Vous êtes sur la page 1sur 23

Technique du commerce international

Introduction :
Les opérations du commerce international mettent en présences des acheteurs et
des vendeurs de marchandises ( ou services, ou études) qui résident dans des
pays souvent très éloignés les uns des autres , ce qui crée des difficultés lors du
règlement.

Il existe plusieurs modes de paiements dans le commerce international. Et


chacun de ces méthodes ont des avantages et inconvénients pour les parties
échangistes.

La théorie économique a démontre que le libre échange est toujours bénéfique


pour toutes les parties échangistes.

Dans ce sens la, et pour éviter les différends commerciaux entre les pays, il a
été crée des institutions financières, qui ont pour missions essentielle la
réglementation du commerce international.

Et c’est grâce a cela que les autorités publiques ont engagé des reformes
économiques et financières, entre autre la libération du commerce extérieur et la
liberté des agents économiques d’accéder aux différentes devises.

Le rôle du banquier qui est réduit a un intermédiaire agrée, dans une économie
fortement centralisée, peut aujourd’hui exercer toutes ses missions sur le plan
interne qu’avec les partenaires étrangers dans un environnement de concurrence
permanente, en respectant la réglementation des changes du commerce extérieur
ainsi que les règles et usances uniformes.

Les relations commerciales internationales, donc, sont caractérises par


l’importance des flux, la différence en matière de réglementation et de monnaies
ainsi que la méconnaissance des opérateurs économiques.

C’est pour cela que notre étude, a pour bute d’apporter des éclaircissements sur
les différents modes de paiement a l’international en répondant a la
problématique suivante :

- quel sont les différents modes de paiement les plus utilisés dans le
commerce international ?

1
Technique du commerce international

Les instruments de paiement internationaux :


En commerce international, on peut utilisé cinq instrument de paiement :
1- le cheque
2- la lettre de change.
3- Le billet a ordre.
4- Le mandat poste.
5- Le virement

1/ Le cheque :

Le cheque est un titre de paiement par lequel le titulaire d’un compte


donne ordre au banquier de payer a un bénéficiaire un montant déterminé à
prélever sur les fonds ou sur les crédits du titulaire.
Il y a deux sortes de chèques qui n’offrent pas les mêmes garanties de paiement :

a- le cheque d’entreprise
b- le cheque de banque

1/ a- le cheque d’entreprise :

Le cheque d’entreprise, est tiré par le titulaire du compte sur une banque,il
n’offre aucune garantie, la provision pouvant être inexistante au moment ou le
cheque est présenté à l’établissement teneur de compte . Cet inconvénient est
partiellement ou totalement levé par le visa ou la certification.
Le visa sur le cheque veut dire que la provision existe au moment ou le cheque
est émis par le tireur, cependant la provision n’étant pas bloquée, la garantie
fourni par un cheque visé est loin d’être satisfaisante, mais la certification d’un
cheque veut dire que la provision existe mais elle est bloquée au profit du
bénéficiaire pendant la durée légale de présentation du cheque.

1/ b- le cheque de banque :

Le cheque de banque est tiré par une banque sur elle mme a la demande
de l’acheteur, il offre une garantie contre le risque commerciale et pas sur le
risque bancaire (la banque doit être solvable) ce cheque permet a l’exportateur
des présentation de ce dernier aux guichets de se banque sous réserve de bonne
fin, c’est a dire si le cheque reste impayé par le débiteur, la banque récupérera le
montant versé sur le compte de l’exportateur.

2
Technique du commerce international

2/ le virement bancaire international :

le virement bancaire international, est le transfère d’un compte a un autre,


opérer par une banque sur l’ordre de l’importateur(le débiteur) au profit de
l’exportateur(créancier) , l’ordre peut être en monnaie national ou en devise
étranger , il existe plusieurs types de virement :

2/ a- le virement par courrier :

Le virement par courrier, est un moyen qui est acheminé par la voie
postale, son inconvénient est lié a la lenteur du délai d’acheminement en
fonction de l’éloignement et de l’organisation postale du payé concerné

2/ b-Le virement par télex :

Le virement par télex, est un moyen plus rapide que le courrier. Son
avantage est la sécurité mais il se fait par papier, ce qui laisse un risque d’erreur.

