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Droit des contrats spéciaux

Denis.mouralis@uvsq.fr

L'examen : Le commentaire d'arrêt.

Les différents types de contrats sont soumis à la théorie générale et il existe des règles
particulières qui s'ajoutent aux règles générales pour certains types de contrat.

Article 1107 : Les contrats, soit qu'ils aient une dénomination propre, soit qu'ils n'en aient
pas, sont soumis à des règles générales, qui sont l'objet du présent titre.
Les règles particulières à certains contrats sont établies sous les titres relatifs à chacun d'eux ; et
les règles particulières aux transactions commerciales sont établies par les lois relatives au
commerce.

Il n'existe pas des contrats spéciaux et généraux. Ils sont tous spéciaux mais on étudie les
différents régimes.

Les ouvrages :

• Dalloz « cassation en matière civil » Bore 2009-2010.


• Lextinso : « l'essentiel de la jurisprudence civile » en droit des contrats spéciaux. 2008
• Litec manuel « contrats spéciaux » Antonmattoi et Raynard. 2008
• Les grands arrêt de la jurisprudence civile Tome 2. 2009

I) Les sources du droit des contrats


Les sources du droit des contrats spéciaux : La loi, la jurisprudence et la pratique.

A) La loi

1) Le code civil

L'idée du code civil : les personnes. Les personnes ont des biens et puis on voit comment ils
acquièrent des biens. Livre 3 du code civil à partir du titre 4 : listes des contrats. Les successions et
les libéralités on ne va pas l'étudier. Ni les donations, les contrats de mariage. La société non plus. Il
reste le prêt, le dépôt, la fiducie. Ce cours ne concerne qu'une petite partie des contrats spé..

2) La loi

De plus certains contrats sont réglementés par la loi mais pas par le code civil ex contrat
d'assurances

3) La droit communautaire

Des directives et des règlements viennent traiter ce droit des contrats. Le droit
communautaire est tellement présent en droit civil qu'on envisage la création d'un code civil
européen.
B) La jurisprudence

Source récurrente. Par exemple le fait que le professionnel est réputé connaître les vises de
la chose.

C) La pratique

En droit français liberté contractuelle. Ils peuvent aussi mettre le contenu qu'ils veulent dans
leur contrat. Ainsi depuis l'adoption du code civil les praticiens en répondant aux besoins de leur
clients ont régulièrement créé des nouveaux types de contrat. Ainsi des catégories entière de contrat
ont été créés par la pratique comme par exemple l'assurance des risques terrestres. La 1ère loi est
apparue près d'un siècle après l'utilisation par les praticiens.

II) Rappel historique

La liberté contractuelle n'est pas quelque chose qui va de soit. En droit romain seul les
contrats déjà réglementés pouvaient être contracté. Donc que des contrats spéciaux.
Maintenant il faut l'échange des consentements alors qu'en droit romain ce qui comptait
c'était la reconnaissance du contrat par les différents types possibles.
Aujourd'hui la plupart des contrats néanmoins correspondent à une des catégories prévues
par les textes d'où l'importance de connaître les régimes particuliers. Il y a une telle multiplication
des contrats spéciaux qu'il y a d'un coté une hyper spécialisation et de l'autre une généralisation à
l'intérieur des catégories. Deux mouvements inverses. Par exemple pour le bail il est un contrat
spécial mais c'est aussi la catégorie général de tout un tas de sous catégories puisque toutes les
règles qui s'appliquaient aux baux s'appliquent à la multitude de sous catégories de baux.

III) Qualification des contrats


Il faut classer le contrat, l'interpréter et essayer d'être fidèle à ce que les parties ont
souhaitées. La classification consiste à rattacher la contrat à une catégorie à partir de la volonté des
parties qui passe par l'interprétation. La qualification ne peut pas être laisser à la libre décision des
parties. C'est le juge qui fera cette qualification.
Très fréquemment un contrat est qualifié par les parties elles même. Il est intitulé. Tant qu'il
n'y a pas de litige on se moque de la justesse de la qualification. Si un litige survient et que les
parties s'opposent. Pour savoir quelles sont les règles applicables il faut savoir à quelle catégorie le
contrat ce rattache et là le juge ne doit pas s'en tenir à la qualification des parties mais dégager la
vrai qualification.

L'article 12 dispose que « Le juge tranche le litige conformément aux règles de droit qui lui
sont applicables.
Il doit donner ou restituer leur exacte qualification aux faits et actes litigieux sans s'arrêter à la
dénomination que les parties en auraient proposée.

Toutefois, il ne peut changer la dénomination ou le fondement juridique lorsque les parties, en


vertu d'un accord exprès et pour les droits dont elles ont la libre disposition, l'ont lié par les
qualifications et points de droit auxquels elles entendent limiter le débat.

Le litige né, les parties peuvent aussi, dans les mêmes matières et sous la même condition, conférer
au juge mission de statuer comme amiable compositeur, sous réserve d'appel si elles n'y ont pas
spécialement renoncé. »
Il y a un principe et une exception. Le juge doit qualifier les actes dont il a à connaître.
Cependant les contrats sont soumis à des règles impératives. Mais la méconnaisse d'une règle
impérative peut parfois n'engendrer que la requalification du contrat. Imaginons que les parties
conclu un contrat avec un prix faible ou un prix non payé. La règle impérative de la vente qui
nécessite un prix réel et sérieux n'est pas respecté. Ainsi le contrat n'est pas annulé mais il sera
requalifier en donation. Cependant une donation doit être fait pas acte notarié car ils voulaient
déguiser en vente. Alors la donation est elle nulle? Les juges considèrent en général que la donation
peut être fait sans acte notarié si il y a la remise d'une chose. Le don manuel. On passe 'dune vente à
une donation et au don manuel qui est une sorte de donation. Ainsi le contrat sera valable.

Au delà des cas où les parties ont voulu déguiser un acte il a les cas où les parties se sont
simplement trompées.

Cependant l'article 12 dans son 3ème alinéa estime que droit litigieux soumis au juge
doivent être disponible. Généralement les droits patrimoniaux car par exemple le droit de vote n'est
pas disponible. Ce texte veut dire que au cours d'un procès les parties peuvent paralyser le pouvoir
du juge si elles sont toutes les deux d'accords. Si elles sont toutes les deux d'accord pour dire que
c'est un crédit bail le juge ne pourra rien faire même si ce n'est pas un crédit bail et il devra répondre
aux questions en appliquant les règles du crédit bail. Cependant cela est rare que les parties trouvent
cet accord. Néanmoins lorsque les conclusions des parties vont dans le même sens, le juge peut
considérer, même si on est à la limite, qu'il y a un accord et qu'il ne peut pas requalifier le contrat.
Ce qui peut être pratique car si le juge qualifie le contrat et lui applique un règime qui
n'arrange personne et ajoute beaucoup d'imprévu.
L'accord qui contraint le juge est un accord postérieur à la naissance du litige. Si
postérieurement à la naissance du litige les parties se sont mis d'accord sur la qualification du
contrat le juge est tenu de respecter cette qualification. Cependant avant la naissance du litige
l'intitulé que les parties ont donné au contrat ne lie pas le juge.
Mais les parties peuvent soumettre le contrat à un autre régime que sa catégorie naturelle du
moment qu'elles n'essayent pas d'échapper à une réglementation impérative. Ex un bail qui n'est pas
commercial (celui d'un médecin par exemple car activité civile.) Les parties peuvent dire nous
soumettons ce contrat au régime des baux commerciaux. Mais il y a des dispositions d'ordre public
dans la loi de 89 sur les baux commerciaux car inversement si le bail est commercial on ne peut pas
passer à un autre contrat car c'est une disposition impérative.

Récapitulatif car c'est un peu compliqué : Tant qu'il n'y a pas de litige soumis a un juge les
parties peuvent faire ce qu'elles veulent tant que ça ne tombe pas sous le coup du droit pénal c'est
bon. Si le litige est résolu par la négociation c'est pareil les parties font ce qu'elles veulent.
Les problèmes arrivent lorsque l'on soumet le contrat à une juridiction. Là il y a trois
possibilités. Les parties ont intitulé le contrat d'une manière erronée. Si en faisant cela il n'y a pas de
règles impératives. Le juge doit respecter la volonté des parties.
Si le juge constate qu'en qualifiant le contrat de telle ou telle manière les parties échappent à
des règles impératives pour le contrat considéré le juge doit requalifier le contrat. Mais il doit le
faire en mettant en mesure les parties de discuter la qualification qu'il propose.
Mais même lorsqu'il y a un statut impératif si les parties sont tombées d'accord après la
naissance du litige et qu'il s'agit de droit disponible le juge ne peut pas requalifier car les règles
d'ordres publiques sont la pour protéger une partie contre l'autre donc une partie ne peut pas y
renoncer à la naissance du contrat, mais si il l'accepte une fois le litige né le juge ne peut rien faire.
IV) Contrat complexe ou groupe de contrat
A) Le contrat complexe

Contrat unique qui peut se rattacher à plusieurs contrat. Exemple vente d'un immeuble en
état futur d'achèvement. Donc contrat de vente ou contrat d'entreprise. Ou contrat de déménagement
avec emballage et transport. On peut créer un régime à part. Mais on peut aussi dépeucer le contrat
et séparer les différents aspects du contrat. Avec l'aspect emballage et transport.

B) Groupe de contrat

Plusieurs contrat qui présentent des liens fort. On ne peut pas les séparer il faut les envisager
dans leur globalité. La question ici est plutôt de savoir quelle influence le sort du contrat peut avoir
sur l'autre.
Il y a l'ensemble contractuel, la chaine de contrat et le contrat avec son sous contrat.

• Ensemble contractuel : ensemble de contrat qui poursuivent la réalisation d'un même objet.
Ex acquisition d'un terrain et emprunt pour l'acquisition. Dans quelle mesure l'absence de l'achat
peut permettre à l'acquéreur d'annulé le contrat de prêt. Cela marche pour tous les prêts qui
financent les achats. Sinon achat d'un client qui achète du matériel et un contrat de service avec le
même prestataires. Ex une entreprise vend 3 photocopieurs et la maintenance. Souvent plutôt des
crédits bail. Dans ces cas là le problème est que le prestataire entretient mal le photocopieur et
résilie le contrat. Il veut en général aussi résilier le contrat de crédit bail. Dans quel mesure la
résiliation de l'un des contrats permet au client de résilier l'autre. Ou inversement le photocopieur
tombe définitivement en panne il veut donc résilier le crédit bail et par la même occasion le contrat
de prestation de service.
Ce qui domine c'est que si les parties n'ont pas voulu lier les deux contrats il faut distinguer
les situations (Car si les contrats sont liés c'est plus simple). Si c'est pour une raison indépendante
de sa volonté que l'un des contrats ne peut pas être exécuté les juges résilient l'autre en général.
Question de bonne foi.
Les juges peut considérer aussi que les contrats sont liés lorsque les contrats sont conclus
entre les même personnes. Car le prestataire de service étant le vendeur il doit assumer les
conséquences.

• La chaine de contrats: Un ensemble de contrat qui portent sur la même chose. Ils sont
conclus sur un même chose qui circule. La question qui se pose c'est est ce que la personne qui se
trouve au bout de la chaine peut agir contre quelqu'un qui est en amont dans la chaine sans être son
co-contractant directe. A cette question on répond oui car si l'acquéreur final a subit un préjudice du
fait de la chose il peut engager la responsabilité extra-contractuelle. La vrai question est de savoir
quelle est la nature de l'action que l'un des maillons de la chaine peut exercer contre un autre
maillon qui n'est pas directement lié à lui. Distinction chaine homogène ou non :
– Chaine homogène l'action contractuelle peut être faite contre tous les maillons. Ex vente
– Lorsque la chaine ne l'est pas l'action se discute plus. Ex : vente puis location.
• Le contrat et son sous contrat : Contrat de sous traitance. Ensemble de contrat destiné à la
réalisation de la même opération mais le lien est que l'un des contrats sert à exécuté l'autre. On
distingue la sous traitance et la co-traitance (des sociétés vont conclure un contrat pour exécuter un
projet commun.)
Le problème de la sous-traitance est quelles sont les droits du sous-traitant contre le maitre
de l'ouvrage et inversement. Si le constructeur d'une maison individuelle fait faillite à la fin des
travaux. Tous les sous entrepreneurs qui ont fait par exemple la cuisine, la plomberie etc. Les sous
traitants peuvent ils rechercher la responsabilité du maitre de l'ouvrage ou inversement si la
plomberie est mal faite le maitre de l'ouvrage peut il se retourne directement contre le sous traitant
plombier ou doit t il engager la responsabilité de l'entrepreneur qui pourra agir ensuite en garanti
contre les sous-traitant.

Expression contrat nommé et innommé. Les nommé sont ceux qui font l'objet d'une
réglementation dans le code civil. Les innommés sont créés sans réglementation.
Il y a un texte important sur la vente international de marchandise. A partir du moment ou
une vente à lieu en dehors des frontières le droit applicable est celui de la convention de Vienne.
Cette convention prévoit tous les aspects de la vente.

• La vente : Est le contrat par lequel une personne transfert la propriété d'une chose en
échange d'une contre partie.

• L'échange : Est le contrat par lequel une personne transfert la propriété d'une change en
échange du transfert de la propriété d'une autre chose.

• Le bail : Contrat par lequel le bailleur s'engage à mettre à la disposition d'une autre personne
appelé preneur une chose et ce preneur doit en échange payer un loyer.

• Le contrat d'entreprise : Est le contrat par lequel une personne appelée entrepreneur s'engage
à réaliser une prestation de service au profit d'une autre personne appelé maitre de l'ouvrage.

• Le prêt : Le contrat par lequel une personne met à disposition d'une autre personne une
chose sans loyer.
Il y a le prêt à usage, la chose ne se consomme pas par l'usage qu'on en fait. Toujours gratuit
car sinon bail.
Le prêt de consommation, la chose se consomme comme du blé. Si la même chose doit être
rendu c'est à titre gratuit. Si il y a un intérêt il y a contre partie et il est donc à titre onéreux (le
principal est la prêt d'argent.)

• Le dépôt : le déposant confit une chose au soin d'un dépositaire qui doit la conservé et le
restituer. Le séquestre est une variété de dépôt dans lequel la chose est mise à l'abris en attendant
que un litige soit tranché entre des personnes qui prétendent avoir des droits sur ces choses.

• Contrats aléatoires : Au moins une des parties ne peut savoir à l'avance avec certitude ce
qu'il va gagner ou perdre.

• Le mandat : un mandat confie à un mandataire le pouvoir de représentation et permet au


mandataire de conclure des actes à la place du mandant.

• La fiducie : transfert la propriété d'une chose mais temporairement.


• La transaction : Les parties qui s'accordent à la fin d'un litige.
• La convention d'arbitrage : convention par laquelle on transmet le litige à un arbitre.
Chapitre 1 : La vente
Section 1 : Présentation générale du contrat de vente
§1 : Définition de la vente
La vente est définie dans le Code civil dans le 1er alinéa de l'article 1582.
Cette définition repose sur les obligations respectives des 2 parties. Mais elle ne fait pas apparaître
le transfert de la propriété, élément caractéristique du contrat de vente.
Il faudrait donc dire que la vente est un contrat par lequel le vendeur cède la propriété d'une chose à
son cocontractant, l'acquéreur. Le contrat crée 2 obligations caractéristiques : le vendeur doit
délivrer la chose et l'acquéreur doit payer le prix. C'est donc un contrat translatif de propriété et
synallagmatique car les 2 parties ont des obligations réciproques. La cause de l'obligation de
l'acquéreur, c'est l'obligation réciproque du vendeur de livrer la chose.
La vente est également un contrat à titre onéreux puisque l'acquéreur doit payer un prix. C'est
également un contrat consensuel puisqu'il est conclu par simple accord des parties. C'est ce que
précise le second alinéa de l'article 1582.

§2 : Evolution de la vente
La nature de l'obligation de l'acquéreur est caractéristique du contrat de vente. Autrement dit
le fait que l'acquéreur soit tenu de payer un prix est un élément caractéristique du contrat de vente.
La vente n'est concevable que dans une économie monétaire. La monnaie est une unité de compte.
Elle est représentée par des objets.

En droit romain on connaissait la monnaie et la vente était déjà le modèle de tous les
contrats. En droit romain le contrat de vente était consensuel. Mais la propriété n'était transférée que
par la délivrance de la chose. Sous l'ancien régime ce système à perduré mais le transfère de
propriété il fallait la délivrance de la chose pour que la propriété soit transférée.
D'où en 1804 l'article 1583 est une innovation car à l'instant même où les parties sont
tombées d'accord sur la chose et le prix la propriété est transférée. Cependant il s'agit d'une règle
supplétif de volonté et les parties peuvent retarder le transfère.
Pour les rédacteurs du code civil ont considéré qu'il y avait une inégalité. Que le vendeur
étai toujours plus faible car parfois obligé de vendre alors que l'acheteur lui a toujours le choix.
Ainsi un nombre de règle existe. Comme la lésion qui ne peut être invoquée que par le vendeur. Par
contre pour les garanties le vendeur doit vendre la chose comme il était convenu sans vice.
La vision actuelle du droit est plutôt de considérer que c'est l'acheteur qui risque d'être en
position de faiblesse dans un contrat de vente. Car cette idée que l'acquéreur est mal placé pour
connaître les qualités et défauts de la chose. De plus l'acquéreur est de plus en plus considéré
comme un consommateur ainsi il est protégé. Un important corpus de règles du droit français et
communautaire depuis plusieurs années vient consacrer et protégé les consommateur. Le résultat est
que beaucoup de règles de la vente se retrouve dans le code de la consommation alors que les
articles 1582 et suivant sont restés inchangés mais ils ont besoin d'être complété. De même toujours
pour protéger le consommateur le recours à des sanctions pénales est possible.
3§ : Les sources du droit de la vente
Distinguer la vente interne ou internationale mais l'acquéreur à l'attention d'utiliser la chose
pour son usage personnel ou familiale et enfin la vente internationale de marchandises destinées à
un autre usage que personnel ou familiale.
Pour les deux 1ère catégories le droit applicable est d'abord le droit interne 1582 à 1701.
Plus la jurisprudence. Et les dispositions hors du code civil. Code de la consommation, du
commerce etc. Les sources communautaires sont à citer comme une directive du 25 mai 1999 sur
certain aspect de la vente de biens de consommation et sur les garanties y afférant. C'est une
directive qui devait être transposée. La France avait jusqu'au 1er janvier 2002 pour transposer cette
directive. Elle ne l'a fait qu'en 2005. Cette directive a pour objet de protéger les consommateurs
dans les ventes de biens et consommation. Elle comporte une innovation marquante qui prévoit un
régime unique de garantie légale. Il y a eu un débat en France. Un certain nombre de civiliste ont
débattus de l'opportunité qu'il pouvait y avoir de la transposition de cette directive pour réformer le
droit de la vente. Créer un nouveau régime générale du droit de la vente inspiré de la directive.
L'ordonnance de 2005 finalement ne fait que transposer la directive en modifiant cependant
un tout petit peu le droit de la vente en modifiant par exemple l'article 1648 qui traité du délai dans
lequel l'acquéreur pouvait faire l'action en vice caché. Délai de 2 ans au lieu de bref délai.
L'ordonnance introduit dans le code de la consommation L.211-1 à L.211-22 ces nouvelles
dispositions sont applicables qu'à certaines ventes, les ventes de biens meubles corporels et
seulement si le vendeur est un professionnel et si l'acquéreur est un consommateur.
Innovation par rapport au droit français il n'y a plus distinction entre . Régime unique de
garantie. Garantie légale de conformité et des dispositions sur la garantie commerciale.

