

1
)
On appelle " K " coefficient de reflexion.
Il est plus préférable de présenter " B
1
"sous une forme plus condensée,en l'exprimant sous la forme
d'une série,sachant que:
( 1 - K
12
e
-2mh1
) =1 + K
12
e
-2mh1
+ K
12
2
e
-2m2h1
+ K
12
3
e
-2m3h1
...+.... etc...
d'où:
B
1
= ( µ
1
.I / 2t) .[ K
12
e
-2mh1
+ K
12
2
e
-2m2h1
+ K
12
3
e
-2m3h1
...
= (µ
1
.I / 2t) ¿ K
12
n
e
-2mnh1
ainsi :
B
1
= ( µ
1
.I / 2t)¿ K
12
n
e
-2mnh1
donc:
V(
1
)= µ
1
.I / 2t.\(r² + z²) +} ( µ
1
.I / 2t)¿ K
12
n
e
-2mnh1
(e
-mz
+ e
mz
]Y
0
(m,r)dm
V(
1
) = µ
1
.I/2t[1/\(r²+z²)+¿K
12
n
}e
-m(2nh1+z)
Y
0
(m,r)dm+
+¿ K
12
n
}e
-m(2nh1 - z)
Y
0
(m,r)dm
En appliquant une deuxième fois la formule de Weber-Lipschitz on obtient la formule suivante:
V(
1
) = µ
1
.I / 2t[1/\(r² + z²) +¿ K
12
n
/\(r² +(2nh1+ z)² +
+ ¿ K
12
n
/\(r² +(2nh1 - z)²]
Dans le cas d'un potentiel à la surface de la terre (c'est-à-dire z=0) on a:
V(
1
) = µ
1
I / 2t[1/r +2¿ K
12
n
/\(r
2
+(2nh1)
3/2
]
On sait que : E = - cv
1
/cr
23
donc:
E(
1
) = µ
1
I / 2t[1/r
2
+2¿r K
12
n
/[(r
2
+ (2nh1)
2
]
3/2
]
IV-1- 3 - Etablissement de la formule de la résistivité
apparente.
IV-1-3 -1- Résistivité apparente.
On peut toujours mesurer la résistivité d'un terrain homogène en se servant d'un quadripôle de
forme et de dimension quelconque. Il suffit de mesurer I et AV. On obtient le résultat en Ohm.m; si
V est exprimé en volts, I en ampères, les longueurs en mètres.
Soit, maintenant, un terrain quelconque, et dont il n'est pas nécessaire de supposer la surface plane.
Il est toujours possible de d'installer un quadripôle, de mesurer I et AV, puis de calculer la valeur
numérique de K. Le nombre obtenu est de même dimension qu'une résistivité. Mais ce ne saurait
être la résistivité du terrain, puisqu'il n'est pas homogène. On le nomme " résistivité apparente ".
Cette résistivité apparente µ
a
dépend évidemment de la position du quadripôle, de sa forme, de ses
dimensions ainsi que de la structure du terrain. En général (à moins de vouloir imaginer des cas très
particuliers), la résistivité apparente µ
a
sera une sorte de moyenne des résistivités vraies des divers
terrains qui se rencontrent à l'intérieur du volume de sol intéressé pratiquement par la distribution du
courant.
Elle est parfois définie comme la résistivité vraie d'un terrain imaginaire, homogène et isotrope,
équivalent au terrain réel hétérogène.
IV-1-3-2- Formulation et expression de la résistivité apparente.
Soit un dispositif de Humel fig
µ
a
= K.AV / I avec: K = 2t.[AM.AN] / MN
Si MN ÷ 0 ; AM ÷ AN ÷ r et AV/MN ÷ E
Comme : E
1
= - Grad(V1) = - cv
1
/cr
µ
a
= E
1
/ I = 2tr
2
.(Grad V
1
) / I = 2tr
2
.(- cV
1
/cr)
où : I : est l'intensité du courant
Après dérivation de la fonction potentiel "V" on obtient:
24
µ
a
= µ
1
[1 + 2 ¿r
3
(K
12
)
n
/ [(r
2
+ (2nh
1
)
2
]
3/2
]
µ
a
/ µ
1
= 1 + 2 ¿(r/h1)
3
(K
12
)
n
/ [(r/h1)
2
+ 4n
2
]
3/2
C'est l'équation des courbes théoriques à deux couches.
Selon cette relation, les courbes théoriques de résistivité apparente pour différents modèles sont
calculées en considérant les différents rapports des résistivités:
µ
a2
/ µ
a1
Ces courbes sont représentées sur papier bilogarithmique et rassemblées dans un catalogue dit
Abaque à deux terrains.
Toutes ces courbes ont une allure caractéristique, elles ont deux asymptotes verticales.
Chaque réponse du modèle ou chaque courbe se trouve entre ces deux asymptotes:
Examinons ces deux asymptotes pour fixer les idées:
1 - Asymptote supérieure µ'
µ
'
=
lim
r ÷ 0
µ
a =
lim
r ÷ 0
µ
1
[1+2¿(r/h1)
3
(K
12
)
2
/ [(r/h1)
2
+ 4]
3/2
] = µ
1
2 - Asymptote inférieure µ
''
µ
''
=
lim
r ÷ ·
µ
a =
lim
r ÷ ·
µ
1
[1 + 2 ¿ (K
12
)2/ [(h
1
/ r)]
3/2
]
= lim
r ÷ ·
µ
1
[1 + 2 ¿ (K
12
) ] = µ
2
Dans le cas où µ
2
= · ; la courbe obtient une troisième asymptote, c'est la ligne tangent faisant un
angle de 45° par rapport aux axes de coordonnées bilogarithmiques.
IV - 2 - Construction d'Abaques.
Soit la fonction µ
a
/ µ
1
= f ( r/h
1
; µ
2

1
) tirée de la formule suivante:
µ
a
/ µ
1
= {1 + 2 ¿(r/h
1
)
3
(K
12
)
n
/ [(r/h
1
)
2
+ 4n
2
]
3/2
}
25
exprimant la relation résistivité apparente en fonction de r/h
1
et µ
2

1.
Supposant
µ
2

1
constant pour l'ensemble des courbes:¢( r/h
1
)
µ2/µ1=const
c'est-à-dire :
µ
a
/ µ
1
= ¢( r/h
1
)
µ2/µ1=const
.
Trouvons le logarithme décimal de cette équation:
log µ
a
- log µ
1
=log¢( r/h
1
)
On peut voir d'après cette équation qu'en utilisant l'échelle semi-logarithmique, le caractère de la
courbe µ
a
/ µ
1
= ¢( r/h
1
) ne dépend pas de la valeur µ
1
pour certaines valeurs µ
2

1
constantes,
c'est-à-dire, deux courbes correspondantes aux coupes géologiques avec la même valeur de µ
2

1
et
h
1
mais pour différentes valeurs de µ
1
; possèdent la même forme mais déplacèes parallèlement par
rapport à l'axe de µ
a
sur une distance :µ'
a
- µ
1
; fig
Si nous utilisons l'échelle bilogarithmique les courbes tracées à partir de la relation
log µ
a
- log µ
1
= log¢( log r - log h
1
)
Le caractère des courbes ne dépend ni de µ
1
ni de h
1
, c'est-à-dire, les courbes avec la même valeur
de µ
2

1
mais de µ
1
et h
1
différents, auront la même forme déplacées parallèlement à l'axe " µ
a
"
d'une distance Aµ, et parallèlement à " r " d'une distance Ah. fig
L'ensemble des courbes correspondantes à l'équation porte le nom d'ABAQUES du sondage
électrique à deux terrains ou deux couches.
Dans le cas de trois terrains : Nous aurons affaire à une première couche d'épaisseur h1 et de
résistivité µ1; la deuxième couche sous-jacente d'épaisseur h2 et de résistivité µ2 recouvrant un
substratum homogène infini de résistivité µ3. Dans ce cas nous aurons quatre équations qui peuvent
être representées de la manière suivante:
1°) V
1
= V
2
]
z=h1
2°) 1 / µ
1
[cv
1
/cz] =1 / µ
2
[cv
2
/cz]]
z=h1
3°) V
2
= V
3
]
z=h1+h2
4°) 1 / µ
2
[cv
2
/cz] =1 / µ
3
[cv
3
/cz]]
z=h1+h2
d'où on a:
B
1
(a
p1
+1)-A
2
.a
p1
-B
2
= -qa
p1
1 / µ
1
B
1
(a
p1
-1)- 1 / µ
2
A
2
.a
p1
+1 / µ
2
B
2
= -1 / µ
1
qa
p1
A
2
.a
p2
+B
2
-A
3
a
p2
= 0
26
1 / µ
2
A
2
a
p2
- 1 / µ
2
B
2
-1 / µ
3
A
3
a
p3
= 0
où : h1 = p1h
h
1
+h
2
=p
2
h
q= µ
1
I / 2t
a = e
-2mh
1
En tenant compte que : K
12
=( µ
2
- µ
1
) / (µ
2

1
) et K
23
=( µ
3
- µ
2
) / (µ
3

2
)
En résolvant le système par rapport à B
1
on obtient:
B1 = µ
1
I / 2t.{ K
12
a
p1
- K
23
a
p2
/ [1- K
12
a
p1
- K
23
a
p2
+ K
12
K
23
a(
p2-p1)
]}
où on peut représenter B
1
de la manière suivante:
B
1
= µ
1
I / 2t.¿ q
n
.e
-2mh
1
où : q
n
dépend de K
12
,K
23
,p
1
,et p
2
,
On appelle coefficient d'émission, n'importe quel coefficient q
n
pouvant être calculé si h
1
h
2
, µ
1
, µ
2 ,,
µ
3
, µ
4
sont connus.
Revenons à présent à l'équation de V1, en remplaçant B1 par sa valeur trouvée si-dessus.
V(
1
) = µ
1
.I / 2t.[1/\(r² + z²) +¿q
n
.} [e
-2mnh1
( e
-mz
+e
mz
)Y
0
(m,r)dm]
En posant Z=0 et en utilisant la formule de Weber-Lipschitz, on obtient finalement:
V(
1
) = µ
1
.I / 2t.[1/r +2¿q
n
./ \(r² + (2nh
1
)²]
On peut voir que cette équation est analogue à celle du cas de deux terrains ou deux couches. Par
conséquent on peut obtenir la résistivité apparente de la même façon:
µ
a
/ µ
1
= 1 + 2 ¿q
n
(r/h
1
)
3
/ [(r/h
1
)
2
+ 4n
2
]
3/2
où : q
n
= f ( µ
1
, µ
2
, µ
3
,h
1
, h
2
)
ou bien µ
a
/ µ
1
= f ( µ
2

1
, µ
3

1
,h
2
/h
1
, r/r
1
)
Il est évident que la dépendance µ
a
de l'espacement du dispositif ne peut être représentée que sous
la forme de l'ensemble d'abaques de l'espace suivant:
µ
a
/ µ
1
=¢(r/h)µ
2

1
= const ; µ
3

1
= const ; h
2
/h
1
= var
27
Pour les abaques à 3 terrains selon le rapport entre µ
1
, µ
2
et µ
3
,peuvent être partagées en quatres groupes :
Type H ; Type K ; Type A; Type Q
IV-2-1- Rappel sur la représentation bilogarithmique des
diagrammes électriques.
Dans la pratique, on utilise une double échelle logarithmique pour représenter la courbe donnant la
résistivité apparente µ
a
(en ordonnée) en fonction de AB/2, demie-longueur de ligne (en abscisse);
le papier transparent (calque) sur lequel on reporte la courbe est appelé " papier bilogarithmique" et
son module est de 62,5 mm (pour les abaques CGG).
Soit une succession de " n " terrains dont les épaisseurs sont h
1
, h
2
, h
3
, h
n
, et les résistivités µ
1
, µ
2
, µ
3

4
, µ
5
, µ
n
; on suppose toujours que la n
ième
terrain, appelé " substratum " est infinement épais (h
n
=
·) : Cette succession comporte donc "2n-1" inconnues, soit "n-1" épaisseurs et "n" résistivités.
Si on divise les épaisseurs par h
1
et les résistivités par µ
1
, toutes les successions de " n " terrains
ayant les mêmes rapports h
2
/h
1
, h
3
h
1
, .....h
n-1
/h
1
et µ
2

1
, µ
3

1
, µ
n

1
,donnent des courbes
superposables en coordonnées logarithmiques: Elles se déduisent les unes des autres par une double
translation - horizontale et verticale - du point de coordonnées: " h
1
, µ
1
", ce point est appelé croix à
gauche ou croix de calage du diagramme électrique.
Pour calculer les abaques théoriques, on prend : h
1
= 1 mètre et µ
1
= 1 ohm/mètre. Ce qui réduit
ainsi le nombre des inconnues à 2n-3, soit n-2 pour les épaisseurs et n-1 pour les résistivités.
IV-2-1-1- Exemple numérique dans le cas de 2 terrains (n=2)
h'
1
= 5 m
h'
2
= ·
µ'
1
= 20 ohm.m
µ'
2
= 80 ohm.m
h"
1
= 5 m
h"
2
= ·
µ"
1
= 60 ohm.m
µ"
2
= 240 ohm.m
h"'
1
= 25 m
h"'
2
= ·
µ"'
1
= 20 ohm.m
µ"'
2
= 80 ohm.m
h""
1
= 25 m
h""
2
= ·
28
µ""
1
= 60 ohm.m
µ""
2
= 240 ohm.m
Concidérons les 4 couches suivantes (voire le tableau ci-dessus).
Plus la longueur de la ligne " AB " est petite par rapport à h
1
, plus le courant électrique reste localisé
dans le premier terrain et donc plus la résistivité apparente mesurée µ
a
se rapproche de la résistivité
vraie µ
1
du premier terrain. Inversement, lorsque " AB" devient grand par rapport à h
1
, la plus
grande partie du courant électrique pénètre dans le deuxième terrain et la résistivité apparente
mesurée se rapproche de la résistivité vraie µ
2
du deuxième terrain (l'influence du 1
er
terrain devenant
négligeable).
Le diagramme électrique a donc deux asymtotes limites d'ordonnées µ
1
et µ
2
entre lesquelles
resteront comprises les variations de µ
a
en fonction de " AB/2 ".
Les 4 diagrammes électriques (1 à 4 ) sont représentés sur la figure ( sur papier
bilogarithmique).
L'axe logarithmique horizontal, sur lequel on porte les distances " AB/2 " en mètres, est utilisé aussi,
par convention, pour placer les épaisseurs et les profondeurs des divers terrains en présence ( le log
d'un forage par exemple).
Rappelons ici qu'il n'existe pas de relations simples entre les profondeurs atteintes et la longueur AB
de la ligne d'envoi de courant.
Les quatres diagrammes sont identiques et superposables: en effet :
µ'
2
/µ'
1
=µ''
2
/µ''
1
=µ"'
2
/µ"'
1
=µ"''
2
/µ"''
1
= 4 ; L'écart entre les deux assymptotes horizontales est
le même pour chaque sondage.
log µ'
2
- log µ'
1
= log µ"'
2
- log µ"'
1
= log 80 - log 20 = log 4
log µ''
2
- log µ''
1
= log µ'"'
2
- log µ"''
1
= log 240 - log 60 = log 4 = 0,602
c'est-à-dire 0,602 * 62,5 mm = 37,6 mm.
Le diagramme " 2 " se déduit du diagramme " 1 " par une translation verticale d'amplitude: log µ''
1
-
log µ'
1
= log µ''
1
/ log µ'
1
= log 3 (soit 29,8 mm).
Le diagramme " 3 " se déduit du diagramme ' 1 ' par une translation horizontale d'amplitude: log h"
1
- log h'
1
= log (h"
1
/ h'
1
) = log 5 (soit 43,7 mm)
Le diagramme " 4 " se déduit du diagramme " 1 " par une double translation: horizontale
(d'amplitude log 5 soit 43,7 mm ) et verticale (d'amplitude log 3 soit 29,8 mm).
Dans le cas d'une succession de 2 couches, il ne reste plus qu'une seule inconnue et tous les
diagrammes qui admettent le même rapport µ
2

1
sont superposables.
IV-2-1-2- Exemple numérique dans le cas de 3 terrains (n=3)
h'
1
= 3 m
h'
2
= 9 m
h'
3
= · µ'
1
= 20 ohm.m
µ'
2
= 80 ohm.m
29
µ'
3
= 5 ohm.m
h"
1
= 5 m
h"
2
= 9 m
h"
3
= · µ"
1
= 60 ohm.m
µ"
2
= 240 ohm.m
µ"
3
= 15 ohm.m
h"'
1
= 15 m
h"'
2
= 45 m
h"'
2
= · µ"'
1
= 20 ohm.m
µ"'
2
= 80 ohm.m
µ"'
3
= 5 ohm.m
Ces diagrammes électriques débutent, comme les diagrammes 2 terrains précédents, en portant de
l'asymptote horizontale µ
1
et en tendant vers leur asymptote µ
2
; mais celle-ci ne sera pas atteinte
car l'épaisseur h
2
n'est pas suffisamment grande. Lorsque " AB " croît, l'influence du substratum (
3ème terrain) se fait sentir et devient de plus en plus importante: Les courbes redescendent donc
vers leur asymptote finale µ
3
Figure.
Les 3 cas sont tels que: h'
2
/ h'
1
= h"
2
/ h"
1
=h'"
2
/ h"'
1
=3
µ'
2
/µ'
1
=µ''
2
/µ''
1
=µ"'
2
/µ"'
1
= 4 et µ'
3
/µ'
1
=µ''
3
/µ''
1
=µ"'
3
/µ"'
1
=1/4
Les 3 diagrammes correspondants sont donc, sur papier bilogarithmique, identique et
superposables.
Les 3 diagrammes se déduisent par translation de leur croix à gauche ( h
1
, µ
1
) : translation verticale
de log µ"
1
/'µ
1
= log 3 (soit 0,477 * 62,5 = 29,8 mm ) et translation horizontale de log h'"
1
/ h'
1
= log
5 (soit 43,7 mm ). Le nombre des inconnues est réduit à 3 : (2n-3 = 3 ):
Ce sont: h"
2
/ h"
1
; µ
2

1
; µ
3

1
.
Toutes les courbes trois terrains, ayant ces mêmes trois rapports sont identiques en coordonnées
bilogarithmiques. Ainsi, les courbes théoriques sont toujours calculées en prenant une origine
comme " h
1
=1 et µ
1
=1" , qui est la croix de calage pour toute une série de courbes d'un même
abaque, où l'on ne fait varier qu'une seule inconnue: par exemple h
2
/ h
1
.
IV-2-2- Rappel sur les abaques théoriques ( C.G.G )
Pour les abaques relatifs au dispositif de Wenner, µ
a
est portée soit en fonction de " AB/2 ", soit en
fonction de " MN " ( MN= AB/3 ).
Pour les abaques relatifs au dispositif de Schlumberger, µ
a
est portée en fonction de " AB/2 ", et les
calculs sont établis en supposant que " MN " est infinement petit: autrement dit, c'est le champ
électrique ponctuel au milieu " O " de "AB" qui est pris en considération.
30
Dans la pratique, on opère avec un " MN ", certes petit devant " AB ", mais qui a bien sûr une
dimension finie ( c'est à dire non infinement petite) et qui croît lorsque "AB" s'allonge: Le
diagramme électrique Shlumberger expérimental reste donc compris entre une courbe théorique
Wenner et un courbe théorique Schlumberger en se rapprochant plus de cette dernière.
La figure 3 donne un exemple de courbe expérimental:
MN (m) Nombre de mesures OAen mètres
1 4 3, 5, 7, 10
5 6 10, 15, 20, 30, 40, 50
20 6 50, 70, 100, 150, 200, 300
80 5 300, 400, 500, 700, 1000
A chaque changement de " MN ", " OA " restant le même, on obtient 2 valeurs de µ
a
; c'est
évidemment la valeur obtenue avec le plus petit " MN" qui se rapprochera le plus de la courbe
théorique Schlumberger.
On corrige donc le diagramme expérimental en extrapolant chaque Arc de courbe obtenu avant un
changement de MN et en le raccordant progressivement à l'arc de courbe suivant (obtenu avec un
MN plus grand): On se rapproche ainsi des abaques théoriques Schlumberger qui servent à
l'interprétation quantitative.
La figure 4 montre un autre exemple de la réduction de la courbe expérimentale obtenue avec un
MN fini à la courbe théorique idéale pour laquelle MN=0.
Un procédé approximatif simple permet de faire cette réduction: si MN/AB ne dépasse pas 1/5 ,
il suffit de déplacer les points de la courbe vers la gauche, d'une quantité équivalente à une réduction
des abscisses comprise entre 0 et 6% selon le cas.
Le catalogue d'abaque C.G.G édité par {l'European Association of Exploration Geophysicists ou
E.A.E.G }, comprend un abaque: CH 1 S ou bien {Courbe Horizontales - Schlumberger } qui
représente 27 courbes correspondant au cas de 2 terrains; il suffit dans le cas de 2 terrains d'un seul
abaque, puisque la seule variable est le rapport µ
2

