Fiscalité des entreprises en Côte d'Ivoire
Fiscalité des entreprises en Côte d'Ivoire
FISCALITE DES
ENTREPRISES
Sommaire
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
On peut tout aussi bien dire que l’impôt est un prélèvement pécuniaire requis des particuliers
(personnes morale et physique), par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie en vue
d’assurer le financement des dépenses publiques.
L’impôt est :
A titre définitif
L’impôt n’est pas un prêt.
A la différence de l’emprunt, l’impôt légalement dû et régulièrement acquitté n’est en
principe ni restituable, ni remboursable sauf dans les cas de surtaxe.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
L’abus de droit
Il y a abus de droit lorsque, dans le but de se soustraire en totalité ou en partie à l’impôt, le
contribuable produit à l’administration fiscale un acte qui dissimule la portée véritable d’un
contrat ou d’une convention. Exemple : une donation déguisée en vente ou un salaire présenté
sous forme de prêt.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Lorsque l’anormalité d’une charge est retenue par l’administration, elle ne sera pas déductible
de la base de l’impôt sur les bénéfices et la somme concernée sera imposée entre les mains du
bénéficiaire de l’opération.
Exemple : les libéralités, la cession d’un bien de l’entreprise à un dirigeant à un prix inférieur
à sa valeur réelle…
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Les traités Internationaux régulièrement ratifiés par la Côte d’Ivoire ont une autorité par
rapport aux lois internes. Ces traités visent généralement à éviter les doubles impositions. A
cela, il faut ajouter les directives de l’UEMOA qui oblige les Etats membres à modifier leurs
législations nationales de façon à réaliser une certains harmonisation des fiscalités dans le
cadre de la communauté économique. C’est en matière de TVA que l’harmonisation est plus
avancée.
2) La technique fiscale
- l’assiette ;
- la liquidation ;
- le recouvrement ;
- le contrôle.
L’assiette
L’assiette est l’ensemble des règles appliquées ou des opérations effectuées pour :
Mais au sens strict, l’assiette peut être définie comme la base imposable ou base d’imposition.
La liquidation
Le recouvrement
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
C’est l’ensemble des opérations et pratiques, des règles et procédures qui permettent de faire
passer l’impôt du patrimoine du contribuable dans les caisses de l’Etat. Le recouvrement des
impôts et taxes est assuré par le comptable public.
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I) Champ d’application
1) Les assujettis (art 264 CGI)
Est assujettie à la patente, toute personne physique ou morale exerçant en Côte d’Ivoire un
commerce, une industrie, une profession non exemptée selon l’article 280 du CGI.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Le taux de droit commun est de 0,5%, calculé sur le chiffre d’affaires ou des recettes hors
taxe, de l’année précédente. Un minimum de perception fixe à 300 000 F CFA.
Le seuil maximum de perception du droit sur le chiffre d’affaires se présente comme suit :
NB : les entreprises et organismes qui acquittent le droit sur le chiffre d’affaires au taux de
0,7% sont exemptés du droit sur la valeur locative.
Il convient de noter que la limite maximum de perception du droit sur le chiffre d’affaires
n’est pas applicable aux entreprises passibles du taux de 0,7% ainsi qu’aux entreprises de
transport.
Le DVL est assis sur la valeur locative des établissements pris dans leur ensemble.
La VLA des établissements industriels est déterminée comme suit :
- terrains, Bâtiments industriels, Usines : 5,6% Valeur Brute au bilan
- bureaux (Immeubles à usage administratif) : 15% Valeur Brute au bilan
- magasins (Immeubles à usage commercial) : 15% valeur Brute au bilan
La méthode de calcul de la VLA à partir du bilan n’est utilisée qu’à défaut d’une valeur
locative réelle.
NB : Entreprises commerciales et entreprises prestataires de services.
Les immeubles (terrains et bâtiments) sont pris en compte, par l’administration fiscale, dans le
calcul de la valeur locative de l’entreprise pour 10% de leur valeur brute au bilan.
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Application 1 :
Une entreprise commerciale a 3 établissements Yamoussoukro, Daloa et Abidjan.
L’entreprise loue les locaux de Daloa et de Yamoussoukro, mais au niveau d’Abidjan,
l’entreprise est dans ses propres locaux. Les autres informations sont communiquées dans le
tableau ci-dessous :
Travail à faire :
1- calculer la patente due par l’entreprise
2- calculer la patente due si l’entreprise commerciale était une entreprise industrielle.
L’impôt foncier (IF) = impôt sur le revenu foncier (IRF) + impôt sur le patrimoine foncier
(IPF)
I) Impôt sur le revenu foncier et impôt sur le patrimoine foncier des propriétés
bâties
1) Champ d’application
Art. 149 – il est établit un impôt annuel sur le revenu foncier et sur le patrimoine foncier des
propriétés bâties, telle que maisons, fabriques, manufactures, usines et en général, tous les
immeubles construits en maçonnerie, fer ou bois fixés au sol à demeure, à l’exception de ceux
qui en sont expressément exonérés par dispositions du présent Code.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Art. 150 – sont également soumis à l’impôt sur le revenu foncier et à l’impôt sur le patrimoine
foncier des propriétés bâties :
1- les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel, tels que chantiers,
lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature, soit que les
propriétaires les occupent, soit qu’ils les fassent occuper par autrui à titre gratuit ou
onéreux.
2- Les bureaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le commerce,
l’industrie ou la prestation de services même s’ils sont seulement retenus par des
amarres.
Art. 151 – sont exemptés de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine
foncier des propriétés bâties :
1- les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’Etat, aux collectivités
territoriales et aux établissements publics, lorsqu’ils sont affectés à un service public
ou d’utilité générale et sont improductifs de revenus.
2- Les installations qui dans les ports maritimes, fluviaux ou aériens, et sur les voies de
navigation intérieure font l’objet de concessions d’outillage public accordées par l’Etat
à des chambres de commerce, d’agriculture ou d’industrie, ou à des municipalités et
sont exploitées dans les conditions fixées par un cahier des charges.
3- Les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique et
appartenant à l’Etat, ou à des collectivités territoriales.
4- Les édifices servant à l’exercice public des cultes.
5- Les immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers.
6- Les immeubles affectés à des œuvres d’assistance médicale ou d’assistance sociale.