2/ c-Le virement par SWIFT :

Le virement par Swift, est un échange de message télématique entre


banque adhérente.
- c’est le réseau le plus rapide, le plus souple et le plus sur.
- le SWIFT comprend trois niveaux de fonctionnement :
* la banque avec terminal
* le constructeur national
* le centre de communication

Exemple : schéma de déroulement de virement SWIFT d’un acheteur français a


un vendeur suisse :

3
Technique du commerce international

Acheteur
Vendeur suisse
Français

Terminal de la Concentrateur
banque en France national

Concentrateur
national Terminal de la
banque

Contre commutateur Contre commutateur


Bruxelles Amsterdam

- tout message transitant par le réseau SWIFT est codé. Il existe quatre centre de
communication au monde : BRUXELLE, U.S.A, AMSTERDAM, JAPON

3/ la lettre de change :

Elle s’appel aussi la traite, c’est un écrit par le quel le tireur(exportateur)


donne l’ordre au tire(l’importateur) ou a son représentant (banquier) de lui payé
une certaine somme a une date terminée. L’exportateur expédie la traite a
l’importateur pour que celui-ci la lui retourne acceptée et signée.
A travers la traite, l’exportateur octroie a son client un délai de paiement plus ou
moins long.
L’aval d’un banquier de premier ordre assure le paiement a échéance, il s’agit
d’un engagement par lequel un tiers sou un signataire de la lettre de change, ou
pour une partie seulement sur la base de ce mécanisme, il est recommandé de
demandé a l’acheteur dés la signature du contrat une promesse d’aval émanant
de sa banque.

4
Technique du commerce international

4/Le billet a ordre :

Le billet a ordre est un écrit par lequel le souscripteur (emprunteur)


s’engage a payé une certaine somme a une date d’échéance a un bénéficiaire
préteur : il a les mêmes caractéristiques qu’une lettre de change,et peut être
avalisé par une banque, endossé ou négocié. Il est émis à l’initiative de
l’acheteur.

5/Le mandat poste international :

Le mandat poste international peut être présenté sous trois forme : mandat
ordinaire, mandat de versement a un compte postale, mandat télégraphique.
Cet instrument de paiement est très peu utilisé dans le commerce international.

Les techniques de paiements internationaux :

Il existe plusieurs techniques de paiements utilisés en commerce


international
1- encaissement simple.
2- contre remboursement
3- l’affacturage
4- le compte a l’étranger
5-la remise documentaire
6- le crédit documentaire

1/l’encaissement simple :

l’encaissement simple est une technique utilisé lorsque les partenaires se


connaissent de longue date,l’encaissement directe désigne les opérations dans
lesquelles les règlements du vendeur n’est pas conditionné par la remise en
banque des documents destinés a prouvé qu’il a rempli ses obligations.

5
Technique du commerce international

2/ le contre remboursement (cash delivery) :

C’est une technique qui donne au transporteur finale de la marchandise un


mandat d’intermédiaire financier, il assure l’encaissement du prix et de son
rapatriement.
L’utilisation de cette technique de paiement est très limitée, elle n’est utilisable
que lorsque :
- l’exportateur est sur que l’acheteur acceptera la marchandise.
- les expéditions son des colis de faible valeur unitaire.

3/L’affacturage :

L’entreprise exportatrice peut transférer son risque de crédit a un


organisme financier. Pour le court terme, la technique qui permet ce transfère est
l’affacturage, elle permet a l’exportateur d’alléger a la fois sa trésorerie et sa
gestion de comptes clients, l’opération consistera a confier le recouvrement des
factures a l’organisme financier, qui en garantie la bonne fin toute en ce
chargeant de la gestion des comptes clients. La société d’affacturage peut
également assurer le financement des factures.
Nous remarquons toutefois que l’organisme financier qui substitue au créancier
principale souhaite, en général transférer son risque a une compagnie
d’assurance crédit .il ne sert donc a rien de se tourner vers l’assureur crédit alors
que celui-ci a refusé de couvrir le même risque pour la sécurité d’affacturage.