1
indiqué sur l'asymptote horizontale de chaque
courbe.
La croix commune indique l'épaisseur " m
1
(m
1
= h
1
) " du terrain horizontal surmontant le
substratum, ainsi que sa résistivité µ
1
.
Le catalogue comprend également 48 abaques 3 terrains:CH51 S à CH98 S.
Chaque abaque correspond à des valeurs constantes des rapports µ
2

1
et µ
3

1
et englobe 10
courbes "trois terrains" correspondant à 10 valeurs differentes du rapport d'épaisseurs h
2
/ h
1
, plus
les deux courbes - limites (2 terrains) relatives à une épaisseur nulle ou infinie de la seconde couche.
31
Le rapport h
2
/ h
1
= (m
2
- m
1
)/m
1
(avec m
1
= h
1
et m
2
= h
1
+h
2
) est indiqué dans un petit rond sur
chaque courbe.
Les 10 valeurs sont:
(m
2
- m
1
)/m
1
= h
2
/ h
1
= 1/9 ; 1/5 ; 1/3 ; 1/2 ; 1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 9 ; 24
Les 48 abaques peuvent être classés en 4 groupes de 12 abaques, suivant la valeur de µ
3
: µ
3
= (
µ
1
, µ
2
2
/ µ
1
, 0 , · )
Dans chaque groupe, les 12 abaques correspondent à 12 valeurs du rapport
µ
2

1
soit :
µ
2

1
= 1/39 ; 1/19 ; 1/9 ; 1/4 ; 3/7 ; 2/3 ; 3/2 ; 7/3 ; 4 ; 9 ; 19 ; 39.
On voit que µ
2
est inférieur à µ
1
pour les six premiers rapports et supérieur à µ
1
pour les six
derniers.
On pourait aussi faire un classement en 4 familles
1 - Courbes en cloches C ( µ
2 >
µ
1
et µ
2 >
µ
3
)
avec µ
3 =
µ
1
: 57 à 62
ou µ
3 = 0 : 87 à 92
2 - Courbes en fond de bateau B ( µ
2 <
µ
1
et µ
2 <
µ
3
)
avec µ
3 =
µ
1
: 51 à 56
ou µ
3 = · : 81 à 86
3 - Courbes en escaliers montants M ( µ
1
< µ
2
< µ
3
)
avec µ
3 =
µ
2
2
/ µ
1
: 69 à 74
ou µ
3 = · : 93 à 98
4 - Courbes en escaliers descendants D ( µ
1
> µ
2
> µ
3
)
avec µ
3 =
µ
2
2
/ µ
1
: 63 à 68 ou µ
3 = 0 : 75 à 80
On peut retrouver rapidement dans le catalogue la courbe théorique correspondant à une succession
donnée de terrains.
Par exemple:
h
1
= 3 m µ
1
= 15 ohm.m
h
2
= 27 m µ
2
= 285 ohm.m
h
3
= · µ
3
= 15 ohm.m
32
C'est une courbe de la famille " C " pour laquelle µ
3
= µ
1
, soit CH 57 S à 62 S. On a µ
2
/ µ
1
= 19 :
il faut donc l'abaque CH 61 S.
( asymptote horizontale indiquée µ
2
= 19 µ
1
).
D'autre part, on a h
2
/ h
1
= 9; il convient de sélectionner la courbe numérotée " 9 " dans le petit rond
: (m
2
- m
1
)/m
1
= h
2
/ h
1
= 9
En traçant sur le papier bilogarithmique transparent la croix à gauche de coordonnées h
1
= 3 m ; µ
1
=15 ohm.m et en faisant coïncider cette croix avec la croix de calage commune de l'abaque ( µ
1
, m
1
), tout en concervant les axes de coordonnées bien parallèles entre eux, il suffit de dessiner par
transparence la courbe théorique 9 pour obtenir le diagramme Figure 5.
On peut noter qu'il conviendrait de " pousser " le sondage électrique jusqu'à AB/2 = 500 m pour que
le diagramme expérimental puisse conduire à une bonne détermination de la valeur de µ
3
: la
longueur AB = 1000 m , serait alors environ 30 à 35 fois supérieure à la profondeur: h
1
+ h
2
= 30 m
CHAPITRE V BASES THEORIQUES DE
L'INTERPRETATION D'UN SONDAGE
ELECTRIQUE
V - 1 - Introduction.
Théoriquement, il existe une relation univoque entre une succession données de couches et une
succession des épaisseurs et des résistivités d'un diagramme de sondage électrique bien définie.
Mais en pratique, on remarque que deux diagrammes très peut différents peuvent correspondre à
des répartitions très différentes des résistivités.
V - 2 - Principe d'équivalence.
Lors de l'interprétation d'une courbe de sondage éléctrique à trois terrains, on peut estimer µ
2
du
rapport µ
2
/ µ
1
et h
2
du rapport h
2
/h
1
.
L'interprétation fournit donc les rapports entre résistivité (µ
2
/ µ
1
) et entre épaisseurs ( h
2
/h
1
). La
solution exacte ne peut être trouvée que dans le cas où l'on peut mesurer µ
2
, soit sur affleurement,
soit par sondage électrique appelé sondage étalon.
Ce principe exprime donc la difficulté de définir les caractéristiques d'une couche dans le cas où sa
résistivité est inférieure ou supérieure à la fois à celle des couches encaissantes.
Une couche résistante entre deux terrains conducteurs se manifeste électriquement par sa "
résistance transversale ", qui est le produit de sa résistivité par son épaisseur:
R
t
= µ.h
où : h est l'épaisseur de la couche.
33
Par contre une couche conductrice située entre deux terrains résistants se marquera par sa
conductance longitudinale, qui est le rapport de son épaisseur sur sa résistivité ou le produit de sa
conductivité par son épaisseur:
C
l
=h / µ = o.h
où : o est la conductivité
En somme, ce principe démontre que dans les deux cas il
existera une infinité de terrains aboutissant pratiquement au
même diagramme électrique, c'est à dire tous les terrains
définis par la même résistance transversale ou par la même
conductance longitudinale.
Ce principe peut être étendu à plusieurs terrains; lorsque plusieurs couches conductrices minces
sont comprises entre deux formations résistantes, elles ont pratiquement le même éffet qu'une
couche conductrice unique d'épaisseur " h " et de résistivité " 1/o "
h/µ = [ h
1
+ h
2
+ ..... + h
n
] /µ = h
1

1
+ h
2

2
+ h
3

3
+..........+ h
n

n
Lorsque plusieurs couches résistantes minces sont comprises entre deux formations conductrices,
l'épaisseur " h " et la résistivité " µ " de la couche équivalente aux couches résistantes sont telles que:
h.µ = ( h1 + h2 +........+ hn ) µ = h
1

1
+ h
2

2
+ h
3

3
+........ + h
n

n
Ces formules sont applicables tant que la couche équivalente a une conductance (ou résistance)
inférieure au dixième de la conductance ( ou résistance ) des couches encaissantes.
V - 3 - Loi de Humel.
La loi de Humel s'énonce comme suit:
L'ensemble des terrains recouvrant un substratum infinement résistant est remplaçable par un terrain
unique d'épaisseur et de conductance égales à la somme des épaisseurs et des conductances des
différents terrains de cet ensemble; elle peut s'appliquer aussi aux terrains non infinement résistants,
mais avec moins de rigueur.
n
H= h
1
+ h
2
+ ......... + h
n
= ¿ h
n
n=1
n
C= c
1
+ c
2
+ ......... + c
n
= ¿ c
n
= h
1

1
+ h
2

2
+ h
3

3
+...+ h
n

n =
= H/µ
n=1
34
V - 4 - Courbe de Dar-Zarrouk.
La courbe ou la fonction de Dar-zarrouk (maison appartenant à Mr Zarrouk en Tunisie). Mr R.Maillet en
1947 avait pri le puits servant à l'adduction de la maison en eau potable pour faire des expérinces
géoélectriques, qui a permi l'établissement des courbes géoelectriques nommées courbes de Dar-
zarrouk : résistance transversale cumulée en fonction de la conductance longitudinale cumulée
R=f(C) en hommage à ce dernier.
La construction des courbes de Dar-zarrouk est obtenu en choisissant une échelle bilogarithmique
dont l'abscisse sera portée par \RC, homogène à une longueur et en ordonnée par \R/C, homogène
à une résistivité.
Ces courbes sont sensiblement rattachées aux schémas de structures du sous-sol (coupe géo-électrique)
par une relation de même type que les diagrammes des sondages électriques correspondants.
La courbe de Dar-Zarrouk ainsi représentée se prête bien à la recherche "manuelle" de solutions
particulières:En effet,en ne retenant que les principaux points de brisure de cette courbe,tels qu'en
les joignant par des arcs d'exponentielles on s'écarte le moins possible de l'ensemble des points, on
obtiendra des solutions à un nombre beaucoup plus petit de terrains, et qui rendront encore très bien
compte du sondage électrique mesuré. Cette simplification manuelle pourra facilement tenir compte
du nombre présumé de terrains, ainsi que des connaissances à priori relatives à leurs caractéristiques
(en s'aidant, si nécessaire, de la suite des résistivité donnée par la solution brute).
On sait en effet que, les couches résistantes se manifesteront surtout par leur résistance transversale
" ", les couches conductrices par leur conductance horizontale " " ; ce fait aide énormément le
géophysicien à trouver les solutions particulières lors de l'interprétation.
V - 5 - Phénomène de Disparition.
Une couche de résistivité intermédiaire et d'épaisseur réduite par rapport aux couches encaissantes,
n'est pas facilement decelable, car elle intervient très peu dans la forme du sondage géoélectrique,
elle ne s'individualise pas mais se manifeste comme une modification des caractéristiques
géoélectriques (résistivités-épaisseurs) des couches encaissantes.
Cette couche intermédiaire s'assimile à la première couche dont l'épaisseur apparente est très voisine
de: h
1
+R
2

1
si elle est résistante et h
2
+C
2

1
si elle est conductrice.
CHAPITRE VI TRAITEMENTETINTERPRETATION
ANALYTIQUE PAR ABAQUE
VI - 1 - Introduction.
35
Par cette méthode, on essaye de coincider la courbe S.E mesurée avec une autre calculée (modele),
parmi les courbes de l'abaque. Les abaques utilisés sont les diagrammes à deux terrains plus les
courbes auxiliaires.
La procedure d'interprétation par abaque est comme suit:
1 - Report de la courbe du S.E sur un support transparent, en echelle bilogarithmique.
2 - Estimer le nombre de couches à partir de la courbe ou d'un sondage étalon.
3 - La première branche de la courbe, prise comme une courbe à deux terrains, est supperposée à
l'abaque; par translation suivant les axes des abscisses et des ordonnées, on compare cette branche à
l'une des courbes, la meilleure est celle qui se confond avec cette branche.
4 - Lorsque la coincidence est établie, on reporte la croix de l'abaque sur la feuille bilogarithmique.
Les coordonnées de ce point nous donne les valeurs de µ
2
,h
1
( résistivité du 2ème terrain et l'épaisseur du premier
terrain )
5 - Identifier la courbe du S.E comme étant du type " H,Q,K,A " et choisir le diagramme
coprrespondant.
6 - Reporter la courbe du diagramme auxiliaire à la valeur: u=µ
2

1
et à partir de la première croix.
7 - Remettre la feuille sur l'abaque à deux terrains, en gardant les axes parallèles, déplacer de façon à
faire coincider la partie droite de la courbe avec une courbe de l'abaque à deux terrains; durant cette
opération, il est nécessaire de garder l'origine de l'abaque continuellement sur la courbe auxiliaire
precedement tracée.
8 - Sur la feuille transparente, on marque la seconde croix correspondante à l'origine de l'abaque;
Quand la coincidence est obtenue, la résistivité peut être estimée.
9 - Replacer la feuille du S.E sur le diagramme auxilliaire: le second point ou "croix" se trouve sur
l'intersection des lignes."µ
2 /
µ
1
et h
2
/h
1
"
10 - Connaissant ( µ
2

1
, µ
1
) et ( h
2
/h
1
, h
1
) , on peut déduire : µ
2
, h
2
11 - Refaire la même procedure pour le reste de la courbe du S.E.V
On constate déjà,le temps relativement long pour l'interprétation d'une partie seulement de la courbe,
ainsi que le manque de précision sur l'estimation des paramètres : µ
i
,h
i
VI -2 - Exemples pratiques d'interprétation ( abaques CGG )
VI-2-1 - Cas de deux couches horizontales.
36
Lorsqu'il s'agit d'un terrain composé de deux couches, d'épaisseur h
1
et de résistivité µ
1
surmontant
un substratum très épais h
2
= · et de résistivité µ
2
.
Il suffit de rechercher une coïncidence du diagramme expérimental avec une courbe théorique de
l'abaque CH 1 S ; on est parfois obligé d'interpoler à vue entre deux courbes de cette abaque.
On lit ensuite directement: - sur l'échelle verticale µ
a
du papier transparent ( diagramme
expérimental) les valeurs µ
1
et µ
2
. - sur l'échelle horizontale des longueurs, l'abscissi " m
1
" de la
croix de calque de l'abaque; cette valeur " m
1
" est l'épaisseur " h
1
" cherchée.
L'abaque CH 1 S peut être utilisé même si le substratum présente un certain pendage, jusqu'à 15° à
20° ; il existe également des abaques spéciaux.
La figure 6 montre deux exemples d'interprétation. Le diagramme expérimental 1 coïncidebien avec
la courbe µ
2

1
= 9 et on lit directement sur le papier transparent µ
1
=50 ohm.m , µ
2
= 450 ohm.m
et m
1
= h
1
= 4 m .
Le diagramme expérimental 2 se place entre les courbes théoriques : µ
2

1
= 0,2 et 1/7 et on lit
directement sur le papier bilogarithmique transparent µ'
1
=20 ohm.m , µ'
2
=3,5 ohm.m , h'
1
= 8 m
.Dans le cas simple de deux terrains
VI-2-2 - Cas de trois couches horizontales.
VI-2-2-1- Rappel du principe d'équivalence:
On sait qu'il existe théoriquement une relation biunivoque entre une succession donnée de couches
et le sondage électrique correspondant, mais que dans la pratique, en raison de la précision limitée
des mesures, un même diagramme expérimental peut être interprété par une infinité de solution, qui
constituent des " équivalences " .
On peut vérifier, ces équivalences en comparant certaines courbes du catalogue d'abaques: -
Certaines courbes des abaques CH 59, 62, 61, 62 sont identiques; l'équivalence consiste ici en une
même valeur de la résistance transversale de la seconde couche. - De même, certaines courbes des
abaques CH 82, 83, 84 et 85 sont identiques (courbes existantes ou courbes interpolées) ;
l'équivalence consiste ici en une même valeur de la conductance horizontale de la seconde couche.
VI-2-2-2- Cas où l'équivalence n'intervient pas:
VI-2-2-2-1- Courbe en cloche ( C ):
On sait que le principe d'équivalence appliqué à la couche intermédiaire résistante reste valable tant
que la conductance horizontale de cette couche reste faible par rapport à celle des deux couches
encaissantes; dans ce cas (trois terrains), l'équivalence ne joue donc plus lorsque la conductance de
la deuxième couche est égale ou supérieure à celle de la première couche, c'est à dire lorsque
l'épaisseur h
2
est très grande par rapport à h
1
. C'est le cas de la Figure 7 (courbe 1); cette courbe
coïncide avec la courbe 24 de l'abaque CH59 S et on lit : m
1
= h
1
= 5 m ; µ
1
=70 ohm.m (croix de
l'abaque)
h
2
= 24h
1
= 120 m ; µ
2
=280 ohm.m ; µ
3
= µ
1
=70 ohm.m
37
VI-2-2-2-2- Courbe en fond de bateau (B):
Ici le principe d'équivalence appliqué à la couche intermédiaire conductrice reste valable tant que sa
résistance transversale reste faible par rapport à celle des couches encaissantes; dans ce cas (trois
terrains), l'équivalence ne joue donc plus lorsque la résistance de la deuxième couche est égale ou
supérieure à celle de la première couche, c'est à dire lorsque l'épaisseur h
2
devient très grande par
rapport à h
1
. C'est le cas de la courbe 1 (Figure 7 ), qui coïncide avec la courbe 24 de l'abaque CH 54
S , et on obtient: m
1
= h
1
= 2 m ; µ
1
=18 ohm.m (croix de l'abaque)
h
2
= 24h
1
= 48 m ; µ
2
=2 ohm.m ; µ
3
= µ
1
= 18 ohm.m
Dans ces deux exemples, la résistivité apparente se rapproche de la résistivité vraie µ
2
du deuxième
terrain et l'équivalence ne joue aucun rôle, la succession de trois terrains donnant de tels diagrammes
est unique et l'interprétation s'éffectue aussi facilement que dans le cas de deux terrains.
VI-2-2-3- Détermination de la résistance transversale R
t
de la 2
ème
couche.
Si la 2
ème
couche est plus résistante que la première et que le substratum et si son épaisseur h
2
n'est
pas très grande par rapport à h
1
(famille des courbes en cloches " C " ), le diagramme électrique ne
permet pas de déterminer séparément les deux paramètres caractéristiques de la 2
ème
couche ( h
2
et
µ
2
); on peut seulement évaluer le produit : h
2

2
; c'est à dire sa résistance transversale Rt(2).
On cherche plusieurs solutions h
2
. µ
2
ou h'
2
. µ'
2
ou h"
2
.µ"
2
ou ....., en faisant coïncider la
courbe expérimentale avec des courbes théoriques de différents abaques et on vérifiera que:
Rt(2) = h
2
. µ
2
= h'
2
. µ'
2
= h"
2
. µ"
2
= ......... = constante
Ainsi, un diagramme de la famille C permet d'obtenir les paramètres suivants : h
1
et µ
1
; Rt(2) =
h
2
. µ
2
et µ
3
Exemple: La figure 8 représente une courbe en cloche avec µ
1
# µ
3
On choisit donc les abaques CH 57 S à CH 60 S pour interpréter ce diagramme expérimentale.
Pour déterminer h
1
et µ
1
, on fait coïncider le mieux possible, et en partant de la gauche, le
diagramme expérimental avec une courbe trois terrains des abaques précédents:
Les courbes 1/2 de CH 62 et 1 de CH 61, donnent les mêmes valeurs : h
1
= 3,5 m et µ
1
= 15
ohm.m ; la courbe 2 de CH 60 donne une coïncidence un peu moins bonne, avec h
1
= 3,6 m et µ
1
= 15,5 ohm.m L'utilisation d'une courbe 2 terrains CH 1 S, pour déterminer h
1
conduit à une
solution moins précise, dont on peut se contenter parfois: On trouve ici : h
1
= 3,3 m et µ
1
= 15
ohm.m avec la courbe µ
2

1
= 7; la valeur µ
2
= 7x15 = 105 Ohm.m donnée par cet abaque CH 1 S,
représente la valeur minimale µ
2min
pour la résistivité µ
2
de la 2
ème
couche.
On détermine R2 en faisant coïncider la plus grande partie de la cloche ( ou tout le diagramme si
c'est possible) avec une courbe théorique 3 terrains. L'épaisseur h2 est calculée facilement à partir de
m1 = h1 lue sur le papier bilogarithmique et du rapport h2/h1 caractérisant la courbe; la résistivité µ
2
38
est lue directement sur le papier bilogarithmique. Les trois courbes 3 terrains déjà citées plus haut
conviennent pour la coïncidence de la cloche entière et conduisent aux valeurs suivantes:
CH 62 h
2
= 3,5. 1/2 = 1,75 m ; µ
2
=585 ohm.m
CH 61 h'
2
= 3,5. 1 = 3,5 m ; µ'
2
=285 ohm.m
CH 60 h"
2
= 3,6. 2 = 7,2 m ; µ"
2
=140 ohm.m
Les trois croix (h
2
; µ
2
) ; ( h'
2
; µ'
2
) ; ( h"
2
; µ"
2
) ; sont reportées sur le papier bilogarithmique et on
trace la droite de pente ( -1 ou 45° ) passant au mieux par ces trois croix ( puisque la résistance
transversale R
2
= h
2

2
est constante): Le produit des coordonnées d'un point quelconque de cette
droite donne la valeur R
2
cherchée, soit ici 1000 ohm.m
2
. A condition que µ
2
soit supérieur à µ
2min
=105 ohm.m , on peut retenir toutes les hypothèses ( h
2
; µ
2
) satisfaisant à ( h
2
. µ
2
= 1000 ohm.m
2
) Notons aussi que µ
3
= µ
1
= 15 ohm.m
VI-2-2-4- Détermination de la conductance longitudinale de la
deuxième couche C
2
Si la deuxième couche est plus conductrice que la première et que le substratum (famille des
couches " B " en fond de bateau ) et si on épaisseur h2 n'est pas très grande par rapport à h1, le
diagramme électrique ne permet pas de déterminer séparément les deux paramètres caractéristiques
de la deuxième couche "µ
2
, h
2
" ; on peut seulement évaluer le quotient h
2