L’impôt sur le revenu foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâtis sont
calculés à raison de la valeur locative de la période d’imposition.
On entend par la valeur locative le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il
les donne à bail, ou s’il les occupe lui-même, celui qu’il pourrait en retirer en cas de location.
A défaut de la valeur locative si les propriétés appartiennent à l’entreprise :
- si l’entreprise est une entreprise commerciale ou une entreprise de prestation de
services : on prendra dans ce cas 10% de la valeur brute au bilan des propriétés
comme VLA,
- si l’entreprise est une entreprise industrielle, on déterminera la VLA comme suit :
Terrains, bâtiments industriels, usines : 5,6% valeur brute au bilan
Bureaux (immeuble à usage administratif) : 15% valeur brute au bilan
Magasins (immeuble à usage commercial) : 15% valeur brute au bilan
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
NB : les matériels et outillages, les matériels de transport, les matériels et mobiliers, les
agencements et installations, les immobilisations incorporelles et financières sont à exclure de
l’assiette de la valeur locative.
2) Taux de l’impôt
NB : le taux de l’impôt sur le revenu foncier est de 3%. Il est porté à 4% en ce qui concerne
les personnes morales et les entreprises. Il s’applique à la valeur locative des immeubles
productifs de revenus. Sont visés par ce taux seulement les immeubles donnés en location.
Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est également fixé à 3% en ce qui concerne les
immeubles affectés à l’habitation et occupés par leur propriétaire à titre d’habitation
principale (4% pour les entreprises propriétaires).
Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties pour la résidence secondaire
à usage personnel improductive de revenus fonciers est de 3%. Le bénéfice du taux réduit est
subordonné à la production d’un certificat de résidence secondaire établi à la direction
générale des impôts.
Application 2
La société S (personne morale) à un bâtiment, qu’elle met en louage à 100 000 F par mois.
Calculer le montant de l’impôt foncier à payer dans les cas suivants :
1) Location normale sur les 12 mois
2) Le bâtiment vacant durant 3 mois
3) Le bâtiment vacant durant 8 mois
4) Le bâtiment est habité par le propriétaire lui-même.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Solution
Cas IRF IPF IF = IRF + IPF
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Application 3
L’entreprise S (entreprise commerciale) a 3 établissements Yamoussoukro, Daloa et Abidjan.
S loue les locaux de Daloa et de Yamoussoukro, mais au niveau d’Abidjan, S est dans ses
propres locaux. Les autres informations sont communiquées dans le tableau ci-dessous :
Travail à faire :
1) Calculer le montant de l’impôt foncier dû par S
2) Calculer le montant de l’impôt foncier dû si S était B (entreprise industrielle).
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
2) Base d’imposition
2.1 Propriétés imposables
Art. 161 – les immeubles urbains sont imposables en raison de leur valeur vénale au 1er
janvier de l’année de l’imposition.
La valeur vénale est déterminée :
- en ce qui concerne les terrains urbains visés à l’article 160 ci-dessus, par des
commissions communales nommées par arrêté du Ministre des Finances, composées et
statuant dans des conditions qui seront fixées par décret pris en Conseil des Ministres.
Cette valeur vénale est fixée pour chaque année d’imposition, au cours des deux
derniers mois de l’année précédente ;
- en ce qui concerne les autres terrains imposables, au moyen des actes translatifs de
propriété concernant les terrains imposables ou les terrains voisins, ou à défaut d’actes
translatifs, par voies d’estimation directe.
3) Taux d’imposition
L’article 165 du CGI fixe le taux d’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties à
1,5% de la valeur vénale déterminée conformément aux dispositions de l’article 161 du CGI.
Ce taux s’applique à partir de la fin de la 2e année suivant l’année d’acquisition du terrain.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Application
Monsieur A a acheté un terrain de 600 m² au prix de 2 500 000 F. la lettre d’attribution est
datée du 10 mai N+1. Monsieur A n’a pas encore mis en valeur la parcelle au 31/12/N+6.
La commission communale a fixé les années ci-après, les valeurs suivantes :
N+2 : 6 500 F / m² N+4 : 5 000 F / m² N+6 : 10 000 F / m²
N+3 : 8 000 F / m² N+5 : 10 000 F / m²
Travail à faire : Calculer l’impôt foncier dû au titre des exercices N+2 à N+6
Solution :
Périodes Surfaces Prix / m² IPF = 1,5% x valeur vénale
Dans le cadre de la fiscalité des entreprises, les droits d’enregistrement sont constitués des
droits que l’entreprise paye lors :
de la constitution des sociétés
de la modification des statuts
de la fusion
de la dissolution
de la scission
d’apport partiel d’actifs
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Solution :
Bâtiment :…………… 10 000 000
Marchandises :……. 15 000 000
Banque :…………… 12 000 000
Total :……………… 37 000 000
Les taux d’impositions pour les apports purs et simples sont les suivants :
Lorsque le montant des APS est compris entre 0 F et 10 000 000 F, il n’y a pas de
droit fixe à payer,
Si le montant des APS est compris entre 10 000 001 F et 5 milliards le taux
d’imposition est de 0,3%
et au-delà de 5 milliards le taux est de 0,1%.
Si les apports comportent des immeubles et les terrains, la loi exige un taux supplémentaire
de 1,2% sur les terrains et les immeubles.
Exemple 2 :
L’entreprise B a constitué un capital de X F.
Travail à faire : Calculer les droits dus à la constitution dans les cas suivants :
a) X = 8 000 000
b) X = 10 000 000
c) X= 4 000 000 000
d) X = 5 000 000 000
e) X = 7 000 000 000
Solution :
CAPITAL CALCULS DP DF
A
B
C
Remarque :
Le contribuable ne paie qu’un seul des droits :
- Si DP > DF, alors il paie le DP (droit proportionnel ou progressif)
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exemple 3 :
Koné et Drissa décident de créer une société en faisant les apports suivants :
Koné : fonds de commerce : 7 000 000 000 Drissa : Marchandises : 22 000 000 000
Caisse : 1 000 000 000 Banque : 5 000 000 000
Travail à faire :
1) Calculer le capital de cette entreprise
2) Liquider le droit exigible
Remarque :
La taxation prend en compte aussi bien les apports en numéraire libérés que la fraction non
libérée.