4 /Le compte a l’étranger :

Principe :
lorsque votre banque dispose d’une filiale ou d’une succursale dans le
pays de l’importateur, vous avez la possibilité d’ y ouvrir un compte.
C’est une technique très intéressante, lorsque l’exportateur exporte couramment
vers un pays, et surcroît pour des sommes importantes

En effet, cette centralisation des recettes provenant de ce pays sur un


compte locale permet :
- En effet cette centralisation des recettes provenant de ce pays sur un
compte local permet :
- réduire les commissions liées au rapatriement, vue la globalisation des
recettes.
- permet a l’acheteur de payer sur un compte de son pays.

6
Technique du commerce international

- aussi le payement des fournisseurs locaux , les paiements effectués a


partir d’un compte étranger coûtant généralement moins chers que les paiement
internationaux .
- en cas ou la banque ne dispose pas d’une filiale ou d’une succursale dans
le pays ou l’on désir ouvrir un compte, il est possible d’en ouvrir un dans une
banque étrangère avec laquelle votre banque a éventuellement passé des
accords.

L’exportateur donne l’instruction a ses acheteurs d’envoyer leurs chèques,


virements, lettre de change et factures a payer au guichet de la banque étrangère.
Cette dernière avise l’exportateur des paiements effectués, le rapatriement des
sommes payées se fait dans des délais convenus avec l’exportateur.
- l’ouverture d’un compte à l’étranger entraîne des frais de tenue du compte et
un mouvement minimum est souvent requis pour amortir ces frais.

Les documents requis :


Les documents nécessaires pour l’ouverture d’un compte a l’étranger :

- une copie du statut de la société.


- une copie de la carte d’identité des personnes pouvant
valablement engager la société.
- une copie de l’inscription de l’entreprise dans le registre de
commerce.
- un spécimen des signatures engageant valablement la société.
- l’enregistrement TVA

5/la remise documentaire :

C’est une opération par laquelle un exportateur mandate sa banque de


recueillir une somme due ou l’acceptation d’un effet de commerce par un
acheteur contre remise de document,il s’agit de document commerciaux
(facture,document commerciaux,titre de propriété…) accompagnés de document
financier
(Lettre de change, billet a ordre,…) pour obtenir le paiement d’une somme
d’argent.

7
Technique du commerce international

6 /Le crédit documentaire :

Le Credoc est la seule méthode universellement admise qui permet de


réalisé un compromis acceptable sur le plan commercial en prévoyant un
paiement contre documents représentant la marchandise et permettant le
transfert des droit de cette marchandise.
EX : les procurations des deux partenaires étrangers :

ACHETEUR VENDEUR
- comment être certain du paiement
- Je souhaite pouvoir vendre cette une fois la marchandise expédiée ?
Marchandise avant de l’avoir payer - comment obtenir un paiement
Rapide pour accroître les liquidités
- comment obtenir un crédit pour de mon entreprise ?
Cette période intermédiaire - comment être réglé directement par
Ma banque ?
- quels documents dois-je fournir ? - quels documents dois-je fournir ?

- comment bénéficier de procédure


Permettant d’éviter un paiement ?

6/1Définition :

le crédit documentaire est l’engagement d’une banque de payer un


montant défini au fournisseur d’une marchandise ou d’un service contre la
remise - dans un délai déterminé- de documents énumères qui prouvent que les
marchandises ont été expédiées ou que les prestations de service ont été
effectuées, l’objet de ces documents est de rendre vraisemblable l’exécution
correcte des obligations de l’exportateur, ces documents seront ensuite transmis
par la banque a l’acheteur contre remboursement,pour que ce dernier puisse
prendre possession de la marchandise.
Ainsi l’acheteur ne transmet aucun fonds au vendeur tant qu’il n’a pas reçu les
documents pour prendre possession de la marchandise, et le vendeur reçoit le
paiement dés qu’il a expédiée

8
Technique du commerce international

6/2 Technique générale :

Dans le contrat de vente, c’est logiquement a l’endroit ou les parties


règlent les dispositions relatives au paiement de prix que doivent être arrêté , le
principe du paiement par voie du crédit documentaire ainsi que les modalités
essentielles de celui-ci .

- l’importateur donne a sa banque l’instruction d’ouverture du crédit


documentaire.