2
, c'est à dire sa
conductance longitudinale C
2
On cherche plusieurs solutions h
2
, µ
2
ou h'
2
, µ'
2
ou h"
2
,µ"
2
ou
....., en faisant coïncider la courbe expérimentale avec des courbes théoriques de différents abaques
et on vérifiera que:
C
2
= h
2

2
= h'
2
/'µ
2
= h"
2
/µ"
2
= constante
VI-2-2-4-1- Exemple numérique: Figure 9
C'est une courbe en fond de bateau avec µ
1
# µ
3
: On choisit donc les abaques " CH 51 S à 56 S "
pour interpréter ce diagramme expérimentale.
Pour déterminer h
1
et µ
1
, on fait coïncider le plus longtemps possible, et en partant de la gauche, le
diagramme expérimental avec une courbe 3 terrains des abaques précédents:
Les courbes " 1/5 de 56 S ", "1/2 de 55 S " et " 1 de 54 S " , donnent respectivement:
h
1
= 26,5 m ; µ
1
= 39 ohm.m
h
1
= 25 m ; µ
1
= 42 ohm.m
h
1
= 25 m ; µ
1
= 40 ohm.m
On peut donc retenir : h
1
= 25 m ; µ
1
= 40 ohm.m
39
L'utilisation d'une courbe 2 terrains CH 1 S , peut déterminer h1, conduit à une solution moins
précise, dont on peut se contenter parfois: avec la courbe µ
2
/ µ
1
= 0,25 , on trouve h1 =22 m ( et µ
1
=10 ohm.m ); la valeur µ
2
= 10 ohm.m, donnée par cet abaque CH1 S représente la valeur maximale
µ
2 Max
pour la résistivité µ
2
de la deuxième couche.
Pour déterminer C2, on fait coïncider la plus grande partie du fond de bateau ( ou tout le diagramme
si c'est possible) avec une courbe théorique 3 terrains; on lit la valeur m1 = h1 sur le papier
bilogarithmique et on la multiplie par le rapport h2/h1 caractéristique de la courbe pour obtenir h2;
d'autre part µ
2
est lue directement sur le papier bilogarithmique. Les trois courbes 3 terrains déjà
citées plus haut conviennent pour la coïncidence du " fond de bateau " et conduisent aux valeurs
suivantes:
CH 56 S h2 = 26,5 * 1/5 = 5,3 m ; µ
2
= 1 ohm.m
CH 55 S h'2 = 25 * 1/2 = 12,5 m ; µ'
2
= 2,21 ohm.m
CH 5 S h"2 = 25 * 1 = 25 m ; µ"
2
= 4,44 ohm.m
Les trois croix : ( h
2
, µ
2
) ; ( h'
2
, µ'
2
) ; ( h"
2
,µ"
2
) sont reportées sur le papier bilogarithmique et on
trace la droite de pente (+1 soit 45° ) passant au mieux par ces troix croix (puisque la conductance
longitudinale C2 = h
2
/ µ
2
est constante; le rapport des coordonnées h
2
; µ
2
d'un point quelconque
de cette droite donne la valeur C2 cherchée, soit ici : C2 = 5,6 mhos. A condition que µ
2
soit
inférieur à : µ
2 Max
=10 ohm.m, on peut retenir toutes les hypothèses ( h
2
, µ
2
) satisfaisant à :
h
2
/ µ
2
=5,6 mhos ; notons enfin que (µ
3
= µ
1
= 40 ohm.m ) .
VI-2-3- Cas de plusieurs couches surmontant un substratum
résistant.
VI-2-3-1- Rappel de la règle de Humel:
Lorsque plusieurs couches surmontent un substratum infiniment résistant, l'asymptote finale du
diagramme est une droite de pente ( +1 ou 45° ), qui donne la conductance longitudinale totale C
T
,
somme des conductance C
i
des différents terrains du recouvrement: C
T
= ¿C
i
Un point quelconque de cette droite, de coordonnées ( h
a
et µ
a
) permet de calculer :
C
T
= h
a
/ µ
a
= ¿C
i
Par ailleurs, en considérant l'ensemble du recouvrement qui a pour épaisseur "H" telle que :
H = ¿ h = h
1
+ h
2
+ ........+ h
n-1
.
et pour résistivité une valeur que nous appelons résistivité équivalmente µ
e
.
On peut écrire:
H/µ
e
=h
1
/ µ
1
+ h
2
/ µ
2
+.........+h
n-1
/ µ
n-1
=C
1
+C
2
+...+C
n-1
= ¿C
i
= C
T
.
40
La droite à 45° de pente +1 passe par le point d'abscisse H (profondeur du substratum) et
d'ordonnée µ
e
.( résistivité équivalente du recouvrement).
Comme C
T
.est déterminée à partir d'un point quelconque de cette droite, on connait ainsi
immédiatement la somme des conductances longitudinales des différents terrains constituant le
recouvrement, ce qui peut servir pour l'interprétation de certains types de diagrammes électriques.
VI-2-3-2- Règle de Humel approchée:
Dans la pratique, un terrain laisse toujours passer le courant électrique et sa résistivité est finie.
Cependant, la règle de Hummel, exacte pour un substratum infiniment résistant, s'applique toujours,
en première approximation lorsque la résistivité µ
s
.du substratum résistant a une valeur finie, mais il
faut que µ
s
.soit nettement supérieure de l'ordre de 10 fois pour fixer les idées à la résistivité de la
couche ou des couches qui surmontent ce substratum; plus µ
s
.est grand, plus la règle de Humel est
pécise.
Pour déterminer la conductance longitudinale C
T
, il suffit de faire coïncider la remontée finale du
diagramme expérimental sur une série de courbes théoriques montantes de l'abaque CH 1 S et de
tracer, chaque fois, la croix de calage sur cet abaque bilogarithmique; ensuite, on fait passer au
mieux par ces croix, une droite de pente +1 ou 45° et le rapport des coordonnées d'un point
quelconque de cette droite fournit la valeur de C
T
. La figure 10 fournit un exemple numérique: le
diagramme est le même que celui de la figure 9. En utilisant les coïncidences de la remontée finale
du diagramme avec les courbes µ
2
/ µ
1
= 4,5,7,9,12 et 19 de l'abaque CH 1 S, on obtient 6 croix; un
point de la droite à 45° qui passe par ces croix donne C
T
= 6,1 mhos. On sait que C
1
= 25/40 # 0,6
mhos; on pourrait donc en déduire:
C
2
= C
T
-C
1
= 6,1 - 0,6 = 5,5 mhos.
On a ainsi un deuxième moyen pour calculer la conductance longitudinale C
2
de la deuxième
couche.
VI-2-3-3- Exemple avec 3 couches sur substratum résistant
La figure 11 donne le diagramme expérimental: On applique les mêmes procédés d'interprétation
déjà décrits ci-dessus.
Pour obtenir h
1
, on fait coïncider le début du diagramme et une partie de la cloche sur une courbe de
la famille C: ( µ
1
= µ
3
); par exemple, la courbe intermédiaire entre 3 et 5 de CH 61, ce qui donne
(en face de la croix : µ
1
et m
1
): h
1
= 21 m et µ
1
= 11 ohm.m
La coïncidence du début de la remontée initiale du diagramme avec une courbe CH 1 S donne la
valeur minimale de µ
2
: on lit µ
2m
= 130 ohm.m (avec la courbe µ
2
/ µ
1
= 12 ).
La résistance transversale R
2
est donnée, par coïncidence maximum de la cloche avec une courbe
des abaques CH 60 (courbe 9), CH 61 (courbe 3) et CH 62 (courbe 1); les trois croix obtenues (177
m, 104 ohm.m ; 75 m et 230 ohm.m , 30m et 550 ohm.m) permettent de tracer la droite de pente -1,
41
ce qui donne la valeur: R
2
=170.100 =17000 O.m
2
La conductance totale C
T
peut se déterminer avec
l'abaque CH 1 S: les trois croix alignées sur une droite de pente +1 conduisent à C
T
=114 mhos On
peut chercher à calculer C
3
à partir de C
T
=C
1
+C
2
+C
3
; C
1
est connu, puisque C
1
= h
1
/ µ
1
= 21/11
# 2 mhos ; C
2
est faible puisqu'il s'agit d'un terrain résistant: en prenant C
2
= 0, on obtiendrait la
valeur maximale de C
3
; soit C
3Maxi
= C
T
- C
1
= 112 mhos, alors qu'en prenant µ
2min
= 130 mhos
(valeur minimale), on calcule la valeur maximale C
2Maxi
de la conductance longitudinale du 2
ème
terrain, soit :
C
2Maxi
= h
2Maxi
/ µ
2min
avec h
2Maxi
= R
2
/ µ
2min
d'où :
C
2Maxi
= R
2
/ (µ
2min
)
2
= 17000 / (130)
2
# 1 mhos
On aurait ainsi la valeur minimale de C
3
soit : C
3Maxi
= C
T
- C
1
- C
2Maxi
= 114 - 2 - 1 = 111 mhos.
C
3
serait donc compris entre 11 et 112 mhos.
On peut aussi chercher à obtenir directement C
3
en faisant coïncider au maximum le fond de bateau
avec une courbe de la famille " B " ( µ
3
= ·); les courbes n°3 de 84 S, n°1 de 85 S et n°1/2 de 86 S
conviennent bien et donnent respectivement:
h
3
= 330 x 3 = 990 m, µ
3
= 8,8 mhos.m soit : C
3
= 112,4 mhos
h
3
= 390 x 1 = 390 m, µ
3
= 3,5 mhos.m soit : C
3
= 111,4 mhos
h
3
= 390 x 1/2 = 195 m, µ
3
= 1,75 mhos.m soit : C
3
= 111,4 mhos
Cette détermination confirme donc que la valeur de C
3
est voisine de 111,5 ohm.m.
Enfin, on peut connaître un ordre de grandeur de la résistivité µ
4
du substratum en calant la
remontée finale du diagramme sur une courbe CH 1 S montante: on trouve µ
4
=300 à 500 ohm.m
environ.
L'interprétation de ce diagramme unique permet donc de déterminer les paramètres suivants:
h
1
= 21 m ; µ
1
= 11 ohm.m ; R
2
= 17000 ohm m
2
, µ
2
> 130 ohm.m ; C
3
=
111,5 mhos ; µ
4
= 300 à 500 ohm.m
C
T
= 114 mhos.
On ne peut pas pousser plus loin l'interprétation sans examiner les autres S.E de la mëme étude
géophysique.
CHAPITRE VII INTERPRETATION AUTOMATIQUE
EN PROSPECTION ELECTRIQUE.
VII - 1 Introduction.
42
L'interprétation automatique des sondages électriques est une méthode indirecte, elle consiste à
résoudre le problème inverse très connu en géophysique, c'est à dire choisir un modèle le plus
proche de la réalité, calculer sa réponse et la comparer ensuite au model réel du terrain ou modèle
expérimental.
Cette opération consiste à minimiser la somme des écarts relatifs quadratiques entre les deux
courbes, l'une est la courbe mesurée ou expérimentale, l'autre la courbe calculée ou la réponse du
modèle.
Ce calcul est itératif, on utilise pour cette fin, la méthode du Gradient, simple à mettre en oeuvre sur
micro-ordinateur.
Cette technique d'interprétation permettra un gain assez considérable de temps, comparativement à
l'interprétation par abaque. La précision des estimations de paramètres (Résistivité - Epaisseur) sera
améliorée, en outre elle nous donne une grande liberté dans le choix et le test de plusieurs modèles,
cela forme un atout essentiel de la méthode automatique d'interprétation; néanmoins il faut veuiller
au bon choix du modèle initial, afin d'éviter tout risque de divergence du processus de calcul itératif.
VII-2 - Méthode du gradient:
VII-2-1 - Principe :
La méthode du gradient est une des techniques d'optimisation, elle permet la recherche des
minimums ou maximums d'une fonctionnelle.
Soit g(x) la fonctionnelle à minimiser; x: représente un vecteur des paramètres à estimer, la
condition de principe du minimum nous permet d'écrire:
Vg(x)=0
( x soit à l'intérieur du domaine des solutions acceptables)
Ayant calculé le gradient Vg(x) pour un vecteur éstimé x
0
.On choisit la direction de descente: h
0
=
-Vg(x
0
)
Alors la valeur de g(x
0
+ µh
0
) étant inferieure à g(x
0
) et x
1
= x
0
+ µh
0
µ représente le pas de descente, c'est un réel positif suffisament petit.
On peut calculer Vg(x
1
) et recommencer la même procedure.On construit alors, une suite x
k
telle
que g(x
k
) soit décroissant ( processus en descente vers l'optimum).
Le processus de minimisation est arreté dès que la valeur g(x) soit inferieur ou égale à une quantité
pré-établie c . Cette dernière est appelée critère d'arret des calculs itératif.
La convergence de la procedure dépend du choix de la valeur initiale de x . Un deuxième critère
d'arrêt est désigné sur le nombre d'itération, un nombre maximal K
max
est prédeterminé dans le
processus.
Cette méthode est à la base de la conception des traitements automatiques des courbes de
résistivités.Ils consistent à améliorer une solution (modele) initiale convenablement choisie par
l'identification de la courbe mesurée avec celle calculée.
43
VII-2-2- Algorithme de calcul.
- Introduction des critères d'arrêt du processus itératif.
c : valeur minimale souhaitée de g(x) ; K
Max
ombre maximale d'itérations
- Choix du pas de descente µ ( il est pris généralement entre zéro et un )
- Initialisation du vecteur de paramètres à estimer : x
0
= (x
0,1
,x
0,2
, ...............x
0,n
)
- Calcul de g(x) au point x = x
k
; celà est facilité par la connaissance de la
formule de g(x) ou par construction numérique de ses échantillons
- Test sur la valeur de g(x
0
) par rapport à c .Si g(x
0
) est inférieur ou égale à c
on prendra x
0
comme étant l'éstimé (solution acceptable), sinon on passe à
l 'étape qui suit.
- Calcul du gradient Vg(x) au point x = x
0
.
Vg(x)|
x = x0
= ( cg(x) /
cx1
|
x = x0
, cg(x) /
cx2
|
x = x0
,............, cg(x) /
cxn
|
x = x0
)
Donc la direction de descente " h " sera : h
0
= - Vg(x)|
x = x0
- Le nouveau vecteur des paramètres sera donné par la relation: x
1
= x
0
+µ.h
0
; 0 <µ< 1
- La procedure est répetée autant de fois, jusqu'à ce que la fonctionnelle soit minimisée ou bien le
nombre d'itérations éxcede le nombre K
max
.
VII - 3 - Traitement automatique d'un sondage
électrique
VII - 3 -1 Principe
L'interprétation automatique d'un sondage électrique est réalisé en utilisant les techniques de
simulation ou modelisation ; on calcule théoriquement la réponse d'un modèle de sondage électrique
choisi convenablement en tenant compte des particularités géologiques du site, puis on la compare à
celle mesurée.
La méthode proposée est celle de Vozoff, qui a su adapter la méthode du gradient dans la recherche
du minimum entre la courbe théorique et celle calculée et ensuite la solution sous la forme "µ
i
,h
i
"
Dans cette méthode, on calcule la courbe de résistivité apparente pour un modèle donné µ
i
,h
i
à l'aide
de l'intégrale suivante:
µ
ac
(r) = µ
1
{ 1 - 2 r².}u(ì).J
1

r
).ì.cì }
Cette courbe est ajustée à la courbe de terrain µ
a mes
(r); si les écarts sont relativements faibles, alors
la coincidence est bonne et dans ce cas la solution sera celle du modèle générateur de la courbe
théorique.Si non le modèle est corrigé par l'expression suivante:
VP
i
= - µcC /cP
i
où : µ: le pas de descente du processus itératif vers le minimum de C.
44
C: représente l'écart quadratique, la valeur de C nous renseigne sur la qualité de l'ajustement.
Le test est repeter itérativement autant de fois jusqu'à la valeur optimale
VII -3 - 2 Calcul de la courbe modèle:
Le problème de calcul d'une courbe de sondage électrique est ramené à integrer la formule intégrale
de " STEFANESCOU ":
µ
ac
(r) = r².}T(ì).J
1

r
).ì.cì avec: T(ì) = µ
1
(1 + 2.u(ì) )
T(ì) est connu sous l'appellation de la "résistivité transform"
L'intégrale de " STEFANESCOU " est calculée approximativement par l'utilisation du filtre de "GHOSH
(1971) ", ce dernier a permis l'élargissement du champ d'application de deux méthodes
d'interprétation des courbes de sondages électriques. Filtre de GHOSH
C1 C2 C3 C4
0.0148 -0.0814 0.4018 -1.5716
C5 C6 C7 C8
971.2 0.1854 0.10640 .0499
C9
0.0255
VII -3 - 2 - 1 - La première méthode dite directe.
A partir des données de terrains ( résistivités observées ), on essaye de soutirer une information et
d'aboutir à la distribution des paramètres modeles : Xi = (Pi, Hi)
Pour aboutir à cette distribution il existe plusieurs méthodes, la plus utilisée est la suivante:
- Calcul de la "résistivité transform" à partir des valeurs observées en lui appliquant le filtre de
GHOSH.
- Obtension des paramètres modeles Xi = ( Pi , Hi ) à partir de "T".
VII - 3 - 2 - 2 - La deuxième méthode dite indirecte.
- Choix convenable du modèle initial Xi = ( Pi , Hi ).
- Calcul de la "résistivité transform" à partir de ce modèle.
- Determination de µa théorique par convolution de T par un filtre donné
( Ghosh )
- Minimiser l'écart entre la courbe théorique et la courbe observée au sens des
45
moindres carées en utilisant la méthode du gradient ou de l'inverse généralisée.
VII - 3 - 3 - Algorithme de Calcul de la fonction " résistivité transform "
La fonction " T ", pour une stratification horizontal de " n " couches est obtenue par les formules
recurentes.Pour la couche (Pn-1 , Hn-1) au top du substratum:
T
n-1
( ì) = µ
n-1
{ [1 - K
n-1
.e
(-2Hn-1 ì)
] / [1 + K
n-1
.e
(-2Hn-1 ì)
]}
avec : K
n-1
= (µ
n-1
- µ
n
) / ( µ
n-1
+ µ
n
)
La formule liant Ti et Ti+1 est donnée comme suit:
T
i
( ì) = [ w
i
( ì) + T
i+1
( ì) ] / [1+ w
i
( ì) T
i+1
( ì)/ P
i
²]
avec: w
i
( ì) = µ
i
{ [1 - e
(-2Hi ì)
] / [1 + e
(-2Hi ì)
]}
Ces formules récursives nous permettent de trouver T
1
à la surface.
VII - 3 - 4 - Calcul de µ
a
théorique.
La fonction potentiel n'est autre que la convolution de T par un filtre C
V(r) = 1/2tr ¿ T(Ln(r) - rj)*C(rj) ; (Rijo et All 1977)
AV
MN
= V(r
11
)-V(r
21
)-V(r
12
)+V(r
22
)
Pour un point de mesure " i " : AV
i
= 1/2tr ¿ Tij*Cj
avec :
Tij = T(Ln r
i
11
- nj )/r
i
11
- T(Ln r
i
21
- nj)/r
i
21
- T(Ln r
i
12
- nj)/r
i
12
+ T(Ln r
i
22
- nj)/ r
i
22
Cj = C(nj)
µ
a
= K.AV / I
K: facteur géométrique ne dépend que de la disposition relative des électrodes.
Ki = 2t ( 1/r
11
- 1/r
21
- 1/r
12
+ 1/r
22
)
-1
i
En un point quelconque " i ", la résistivité apparente µ
a
est donnée par:
46
µ
a
= Ki / 2t ¿ Tij*Cj
Cela montre que la résistivité apparente n'est autre que le produit de convolution de " résistivité
transform T " par un filtre de Ghosh "C " le tout multiplié par le coefficient Ki / 2t
VII - 4 - Traitement Automatique d'un profil de
résistivité.
VII - 4 - 1 - Principe de la méthode.
Lorsque le profil fait apparaitre une anomalie due à une structure sphérique, l'utilisation du
traitement automatique peut donner la dimension de la structure. L'idée de base est une
approximation successive de la courbe du profil par celle calculée à partir de l'expression analytique
donnant la résistivité causée par une sphère.
Ce traitement a pour objet l'estimation de la profondeur "Z" de la structure, son rayon "a", la
résistivité du milieu en question et la résistivité du milieu encaissant.
L'Ajustement est traduite sous forme d'une minimisation du critère quadratique "C".
C= -1/
M
¿ (
µ
a mesurée -
µ
a calculée)
2
où: µ
a mesurée
: mesures de résistivités
µ
a calculée
: valeurs calculées de résistivités; M : nombre de mesures
Ce calcul est rendu itératif par l'introduction de la méthode du gradient. Un minimum de C indique
la meilleur approximation.
Lorsque "C" devient inférieur à une petite quantité prédeterminée ( .001 - .005 ), les paramètres
génerant la courbe modèle seront pris comme étant ceux ayant donné la courbe de terrains; c'est
ainsi qu'on dimensionne la présente anomalie.
Le modele initiale est determiné à partir de la courbe de résistivité. La résistivité du milieu supposé
sphérique est prise égale à l'extrémum de la courbe, par contre la résistivité du milieu encaissant est
prise asymptotiquement à la courbe.
La profondeur et le rayon sont pris à partir des informations géologiques disponibles. Cependant, un
meilleur choix reste toujours souhaitable, car il permet une rapidité dans l'établissement de la
convergence du processus itératif.
VII - 4 - 2 - Méthode de calcul (modèle sphérique)
- Choix du modèle initiale :
Initialisation du processus itératif par le modèle P où P = (R
1
,R
2
,a,Z)
- Calcul du critère "C", par la relation suivante:
C= -1/
M
¿ ( µ
a mesurée
- µ
a calculée