Exemple 4 :
M. Koné souscrit à 2 000 actions de valeur nominale 3 500 F. Il libère les ¾ à la constitution.
Travail à faire : Calculer les DA dus lors de la constitution de cette entité
Exemple 5 :
Pour créer son entreprise J apporte les éléments suivants :
Terrain : 2 000 000 000 ; Bâtiment : 3 000 000 000 ; Banque : 12 000 000 000
Les ATO sont des apports dont la contrepartie peut être une reconnaissance de dette pour un
remboursement, ou la prise en charge d’un passif par la société à l’égard de l’associé.
Les apports seront imposés selon leur nature. Ainsi par exemple :
Le fond de commerce fera l’objet d’un taux de 10%,
Les immeubles feront l’objet d’un taux de 4%,
la créance et la trésorerie seront exonérées,
Les marchandises apportées à titre onéreux comme à titre pur et simple subissent
toujours un droit fixe égal à 18 000 F.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exemple 6 :
Koné et Drissa ont fait des apports suivants lors de la constitution d’une entreprise :
Fonds de commerce : 1 500 000 000
Koné Caisse : 2 000 000 000
Dette : 1 000 000 000
N° Eléments Taux
1 Trésoreries (caisse, banque,…) 0%
2 Créances (client,…) 0%
3 Cession de droits sociaux (actions, parts sociales) 1%
4 Marchandises et mobilier de bureau 18 000 F
5 Acquisition d’immeubles (bâtis ou non bâtis) à 4% + TPF
usage commercial, administratif, industriel
6 Cession de Fonds de commerce 10%
7 Acquisition d’in immeuble par un crédit preneur 18 000 F +
dans le cadre d’un contrat de crédit-bail au moment TPF
de la levée d’option
8 Echange d’immeuble sans retour 3% + TPF
9 Echange d’immeuble d’inégale valeur avec plus- 2% moindre
value et soulte portion + 4
% sur valeur
plus élevée
entre plus-
value et soulte
+ TPF
10 Plus-value sur vente d’immeuble par un particulier 15%
(20% du prix de cession)
11 Cession de stocks de marchandises 18 000 f
12 Echange d’immeubles d’inégale valeur avec plus- 2% moindre
value mais sans soulte portion + 4%
sur plus-value
+ DPF
13 Inventaire des objets mobiliers 18 000 F
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
3. Principe de taxation
Il existe 2 principes de taxation sous le régime du droit commun :
Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus faibles
vers les éléments qui supportent les taux de mutation les plus élevés.
Les parties au contrat social jouissent de la liberté de définir l’ordre d’imputation du passif
(dette et hypothèque). Lorsqu’elles ne satisfont pas à cette hypothèse, l’administration
procède à l’imputation du passif selon deux méthodes :
2.2. Imputation du passif dans un ordre préférentiel ouvrant droit à des tarifs
profitables au trésor public
Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus élevés
vers les éléments qui supportent les taux de mutation les plus faibles.
APPORTS MIXTES
Les parties sont libres de désigner parmi les biens apportés ceux qui constituent un apport pur
& simple et ceux qui représentent un apport à titre onéreux. Elles ont tout intérêt à utiliser
cette faculté, en rangeant dans la seconde catégorie les biens dont la vente est exonérée de
tous les droits d’enregistrement ou supporte les tarifs les moins élevés. A défaut de cette
précision, l’administration procéderait (ce qui serait plus coûteux) à une imputation
proportionnelle sur les biens de chaque nature apportés par l’intéressé.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Application 1:
PIERRE et PAUL s’accordent pour créer l’entreprise BERGER. Les apports de chaque
associé sont :
L’associé PIERRE a apporté ; un bâtiment à usage commercial de 1 000 000 000 F, un
fonds commercial de 2 000 000 000 F, et une dette fournisseur de 1 200 000 000 F.
L’associé PAUL a apporté de la liquidité de banque de 6 000 000 000 F, des marchandises
de 500 000 000 F et des dettes de 2 500 000 000 F.
Travail à faire :
Application 2:
Messieurs TOTOKRA, TAPE et ASSO décident de créer l’entreprise GABA le 01/01/N.
les apports de chaque associé sont :
TOTOKRA : Apporte de la liquidité 12 000 000 F, des titres de placement 16 000 000 F,
un fonds commercial de 20 000 000 F, de mobilier de bureau de 5 000 000 F, un
bâtiment industriel de 10 000 000 F, et un terrain de valeur 17 000 000 F. le montant de
ses dettes est de 50 000 000 F. la société naissante décide de prendre en charge seulement
60% de ces dettes.
TAPE : il a apporté un bâtiment commercial de 5 000 000 F mais l’expertise du bâtiment
lui donne la valeur de 4 000 000 F, lequel bâtiment est hypothéqué à 2 500 000 F, un
fonds de commerce de 11 000 000 F, des marchandises de 2 000 000 F, une créance de
3 500 000 F, de la liquidité en banque de 5 000 000 F. Enfin il doit à son fournisseur la
somme de 15 000 000 F.
ASSO : Apporte du numéraire d’un montant de 5 000 000 F dont 700 000 F de prêt à la
nouvelle société naissante
Travail à faire :
Calculer les droits dus à la constitution de la SA GABA selon :
a) La méthode favorable à l’entreprise
b) La méthode d’imputation proportionnelle au passif
c) La méthode d’imputation du passif dans un ordre préférentiel ouvrant droit à des
tarifs profitables au trésor public.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Cela se produit lorsque le capital augmente par apport en nature, en numéraire, par conversion
des créances en actions, par conversion des comptes courants associés (capitalisation compte
courant associé), par capitalisation de la dette fournisseur…
Les droits d’enregistrement se calculent de la même façon qu’à la constitution, mais on doit
tenir ici compte du capital primitif pour l’application du barème dégressif.
Exemple 1 :
La SA DIDIER au capital de 4 500 000 000, procède à une augmentation de son capital par
incorporation d’une dette fournisseur de montant 3 000 000 000.
Travail à faire :
Liquider les droits dus lors de cette opération.