- que l’exportateur vérifie si les dispositions de la lettre de crédit qu’il reçoit de


la part de la banque sont bien conforma a ce qui a été entendu, lors de
l’établissement du contrat de base ou dans la convention ultérieur selon le cas.
Le contrat de base arrêté, l’importateur va inviter la banque, qui jouera le rôle de
banque émettrice, a ouvrir le crédit documentaire au profit de l’exportateur qui
en sera bénéficiaire, l’importateur agira comme donneur d’ordre conformément
aux dispositions du contrat de base
- Une fois que le crédit notifie a l’exportateur, celui-ci peut remettre la
marchandise au transporteur pour l’expédition.
- Il présente ensuite a la banque les documents requis (le plus souvent la facture,
la police d’assurance et le titre de transport)
- La banque, après examen de la conformité des documents, effectue le paiement
de l’exportateur , la banque se rembourse ensuite auprès du donneur d’ordre
c'est-à-dire l’importateur , l’importateur en possession des documents est en
mesure de prendre possession de la marchandise et ceux dans le conditions
conformes du contrat de base.

6/3 Les acteurs du crédit documentaire :

6/3 a- le donneur d’ordre :

Le donneur d’ordre est souvent l’acheteur ou intermédiaire qui agit pour


le compte de l’acheteur (EX : un contrôle d’achat ou d’importation), c’est celui
qui donne les instructions d’ouverture du crédit documentaire a la banque
émettrice.

9
Technique du commerce international

6/3 b- le bénéficiaire :

Le bénéficiaire du crédit documentaire est celui en faveur de qui est


ouvert le crédit documentaire .il s’agit donc du vendeur.

6/3 c-la banque émettrice :

C’est la banque qui procède a l’ouverture du crédit documentaire sur la


base des instructions de son client : le donneur d’ordre, elle est généralement
situé dans le pays de l’acheteur.

6/3 d-la banque notificattrice :

C’est la banque correspondante de la banque émettrice (généralement la


banque du vendeur situé dans son pays)

6/4 Les types du crédit documentaire :

6/4 a- le crédit documentaire révocable :

le crédit documentaire révocable peut être amendé ou révoqué a tout


moment sans avis préalable au bénéficiaire, les garanties offertes sont donc
faible .ce crédit repose sur la nature des relations commerciales entre les
contractants,il est de pratique peut amante.
Le banquier qui, en circonstance, reçoit un mandat de son client .n’est tenu
envers celui-ci que pour les termes du mandat, c’est dire vérifier les documents
et les payer s’ils sont en conformité avec le mandat reçu qui est la lettre de
crédit.

Les inconvénients du Credoc révocable :

- L’acheteur peut revenir sur sa décision


- L’acheteur peut en modifier les conditions
- La banque émettrice peut annuler unilatéralement le crédoc avant la
présentation des documents par l’exportateur.
- Le principal avantage du crédoc révocable est de faire économiser la
commission d’irrévocabilité, ce qui peut représenter une somme non
négligeable pour les transactions importantes, mais, il ne garantie pas le
risque politique.

10
Technique du commerce international

6/4 b-le crédit documentaire irrévocable :

Cette forme de crédit documentaire repose sur l’engagement irrévocable de la


banque émettrice vis-à-vis du vendeur étranger,il ne peut être modifié ni annuler
sans le consentement des deux parties, le banquier ne peut annuler son
engagement même si son client est en position financière délicate ou en
liquidation judiciaire, aussi la banque notificative ne prend aucun engagement
de paiement

*Ses avantages :

- Il garantie le risque commerciale


- Il compte une date limite d’expédition de marchandises.
- Il comporte une date de validité.
*Les inconvénients :
- Il ne garantie pas le risque politique.
- Il peut être émis et notifié par une banque inconnue du bénéficiaire

6/4 c -Crédit documentaire irrévocable et confirmé :

Crédit documentaire irrévocable et confirmé, c’est la banque notificattrice qui


s’engage dans ce cas vis-à-vis de l’exportateur, cet engagement se surajoute a
celui de la banque émettrice .la confirmation couvrant les risques politiques,
l’exportateur bénéficie alors d’une garantie totale, en échange qu’il remplisse
ses obligations.