Si vente interne : droit français.

Si internationale : Soit vente entre professionnels et consommateur , soit non. Si une société
de Marseille achète à une société de Francfort une machine. Soit chez nous on achète un logiciel
anglais par internet. Il est pas évident que le droit français s'applique et des règlements
communautaires prévoient la loi applicable.

Donc si international entre professionnel et consommateur règles de droit communautaire.

Enfin si international et que l'acquéreur n'achète pas pour son usage personnelle application
de la convention de Vienne. Elle règle directement le contrat international.

Les parties ont la possibilité d'écarter l'application de la convention de Vienne.

Cette convention prévoit un régime de garantie moniste. Garantie si la chose livrée est
atteinte de vice.

§4 : Distinction avec les autres contrats


Pour qu'un contrat soit une vente il faut le transfère de propriété d'une chose, obligation de
délivrance et obligation de payer le prix. L'existence d'un prix permet de distinguer la vente d'un
certain nombre de contrat qui transfèrent eux aussi la propriété comme la donation. Ou encore
l'échange de deux biens. Il y a aussi l'apport en société. Les associés doivent apporter des biens à la
société. Lorsque l'associé apporte un bien il transfère la propriété du biens à la société. Pas gratuit
car en contre partie il a des parts sociales, cependant pas monétaire donc pas une vente. L'existence
d'un prix est donc déterminant dans l'existence de la vente.
En fin de compte l'argent étant une chose la vente est une catégorie particulière d'échange.
L'existence d'une chose est également un élément déterminant qui permet de distinguer la
vente d'autre contrat et notamment le contrat d'entreprise. Car le contrat de service est une
prestation de service. Le problème c'est que souvent l'entrepreneur qui fourni une prestation fourni
aussi un bien. Ex costume sur mesure chez un tailleur.
Avant on se réfère à la matière. Si la matière est fourni par le client juste contrat d'entreprise
comme ci le client donnait le tissu au tailleur. Si par contre le tailleur prenait le tissu et faisait le
costume c'était un contrat de vente.
Maintenant on regarde la part la plus importante. Si la valeur du bien est supérieur à la
prestation c'est une vente et inversement. Pour un immeuble si le constructeur n'a que le terrain c'est
un contrat d'entreprise. Par contre s'il fourni tout ça peut être une vente. Certains arrêt n'ont eux pas
trancher la question et dit qu'il s'agissait d'un contrat sui generis il ne tranche pas entre contrat
d'entreprise ou de vente c'est un type de contrat en soit. 1Ère chambre civile 24 novembre 1993
bulletin n°339.

Le transfère de propriété est un élément caractéristique du contrat de vente. Ca permet de


transférer la vente de certains baux ou de certains prêt ou encore de contrat de mandat. Article 1709
défini le bail. Il y a prix mais pas de transfère de propriété un droit de jouissance.

Lorsque la chose donnée a bail se consomme par l'usage qu'on en fait est ce vraiment un bail
puisque le droit de jouissance abouti à détruire la chose. Par ex le concession d'une carrière. Le
propriétaire d'une carrière (concédant) permet à une autre d'exploiter une carrière qui lui appartient.
Ca ressemble a un bail mais le concessionnaire va utiliser les richesses de la carrière et ce les
approprier. La cour de cassation a jugé que ça ne peut pas être un bail, pas de simple droit de
jouissance, il devient propriétaire de la matière qu'il exploite arrêt du 30 mai 1969 3ème civile.
Le prêt le préteur remet une chose à l'emprunteur qui doit rendre la chose après un certain
temps avec durant la durée un droit d'usage et de jouissance. Pas de transfère de propriété.
Distinction entre deux expressions proches le prêt de consommation et le crédit à la consommation.
Prêt de consommation sont les prêts de choses qui se consomment par l'usage qu'on en fait. Riz par
exemple ou carburant. Le prêt d'argent est un prêt de consommation. Dans le code de la
consommation le crédit à la consommation est un prêt d'argent destiner à financer l'acquisition de
biens meubles à l'usage personnel du consommateur.
Pour revenir au prêt de consommation. L'emprunteur qui consomme la chose c'est comme si
il devenait propriétaire. Ce qui fait que c'est pas une vente c'est que l'emprunteur à une obligation de
restitution. En restituant une chose de même qualité en quantité équivalente.

Article 1659 à 1673 du code civil : vente a réméré. Dans ce type de vente le vendeur stipule
qu'il pourra reprendre la chose en remboursant dans un certain délai le prix et les frais éventuels. Ce
qui pourrait faire penser à un prêt mais ça n'en est pas un car c'est une modalité du contrat de vente.

Mandat le mandant donne pouvoir au mandataire de le représenter pour conclure un acte


juridique. Donc clairement différent. Pas forcement de rémunération du mandataire, de plus pas de
transfère de propriété. On peut juste ce demander lorsque l'on mande quelqu'un pour vendre une
chose. Il l'a vend en tant que mandataire ou l'a t il acheté pour la revendre. Mais ça on s'en rend
compte lorsque l'on regarde bien les étapes.
Section 2 : La formation du contrat de vente
La vente est un contrat donc comme tous contrat, la vente est soumise à toutes les règles de
validité de convention résumé à l'article 1108 : 4 conditions essentielles. Le consentement de la personne
qui s'oblige, la capacité de contracter, un objet certain et une cause licite.

Pour le consentement rien de très particulier par rapport à la vente si ce n'est qu'elle se fait
souvent par étape et qu'elle est précédée d'avant contrat.

1§ : La capacité
Il y a une spécificité de la vente, car contrat par lequel on aliène une chose et par lequel on
acquière la propriété d'une chose.
Pour les mineurs, il ne peut pas aliéner un bien seul. Si les parents partagent l'autorité
parentale ils peuvent vendre un bien s'ils agissent ensemble. Si le bien est un immeuble ou un fond
de commerce il faut l'autorisation du conseil de famille ou du juge des tutelles.

Pour les incapables majeurs : Article 505 du code civil. Il faut distinguer les actes
d'administrations et de dispositions. Qui renvoi à un décret en conseil des ministres qui fixe les
actes d'administrations et de dispositions. Décret du 22 décembre 2000. La vente d'un immeuble ou
des meubles qui se trouve dans le logement de l'incapable est considérée comme un acte de
disposition, il ne peut donc pas être valablement accompli par le tuteur ou par le majeur et son
curateur qu'avec l'autorisation du juge des tutelles ou le conseil de famille. Contester la décision du
juge des tutelles devant le TGI.

2§ : Les avants contrats


Les avants contrats n'existent pas que dans le cadre de la vente. Il faut bien comprendre ce
qu'on entend par avant contrat. Ces avants contrats sont des contrats. Des actes juridiques
bilatéraux, des conventions qui précèdent le contrat de vente. Il faut donc faire la différence entre
les avants contrats de vente et les situations où les parties sont en pour-parlers. Les pour-parlers ne
créent pas forcement des contrats. Quand une vente est importante elle est précédée de discussions
et des négociations mais il n'y a pas de contrat. La rupture des pour-parlers est libre. Les
circonstances peuvent néanmoins engager la responsabilité. Inversement il arrive qu'il y ait des
avants-contrats. Il y a deux grands ensemble :
• Les contrats qui organisent les pourparlers. Leur déroulement.
• Sinon on parle de contrat de nature bien précise, qui précède un contrat de vente. On peut
distinguer les promesses de ventes et d'achat et enfin les pactes de préférences

A) Les promesses de vente ou d'achat

Contrat par lequel une partie s'engage à fournir quelque chose et l'autre qui a un délai une
option. Ce droit est fourni par un contrat. Une partie s'engage vis à vis d'une autre, mais il peut être
unilatéral lorsque une seule des parties s'engage et synallagmatique lorsque les promesses sont
croisées.
Le contrat unilatéral est un contrat par lequel une seule partie est débitrice d'obligation
importante, alors que l'acte unilatéral est un acte qui émane d'une seule personne, mais pas un
contrat. Car dans le contrat il y a accord de volonté de deux personnes. Mais parmi les conventions
il y en a qui sont unilatérales car seule une personne s'engage à faire, ne pas faire ou donner quelque
chose.
24/09/09
Lorsque la promesse est synallagmatique cela veut dire qu'une des parties promet de vendre
une chose et l'autre de l'acheter. Elles peuvent agir ainsi en l'attente d'événement ou qu'elles ne
veulent pas acheter tout de suite. Problème si une partie promet de vendre une chose et l'autre de
l'acheter il y a accord de volonté sur la cession d'une chose et sur un prix donc quelle est la
différence avec une vente. Article 1589. « La promesse de vente vaut vente, lorsqu'il y a
consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix. ». Donc si promesse de vente
pour repousser le transfère de propriété il y a vente, mais si promesse de vente pour subordonner
celle ci à un événement cela ne vaut pas pour vente.

1) Promesse unilatérale de vente ou d'achat

Une partie s'engage à conclure la vente si l'autre partie le souhaite. Le cocontractant a une
option on l'appelle le bénéficiaire.

a) La promesse unilatérale d'achat

Le promettant s'engage à acheter une chose si le bénéficiaire la vend.


Ex : Le portage de part sociale par exemple. Une promesse unilatérale d'achat est souscrite
au profit de l'intermédiaire.
Le contrat de concession exclusive. Dans des contrats de concession le concédant parfois
promet au concessionnaire de lui racheter les articles invendus. Promesse unilatérale d'achat.
Cependant normalement le concessionnaire n'est pas obligé en théorie si il l'est ce n'est plus
unilatéral. Une condition est un événement dont la réalisation est incertaine et dont la réalisation
détermine l'apparition ou la disparition d'une obligation. Le terme par contre c'est un événement qui
se réalisera quoi qu'il arrive mais parfois on ne sait pas quand celui ci aura lieu ou sinon on peut
savoir quand il aura lieu le terme devient juste le moment de réalisation de l'obligation.

1589-1 du code civil : « Est frappé de nullité tout engagement unilatéral souscrit en vue de
l'acquisition d'un bien ou d'un droit immobilier pour lequel il est exigé ou reçu de celui qui
s'engage un versement, quelle qu'en soit la cause et la forme. »
Pourquoi d'un bien ou d'un droit immobilier : c'est parce qu'il concerne autant l'acquisition
d'un immeuble ou d'un droit réel sur un immeuble.

L.271-1 Une promesse synallagmatique ou d'achat d'un immeuble en construction est


soumise à certaines conditions.

b) La promesse unilatéral de vente

C’est un cas fréquent. Dans une promesse unilatérale de vente, le promettant s’engage à
vendre son bien au bénéficiaire si celui-ci décide de l’acquérir. L’enjeu principal de la promesse
unilatérale de vente est : que se passe-t-il lorsque le promettant vend ou le cède à titre gratuit à
quelqu’un d’autre ?
Formation de la promesse unilatérale de vente : il faut bien avoir conscience que la levée de
l’option par le bénéficiaire doit aboutir automatiquement instantanément à la formation d’un contrat
de vente. Donc il faut que la promesse contienne tous les éléments nécessaires à la validité du
contrat de vente : il doit y figurer la chose objet du contrat et le prix de cette chose. Le promettant
doit avoir la capacité de vendre au moment ou il conclut la promesse en revanche le bénéficiaire a
sa capacité de contracter au moment ou il a l’option. C’est un acte consensuel, sa validité n’est pas
soumise à des formes particulières. MAIS si la vente à laquelle on s’est engagé est soumise à des
conditions de forme la promesse doit respecter ces conditions de forme. L’art L-141-1 du code de
commerce impose certaines mentions obligatoires : le fonds de commerce, il impose que dans le
contrat de vente il faut notamment indiquer le nom du précédent vendeur, le chiffre d’affaire
réalisé…s’il n’y a pas ces éléments la nullité peut être prononcée. Les promesses unilatérales de
vente doivent comporter les mêmes mentions. L’art 1589-2 du code civil énonce que quand une
promesse unilatérale de vente repose sur un objet, fond de commerce, droit immobilier il doit y
avoir les mêmes mentions. La CC essaie d’appliquer le moins possible ce texte, la JP a tendance à
refuser la qualification de promesse unilatérale de vente à des contrats qui ont tendance à en être.

Arrêt ASS PLEN de 24 février 2006 : la transaction est un contrat dans lequel les deux
parties font des concessions réciproques qui permettent de résoudre le litige. Si une transaction
comprend une promesse unilatérale de vente, elle n’est pas soumise à 1589-2 du code civil.

Au moment ou les parties font une promesse unilatérale de vente il est utile de faire une
indemnité d’immobilisation à la charge du bénéficiaire.

Si quelqu'un s'engage à vendre une maison, le promettant s'est engagé à vendre une maison,
pendant la période où le bénéficiaire à une option le promettant s'engage à ne pas aliéné le bien
mais à ne pas non plus à lui affilier de nouveau droits réels. Si entre temps le propriétaire accepte
une servitude de passage au voisin ce n'est plus le même bien qui est promis à la vente.
Il est d'usage de payer une indemnité d'immobilisation. Payé par le bénéficiaire pour
justement l'immobilisation du bien. Si le bénéficiaire lève l'option en générale cette somme est
déduite du prix à payer. Cette clause est fréquente et licite. Ce n'est pas une indemnité qu'il est
obligé à payer si il se désiste puisqu'il n'est pas obliger d'acheter. Ca créer cependant une obligation
à la charge du bénéficiaire mais ce n'est pas pour autant que la promesse de vente devient une
promesse synallagmatique de vente. On peut considérer que l'obligation de payer un indemnisation
est réciproque de l'immobilisation. Donc on pourrait croire que la promesse unilatéral de vente est
un contrat synallagmatique mais attention ce n'est pas tout à fait exacte. Sauf si la somme est
vraiment importante on peut considérer qu'il est déjà engagé mais dans ce cas là ce n'est pas une
promesse unilatérale de vente mais une promesse synallagmatique de vente.

La promesse c'est l'interdiction pour le promettant d'aliéné le bien pendant la durée de


l'option. Si les parties n'ont pas stipulé de durée la promesse ne vaudra que pour une période
raisonnable. Il n'y a pas de promesse perpétuelle. Les juges doivent déterminer la durée et
apprécieront la durée qui leur semble raisonnable.

Si le promettant se rétracte que se passe t il?


Si le promettant vend le bien à un tiers le bénéficiaire peut engager la responsabilité
contractuelle du promettant. Obligation de faire → Art 1142 dommage et intérêt. Mais le
bénéficiaire peut préférer être substitué au tiers. La cour de cassation en principe refuse de
substituer le bénéficiaire au tiers acquéreur. Toutefois si le tiers est de mauvaise foi, le bénéficiaire
peut obtenir l'inopposabilité à son égard de l'acte de vente. Si le tiers savait que le bien faisait l'objet
d'une promesse de vente par exemple. Sa peut poser des difficultés. Si un acquéreur même de
mauvaise foi achète un immeuble qui fait l'objet d'une PUV, puis il fait un servitude à une personne
de bonne foi. On ne peut pas remettre en cause la constitution de la servitude.
Autre hypothèse le promettant se rétracte simplement. Peut on envisager une exécution forcé
ou simplement des dommages et intérêts?
3Ème civile 1993 s'est prononcé contre l'exécution forcé. Tant que le bénéficiaire ne s'est pas
déclarer acquéreur. Juste obligation de faire donc 1142 juste dommages et intérêts. Du moment que
le bénéficiaire n'avait pas levé son option la vente ne s'était pas formée.
La rétractation avant l'expiration du délai n'a pas de valeur. Par conséquent si le bénéficiaire
malgré la rétractation décide de levé l'option il faut considérer que la promesse existe toujours et du
coup la rencontre de la levé et de la promesse emporte la vente et le juge POURRAIT reconnaître la
vente et en faire une exécution forcé.

Les clauses de substitution sont possibles (une autorisation de contracter pour un


bénéficiaire.) Cependant la loi du 29 janvier 1993 interdit les clauses de substitution lorsque la
promesse unilatérale de vente porte sur des droits immobilier si le bénéficiaire est un professionnel
de l'immobilier.

Dénouement de la promesse. Au moment du levé de l'option le transfert de propriété à lieu.


Si la levé à lieu avant toute rétractation ou que le promettant n'a pas vendu à un tiers, la vente est
directement formée.
Le bénéficiaire peut aussi se taire jusqu'à la fait de la durée, donc la promesse devient
caduque.
Enfin le bénéficiaire peut avant la fin du délai dire expressément qu'il ne lèvera pas l'option.

Il peut y avoir une situation dans laquelle la PUV est assorti de conditions. Si la condition
est suspensive ex l'obtention d'un permis de construire ou d'un prêt. Donc l'option n'apparait que
lorsque la condition a eu lieu.
Ou alors la condition est extinctrice et le bénéficiaire à une option tant que la condition ne se
réalise pas.

2) La promesse synallagmatique de vente

Une partie s'engage a vendre un bien et une autre à l'acheter. C'est une promesse
synallagmatique car promesse avec une acceptation réciproque à la promesse.
Article 1589 : La promesse de vente vaut vente quand il y a consentement des deux parties
sur la chose et sur la prix.
Lorsqu'il y a une promesse synallagmatique de vente il y a transfert de propriété. La cour de
cassation applique régulièrement ce principe. Arrêt du 22 novembre 2005 « l'échange d'une
promesse unilatérale de vente d'une promesse unilatérale d'achat réalise une promesse
synallagmatique de vente qui vaut vente dès lors que les deux promesses réciproques portent sur le
même objet et qu'elles sont stipulées dans les même termes. »

Il y a des promesses de ventes qui valent vente : il y a des promesses qui valent vente pur et
simple, normalement à propos des immeubles car pour publier la vente d'un immeuble, il faut un
acte authentique. Cet acte sous seing privé est appelé un compromis de vente, mais c'est juste une
promesse synallagmatique de vente.

Il y a le cas où la promesse vaut vente mais il y a une faculté de dédit : acte sous seing privé,
l'acheteur a versé des arrhes. Du coup l'acquéreur peut se rétracter en laissant les arrhes au vendeur,
inversement si le vendeur le veut pas vendre il restitue le double des arrhes versés (genre
d'indemnité.) Ce n'est donc pas une promesse ferme qui vaut vente.

Attention si il n'est pas indiqué qu'il a un dédit, la somme versée n'est qu'une avance, un
acompte et la promesse synallagmatique vaut vente.
Si par contre se sont des arrhes, il y a dédit et pas vente, la possibilité de se rétracter est là
sauf que l'acquéreur perdra ses arrhes et si c'est le vendeur qui se rétracte il payera le double.
Enfin si la somme est une clause pénale, il y a vente et la somme versée n'est là que si
l'acquéreur ne respecte pas son engagement et cette somme vaudra d'indemnité. Par contre si c'est le
vendeur comme cette promesse vaut vente, si il se retire le juge peut être saisi pour constater le
transfert de propriété.

Promesse de vente conditionnel ou à terme. Il arrive que les parties aménagent le processus
de la vente mais ne veulent pas conclure tout de suite. Donc ils concluent une promesse de vente
sous condition de la réalisation d'un événement précis. Ex il arrive que les parties concluent une
vente immobilière en incluant une condition qui est l'obtention d'une autorisation administrative
comme un permis de construire. Les parties assortissent la vente de la condition d'obtention du
permis. La vente n'aura lieu que si le permis de construire est obtenu. Pareil avec l'obtention d'un
prêt par l'acquéreur. La question qui peut se poser est de savoir si les parties se sont engagées de
manière ferme et définitive. Si il y a un engagement ferme et définitif des deux parties le fait que la
vente soit suspendu à la réalisation d'une condition, ça ne change pas la fermeté de l'engagement.
Dans ce cas promesse synallagmatique de vente qui vaut vente. Vente sous condition.
Concrètement si la condition se réalise et qu'il ne veut pas signer l'acte authentique on peut
saisir le juge pour lui faire constater le transfert de propriété. L'exécution forcé de la vente est
possible.
En vrai il est parfois difficile de déterminer les volontés des parties. La jurisprudence est
nuancée.