Exemple 2 :
Une SA au capital de X milliards de franc procède à une augmentation de capital par apports
suivants :
Apports en espèces 800 000 000
Capitalisation des comptes courants associés 200 000 000
Apport d’un immeuble 100 000 000 grevé d’hypothèque de 50 000 000
Capitalisation de la dette fournisseur 1 500 000 000
Travail à faire :
Calculer le droit exigible lors de cette opération dans les cas suivants :
a) X = 1 000 000 000 b) X= 4 000 000 000 c) X : 6 000 000 000
Il est exigible sous cette opération selon l’article 758 du CGI un droit proportionnel au taux de
6%. Il est appliqué pour les sociétés de capitaux soumises à l’IRVM sans tenir compte du
capital ancien. En ce qui concerne les sociétés de personnes, il convient d’appliquer le barème
dégressif. (Article 754).
Exemple :
La SA Aïcha a procédé à une double augmentation du capital simultanée par incorporation de
la réserve facultative de 500 000 000 et d’une réserve spéciale de réévaluation de 300 000 000
et par une augmentation en numéraire de 1 300 000 000. Sachant que le capital ancien est
composé de 4 000 000 000 en numéraire et 700 000 000 par incorporation de réserves et que
l’opération a lieu 1an 6mois après réévaluation.
Travail à faire :
1) Liquider les droits exigibles et déterminer le montant des droits payables lors de la
formalité de l’enregistrement.
2) Quel serait le montant des droits si la SA était une SNC ?
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exemple :
Constituée le 1/01/N au capital de 3 000 000 000, la société Aïcha a procédé à une
augmentation de son capital par émission de 165 000 actions avec une prime d’émission de
25% de la valeur nominale le 1/1/N+1. Le 1/1/N+2 une seconde augmentation a lieu par
apport en espèce de 1 500 000 000.
Travail à faire :
1) Chiffrer le droit dû à la constitution.
2) Calculer les droits dus à la première augmentation (valeur nominale = 10 000)
3) Déduire le capital après cette augmentation.
4) Liquider les droits dus à la seconde augmentation
5) Le 1/1/N+3, il y a incorporation des primes antérieures ; liquider les droits dus lors de
cette opération.
Application :
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Travail à faire :
L’amortissement du capital est soumis également ou est passible d’un droit fixe de 18 000 F.
La fusion sur le plan comptable s’analyse comme la dissolution d’une société ayant au
préalable apporté l’ensemble de son actif et de son passif à une société qui existe déjà.
La scission par contre constitue l’opération par laquelle une société dite scindée disparait du
fait qu’elle apporte son patrimoine à des sociétés existantes ou qu’elle participe avec de telles
sociétés à la constitution de société nouvelle.
Sur le plan fiscal, la fusion et la scission s’apparentent au régime du droit d’apport réduit de
moitié (régime spéciale de fusion ou régime de faveur) sur la valeur de l’actif net apporté
c'est-à-dire :
De 10 000 000 à 5 milliards F, le droit d’apport est de 0,15%,
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Remarque :
Le régime du droit commun est le même régime que celui qui s’applique à la constitution des
sociétés.
Le régime spécial de fusion ou régime de faveur est un régime obligatoire pour la fusion et la
scission ; et optionnel pour les apports partiels d’actifs. Le régime de faveur est accordé sous
certaines conditions :
Les sociétés apporteuses et les sociétés bénéficiaires doivent être des sociétés de
capitaux (SA, SARL),
Le siège social des sociétés bénéficiaires doit se situer en CI,
Dans le cas d’apport partiel d’actif, les sociétés concernées doivent manifester
expressément dans l’acte d’apport, leur volonté,
Dans le cas de fusion et de scission, les apports résultant des conventions doivent
prendre effet à la même date et doivent entrainer dès leur réalisation, la dissolution
systématique de la société apporteuse.
L’apport partiel ne porte que sur une partie des éléments de l’actif d’une société et n’entraine
donc pas la dissolution de la société qui apporte. Les dispositions du code général des impôts
sont les mêmes que lors de la fusion et de la scission c'est-à-dire le droit d’apport est minoré
de :
0,15% pour un montant allant à 5 milliards F,
0,05% pour un montant allant au-delà de 5 milliards F.
Remarque :
Pour l’application de ces taux, il faut tenir compte du capital déjà taxé au barème dégressif
de la société absorbante.
En dehors des droits minorés, il existe une publicité foncière (TPF) calculée sur les
immeubles bâtis et non bâtis (terrains, constructions,…) au taux de 0,4%.
Enfin, il existe sous le régime spécial de fusion un droit dit « prise en charge du passif » par
la société bénéficiaire au montant fixe de 18 000 F CFA.
Application 1 :
La SARL au capital de 3 200 000 000 décide par une opération de fusion d’augmenter son
capital. La SA SENAÏ aux caractéristiques suivantes :
Travail à faire :
Calculer les droits d’enregistrement lors de cette fusion sachant que l’apport est placé sous le
régime spécial de fusion et que l’actif net comporte un terrain d’exploitation de 60 000 000 F.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Application 2 :
Le 31/12/1998, la société Anonyme RESU au capital de 30 000 actions de 150 000 F à
absorbé la SARL BON BERGER. Le bilan de la SARL BON BERGER se présente comme
suit :
ACTIF PASSIF
LIBELLES MONTANT LIBELLES MONTANT
Terrain 800 000 000 Capital 2 000 000 000
Constructions 200 000 000 Réserves 820 000 000
Matériels et outillages 1 200 000 000 Dettes financières 580 000 000
Stock de marchandises 450 000 000 Passif circulant 125 000 000
Clients 750 000 000
Banque 50 000 000
Caisse 20 000 000
Ecart de conversion 55 000 000
TOTAL 3 525 000 000 TOTAL 3 525 000 000
Les valeurs d’apport ont été ainsi arrêtées :
Travail à faire :
1) Etablir le tableau de + & - values (les écarts de réévaluation) sur éléments d’actif,
2) Etablir le bilan de liquidation,
3) Les deux sociétés hésitent entre le régime de droit commun et le régime spécial de
fusion ; que conseillez-vous ?
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
l’esprit d’avoir des états financiers qui reflètent l’image fidèle du patrimoine de
l’entreprise en vertu du principe de la prééminence de la réalité économique sur
l’apparence juridique.
L’impôt sur traitement et salaire (ITS) ne concerne donc que les rémunérations versées aux
personnels internes (les salariés). Ces rémunérations subissent d’une part les impôts appelés
impôts sur les traitements et salaires et d’autre part des cotisations.
I) Le champ d’application
Les revenus imposables comprennent des revenus réguliers et des allocations périodiques.