La réalisation du crédit documentaire :


a- crédit documentaire réalisé par paiement a vue :
il s’agit du crédit documentaire le plus utilisé, la paiement du bénéficiaire a lieu
immédiatement après la présentation des documents prescrits

11
Technique du commerce international

Importateur Exportateur

Banque émettrice Banque confirmatrice

(1) contrat (5) expédition


(2) demande d’ouverture du crédit (6), (8) documents
(3) crédit (7), (9), (11) fonds
(4) avis (10) documentation

6/4 d -le crédit documentaire réalisé par acceptation :

C’est (une opération qui consiste pour la banque émettrice :

- soit a faire accepter, a son client (importateur) , la traite tiré par


l’exportateur,dans ce cas la traite ,accepté par l’importateur, sera envoyer a la
banque notificattrice ou gardée au niveau de l’agence, si la date d’échéance est
proche.
- soit a faire accepter la traite tirée par l’exportateur par son siége ou son
correspondant installé dans le pays du vendeur ,ces deux alternatives devront
s’exécuter contre la remise des documents prévus dans l’ordre d’ouverture du
crédit documentaire .

12
Technique du commerce international

Importateur Exportateur
M /ses

Banque émettrice Banque confirmatrice

Schéma de déroulement de l’opération par acceptation

(2) demande d’ouverture du crédit (7) document traités


(3) crédit (8) acceptation de la traite
(4) avis (9) renvoi des traité
(6) document traité (10) documentation

6/4 e - crédit documentaire réalisé par négociation :

C’est un crédoc qui reprend les mêmes caractéristiques que le Credoc réalisé,
par acceptation, sauf que l’exportateur n’attend pas la date d’échéance pour
encaisser de l’argent de son exportateur, présente la lettre de change avant son
échéance a sa banque.

13
Technique du commerce international

Importateur Exportateur
m/ses

Banque émettrice Banque confirmatrice

Schéma de déroulement de l’opération par acceptation

(2) demande d’ouverture de crédit (7) document traité


(3) crédit (8) acceptation de la traite
(4) avis (9) renvoi des traités
(6) documentation (10) documentation traité

6/5 les divers formes du crédit documentaire :

6/5 a- le crédit revolving : Révocable ou irrévocable

1- renouvelable par rapport a la durée : ex : 1000euro /mois pendant 6mois

La somme non utilisé au cours d’une période (le mois dans cet
exemple) seront reportable ou non (crédit dit cumulatif ou non cumulatif.

2-renouvelable par rapport a la valeur :

Le montant du crédit est établi après utilisation, pour exercer un


certain contrôle sur ce genre de crédit il est souhaitable de préciser le montant
globale.

14
Technique du commerce international

6/5 b -le crédit red clause :

Dont la clause autorise la banque notificattrice/confirmatrice a


effectuer des avances au bénéficiaire (exportateur) avant présentation des
documents .il s’apparente aux préfinancements exports.

6/5 c - Les crédits transférables :

Au terme de se crédoc qui ne peut donner lieu qu’a un seul


transfert,le premier bénéficiaire désigne un ou plusieurs bénéficiaires(si le crédit
est divisible) et conserve la possibilité de substituer ses propres factures a celles
présentées a la banque par le ou les seconds bénéficiaires.

6/5 e -les crédits back to back ou adossé :

A la demande du vendeur , qui n’est pas en mesure de fournir lui


même les marchandises, son banquier émet un second crédit en faveur du
fournisseur du vendeur.
Deux conceptions s’affrontent :
Selon la conception back to back le vendeur, bénéficiaire du premier
crédit,l’offre a la banque notificattrice en garantie de l’émission du second crédit
si le crédit est divisible)
Selon la conception du contre crédit, la procédure est identique,mais le vendeur
demande a sa propre banque d’émettre le second crédit en contre partie du
premier .en pratique,si la banque notificattrice et la banque du vendeur se
confondent, nous sommes en présence d’un contre crédit,s’il s’agit de deux
banques différentes, nous nous confronterons au back to back .

6/7 Les conditions :

Comment se compose le Credoc , qui paie quoi ?