47
Le critère est comparé à sa valeur minimale déjà établie; si "C" est inférieur à cette valeur, on arrête
le calcul.(Le modèle initial correspondant au modèle final), dans le cas échéant,on continue
l'éstimation.
- Calcul du gradient de "C" :
VC= (cC(P)/
cR1
|
P=P0
, cC(P)/
cR2
|
P= P0;
cC(P)/
ca
|
P=P0
); cC(P)/
cZ
|
P=P0
)
cC(P) /
cX
= 1/
M
¿ c /
cX
( µ
a mesurée
- µ
a calculée

= 2/
M
¿ c µ
ac
/
cX
( µ
a mesurée
- µ
a calculée
)
Donc pour calculer le gradient de "C" on est appelé à calculer celle de la fonction µ
ac :

ac
= ( cµ
ac
/
cR1
, cµ
ac
/
cR2
, cµ
ac
/
ca
, cµ
ac
/
cz
)
- Calcul des dérivées partielles de la fonction µ
ac
due à une sphère :
VII-3-2-1-Dérivation par rapport à la résistivité du milieu perturbateur µ
2

a

2
= -3µ²
1
)/
(µ1+2µ2)².
(-a/z)
3
.( 2x²/z² -1)/
(x²/z²+1)
5/2
où:
µ
1
: résistivité du milieu encaissant
a : rayon du coprps supposé sphérique
z : profondeur du centre du corps depuis la surface
VII-3-2-2- Dérivation par rapport à la résistivité du milieu encaissant µ
1

a

1
= µ²
1
+ 4µ
1
µ
2
- 2µ
2 / (µ1+2µ2)².
(-a/z)
3
.( 2x²/z² -1)/
(x²/z²+1)
5/2
VII-3-2-3- Dérivation par rapport au rayon "a" de la sphère (corps perturbateur)

a
/
ca
= 3µ
1
(- µ
1
- µ
2 / (µ1+2µ2).
(-a²/z
3
).( 2x²/z² -1)/
(x²/z²+1)
5/2
VII-3-2-4-Dérivation par rapport à la profondeur 'z' d'enterrement de la sphère

a
/
cz

1
K(-a/z
2
)
3
.(-2x²(1+x²/z²-(3z²-2x²)(x²/
z²+1
) )/
(x²/z²+1)
7/2
)
avec K = (µ
1

2/(µ1+2µ2)
- L'ajustement des paramètres est ensuite rélisé en adoptant la relation suivante:
48
Mod
k+1
= Mod
k
- µ.VC
où: Mod
k
le modèle à l'étape k
Mod
k+1
nouveau modèle à l'étape k+1
µ réel positif,généralement pris entre 0 et 1 .
CHAPITRE VIII CONSTRUCTION ET INTERPRETATION
DES CARTES ET PROFILS DE RESISTIVITE
VIII - 1 - Construction de coupes géoélectriques.
Les résultats obtenus lors de l'interprétation des courbes de sondages électriques sont présentés sous
forme de coupes géoélectriques, le processus se déroule comme suit:
1 - On choisit la direction de la coupe qui souvent perpendiculaire aux axes structuraux.
2 - On choisit une échelle convenable (échelle verticale et horizontale) et on trace la coupe
altimétrique.
2 - Chaque sondage est présenté par les résistivités et les épaisseurs trouvées.
3 - Si on dispose d'un sondage étalon (sondage dont le log lithologique est connu), il servira pour le
calage.
4 - On procède au contouring c'est à dire joindre les points ou isovaleurs pour obtenir la coupe
géoélectrique.
VIII - 2 - Construction de la carte d'isorésistivité:
Une fois on tracé toutes les coupes possibles, on determine les zones résistantes (généralement des
résistivités supérieures à 60 ohm.m et inférieures à 1000 ohm.m) ce qui nous aidera à choisir la
longueur "AB" pour l'établissement des cartes en isorésistivité.
Une fois les zones résistantes sont localisées, on évalue la profondeur de ces zones, ce qui permettra
de choisir la longueur "AB" ( on sait que la profondeur de pénétration est généralement donnée par:
AB/10 s hp s AB/4
Une fois AB determinée, on reporte pour chaque sondage la valeur de la résistivité apparente qui
correspond à AB determiné ci-dessus.
49
Une fois le repport des valeurs est fait on procède au traçage des courbes d'isovaleurs par le principe
de triangulation. La carte d'isorésistivité définit l'extension des zones conductrices et résistantes.
VIII - 3 - Interprétation des profils et cartes de
résisitivité
Les profils et cartes de résistivité ne permettent souvent qu'une interprétation qualitative.
On peut soit reporter le long des profils les valeurs des résistivités apparentes mesurées, on obtient
alors des courbes dont les anomalies peuvent faire l'objet de corrélation intéressantes entre les divers
profils (Figure 12 ).
L'interprétation fait appel en plus à des données géologiques hydrogéologiques; la confrontation de
toutes ces informations peut amener le géophysicien à localiser les zones conductrices ou résistantes
et proposer ainsi des forages d'exploitation.
VIII - 4 - Documents fournis au client.
Après chaque fin d'étude, le service d'interprétation fournit au client un rapport en cinq exemplaires
qui contient généralement:
1- Un aperçu géologique de la région.
2- La méthode d'interprétation des sondages électriques (les differentes phases)
3- Les résultats de l'interprétation géophysiques
4- Coupes géoélectriques
5- Cartes en isorésistivités
6- Cartes en isobathes de l'acquifère
7- Les propositions du services telles que les forages de captage des eaux
souterraines, forages de reconnaissance et études complémentaires.
BIBLIOGRAPHIE
H.Christopher H.Armstead
La géothermie (Exploration, Forage, Expoitation) ; CEP Edition du Moniteur, Paris 1981
J.Goguel
La géothermie ;Doin Editeur 1975
R.Arnus
L'eau en Algérie OPU1985
Marc Cote
50
L'espace en Algérie - les prémices d'un aménagement OPU1983
Dib-Adjoul Henia
Le thermalisme de l'Est Algérien ; Thèse de 3ème cycle USTHB 1985
B.Favre
Cours de géophysique IFP 1956
L.Cagniard
Introduction à la physique du globe IFP 1960
M.K.Seguin
La géophysique et les propriétes physiques des roches Quebec 1971
H.SHOUT et M.Djeddi
La magnétotellurique (acquisition, traitement et interprétation) OPU1992
Cormy, G.Damians et J.Archimbauld
Les possibilités géothermiques de l'algérie 1970
Guigue.S
Les sources thermominérales de l'Algérie études géochimiques tome1 et 2 (1940-1947)
Documents: SONATRACH; CNRS; ENAGEO; IAP; ANRH

PARTIE -1METHODE DE PROSPECTION ELECTRIQUE PAR COURANT CONTINUE

TABLE DES MATIERES
CHAPITRE I I - 1 - Introduction à la prospection électrique................................................. I - 2 - Classification des méthodes électriques................................................. I - 3 - Problématique des méthodes électriques............................................... I - 3 - 1 - Résolution du problème directe............................................. I - 3 - 2 - Résolution du problème inverse............................................. I - 4 - Propriétés électriques des roches.......................................................... CHAPITRE II BASES THEORIQUE DE LA PROSPECTION ELECTRIQUE

II - 1 - Relations fondamentales des états stationnaires..................................... II-1-1- Lois de Kirchhoff sous forme différentielle............................... II-1-1-1- L'Intensité du champ électrique " E " ....................... II-1-2- Equation de Poisson................................................................ II-1-3- Equation de Laplace................................................................ II-1-4- Loi d'Ohm sous forme différentielle......................................... II-1-4-1- Champ électrique normal.......................................... II-1-4-2- Potentiel électrique................................................... II-1-5- Champ électrique normal d'une éléctrode sphérique.................. II-1-6- Champ électrique d'une électrode demi-sphérique..................... II-1-7- Champ électrique d'une électrode ponctuelle............................. II-1-8- Champ électrique de deux électrode ponctuelles........................ II-1-9- Densité du courant électrique et profondeur.............................. d'investigation II-1-9-1- Cas de deux électrodes............................................. II-1-9-2- Champ électrique de dipôle.......................................

CHAPITRE III DISPOSITIF DE MESURE

2

III - 1 - Technique de mesure......................................................................... III-1-1- Dispositif de Schlumberger................................................... III-1-2- Dispositif de Wenner............................................................ III-1-3- Dispositif de dipôle............................................................... CHAPITRE IV BASES THEORIQUES ET PRATIQUES CAS DU SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL ( S.E.V )

IV - 1 - Bases théoriques du sondage électrique vertical - Application.............. pour les couches supérieures IV-1-1- Potentiel électrique dans le cas de deux couches..................... IV-1-2- Etablissement de la formule de la résistivité apparente............. IV-1-2-1- Résistivité apparente.............................................. IV - 2 - Construction d'Abaques.................................................................... IV-2-1- Rappel sur la représentation bilogarithmiques des................... diagrammes électriques IV-2-1-1- Exemple numérique ( cas de 2 terrains ).................. IV-2-1-2- Exemple numérique ( cas de 3 terrains ).................. IV-2-2- Rappel sur les abaques théoriques C.G.G............................... CHAPITRE V BASES THEORIQUES DE L'INTERPRETATION D'UN SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL V - 1 - Introduction....................................................................................... V - 2 - Principe d'équivalence........................................................................ V - 3 - Loi de Humel.................................................................................... V - 4 - Courbe de Dar-Zarouk....................................................................... V - 5 - Phénomène de disparition...................................................................

CHAPITRE VI TRAITEMENT ET INTERPRETATION ANALYTIQUE PAR ABAQUES VI - 1 - Exemple pratique d'interprétation par Abaque (Abaques CGG)........... VI-1-1- Cas de deux couches horizontales......................................... VI-1-2- Cas de trois couches horizontales.......................................... VI-1-2-1- Rappel du principe d'équivalence......................... VI-1-2-2- Cas où l'équivalence n'intervient pas.................... VI-1-2-2-1- Courbe en cloche (C)...................... VI-1-2-2-1- Courbe en fond de bateau (B).......... VI-1-2-3- Détermination de la résistance transversale............

3

Rt de la 2ème couche VI-1-2-4- Détermination de la conductance......................... longitudinale Cl de la 2ème couche VI-1-2-4-1- Exemple numérique........................ VI-1-3- Cas de plusieurs couches surmontant un substratum.............. résistant VI-1-3-1- Rappel de la règle de Humel................................ VI-1-3-2- Règle de Humel approchée.................................. VI-1-3-3- Exemple de 3 couches sur substratum................... résistant CHAPITRE VII INTERPRETATION AUTOMATIQUE DANS LA PROSPECTION ELECTRIQUE VII - 1 - Introduction..................................................................................... VII - 2 - Méthode du gradient........................................................................ VII-2-1- Principe........................................................................... VII-2-2- Algorithme de calcul........................................................ VII - 3 - Traitement automatique d'un sondage électrique vertical.................... VII-3-1- Principe............................................................................ VII-3-2- Calcul de la courbe modèle................................................ VII-3-2-1- Méthode directe ............................................. VII-3-2-2- Méthode indirecte............................................ VII-3-3- Algorithme de calcul de la fonction "transform".................. VII-3-4- Calcul de a théorique....................................................... VII - 4 - Traitement automatique d'un profil de résistivité................................ VII-3-1- Principe............................................................................ VII-3-2- Méthode de Calcul (modèle sphérique) ............................. VII-3-2-1- Dérivation par rapport à la résistivité du............ milieu perturbateur (sphère) VII-3-2-2- Dérivation par rapport à la résistivité du............ milieu encaissant VII-3-2-3- Dérivation par rapport au rayon "a" de la.......... sphère VII-3-2-4- Dérivation par rapport à la profondeur.............. "z" de la sphère CHAPITRE VIII CONSTRUCTION ET INTERPRETATION DES CARTES ET PROFILS DE RESISTIVITE

BIBLIOGRAPHIE

4

CHAPITRE I INTRODUCTION I - 1 - Intoduction à la prospection électrique
La prospection électrique est une des méthodes géophysiques, appliquée dans l'exploration du sous sol, par sondage vertical ou par profilage (recherche des conducteurs). La profondeur d'investigation s'étale de quelques centimètres à quelques centaines de mètres de profondeur; donc son spectre d'utilisation est très large: En sub surface, en recherche minière , dans l'agriculture , dans l'aménagement du territoire, construction de batiments, des ponts et chaussés, voies ferrées, dans les recherches archéologiques, également dans la recherche des aquifères en hydrogéologie. Elle est utilisée en sub surface, grace aux techniques de multi électrodes, on peut osculté la partie superficielle du sol avec une grande précision.

I - 2 - Classification des méthodes électriques
Les méthodes se distinguent selon: 1- Le type du champ: Continue ou Alternatif; 2- Le procédé d'exploitation du champ: Naturel ou Artificiel; 3- Le régime du champ étudié: Stationnaire ou Transitoire.

I - 3 - Problématique des Méthodes électriques
Parmi les méthodes de résolution des problèmes géoélectriques, on distingue: - La résolution du problème Directe ( méthode directe) - La résolution du problème Inverse ( méthode inverse) I-3-1- Résolution du problème directe. La résolution du problème directe dans la prospection électrique, consiste à étudier le champ électrique correspondants aux coupes géoélectriques prédéfinies ou données théoriques (modèles théoriques). I-3-2- Résolution du problème inverse.

5

celui-ci montre comment la résistivité d'une solution varie en fonction de la salure: c'est-à-dire de l'équivalent NaCl et de la température. Les méthodes géophysiques sont basées sur la mesure des propriétés physiques des roches.à titre d'éxemple citons des minerais avec conductibilité électronique: .10-8 . Les principales propriétés constituant l'écorce terrestre sont: densité. vitesses de propagation des ondes dans les milieux élastiques.1g/l de NaCl a une résistivité de 55 Ohm.mètre. . . .longueur d'un conducteur s . une eau douce (ou eau des oueds en Algérie) à 0. Parmi les caractéristiques citées ci-dessus. module de Young. mais il suffit d'une quantité infime de matières en solution pour que cette résistivité tombe à quelques centaines ou quelques dizaines d'Ohm. et hydrique.résistivité On distingue la conductibilité électronique et celle ionique.Propriétés électriques des roches. L'eau la plus pure a une résistivité de l'ordre de 106 à 107 Ohm. une eau à 1g/l a une résistivité de 5.65 Ohm. où: {conductance} = 1 /  (simens). I .[l / s] ( Ohm ) d'où: =R. minière. teneur en sel dissous.mètres.la porosité utile. conductivité.5.l'aire de la circonférence du conducteur.Pirite de fer: =10-3 à =10-2 Ohm Conductibilité ionique: Elle est conditionnée par la possibilité de déplassement des ions. R . c'est la résistivité  qui présente le plus grand intérêt en prospection électrique et surtout en recherche pétrolière.mètre.nature du fluide lui même. tandis qu'une eau salée à 10g/l a une résistivité de 0. l .résistance. ce déplacement dépend donc de: .Aluminium: =4. Susceptibilité magnétique. 6 .la pérméabilité. le problème inverse est la confrontation du modèle théorique avec celui du modèle expérimental.Cuivre : =1. Coefficient de Poisson.7 Ohm.température Elle est souvent donnée par une formule représentée sous forme d'abaque en échelle bilogarithmique.mètre.Ces minéraux sont les conducteurs dans toutes leure masse.  .mètre.7.La résolution du problème inverse dans la prospection électrique consiste à retrouver les paramètres géoélectriques à partir des données expérimentales. résistivité.[s / l] ( Ohm. Par exemple à 18°. De la physique fondamentale nous avons la relation suivante: R=.10-8 .m ) .4 .la conductibilité électronique est conditionnée par le déplacement des électrons. connaitre leur distribution dans l'espace constitue le but à atteindre.

résistivité des minéraux composants la partie dure de la roche. porosité des roches.il est necessaire de s'avoir les valeurs moyennes de résistivité des roches . Si l'on fait circuler un courant électrique dans une roche ou un terrain imprégnée d'eau. Les facteurs dont dépend la résistivité des roches sont les suivants: . .même dans une région géologiquement connues.En générale. La résistivité dépend aussi de la texture(granulométrie) et de la structure (anisotropie).23 Ohm. On peut exprimer ce phénomène de la manière suivante: 7 .La porosité est liée au faciès.  W où: w = la résistivité de l'eau contenue dans cette roche. Dans ces conditions la résistivité de la roche  t est telle que: r = F.ainsi.18 à 0. L'éxpérience montre que la résistivité d'une roche est loin d'être constante.résistivité des liquides et des gaz remplissants les pores des roches.1 .structure des roches CHAPITRE II BASES THEORIQUES DE LA PROSPECTION ELECTRIQUE II . les lignes du courant suivent.Relations fondamentales des états stationnaires II-1-1 . lié à la porosité. Les hydrocarbures à l'état pur sont en pratique très résistants. la résistivité d'une roche diminue lorsque le degré d'humidité ou la salure de l'eau contenue dans cell-ci augmente.Loi de Kirchhoff sous forme differentielle Etablissement de la loi: Soit une coupe géologique où passe un courant continu. il est bien connu que les terrains stratifiés conduisent mieux le courant dans le sens des strates "conductance longitudinale". F = le facteur de formation La résistivité d'une roche dépend donc à la fois de la résistivité propre de l'eau d'imbibition.humidité des roches. à la perméabilité et à la consolidation.mètre pour les roches ignées.mètre(roches sédimentaires) et de 30 à 150 Ohm.examinons un certain volume V de la roche limité par la surface S.mètre. dans leur très grande majorité.supposons aussi qu'il n'y a pas de sources électriques à l'intérieur de cette surface. Dans ce cas. En ce qui concerne la structure. que dans le sens traversal "résistivité transversale".la quantité des charges électriques qui passe à l'intérieur du volume V par l'unité du temps est égale à la quantité des charges qui quittent le même volume.La résistivité de l'eau de mer varie de 0. . de la façon dont celle-ci est répartie et du facteur de formation "F".l'eau des sources ordinaires a une résistivité voisine de 10 Ohm. le réseau constitué par les pores remplies d'eau. En général. . les calcaires sont plus résistants que les marnes ou les argiles. de la proportion d'eau qu'elle contient.mais pour interpréter convenablement les mesures électriques.

jn. D'ici nous avons la loi de Kirchhoff sous forme differentielle: div j = 0 qui exprime la continuité des lignes de courant dans un point considéré.ds= div j dv où: v .le volume limité par la surface S Alors.cette égalité est verifiée pour tout volume et en particulier pour un volume infinitésimal.Equation de Poisson.La circulation du vecteur E le long d'une courbe fermée est nulle.L'Intensité du champ électrique " E " La force ou intensité du champ électrique E dérive d'un potentiel électrostatique V(fonction scalaire) et s'exprime par la relation suivante: E = .la composante normale du vecteur de la densité du courant D'après le théorème d'Ostragradsky-Gauss.  E.ce qui entraine: rot E = 0 II-1-2 .jn. En tenant compte du caractère corpusculaire des charges à l'echelle atomique nous pouvons considerer une répartition des charges comme étant continue en volume V. Alors nous pouvons définir autour d'un point dans un volume "dv" la densité cubique  par: =dq / dv 8 .Vfin En effet : D'après le théorème de Stokes on peut écrire: rot E.ds=0 où: jn .grad V II-1-1-1-1 .ds = 0 et cela quelle que soit la surface S s'appuant su C.dl = Vdebut . II-1-1-1 . div j dv=0.