Hypothèses dans lesquelles la promesse de vente ne vaut pas vente. Il y a des cas où les
parties ne s'engagent pas de manière ferme et définitive, mais disent la vente ne se réaliser que si
une certaine formalité et accompli ou que si un certain événement survient. Un contrat conclu sous
seing privé et une clause y dit que la vente n'aura lieu que par la signature d'un acte authentique. Si
il apparaît que les parties ont entendu retarder la vente ou subordonner la vente à la signature d'un
acte authentique, le contrat sous seing privé ne vaut pas vente. La volonté des parties n'était pas que
ce contrat soit une vente et si une des parties ne signe pas l'acte authentique elle a manqué à une de
ses obligations et s'expose à des dommages et intérêts mais on ne peut pas la forcer à vendre.
Il faut que les parties disent très clairement que la réalisation de la vente est subordonné à un
acte authentique. Sinon l'acte vaudra vente.

Régime de la promesse synallagmatique de vente. Elle peut comporter une clause de


substitution. Le vendeur ou l'acquéreur pourra se substituer à un tiers. Une clause de substitution est
stipulée quand le transfert de propriété est retardé. Le contrat dit qu'en attendant le transfert de
propriété l'une des parties peut se substituer à un tiers. Ce qui est transmis au tiers à ce moment c'est
une créance et une dette. Si c'est l'acquéreur qui se substitue, le tiers reçoit un créance le transfert de
propriété et une dette celle de payer le prix. L'avantage de la clause est que normalement pour le
transfert de propriété on doit payer les droits de mutation mais là ce n'est pas le cas c'est que la
créance qui est transfère donc le tiers n'a pas à repayer les frais de mutations.

Vente à autrui:

1Ère hypothèse le promesse synallagmatique de vente ne prévoit pas de retarder le transfert


de propriété. Le vendeur vend quelque chose qui appartient à autrui. On applique les sanctions
prévues pour la vente d'autrui.

2Ème hypothèse si le transfert de propriété est retardé et le vendeur vend après le transfert
de propriété, il vend la chose d'autrui.
Enfin 3ème hypothèse si le transfert est retardé et que le vendeur vend avant le transfert, le
vendeur vend quelque chose qui est toujours à lui.
- Si la vente est soumis à un acte de publicité le premier qui publie l'acte est propriétaire.
- Si pas de publication c'est le plus vieux des actes qui l'emporte car la vente est postérieur à
la promesse synallagmatique de vente. Mais les actes authentiques ont date certaine, mais un acte
sous seing privé ne fait foi que jusqu'à preuve du contraire. Donc si il y a deux actes, que le premier
est sous seing privé et que le vendeur lui fait la 2ème vente mais sous acte authentique c'est l'acte
authentique qui l'emporte.
Si la promesse synallagmatique de vente sous seing privé est enregistrée devant
l'administration, la date certaine de l'acte synallagmatique de vente est celle du jour de
l'enregistrement, sa date est certaine ainsi si un acte authentique intervient après il sera considéré
comme plus ancien et n'emportera pas la vente.

Par contre si le 2ème acquéreur est de mauvaise foi il ne peut pas se valoir de la date de la
publication. Arrêt de la 3ème civile 22 mars 1968. Semaine juridique 1968 2ème partie numéro
15596.

B) Le pacte de préférence

Le pacte de préférence est un contrat unilatéral par lequel une personne appelée promettant
s'oblige à l'égard d'une autre personne appelée bénéficiaire, à lui proposer par priorité de lui vendre
un bien déterminé s'il décide un jour de vendre.
Dans la promesse unilatérale de vente le promettant s'est déjà engager à vendre. Dans le
pacte de préférence le promettant ne s'est pas engager à vendre. Mais pour le cas où il le vendrait il
a promis de le proposer au bénéficiaire.
Il a une existence autonome. C'est un contrat. Si son voisin vend sa maison avec le terrain
qu'il y a autour, ça agrandirait son propre terrain. Donc les deux voisins se font des pactes de
préférences croisés. Si l'un des deux vend l'autre sera prioritaire.
Il peut y avoir un pacte de préférence prévu dans un autre contrat. Par exemple si deux
parties conclu un bail, il pourra être stipulé que si le bailleur vend son bien, le preneur sera
prioritaire.
La prescription de l'obligation du promettant ne commence pas à courir au moment de la
conclusion du contrat mais au moment où le bénéficiaire est informé de l'intention de vendre du
promettant. Le promettant est perpétuellement tenu de proposer le bien au bénéficiaire. (prescription
contractuelle 5ans aujourd'hui et 10 ans avant la loi de 2008.)
Ce pacte fait penser au droit de préemption. Le droit offert à certaines personnes d'acquérir
un bien en priorité si son propriétaire décide de la vendre. Ex le preneur de locaux vide à usage
d'habitation.
On utilise le terme de préemption pour tous les droits d'origine légaux. Le pacte est plus
pour les droits d'origine conventionnel.
Certains arrêt ont analysé de pacte de préférence comme une promesse unilatérale de vente
conditionnelle. Avec condition pour le promettant de décider de vendre. Analyse critiquable.
1) Les effets du pacte

Le pacte est en veille. Le propriétaire fait ce qu'il veut, il peut l'affilier de droits réelle, le
louer, faire une servitude de passage. Le promettant ne doit juste pas utiliser ses prérogatives de
propriétaire pour priver de tout effet le droit du bénéficiaire. Par exemple il faut éviter de conclure à
propos du bien un contrat réglementé, un bail réglementé qui fait bénéficier le locataire du droit de
préemption d'origine légale. Comme pour le locataire du terre à usage agricole. Ce droit de
préemption prime car il est d'origine légal. Donc si le promettant conclu avec un tiers un bail qui lui
donne cette préemption légal il ruine le droit de priorité du bénéficiaire du pacte. La seule
réparation envisageable pour le bénéficiaire du pacte ceux sont des dommages et intérêts.

Que se passe t il si le bénéficiaire cède son droit à un tiers. Cela peut être prévu dans le
contrat.

2) Les sanctions de la violation du pacte par le promettant

Le bénéficiaire du pacte de préférence peut il demander à être substitué à l'acquéreur du bien


dans le cas où le promettant aurait vendu le bien à un tiers sans en informer le bénéficiaire qui n'a
pas pu faire marcher son droit de priorité.
La jurisprudence a longtemps dit non. Il n'y avait que dommages et intérêts. De plus lorsque
le tiers était de mauvaise foi, le bénéficiaire du pacte pouvait demander l'annulation du contrat entre
le promettant et le tiers.

Cassation chambre mixte pourvoi 03-19376 26 mai 2006 : la cour de cassation dans cet arrêt
un pacte de préférence avait été conclu et violé par le promettant. Le bénéficiaire demande a être
substitué. Il est débouté par le CA. Dans le pourvoi il parle de l'exécution de faire qui doit être
réalisée en nature lorsque c'est possible. Or l'exécution forcé en nature du pacte de préférence est
possible il suffit de transférer la propriété du bien au bénéficiaire.
« Attendu que si le bénéficiaire est en droit d'obtenir l'annulation du contrat et de se
substituer à l'acquéreur à condition que le tiers acquéreur avait la connaissance du pacte »

Donc substitution si mauvaise foi de l'acquéreur et qu'il est prouvé que le tiers savait que le
bénéficiaire voulait se prévaloir du pacte de préférence.

Un arrêt de la 3ème civile du 31 janvier 2007, pourvoi 05-21071. Cet arrêt confirme la
solution de l'arrêt de 2006.

Démontrer que le tiers acquéreur connaissait le pacte de préférence bon pourquoi pas mais
prouver qu'il voulait s'en prévaloir c'est assez délicat.

3§ : Le formalisme
La vente est consensuelle et se conclu dès qu'il y accord des volontés. Article 1582 alinéa 2
dit qu'il faut un écrit. Mais en vérité même si il y a accord verbal la vente est conclue. Le
formalisme peut être envisagé par les parties lorsqu'elles substituent d'elles même que la vente sera
conclu après un acte authentique.
4 types de formalismes : Le ad validitatem (validité de l'acte),probatoire, le publicitaire,
administratif. Il faut faire la distinction entre le formalisme probatoire et la validité. Ex les actes
juridiques se prouvent pas écrit si leur valeur dépassent 1500 euros. L'écrit est une forme exigé
pour prouver l'acte pas pour sa validité. Si un contrat dont l'objet dépasse 1500 euros ne peut pas
être prouvé par écrit il n'est pas moins valable. Cependant 1347 et 1348 si il y a un commencement
de preuve par écrit, qui devient un indice, par ex un papier non signé de l'autre partie, et bien là on
peut ensuite prouver la suite par tout moyen comme un témoignage. Donc l'existence de l'obligation
peut être prouvé même sans écrit donc le contrat est valable.
Par contre si la validité du contrat exige un écrit si absence d'écrit le contrat est nul.

A) Le formalisme Ad validitatem

En droit français le principe est la liberté et le consensualisme. 1108 du code civil ne parle
pas de la forme. 1583 est trompeur car il parle d'écrit mais en vrai la parole suffit. Il y a bien sur des
exceptions certaines ventes nécessitent un formalisme.

Vente de bien meuble de consommation donc vente entre un professionnel et un


consommateur. L113-3 du code de la consommation impose au vendeur d'indiquer par voie
d'étiquetage ou d'affiche un certain nombre d'infos. Il n'impose pas que le contrat soit conclu par
écrit mais impose au vendeur d'indiquer par écrit certains éléments.
L261-11 code de la construction et de l'habitation : immeuble à construire, cet article impose
la conclusion de ce type de vente par écrit.
En matière de procédure collective lorsqu'une entreprise est en difficulté celle ci peut être
cédée, donc cette cession est une vente et le code de commerce impose qu'elle soit accompagnée en
amont d'offre de reprise avec des obligations. L642-2 du code de commerce.
Enfin L141-1 du code de commerce prévoit que la vente d'un fond de commerce doit
comporter des indications comme le nom du précèdent vendeur, les résultats comptables des 3
dernières exercices. Ainsi écrit nécessaire.
1108-1 du code civil précise que lorsqu'un écrit est exigé pour la validité d'un acte juridique
il peut être conservé sous forme électronique, donc l'écrit peut être conclu par voie électronique.
Article 1316-1 et suivant indiquent quelles sont les conditions à respectés pour la sureté de l'écrit
électronique.

B) Le formalisme probatoire

Tous les actes juridiques doivent être prouvés par écrit si le montant de l'obligation dépasse
1500 euros article 1341 (somme mise à jour par un décret.) Donc pour démontrer l'existence d'une
vente pour une valeur inférieure on peut le faire librement. Si le prix est supérieur à 1500 il faut un
écrit. C'est un document qui mentionne l'existence de l'obligation et qui est signé par la personne
débitrice de l'obligation, c'est un document écrit par lequel le débiteur de l'obligation reconnaît être
engagé. Si pas d'écrit le juge dira qu'on ne prouve pas l'existence de l'a vente et l'exécution forcée
sera refusée.

Cependant 1347 et 1348 prévoit des exceptions :

• 1347 : si il existe un commencement de preuve par écrit l'obligation peut être prouvé par
tout moyen. Le commencement de preuve par écrit n'est pas un document dans lequel le débiteur de
l'obligation reconnaît être engagé, c'est simplement un document qui contient un indice de
l'existence de l'obligation. Par ex on veut démontrer que l'arrière grand oncle nous a vendu un
meuble de grande valeur. Il n'y a pas d'écrit, accord verbale, mais on a une lettre dans laquelle
l'arrière grande tante qui écrit à notre frère qui raconte que la commode nous a été vendu. Ensuite si
on a d'autres éléments on pourra prouver la vente.
• 1348 : Si la personne démontre soit qu'elle était dans l'impossibilité matérielle ou morale de
se faire établir un écrit elle peut prouver l'obligation par tous moyens.
Pour le moral c'est souvent exemple quelqu'un de la famille ça serait presque insultant de
demander un écrit. De même la jurisprudence admet qu'il y a impossibilité quand il y a un usage
professionnel qui est de ne pas faire d'écrit. ex entre les professionnelles d'éleveurs de chevaux.
Pour matériel c'est plus rare mais par exemple condition extrême pas de quoi faire un écrit et
nécessité de faire la vente.

Par ailleurs entre commerçant les obligations se prouvent librement L110-3. Donc pour
prouver qu'un commerçant a fait ne vente en tant que commerçant c'est librement.
Enfin 1316-1 et suivant prévoit les conditions dans lesquelles l'écrit électronique a les même
valeurs qu'un écrit sous forme papier. (signature par clé de cryptage)

C) Le formalisme publicitaire

Il existe des règles de publicité pour certains meubles. Dans certain cas la vente doit se
conformer à des règles de publication dans des registres. Il y a des registres pour les meubles
comme les navires et les aéronefs ou encore les brevets. C'est exceptionnelle néanmoins car dans
tous les autres cas la vente d'un meuble n'est soumise à aucune règle de publicité et 1141 du code
civil si un même meuble est vendu successivement à plusieurs personne, celui qui est considéré
comme le propriétaire c'est le 1er qui en a été mis en possession a condition d'être de bonne foi.

Par contre toutes les ventes immobilières doivent être publiée. La publication n'est pas là
pour opposer la vente aux parties mais la publicité est nécessaire pour rendre la vente opposable à
tous. C'est l'administration fiscale qui conserve les listes de ventes immobilières (anecdote pour
enregistrer il faut une certaine forme, il faut réduire l'acte faire une petite marge etc.). Il y a des
conservateurs de vente ou hypothèque par secteur. Mais seul les actes authentiques peuvent être
publiés donc soit par un officier publique (notaire ou juge) ou authentique par la loi. Règle destinée
à rendre les publications sûre.
(Néanmoins les avocats se battent pour pouvoir faire des actes à valeurs enregistrables.)

D) Le formalisme administratif

Exemple vente d'arme à l'étranger autorisation du ministre des affaires étrangères. Pareil
vente de médicament il faut une autorisation. Pour la vente d'un office ministériel doit être approuvé
par le ministre de la justice. Car pour être notaire il faut avoir une charge, il faut l'acheter et pour
cela le service du ministère de la justice fait une enquête et seulement ensuite la vente est conclue. Il
faut donc agrément du ministère de la justice.

4§ : La chose
La vente par définition porte sur une chose. Cette chose doit remplir deux conditions, être
susceptible d'être vendu (A) et il faut que cette chose soit déterminée ou déterminable (B).

A) Une chose susceptible d'être vendu

Un contrat peut porter sur toute sorte de chose. Un brevet, une marque etc.
1) Une chose existante

Si un contrat est conclu et que la chose n'existe pas il est nul.

Par contre on envisage l'hypothèse dans laquelle la chose disparaît après avoir été vendue et
l'hypothèse de la chose futur. 1126 et 1130.
1126 : tout contrat a pour objet une chose et 1130 une chose futur peut faire l'objet d'une
obligation.

• 1601 dit que si une chose au moment où elle est vendue n'existe plus le contrat est nul.
L'alinéa 2 permet à l'acquéreur si la chose a disparu partiellement, a le choix de renoncer à la vente
et d'être remboursé ou bien demander l'exécution du contrat pour la partie de la chose qui n'a pas
disparu en déterminant un nouveau prix. Ex vente d'une cargaison de riz, le bateau coule. La vente
est nulle. Par contre si pour une tempête si une partie seulement des conténères est emportée.
L'acquéreur peut soit renoncer à la vente ou soit payer mais que pour la partie restante.

• La chose futur, 1130 l'autorise. Ex la vente d'une récolte future. Le contrat est valable mais il
est aléatoire car incertitude sur l'apparition future de la chose. Pour la récolte on est pas sur de celle
ci. La vente est parfaite qu'au moment où la chose existe et c'est à ce moment là que la propriété est
transférée. Donc transfère retardé. Sauf pour une exception la vente d'immeuble à construire.
Différentes catégories : le transfère peut être retardé au moment de la fin de la construction. Mais
les parties peuvent aussi prévoir que la propriété des différentes parties sera transféré au fur et à
mesure de leur construction. Lire 1601-1 et suivant.

2) Une chose aliénable

Certaines choses sont inaliénables, soit en vertu d'une règle publique soit en vertu d'une
obligation imposée par contrat.

• D'ordre public : seules les choses qui sont dans le commerce peuvent faire l'objet d'une
convention. La typologie des choses dans et hors du commerce est difficile. On se rend compte que
beaucoup de choses ne sont pas totalement hors ni dans le commerce. Par exemple un organe ne
peut pas faire l'objet d'une vente, une personne ne peut pas donner un organe de son vivant sauf
pour un parent. Mais il y a quand même des cas où une personne peut accepter qu'on lui prélève un
organe. Certains disent contrat d'autre non. Pareil pour le transport des organes des morts il y a des
contrats.
De même la clientèle civile ne pouvait pas être vendue. Mais quand on vend un fond de
commerce on vend la fréquentation, la clientèle. Il ne vend pas les gens de la clientèle mais bon les
fréquentation habituelle et puis le successeur peut être présenté. Mais ce n'était possible que pour
les commerçants, mais pas pour les clientèles civiles. Par contre on pouvait faire payer la
présentation. Ca revenait au même. Revirement 7 novembre 2000 possibilité de vente d'une
clientèle civile si la liberté des clients est préservée.

• Il y a aussi des contrats qui prévoit qu'une chose ne pourra pas être aliéné. Souvent dans les
donation. On donne un bien à une personne et on s'assure qu'elle n'aliénera pas le bien. Cependant
ces clauses sont nulles si elles sont à caractère perpétuel. De même elles doivent être justifiées par
un intérêt sérieux et légitime. Article 900-1.
3) Une chose dont le vendeur est propriétaire

1599 du code civil prévoit que la vente de la chose d'autrui est nulle, elle peut même donner
lieu à dommages et intérêts quand l'acheteur a ignoré que la chose était celle d'autrui. Elément
essentielle du contrat de vente est le transfère de propriété donc si le vendeur ne le possédait pas il
ne peut pas la transférer.

a) Le domaine de la nullité

Le domaine de la nullité. La vente nulle si le vendeur n'était pas propriétaire de la chose


quand le contrat a été conclu. Cependant si le vendeur avait un droit sur la chose il pourra vendre ce
droit. Une personne qui a l'usufruit d'un bien peut le vendre. Si il y a la vente d'un immeuble par
l'usufruitier, si la volonté des parties est de vendre la propriété pleine le contrat est nul. Mais si le
contrat est mal rédigé et que c'était bien la volonté des parties de faire porter que sur l'usufruit le
contrat ne sera pas nul.
L'indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes sont propriétaires d'une chose
et chacun à une code part sur la chose. La code part du coindivisaire c'est un droit dont le divisaire
est titulaire, il peut donc le vendre. Donc si le contrat est bien conclu pour le transfère de la code
part c'est bon mais si c'est sur le bien en entier la convention n'est pas valable. Sauf dans le cas ou
au moment du partage et de la fin de l'indivision, le bien vendu en son entier par le coindivisaire, lui
revient du fait du partage, rétroactivement le bien est réputé lui avoir appartenu dès le décès. Donc
la vente est valable et si l'action en nullité intervient après elle n'aboutira pas. Rétroactivité du
partage.