C’est au moment de la négociation du crédit commerciale que les


contractants déterminent (ou doivent déterminer) qui supportera les frais et
commissions du Credoc.
Sans aucune indication contraire, l’acheteur (donneur d’ordre) supportera la
totalité des commissions tant celle de la banque émettrice que celle de la banque
notificattrice
Dans tout les autres cas le contrat commercial doit préciser la répartition des
commissions entre acheteur et vendeur, cette répartition devra figuré ensuite
dans l’ouverture du crédit documentaire.

15
Technique du commerce international

6/7 a- Commissions d’ouverture :

Pourcentage sur le montant du crédit documentaire, calculer au


prorata temporis perçu généralement par trimestre indivisible sur la durée de
validité du crédit. Elle rémunèrent l’engagement de payer pris par la banque
émettrice pour le compte du donneur d’ordre.
Commission de levée de document (appelé encore commission de paiement ou
d’utilisation) :
Pourcentage sur le montant des documents du bénéficiaire du crédit
documentaire reçut de la banque notificattrice ou confirmatrice .il y a autant de
commission que de prestation de jeux de documents
Elles rémunèrent l’examen de la banque émettrice

Principe :
Le paiement par le banquier est lié a la conformité des documents
présenter par l’exportateur bénéficiaire,le banquier doit procédé a un examen
formel de la conformité des documents par rapport au stipulation du crédit .il est
important également de noté que cette vérification des documents par la banque
sera une opération plus ou moins risquée selon le pays .une faute d’orthographe
dans le nom d’un port peut dans se cas s’avérer fatale.

6/8 Les documents systématiquement exigés :

*La facture :

Elles devront être fournies dans le nombre d’originaux visas et de


copie requis par le Credoc, aussi avec des libellés ou visas exigés (ambassade,
organisme de surveillance,….)
Liste de colisage :
Elle indique l’identification des colis (marque, numéros ,poids brute,poids net.
elle donne également les totaux de l’expédition(nombre de colis,cubage,poids
brut)

* Le document de transport :

- Le FCR (forwarder certificate of réceipt):


Il assure la bonne réception des marchandises par le transitaire,il est établi par
ses soins lors de la réception de la marchandise pour ré acheminement vers le
client
Ce certificat est valable pour les contrats avec les incoterms EXW, FCA et FAS

16
Technique du commerce international

* la lettre de voiture (CMR) :

Elle est établie lors de la prise en charge de la marchandise


uniquement dans le cadre de transport routier.
Elle couvre les contrats avec les incoterms EXW, CPT et CIP

* le connaissement maritime :

Il est établi par l’agent de la compagnie maritime, ces documents


valant titre de propriété,ce document touche les contrats avec les incoterms
FOB,CFR,CIF,DES et DEC

* la lettre de transport aérien (LTA) :

Elle est établie par le transitaire de la compagnie en cas


d’expédition aérienne
Elle couvre les contrats sous les incoterms CPT, CPI, DDU, DDP

* le connaissement de transport combiné :

Il couvre une expédition depuis la sortie des usines du fournisseur


jusqu’au magasin du client
Ce document apparaîtra dans les contrats avec les incoterms CPT, CIP, DAF,
DDU, DDP

6/9 Les documents éventuellement exigés :

* le certificat d’assurance :
il est principalement établi par la compagnie d’assurance.

* le certificat d’origine :

il s’agit d’une déclaration dument signée par la chambre du


commerce locale dans la plupart des pays européens,qui a pour but de prouver
au pays importateur l’origine des marchandises achetées.

*le certificat de contrôle de qualité (ou d’inspection) :

Elle permet l’inspection des marchandises et leur conformités avec


les détails nom et spécification demandées tant pour ce qui concerne leur qualité

17
Technique du commerce international

que leur quantité, aussi le contrôle du conditionnement, les marques et le


numéros de colis.

*Le certificat sanitaire et phytosanitaire :

Il concerne les produits agricoles, ces produits doivent être sains et


ne contiennent ni insectes, ni germes pathogènes et/ou ne viennent pas de
régions atteinte d’une épidémie ou autre.

Le certificat d’analyse :

Ce certificat peut être établi et signé soit par le fabricant lui même
soit par un laboratoire indépendant

-les certificats des poids, de mesurage :

Ils peuvent être établi par le vendeur, sauf si l’acheteur exigent


qu’ils soient émis par un tiers.