L = .densité de charge 0 .S ] / .le flux du vecteur E est conservatif. On donne à ces deux équations une autre forme faisant intervenir le potentiel électrique V et spécialement le Laplacien "" V =  / 0 et V = 0 II-1-4 . Considérons le courant passant à travers un cube "dx. (u/y) . jz = -1/.. (u/x) .la densité  est nul et la relation précedente s'écrit alors: div E = 0 Elle constitue l'équation de l'aplace.d'où on obtient l'équation de Poisson: div E =  / 0 où:  .U1)..S/. jy = -1/.dy.permitivité électrique dans le vide II-1-3 .(u/x + u/y + u/z) = . (u/l) Les composantes de la densité du courant sont: jx = -1/. 9 . Si un élément de volume "dv" ne contient pas de charges ou s'il renferme en quantité égale et de signe contraire.d'après le théorème de Gauss et d'autre côté d'après le rhéorème d'Ostrogradsky. La densité totale dans l'espace sera: J = .Loi d'Ohm sous forme differentielle.elle exprime aussi que le flux de E dans un volume considéré est nul:Dans un domaine ne contenant pas des charges électriques.entourant ces charges peut être déterminer d'un côté.grad u d'où nous obtenons la loi d'Ohm: J = .Le flux électrique "dN" envoyé par des charges à travers une surface fermée.E La densité du courant est proportionnelle à l'intensité du champ électrique.Equation de Laplace.dz" de densité "j" on a: I = [(U2 . (u/z) .

en l'intégrant. on obtient: r²v/r = c .II-1-4-1 .alors grad =0 . On peut obtenir la formule pour le champ normal de l'électrode "A" en intégrant l'équation de Laplace. où v/r = c/r² .c/r +d Il reste à déterminer les constantes "c.V1 II-1-5.d". II-1-4-2 .nous concluons que: v/=0 et v/=0 On obtient: 1/r²/r(r²v/r) =0 ou bien : /r(r²v/r) =0 C'est l'équation de Laplace dans les conditions données du problème. et l'équation de Laplace en coordonnées polaires devient: 1/r²/r(r²v/r) +1/r²sin /(sin. On sait que dans un point situé à l'infini.* d'où: d=0 Il reste : v = -c/r Traçons autour de l'électrode "A" une surface de rayon "R" et calculons le courant "I" qui traverse cette surface: 10 . le champ électrique d'une certaine source située dans un milieu homogène ou sur la surface de la terre emprisonant un corps ayant une charge électrique.Champ électrique normal d'une électrode sphérique Soit une roche homogène de résistivité  et soit une électrode sphérique de rayon "a" conduisant le courant "I" dans cette roche.et finalement : v= . Prenons les coordonnées polaires dans le centre de l'électrode.S'il s'agit de déplacement de charge d'un point à l'autre ce sera la différence de potentiel: V = V2 . Supposons qu'un certain volume du milieu est homogène.le potentiel est égal à zéro .Potentiel électrique C'est le travail qu'il faut appliquer pour déplacer une unité de charge d'un point du champ électrique à l'infini.Champ électrique normale On appelle champ électrique normal. c-a-d  ne dépend pas des coordonnées du point.v/) +1/r²sin² ²v/² =0 En tenant compte de la symétrie sphérique.

Champ électrique d'une électrode demi-sphérique Examinons maintenant le champ électrique d'une électrode demi-sphérique de rayon "a" situé sur la surface de la terre de résistivité  et alimentée par un courant " I ". E = I / 2 .Champ électrique d'une électrode ponctuelle Examinons le caractère des surfaces équipotentielles et les lignes de forces d'une source ponctuelle.représente l'ensemble des lignes radiales issues de "A" II-1-8.1/a C'est l'équation d'une demi-sphère de rayon "a" et de sommet le point "A" On sait que les lignes de force du champ électrique ainsi que les lignes de courant dans un milieu homogène et isotrope sont toujours perpendiculaires aux surfaces équipotentielles. Dans ce cas nous avons la même répartition du courant que dans le cas précédent.r² Etant donnée que Jn conserve la même valeur et la même direction radiale dans tous les points de la sphère de rayon R. I = Jnds = c/.1/r . Jn = c/.1/r² Ce sont les formules de base de la prospection électrique II-1-7 .4R²)/.On peut obtenir l'équation des surfaces équipotentielles.A cause de cela les lignes du courant d'une électrode "A" placée dans une roche homogène.Champ électrique de deux électrodes ponctuelles 11 . alors v = c = I / 2 .4c / d'ici on obtient: c = .R² = .v/r = c/r² .1/r .supposant que V=const. Les formules précedentes deviennent: V = I / 2 .d'après la loi d'Ohm: J=Jn = E/ E = .I / 4 et V = I / 4 .R² ds = (c. E = I / 4 . donc pour r = a . II-1-6.1/r² On peut voir que le champ électrique de l'électrode sphérique placée dans un milieu homogène ne dépend pas du rayon de cette électrode.mais la densité du courant sera deux fois plus grande. c= I / 2 .1/r .

1/rAM .1/rBM ) et (1/rAM .l'autre quand cette distance devient égale à " 3L ". Donc: VM = VAM + VBM = .1/rBM ) = 2C / .I II-1-9 . II-1-9-1 . circulant de "A" vers "B" . 2 .comme une somme de potentiel créé par la prise de terre "A" avec un courant "I" et par la prise de terre "B" avec un courant "-I".1/rBM = ./(L2 0 et au point "M": J = I / 2 .au niveau du point "M" placé à la surface.1/rBM ) On obtient l'équation des surfaces équipotentielles : (si V=const) C = .et au niveau du point "P" situé à une profondeur "h"..l'un pour une distance source-point de mesure égale à "L". 1 .I / 2 .I / 2 (1/rAM . D'ici nous pouvons conclure.Cas de deux électrodes 12 . Nous constatons dans ces deux graphiques que l'orsque le point d'observation s'éloigne de la source la densité relative baisse plus lentement.I / 2 (1/rAM . si VA > VB On peut calculer le potentiel au niveau d'un point "M" situé entre "A" et "B".que la profondeur d'investigation dans la prospection électrique s'acroit quand la distance émetteur recepteur s'accroit aussi.1/r2 donc : J = I / 2.I / 2 .r2 h Dans notre cas : J = I / 2 .Soient deux électrodes "A" et "B" placées sur un terrain conducteur de courant "I"./L2 + h2) Donc la densité rélative au point " P " sera égale à: Jh /J0 = 1/ [ 1 + (h/L)2 ] Traçons deux graphiques à partir de cette dernière formule. On sait: E = I / 2 .Densité du courant Electrique et profondeur d'investigation Cas d'une électrode placée à la surface de la terre: Examinons la répartition du courant issue de la source "A".

Examinons maintenant la répartition de la densité du courant à travers les roches suivant le plan vertical "Q" de deux sources du courant électriques "A" et "B".I ..I / 2 .Champ électrique de dipôle On appelle dipôle l'ensemble de deux sources ponctuelles du champ électrique de signes opposés.mais infinement rapprochées. La densité totale : JAB = JA + JB JA = JB = I / 2 .soit r1 et r2 les distances entre M et les dipôles respectifs. l'angle entre "r" et la direction "BA"(On appelle cette direction l'axe de dipôle). Trouvons la densité du courant au point "P" à la profondeur " h "./ [(L/2)² + h²)]3/2 et sur la surface la densité de courant est exprimée par la relation suivante: J0AB = 4I / L2 Donc la densité relative est: JhAB / J0AB = 1 / [(2h/L)² ]3/2 Sur la figure présentée ci-contre les deux courbes de densité de courant correspondent aux deux dispositifs de longueur "L" et "L' " ( telle que L > L' ) Donc ces deux représentations analytiques et graphiques démontrent bien la relation existante entre la profondeur de pénétration du courant continu dans le sol avec l'augmentation de la longueur entre les deux électrodes.cos/ 2 r² 13 .1/rBM =.dr/ 2 r1 r2 = . Le plan "Q" se trouve au milieu de "AB"./(L/2)² + h²) JAB = (JA + JB ) cos cos = L/2[(L/2)²+h²] JhAB = I / 2 . On peut calculer le potentiel au point M comme une somme de potentiels créés par A et B VM = VAM + VBM = . II-1-9-2 . " l " la distance entre A et B.l.I .I / 2 .1/rBM ) = .1/rAM .I / 2 (1/rAM .

1/rBM .I / 2 (1/rAM .1/rAN + 1/rBN ) K = 2 / (1/rAM . Er = . dr = l.qu'on appelle "résistivité apparente". cos/r² L'intensité du champ électrique au point "M" peut être déterminé par la somme des composantes : radiale " Er " et azimutale "E ".Méthode de Résistivité.I / 2 (1/rAN .sin/r3 E =  E²r + E² = P/r3 . VM = .1/rBN ) V = .sin² + 4cos² = P/r3 3cos²+1.2 . r1  r2  r .1/rAN + 1/rBN ) 14 .I / 2 (1/rAM . 12 =  . Alors sur l'axe de dipôle (  = 0° ) et sur l'axe équatoriale ( = 90°) E = 2P/r3 E = P/r3 L'intensité du champ de dipôle sur l'axe de dipôle est deux fois plus que sur l'axe équatorial. II .c'est pourquoi l'utilisation de dipôle dans la prospection électrique nécessite l'utilisation de puissantes sources de courants.v/r = 2P.Etant donnée que: l << r .v/ = P. Supposons que sur la surface de la terre homogène de résistivité  il y a deux prises de terre ponctuelles A et B et deux électrodes M et N entre lesquelles on peut mesurer la différence de potentiel.1/rBM ) VN = .1/rBM . Calculons la différence de potentiel V entre les électrodes M et N. Les méthodes de résistivité sont fondées sur la mesure des champs électriques créés par les sources ponctuelles placées sur la surface de la terre (lieu de la prospection) et calculer par la suite les caractéristiques du milieu .cos/r3 et E = .I / 2)l On a: Vm = P.est inversement proportionnel au cube de la distance "r" c'est-à-dire qu'elle diminue intensivement par rapport au champ d'une source ponctuelle.cos désignant par "P" le moment de dipôle: P = (.

Mise en oeuvre..) qui sera pris pour origine. III-1-1-1. lectures médianes et extrêmes etc. qui seront fournies au bureau d'interprétation..Composition de l'équipe: L'équipe de topographie se compose généralement : . après cette compensation le topographe établit les coordonnées définitives " X. ensuite on rattache ce point à un sondage électrique le plus proche de celui-ci. verticaux.Y. La composante humaine comprend tout d'abord l'équipe de topographie: III-1-1. une moyenne de 6 à 8 levés intermédiaires est effectuée). Cette équipe a pour tâche de matérialiser sur le terrain les sondages électriques d'après leur plan de position. point astronomique etc. CHAPITRE III MISE EN OEUVRE ET DISPOSITIFS DE MESURE DANS LA PROSPECTION ELECTRIQUE III . en relevant à chaque fois les paramètres de mesures (Angles horizontaux.V/I C'est la formule de Schlumberger exprimant la proportionalité entre la résistivité apparente. point géodésique.un topographe 15 . On implante finalement les différents sondages électriques ou profils. on cherche un point connu (forage. Le nombre de sondage réalisé quotidiennement peut être de 4 à 6 selon la nature du terrain et l'accéssibilité.1 .le coefficient du dispositif.la tension entre les électrodes de reception MN et le courant d'émission I. Y. Le point de départ sur le terrain est un rattachement.Equipe de topographie.) qui vont servir pour le calcul des coordonnées X.Z des différents sondages. Une campagne de prospection électrique s'articule autour de deux principales composantes: Humaine et matériel ou équipement. ( Comme la distance entre deux sondages et relativement grandes 1 à 2 Km. Le sondage électrique est matérialisé par un piquet et des pierres sur lesquelles est écrit à la peinture le nom du profil et le numéro du sondage (par exemple X5 ) La compensation (écarts de fermeture) est effectué ultérieurement au bureau par la méthode des moindres carrés. Z " .On a la résistivité: (en Ohm) a = K.

on distingue deux techniques de mesures: Le sondage électrique et le profil de résistivité. Pour leur faciliter la tâche un câble de 20 m est étalé est dont le milieu correspond le point du sondage électrique (marque bleu) et les différentes positions de MN sont indiquées par des marques jaunes et celles des AB par des marques rouges. Le laboratoire de résistivité est monté sur un véhicule.un théodolite T1 ./ MN] .u / I où: k désigne le coéfficient du dispositif. On utilise pour les deux techniques un dispositif symétrique comprenant deux prises de terre A et B et deux sondes M et N. u / I III-2-1.Réalisation sur le terrain d'un sondage électrique. de deux chauffeurs et cinq manoeuvres..Equipe de résistivité.des piquets . alimenté par la batterie du véhicule et comprend: *Une source d'envoi de courant ( piles sèches montées en série) *Un sélecteur MN et un compensateur de PS Figure *Un inverseur de courant *Un enrégistreur de V III . La résistivité apparente peut être calculée d'après la formule suivante: a = k. tous deux placés sur la surface du sol.AN.[AM. Selon que l'on s'intéresse aux variations avec la profondeur ou aux variations latérales. 16 .. Cette équipe est composé d'un opérateur.une chaine d'arpenteur . La première tâche à faire consiste à rappeler aux manoeuvres la méthode de travail sur un fond de document.un chauffeur . l'ensemble éléctrodes-prises de terre "AMNB" sont alignés: Le dispositif de mesure correspondant est soit celui de Schlumberger ou bien de Wenner.2 . ensuite leurs donner les consignes de sécurité necessaires à prendre au cours du travail.Techniques de Mesures. a = 2.deux mires ( 4 m ) .un porte mire Elle utilise le matériel suivant: .une carte topographique de la région III-1-2.un véhicule du type Land-rover .

sur une feuille de mesure il met les valeurs de " i " et de UMN trouvée. Le dispositif de Wenner est tel que : AM=MN=NB Si OA = a . ce dernier envoie un courant directe et inverse. M. N se trouvent sur la même ligne et B est à l' . une figure géométrique mise en oeuvre sur le terrain à l'aide de cables d'émission de courant électrique et des cables de réception.b2 ) / 2b Examinons maintenant un dispositif de Schlumberger situé sur la surface du milieu de deux terrains stratifiés de résistivité 1 et 2 et supposons que l'espacement du dispositif AB est beaucoup plus petit que l'épaisseur h1 de la première couche.3 .Dispositif de Schlumberger. On aura: K = . Dans le cas du dispositif de Schlumberger Figure MN est très petit par rapport à AB. il lit la valeur de " i " (intensité du courant). 17 . permettant ainsi la mesure de la différence de potentiel entre deux électrodes . a tend vers la résistivité de la première couche a1 .( a2 . Si OA = a. Quand la compensation est bonne. Le dispositif de Humel à trois électrodes  A. III . 2a/3 = 2b. on aura: K = 4a/3 III-3-3. Sur le métrix. la profondeur de pénétration est considérablement plus faible que l'épaisseur de la première couche. ON = b.III-2-1-1. Nous savons que la profondeur de pénétration du courant est une fonction de la distance AB.Dispositif de Wenner. assure la compensation des courants parasites (compensation de la PS). telle que : 4  AB/MN  20 . On appelle dispositif de mesure.Dispositif de Humel.Travail de l'opérateur: Avant de procéder aux mesures l'opérateur vérifie le branchement des éléctrodes d'envoi A et B à l'aide du testeur de résistance. la valeur de UMN est obtenue en multipliant la distance "L" (l'élongation L) par l'échelle choisie (le calibre).c'est pourquoi la surface de séparation entre les couches de résistivité 1 et 2 n'exerce pratiquement aucune influence sur a mesuré à l'aide du dispositif d'espacement très court. III-3-2. III-3-1.donc confermement à ce cas.Dispositifs de mesures.. le coéfficient du dispositif " K " ensuite il calcule a.

Bases théoriques du sondage électrique vertical. on distingue : 1. 1°) 2°) 3°) Vi = Vi+1 ]z=di 1 / i [vi /z] =1 / i+1 [vi+1 /z]]z=di r  Vi  0 18 .1 . CHAPITRE IV BASES THEORIQUES ET PRATIQUES DE L'INTERPRETATION CAS DU SONDAGE ELECTRIQUE VERTICAL IV .Dispositif de Dipôle.le dispositif radial {  (variable) et  = 0 } 3.AN / MN . Il s'agit donc de déterminer les fonctions " Vi " qui résolvent l'équation de Laplace: Vi = 0 et qui doivent satisfaire aux conditions aux limites et conditions aux frontières. Les dispositifs de dipôle se distinguent suivants les angles que forment la longueur d'émission "AB". La base théorique du sondage électrique vertical est basé essentiellement sur la résolution de l'équation de Laplace appliquée au problème du champ électrique d'une source ponctuelle située sur la surface des stratifications horizontales. III-3-4.Dispositif de Potentiel.le dispositif parallèle {  =  } 4.le dispositif axial {  =  = 0 } Le calcul des coefficients des dispositifs s'effectuent à l'aide de la formule générale pour chaque cas particulier. où MN < AO Le dispositif de potentiel à deux électrodes " A et M " dont B et N sont à l'infini est : K = 2AM III-4-5.le dispositif perpendiculaire {  =  / 2 et  = 0 } 5.le dispositif azimutal {  (variable) et  =  / 2 } 2.K = 2AM. la longueur de réception "MN" et le point de mesure "O" (centre de MN) Figure Ainsi.

u (u /r) = . L'équation precedente devient: 1/u ²u /r² + 1/r. v = v(z) V = u(r).I / ( 2R) n  V   Le potentiel et ses dérivées sont définis dans tous les points de l'espace exeptés l'infini où ils sont égaux à zéro.4°) 5°) 6°) Z  Z=0 R 0 Vn  0 1 / 1 [v1 /z] =0 V1  1. Compte tenu de la symétrie par rapport à l'axe "Z" nous avons: ²v /r² + 1/r (v /r) + ²v /z² = 0 Utilisons la méthode de Fourier pour résoudre cette équation de Laplace.qui ne dépend ni de " r " ni de " z ".désignons le par " m² ". emz .r) .ils sont étalés séparement à la même grandeur.m² 1/v ²v /z² = m² Ce sont les équations de Bessel d'ordre zéro. e-mz Donc l'intégrale renferme les produits suivants: 19 . Présentons la fonction " Vi " sous la forme d'un produit de deux fonctions" u " et " v " alors: u = u(r) . Les intégrales de ces équations sont réspectivement : 0(m.r) .v(z) Remplaçons " V " par ce produit dans l'équation de Laplace v ²u /r² + v/r (u /r) +u ²v /z² = 0 et après avoir divisé par le produit " uv " on obtient l'équation suivante: 1/u ²u /r² + 1/r.u (u /r) + 1/v ²v /z² = 0 Les deux premiers termes ne dépendent que de "r" et le troisième ne dépend que de " z " c'est-à-dire. 0(m.

r)dm V(n) =  [An.e-mz + B1.emz ]0(m.qui ne dépendent ni de "r" ni de "z".e-mz 0(m.e-mz + B1.la solution générale donnée par cette méthode de Fourier est la suivante: V(r.emz 0(m.r) emz On choisit les solutions qui satisfassent les conditions aux limites.On sait que la fonction 0(m. Alors.e-mz + B.(r² + z²) + [A1.e-mz]0(m.I / 2.r)dm Cette solution se généralise pour les différentes couches. par exemple: V(i) =  [Ai.r) e-mz et 0(m.r)dm: potentiel dépendant à la fois de "r" et de " z " Le potentiel V(1) peut être présenter comme suit: V(1) = 1.r) e-mz et 0(m. Ainsi on peut considerer comme solution particulière la somme suivante: A.r) où: A et B sont les fonctions de variables d'intégration " m ".z) =  [A.1 .r)dm Utilisons la condition 5 : 20 .Application pour les couches supérieures: Ecrivons que le potentiel au niveau de la première couche s'écrit comme suit: V(1) = V*+ V où : V* = 1.il suffit d'appliquer les conditions aux limites et conditions aux frontières correspondantes. avec Bn = 0 IV .r)emz 0(m.z)=  [A1.emz ]0(m.I / ( 2R) : le potentiel d'une électrode ponctuelle " A " sphérique dans la première couche (voir formule: ) V1(r.emz ]0(m.e-mz + Bi.1 .r) tend vers l'infini si " mr " tend vers zéro.r) + B.r)dm .emz ]0(m.Il en résulte que cette fonction ne satisfait pas les conditions imposées du problème ( condition 6).0(m.