(i) Les revenus réguliers :
Salaire : c’est la rémunération versée par un employeur à un employé sur la base d’un
contrat de travail.
Commission : c’est une rémunération perçue par certains corps du métier tel que les
vendeurs, les courtiers d’où de façon générale les intermédiaires de commerce.
Honoraire : c’est une rémunération perçue par des professions libérales notamment les
avocats, les notaires.
Indemnités : représente soit des allocations qui s’ajoutent au salaire et qui sont
destinées à compenser certaines charges soit des rémunérations versées à certaines
personnes telles que les parlementaires (député).
Rentes viagères : elles sont également des allocations périodiques versées à une
personne en exécution soit d’un engagement soit d’un jugement. Elles doivent être
payées à titre obligatoire et doivent avoir pour terme final le décès du bénéficiaire.
28
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Ce sont des frais qu’un salarié est amené à exposer dans le cadre de son activité professionnel.
Elles ne sont imposables que sous certaines conditions et limites.
Exemple : indemnité de représentation, d’utilisation d’un véhicule personnel, de salissure.
N.B. : on entend par la rémunération totale en espèce (RE) le salaire brut à l’exclusion des
avantages en nature.
Les allocations ou les avantages versés à un salarié en vertu d’une disposition légale ou par
des organismes sociaux sont exonérés de l’impôt sur traitement et salaire.
Les rémunérations que perçoivent les diplomates pour l’exercice de leur fonction sont
exonérées de l’impôt sur traitement et salaire dans la mesure où les pays qu’ils représentent
accordent des avantages analogues aux personnes diplomatiques ivoiriennes.
Remarque :
Les éléments exonérés partiellement (l’art 116.1° à 17 du CGI) :
- La prime de transport exonérée à 25 000 F CFA par bénéficiaire et par mois,
- La prime de transport en commun est exonérée dans la limite de 20 000 F CFA par
salarié et par mois,
- Les frais de restauration du personnel dans les cantines de l’entreprise sont exonérés
dans la limite de 30 000 F CFA par mois et par salarié,
- Dans le cadre du contrat groupe d’assurance maladie, la prime d’assurance est
exonérée à 100% (art. 116-14° du CGI),
29
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
3. La règle de territorialité
En l’absence de toute règle, l’imposition du salaire est attribuée à tout Etat dans lequel le
salaire est domicilié même lorsque l’activité est exercée dans l’autre Etat.
Le bénéficiaire ou le résident qui séjourne en Côte d’Ivoire pendant une période excédent 183
jours au cours de l’année fiscale considérée, doit faire l’objet d’imposition de son salaire en
Côte d’Ivoire.
A. La base imposable
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
1. Le salaire de base
Le taux horaire de base : qui est généralement défini par les conventions
professionnelles
La durée légale de travail : en Côte d’Ivoire la durée légale est de 40h par semaine
soit 173,33= (40×52)/12 heures par mois.
a. Définition
Les heures de travail au-delà des 40 heures par semaine sont considérées comme des heures
supplémentaires payées suivant la règlementation en vigueur en prenant comme base le taux
horaire.
Période Majoration
NB : Les cadres dans une entreprise n’ont pas le droit aux heures supplémentaire selon
la loi.
Exemple 1 :
Un agent technique ivoirien dont la rémunération du mois de mai est de 2500FCFA l’heure, a
effectué 52 heures supplémentaires qui se décomposent de la manière suivantes :
1èresemaine : 12h dont 4h la nuit du 1er mai
2èmesemaine : 14h dont 4h la nuit du mardi et 3h de la nuit du dimanche
3èmesemaine : 11h
4èmesemaine : 15h dont 4h le samedi matin et 5h le dimanche matin
1ère Semaine 6 2 4 12
31
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
2ème Semaine 6 1 4 3 14
3ème Semaine 6 5 11
4ème Semaine 6 4 5 15
TOTAL 24 12 9 7 52
a. La prime d’ancienneté
Le taux est de 2% à partir du 25èmemois jusqu’au 36ème mois et ce taux est majoré de 1% par
année supplémentaire jusqu’à la 25ème année incluse.
Exemple 1 : Déterminer la prime d’ancienneté de M. Konan qui à 15ans 6mois d’ancienneté
dans une entreprise avec un salaire de base catégoriel de 350 000FCFA.
Résolution : Prime d’ancienneté de M. Konan= 350 000×15%=52 500FCFA
Exemple 2 : M. YAO perçoit un salaire de base catégoriel de 320 000 F. il a à son actif X
année de service dans son entreprise
Travail à faire :
Calculer sa prime d’ancienneté dans les cas suivants :
1) X= 2 ans 4) X = 4 ans 7 mois 7) X = 25 ans
2) X = 2 ans 3 mois 5) X = 20 ans 8) X = 25 ans 4 mois
3) X = 4 ans 6) X = 20 ans 9mois 9) X = 30 ans
Solution :
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exemple 3 : M. YAO perçoit un salaire de base (ou salaire catégoriel) mensuel de 320 000 F.
Travail à faire :
Déterminer sa prime d’ancienneté dans les cas suivants :
Solution
Cas Calcul de la durée Taux Prime d’anc. = taux x SB
a)
b)
c)
d)
a. La prime de salissure
Lorsque l’entreprise utilise les travailleurs à des travaux salissants, une prime de salissure
égale à 13 fois le SMIG horaire leur est versée mensuellement.
c. La prime d’outillage
33
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
d. La prime de panier
Les conventions collectives prévoient le plus souvent que les travailleurs bénéficient d’une
indemnité dénommée prime de panier dont le montant est égal à 3 fois le SMIG horaire
lorsqu’ils accomplissent :
e. La prime d’équipement
Elle est allouée aux travailleurs recrutés en Côte d’Ivoire déplacés du fait de l’employeur pour
exécuter un contrat de travail hors de Côte d’Ivoire et lors de son premier départ. Une
indemnité d’équipements dont le montant est de :
600 fois le SMIG horaire pour l’agent célibataire
700 fois le SMIG horaire pour l’agent marié
100 fois le SMIG horaire pour chaque enfant
A l’occasion d’un départ, cette indemnité sera renouvelée après une période de 3 ans.
f. Prime de logement
C’est une prime qui est destinée à couvrir les frais de logement du travailleur. Elle n’est
obligatoire que dans le cas où le travailleur est déplacé pour exécuter un contrat de travail
hors de sa résidence habituelle.
g. Prime d’expatriation
Destinée à dédommager le travailleur recruté hors de Côte d’Ivoire des dépenses et risques
supplémentaires auxquels il s’expose en Côte d’Ivoire. Cette prime est fixée à 40% du
salaire de base du contrat de travail (salaire de base catégoriel + sursalaire).