La facture douanière :

Elle reproduit les indications essentielles a la facture commerciale


et certifie l’origine de la marchandise sous la signature conjointe de
l’exportateur et d’un témoin.

La facture consulaire :

Elle doit mentionner la description détaillée d e la marchandise et


indiquer la valeur, le poids brute et net, certifier l’origine de la marchandise,il
doit être ensuite légalisé par le consul du pays importateur.

7 /L’assurance crédit :
- l’assurance crédit est une couverture proposée par les compagnies d’assurance
qui couvre le risque d’impayé dans le cadre des opérations d’exportation
- le mécanisme : l’assurance crédit s’adresse tant au PME qu’aux
multinationales.
Le candidat exportateur devra tout d’abord compléter un formulaire de données
demandant principalement :

18
Technique du commerce international

-ses pratiques commerciales (délai de paiement,activité commerciale du


client,etc..)
-sa situation actuelle en matière d’assurance crédit( contrat
existant,échéance,etc..)
-une analyse de chiffre d’affaire par pays(nombre de client par pays,pays a
assurer )
-une analyse de ses clients (encours…)
- une analyse de ses pertes sur les créances commerciales subit dans les pays à
assurer.

L’assurance crédit envoie au candidat une offre sur des données qu’il lui a
fournies .si l’exportateur est d’accord,il informe l’assureur crédit pour quel
montant il désir que la transaction soit couverte,c’est ce que l’on appel la limite
du crédit.
Ensuite, l’assureur crédit analyse le montant de la ligne de crédit demande est
acceptable,en fonction de la situation du client.
Au fur et a mesure des paiements, le montant de la limite redevient a nouveau
disponible pour couvrir une autre transaction.
L’assurance crédit implique le principe de la globalité sur un même client ,les
exceptions a ce principe de globalité sont les ventes aux particuliers,aux
organismes publics ainsi que les opérations qui ne comportent pas de risque réel
de crédit

Ensuite, l’assureur crédit analyse le montant de la ligne de crédit demande est


acceptable,en fonction de la situation du client.
Au fur et a mesure des paiements, le montant de la limite redevient a nouveau
disponible pour couvrir une autre transaction.
L’assurance crédit implique le principe de la globalité sur un même client ,les
exceptions a ce principe de globalité sont les ventes aux particuliers,aux
organismes publics ainsi que les opérations qui ne comportent pas de risque réel
de crédit.
- l’exportateur dispose d’un délai de paiement de 15 a 60 jours, pour remettre le
dossier a l’assureur crédit que métra en place une procédure de recouvrement.
- l’assureur crédit peut, a tout moment, réduire ou supprimé la limite de crédit
s’appliquant a un débiteur si la situation se dégrade
- il est possible de faire appel au système de l’autogestion,qui permet a l’assurer
d’être couvert sans demandé une limite de crédit a ll s’assureur crédit pour
chaque client.
En outre, cette technique permet d’éviter certain frais d’analyse et de
surveillance, pour qu’en conclusion du contrat rien ne laisse présager une
défaillance de l’acheteur.

19
Technique du commerce international

7/1 la prime et indemnisation :

*la prime :

la prime recouvre les frais d’études,de surveillance des clients et les


éventuels frais en cas de litige ,ce montant dépend de différents éléments
comme :le secteur d’activité de l’assuré,la répartition de sa clientèle, les
conditions de paiements ,la durée des crédits , les pays a couvrir , le nombre de
client a assurer ……
- si le nombre d’impayé est faible, des réductions de prime peuvent être
consentis.
- la prime d’assurance est soit forfaitaire, soit proportionnellement au chiffre
d’affaire que l’exportateur réalise a l’exportation.