I / 2) e-mh1 + B1 e-mh1 =A2e-mh1 1 /1[(-1.r)dm Nous pouvons écrire le potentiel V(1) sous la forme d'intégrale suivante: V(1) = [(1.I / 2) e-mz + B1. Considérons tout d'abord le cas simple de deux couches stratifiées.(e-mz + emz )]0(m.m /1.e-mz + B1.r)dm IV-1-2. Pour résoudre ce problème considérons le système d'équations construit à partir des conditions aux limites: 1°) 2°) V1 = V2 ]z=h 1 / 1 [v1 /z] =1 / 2 [v2 /z]]z=h1 Etant donnée que : A1= B1 et B2= 0 On a: [(1.m /1 B1e-mh1 +m /1 B1emh1 = .I / 2 .emz )0(m.B1 ) e-mh1 + B1e-mh1 = -1 /2 A2e-mh1 En résolvant ce système d'équations on obtient: 21 .m /2 A2e-mh1 ou bien: (B1+ 1.Z/ 2.I / 2) e-mh1 .(r² + z²) + B1.Potentiel électrique dans le cas de deux (2) couches.r)dm }z=0 = 0 L'intégrale est égale à zéro pour n'importe quelle grandeur de la variable indépendante de " r " seulement pour un seul cas: quand : m (-A1 + B1 )0(m.I / 2.r)dm .(e-mz + emz )]0(m.(e-mz + emz ]0(m.recouvrant un substratum homogène indéfinie de résistivité " 2".[1.r)dm =  A2e-mz 0(m.r) = 0 . m (-A1.r)dm En utilisant la formule de Weber-Lipschitz: 1/(r² + z²) =  e-mz 0(m. d'où A1 = B1 Donc: V(1) = 1.I / 2) e-mz + B1.Soit une couche horizontale d'épaisseur " h1 " et de résistivité "1" .{ I.[r² + z²]3/2 + 1/ 1.

en l'exprimant sous la forme d'une série.[ K12e-2mh1 + K12 e-2m2h1 + K12 e-2m3h1 .I / 2)  K12 e-2mnh1 n 2 3 2 3 ainsi : B1 = ( 1.r)dm n En appliquant une deuxième fois la formule de Weber-Lipschitz on obtient la formule suivante: V(1) = 1.r)dm+ n + K12 e-m(2nh1 ..(r² + z²) + ( 1.v1 /r 22 .. etc..+..I / 2) .I/2[1/(r²+z²)+K12 e-m(2nh1+z)0(m.I / 2) K12 e-2mnh1 (e-mz + emz]0(m...K12e-2mh1] où : K12 =( 2 .sachant que: ( 1 . = (1.B1=( 1.z)²] n Dans le cas d'un potentiel à la surface de la terre (c'est-à-dire z=0) on a: V(1) = 1I / 2[1/r +2 K12n/(r2 +(2nh1)3/2] On sait que : E = .1 ) / (2 +1 ) On appelle " K " coefficient de reflexion.. Il est plus préférable de présenter " B1 "sous une forme plus condensée.r)dm n V(1) = 1.I / 2..I / 2[1/(r² + z²) + K12 /(r² +(2nh1+ z)² + n +  K12 /(r² +(2nh1 ..I / 2) K12 e-2mnh1 n donc: V(1)= 1.z)0(m.I / 2)[ K12e-2mh1 / 1 . d'où: B1 = ( 1.K12e-2mh1) =1 + K12e-2mh1 + K12 e-2m2h1 + K12 e-2m3h1 .

puis de calculer la valeur numérique de K. les longueurs en mètres. équivalent au terrain réel hétérogène. puisqu'il n'est pas homogène.AN] / MN V/MN  E Comme : E1 = . de ses dimensions ainsi que de la structure du terrain. Le nombre obtenu est de même dimension qu'une résistivité. Elle est parfois définie comme la résistivité vraie d'un terrain imaginaire.V / I Si MN  0 .3 . On le nomme " résistivité apparente ". et dont il n'est pas nécessaire de supposer la surface plane.(. un terrain quelconque. Cette résistivité apparente a dépend évidemment de la position du quadripôle. Soit.v1 /r a = E1 / I = 2r2.(Grad V1) / I = 2r2. si V est exprimé en volts. de mesurer I et V.m. maintenant.Formulation et expression de la résistivité apparente.Etablissement de la formule de la résistivité apparente. IV-1-3 -1. de sa forme. Il est toujours possible de d'installer un quadripôle. homogène et isotrope. Soit un dispositif de Humel fig a = K. Il suffit de mesurer I et V. la résistivité apparente a sera une sorte de moyenne des résistivités vraies des divers terrains qui se rencontrent à l'intérieur du volume de sol intéressé pratiquement par la distribution du courant. On obtient le résultat en Ohm. AM  AN  r et avec: K = 2.Grad(V1) = .[AM. I en ampères. IV-1-3-2.V1 /r) où : I : est l'intensité du courant Après dérivation de la fonction potentiel "V" on obtient: 23 .Résistivité apparente. On peut toujours mesurer la résistivité d'un terrain homogène en se servant d'un quadripôle de forme et de dimension quelconque. En général (à moins de vouloir imaginer des cas très particuliers).donc: E(1) = 1I / 2[1/r2 +2r K12n/[(r2 + (2nh1)2]3/2] IV-1. Mais ce ne saurait être la résistivité du terrain.

2 .Asymptote inférieure '' '' = lim r   a = lim r   1 [1 + 2  (K12)2/ [(h1 / r)]3/2] = lim r   1 [1 + 2  (K12) ] =  2 Dans le cas où  2 =  . Toutes ces courbes ont une allure caractéristique. IV .Construction d'Abaques.a = 1 [1 + 2 r3 (K12)n/ [(r2 + (2nh1)2]3/2] a / 1 = 1 + 2 (r/h1)3 (K12)n/ [(r/h1)2 + 4n2]3/2 C'est l'équation des courbes théoriques à deux couches. les courbes théoriques de résistivité apparente pour différents modèles sont calculées en considérant les différents rapports des résistivités: a2 / a1 Ces courbes sont représentées sur papier bilogarithmique et rassemblées dans un catalogue dit Abaque à deux terrains. 2/1 ) tirée de la formule suivante: a / 1 = {1 + 2 (r/h1)3 (K12)n/ [(r/h1)2 + 4n2]3/2} 24 . Selon cette relation. c'est la ligne tangent faisant un angle de 45° par rapport aux axes de coordonnées bilogarithmiques. Soit la fonction a / 1 = f ( r/h1 . la courbe obtient une troisième asymptote. elles ont deux asymptotes verticales.Asymptote supérieure ' ' = lim r  0 a = lim r  0 1 [1+2(r/h1)3 (K12)2/ [(r/h1)2 + 4]3/2] =  1 2 . Chaque réponse du modèle ou chaque courbe se trouve entre ces deux asymptotes: Examinons ces deux asymptotes pour fixer les idées: 1 .

log h1) Le caractère des courbes ne dépend ni de 1 ni de h1. deux courbes correspondantes aux coupes géologiques avec la même valeur de 2/1 et h1 mais pour différentes valeurs de 1 .log 1 =log( r/h1) On peut voir d'après cette équation qu'en utilisant l'échelle semi-logarithmique. c'est-à-dire. fig L'ensemble des courbes correspondantes à l'équation porte le nom d'ABAQUES du sondage électrique à deux terrains ou deux couches.1 . auront la même forme déplacées parallèlement à l'axe " a " d'une distance . Supposant 2/1 constant pour l'ensemble des courbes:( r/h1) 2/1=const c'est-à-dire : a / 1 = ( r/h1) 2/1=const .exprimant la relation résistivité apparente en fonction de r/h1 et 2/1. possèdent la même forme mais déplacèes parallèlement par rapport à l'axe de a sur une distance :'a. Dans ce cas nous aurons quatre équations qui peuvent être representées de la manière suivante: 1°) 2°) 3°) 4°) d'où on a: B1(ap1 +1)-A2.ap1-B2 = -qap1 1 / 1B1(ap1 -1).ap2 +B2 -A3ap2 = 0 V1 = V2 ]z=h1 1 / 1 [v1 /z] =1 / 2 [v2 /z]]z=h1 V2 = V3 ]z=h1+h2 1 / 2 [v2 /z] =1 / 3 [v3 /z]]z=h1+h2 25 .1 / 2A2. c'est-à-dire. les courbes avec la même valeur de 2 /1 mais de 1 et h1 différents.ap1 +1 / 2B2 = -1 / 1qap1A2. Trouvons le logarithme décimal de cette équation: log a . et parallèlement à " r " d'une distance h. la deuxième couche sous-jacente d'épaisseur h2 et de résistivité 2 recouvrant un substratum homogène infini de résistivité 3. fig Si nous utilisons l'échelle bilogarithmique les courbes tracées à partir de la relation log a .log 1 = log( log r . Dans le cas de trois terrains : Nous aurons affaire à une première couche d'épaisseur h1 et de résistivité 1. le caractère de la courbe a / 1 = ( r/h1) ne dépend pas de la valeur 1 pour certaines valeurs 2 /1 constantes.

/ (r² + (2nh1)²] On peut voir que cette équation est analogue à celle du cas de deux terrains ou deux couches.I / 2.h2/h1 .p1 . on obtient finalement: V(1) = 1. r/r1) Il est évident que la dépendance a de l'espacement du dispositif ne peut être représentée que sous la forme de l'ensemble d'abaques de l'espace suivant: a / 1 =(r/h)2/1 = const .K23 .[1/(r² + z²) +qn.K23 ap2 / [1.I / 2. 3/1 = const . On appelle coefficient d'émission. h2) a / 1 = f ( 2/1 .{ K12ap1 . 3 . 2 .e-2mh1 où : qndépend de K12. 2 . n'importe quel coefficient qn pouvant être calculé si h1 h2. 3 . en remplaçant B1 par sa valeur trouvée si-dessus. h2/h1 = var 26 .et p2.K12ap1.[1/r +2qn. qn.1 / 2A2ap2 . [e-2mnh1( e-mz +emz )0(m. Par conséquent on peut obtenir la résistivité apparente de la même façon: a / 1 = 1 + 2 qn(r/h1)3 / [(r/h1)2 + 4n2]3/2 où : ou bien qn = f ( 1.1 ) / (2 +1 ) et K23 =( 3 .h1.2 ) / (3 +2 ) En résolvant le système par rapport à B1 on obtient: B1 = 1I / 2. 3/1 .r)dm] En posant Z=0 et en utilisant la formule de Weber-Lipschitz.1 / 2B2 -1 / 3A3ap3 = 0 où : h1 = p1h h1+h2=p2h q= 1I / 2 a = e-2mh1 En tenant compte que : K12 =( 2 . Revenons à présent à l'équation de V1.. V(1) = 1. 1 .K23ap2+ K12 K23a(p2-p1)]} où on peut représenter B1 de la manière suivante: B1 = 1I / 2. 4 sont connus.

1 ". le papier transparent (calque) sur lequel on reporte la courbe est appelé " papier bilogarithmique" et son module est de 62.donnent des courbes superposables en coordonnées logarithmiques: Elles se déduisent les unes des autres par une double translation .peuvent être partagées en quatres groupes : Type H . soit "n-1" épaisseurs et "n" résistivités. h3.m h"'1 = 25 m h"'2 =  "'1 = 20 ohm. on utilise une double échelle logarithmique pour représenter la courbe donnant la résistivité apparente a (en ordonnée) en fonction de AB/2. Type K .Pour les abaques à 3 terrains selon le rapport entre 1 . et les résistivités 1. Type A . Si on divise les épaisseurs par h1 et les résistivités par 1. 2 et 3 ..5 mm (pour les abaques CGG).. n .Rappel sur la représentation bilogarithmique des diagrammes électriques. Soit une succession de " n " terrains dont les épaisseurs sont h1. n/1 .Exemple numérique dans le cas de 2 terrains (n=2) h'1 = 5 m h'2 =  '1 = 20 ohm.hn-1/h1 et 2/1 . soit n-2 pour les épaisseurs et n-1 pour les résistivités. Pour calculer les abaques théoriques. hn. on prend : h1 = 1 mètre et 1 = 1 ohm/mètre. 2 . 5 . 3/1 . h3h1.4. .  ième terrain.du point de coordonnées: " h1 . Dans la pratique. Ce qui réduit ainsi le nombre des inconnues à 2n-3.horizontale et verticale . appelé " substratum " est infinement épais (h = 3 . on suppose toujours que la n n ) : Cette succession comporte donc "2n-1" inconnues. toutes les successions de " n " terrains ayant les mêmes rapports h2/h1 . demie-longueur de ligne (en abscisse)..m '2 = 80 ohm.m h"1 = 5 m h"2 =  "1 = 60 ohm.. ce point est appelé croix à gauche ou croix de calage du diagramme électrique.m "'2 = 80 ohm.m "2 = 240 ohm. h2.m h""1 = 25 m h""2 =  27 . Type Q IV-2-1. IV-2-1-1.

log '1 = log "'2 .log h'1 = log (h"1 / h'1 ) = log 5 (soit 43. la plus grande partie du courant électrique pénètre dans le deuxième terrain et la résistivité apparente mesurée se rapproche de la résistivité vraie 2 du deuxième terrain (l'influence du 1er terrain devenant négligeable). Le diagramme électrique a donc deux asymtotes limites d'ordonnées 1 et 2 entre lesquelles resteront comprises les variations de a en fonction de " AB/2 ". Rappelons ici qu'il n'existe pas de relations simples entre les profondeurs atteintes et la longueur AB de la ligne d'envoi de courant.5 mm = 37.8 mm).602 * 62.6 mm.log "'1 = log 80 . lorsque " AB" devient grand par rapport à h1. Inversement. par convention.7 mm) Le diagramme " 4 " se déduit du diagramme " 1 " par une double translation: horizontale (d'amplitude log 5 soit 43. IV-2-1-2.log 60 = log 4 = 0.log 20 = log 4 log ''2 . Dans le cas d'une succession de 2 couches.m '2 = 80 ohm. Les 4 diagrammes électriques (1 à 4 ) sont représentés sur la figure ( sur papier bilogarithmique).m ""2 = 240 ohm. Plus la longueur de la ligne " AB " est petite par rapport à h1. log '2 . plus le courant électrique reste localisé dans le premier terrain et donc plus la résistivité apparente mesurée a se rapproche de la résistivité vraie 1 du premier terrain. Les quatres diagrammes sont identiques et superposables: en effet : '2/'1 =''2/''1 ="'2/"'1 ="''2/"''1 = 4 .8 mm).7 mm ) et verticale (d'amplitude log 3 soit 29. il ne reste plus qu'une seule inconnue et tous les diagrammes qui admettent le même rapport  2/ 1 sont superposables. Le diagramme " 3 " se déduit du diagramme ' 1 ' par une translation horizontale d'amplitude: log h"1 .""1 = 60 ohm.log ''1 = log '"'2 . Le diagramme " 2 " se déduit du diagramme " 1 " par une translation verticale d'amplitude: log ''1 log '1 = log ''1 / log '1 = log 3 (soit 29.Exemple numérique dans le cas de 3 terrains (n=3) h'1 = 3 m h'2 = 9 m h'3 =  '1 = 20 ohm.m Concidérons les 4 couches suivantes (voire le tableau ci-dessus). L'axe logarithmique horizontal. sur lequel on porte les distances " AB/2 " en mètres. pour placer les épaisseurs et les profondeurs des divers terrains en présence ( le log d'un forage par exemple).m 28 . est utilisé aussi.log "''1 = log 240 . L'écart entre les deux assymptotes horizontales est le même pour chaque sondage.602 c'est-à-dire 0.

comme les diagrammes 2 terrains précédents. 29 . qui est la croix de calage pour toute une série de courbes d'un même abaque. ayant ces mêmes trois rapports sont identiques en coordonnées bilogarithmiques.G.m "'3 = 5 ohm.m h"1 = 5 m h"2 = 9 m h"3 =  "1 = 60 ohm. où l'on ne fait varier qu'une seule inconnue: par exemple h2 / h1. Lorsque " AB " croît. les courbes théoriques sont toujours calculées en prenant une origine comme " h1=1 et 1=1" . en portant de l'asymptote horizontale 1 et en tendant vers leur asymptote 2 .m "'2 = 80 ohm. 1) : translation verticale de log "1/'1 = log 3 (soit 0. Pour les abaques relatifs au dispositif de Schlumberger. mais celle-ci ne sera pas atteinte car l'épaisseur h2 n'est pas suffisamment grande.'3 = 5 ohm.G ) Pour les abaques relatifs au dispositif de Wenner.m h"'1 = 15 m h"'2 = 45 m h"'2 =  "'1 = 20 ohm. c'est le champ électrique ponctuel au milieu " O " de "AB" qui est pris en considération.477 * 62. IV-2-2. Les 3 cas sont tels que: h'2 / h'1 = h"2 / h"1 =h'"2 / h"'1 =3 '2/'1 =''2/''1 ="'2/"'1 = 4 et '3/'1 =''3/''1 ="'3/"'1 =1/4 Les 3 diagrammes correspondants sont donc.5 = 29.8 mm ) et translation horizontale de log h'"1 / h'1 = log 5 (soit 43. a est portée en fonction de " AB/2 ".7 mm ).m Ces diagrammes électriques débutent. a est portée soit en fonction de " AB/2 ". identique et superposables.m "3 = 15 ohm.m "2 = 240 ohm. Le nombre des inconnues est réduit à 3 : (2n-3 = 3 ): Ce sont: h"2 / h"1 . Les 3 diagrammes se déduisent par translation de leur croix à gauche ( h1 . Ainsi. l'influence du substratum ( 3ème terrain) se fait sentir et devient de plus en plus importante: Les courbes redescendent donc vers leur asymptote finale 3 Figure. 3/1 . Toutes les courbes trois terrains. sur papier bilogarithmique. et les calculs sont établis en supposant que " MN " est infinement petit: autrement dit. soit en fonction de " MN " ( MN= AB/3 ). 2/1 .Rappel sur les abaques théoriques ( C.

40. ainsi que sa résistivité 1. 500. puisque la seule variable est le rapport 2/1 indiqué sur l'asymptote horizontale de chaque courbe. 15.E. La croix commune indique l'épaisseur " m1 (m1 = h1 ) " du terrain horizontal surmontant le substratum. Le catalogue comprend également 48 abaques 3 terrains:CH 51 S à CH 98 S. certes petit devant " AB ". 700.limites (2 terrains) relatives à une épaisseur nulle ou infinie de la seconde couche. comprend un abaque: CH 1 S ou bien {Courbe Horizontales .G }. 10 10. Un procédé approximatif simple permet de faire cette réduction: si MN/AB ne dépasse pas 1/5 . Chaque abaque correspond à des valeurs constantes des rapports 2/1 et 3/1 et englobe 10 courbes "trois terrains" correspondant à 10 valeurs differentes du rapport d'épaisseurs h2 / h1 . " OA " restant le même. 20. 100. on opère avec un " MN ". 50 50. La figure 3 donne un exemple de courbe expérimental: MN (m) Nombre de mesures OA en mètres 1 5 20 80 4 6 6 5 3. On corrige donc le diagramme expérimental en extrapolant chaque Arc de courbe obtenu avant un changement de MN et en le raccordant progressivement à l'arc de courbe suivant (obtenu avec un MN plus grand): On se rapproche ainsi des abaques théoriques Schlumberger qui servent à l'interprétation quantitative. il suffit dans le cas de 2 terrains d'un seul abaque. d'une quantité équivalente à une réduction des abscisses comprise entre 0 et 6% selon le cas. 200. 30 . mais qui a bien sûr une dimension finie ( c'est à dire non infinement petite) et qui croît lorsque "AB" s'allonge: Le diagramme électrique Shlumberger expérimental reste donc compris entre une courbe théorique Wenner et un courbe théorique Schlumberger en se rapprochant plus de cette dernière. 30. 5. 300 300. plus les deux courbes . La figure 4 montre un autre exemple de la réduction de la courbe expérimentale obtenue avec un MN fini à la courbe théorique idéale pour laquelle MN=0. 70.Dans la pratique. c'est évidemment la valeur obtenue avec le plus petit " MN" qui se rapprochera le plus de la courbe théorique Schlumberger. il suffit de déplacer les points de la courbe vers la gauche. Le catalogue d'abaque C. 400.G. on obtient 2 valeurs de a.A.Schlumberger } qui représente 27 courbes correspondant au cas de 2 terrains. 150.G édité par {l'European Association of Exploration Geophysicists ou E. 1000 A chaque changement de " MN ". 7.

m h2 = 27 m 2 = 285 ohm. 3 .m h3 =  3 = 15 ohm. 1/2 . On voit que 2 est inférieur à 1 pour les six premiers rapports et supérieur à 1 pour les six derniers.m1)/m1 = h2 / h1 = 1/9 . Les 10 valeurs sont: Les 48 abaques peuvent être classés en 4 groupes de 12 abaques.Courbes en escaliers descendants D ( 1 > 2 > 3 ) avec 3 = 22 / 1 : 63 à 68 ou 3 = 0 : 75 à 80 (m2 . 2/3 . 7/3 . 1/9 . On pourait aussi faire un classement en 4 familles 1 .  ) Dans chaque groupe. 3/2 .m 31 . 4 . 3/7 . 1 .Courbes en escaliers montants M ( 1 < 2 < 3 ) avec 3 = 22 / 1 : 69 à 74 ou 3 =  : 93 à 98 4 . Par exemple: h1 = 3 m 1 = 15 ohm. 0 . suivant la valeur de 3: 1 . 1/19 . 5 . 2 2 / 1 . 1/5 .Courbes en cloches C ( 2 > 1 et 2 > 3 ) avec 3 = 1 : 57 à 62 ou 3 = 0 : 87 à 92 2 . 1/3 . 24 3 = ( On peut retrouver rapidement dans le catalogue la courbe théorique correspondant à une succession donnée de terrains. 2 . 1/4 . 39. 9 . 9 .Courbes en fond de bateau B ( 2 < 1 et 2 < 3 ) avec 3 = 1 : 51 à 56 ou 3 =  : 81 à 86 3 . 19 .Le rapport h2 / h1 = (m2 . les 12 abaques correspondent à 12 valeurs du rapport 2/1 soit :  2/ 1 = 1/39 .m1)/m1 (avec m1 = h1 et m2 = h1+h2 ) est indiqué dans un petit rond sur chaque courbe.

il suffit de dessiner par transparence la courbe théorique 9 pour obtenir le diagramme Figure 5. soit CH 57 S à 62 S.Principe d'équivalence.h où : h est l'épaisseur de la couche. m1 ). soit par sondage électrique appelé sondage étalon. V . On a 2 / 1 = 19 : il faut donc l'abaque CH 61 S. On peut noter qu'il conviendrait de " pousser " le sondage électrique jusqu'à AB/2 = 500 m pour que le diagramme expérimental puisse conduire à une bonne détermination de la valeur de 3 : la longueur AB = 1000 m . on remarque que deux diagrammes très peut différents peuvent correspondre à des répartitions très différentes des résistivités. on a h2 / h1 = 9. L'interprétation fournit donc les rapports entre résistivité ( 2 /  1 ) et entre épaisseurs ( h2/h1 ).m1)/m1 = h2 / h1 = 9 En traçant sur le papier bilogarithmique transparent la croix à gauche de coordonnées h1 = 3 m . soit sur affleurement. La solution exacte ne peut être trouvée que dans le cas où l'on peut mesurer  2. 1 =15 ohm. il convient de sélectionner la courbe numérotée " 9 " dans le petit rond : (m2 .1 .C'est une courbe de la famille " C " pour laquelle 3 = 1 . tout en concervant les axes de coordonnées bien parallèles entre eux. il existe une relation univoque entre une succession données de couches et une succession des épaisseurs et des résistivités d'un diagramme de sondage électrique bien définie. Ce principe exprime donc la difficulté de définir les caractéristiques d'une couche dans le cas où sa résistivité est inférieure ou supérieure à la fois à celle des couches encaissantes.m et en faisant coïncider cette croix avec la croix de calage commune de l'abaque ( 1 . on peut estimer  2 du rapport  2 /  1 et h2 du rapport h2/h1. ( asymptote horizontale indiquée 2 = 19 1 ). Lors de l'interprétation d'une courbe de sondage éléctrique à trois terrains.2 . Une couche résistante entre deux terrains conducteurs se manifeste électriquement par sa " résistance transversale ". Théoriquement. D'autre part. Mais en pratique.Introduction. serait alors environ 30 à 35 fois supérieure à la profondeur: h1 + h2 = 30 m CHAPITRE V BASES THEORIQUES DE L'INTERPRETATION D'UN SONDAGE ELECTRIQUE V . qui est le produit de sa résistivité par son épaisseur: Rt = . 32 .