Si au moment où le transfère de propriété à lieu l'acquéreur est devenu propriétaire de la


chose le contrat est devenu valable. Un vendeur par exemple fait une vente sous condition
suspensive, soit en l'espèce le fait que le vendeur sera propriétaire au moment de la vente. Il n'est
pas encore propriétaire mais il s'engage à l'être au moment du transfère de propriété. Du coup la
vente est suspendu à cette condition.

b) La sanction de la nullité

La vente de la chose d'autrui est nulle mais c'est une nullité relative car elle est destinée à
protéger une partie, l'acquéreur (nullité absolue faite pour l'ordre public). Donc elle se prescrit par 5
ans. De plus comme relative le contrat est susceptible de confirmation. L'acquéreur peut renoncer à
exercer l'action en nullité.

Seul l'acquéreur peut exercer l'action en nullité, mais le véritable propriétaire non plus. Le
véritable propriétaire de la chose est en possession de la chose donc la vente lui est indifférente. Et
si le vendeur se trouve en possession de la chose et la donne à l'acquéreur, il dispose d'une action en
revendication de la chose.
Donc la jurisprudence estime que si entre le moment de la vente et du transfère le vendeur
devient propriétaire la vente est tout de même consolidée.

Sur une maison pour l'indivision un des enfants peut vendre l'ensemble de sa code part sur
l'indivision. Un des cohéritiers peut se dire il y a de forte chance que telle maison me soit attribuée.
J'habite à coté etc. Et j'ai besoin d'argent. Je fais un contrat de vente mais je retarde le trasnfère de
propriété à un an. Si un an plus tard le partage a eu lieu et qu'en effet le cohéritier l'a récupère la
vente est conclu car il est propriétaire et en plus on considère que rétroactivement le propriétaire
était réputé avoir la chose dès le décès donc même si le contrat ne retardait pas le transfère de
propriétaire, même dans ce cas si l'action en nullité est exercée après le partage le juge considérera
que le cohéritier avait la propriété dès le décès. 05/10/09
B) Il faut une chose déterminée ou déterminable

Pour que la vente soit valable il faut que le contrat identifie la chose. S'il s'agit d'une chose
de genre, c'est à dire d'une chose qui est indénombrable. Le contrat doit indiquer la nature de la
chose, sa qualité et comment on calculera la quantité vendue.
Si le contrat porte sur un corps certain il faut identifier la chose comme une commode de
valeur ou un immeuble. La chose doit être désignée dans le contrat.

5§ : Le prix

Le prix est un élément indispensable du contrat de vente. L'avantage de la contre parti de la


chose qu'il cède doit toujours être monétaire sinon c'est un échange.

A) L'existence du prix

Le prix doit satisfaire a deux conditions : déterminé ou déterminable et réel et sérieux.

1) La détermination du prix

a) Les principes

Article 1129 sur l'objet de l'obligation puisque le prix et l'objet de l'obligation qui pèse sur le
payeur. Principe général sur le prix, il faut déterminer qu'elle est l'espèce donc qu'elle est la
monnaie. La quotité est le montant ou donner un mode de calcul.
Pour la vente 1591 le prix de la vente doit être déterminé

Un mode de calcul de ce montant pouvait être déterminable d'après le principe général de


1129 mais que 1591 pose une exception et dit qu'en matière de vente il doit être déterminé.
Pour la jurisprudence déterminé ou déterminable. Donc prix déterminé pas de souci. Le prix
de la vente est déterminable si le contrat comporte une indication pour calculer le prix. Indication
qui doit satisfaire à deux obligations. Il faut que le contrat indique un mode de calcul précis, une
référence, un mode de calcul qu'on a plus qu'à appliquer. Il ne faut pas avoir a renégocier. Ensuite il
faut que les éléments à partir duquel on va fixer le prix ne dépende pas de la volonté d'une partie.
Principe du 7 janvier 1925. Dans cette affaire une société avait conclu avec une autre société un
contrat de vente de son actif. Le contrat prévoyait que l'acquéreur devait en contre partie de la
session de l'actif acquitter le passif et payer en plus 50 000 francs. La CA annule le contrat car prix
déterminable. Pourvoi rejeté. Donc il faut des éléments précis qui permettent de déterminer le prix
sans que cela dépende de la volonté d'une partie. Mais calculer le passif au jour de la vente ne
dépend pas de la volonté du vendeur car c'est au jour de la vente et le passif est calculé suivant les
compte.
On peut aussi fixer sur une valeur précise, on payera le prix le 30 juin suivant la valeur de
l'uranium à la bourse de Chicago le jour de la vente. Référence à une cote officielle facile à
connaître. Et ça ne dépend pas de la volonté des parties.

1592 du code civil : le prix peut être laissé à l'arbitrage d'un tiers si le tiers ne veut ou ne
peut pas faire l'estimation il n'y a point de vente. L'arbitrage est un mode de résolution d'un litige,
opération juridictionnelle. Ici c'est pas le cas le mot est mal utilisé, c'est plus un expert. Le contrat
reste valable même si le prix n'est pas fixé ou désigné car elles ont désigné un tiers.
Le contrat est nulle de nullité absolue ce qui peut paraître étrange car ci on protège les
parties et pas l'ordre public. Mais c'est un reste de l'ancienne conception. Avant on estimait que la
nullité absolue sanctionnait un vice fondamental du contrat. Le prix est un élément essentiel du
contrat de vente.

b) La situation actuelle

En réalité la situation n'est pas si compliqué que ça a condition de faire la différence entre le
contrat de vente et les contrats cadre. Il existe dans le monde des affaires les contrats cadres. Deux
personnes en relation d'affaire qui prévoit d'être en relation pendant longtemps définissent leur
relations et prévoit des contrats futurs. Exemple contrat de distribution. Le contrat cadre n'est pas un
contrat de vente, il prévoit des obligations réciproques et prévoit d'autres contrats, qui peuvent être
des contrats de ventes. Lorsque les contrats cadres prévoient des contrats de vente on s'est demandé
s'il devait prévoir un prix. Pendant longtemps la jurisprudence a demandé que le contrat prévoit un
contrat avec prix déterminable. Ce qui excluait la référence au prix de la société au jour de la
commande. Car le tarif c'est le vendeur qui le déterminait. Elément qui dépend de la seule volonté
du vendeur. On est face à deux impératifs contradictoire. D'un coté il est évident que lorsque le
contrat cadre est passé le fournisseur peut difficilement s'engager à prévoir un prix pendant des
années. Il est pas illogique qu'il dise on appliquera mon tarif. D'un autre coté si l'acquéreur est à la
merci du vendeur et que le vendeur multiplie son prix par trois alors que l'acquéreur s'est engagé
passer des commandes pendant des années il est coincé. Pendant longtemps la jurisprudence a
considérer que le prix devait être déterminable.

Mais 4 arrêt du 1er décembre 95. Lorsqu'une convention prévoit la conclusion de contrats
ultérieures l'indétermination du prix de ses contrats dans la convention initiale n'affecte pas, sauf
dispositions légales particulière, la validité de celles ci, l'abus dans la fixation du prix ne donnant
lieu qu'a résiliation ou indemnisation.
Le prix n'a pas à être déterminable dans un contrat cadre, l'indétermination ne rend pas nul le
contrat cadre. La cour de cassation trouve comme échappatoire que si le vendeur exagère dans la
fixation de son tarif, l'autre partie pourra saisir le juge pour faire constater l'abus et il demandera
soit la fixation du contrat cadre et la partie pourra se libérer, ou bien le contrat continuera d'exister
mais la partie victime de l'abus pourra demander une indemnité et sa compensera le fait que le prix
a augmenter de manière exagérée.
C'est au juge d'apprécier cela l'augmentation peut être justifié ou être un abus.

L'incertitude qui résulte de ces contrats est ce que cette jurisprudence qui vaut pour les
contrats cadres vaut elle de manière générale sur la fixation du prix dans les contrats de vente.

Arrêt du 2 décembre 1997. Un vendeur avait vendu une ferrari à un particulier en prévoyant
que le prix serait celui prévu au condition générale de ferrari au moment de la livraison. Le cour de
cassation reprend ce qu'il disait en 1925 car ce n'est pas le vendeur qui fixe le prix, le prix dépendait
de la volonté du constructeur indépendant des parties. Ce qui laisse entendre que la condition pour
la vente est toujours la même. Cette jurisprudence de 95 s'applique aux contrats cadre mais pas à la
vente en générale.

Concrètement la personne qui doit acquérir des biens peut être confronté à une certaine
urgence. Le vendeur de bière il lui faut de la bière. Le tenancier du bar est obligé d'acheter chez le
fournisseur même si le prix a beaucoup augmenté. Donc il peut être coincé c'est dangereux
financièrement. Il pourrait saisir le juge des référés si péril imminent.

Pourrait on demander au juge de déterminer le prix, de le diminuer? Permettrait à l'acquéreur


d'obtenir la chose à un prix raisonnable mais jamais admis dans la jurisprudence.
2) Un prix réel et sérieux

a) Le prix réel

Prix qui n'est pas fictif, prix que les parties ont l'intention de payer.

• Il y a les cas dans lesquels les parties mettent un prix dans l'acte de vente et une contre lettre,
un acte secret dans lequel un prix est payé en espèce à coté pour échapper à l'administration fiscale.
C'est un acte secret qui est valable donc le vendeur peut demander de faire forcer le versement du
prix. Sauf article 1840 immeubles, les offices ministériels, les fonds de commerce, la clientèle ou le
droit de bail. Dans ces ventes là la contre lettre est nulle. Dans les autres cas la seule sanction
possible est fiscale, avec paiement des droits, majoration et infraction pénale possible, mais la
contre lettre est valable et peut amené à forcer le paiement prévu par celle ci.

• Il y a ensuite la donation déguisé, le prix n'est pas payé ou une fois payé l'argent est reversé
directement. L'acte est valide mais il est requalifier en donation ce n'est plus une vente. Les droits
de mutation à titre gratuit sont beaucoup plus élevé donc ça peut servir à les éviter ou sinon à priver
des héritiers de leur droit car il y a une réserve qui est une portion de bien qui est réservé pour les
héritiers. Dans ce cas on ne peut céder sur cette réserve, ainsi une donation déguiser peut servir à
passer outre cela.

b) Le prix sérieux

Le prix a prévu d'être payé mais il est dérisoire. La question est de savoir quelle est la
volonté des parties. Si c'est de réaliser une libéralité le contrat n'est pas nul mais il doit être
requalifier en donation indirecte. Vente avec prix dérisoire. Si l'intention des parties était de ne pas
payer de prix c'est une donation déguiser ce n'est pas la même chose.
Enfin si les parties avaient vraiment l'intention de vendre elle doit être annulée car il n'y a
pas de prix, le prix dérisoire vaut à une absence de prix. On ne peut pas fixé de seuil, il y a le cas où
le prix est lésionnaire dans ce cas on applique des règles. Ce n'est pas la même chose car quand il
est dérisoire la vente est nulle.
Il faut faire la différence dans lequel il y a vraiment un prix dérisoire et le contrat aléatoire.
Ex du viager. Il y a un prix versé et une rente. Le prix versé au moment de l'acquisition peut être
dérisoire car il y aura la rente viagère.

B) La lésion

La lésion est la situation dans laquelle le prix de vente d'un bien est très inférieur à celui du
marché. En droit français, en principe, la lésion n'est pas une cause de nullité du contrat (1118).
Pour cette raison, l'erreur sur la valeur d'un bien n'est pas une cause de nullité du contrat non plus.
On estimes que les parties sont libre de conclure un contrat selon les conditions qui leur
conviennent.

Ce principe admet néanmoins des exceptions, surtout en matière de vente. Mais seul certains
type de vente peuvent être mise en cause pour lésion. On trouve la lésion en matière de vente
d'immeuble. 774 et suivant.
Autre exception qui concerne toutes les ventes conclues par les mineurs article 1305. Donc
cette exception concerne toutes conventions à laquelle mineur est partie.
Après d'autres textes spécifiques prévoient qu'on puisse remettre en cause certaines ventes
en cas de lésion comme par exemple pour les ventes d'engrais agricoles.

Quels types de lésions ? Et quels types de sanctions?


Il y a certain cas de différence entre le prix du marché et de la vente qui peuvent remettre en
cause le contrat. Par exemple seul le mineur peut remettre en cause de le contrat et à la condition
que le prix l'ait défavorisé. Donc si acheté trop chère ou vendu pas assez il le peut, mais l'autre
partie ne le peut dans aucun cas. Pour les mineurs le prix est lésionnaire le contrat peut être
rescindé.
Ensuite pour le bien immeuble seul les cas où le bien est vendu à une lésion de au moins
7/12ème tu prix du marché. Seul le vendeur qui est lésé par un prix trop bas peut remettre la vente
en cause.
Lorsqu'un contrat est remis en cause en raison du caractère lésionnaire du prix, il n'est pas
annulé, l'acquéreur le choix d'anéantir le contrat, on parle de rescision, ou l'acquéreur peut garder le
bien en fournissant la différence entre le bien qu'il a payé et le juste prix.
On va étudier que le cas de l'immeuble.

1) Les critères de la lésion

Les ventes d'immeuble qui présente un caractère aléatoire, ne peuvent pas être rescindé pour
lésion. Par définition elles sont l'aléatoires. L'aléa chasse la lésion.
Ex vente en viager l'acquéreur achète l'immeuble à une certaine date. Il paye un prix à
l'acquisition puis une rente viagère, donc suivant la durée de vie du propriétaire le prix va être plus
au moins élevé.

Autre cas où la lésion ne permet pas de rescinder le prix lorsqu'un immeuble est vendu par le
juge. Article 1684 du code civil. Quelque soit le prix de vente le contrat ne peut pas être remis en
cause car on ne veut pas qu'il soit possible de remettre en cause une vente au enchère qui intervient
toujours mettre fin à un processus.
Les ventes par autorité de justice ont les retrouve après une saisi immobilière. Ainsi que
quand plusieurs personnes sont coindivisaires, lorsque les coindivisaires ne s'entendent pas on peut
faire un partage ordonné par le juge qui se traduit par une vente aux enchères de l'immeuble.

Article 1674 : le contrat de vente d'immeuble peut être remis en cause par lésion que si le
lésion a affecté le vendeur qui aurait vendu le bien à un prix inférieur ou égale à 5/12ème. Donc
qu'il s'est fait avoir de 7/12ème ou plus. L'acquéreur ne peut jamais se prévaloir d'une lésion si il a
payé trop chère par exemple.
Pourquoi on admet la lésion dans les ventes d'immeuble. C'est pour pas laisser vendre des
portion du territorial nationale à des prix trop bas. A l'époque du code civil les immeubles étaient
considérés comme l'élément de propriété le plus important. Les contrats ne sont pas remis en cause
si payé trop cher. On soutient les cours du marché en quelque sorte.

Le vendeur doit agir dans les deux en rescision pour lésion. Le délai pour agir commence à
courir le jour de la vente et non le jour où le vendeur découvre que le prix était trop bas. Article
1676 alinéa 1er impose le délai, un 2ème alinéa prévoit que les délais cours contre les incapables
donc mineurs, majeurs sous tutelles (et les femmes mariées incapables à l'époque).

Le vendeur doit donc saisir le juge pour faire présumer la lésion. Le vendeur assigne son
acquéreur devant le juge et fournis des éléments qui sont vraisemblables. Le juge essaye d'apprécié
la lésion avec les éléments fournis. On peut faire faire une expertise, ou des annonces d'agences
immobilières etc. Si le juge se convainc que la lésion est vraisemblable, il déclenche une 2ème
phase, il nomme 3 experts (1678) qui vont dresser un procès verbale (rapport d'expertise commun)
et ils doivent être du même avis . S'il ne le sont pas 1679, un rapport doit l'expliquer; Le juge choisi
les experts sauf si les parties se sont mises d'accord.
Une fois le juge en possession de l'expertise il a la valeur du bien il lui reste à comparer la
valeur au prix de vente. Il peut enfin vérifier si le prix de vente est inférieur ou égal à 5/12ème.
2) Les effets de la lésion

1681 : en cas de lésion l'acquéreur à le choix soit il demande l'anéantissement du contrat.


C'est à dire qu'il rend la chose et le vendeur restitue le prix à l'acquéreur.
Soit il souhaite garder le bien et doit alors payer la différence entre la valeur réelle du bien et
le prix de vente, ce prix de vente diminué de 1/10ème. L'idée c'est que l'acquéreur a fait néanmoins
une bonne affaire donc il paye que 9/10ème de la valeur.
Si l'acquéreur décide de garder la chose il doit payer un intérêt sur le bien à partir du jour de
l'assignation. Mais ensuite il va falloir calculer l'intérêt sur la somme qu'il avait versé au vendeur.
Donc on fait le calcul des deux et on voit combien doit l'acquéreur. (1682).

Pour déterminer la valeur de l'immeuble à défaut de précision contraire dans le code civil il
faut se placer au moment où le juge se prononce au moment du procès. Ce qui est problématique car
entre le moment de la vente et le moment apprécié au jour où le juge se prononce la valeur peut
avoir changé, donc une vente ne pourrait ne pas être lésionnaire au moment de la vente et l'être au
moment où le juge se prononce ou inversement. C'est pour cela que le code prévoit les 2 ans.

Section 3 : Les effets du contrat de vente


L'effet principal du contrat de vente est le transfert de propriété de la chose. Mais le contrat
de ente crée également des obligations à la charge des parties.

§1 : Le transfert de la propriété de la chose

A) Le transfert de propriété

1) Le principe du transfert solo consensu

1783 ou 1683 : A l'instant où les parties se mettent d'accord sur la chose et le prix le transfert
à lieu. Cette règle du transfert de propriété est une spécificité du droit français. En droit romain ou
sous l'ancien régime le transfert était soumis à des formes et en droit allemand c'est au moment du
transfert de la chose et pour les immeubles il y a des formalités.

1138 : le créancier de l'obligation de donner, en faite obligation de délivré. Lorsqu'une partie


est débitrice de donner une chose le transfert de propriété à lieu au moment où les parties se mettent
d'accord et que l'obligation de délivrer la chose est prévu.
Principe général. Par exemple pour la donation lorsque les parties sont d'accord sur le fait
que le propriétaire va donner la chose, le transfert de propriété est fait.

Lorsqu'on lit les textes sur la vente on se demande ce qu'est l'obligation de donner. A partir
du moment où il a obligation la propriété en transférée immédiatement. Donc si l'obligation de
donner est celle de transférer la propriété on comprend mal où est l'obligation puisque la propriété
est transférée. Donc on pourrait plutôt comprendre l'obligation de donner par l'obligation de
délivrer.

On assimile à la délivrance de la chose immobilière par la signature de l'acte authentique. Le


transfert du propriété est déjà fait depuis le moment de l'accord entre les parties sur le prix et
l'immeuble.

Pour les choses futurs le transfert de propriété est retardé au moment où la chose existe. Pour
la récolte c'est au moment où elle est détachée de l'arbre.
Pour les choses de genre tant que le vendeur n'a pas individualisé la portion qui sera remise à
l'acquéreur, il reste propriétaire. La propriété est transférée que quand le propriétaire à individualisé
la portion qu'il va transmettre à l'acquéreur. C'est au moment où par exemple le propriétaire remet
les cartons précis aux transporteurs. 1585.

2) Aménagement conventionnel

Les parties peuvent avancer ou retarder le transfert de propriété. Transfert avancé on parle de
la vente en l'état futur d'achèvement. Par exemple pour un immeuble à construire. Les différents
éléments de l'immeuble deviennent la propriété de l'acquéreur au moment où elles sont construite
alors que le transfert ne devrait avoir lieu qu'au moment où l'immeuble est achevé. Règle qui
protège l'acquéreur qui devient propriétaire de portion de l'immeuble donc si le constructeur ne peut
pas le finir l'acquéreur a tout de même les portions.