C’est une indemnité compensatoire des frais engagés par le travailleur pour son déplacement
de sa résidence à son lieu de travail. Elle n’est pas due si le travailleur habite à proximité de
son lieu de travail ou si le travailleur est transporté par l’entreprise (service de ramassage ou
véhicule de fonction).
i. Les gratifications
Appelées encore prime de fin d’année, les gratifications constituent des rémunérations
additionnelles dues en fin d’année aux salariés. Le montant de ces rémunérations ne peut être
inférieur au ¾ du salaire minimum conventionnel de la catégorie.
Exemple : Un travailleur a un salaire catégoriel de 250 000 francs. Quel doit être le montant
minimum de sa gratification ?
Solution :
34
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Remarque :
Les heures d’absence non justifiées sont imputées en cas d’heures supplémentaires sur
les heures rémunérées au taux le plus fort.
Le salaire réel comprend : le salaire de base, le sursalaire, la prime de rendement, la
prime de technicité, la prime de fonction, la prime de représentation.
Exemple :
M. Aly est un agent de maitrise. Son salaire de base est de 405 655. En outre, il bénéficie des
éléments suivants :
Prime d’ancienneté : 95 000
Prime de technicité : 60 000
Prime de rendement : 41 000
Prime de fonction : 100 000
Il a réalisé au cours du mois de novembre 2008 les heures suivantes :
- 1ère semaine : 48 H dont 4 H dans la journée du dimanche
- 2e semaine : 50H
- 3e semaine : 53H dont 3 H dans la nuit du dimanche entre 21 H à minuit
- 4e semaine : 50H dont 4 H de nuit, jour ouvrables entre 21H à 1H du matin
- 5e semaine : 8 H
Travail à faire :
M. Aly est soumis au régime de 40H/semaine.
Faire le décompte des heures supplémentaires sachant qu’il a eu une heure d’absence non
justifiée. Puis déduire son salaire brut.
Solution
Périodes HT HN HS Majoration des HS
15% 50% 75% 100%
TOTAL
a. Avantages en nature
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Logement et accessoires
Nombre de
pièces Logement Mobilier Electricité (a) Eau (b)
principales
1 60 000 10 000 10 000 10 000
(a) Montants à majorer de 20 000F par appareil individuel de climatisation ou par pièce
climatisée pour les installations centrales.
(b) Montants à majorer de 30 000F pour les logements dotés d’une piscine.
b. Avantage en argent
C’est la remise d’une somme d’argent ou d’une indemnité versée au salarié et qui
correspondent à des dépenses qui incombent normalement au salarié. L’avantage en argent
peut consister également en un remboursement.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
SALAIRE DE BASE
+
HEURES SUPPLEMENTAIRES
+
PRIMES ET GRATIFICATIONS
+ = SALAIRE BRUT IMPOSABLE
INDEMNITES IMPOSABLES
+
AVANTAGES EN NATURE ET EN ARGENT
-
INDEMNITES PROFESSIONNELLES NON
IMPOSABLES
Remarque :
- L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la
détermination des avantages en nature.
- Le barème d’évaluation des avantages en nature sur le plan social est abrogé et
remplacé par le barème des impôts. Cependant dans ce cas (au plan social) si le
montant réel des avantages dépasse celui du barème, on prend le montant réel même
si l’avantage en nature en question figure dans les avantages en nature de référence.
En un mot c’est le montant le plus grand d’entre les deux qu’on prend.
Exemple :
Satisfaite de son travail, l’entreprise BETHANIE loue pour son salarié TA deux appartements
A et B dont les caractéristiques sont :
« A » est de 4 pièces de loyer mensuel 650 000 F, meublé, eau, électricité, doté d’une
climatisation centrale. Les mobiliers sont la propriété de l’entreprise. Cet appartement est
gardé par un gardien que BETHANIE a obtenu avec la société de gardiennage
VIGASISTANCE à 180 000 F/mois, somme versée à VIGASISTANCE.
« B » est de 5 pièces meublé, électrifié avec trois appareils de climatisation, eau avec une
piscine. Les factures d’électricité, eau, de télécommunication sont respectivement pour ce
37
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
mois à 150 000, 60 000 et 120 000. Le gardien de cet appartement émarge dans le livre de
paie de BETHANIE. Tandis que TA perçoit une allocation de 85 000 F/mois pour le paiement
de son cuisinier. TA bénéficie d’une camionnette appartenant à l’entreprise d’une valeur de
7 080 000 TTC pour ces courses dans l’exercice de sa fonction avec une dotation mensuelle
de carburant de 82 000 F.
Travail à faire :
Les traitements et salaires subissent deux (2) types de retenues à la source : l’une au titre des
différents impôts et l’autre au titre des cotisations.
SALARIE EMPLOYEUR
R Etat FDFP PF AT R
ITS CN IGR
CN TAFC TA
Il existait quatre (4) impôts à la charge du salarié. Mais à l’heure actuelle, il n’y a que trois (3)
c'est-à-dire :
Impôt sur les traitements et salaires (ITS)
Contribution nationale (CN)
Impôt général sur le revenu (IGR)
La base imposable est obtenue en appliquant au revenu brut imposable une déduction de 20%.
Cette déduction forfaitaire est exclusive de toute autre déduction.
Le taux de l’impôt est de 1,5%.
ITS = B x 80% x 1,5% avec B = Revenu brut imposable (y compris les avantages en nature)
38
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exercice 1 :
M. YAO perçoit un salaire brut égal à 500 000 F dont une indemnité de déplacement de
montant 40 000 F et des avantages en nature de montant 60 000 F.
Exercice 2 :
M. YAO perçoit un salaire de base égal à 500 000 F, des avantages en nature : un logement de
6 pièces meublées, bénéficie d’eau, d’une piscine. En outre, il perçoit une somme de 200 000
F pour la rentrée scolaire. Enfin il perçoit une indemnité de déplacement de 40 000 F.