....+ hn/ n = n=1 = H/ 33 . = ( h1 + h2 +.Loi de Humel. Ce principe peut être étendu à plusieurs terrains... 2 + h3. + cn =  cn = h1/ 1 + h2/ 2 + h3/ 3 +....h En somme.....+ hn/ n Lorsque plusieurs couches résistantes minces sont comprises entre deux formations conductrices...... n H = h1 + h2 + .. mais avec moins de rigueur.3 ... La loi de Humel s'énonce comme suit: L'ensemble des terrains recouvrant un substratum infinement résistant est remplaçable par un terrain unique d'épaisseur et de conductance égales à la somme des épaisseurs et des conductances des différents terrains de cet ensemble... c'est à dire tous les terrains définis par la même résistance transversale ou par la même conductance longitudinale..... elle peut s'appliquer aussi aux terrains non infinement résistants..... + hn/ n Ces formules sont applicables tant que la couche équivalente a une conductance (ou résistance) inférieure au dixième de la conductance ( ou résistance ) des couches encaissantes.+ hn )  = h1.. 3 +..... qui est le rapport de son épaisseur sur sa résistivité ou le produit de sa conductivité par son épaisseur: où :  est la conductivité Cl =h /  = ... elles ont pratiquement le même éffet qu'une couche conductrice unique d'épaisseur " h " et de résistivité " 1/ " h/ = [ h1 + h2 + . l'épaisseur " h " et la résistivité "  " de la couche équivalente aux couches résistantes sont telles que: h....Par contre une couche conductrice située entre deux terrains résistants se marquera par sa conductance longitudinale. 1 + h2.. + hn =  hn n=1 n C = c1 + c2 + . V . + hn ] / = h1/ 1 + h2/ 2 + h3/ 3 +... lorsque plusieurs couches conductrices minces sont comprises entre deux formations résistantes. ce principe démontre que dans les deux cas il existera une infinité de terrains aboutissant pratiquement au même diagramme électrique..

Courbe de Dar-Zarrouk. elle ne s'individualise pas mais se manifeste comme une modification des caractéristiques géoélectriques (résistivités-épaisseurs) des couches encaissantes. 1 si elle est conductrice. homogène à une résistivité. et qui rendront encore très bien compte du sondage électrique mesuré. si nécessaire.Phénomène de Disparition.tels qu'en les joignant par des arcs d'exponentielles on s'écarte le moins possible de l'ensemble des points. de la suite des résistivité donnée par la solution brute). ainsi que des connaissances à priori relatives à leurs caractéristiques (en s'aidant. homogène à une longueur et en ordonnée par R/C.en ne retenant que les principaux points de brisure de cette courbe. Mr R. La construction des courbes de Dar-zarrouk est obtenu en choisissant une échelle bilogarithmique dont l'abscisse sera portée par RC. Une couche de résistivité intermédiaire et d'épaisseur réduite par rapport aux couches encaissantes.V . les couches résistantes se manifesteront surtout par leur résistance transversale " ". Ces courbes sont sensiblement rattachées aux schémas de structures du sous-sol (coupe géo-électrique) par une relation de même type que les diagrammes des sondages électriques correspondants. V . car elle intervient très peu dans la forme du sondage géoélectrique.5 . on obtiendra des solutions à un nombre beaucoup plus petit de terrains. La courbe de Dar-Zarrouk ainsi représentée se prête bien à la recherche "manuelle" de solutions particulières:En effet. les couches conductrices par leur conductance horizontale " " . 34 .1 . n'est pas facilement decelable. On sait en effet que. ce fait aide énormément le géophysicien à trouver les solutions particulières lors de l'interprétation.4 .Introduction. qui a permi l'établissement des courbes géoelectriques nommées courbes de Darzarrouk : résistance transversale cumulée en fonction de la conductance longitudinale cumulée R=f(C) en hommage à ce dernier.Maillet en 1947 avait pri le puits servant à l'adduction de la maison en eau potable pour faire des expérinces géoélectriques. Cette simplification manuelle pourra facilement tenir compte du nombre présumé de terrains. La courbe ou la fonction de Dar-zarrouk (maison appartenant à Mr Zarrouk en Tunisie ). CHAPITRE VI TRAITEMENT ET INTERPRETATION ANALYTIQUE PAR ABAQUE VI . Cette couche intermédiaire s'assimile à la première couche dont l'épaisseur apparente est très voisine de: h1+R2/ 1 si elle est résistante et h2+C2.

Quand la coincidence est obtenue. la résistivité peut être estimée.Identifier la courbe du S. h1) .Remettre la feuille sur l'abaque à deux terrains.E sur le diagramme auxilliaire: le second point ou "croix" se trouve sur l'intersection des lignes. Les abaques utilisés sont les diagrammes à deux terrains plus les courbes auxiliaires.h1 ( résistivité du 2ème terrain et l'épaisseur du premier terrain ) 5 . 9 . on compare cette branche à l'une des courbes. 35 . on reporte la croix de l'abaque sur la feuille bilogarithmique.E comme étant du type " H. 2 .Cas de deux couches horizontales. il est nécessaire de garder l'origine de l'abaque continuellement sur la courbe auxiliaire precedement tracée.E sur un support transparent.Sur la feuille transparente. prise comme une courbe à deux terrains.V On constate déjà.E.Connaissant ( 2/1 ."2 / 1 et h2 /h1" 10 .Q. déplacer de façon à faire coincider la partie droite de la courbe avec une courbe de l'abaque à deux terrains.Refaire la même procedure pour le reste de la courbe du S.Lorsque la coincidence est établie. la meilleure est celle qui se confond avec cette branche. on essaye de coincider la courbe S.K. par translation suivant les axes des abscisses et des ordonnées. en echelle bilogarithmique. on marque la seconde croix correspondante à l'origine de l'abaque. on peut déduire : 2 . 1 ) et ( h2 /h1 .Par cette méthode. parmi les courbes de l'abaque.Reporter la courbe du diagramme auxiliaire à la valeur: u=2/1 et à partir de la première croix.Exemples pratiques d'interprétation ( abaques CGG ) VI-2-1 . 8 . La procedure d'interprétation par abaque est comme suit: 1 . 4 . h2 11 .E mesurée avec une autre calculée (modele). Les coordonnées de ce point nous donne les valeurs de 2. 3 . durant cette opération. 6 .Report de la courbe du S.le temps relativement long pour l'interprétation d'une partie seulement de la courbe.La première branche de la courbe.Estimer le nombre de couches à partir de la courbe ou d'un sondage étalon.A " et choisir le diagramme coprrespondant.hi VI -2 .Replacer la feuille du S. est supperposée à l'abaque. 7 . en gardant les axes parallèles. ainsi que le manque de précision sur l'estimation des paramètres : i.

La figure 6 montre deux exemples d'interprétation. l'abscissi " m1 " de la croix de calque de l'abaque.Lorsqu'il s'agit d'un terrain composé de deux couches. ces équivalences en comparant certaines courbes du catalogue d'abaques: Certaines courbes des abaques CH 59. 62.m 36 .sur l'échelle verticale a du papier transparent ( diagramme expérimental) les valeurs 1 et 2. l'équivalence consiste ici en une même valeur de la résistance transversale de la seconde couche. On lit ensuite directement: .Courbe en cloche ( C ): On sait que le principe d'équivalence appliqué à la couche intermédiaire résistante reste valable tant que la conductance horizontale de cette couche reste faible par rapport à celle des deux couches encaissantes. '2=3. on est parfois obligé d'interpoler à vue entre deux courbes de cette abaque. 84 et 85 sont identiques (courbes existantes ou courbes interpolées) .sur l'échelle horizontale des longueurs. cette valeur " m1" est l'épaisseur " h1" cherchée. Le diagramme expérimental 1 coïncidebien avec la courbe 2/1 = 9 et on lit directement sur le papier transparent 1=50 ohm.m .m et m1 = h1 = 4 m . 62 sont identiques. 2=280 ohm. il existe également des abaques spéciaux. .m . Le diagramme expérimental 2 se place entre les courbes théoriques : 2/1 = 0. VI-2-2-1. l'équivalence ne joue donc plus lorsque la conductance de la deuxième couche est égale ou supérieure à celle de la première couche. l'équivalence consiste ici en une même valeur de la conductance horizontale de la seconde couche.Dans le cas simple de deux terrains VI-2-2 . L'abaque CH 1 S peut être utilisé même si le substratum présente un certain pendage.5 ohm. dans ce cas (trois terrains). 1=70 ohm. jusqu'à 15° à 20° .Cas de trois couches horizontales. d'épaisseur h1 et de résistivité 1 surmontant un substratum très épais h2 =  et de résistivité 2 . mais que dans la pratique. 61. h'1 = 8 m .De même.Rappel du principe d'équivalence: On sait qu'il existe théoriquement une relation biunivoque entre une succession donnée de couches et le sondage électrique correspondant.m . On peut vérifier. VI-2-2-2. C'est le cas de la Figure 7 (courbe 1). qui constituent des " équivalences " . Il suffit de rechercher une coïncidence du diagramme expérimental avec une courbe théorique de l'abaque CH 1 S . 3= 1=70 ohm.m (croix de l'abaque) h2 = 24h1 = 120 m . 83. 2 = 450 ohm. cette courbe coïncide avec la courbe 24 de l'abaque CH59 S et on lit : m1 = h1 = 5 m . en raison de la précision limitée des mesures. certaines courbes des abaques CH 82.2 et 1/7 et on lit directement sur le papier bilogarithmique transparent '1=20 ohm.m . .Cas où l'équivalence n'intervient pas: VI-2-2-2-1. un même diagramme expérimental peut être interprété par une infinité de solution. c'est à dire lorsque l'épaisseur h2 est très grande par rapport à h1.

1=18 ohm..Détermination de la résistance transversale Rt de la 2ème couche. '2 = h"2 .  2 = h'2 . l'équivalence ne joue donc plus lorsque la résistance de la deuxième couche est égale ou supérieure à celle de la première couche.m avec la courbe 2/1 = 7. 2 et 3 Rt(2) = Exemple: La figure 8 représente une courbe en cloche avec 1  3 On choisit donc les abaques CH 57 S à CH 60 S pour interpréter ce diagramme expérimentale. Pour déterminer h1 et 1 . "2 = . avec h1 = 3. et on obtient: m1 = h1 = 2 m . C'est le cas de la courbe 1 (Figure 7 )... '2 ou h"2 . On cherche plusieurs solutions h2 .m L'utilisation d'une courbe 2 terrains CH 1 S. la valeur 2 = 7x15 = 105 Ohm. la résistivité apparente se rapproche de la résistivité vraie 2 du deuxième terrain et l'équivalence ne joue aucun rôle.m . c'est à dire sa résistance transversale Rt(2). le diagramme électrique ne permet pas de déterminer séparément les deux paramètres caractéristiques de la 2ème couche ( h2 et 2 ). h2 .. dans ce cas (trois terrains). en faisant coïncider la courbe expérimentale avec des courbes théoriques de différents abaques et on vérifiera que: Rt(2) = h2 .. c'est à dire lorsque l'épaisseur h2 devient très grande par rapport à h1. pour déterminer h1 conduit à une solution moins précise. donnent les mêmes valeurs : h1 = 3. la résistivité 2 37 .. et en partant de la gauche. le diagramme expérimental avec une courbe trois terrains des abaques précédents: Les courbes 1/2 de CH 62 et 1 de CH 61. dont on peut se contenter parfois: On trouve ici : h1 = 3..m donnée par cet abaque CH 1 S.m .2 ."2 ou . un diagramme de la famille C permet d'obtenir les paramètres suivants : h1 et 1 .. la succession de trois terrains donnant de tels diagrammes est unique et l'interprétation s'éffectue aussi facilement que dans le cas de deux terrains.5 ohm..m (croix de l'abaque) h2 = 24h1 = 48 m . 3= 1= 18 ohm. la courbe 2 de CH 60 donne une coïncidence un peu moins bonne.Courbe en fond de bateau (B): Ici le principe d'équivalence appliqué à la couche intermédiaire conductrice reste valable tant que sa résistance transversale reste faible par rapport à celle des couches encaissantes.. 2=2 ohm.5 m et 1 = 15 ohm.VI-2-2-2-2... L'épaisseur h2 est calculée facilement à partir de m1 = h1 lue sur le papier bilogarithmique et du rapport h2/h1 caractérisant la courbe. = constante Ainsi.. on fait coïncider le mieux possible.3 m et 1 = 15 ohm. on peut seulement évaluer le produit : h2 . On détermine R2 en faisant coïncider la plus grande partie de la cloche ( ou tout le diagramme si c'est possible) avec une courbe théorique 3 terrains. 2 ou h'2 . qui coïncide avec la courbe 24 de l'abaque CH 54 S . représente la valeur minimale 2min pour la résistivité 2 de la 2ème couche. VI-2-2-3.m Dans ces deux exemples.6 m et 1 = 15. Si la 2ème couche est plus résistante que la première et que le substratum et si son épaisseur h2 n'est pas très grande par rapport à h1 (famille des courbes en cloches " C " ).

2 ) satisfaisant à ( h2 . 2 = 7. '2 ou h"2 . sont reportées sur le papier bilogarithmique et on trace la droite de pente ( -1 ou 45° ) passant au mieux par ces trois croix ( puisque la résistance transversale R2= h2.Détermination de la conductance longitudinale de la deuxième couche C2 Si la deuxième couche est plus conductrice que la première et que le substratum (famille des couches " B " en fond de bateau ) et si on épaisseur h2 n'est pas très grande par rapport à h1. 1 = 40 ohm. 1 = 3. et en partant de la gauche. ( h"2 .m h1 = 25 m .m2.5... 1 = 39 ohm. "2 ) . le diagramme expérimental avec une courbe 3 terrains des abaques précédents: Les courbes " 1/5 de 56 S ".m '2 =285 ohm. on peut seulement évaluer le quotient h2 /2 . soit ici 1000 ohm."2 ou . Les trois courbes 3 terrains déjà citées plus haut conviennent pour la coïncidence de la cloche entière et conduisent aux valeurs suivantes: CH 62 CH 61 CH 60 h2 = 3.Exemple numérique: Figure 9 C'est une courbe en fond de bateau avec 1  3 : On choisit donc les abaques " CH 51 S à 56 S " pour interpréter ce diagramme expérimentale. en faisant coïncider la courbe expérimentale avec des courbes théoriques de différents abaques et on vérifiera que: C2 = h2 / 2 = h'2 /' 2 = h"2 /"2 = constante VI-2-2-4-1.m h1 = 25 m .2 m . h2" . 2 ) . 2 = 1000 ohm.2 est constante): Le produit des coordonnées d'un point quelconque de cette droite donne la valeur R2 cherchée. '2 ) .6. 2 =585 ohm.m 38 . "1/2 de 55 S " et " 1 de 54 S " .5.5 m h"2 = 3.m "2 =140 ohm.m2 ) Notons aussi que 3 = 1 = 15 ohm. . A condition que 2 soit supérieur à 2min =105 ohm. 1 = 42 ohm.. 2 ou h'2 .75 m h'2 = 3. donnent respectivement: h1 = 26.m . le diagramme électrique ne permet pas de déterminer séparément les deux paramètres caractéristiques de la deuxième couche "2 . Pour déterminer h1 et 1 .m On peut donc retenir : h1 = 25 m .m Les trois croix (h2. c'est à dire sa conductance longitudinale C2 On cherche plusieurs solutions h2 . 1 = 40 ohm.m VI-2-2-4. 1/2 = 1. on fait coïncider le plus longtemps possible. ( h'2 .5 m . on peut retenir toutes les hypothèses ( h2 . .est lue directement sur le papier bilogarithmique...

m CH 5 S h"2 = 25 * 1 = 25 m . ( h'2 . Pour déterminer C2. d'autre part 2 est lue directement sur le papier bilogarithmique. A condition que 2 soit inférieur à : 2 Max=10 ohm..Cas de plusieurs couches surmontant un substratum résistant. peut déterminer h1.3 m . 2 ) satisfaisant à : h2 / 2 =5.. '2 = 2. 2 ) .L'utilisation d'une courbe 2 terrains CH 1 S .. 2 d'un point quelconque de cette droite donne la valeur C2 cherchée.Rappel de la règle de Humel: Lorsque plusieurs couches surmontent un substratum infiniment résistant. en considérant l'ensemble du recouvrement qui a pour épaisseur "H" telle que : H =  h = h1+ h2+ . dont on peut se contenter parfois: avec la courbe 2 / 1 = 0..... l'asymptote finale du diagramme est une droite de pente ( +1 ou 45° )."2 ) sont reportées sur le papier bilogarithmique et on trace la droite de pente (+1 soit 45° ) passant au mieux par ces troix croix (puisque la conductance longitudinale C2 = h2 / 2 est constante... ( h"2 . notons enfin que (3 = 1 = 40 ohm. "2 = 4.21 ohm.. on peut retenir toutes les hypothèses ( h2 .25 . le rapport des coordonnées h2 . donnée par cet abaque CH1 S représente la valeur maximale 2 Max pour la résistivité 2 de la deuxième couche. la valeur 2 = 10 ohm. on lit la valeur m1 = h1 sur le papier bilogarithmique et on la multiplie par le rapport h2/h1 caractéristique de la courbe pour obtenir h2. et pour résistivité une valeur que nous appelons résistivité équivalmente e . soit ici : C2 = 5.m ) . On peut écrire: H/e =h1 / 1 + h2 / 2 +... on trouve h1 =22 m ( et 1 =10 ohm.5 m . 2 = 1 ohm. conduit à une solution moins précise..m CH 55 S h'2 = 25 * 1/2 = 12.+hn-1 / n-1 =C1+C2+.m.. de coordonnées CT = ha / a = Ci ( ha et a ) permet de calculer : Par ailleurs. on fait coïncider la plus grande partie du fond de bateau ( ou tout le diagramme si c'est possible) avec une courbe théorique 3 terrains. qui donne la conductance longitudinale totale CT.5 * 1/5 = 5.. somme des conductance Ci des différents terrains du recouvrement: CT= Ci Un point quelconque de cette droite. VI-2-3-1.44 ohm.m..+Cn-1 = Ci = CT .. '2 ) . VI-2-3.6 mhos. Les trois courbes 3 terrains déjà citées plus haut conviennent pour la coïncidence du " fond de bateau " et conduisent aux valeurs suivantes: CH 56 S h2 = 26.m Les trois croix : ( h2 . 39 .6 mhos .+ hn-1.m ).