Ce qui est plus fréquent c'est le retardement du transfert. Par exemple l'acquéreur peut être
autoriser à payer en plusieurs fois et le contrat peut prévoir que la propriétaire de la chose sera
transféré qu'à paiement complet du prix. Protection car par exemple si l'acquéreur devient
insolvable le vendeur peut récupérer la chose sans être en concurrence avec les autres créanciers.
L'acquéreur peut utiliser la chose mais il n'a pas encore la propriété.
Il est interdit au vendeur de revendiquer la chose si les créanciers ne pouvaient pas savoir
qu'elle avait une clause de réserve de propriété. Si un créancier a accordé par ex un crédit au
débiteur pensant qu'il possédait la chose, si il découvre ensuite que la chose faisait l'objet d'une
clause réserve de propriété, le vendeur ne peut pas l'invoquer, là ça protège les créanciers.
Le vendeur peut aussi céder sa créance sur la chose à un établissement qui va le payer et se
fera payer par l'acquéreur, l'établissement pourra se prévaloir de la clause.

Le transfert de la propriété peut aussi être retarder pour tout autres raisons, par exemple
retarder à la livraison pour des raisons de sécurité, si par exemple la chose est endommagée pendant
le transfert etc.

La condition résolutoire d'un contrat n'empêche pas celui ci d'être une vente. C'est une
condition pour laquelle les parties n'ont pas de contrôle sur la condition. La vente aura lieu si la
condition se réalise ou n'aura pas lieu si elle se réalise mais indépendamment de la volonté des
parties. Pareil pour la vente à terme, c'est une vente. La vente se fera à la réalisation de la
conditionnel Les ventes qui prévoient un retard du transfert de propriété etc tout ça c'est des ventes,
les parties se sont mises d'accord sur la chose et sur le prix ceux sont des ventes.

Par contre n'est pas une vente la convention qui prévoit une condition qui dépend de l'une
des parties. Le transfert de propriété n'aura lieu que si une formalité est prévue. Ex de la promesse
synallagmatique de vente qui prévoit que le transfert se fera que si il y a signature de l'acte
authentique. Ici la formalité peut ne pas être exécuté par une des formalités. Le contractant n'avait
qu'une obligation de faire il ne l'a pas fait donc dommages et intérêts. Mais le juge ne pourra pas
forcer le transfert.
B) Le transfert des risques

Article 1138 : Le principe c'est que à chaque fois qu'un contrat opère transfert de propriété
celui ci à lieu au moment où il est conclu. L'obligation est de délivrer la chose.
Ce principe comporte un corolaire qu'il y a aussi dans 1138. Les risques de la chose sont
transmise aussi par le transfert de propriété. Les risques de la chose sont transférés au moment du
transfert de la propriété et non au moment de la livraison. Dès l'instant où les contrats est conclu
c'est l'acquéreur qui subit les risques de la chose. C'est à dire que si la chose est détruite ou perdu
c'est lui qui en subit les conséquences. L'acquéreur ne peut rien demander au vendeur si elle est
détruite. En revanche si la chose n'a pas encore été délivrée et qu'elle est endommagée ou détruite
par la faute du vendeur dans ce cas le vendeur est responsable de la perte. L'acquéreur supporte la
perte mais peut exercer une action contre le vendeur et lui demander des dommages et intérêts. Il
aurait la même action contre quiconque endommagerait la chose.

Règle n'est pas d'ordre publique donc au même titre que les parties peuvent retarder le
transfert de propriété ils peuvent retarder le transfert des risques. Déjà quand on retarde le transfert
de propriété le transfert des risques est retardé avec celui du transfert de propriété. Par contre un
contrat plus complexe peut prévoir le transfert immédiat de la propriété mais le transfert retardé des
risques.

Les conditions ont un effet rétroactif. Imaginer une vente conclu sous condition suspensive.
Par exemple une personne découvre chez un antiquaire un meuble de valeur. La personne conclu
avec le commerçant une contrat de vente sous condition de vente avec condition suspensive de
l'obtention d'un prêt. Au moment où le prêt est délivré, la vente est conclu et si les parties ne l'ont
pas prévu autrement la vente est censée avoir été faite au jour de la conclusion du contrat et du coup
on estime que le transfert de propriété a eu lieu au jour de la signature du contrat et avec le transfert
des risques. Si entre temps la chose a été détruite c'est l'acquéreur qui en subit les conséquences.

D'après la convention de Vienne lors d'une vente de marchandise internationale les risques
sont transférés au moment de la remise de la chose.
Il y aussi les incoterms, des règles rédigées par la chambre de commerce international. Dans
les années 50 elle a rédigé des normes auxquelles les parties à un contrat peuvent se référer. Les
incoterms prévoit que dans certains cas le transfert des risques à lieu au moment où la chose arrive
dans le pays de livraison ou au moment de la livraison, ça dépend certains types de vente prévues
etc.

§2 : Les obligations du vendeur


Il y beaucoup d'obligations qui pèsent sur le vendeur mais le code civil n'en impose que
deux. 1603 : Obligation de délivrer et de garantir la chose qu'il vend. Mais la garantie se double :
une garantie d'éviction et une des vices cachés. Garantie d'éviction garantie à l'acquéreur que
personne ne viendra revendiquer la chose et pour les vices cachés garantie qu'il n'y en a pas.

La jurisprudence elle est venue apportée d'autres obligations. Notamment pour protéger les
consommateurs non professionnels face aux professionnels. C'est ainsi que la jurisprudence a mis à
la charge du vendeur une obligation de renseignement, de conseil et une obligation de sécurité.
A) Obligation de renseignement

Le vendeur professionnel ou non doit toujours informer sur les caractéristiques de la chose à
l'acquéreur et lui fournir les renseignements dont il aura besoin pour utiliser la chose. Par ex un
acquéreur achète une maison et il se rend compte après que la maison est humide car en faite il aura
du laisse la fenêtre ouverte durant l'été pour qu'elle soit moins humide etc. Tout ces petites choses le
vendeur doit les fournir.
L'obligation de renseignement commence même avant la conclusion du contrat. Le vendeur
doit avant la vente fournir toutes les informations concernant le bien. Elle devrait pas être de nature
contractuelle car avant le contrat. Cependant la cour de cassation sanctionne se manquement sur le
fondement d'une obligation contractuelle mais si le manque de renseignement est antérieur à la
conclusion du contrat. Article 1147.

B) Obligation de conseil

Obligation de conseil. Degré supérieur aux renseignements. Renseignement c'est que les
informations sur la chose l'acquéreur fait ensuite ce qu'il veut. Le conseil il faut que le vendeur
indique à l'acquéreur si la chose correspond à ses besoins. Obligation qui ne pèse que sur le vendeur
professionnel. Un peu délicat car on demande pas non plus au professionnel de se tirer une balle
dans le pied. Il doit interroger le non professionnel sur ses besoins et ensuite lui recommander un
produit qui correspond à ses besoins.

C) Obligation de sécurité

Depuis longtemps la jurisprudence impose au vendeur de proposer un produit sans danger.


Obligation de moyen. Le vendeur n'est pas sanctionné dès lors que le produit à causé un dommage,
il est sanctionné que si il n'a pas mis tout en oeuvre pour présenter un objet sans danger. A notion de
produit présentant aucun danger s'entend en fonction du produit il y a des produits naturellement
dangereux. Quand un vendeur vend un produit par nature dangereux, on lui demande pas de fournir
un produit sans danger. L'obligation de sécurité consiste à fournir un produit qui ne comporte pas
des dangers supplémentaire que ceux inhérent au produit. Par explosifs doivent exploser au moment
ou l'acquéreur veut qu'ils explosent pas n'importe quand.
1386-1 et suivant du code. Le code civil contient donc des dispositions qui sanctionnent la
responsabilité du fournisseur d'un produit ayant causé un dommage. Responsabilité du fait des
produits défectueux. Ce régime s'applique aussi à la responsabilité contractuelle. Toutes les règles
du droit des obligations a propos des obligations extra contractuelles s'appliquent aussi dans la
vente. L'acquéreur qui subit un dommage par la cause d'une chose qui l'a acheté peut invoquer
1386-1 et suivant. Le fournisseur et tous les vendeurs intermédiaire sont responsables. 1386-7. En
gros ces textes s'appliquent à la vente (1386-6 et 7) dans deux cas, soit le vendeur est le producteur
du bien, soit le vendeur ne l'est pas mais le producteur ne peut pas être identifié.

D) Obligation de délivrance

1604 et suivant. Délivrance défini par 1604 : c'est le transport de la chose vendue en la
puissance et la possession de l'acheteur. Les articles suivant expliquent comment satisfaire cette
obligation.
1) L'exécution de la délivrance

1605 et 1606 prévoit comment doivent être délivré les choses suivant qu'elles soient meubles
ou immeubles. 1605 : « L'obligation de délivrer les immeubles est remplie de la part du vendeur
lorsqu'il a remis les clefs, s'il s'agit d'un bâtiment, ou lorsqu'il a remis les titres de propriété. » et
1606 : « La délivrance des effets mobiliers s'opère : Ou par la remise de la chose,
Ou par la remise des clefs des bâtiments qui les contiennent, Ou même par le seul consentement des
parties, si le transport ne peut pas s'en faire au moment de la vente, ou si l'acheteur les avait déjà
en son pouvoir à un autre titre. »

Les règles peuvent prévoir d'autres modalités de délivrance. Les parties peuvent prévoir un
délai pour la délivrance. Si les parties n'ont pas prévu de délai l'acquéreur pourra au bout d'un
moment saisir le juge pour une exécution forcée. Le juge appréciera si la délivrance est tardive ou
non. Par contre le professionnel doit indiquer dans le prix de vente la date limite de délivrance.

La jurisprudence a complété de manière importante ces articles sur la délivrance. La


jurisprudence a dit que la délivrance devait être conforme. La jurisprudence précise que le vendeur
doit livrer la chose convenu et une chose présentant toutes les caractéristiques prévues par les
parties, une chose conforme aux stipulations du contrat. Ex de la jurisprudence. Si les parties ont
convenu que l'une vendait à l'autre des ardoises pour un toit et si elles ont précisé qu'il s'agit de
fournir des ardoises de la meilleur qualité le vendeur ne peut pas fournir des ardoises de qualité
moyenne. Ou kilométrage plus important pour un véhicule que prévu par le contrat.

Le problème est qu'en l'absence de stipulations précisent le vendeur à une grande liberté. Il
faut que le contrat précise suffisamment les caractéristiques de la chose livrée.
Mais le problème est celui de la différence avec la garantie des vices cachés. Le vendeur ne
peut pas livrer une chose qui n'est pas propre à l'usage auquel les parties l'ont destiné. Mais souvent
l'usage découle du bon sens. Ex un aspirateur qui n'aspire pas … Mais la garantie des vices cachés
est une obligation qui impose au vendeur de fournir un bien qui présente des défauts tels que
l'acquéreur ne peut pas l'utiliser comme il l'entendait. C'est la même chose.
Finalement il y a deux critères de distinction. Il y a d'abord le caractère caché ou apparent du
défaut invoqué. Si l'acquéreur invoque un défaut évident apparent de la chose il ne peut agir que sur
le fondement de l'obligation de délivrance conforme pas sur la garantie des vices cachés.
En pratique ça veut dire que l'acquéreur doit faire des réserves sur les caractéristiques
présentes à la délivrance. Par contre si il s'agit de vices cachés il n'aura pas besoins de faire des
réserves pour les invoquer.

Lorsque l'acquéreur invoque une stipulation très particulière du contrat, si ces stipulations ne
sont pas présente il invoque un défaut de la conformité.

Il faut distinguer la situation où l'acquéreur entend invoquer un défaut de la chose qui est
évident en vertu de l'usage habituel de la chose. Ex aspirateur qui aspire pas. Là il n'y a aucun
article dans le contrat de vente qui impose que l'aspirateur aspire puisque c'est évident.
Par contre si il invoque un défaut non prévu par les stipulations il doit faire la différence
entre le défaut caché ou non. Si le défaut est apparent il doit faire des réserves à la livraison de la
chose car il est censé la voir et s'il ne fait pas de réserve il ne pourra plus agir.
Enfin dernière possibilité si la chose n'est pas conforme à une des stipulations expresse du
contrat, il n'y a pas à discuter ce qui est en jeu est la délivrance conforme. On avait dit aspirateur
vert, il est rouge défaut de délivrance conforme.

17/10/09
L'obligation de délivrance conforme emporte obligation de délivrer les accessoires de la
chose et tout ce qui a été destiné à son usage perpétuel. Ca veut dire que le vendeur doit livrer à
l'acquéreur tout ce qui est nécessaire à l'utilisation de la chose. Il peut s'agir d'objet, de document
comme la notice et la jurisprudence a jugé que dans les accessoires de la chose il y a toutes les
créances afférent à la chose et notamment toutes les actions que le vendeur avait contre son propre
vendeur sont transmises au sous acquéreur.

2) L'inexécution de la délivrance

a) Sanction de l'inexécution de la délivrance conforme

L'obligation de délivrance conforme c'est une obligation contractuelle. Si le vendeur ne


l'exécute pas il faut appliquer le droit commun des contrats. L'acquéreur peut demander soit
l'exécution forcée, soit la résolution du contrat. 1610 du code civil et l'article 1611 dit que
l'acquéreur peut aussi demander des dommages et intérêts si le défaut de délivrance conforme lui a
causé de préjudice. Résolution de la vente et non annulation. Résolution c'est anéantissement
rétroactif lorsqu'un défaut est apparu après la formation du contrat. Exception d'inexécution une
partie peut refuser d'exécuter son obligation si l'autre n'exécute pas la sienne mais à ses risques et
péril de l'appréciation des juridictions.

b) Clauses limitative et exonératoires de responsabilité

Le vendeur ne peut pas s'exonérer totalement de son obligation de délivrance car il priverait
de cause l'obligation de l'acquéreur qui est de payer le prix. Le contrat serait nul.
Lorsque le vendeur est un professionnel et l'acquéreur un consommateur toutes clauses
limitative ou exonératoires de responsabilité ou de l'obligation de délivrance est réputée non écrite.

Pour deux professionnelles une clause limitative de responsabilité dans le cas où il ne


procède pas à la délivrance est licite. 1150 du code civil dispose que le débiteur n'est tenu qu'à des
dommages et intérêts prévu par le contrat lorsque l'inexécution n'est pas du de sa faute. Elle ne peut
pas l'exonérer totalement par contre, sinon plus de cause. Mais si la clause limite sa responsabilité
tant qu'il n'y a pas de dol, la clause peut s'appliquer elle est valide.
Le dol est une faute intentionnelle par le cocontractant dans l'exécution du contrat. R132-1.

E) Garantie des vices cachés

La garantie des vices cachés c'est comme l'obligation de délivrance conforme est une
obligation réglementé par le code civil. 1641 et suivant : Le vendeur doit garantir à l'acquéreur que
la chose n'est pas . Il y a le vice caché qui rend la chose impropre à l'usage destiné. Et le vice caché
qui n'empêche pas d'utiliser la chose mais qui empêche de l'utiliser pleinement. L'acquéreur en
aurait peut être donné un moindre prix.

1) Les conditions de mise en oeuvre

a) Les conditions de fond

1641 : Il faut trois éléments réunis. Il faut que la chose soit affectée d'un vice, qu'il rende la
chose impropre à l'usage auquel on la destine et il doit être caché.
• Un vice de la chose : La chose doit être affecté d'un défaut intrinséque. Il doit être antérieure
à la vente. La jurisprudence applique cette condition de manière souple. Si la vice apparaît après la
vente mais que son origine est situé avant le contrat de vente le vice est considéré antérieure à la
vente. Ex une caravane est vendue et 9 mois après la vente il voit qu'il y a une infiltration d'eau.
L'expert établie que les trous sont arrivée après la vente mais du à une corrosion présente avant la
vente. Donc on assimile les trous à un vice caché antérieure à la vente. Pour démontrer l'existence
du vice on procède à une expertise.

• Le vice rende la chose impropre à l'usage qu'on lui a destiné. La garantie des vices cachés ne
joue que si le vice empêche l'acquéreur d'utiliser la chose à l'usage normal dont il la destine. On
utilise un livre pour le lire, une voiture pour se déplacer. Il y a un certain nombre d'usage pour
lesquelles une chose est affectée. Lorsque le vice empêche d'utiliser la chose à l'usage qu'on la
destine normalement la condition est rempli. Distinction entre le manquement à la garantie des
vices cachés et l'obligation de délivrance conforme. Important car les deux ne sont pas soumis au
même régime. La garantie des vices cachés doit être invoquée dans les 2 ans alors que la délivrance
suit le délai normale de prescription de 5 ans.
Défaut de la chose à son usage vice caché, défaut par rapport au stipulation du contrat défaut
de délivrance conforme. Enfin si la chose a un défaut qui la rend dangereuse et fait un préjudice
autre que la destruction de la chose c'est l'obligation de sécurité.

• Il faut que le vice soit caché. Si le défaut est une évidence qu'il peut s'en rendre compte lui
même dès la livraison ce n'est pas un vice caché. Si deux pneus crevés sur une voiture. Si il y a un
défaut apparent l'acquéreur peut invoquer le défaut de délivrance conforme mais plus la garantie des
vices cachés. Surtout quand il a vu la chose puis qu'on lui livre et que le défaut est apparent. Le
défaut de la chose est apparent mais il peut dire que la chose livrée n'est pas conforme à la chose
prévu. Cas un peu ambigu car l'acquéreur peut invoquer un vice que n'est pas un manquement à une
stipulation expresse du contrat, mais l'acquéreur n'a pas livrer la chose conforme à ce que j'avais vu.
Le manquement à l'obligation de délivrance non conforme peut être invoqué sans stipulation
expresse dans le contrat.
Donc si la défaut rend la chose impropre à l'usage. Soit caché, vice caché. Si le défaut est
apparent et qu'il l'avait vu. Il ne peut rien faire. Si par contre la défaut est apparent mais il avait vu
la chose mais et que ce n'est pas la même ou encore qu'on lui livre un truc qui marche pas alors que
ça devait marché mais que c'est pas caché toujours délivrance conforme.
Si la chose a un défaut apparent il peut ne pas payé mais à ses risques et périls.

Peu importe que le vendeur est eu ou non connaissance de l'existence du vice il est tenu par
la garantie des vices cachés. La cour de cassation fait une différence entre l'acquéreur profane et
l'acquéreur professionnel. Lorsqu'il n'est pas un professionnel ou pas un professionnel de la même
spécialité que celle du vendeur la cour de cassation est indulgente pour l'acquéreur et elle estime
qu'un vice facile pour un professionnel ne le sera pas pour un profane.
Par contre si un professionnel la cour de cassation va apprécier si le vice était vraiment
indécelable même pour un professionnel. Ex garagiste qui vend à un autre garagiste.

Quelque soit l'acquéreur le vendeur peut toujours essayer de prouver que l'acquéreur
connaissait la connaissance du vice. Il est donc de mauvaise foi, ce n'est plus un vice caché.
b) Le délai pour agir

Jusqu'en 2005 l'article 1648 du code civil disait que l'action devait être faite dans un bref
délai. Donc apprécié au cas par cas.
L'ordonnance de à changer l'article 1648, délai de 2 ans à compté de la découverte du vice.
Alinéa 2 pour les immeubles a construire l'action doit être faite dans l'année après la décharge du
vendeur des différentes garanties. Il peut être déchargé un mois après l'acquisition de l'immeuble. A
partir de là l'acquéreur à un an pour une action en vice caché.
Un article 1238 prévoit qu'un délai de prescription est suspendu pendant la période pendant
laquelle les parties essayent de négocier. Si un vendeur est assigné et qu'il estime que le vice vient
de son propre vendeur. Il peut donc faire intervenir au procès son propre vendeur. On considère que
tant que le vendeur intermédiaire n'a pas été assigné en garantie de vice caché ne pouvait pas agir
contre son propre vendeur. La prescription ne cours pour le vendeur intermédiaire à partir du
moment où il a été assigné, en vertu de l'article 2234.