Exercice 3 :
M. LOGE bénéficiant d’un contrat d’expatrié fut embauché à la SONITRA le 1/1/N bénéficie
chaque année de la gratification de ladite entité et perçoit un taux horaire de 4 000 F, une
prime de panier de 100 000 F, des avantages en nature de montant 680 000 F. il bénéficie
d’une indemnité d’équipement de montant 70 000 F.
Travail à faire : Calculer l’IS dû par LOGE à la date du 1/1/N+5 sachant qu’il est aligné au
régime de 40h par semaine et qu’il a effectué 2 h supplémentaires dimanche nuit et 4h
supplémentaires jour ouvrable et il a eu une demi-heure d’absence non justifiée.
Exercice 4 :
Totalisant tous les deux 10 ans 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise SACO. M. et Mme
SYLLA ont les caractéristiques salariales suivantes :
Mme SYLLA perçoit un salaire de base de 400 000, une prime d’ancienneté (à déterminer),
une indemnité d’équipement 80 000, une prime de transport de 30 000, une allocation
familiale de 100 000. Mme SYLLA bénéficie des avantages en nature évalués à 70 000 le
mois. En outre SACO verse à SUNU la somme de 50 000 dans le cadre de contrat groupe
d’assurance maladie. En vue de passer une bonne retraite l’allocation de 55 000 par mois est
versée par SACO à un organisme de retraite et de prévoyance complémentaire au profit de
Mme SYLLA.
M. SYLLA perçoit un salaire catégoriel mensuel de 500 000, une prime d’ancienneté (à
déterminer), une allocation familiale de 14 000, il perçoit 60 000 par mois pour couvrir les
frais de restauration dans les cantines de l’entreprise, une indemnité de déplacement de
40 000, une indemnité d’équipement de 10 000 mais non utilisée conformément à son objet et
des remboursements de frais de réparation de la poulie du chantier supportés par M. SYLLA
sur ses ressources personnelles lors de sa mission sur ledit chantier montant de la facture
26 000. M. SYLLA bénéficie du car de ramassage mis à la disposition du personne pour aller
au travail. Les frais de transport supportés par l’employeur par salarié par mois sont de 50 000
en outre il bénéficie des avantages en nature de montant global de 450 000 (dont les frais de
ramassage).
L’entreprise SACO verse à un organisme de la place la somme de 135 000 par mois en guise
de complément de retraite au profit de M. SYLLA.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
La base imposable bénéficie d’une déduction forfaitaire de 20%. La base imposable B est :
Inférieur à 50 000 F 0%
Exemple : Quels sont les impôts ITS et CN pour un salarié dont le salaire brut mensuel
est de 1millions de francs.
Solution:
= (1 000 000 – 20% x 1 000 000) x 1,5% = 12 000
ITS = 80% x 1 000 000 x 1,5% = 12 000
= 1,2% x 1 000 000 = 12 000
Base CN = 80% x 1 000 000 = 800 000
De 0 à 50 000, on a : 50 000 x 0% = 0
De 50 000 à 130 000, on a : 80 000 x 1,5% = 1 200
De 130 000 à 200 000, on a : 70 000 x 5% = 3 500
De 200 000 à 800 000, on a : 600 000 x 10% =60 000
CN = 64 700
Inférieur à 50 000 F 0
Exemple : (suite)
CN = 800 000 x 10% - 15 300 = 64 700
40
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
C’est un impôt progressif au même titre que l’impôt contribution nationale à la seule
différence qu’il tient compte du nombre de part qui lui-même est fonction de la situation et
des charges de familles du contribuable. Pour déterminer l’impôt IGR, il convient de
déterminer les éléments suivant :
La base imposable IGR (R): Elle est obtenue par la formule suivante :
Les enfants à charge : sont considérés comme enfants à charge du contribuable les
enfants légitimes, les enfants naturels reconnus, les enfants légalement adoptés. Les
enfants sont à charge pendant leur minorité seulement ou s’ils sont âgés de moins de
27 ans et poursuivent leurs études. Les enfants majeurs infirmes sont considérés
comme des enfants à charge.
41
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Exercice :
M. KOFFI est marié père de 4 enfants perçoit un taux horaire de 4000 F et des avantages en
nature une valeur de 106 680 F.
a. Forme
b. La base imposable
Elle est identique à celle retenue pour le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires des
salariés i.e. y compris les avantages en nature. Une déduction forfaitaire de 20% est alors
applicable.
42
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
EXERCICE D’APPLICATION
Un chef d’équipe ivoirien marié légalement avec sept enfants dont la rémunération du mois de
mai est de 3 100F l’heure bénéficie des avantages en nature suivant :
Logement de 6 pièces dotées chacune d’un appareil de climatisation, mobilier, électricité, eau
et d’un gardien.
Il travaille depuis 9 ans 5 mois dans une entreprise soumise au régime du réel normal.
Tout comme pour les impôts, les cotisations sociales concernent aussi bien le salarié que
l’employeur.
Le salarié ne cotise uniquement que pour la retraite. Le montant de cette cotisation qui était
calculé sur la base d’un taux de 3,20% est passé actuellement à 6,3%. Le taux est calculé sur
une base plafonnée à 45 fois le Smig soit un montant de 1 647 315 FCFA, ce montant est un
montant mensuel.
43
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
- Les prestations familiales : le taux de cotisation est fixé à 5,75% sur une base
plafonnée mensuellement à 70 000 F. les entreprises du secteur agricole ne cotisent
pas à ce régime.
- La retraite : qui était calculée sur un taux de 4,8% est passé à 7,7% par salarié. Par
contre le plafond reste identique à celui du salarié i.e. 45 fois le Smig soit 1 647 315
F/mois.
Exercice :
l’entreprise ALPHA est spécialisée dans la production et la vente des produits d’équipement,
au taux de 3%, elle a le personnel dont les caractéristiques salariales sont :
Travail à faire :
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
La TVA est un impôt sur la valeur ajoutée réalisée par l’entreprise, c'est-à-dire sur la
différence entre le montant des biens et services fournis et le montant des biens et services
acquis par l’entreprise.
En effet, l’entreprise, dans un premier temps, totalise la TVA perçue sur ses ventes (TVA
collectée ou TVA exigible). Puis, dans un second temps, elle détermine le montant de la taxe
afférente à ses acquisitions (TVA déductible). Enfin, elle calcule la différence entre ces deux
termes. L’impôt est égal à cette différence.