Cependant. VI-2-3-2.m La coïncidence du début de la remontée initiale du diagramme avec une courbe CH 1 S donne la valeur minimale de 2 : on lit 2m = 130 ohm.1 mhos.m (avec la courbe 2 / 1 = 12 ). on pourrait donc en déduire: C2 = CT -C1 = 6. la courbe intermédiaire entre 3 et 5 de CH 61. ce qui donne (en face de la croix : 1 et m1 ): h1 = 21 m et 1 = 11 ohm. en première approximation lorsque la résistivité s . un terrain laisse toujours passer le courant électrique et sa résistivité est finie.m . VI-2-3-3.5 mhos. on fait passer au mieux par ces croix.Règle de Humel approchée: Dans la pratique. On sait que C1 = 25/40  0. 104 ohm. il suffit de faire coïncider la remontée finale du diagramme expérimental sur une série de courbes théoriques montantes de l'abaque CH 1 S et de tracer. ce qui peut servir pour l'interprétation de certains types de diagrammes électriques.6 = 5. 75 m et 230 ohm.6 mhos. mais il faut que s . On a ainsi un deuxième moyen pour calculer la conductance longitudinale C2 de la deuxième couche. Pour obtenir h1.m . chaque fois. 30m et 550 ohm.0. par exemple.7. exacte pour un substratum infiniment résistant.du substratum résistant a une valeur finie. La résistance transversale R2 est donnée. En utilisant les coïncidences de la remontée finale du diagramme avec les courbes 2 / 1 = 4. ensuite. on obtient 6 croix.1 . plus s . on connait ainsi immédiatement la somme des conductances longitudinales des différents terrains constituant le recouvrement. s'applique toujours.soit nettement supérieure de l'ordre de 10 fois pour fixer les idées à la résistivité de la couche ou des couches qui surmontent ce substratum.12 et 19 de l'abaque CH 1 S.9.est grand. les trois croix obtenues (177 m.Exemple avec 3 couches sur substratum résistant La figure 11 donne le diagramme expérimental: On applique les mêmes procédés d'interprétation déjà décrits ci-dessus. une droite de pente +1 ou 45° et le rapport des coordonnées d'un point quelconque de cette droite fournit la valeur de CT . La figure 10 fournit un exemple numérique: le diagramme est le même que celui de la figure 9. plus la règle de Humel est pécise.est déterminée à partir d'un point quelconque de cette droite. Pour déterminer la conductance longitudinale CT . 40 .5.m) permettent de tracer la droite de pente -1. on fait coïncider le début du diagramme et une partie de la cloche sur une courbe de la famille C: ( 1 = 3 ).La droite à 45° de pente +1 passe par le point d'abscisse H (profondeur du substratum) et d'ordonnée e . un point de la droite à 45° qui passe par ces croix donne CT = 6.( résistivité équivalente du recouvrement). la règle de Hummel. par coïncidence maximum de la cloche avec une courbe des abaques CH 60 (courbe 9). Comme CT . CH 61 (courbe 3) et CH 62 (courbe 1). la croix de calage sur cet abaque bilogarithmique.

CHAPITRE VII INTERPRETATION AUTOMATIQUE EN PROSPECTION ELECTRIQUE. 3= 8. L'interprétation de ce diagramme unique permet donc de déterminer les paramètres suivants: h1 = 21 m .m . soit : C2Maxi = h2Maxi / 2min avec h2Maxi = R2 / 2min d'où : C2Maxi = R2 / (2min )2 = 17000 / (130)2  1 mhos On aurait ainsi la valeur minimale de C3 soit : C3Maxi = CT .C2Maxi = 114 . On peut aussi chercher à obtenir directement C3 en faisant coïncider au maximum le fond de bateau avec une courbe de la famille " B " ( 3= ).  4 = 300 à 500 ohm. 111.m .4 mhos Cette détermination confirme donc que la valeur de C3 est voisine de 111. on calcule la valeur maximale C2Maxi de la conductance longitudinale du 2ème terrain. C3 = On ne peut pas pousser plus loin l'interprétation sans examiner les autres S. 3= 1.m environ.4 mhos h3 = 390 x 1 = 390 m. n°1 de 85 S et n°1/2 de 86 S conviennent bien et donnent respectivement: h3 = 330 x 3 = 990 m.5 mhos .1 = 111 mhos.5 ohm.C1 = 112 mhos. les courbes n°3 de 84 S. 3= 3.m2 La conductance totale CT peut se déterminer avec l'abaque CH 1 S: les trois croix alignées sur une droite de pente +1 conduisent à CT=114 mhos On peut chercher à calculer C3 à partir de CT =C1 +C2 +C3 . C2 est faible puisqu'il s'agit d'un terrain résistant: en prenant C2 = 0. on obtiendrait la valeur maximale de C3. C1 est connu.2 . alors qu'en prenant 2min = 130 mhos (valeur minimale). puisque C1 = h1 / 1 = 21/11  2 mhos .  2  130 ohm.4 mhos h3 = 390 x 1/2 = 195 m.E de la mëme étude géophysique.m CT = 114 mhos.m. Enfin. 41 .75 mhos. soit C3Maxi = CT . C3 serait donc compris entre 11 et 112 mhos.C1 .1 Introduction.8 mhos. R2 = 17000 ohm m2 .ce qui donne la valeur: R2 =170.5 mhos.m soit : C3 = 112. VII .m soit : C3 = 111.100 =17000 . on peut connaître un ordre de grandeur de la résistivité 4 du substratum en calant la remontée finale du diagramme sur une courbe CH 1 S montante: on trouve 4=300 à 500 ohm.m soit : C3 = 111.  1 = 11 ohm.

On peut calculer g(x1) et recommencer la même procedure. x: représente un vecteur des paramètres à estimer.On choisit la direction de descente: h0 = -g(x0) Alors la valeur de g(x0 + h0) étant inferieure à g(x0) et x1 = x0 + h0  représente le pas de descente. on utilise pour cette fin. Un deuxième critère d'arrêt est désigné sur le nombre d'itération. un nombre maximal Kmax est prédeterminé dans le processus. Cette dernière est appelée critère d'arret des calculs itératif. elle permet la recherche des minimums ou maximums d'une fonctionnelle. l'une est la courbe mesurée ou expérimentale. c'est à dire choisir un modèle le plus proche de la réalité. néanmoins il faut veuiller au bon choix du modèle initial.Epaisseur) sera améliorée. comparativement à l'interprétation par abaque. La précision des estimations de paramètres (Résistivité . la méthode du Gradient.L'interprétation automatique des sondages électriques est une méthode indirecte.Principe : La méthode du gradient est une des techniques d'optimisation. simple à mettre en oeuvre sur micro-ordinateur.Méthode du gradient: VII-2-1 . Ce calcul est itératif. elle consiste à résoudre le problème inverse très connu en géophysique. Le processus de minimisation est arreté dès que la valeur g(x) soit inferieur ou égale à une quantité pré-établie  . afin d'éviter tout risque de divergence du processus de calcul itératif. c'est un réel positif suffisament petit. Cette méthode est à la base de la conception des traitements automatiques des courbes de résistivités. Cette opération consiste à minimiser la somme des écarts relatifs quadratiques entre les deux courbes.Ils consistent à améliorer une solution (modele) initiale convenablement choisie par l'identification de la courbe mesurée avec celle calculée. VII-2 . calculer sa réponse et la comparer ensuite au model réel du terrain ou modèle expérimental. La convergence de la procedure dépend du choix de la valeur initiale de x . la condition de principe du minimum nous permet d'écrire: g(x)=0 ( x soit à l'intérieur du domaine des solutions acceptables) Ayant calculé le gradient g(x) pour un vecteur éstimé x0. l'autre la courbe calculée ou la réponse du modèle. une suite xk telle que g(xk) soit décroissant ( processus en descente vers l'optimum). Cette technique d'interprétation permettra un gain assez considérable de temps. cela forme un atout essentiel de la méthode automatique d'interprétation.On construit alors. 42 . en outre elle nous donne une grande liberté dans le choix et le test de plusieurs modèles. Soit g(x) la fonctionnelle à minimiser.

x0.. g(x)x = x0 = ( g(x) /x1x = x0 . si les écarts sont relativements faibles..  : valeur minimale souhaitée de g(x) .Le nouveau vecteur des paramètres sera donné par la relation: x1= x0+..h0 . La méthode proposée est celle de Vozoff.3 Traitement automatique d'un sondage électrique VII . ..hi à l'aide de l'intégrale suivante: ac (r) = 1  1 . . on calcule théoriquement la réponse d'un modèle de sondage électrique choisi convenablement en tenant compte des particularités géologiques du site..3 -1 Principe L'interprétation automatique d'un sondage électrique est réalisé en utilisant les techniques de simulation ou modelisation ..1. jusqu'à ce que la fonctionnelle soit minimisée ou bien le nombre d'itérations éxcede le nombre Kmax ..hi" Dans cette méthode. KMax ombre maximale d'itérations 43 .Initialisation du vecteur de paramètres à estimer : x0 = (x0.Si non le modèle est corrigé par l'expression suivante: Pi = ... ..Introduction des critères d'arrêt du processus itératif..Algorithme de calcul.. g(x) /xnx = x0 ) Donc la direction de descente " h " sera : h0 = . on calcule la courbe de résistivité apparente pour un modèle donné i...  Cette courbe est ajustée à la courbe de terrain a mes (r).VII-2-2...x0.. celà est facilité par la connaissance de la formule de g(x) ou par construction numérique de ses échantillons . VII .....C /Pi où : µ: le pas de descente du processus itératif vers le minimum de C.. g(x) /x2x = x0 .J1( r).().Choix du pas de descente  ( il est pris généralement entre zéro et un ) ..2 r².g(x)x = x0 ..Calcul du gradient g(x) au point x = x0.Calcul de g(x) au point x = xk .La procedure est répetée autant de fois...Test sur la valeur de g(x0) par rapport à  . alors la coincidence est bonne et dans ce cas la solution sera celle du modèle générateur de la courbe théorique.n ) . 0 << 1 . puis on la compare à celle mesurée. sinon on passe à l 'étape qui suit. .Si g(x0) est inférieur ou égale à  on prendra x0 comme étant l'éstimé (solution acceptable).2... qui a su adapter la méthode du gradient dans la recherche du minimum entre la courbe théorique et celle calculée et ensuite la solution sous la forme "i.

1 .T().2 . VII .C: représente l'écart quadratique.0148 C5 971. avec: T() = 1 (1 + 2.Obtension des paramètres modeles Xi = ( Pi .J1( r). Hi) Pour aboutir à cette distribution il existe plusieurs méthodes. Hi ). Le test est repeter itérativement autant de fois jusqu'à la valeur optimale VII -3 . la plus utilisée est la suivante: .2 .2 Calcul de la courbe modèle: Le problème de calcul d'une courbe de sondage électrique est ramené à integrer la formule intégrale de " STEFANESCOU ": ac (r) = r². ce dernier a permis l'élargissement du champ d'application de deux méthodes d'interprétation des courbes de sondages électriques. A partir des données de terrains ( résistivités observées ).Calcul de la "résistivité transform" à partir des valeurs observées en lui appliquant le filtre de GHOSH. .Minimiser l'écart entre la courbe théorique et la courbe observée au sens des 44 .La deuxième méthode dite indirecte.0255 C2 -0. . .4018 C7 0.0814 C6 0.5716 C8 .Calcul de la "résistivité transform" à partir de ce modèle.Determination de a théorique par convolution de T par un filtre donné ( Ghosh ) . on essaye de soutirer une information et d'aboutir à la distribution des paramètres modeles : Xi = (Pi.0499 VII -3 .La première méthode dite directe.3 . .() ) T() est connu sous l'appellation de la "résistivité transform" L'intégrale de " STEFANESCOU " est calculée approximativement par l'utilisation du filtre de "GHOSH (1971) ". Filtre de GHOSH C1 0. Hi ) à partir de "T".Choix convenable du modèle initial Xi = ( Pi .2 .10640 C4 -1.1854 C3 0. la valeur de C nous renseigne sur la qualité de l'ajustement.2 C9 0..

3 .4 .T(Ln ri21.1/r12 + 1/r22 )-1i En un point quelconque " i ". VII .nj )/ri11 .rj)*C(rj) .Pour la couche (Pn-1 .V / I K: facteur géométrique ne dépend que de la disposition relative des électrodes. pour une stratification horizontal de " n " couches est obtenue par les formules recurentes.moindres carées en utilisant la méthode du gradient ou de l'inverse généralisée. VII .Calcul de  a théorique. La fonction potentiel n'est autre que la convolution de T par un filtre C V(r) = 1/2r  T(Ln(r) . (Rijo et All 1977) VMN = V(r11)-V(r21)-V(r12)+V(r22) Pour un point de mesure " i " : V i = 1/2r  Tij*Cj avec : Tij = T(Ln ri11.Kn-1 .1/r21 . la résistivité apparente a est donnée par: 45 .e (-2Hi )] / [1 + e (-2Hi )]} Ces formules récursives nous permettent de trouver T1 à la surface.nj)/ ri22 Cj = C(nj) a = K. Ki = 2 ( 1/r11 .nj)/ri12 + T(Ln ri22.e (-2Hn-1 )] / [1 + Kn-1 .e (-2Hn-1 )]} avec : Kn-1 = ( n-1 . n ) / (  n-1 +  n ) La formule liant Ti et Ti+1 est donnée comme suit: Ti ( ) = [ wi ( ) + Ti+1 ( ) ] / [1+ wi ( ) Ti+1 ( )/ Pi²] avec: wi ( ) =  i { [1 .Algorithme de Calcul de la fonction " résistivité transform " La fonction " T ".3 .3 .T(Ln ri12. Hn-1) au top du substratum: Tn-1 ( ) =  n-1 { [1 .nj)/ri21 .

a = Ki / 2  Tij*Cj Cela montre que la résistivité apparente n'est autre que le produit de convolution de " résistivité transform T " par un filtre de Ghosh "C " le tout multiplié par le coefficient Ki / 2 VII . l'utilisation du traitement automatique peut donner la dimension de la structure.Z) . Un minimum de C indique la meilleur approximation.R2.a. C = -1/M  (  a mesurée . Ce traitement a pour objet l'estimation de la profondeur "Z" de la structure.Principe de la méthode.4 . M : nombre de mesures Ce calcul est rendu itératif par l'introduction de la méthode du gradient.1 . c'est ainsi qu'on dimensionne la présente anomalie. son rayon "a". VII .Méthode de calcul (modèle sphérique) . La profondeur et le rayon sont pris à partir des informations géologiques disponibles. la résistivité du milieu en question et la résistivité du milieu encaissant. La résistivité du milieu supposé sphérique est prise égale à l'extrémum de la courbe. Lorsque le profil fait apparaitre une anomalie due à une structure sphérique.005 ). a calculée )² 46 . Cependant. VII . Lorsque "C" devient inférieur à une petite quantité prédeterminée ( .. L'Ajustement est traduite sous forme d'une minimisation du critère quadratique "C".4 Traitement Automatique d'un profil de résistivité. a calculée)2 où: a mesurée : mesures de résistivités a calculée : valeurs calculées de résistivités.Choix du modèle initiale : Initialisation du processus itératif par le modèle P où P = (R1. L'idée de base est une approximation successive de la courbe du profil par celle calculée à partir de l'expression analytique donnant la résistivité causée par une sphère. car il permet une rapidité dans l'établissement de la convergence du processus itératif. par la relation suivante: C = -1/M  (  a mesurée . les paramètres génerant la courbe modèle seront pris comme étant ceux ayant donné la courbe de terrains.2 .Calcul du critère "C". un meilleur choix reste toujours souhaitable. Le modele initiale est determiné à partir de la courbe de résistivité.4 .001 . par contre la résistivité du milieu encaissant est prise asymptotiquement à la courbe.

(-a/z)3.Calcul du gradient de "C" : C= (C(P)/R1P=P0. C(P)/ZP=P0 ) C(P) /X = 1/M   /X ( a mesurée .Dérivation par rapport à la résistivité du milieu encaissant  1 a /1 = ²1 + 412 . si "C" est inférieur à cette valeur. .Le critère est comparé à sa valeur minimale déjà établie. C(P)/aP=P0).L'ajustement des paramètres est ensuite rélisé en adoptant la relation suivante: 47 .(-a/z)3.1 . ac/a .a calculée )² = 2/M   ac /X ( a mesurée . on arrête le calcul.on continue l'éstimation.(Le modèle initial correspondant au modèle final).( 2x²/z² -1)/(x²/z²+1)5/2 où: 1 : résistivité du milieu encaissant a : rayon du coprps supposé sphérique z : profondeur du centre du corps depuis la surface VII-3-2-2. dans le cas échéant.Dérivation par rapport au rayon "a" de la sphère (corps perturbateur) a /a = 31 (.22 / (1+22)². C(P)/R2P= P0. ac/R2 .2 / (1+22). ac/z ) .(-a²/z3).a calculée ) Donc pour calculer le gradient de "C" on est appelé à calculer celle de la fonction ac : ac = ( ac/R1 .(-2x²(1+x²/z²-(3z²-2x²)(x²/z²+1) )/(x²/z²+1)7/2 ) avec K = (1-2/(1+22) .Calcul des dérivées partielles de la fonction ac due à une sphère : VII-3-2-1-Dérivation par rapport à la résistivité du milieu perturbateur 2 a /2 = -3²1)/(1+22)².( 2x²/z² -1)/(x²/z²+1)5/2 VII-3-2-4-Dérivation par rapport à la profondeur 'z' d'enterrement de la sphère a/z=1K(-a/z2)3.( 2x²/z² -1)/(x²/z²+1)5/2 VII-3-2-3.

Si on dispose d'un sondage étalon (sondage dont le log lithologique est connu).On choisit la direction de la coupe qui souvent perpendiculaire aux axes structuraux. Une fois les zones résistantes sont localisées.1 . on determine les zones résistantes (généralement des résistivités supérieures à 60 ohm.On choisit une échelle convenable (échelle verticale et horizontale) et on trace la coupe altimétrique.2 .m et inférieures à 1000 ohm.Mod k+1 = Mod k . 48 . 2 .Construction de coupes géoélectriques. Les résultats obtenus lors de l'interprétation des courbes de sondages électriques sont présentés sous forme de coupes géoélectriques.µ.m) ce qui nous aidera à choisir la longueur "AB" pour l'établissement des cartes en isorésistivité.On procède au contouring c'est à dire joindre les points ou isovaleurs pour obtenir la coupe géoélectrique. on reporte pour chaque sondage la valeur de la résistivité apparente qui correspond à AB determiné ci-dessus. le processus se déroule comme suit: 1 .C où: Mod k le modèle à l'étape k Mod k+1 nouveau modèle à l'étape k+1 µ réel positif. 3 .Chaque sondage est présenté par les résistivités et les épaisseurs trouvées. il servira pour le calage. VIII .généralement pris entre 0 et 1 . CHAPITRE VIII CONSTRUCTION ET INTERPRETATION DES CARTES ET PROFILS DE RESISTIVITE VIII .Construction de la carte d'isorésistivité: Une fois on tracé toutes les coupes possibles. 2 . 4 . on évalue la profondeur de ces zones. ce qui permettra de choisir la longueur "AB" ( on sait que la profondeur de pénétration est généralement donnée par: AB/10  hp  AB/4 Une fois AB determinée.

Un aperçu géologique de la région.3 .Arnus L'eau en Algérie Marc Cote OPU 1985 49 . BIBLIOGRAPHIE H.Interprétation des profils et cartes de résisitivité Les profils et cartes de résistivité ne permettent souvent qu'une interprétation qualitative. On peut soit reporter le long des profils les valeurs des résistivités apparentes mesurées. VIII . forages de reconnaissance et études complémentaires.Une fois le repport des valeurs est fait on procède au traçage des courbes d'isovaleurs par le principe de triangulation.Cartes en isorésistivités 6.Christopher H.Documents fournis au client.Les propositions du services telles que les forages de captage des eaux souterraines.Les résultats de l'interprétation géophysiques 4. Expoitation) . la confrontation de toutes ces informations peut amener le géophysicien à localiser les zones conductrices ou résistantes et proposer ainsi des forages d'exploitation.Doin Editeur 1975 R.Armstead La géothermie (Exploration. Forage. 2.Coupes géoélectriques 5. Paris 1981 J. Après chaque fin d'étude. CEP Edition du Moniteur. le service d'interprétation fournit au client un rapport en cinq exemplaires qui contient généralement: 1.Cartes en isobathes de l'acquifère 7. on obtient alors des courbes dont les anomalies peuvent faire l'objet de corrélation intéressantes entre les divers profils (Figure 12 ).Goguel La géothermie . La carte d'isorésistivité définit l'extension des zones conductrices et résistantes.4 . L'interprétation fait appel en plus à des données géologiques hydrogéologiques.La méthode d'interprétation des sondages électriques (les differentes phases) 3. VIII .

S Les sources thermominérales de l'Algérie études géochimiques tome1 et 2 (1940-1947) Documents: SONATRACH.Archimbauld Les possibilités géothermiques de l'algérie 1970 Guigue. Thèse de 3ème cycle USTHB 1985 B.Seguin La géophysique et les propriétes physiques des roches Quebec 1971 H.Djeddi La magnétotellurique (acquisition.les prémices d'un aménagement OPU 1983 Dib-Adjoul Henia Le thermalisme de l'Est Algérien . ENAGEO.Damians et J.L'espace en Algérie . ANRH 50 . CNRS. traitement et interprétation) OPU 1992 Cormy.Cagniard Introduction à la physique du globe IFP 1960 M. G. IAP.SHOUT et M.K.Favre Cours de géophysique IFP 1956 L.

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