2) Les effets de la garantie

a) Les sanctions

L'acquéreur a le choix entre deux types de sanction. Il peut aussi obtenir des dommages et
intérêts.
Le choix : 1644 du code civil. L'acquéreur peut avoir l'anéantissement rétroactif de la vente.
Ou il souhaite conserver la chose mais une partie du prix doit être diminuée. Il faut déterminer la
diminution de valeur du à l'existence du vice. Donc quelle est la valeur de la chose compte tenant du
vice. Les parties peuvent se mettre d'accord mais en général expert.
Lorsque l'acquéreur demande l'anéantissement rétroactif de la vente on dit qu'il exerce une
action rédhibitoire. Si restitution d'une partie du prix on dit qu'il execre une action estimatoire.
L'acquéreur peut en plus obtenir des dommages et intérêts. Il y a une différence entre la
bonne ou la mauvaise foi de l'acquéreur.
1645. Si le vendeur connaissait les vices de la chose il est tenu de dommages et intérêts. Par
contre 1646 si il ne les connaissait pas il n'est tenu qu'à restituer le prix et payer les frais de vente.
Ou à diminuer le prix.
Arrêt de la 1ère civile 19 janvier 1965 pourvoi 61-10.052. Affaire du pain de pont saint
esprit. Un boulanger utilise une farine avariée sans le savoir. Les clients qui mangent le pain sont
tous très malade.
Les clients qui sont tombés malade. S'ils ne peuvent pas avoir de dommages et intérêts ils ne
peuvent avoir que la restitution du prix. Les acquéreurs vont restituer le pain … Donc ils veulent
peut être un peu plus.
La caisse d'assurance maladie a payé des frais d'hospitalisation, indemnisé les employeurs
etc. La sécurité sociale se trouve subrogée dans les droits des victimes, la caisse d'assurance maladie
veut récupérer ce qu'elle a payé. Elle va donc aller jusqu'au bout surtout que le boulanger est assuré
donc il pourra payer. De même pour les assurances privées des victimes.
Le boulanger était de bonne foi. La cour de cassation dit dans cet arrêt « le vendeur qui
connaissait les vices de la chose doit des dommages et intérêts et il faut assimilé à un vendeur
connaissant les vices de la chose le professionnel qui sa profession était sensé les connaître. ». La
cour de cassation assimile au vendeur connaissant les vices de la chose, à celui qui de par sa
profession ne pouvait les ignorer. C'est donc une présomption irréfragable de la connaissance par un
professionnel des vices cachés de la chose qu'il vend.
Présomption qui ne marche que si la chose par son vice caché a causé un dommage autre
que la destruction ou l'inusage de celle ci. Car de toute façon il ne peut demander des dommages et
intérêts que si il a subit un préjudice. On ne peut pas faire une action en dommages et intérêts
lorsque le vice n'affecte que le fonctionnement de la chose.
b) Les aménagements conventionnel

Est ce qu'on peut trouver une clause que la vente ne sera pas remise en question si un vice
est découvert ou alors que les dommages et intérêts seront limités en cas de vice. L'article 1643 dit
que le vendeur peut stipuler qu'il ne sera pas tenu des vices cachés que si il est de bonne foi et qu'il
n'avait pas connaissance des vices cachés. De même pour la limitation de la responsabilité.
Cependant comme la jurisprudence estime que les professionnels sont considérer toujours connaître
ou devoir connaître les vices cachés ces clauses ne peuvent pas fonctionner.
R132-1 6èmement code de la consommation. Clauses abusive considérée non écrit. « Dans
les contrats conclus entre des professionnels et des non-professionnels ou des consommateurs, sont
de manière irréfragable présumées abusives, au sens des dispositions du premier et du troisième
alinéas de l'article L. 132-1 et dès lors interdites, les clauses ayant pour objet ou pour effet de :
6° Supprimer ou réduire le droit à réparation du préjudice subi par le non-professionnel ou
le consommateur en cas de manquement par le professionnel à l'une quelconque de ses
obligations.»

Si le vendeur et l'acquéreur sont des professionnels de la même spécialité la clause limitative


ou exonératoire des vices cachés la clause est valable.

F) Garantie d'éviction

1626 et suivant du Code civil. Il ne faut pas qu'après la vente l'acquéreur soit troublé dans sa
possession par le vendeur lui même ou par un tiers. Ex le vendeur avait une grande propriété. Il a
vendu une moitié à quelqu'un car constructible. Puis le vendeur fait des travaux dans sa propre
partie et empiète dans la partie qu'il a vendu à l'acquéreur. Ou encore l'acquéreur est assigné par un
autre voisin qui dit qu'il a une servitude de passage.
Le vendeur est tenu de garantir l'acquéreur contre toutes éviction qu'elles soient de lui même
ou d'un tiers.

1) La garantie du fait personnel

Celui qui a vendu un bien ne peut pas venir y troubler l'acquéreur dans sa possession. 1134
prévoit les conventions soient exécutées de bonne foi. 1625 :

• Le vendeur ne doit pas par son comportement troubler l'acquéreur de sa possession.

• Le vendeur ne doit pas troubler l'acquéreur dans sa possession par une action en justice ou
en invoquant un droit. Le vendeur ne peut pas invoquer contre l'acquéreur un droit qui diminuerait
la jouissance du bien. Même si le droit existe.

Tout cela ne vaut que pour les droits qui n'ont pas été prévus par le contrat de vente. S'il
limite les droits de l'acquéreur le vendeur peut invoquer ces limitations contractuelles.
Il résulte de l'article 1628 du code civil que le vendeur ne peut pas limiter ou même
supprimer la garantie d'éviction qu'il doit pour son fait personnel. Aucune clause limitative ou
éxonératoire de la garantie de son fait personnel. Ca serait préserver la possibilité d'exécuter le
contrat de mauvaise foi.
2) La garantie du fait d'un tiers

Un tiers trouble l'acquéreur dans sa possession. Le vendeur ne doit garantir que les atteintes
par un tiers invoquant un droit sur le bien. Il ne peut pas être tenu responsable pour une atteinte fait
par un tiers sans raison. Par contre lorsque l'atteinte et faite en vertu d'un droit ca veut dire que le
vendeur n'a pas informé l'acquéreur qu'il y avait sur le bien des droits réels bénéficiants à d'autres
personne.

a) Les conditions de la garantie

Un tiers invoque un droit réel comme servitude de passage ou alors l'acquéreur croit être
propriétaire et il n'a acheté que l'usufruit, le tiers invoque la nu propriété.
L'acquéreur ne peut invoquer la garantie l'éviction que si il n'avait pas connaissance du droit
existent. Si le contrat invoque l'existence de droits réels sur le bien il ne peut pas se plaindre.

b) Les effets de la garantie

• Si l'éviction est totale (l'acquéreur se rend compte qu'il n'est pas propriétaire entier.)
L'acquéreur peut demander en vertu de l'article 1630, au vendeur la restitution du prix qu'il a
payé et aussi des dommages et intérêts si il démontre que cette éviction lui à causé un
préjudice autre.

• Si éviction partielle : il a le choix :

◦ il peut demander la restitution du prix et il devra restituer au vendeur les droits dont il n'a
pas été privé.

◦ Il peut aussi garder le bien et demander au vendeur de lui restituer une partie du prix.

Il y a des servitudes légales qui sont la conséquence du lieu, donc l'acquéreur ne peut rien
faire. De même il y a des servitudes apparentes là l'acquéreur ne peut pas non plus agir car il est
sensé les voir.

L'acquéreur a acheté le bien et un tiers lui dit qu'il y a une servitude. L'acquéreur est assigné
par le tiers qui veut jouir de son droit. L'acquéreur peut attendre de voir si le tiers a vraiment des
droits et ensuite assigner le vendeur.
Ou directement dès son assignation, assigner le vendeur par une action forcée on se retrouve
avec trois partie dans la procédure ce qui est beaucoup plus efficace.

1627 : « Les parties peuvent, par des conventions particulières, ajouter à cette obligation de
droit ou en diminuer l'effet ; elles peuvent même convenir que le vendeur ne sera soumis à aucune
garantie. »
1629 précise qu'une clause de cette façon est limitée. Elle ne peut intervenir que dans les
dommages et intérêts. Aucune clause ne peut empêcher l'acquéreur de demander la restitution de la
vente ou d'une partie du prix.
La jurisprudence refuse d'appliquer une clause de responsabilité du fait de l'éviction par un
tiers lorsque le vendeur est de mauvaise, c'est à dire qu'il connaissait l'existence du droit que le tiers
a invoqué.
G) Garantie de conformité

Directive du 25 mai 1999 a prévu un régime de garantie applicable aux vendeurs


professionnels. Ordonnance 2005-136 en date du 17 février 2005. La directive laissait une marge de
manoeuvre aux Etats membres. L'ordonnance du 17 février 2005 créé un règime de garantie de
confirmité applicable qu'aux vendeurs professionnels. Garantie qui s'ajoute à la garantie des vices
cachés et de délivrance de forme. L'acquéreur a le choix entre invoquer le manquement à la garantie
de conformité et le manquement à la garantie des vices cachés ou encore le choix entre la garantie
de conformité et l'obligation de délivrance conforme.
Article L211-1 et suivant.

1) Le domaine

a) Le domaine quant aux contractants

La garantie de conformité ne joue que dans un contrat de vente entre un professionnel et un


consommateur, le professionnel réalisant sa vente dans le cadre de son activité. La jurisprudence
estime que le consommateur est un consommateur qui réalise un achat pour ses besoins personnels.

Le consommateur depuis 1995 c'est quelqu'un qui agit pour ses besoins personnels. Dès lors
qu'une personne acquière un bien pour ses besoins professionnels, même si ce n'est pas un
spécialiste du bien acheté, il n'est pas considéré comme un consommateur. Ex avocat qui achète une
photocopieuse.

b) Le domaine quant au contrat

L211-1 et L211-2 du code de la consommation.


L211-1 : « Les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux contrats de vente de biens
meubles corporels. Sont assimilés aux contrats de vente les contrats de fourniture de biens meubles
à fabriquer ou à produire.
Les dispositions du présent chapitre s'appliquent à l'eau et au gaz lorsqu'ils sont
conditionnés dans un volume délimité ou en quantité déterminée. »
L211-2 : « Elles ne sont applicables ni aux biens vendus par autorité de justice ni à ceux
vendus aux enchères publiques.
Elles ne s'appliquent pas non plus à l'électricité. »

Cette garanti ne s'applique pas aux immeubles.

2) Le régime de la garantie

a) Le régime légal de la garantie de conformité

Conditions de mise en oeuvre. L211-4. « Le vendeur est tenu de livrer un bien conforme au
contrat et répond des défauts de conformité existant lors de la délivrance.
Il répond également des défauts de conformité résultant de l'emballage, des instructions de
montage ou de l'installation lorsque celle-ci a été mise à sa charge par le contrat ou a été réalisée
sous sa responsabilité. »

Cette garantie de conformité englobe les cas de garantie de délivrance conforme et le cas
des vices cachés.
L211-7 : tout défaut de conformité apparaissant dans les 6 mois sont présumés existent au
moment de la délivrance.

L'action en garantie doit être exercé 2 ans à compter de la délivrance et non à la


connaissance du vice.

Lire L211-7 et suivant.

L211-11 si préjudice il peut demander la réparation de ce préjudice.

L211-13 : Ce texte dit que l'acquéreur qui peut invoquer la garantie de conformité peut aussi
invoquer la garantie des vices cachés et toute obligation de nature contractuelle et extra-
contractuelle comme la garantie du fait des produit défectueux. Il a donc le choix d'agir. Il choisira
tel ou tel fondement en fonction des circonstances. Par exemple si il découvre le défaut plus de 2
ans après la délivrance il va invoquer les vices cachés car il a 2 ans à partir de la découverte.

Aujourd'hui la cour de cassation juge que l'on doit lorsqu'on exerce une action en justice
invoquer tous les fondements possible et qu'on est débouté on ne peut plus par la suite demander la
même chose sur un autre fondement. Il faut donc invoquer tous les régimes possibles et les
fondements possible tout de suite comme ça le juge statut sur tous les fondements.
Car si on a pas tout mis on peut être poursuivi en responsabilité civile. Si c'est le cas il faut
avertir notre ordre et déclaration de sinistre auprès de l'assureur.
Si possibilité de présenté plusieurs régime d'action il faut tous les présenter.

b) Le régime conventionnel

L211-15 et L211-16.

La garantie légale de conformité est d'ordre public, les stipulations du contrat ne peuvent pas
la diminuer. Par contre le vendeur peut offrir une garantie plus importante, c'est ce qui est prévu par
ces articles.
Le vendeur ne peut pas limiter la garantie. Les contrats où il a marqué garanti d'un an, c'est
de la branlette.

H) Les chevauchements d'actions

L'acquéreur peut invoquer le manquement de son vendeur à une de ses obligations mais
aussi la nullité du contrat. Il y a des cas où l'acquéreur à ce choix. Par exemple l'acquéreur qui dit je
ne peut pas user le bien à l'usage que je le destinait. Il invoque un vice caché mais aussi peut être
une erreur. L'acquéreur qui dit le vendeur ma laisser croire que le bien avait tel ou tel
caractéristiques, il peut invoquer le dol.

La question c'est de savoir si l'acquéreur peut utiliser l'action en nullité ou une autre action
spécifique à la vente. A t il le choix ou doit il choisir l'une ou l'autre. Car le régime de toute ces
actions n'est pas le même et le délai pour agir non plus. La nullité pour erreur 'cest 5 ans à partir de
la découverte, les vices cachés c'est deux ans.

En ce qui concerne l'erreur et le cumule la jurisprudence a hésité. En 1960 la chambre civile


a dit que dans tous les cas où l'erreur invoquée concerné la connaissance d'un vice caché l'acquéreur
pouvait exercer les deux actions mais en respectant le délai de 1648 soit le « bref délai ». Ce qui
revenait à priver le cumul de l'intérêt. C'était la question de délai qui était vraiment utile dans le
choix offert.
En 1988 la cour de cassation a jugé que le cumul était possible et qu'il fallait appliquer à
chaque action son régime. Du coup le délai plus long prévu en matière d'erreur était possible.

En 1996 un acquéreur se plaint d'imperfection touchant des tuiles qu'il a acheté. Il invoque la
garantie des vices cachés et l'erreur. La cour de cassation dit que « la garantie des vices cachés
constituant l'unique fondement possible de l'action exercé la cour d'appel n'avait pas a recherché
s'il y avait ou non une erreur. »
Donc dans le champ d'application de la garantie des vices cachés on doit se fonder sur ce
fondement seulement. Donc dès qu'on rentre dans une garantie spéciale pour la vente on ne peut pas
invoquer l'erreur.

Pour le Dol la cour de cassation paraît plus souple. Un garagiste a trafiqué le compteur
kilométrique. L'acquéreur fonde son action sur le dol et les vices cachés. La CA dit que l'action sur
le dol est irrecevable en se fondant sur 1996.
L'arrêt de la peine est cassé au visa 1641 et 1116 des articles « l'action en garantie des vices
cachés n'est pas exclusive de l'action en nullité pour dol. »
Donc distinction entre action pour erreur et pour dol. Il peut choisir entre garantie des vices
cachés et action pour dol. Mais action en vice caché ou action pour erreur il n'a pas le droit.

Garantie légale de conformité cumul possible avec toute action contractuelle ou extra-
contractuelle. C'est un texte qui le dit. Car en effet c'est un cumul elle recouvre les cas où on
pourrait aussi invoquer la garantie pour vice caché ou la délivrance conforme. Du coup lorsque on
peut invoquer la garantie légale de conformité ça veut dire qu'on est aussi soit dans un cas de
garantie de vice caché soit dans une garantie de délivrance conforme. En effet le régime englobe les
deux.
→ Du coup dans les cas où on peut invoquer la garantie des vices cachés en même temps
que la garantie légale de conformité par cascade au regard de la jurisprudence on ne peut pas
invoquer la nullité pour erreur, mais on peut invoquer la nullité pour dol. Car comme vu plus haut la
jurisprudence refuse qu'on invoque la nullité pour erreur lorsqu'on est dans le régime de la garantie
des vices cachés, mais on peut invoquer la nullité pour dol (vu plus haut). Donc par cascade lorsque
la garantie légale de conformité est intenté dans une situation pour vices cachés, la garantie des
vices cachés pourrait être invoqué, il en découle que la nullité pour erreur ne pourra pas être
invoqué par contre la nullité pour dol oui. Enfin c'est ce qu'il semble d'après le prof car pas de cas
en réalité pour être sur.

Enfin il ne peut y avoir possibilité de nullité pour erreur ou pour dol dans le cadre d'une
garantie de délivrance conforme donc la question ne se pose pas.
Enfin pour la garantie de délivrance conforme il s'agit de non exécution d'une stipulation du
contrat, postérieur à celui ci donc la seule chose qu'on peut demander c'est la résolution du contrat
et en aucun cas la nullité donc l'action en nullité pour erreur ou pour dol n'est pas possible. Ainsi la
question ne se pose pas lorsque la garantie légale de conformité est actionnée en vertu des même
causes que la garantie de délivrance conforme puisque de toute façon l'action en nullité n'est pas
possible.

(On ne peut pas invoquer la garantie des vices cachés et l'obligation de délivrance conforme
par contre mais déjà vu normalement.)
§3 : Les obligations de l'acquéreur
Il y en a deux. Une prévue par l'article 1650. Autre obligation qui apparaît indirectement à
l'article 1657 : obligation de prendre livraison du bien.

A) Obligation de payer le prix

1650 : payer le prix, au jour et au lieu réglé par la vente.

Les parties décident quand, à quel endroit et comment le prix doit être payé. 1651 prévoit
que si les parties n'ont rien prévu l'acheteur doit payer au lieu et au jour où doit se faire la
délivrance. Le prix est celui prévu au contrat.

Il y a des cas où l'acquéreur doit payer un intérêt sur le prix de la vente. Intérêt décompté à
compté du jour de la conclusion de la vente. Si la chose vendu produit des fruits ou autres revenus
et si l'acheteur a été sommé de payer par une mise en demeure il peut avoir payer des intérêts.
1653 l'acquéreur qui est troublé ou qui a des motifs sérieux d'être troublé par une action
hypothécaire ou une action en revendication, peut suspendre l'exécution du prix.
1654 : Prévoit la résolution de la vente.

Dans le cas où l'acquéreur ne paye pas le prix et que l'acheteur demande la résolution de la
vente le juge peut donner à l'acquéreur un délai. Le vendeur dispose aussi de l'exception de
l'inexécution. Si l'acquéreur ne paye pas le prix il peut ne pas délivrer la chose. Mais comme
toujours cette exception se fait à nos risques et périls.

B) Obligation de prendre livraison

Obligation de livrer pour le vendeur mais obligation pour l'acquéreur de prendre livraison. Si
par exemple immeuble, si l'acquéreur ne veut pas signer la vente, le vendeur peut obliger
l'acquéreur à prendre possession grâce à un jugement qui constatera le transfert de propriété.