2) Mécanisme de la TVA
La somme des valeurs ajoutées déterminées tout au long du circuit va se présenter comme
suit :
45
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
La TVA est un impôt qui frappe les dépenses afférentes aux produits consommés ou utilisés
en CI. Ainsi, les biens et produits ivoiriens consommés à l’étranger sont exonérés de TVA.
En ce qui concerne les prestations de services, elles sont imposables en CI lorsqu’elles y sont
exécutées. Lorsque la prestation bien que exécutée dans un autre pays est utilisée en CI
l’imposition est faite en CI (art 351 du CGI). La prestation exécutée en CI et utilisée à
l’étranger est non soumise à la TVA en CI. Selon l’Acte uniforme au sein de l’UEMOA, la
prestation est taxable (une fois) dans le pays où elle est utilisée.
Les opérations imposables à la TVA sont déterminées soit en fonction de l’activité exercée,
soit en vertu d’une disposition spéciale. L’activité est en principe caractérisée par la recherche
du profit. Les opérations telles que les subventions reçues de l’Etat ou des collectivités
publiques, les indemnités reçues en réparation d’un dommage ou d’un préjudice, les
remboursements de frais n’étant pas caractérisés par la recherche d’un profit ne sont donc pas
imposables à la TVA. Echappent aussi à la taxation les activités salariales, agricoles et toutes
les activités à caractère civil. Les subventions accordées par d’autres entreprises sont
imposables à la TVA.
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Les importations en CI sont soumises à la TVA (art 240 alinéa 1 er du CGI). Toutefois l’article
précise que ne sont soumises à la TVA les importations de produits qui subiraient la TVA
s’ils étaient fabriqués en CI.
Exemple : le livre est exonéré de TVA, même si le livre est importé, il reste toujours exonéré
de TVA.
Il y a livraison à soi-même lorsque les assujettis réalisent pour eux-mêmes ou pour les biens
de leur exploitation certaines opérations plutôt que de les commander à des tiers en supportant
la TVA correspondante. Une entreprise qui fabrique par exemple des mobiliers de bureau, au
lieu de l’acheter fait l’économie de la TVA qui n’est pas facturée par un tiers.
Ces exonérations sont dites légales pour certaines, d’autres consenties par voies
conventionnelle.
- Les exonérations tendant a éviter les doubles impositions. C’est le cas des affaires
d’assurance soumises a la taxe sur les assurances, les cessions d’immeubles, de fonds
de commerce, clientèle, droit au bail soumis aux droits d’enregistrement.
- Ventes de timbres
- Les exonérations tendant a favoriser l’essor économique : les travaux d’aménagement,
affaires portant sur les engrais, sur les aliments destines a l’alimentation du bétail
- Les produits alimentaires : pain, farine, céréales, viande fraiche et congelée, le poisson
congelé,
- Les exonérations des activités de transport a l’exception des transports rapides de
documents et colis, de remorquages de véhicules accidentés ou en panne, de
convoyages de fonds
- Les exonérations de certaines professions : enseignement
- Les exonérations des ventes de produits et spécialités pharmaceutiques a l’exception
du coton hydrophile, bandes et compresses de coton et articles analogues
- Vente de livres, de journaux
- Les exonérations des exportations
- Les exonérations des titres (sociaux, placements, participations)
- Les exonérations conventionnelles qui sont des exonérations accordées a des marches
conclus entre l’Etat et certaines entreprises privées, mais dont le financement est
assure par des organismes internationaux exigeant le plus souvent que les marchés en
question soient exonérés de tous les impôts et taxes. Les entreprises titulaires du
marché présentent a leurs fournisseurs des attestations visées par la DGI
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Application : TVA
EXONERATIONS
LIBELLE DES OPERATIONS TAXATION
LEGALE EXPORTTATION CONVENTION
ORCA DECO vend une table a
SOCOCE
SOCOCE vend du pain a
SOCIMAT
SOTRA vend un bus fabrique a la
Guinée
Le 43e BIMA importe du
matériel
CFAO vend un véhicule a
BOHORN
CFAO fait un don d’un véhicule
au CHU de Cocody
Salaire du travailleur
Alpha Blondy reçoit 2 000 000 f
de ses fans
Alpha a recueilli 50 000 000 f
pour les tickets vendus
Importations d’une tablette
Importation d’une photocopieuse
Transport d’un véhicule accidente
par la société de dépannage
Frais de transport pour aller au
séminaire
Cession de titres de participation
Livraison a soi-même d’une
photocopieuse
La SICOGI vend a YAO un
appartement de 30 000 000 HT
La SICOGI vend une maison
économiquement sociale a YAO
Indemnité versée dans le cadre de
la résiliation d’un contrat de
travaux immobiliers constituant
en fait la rémunération d’un
commencement d’exécution
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Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
Il se définit comme le fait par lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires pour
l’exigibilité de la taxe. C’est donc l’événement qui donne naissance a l’impôt. En pratique, il
est susceptible d’être utilisé pour déterminer le régime applicable a une opération donnée en
car de changement de législation.
1.2 Exigibilité
L’exigibilité est la date à partir de laquelle l’Etat peut exiger le paiement de la taxe.
a) Redevables concernes
Il s’agit de ceux qui réalisent des opérations pour lesquelles l’exigibilité de la taxe est
constituée par l’encaissement (prestations de services, travaux immobiliers, fournitures
d’eau, d’électricité et de télécommunication)
b) modalité
Les redevables intéressés doivent adresser une demande au Directeur général des impôts.
L’autorisation qui a un caractère global prend effet le premier jour du mois suivant celui au
cours duquel elle est accordée. Elle doit être mentionnée sur toutes les factures délivrées.
Application :
L’entreprise LIKE est spécialiste dans l’installation, l’entretien et la réparation des systèmes
sécuritaires, tandis que SOCOCE est une entreprise commerciale. On vous demande
d’analyser les différentes opérations (nature de l’opération. Régime de taxation, date du fait
49
Fiscalité d’entreprise M. DJEHA « Enseignant INP-HB »
générateur, date d’exigibilité, TVA exigible et TVA déductible) puis calculer la TVA a payer
pour la période d’avril pour chaque entreprise. Les opérations réalisées sont ci-dessous
sachant que l’entreprise LIKE a obtenu l’autorisation de payement d’apres les débits.
50