*L’indemnisation :

L’indemnisation ne couvre pas la totalité du sinistre, elle représente en


générale entre 70% et 90% du chiffre d’affaire pour le risque commercial et
entre 90% et 95% pour le risque politique.
Les montants couverts sont les plus souvent les créances, les commissions dues
aux agents, la mise en jeu abusive des cautions, les frais engagés dans
l’opération commerciale ainsi que les frais de récupération de la créance, cette
indemnité est versée dans un délai permettent a l’assureur de gérer le dossier
d’une manière administrative.
Les assureurs crédit indemnisent généralement dans deux cas :
- Lors d’une déclaration de faillite
- après l’expiration du délai carence (selon les pays 5a 12 mois) il y a
insolvabilité présumée.
- après indemnisation, l’assureur tente récupérer les créances impayées, les
récupérations éventuelles étant réparties proportionnellement entre l’exportateur
et l’assureur crédit en fonction de l’intervention de chacun dans la perte.

8/ Les risques couverts :


L’assurance crédit ne couvre pas tout les risques de non paiement .
Les assureurs crédit privés couvrent principalement les risques commerciaux et
les risques politiques dans certaines mesures.

20
Technique du commerce international

8/1Les risques commerciaux :

-si l’acheteur est privé :

Le client est soit insolvable (suite a une faillite) soit


Présente une carence (impossibilité ou non volonté de payer sans pour autant
que l’insolvabilité soit régulièrement constatée) l’acheteur renonce a sa
commande avant livraison, il ne paie pas sa dette
Certain assureur crédit ne couvre que l’insolvabilité du débiteur.

-si l’acheteur est public :

Toute acheteur qui ne peut être en faillite est réputé <acheteur public
.quelque soit le risque pour celui-ci , il est considéré comme politique
- cette distinction est importante dans le cadre de rupture de contrat commercial,
si un acheteur privé ne veux plus honorer sa commande, l’exportateur ne sera
pas toujours indemnisé .si la crédibilité du client n’est pas assurer, il peut être
utile d’imposé des comptes au cours de période de fabrication.

8/2-les risques politiques :

Ils recouvrent toutes événement survenant a l’étranger autre que les


risques commerciaux et qui ont un caractère de force majeur

8/3Le risque politique générale :

Il s’agit des guerres, émeutes, des révolutions,


Des actes ou des décisions d’un gouvernement faisant obstacle a l’exécution
d’un contrat, en dehors du pays exportateur.

8/3 Le risque de catastrophe naturelle :

Il comprend les cyclones, les tremblement de terre , les éruptions


volcaniques , les raz de marée ou les inondations.

8/4Les risques de non transfert :

Risque encourut par l’exportateur de ne pas pouvoir encaisser le montant


de sa créance bien que le débiteur ait effectué son règlement dans la monnaie locale,
a cause de difficultés économiques telles que pénurie de devises.

21
Technique du commerce international

Les risques monétaires :

Les compagnies d’assurance crédits peuvent également intervenir sur le risque


de change.
- des risques sont systématiquement exclus des assurances crédits, il s’agit des
risques liés a une faute de l’assuré, ou son non respect des lois en vigueur
- une opération ne peut prétendre à l’indemnité si la créance est contestée par le
débiteur, tant qu’il existe un litige ente acheteur et vendeur, l’indemnisation est
impossible.
- le recours a l’assurance crédit s’accompagne le plus souvent d’une
collaboration étroite entre l’assureur et le vendeur.
L’assureur crédit vérifie par différent moyens le crédit a accorder aux acheteurs
potentiels en analysent leur solvabilité, il s’inquiète également du contenu du contrat
négocie (conditions de paiement………)
- un assureur crédit qui refuse de couvrir une opération de vente internationale
constitue un indicateur du niveau de risque élevé de l’opération.
De plus, l’assureur crédit informe les assurés si la situation financière d’un client
se dégrade alors qu’il bénéficie d’un crédit.
De son coté, l’assurer doit informer l’assureur de toutes informations relatives a
la créance couverte (fait aggravant le risque, existence de créances arriérées,
livraisons effectuées…)

Conclusion :
A partir de l’étude que nous avons effectuée, on a pu constaté qu’il
existé plusieurs modes et techniques de paiement dans le commerce
international.

Mais le moyen le plus utilisé par la communauté bancaire


international reste le crédit documentaire, car il permet de sécurisé au maximum
l’importation ainsi que l’exportation.

22
Technique du commerce international

BIBLIOGRAPHIE :

-exporter (16 ème édition)


Pratique du commerce international.

-documentation internet.

-Document interne de la BEA


(Banque extérieur d’Algérie)

23