1657 prévoit que lorsque la vente porte un meuble l'acquéreur doit prendre possession de la
chose au lieu prévu et on appelle ça le retirement. Si l'acquéreur ne procède pas un retirement de la
chose, la vente s'opère de plein droit.

22/10/09
Chapitre 2 : Le bail
Le livre III : fait référence au bail dans lequel il y a louage d'ouvrage ou de chose.

• Le louage d'ouvrage (1710) permet de louer la force de travail d'une autre personne. Une
personne en paye une autre pour avoir sa force de travail. Ce concept recouvre le contrat de travail
et le contrat d'entreprise.
Dans le contrat de travail la personne se trouve subordonnée à son cocontractant alors que
dans le contrat d'entreprise la personne le fait de manière indépendante. Article 1708. Contrat de
travail se voit en cours de droit du travail et le contrat d'entreprise se verra dans le chapitre 3.

• Le louage des choses 1709. Une personne s'engage auprès d'une autre personne à lui assurer
la jouissance d'une chose et en échange le cocontractant s'engage à lui fournir un prix. Ce contrat
n'est pas un contrat translatif de droit réel et le cocontractant ne reçoit aucun droit réel sur la chose.
Il ne peut qu'exiger la jouissance.

La difficulté est qu'il y a de très nombreuses catégories de baux. 1711 dit que les contrats de
louage (ouvrage ou chose) se divise en plusieurs autres catégories. 1712 rappelle que les baux
portant sur des biens du domaine public sont soumis à une réglementation particulières.
Il y a de très nombreuses catégories de baux qui sont soumis à des législations particulières.
Donc il n'est pas possible d'étudier tous les baux.

- Il y a le bail commercial : celui par lequel une personne loue des locaux dans lesquelles
elle exerce une activité commerciale. L145-1 à L145-60 du code de commerce. Très protecteur de
l'activité commerciale souvent pour 9 ans avec des garanties de renouvellement etc.

- A ne pas confondre avec la location du fond de commerce. Le fond de commerce contient


tout le fond de commerce, les biens, la clientèle etc. Le fond de commerce est donc un bien et il
peut faire l'objet d'un contrat de bail. La location gérance du fond de commerce. L144-1 à 144-13. Il
y a des règles très précises. La possibilité de recourir à la location gérance est limitée. La loi veut
s'assurer au maximum que le titulaire d'un fond l'exploite.

- Le bail rural. Il porte sur une terre à usage agricole. Un statut est mis en place pour
protéger le locataire qui utilise le bien pour son travail d'agriculteur il ne faut pas qu'on puisse lui
priver trop facilement. En pratique 9ans avec renouvellement et jusqu'à 25 ans mais sans
renouvellement. L411-1 à L481-4 du Code rural. Plus des articles du Code civil.

- Le bail de locaux vide à usage d'habitation. Loi 89-62 du 6 juillet 1989.

- Le crédit bail régit par les articles L313-7 à L313-11 et L515-2 du Code monétaire et
financier. C'est un bail particulier car le locataire a une option d'achat du bien loué.

Nous on va s'intéresse aux principes généraux, au droit commun du bail. Pour les
réglementations des baux on parle de statuts.
Section 1 : Qualification du contrat de bail
Article 1709.

La personne qui promet à son cocontractant de lui assurer la jouissance du bien on l'appelle
bailleur ou loueur. La personne qui se voit promettre d'avoir la jouissance du bien s'appelle le
preneur ou le locataire. Pour un crédit abil on parle de crédit bailleur ou de crédit preneur. Attention
à la policémy du terme loué. Il s'utilise indifféremment pour l'une ou l'autre des parties. On peut dire
que le propriétaire loue ou le locataire loue. Le bailleur donne un bien à bail et le locataire prend un
bien à bail.
Il y a trois éléments à réunir. Le contrat porte sur une chose, le contrat confère à une
personne la jouissance de cette chose et celui qui peut en jouir doit en contre partie payer un prix.

§1 : La chose
Par principe le bail peut porter sur toute chose. 1713. Toute sorte de bien meuble ou
immeuble. Il faut ici se rappeler des règles du droit commun des contrats. Seules les choses qui sont
dans le commerce peuvent faire l'objet d'un contrat. Donc 1713 tient bien sur compte de 1128. Il est
donc interdit de louer à bail un être humain. Dans un système juridique qui admet l'esclavage se
type de contrat existerait. Le contrat de louage d'ouvrage est tout de même licite car on ne loue pas
une personne mais sa force de travail et cela avec son accord.
De même les droits indisponibles ne peuvent pas être donnés à bail, je ne peux pas donner à
bail mon droit de vote ou le droit de m'occuper de mon fils.
Cette distinction entre chose du commerce et hors du commerce. Dans la réalité il y a des
choses vraiment hors du commerce car elles ne peuvent pas faire l'objet d'un contrat et des choses
dans le commerce car elles peuvent l'objet de tout type de contrat. Il y a des choses entre les deux,
le droit de vote ne peut pas faire l'objet d'un contrat de bail mais peut faire l'objet d'un mandat avec
une procuration. Pareil pour les organes il peut y avoir un don d'une personne de la famille.
Les biens meubles incorporels peuvent faire l'objet de contrat de baux, un brevet, un fond de
commerce etc peuvent faire l'objet d'un bail.

§2 : La jouissance
Le bailleur s'oblige à laisser au preneur la jouissance du bien.

• D'abord le preneur ne reçoit aucun droit réel sur la chose. Le preneur a uniquement un droit
de créance qui lui permet d'exiger du bailleur la mise à disposition de la chose. Pour cette raison le
bail de la chose d'autrui est valable. Celui qui donne a bail la chose d'autrui promet au preneur
d'assurer la jouissance de la chose. Il ne transmet aucun droit réel à la différence de la vente où le
transfère de droit réel rend nul les ventes de la chose d'autrui.
Ca permet de distinguer le bail de contrat qui lui ressemble un peu comme le contrat qui créé
un usufruit. L'usufruitier à un droit réel sur la chose et le nu propriétaire aussi. L'usufruitier peut
vendre ou louer son droit réel. Le jour où l'usufruitier meurt il perd se droit. Donc un usufruitier qui
vend son usufruit ne vend qu'un droit temporaire.
L'usufruitier et le preneur ont les même droits. Le preneur quelque fois n'a pas le droit de
percevoir les fruits de la chose mais parfois oui. La différence est que l'usufruitier à un droit réel sur
la chose alors que le preneur du bail non. Si le nu propriétaire du bien vend se bien ou si se bien est
saisi dans le patrimoine du nu propriétaire l'usufruitier conserve son bien et peut le revendiquer en
quelque main qu'il se trouve. Par contre en cas de cession du bien louer le preneur ne peut rien faire
et ne peut se retourner que contre son bailleur qui ne lui assure pas le jouissance de son bien.
Le bail emphytéotique et le bail a construction dans ces deux cas le preneur reçoit un droit
réel sur le bien pendant un certain temps puis ce droit réel est ensuite retransféré au bailleur.
Dans le bail emphytéotique l'emphytéote à un droit réel sur le bien pour une durée de 18 à
99 ans, après la durée le bailleur redevient propriétaire du bail. Il peut en user etc mais que pour la
durée. L'emphytéote en contre partie paye une redevance.
Dans le bail à construction le preneur promet de construire sur le bien. A la fin du contrat le
bailleur récupère le terrain avec les constructions. Ces deux types de contrat transfère au preneur un
droit réel d'usage et de jouissance (mais pas l'abusus). Donc pas des baux au sens stricte.

• Le preneur a en général les droits de l'utiliser et de percevoir les fruits (mais pas toujours
pour les fruits). Cependant il y a des contrats où une personne reçoit un bien mais elle n'a pas le
droit de l'utiliser ou d'en jouir comme pour le dépôt. Donc différent des contrats de bail.
Certain contrats permettent de consommer la chose. Donc les choses que l'on consomme ne
peuvent pas faire l'objet d'un bail. En général ils font l'objet d'un prêt de consommation. Dans le bail
le droit de jouissance de la chose n'emporte pas le droit de la consommer ou d'en consommer la
substance.

• Dans le bail il n'y a pas vraiment une question de durée mais il faut que pendant la période
prévue par le contrat le droit de jouissance soit stable. Il faut qu'il ne puisse pas être remis en cause
facilement. Il ne faut pas que le bailleur puisse sur sa simple volonté remettre en cause le droit de
jouissance du preneur. (Il peut le remettre en cause si il ne respecte pas ses obligations mais ça doit
être difficile.) Car il existe des contrats qui offre à une personne un droit précaire sur une chose qui
peut être remis en cause à tous moment la jouissance de la chose.

- Il faut voir si le bien dont il s'agit est un bien du domaine public, dans ce cas seul un droit
d'usage précaire peut être cédé. Comme par exemple le cafetier qui à un droit de mettre ses chaises
sur le trottoir à tout moment l'administration peut lui interdire de faire cela à tout moment.

Si le bail correspond au droit privé :

- Si le bail est régi par des règles qui ont un statut d'ordre public le convention d'ordre
précaire ne peut pas être concédé. Par ex pour les baux ruraux étant donné qu'il y a une
réglementation spécifique d'ordre public qui prévoit des protections comme une durée minimum là
la convention d'ordre précaire irait à l'encontre de ces règles d'ordre public.

- Si le bail ne correspond qu'au droit commun des baux c'est la liberté contractuelle qui
prévaut donc la convention peut tout à fait prévoir une jouissance précaire. Il faut quand même que
les obligations des parties soient causées (droit commun des contrats). On peut se demander si
l'obligation du preneur de payer un loyer est causé dans la mesure où son cocontractant n'a aucune
obligation. Car si le bailleur peut récupérer son bien dès qu'il le veut il n'a pas vraiment d'obligation.
Donc il faut bien examiner le contrat.

§3 : La contre partie de la jouissance


Le preneur doit avoir une contre partie. On appelle ça un louer ou une redevance. Si il n'y a
pas de contre partie ce n'est pas un bail c'est un prêt à usage.
Cependant la contre partie n'est pas forcement monétaire. La redevance peut être payable en
argent ou en nature. En matière de baux ruraux il est assez fréquent que la contre partie soit en
nature par exemple le preneur s'engage à donner une partie de sa récolte au bailleur.

Le loyer peut être payé en une seule fois ou à titre périodique.


Section 2 : Le régime du bail.
§1 : La formation du bail (Les conditions de validité du bail)
Si nullité rétroactive du bail c'est compliqué pour le preneur de rendre l'usage qu'il a eu de la
chose. Pour le bailleur c'est facile il rend les loyers. Du coup pour le preneur on estime
qu'indemniser l'usage revient aux loyers ainsi en général personne ne se doit rien.

Cependant Il y a des arrêts qui annulent rétroactivement le bail car parfois l'indemnité
d'occupation est supérieur aux loyers si par exemple il y a un préjudice du à l'occupation du preneur.
Il y a donc une compensation. Ce que doit rendre le preneur est supérieur à ce que doit rendre le
bailleur.

Il n'est soumis à aucune obligation formelle de validité. L'écrit est exigé à titre de preuve
mais il peut être conclu validement verbalement. Il faut appliquer au contrat de bail les règles
habituelles du droit commun. La question de la cause illicite se pose souvent. Si un bien est loué
dans un but illicite le contrat est nul. Par exemple une personne qui loue un local pour exercer la
médecine de manière illégale car il n'a pas le diplôme le contrat est nul.
Lorsqu'un contrat a une cause illicite n'importe quelle partie même si elle connaissait cette
cause illicite peut demander la nullité du contrat pour cause illicite. Par contre il est interdit à celui
qui connaissait la cause illicite de demander la restitution de ce qu'il a versé. Si l'un est de bonne foi
il n'a rien à rendre et celui de mauvaise foi doit restituer ce qu'il a reçu au cocontractant de bonne
foi. Par contre si les deux sont de mauvaise foi aucun n'a à rendre quoi que ce soit.

A) La capacité du bailleur

Le tuteur d'un majeur sous tutelle ou d'un mineur peut donner un bien à bail car acte
d'administration. Mais la conclusion de certain baux est considéré comme un acte de disposition au
regard des règles de la tutelle. Un article 505 du code civil dit que le tuteur doit se faire autoriser par
le conseil de famille ou par le juge des tutelles avant de faire un acte de disposition.
Depuis la réforme en vertu de l'article 496 c'est un décret en conseil des ministres qui prévoit
quels sont les actes de disposition ou d'administration. Décret 2008-84 du 22 décembre 2008. Il dit
que tous les baux commerciaux ou ruraux ou à propos d'un bien destiné à un usage professionnel
entre dans la catégorie des actes de dispositions. Donc un tel acte ne peut être souscrit qu'après
autorisation du conseil de famille ou du juge des tutelles.

Article 504 en dehors de ces cas où le tuteur a besoin d'une autorisation il est prévu que les
baux consenti par le tuteur ne confère au preneur aucun droit à renouvellement. Exception aux
statuts spécifique.

Tout bail conclu pour plus de 9 ans au nom d'un mineur ou d'un majeur placé sous tutelle est
réduit à 9 ans. A partir de la fin de l'incapacité le bail cessera à l'expiration de la période dans
laquelle on se trouve au moment où cesse l'incapacité, période qui est réduite automatiquement à 9
ans. Article 1518.
B) L'objet du bail

La chose doit être déterminé en application de l'article 1129 du code civil. Sinon soit le
contrat est nul soit il est valable et ce n'est pas un bail. Si la chose est suffisamment identifié le
contrat est valable mais pas assez identifier pour être un bail. Si par exemple promet de donner à
bail un cheval sans plus de précision c'est une promesse de bail car pour un bail il faut que le cheval
soit bien déterminé. Si promesse de bail du coup le cocontractant ne peut demander qu'une
indemnisation alors que pour un bail le preneur peut demander la chose en nature.

Article 1713 alinéa 2. Un bail peut être consentit par un non propriétaire du bien. La
jurisprudence dit que lorsque le titre de propriété du bailleur est anéanti de manière rétroactive après
la conclusion du bail, le véritable propriétaire doit exécuter le bail au profit du bailleur. Exception
au principe de créance personnel du cocontractant.
Il faut savoir que lorsqu'un chose est indivis un seul indivisaire ne peut pas la donner à bail
sans l'autorisation des autres sinon inopposable aux autres indivisaires.

Pour l'usufruit, l'usufruitier peut donner la chose à bail car il peut en percevoir les fruits. 595
prévoit que les baux ruraux et commerciaux doivent être conclu avec l'accord du nu propriétaire car
ils sont au minimum pour 9 ans avec droit de renouvellement. Donc des baux qui consacrent une
très longue durée avec renouvellement. 1425 du code civil pour les biens commun à deux époux, ne
peuvent faire l'objet d'un bail rural ou commercial avec l'accord des deux époux.

La redevance le prix du bail doit être réel et déterminé. Ou prix déterminable. Le prix doit
être réel car sinon on doit requalifier le contrat en prêt à usage.

§2 : Le formalisme entourant le bail


Pour la preuve du bail : Le bail conclu oralement est valable mais en vertu de 1142 du code
civil si l'enjeu d'un demande en justice est supérieur à 1500 euros il faut prouver l'acte juridique par
écrit.
De plus 1715 du code civil prévoit que le bail pas fait par écrit est soumis à certaines règles
de preuves.
Si le bail n'a pas encore était exécuté sa preuve ne peut être rapporté que par écrit même si
valeur inférieure à 1500 euros.
Si le bail a reçu un commencement d'exécution il peut être prouvé librement. L'exécution est
la preuve du bail. Comment prouver le loyer. 1716 le bailleur est cru sur son surement. Si le
locataire ne veut pas s'en tenir à ce mode de preuve il peut demander une expertise à ses frais.
Dans un litige si les parties n'arrivent pas à prouver ses prétentions l'autre peut déférer à
l'autre le serment judiciaire. Si l'autre refuse de prêter serment le déférent a gagné, si l'autre prête
serment le déférent perd on croit celui qui à prêté serment. La force de cela est que mentir sous
serment est punissable d'une peine de prison.

Le bail verbale est irréfragablement prévu pour une durée indéterminé et chacune des parties
peut donner un préavis quand il veut et pour la durée du préavis on étudie les lieux.
L'acquéreur ne peut pas expulser le locataire si il y a un bail authentique ou à date certaine.
Si le propriétaire vend le bien et qu'un bail a été conclu par acte authentique ou à date certain et que
la date est antérieure à la vente le preneur peut opposer le bail à l'acquéreur. Pour prouver
l'existence du bail à l'acquéreur il faut un acte authentique ou à date certaine.
Aucune obligation de publicité sauf pour certain baux. Bail pour un bien immobilier pour
plus de 12 ans décret du 4 janvier 1955 (relatif à la publicité foncière). Pour la location gérance il
faut une publication L544-6 et 7 du Code de commerce. Les crédits baux portant sur des meubles
doivent être publiés au registre du commerce et des sociétés. (Décret 4 janvier 1972)
§3 : Les effets du bail

A) Obligation à la charge du bailleur

Article 1719 du Code civil. Le bailleur a 4 obligations : Délivrer au prôneur la chose louée.
Entretenir la chose pour l'usage à laquelle elle a été louée, en assurer la jouissance et l'entretient des
plantes. Ces obligations se rattache au fait d'assurer au preneur la jouissance du bien.

• La chose doit être délivré en bonne état mais règle supplétive de volonté.

• Les réparations nécessaire pour assurer la substance de la chose par contre les petites
réparations qui font partie de l'usage et de l'entretient courant de la chose doivent être fait par le
preneur. Le bailleur ne peut pas non plus transformer la chose.

• 1721 garantie des vices cachés. Garantie contre tous les vices de la chose même apparu
même postérieurement. Il doit indemniser le locataire contre toute les conséquences du vice même
si il l'ignorait. Le bailleur par contre est libéré de son obligation en cas de force majeur.

• Le bailleur doit garantir contre les troubles de jouissance. Il doit s'abstenir de troubler la
jouissance lui même. Le bailleur doit aussi garantir le preneur contre tout troubles émanent d'un
tiers, seulement si c'est un trouble de droit bien entendu comme dans la vente. Si un cambrioleur le
bailleur n'a rien à garantir. Il doit garantir le preneur contre le revendication par un tiers d'un droit
sur la chose.

B) Les obligations du preneur (Article 1728)

• Obligation d'utiliser la chose en bon père de famille.

- Avec soin sans l'endommager en l'utilisant et l'entretenir, comme les réparations tenant à
l'entretient courant. Le preneur doit également avertir le bailleur si des réparations sont nécessaires.

- A la fin du bail le preneur doit restituer la chose dans l'état dans lequel il l'a reçu. 1730.
Sinon il doit indemniser le bailleur sauf si il invoque la force majeur ou la vétuste (dégradé à cause
de l'ancienneté de la chose.)

- Il doit utiliser la chose dans l'usage prévu par le contrat. Si le contrat ne dit rien il doit
l'user dans l'usage normale de la chose. Une voiture pour rouler par pour des cascades même si pas
marqué dans le contrat.

- Le preneur doit indemniser le bailleur pour toutes les dégradations sauf si il prouve qu'il n'a
pas commis de faute ou la force majeur. Le preneur cependant répond des personnes qu'il héberge.
Il ne peut pas prouver qu'il n'a pas commis de faute et doit indemniser des dégradations résultantes.

- Lorsque le bien est dégradé par un incendie la responsabilité du preneur est alourdie.
L'absence de faute ne peut pas l'exonérer. 1733 : il ne peut s'exonérer qu'en prouvant la force
majeur, un vice de construction ou un cas fortui.

- 1734 pour un incendie brulant un immeuble avec plusieurs locataire. Chaque locataire doit
doit rembourser le bailleur de la part qu'il occupe.

• Enfin le preneur doit payer le louer.


§4 : La transmission du bail
Lorsqu'un personne succède à une autre personne elle reçoit toutes les créances et les dettes
de son auteur. 1742 précise que le contrat de louage n'est point résolue par la mort du bailleur ou du
preneur. Si le bailleur décède les héritiers doivent conserver le bail, si le preneur meurt les héritier
peuvent le continuer.

A) Changement de bailleur

Si changement de bailleur si le bailleur vend la chose le preneur devrait pouvoir demander


une indemnité au bailleur car n'assure pas la jouissance de la chose mais il devrait avoir d'action
contre l'acquéreur. Mais vue précédemment 1743 si acte authentique ou date certaine il peut opposer
le bail à l'acquéreur. Cependant 1744 prévoit que le contrat de bail peut prévoir que le bail cessera si
il y a vente du bien mais des dommages et intérêts sont dus.
Si le bailleur veut expulser le locataire il doit respecter un préavis. 1748

B) Changement locataire

1717 Dans la sous location le locataire reste preneur du bailleur. Le bailleur n'a aucune
action contre le sous locataire. Deux contrats séparés.
Cependant 1753 prévoit une action garanti pour le bailleur si le locataire ne paye pas son
loyer il peut demander le paiement au sous locataire mais que dans la limite du loyer qu'il avait
obligation de payer au locataire.
Par ailleurs le contrat de bail peut prévoir l'interdiction de la sous location et dans certain
bail la loi interdit la sous location.

Dans la cession le locataire se fait remplacé par un nouveau locataire. 1717 l'autorise. Le
locataire qui cède son bail cède une créance et une dette. Obligation de payer et droit de jouir de la
chose.
1690 du code civil la cession doit être signifiée au bailleur.

1551 prévoit une disposition particulière entre époux. Si l'un des époux et le seul locataire et
qu'il a conclu le bail avant de se marier le droit au bail est réputé appartenir aux deux époux. En cas
de divorce le juge peut décider de le céder à l'un ou l'autre peut importe celui qui a conclu le bail.
En cas de divorce le bail revient au veuf.

§5 : L'extension du bail

A) Les causes d'extinction du bail

Elles sont 4 : La survenance du terme, le congés, la perte de la chose louée et résolution pour
inexécution.

1) Survenance du terme :

Il s'éteint à la date prévue. Seul le bail écrit car oral durée indéterminée. Article 1738 si à
l'arrivé du terme le preneur est laissé en possession du bien le bail est considéré comme reconduit et
un nouveau contrat se crée à ce moment la. Pour éviter le reconduction tacite le bailleur pour
signifier un congés. Les textes prévoient la fixation du loyer.
Pour les contrats en général conclu pour plus de 30 ans on estime que c'est trop long.
Certaines décisions annulent le bail d'autres le réduisent.
2) Le congés

Conclu pour une durée indéterminé 1736 l'une des parties peut prendre congés quand elle le
souhaite.
Pour les baux a durée déterminé qui sont les baux commerciaux, ruraux et d'habitations le
preneur aussi peut prendre congés quand il le souhaite.

Si plusieurs bailleur ils doivent tous donner congés. Si ils sont colocataire conjoint le congés
n'est valable qu'à celui à qui on a donné congés, si par contre colocataire solidaire il suffit de donner
congés à l'un d'eux pour donner congés à tous.
Pour les époux le bailleur doit donner congés aux deux époux.

3) Si la chose disparaît

1522. Si détruite en totalité bail anéanti, si en partie le preneur à la choix entre la diminution
du loyer ou anéantissement du bail.
Si la chose est détruite par la chose du preneur le bailleur peut exiger une indemnité. Si
partiellement détruite le preneur peut demander la diminution du loyer mais le bailleur peut
demander une indemnité.

4) Résolution du bail pour inexécution

L'une des parties peut demander la résolution (rétroactif) du contrat pour inexécution d'une
obligation. Par contre pour un contrat a exécution successive on demande la résiliation pour l'avenir.
On peut aussi bien sur aussi faire marcher l'exception d'inexécution.
De plus les contrats de bail ont souvent une clause résolutoire donc on peut utiliser le référé.
Par contre en matière commerciale L145-41 du code de commerce permet au juge de faire échec à
l'effet de la clause résolutoire du bail commercial.

1750-2 ou 1752 autre possibilité de résiliation.

B) Les conséquences de l'extinction du bail

Le preneur doit restituer le bien sinon il engage sa responsabilité.

Si il a effectué des modifications sur le bien, le bailleur a le choix entre demander la remise
en état aux frais du preneur, même si amélioration (sauf abus de droit le bailleur ne cherche qu'à
nuire au preneur.) Il faut que le preneur est modifié le bien sans l'accord du bailleur.

Le bailleur peut aussi garder le bien dans l'état dans lequel on lui restitue il doit indemniser
le preneur pour le coup de l'amélioration. Le bailleur doit payer au preneur à son choix soit le
montant dont le bien à augmenté de valeur, soit le bailleur décide de rembourser au preneur le coup
de la modification (coup des matériaux et la main d'oeuvre).
Chapitre 3: Le contrat d'entreprise
1710 : définition très large presque vague qui montre que ce type de contrat, cette catégorie
est très compréhensive, c'est à dire qu'elle comporte un très grand nombre de contrat. C'est un
contrat par lequel une personne charge une autre personne d'exercer pour elle un travail contre
rémunération. Celui bénéficie de la prestation est appelé maitre de l'ouvrage (ou donneur d'ordre ou
juste le maitre). Celui qui fourni la prestation de service s'appelle entrepreneur (ou ouvrier).

1779 précise les trois catégories de contrat d'entreprise. Le louage de service (aujourd'hui
contrat de travail) mais il est désormais régis par le Code du travail. Ensuite le louage des voituriers
(contrat de transport). Là encore nous l'étudierons pas spécifiquement. Enfin le louage de service
d'industrie qui inclus tous les autres contrats d'entreprise.
Dans le code civil il y a aussi des dispositions quant au contrat de construction. On ne va pas
le détailler.

Contrat d'entreprise d'un point de vue général. Les éléments caractéristiques du contrat
d'entreprise c'est la prestation de service fourni par l'entrepreneur au maitre de l'ouvrage et la
rémunération corrélative.
On songe immédiatement au mandat. Le point est que dans les deux cas une partie rend
service à l'autre. Mais dans le contrat de mandat le mandataire représente le mandant et conclu un
acte juridique en son nom. C'est un service particulier ce n'est plus un contrat d'entreprise. En
l'absence de cette absence de représentation il y a un contrat d'entreprise. Le problème c'est qu'un
contrat peut prévoir un peu les deux. Ex contrat de collaboration entre avocat. Un avocat travail
pour un autre avocat mais sans être salarié. Pas un contrat de travail. Contrat d'entreprise prestation
de service. Mais au cours du contrat de collaboration il arrive souvent que le collaborateur
représente le maitre de l'ouvrage. Il va aller devant une juridiction où on plaide oralement et
lorsqu'il plaide il représente le maitre de l'ouvrage. Il peut aussi signer des courriers conclure des
actes etc. Donc le contrat d'entreprise n'exclut pas une représentation. Faut il appliquer le mandat
pour la représentation et entreprise pour le reste.

Le contrat d'entreprise se distingue du contrat de travail. Même si à la base c'est un type de


contrat d'entreprise, aujourd'hui on utilise un contrat d'entreprise à l'opposition d'un contrat de
travail. La différence est que dans le contrat de travail il y a un élément de subordination. Le salarié
fourni une prestation de service sous rémunération. Jusque là contrat d'entreprise, mais il fourni sa
prestation de service sous la subordination du maitre de l'ouvrage. Alors que l'entrepreneur
normalement fourni sa prestation de service en toute indépendance.
La différence est compliqué. Surtout avec les contrats de collaboration. Il y a une tendance
des cabinets d'avocats à recruter des collaborateurs plutôt que des salariés. Car le cabinet n'a pas à
payer de droit etc. Le contrat peut être rompu quand on veut avec préavis sans indemnité, on le paye
juste une facture avant la fin du mois. Cependant si le cabinet commence à lui donner des directives
et un lien de subordination etc comme tu viens tous les jours à telle heure. Souvent lorsque le
collaborateur est viré il demande la requalification en contrat de travail. Comme contrat d'ordre
public tout contrat qui y ressemble doit être requalificé en contrat de travail. Souvent la cour de
cassation regarde si il y a un lien de subordination et surtout si l'avocat a développé une clientèle.
Ce contrat est une catégorie qui englobe la plus grande partie des contrats conclus dans la
vie économique.
Dans un contrat de construction on utilise souvent le terme de maitre de l'ouvrage pour une
personne qui supervise la construction. La personne qui veut se faire construire un bâtiment
demande à un intervenant de superviser la construction. On l'appel le maitre d'ouvrage, mais c'est
un entrepreneur par rapport à celui qui souhaite se voir construire un bien, le maitre de l'ouvrage,
mais il est maitre d'ouvrage au regard des autres sous traitants. Donc distinction maitre de l'ouvrage
et maitre d'ouvrage.
Section 1 : La qualification du contrat d'entreprise
§1 : Les éléments caractéristiques se rattachant à l'objet du contrat
Il porte sur une obligation de faire à la charge de l'entrepreneur. La contre partie est la
rémunération par le maitre de l'ouvrage.

A) Une obligation de faire

L'article indique bien que l'obligation de l'entrepreneur est une obligation de faire.

1) Exclusion des obligations de ne pas faire et de donner

• Un contrat où l'obligation est une obligation de ne pas faire n'est pas un contrat d'entreprise.
Un contrat dans lequel une personne s'engagerait envers son voisin à ne pas vendre son terrain
pendant une durée de 2 ans. Ce n'est pas un contrat d'entreprise car obligation de ne pas faire.
En revanche un contrat d'entreprise avec une obligation de faire peut comporter une
obligation de ne pas faire accessoire. C'est toujours un contrat d'entreprise. Ex lorsqu'un entreprise
commande un devis ou une étude à une autre entreprise. L'entreprise est un entrepreneur obligation
de faire l'étude. Mais le contrat contiendra aussi une obligation de ne pas faire, c'est à dire ne pas
divulguer les informations qu'on lui aura donné durant cette étude.

• Quant à l'obligation de donner. On se demande si elle existe toujours en droit français. Car si
obligation de donner est l'obligation de transférer la propriété pas vraiment obligation de donner
puisque le transfère se fait dès l'accord sur la chose et sur le prix. Par contre si obligation de donner
est obligation de livrer.
On contrat comportent comme caractéristique l'obligation de donner, c'est à dire de délivrer
la chose n'est pas une obligation de faire donc pas un contrat d'entreprise.
Un contrat peut avoir une obligation de faire qui comporte accessoirement une obligation de
donner la chose.
- Si on fait réparer un bijou, la réparation et la restitution sont des obligations de faire donc
pas de souci.
- Si on commande un bijou à un bijoutier et qu'il fournit la matière il exécute une obligation
de faire et il fournit un objet et livre un objet avec la matière qu'il a fourni, est ce un contrat
d'entreprise si il y a une obligation de donner. De plus il y a transfère de propriété du matériel
utiliser et fournit pas le bijoutier.
On pourrait appliquer un régime distributif. Si mauvaise livraison, contrat de vente, si
mauvaise construction contrat d'entreprise.

Pendant longtemps on considérait que si l'entrepreneur fournissait la matière c'était un


contrat de vente. Cela était contre l'article 1787 qui prévoit que l'entrepreneur peut soit fournir
seulement son industrie, soit son industrie et la matière fourni. Donc jurisprudence remis en cause.
Ensuite la cour de cassation faisait la balance entre la valeur de la main d'oeuvre et la valeur
relative de la matériel fourni. Si la valeur relative de la matériel supérieure contrat de vente et si
inversement contrat d'entreprise.
Aujourd'hui on retient la spécificité de la prestation de service. Si spécifique à la demande
du maitre de l'ouvrage, ou si alors l'entrepreneur fait régulièrement la même prestation. Si on va
voir un bijoutier et qu'on lui demande une bague avec un modèle très particulier et des directives
c'est un contrat d'entreprise. Si par contre on lui demande de faire une bague d'un de ses modèle
qu'il fait en série c'est une vente. De même si on commande un machine qui est faite sur commande
mais qui est un modèle général contrat de vente. Critère qui pose quand même des difficultés.
2) Obligation de faire

L'obligation qui pèse sur l'entrepreneur est une obligation de réaliser des actes matériels. Si
une personne est chargé de conclure des actes juridiques au nom d'une autre personne elle a une
obligation de faire mais il ne s'agit pas d'un contrat d'entreprise mais d'un contrat de mandat.
L'obligation de faire dans le contrat d'entreprise est l'obligation de faire des actes matériels ou une
prestation intellectuelle.
Par ex si on demande un avocat de créer un dossier pour nous c'est un contrat d'entreprise.
Mais si on lui demande de nous représenter devant un tribunal ou pour conclure un document
contrat de mandat.
Mais souvent on peut avoir les deux. Si on demande à un architecte de faire pour nous un
plan d'une maison il est fréquent qu'il est aussi mandat pour demander un permis de construire au
nom du maitre de l'ouvrage.

Autant quand on hésite entre contrat d'entreprise et de vente aujourd'hui la situation est
tranchée. Autant lorsqu'il s'agit de distinguer le contrat d'entreprise et celui de mandat les solutions
sont ambiguës. Pas de solution claire. Parfois les juges appliquent de manière distributive le régime
du mandat et celui de contrat d'entreprise. Parfois la jurisprudence estime que le pouvoir de
représentation est négligeable et elle applique alors à la totalité du contrat le régime du contrat
d'entreprise. Il y a une marge d'appréciation et en pratique il faut argumenter pour arriver à la
qualification qui arrange.

B) Un contrat à titre onéreux

Le prix peut être en espèce ou en nature. La difficulté est qu'il y a beaucoup de contrat
d'entreprise qui ne sont pas conclus par écrit et dans lesquels il est usage que l'entrepreneur soit
payé et sans que les parties le disent expressément car c'est l'usage.
Si par exemple on va dans un restaurant et qu'on commande un repas on sait qu'il faudra le
payer. Même si écrit sur la carte.
Si on a un bijou qui est abimé, on le dépose chez un bijoutier, il l'a répare et on demande
rarement à l'avance combien ça va couter. Donc ce n'est pas parce que les parties n'ont pas conclu
de prix qu'il ne s'agit pas d'un contrat d'entreprise. Il faut ce demander si dans le contexte le contrat
était implicitement onéreux ou pas.
Si on constate qu'il était entendu qu'aucun prix ne serait payé la qualification de contrat
d'entreprise est exclu. Il semblerait que ce type d'opération ne soit pas vraiment un contrat. Souvent
service d'ami ou de famille. Le problème est lorsque qu'il est blessé. Souvent on va appliquer 1382
et la responsabilité civile extra contractuelle.

Le contrat d'entreprise doit comporter l'obligation de rémunérer l'entrepreneur. En revanche


il n'est pas nécessaire que les parties soient convenues du montant du prix. Le principe de la
rémunération doit être prévu dans le contrat mais il n'est pas nécessaire que le prix soit déterminé ou
déterminable. A défaut de prix stipulé et qu'elles ne tombent pas d'accord une fois le contrat
d'entreprise réalisé il devra être fixé par le juge, mais il considérera qu'il y a quand même un contrat
d'entreprise.
2§ : Les éléments caractéristiques se rattachant à la personne de
l'entrepreneur
L'élément caractéristique est son indépendance. L'entrepreneur exécute la prestation de
service librement en toute indépendance. Sinon contrat de travail.
Enjeu de la qualification est très importante car si le contrat auquel on a faire est contrat de
travail on doit appliquer toute la législation sociale. En terme de responsabilité la différence est
importante. Car la responsabilité de l'employeur est régie par des règles spécifiques alors que celle
du maitre de l'ouvrage est quasi nul sauf faute particulière, car l'entrepreneur travail
indépendamment.
Lorsqu'il réalise une prestation de service ponctuelle, dans ce cas pas trop de difficulté de
qualification.
Le problème intervient lorsqu'on a un contrat d'entreprise avec prestation de service répété
avec le même maitre de l'ouvrage et l'entrepreneur. La cour de cassation utilise comme critère le
lien de subordination. Un arrêt du 13 novembre 1996 arrêt de la chambre sociale (JCP 1997 partie II
page 911). Le lien de subordination est caractérisé par l'exécution d'un travail accompli sous
l'autorité d'un employeur qui a la pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler
l'exécution et de sanctionner les manquements du subordonné. Le travail au sein d'un service
organisé peut constituer un indice pour déterminer qu'il y a lien de subordination.

Pendant longtemps la cour de cassation avait l'air de retenir comme critère du contrat de
travail la réalisation d'une prestation de service dans une organisation. Dans cet arrêt ce critère n'est
qu'un indice pour déterminer le lien de subordination. Le seul critère est le lien de subordination. La
cour de cassation défini ce lien. Pouvoir de donner des ordres et directives, un pouvoir de contrôle
et un de sanction.

Critère qui reste difficile à appliqué car difficile de faire la différence entre les indications
données par le maitre de l'ouvrage et les directives données par l'employeur. Le contrat de
collaboration ressemble beaucoup un contrat de travail. Moins quand le collaborateur est un
médecin, on lui donne pas d'indication pour soigner un patient. De plus le problème est que d'après
la loi (71 pour les avocats) même quand un avocat ou un médecin est salarié il doit pouvoir
travailler librement. Pour le médecin on peut pas lui donner des indications sur la manière de faire
un diagnostique. De même pour un avocat.

Comment faire la différence entre un collaborateur et un médecin. Il faut regarder


l'organisation du travail. Un avocat ou un médecin on peut lui imposer des horaires, faire une pause
à telle heure etc. Pour un contrat de collaboration le critère de la clientèle personnelle est très
important. Le chiffre d'affaire va être examiné.

Section 2 : Le régime du contrat d'entreprise


§1 : La formation du contrat d'entreprise
La formation du contrat d'entreprise est consensuel sa validité n'est pas soumise à une forme
particulière
Les principes généraux du droit des contrats sont applicables, mais parfois le droit de la
consommation impose la constitution d'un écrit. (comme la construction d'une maison individuelle).
Dans les autres cas le législateur impose à l'entrepreneur certaines indications.
Enfin en ce qui concerne la formation du contrat d'entreprise il faut invoquer la question du
devis. La question qui se pose est de savoir qu'elle est la force du devis. Une offre de contracter? Si
le maitre de l'ouvrage l'accepte le contrat est formé. En général le devis est considéré comme une
offre de contracter et l'entrepreneur précise en général la durée de validité de l'offre.
Le devis n'est pas obligatoire et un entrepreneur peut faire un devis sans offre de contracter
mais il doit le préciser.
Dans certain cas la personne qui a besoin de faire réaliser un travail émet un appel d'offre. Il
publie dans la presse son intention de contracter un contrat d'entreprise. En terme de marché public
c'est une obligation. Il arrive aussi qu'une personne soumise au droit privée utilise ce procédé.
La question est de savoir si la personne qui a émit l'appel d'offre s'est engagé à contracter?
Soit l'appel d'offre détail ce dont il a besoin et une offre vaudrait conclusion du contrat. Soit
l'entreprise veut choisir l'offre la plus avantageuse dans ce cas elle ne s'est pas engagée à conclure
directement avec la personne qui répondra à son appel d'offre. C'est souvent plutôt la 2ème solution
qui est choisie puisque c'est le principe de l'appel d'offre de vouloir choisir le meilleur
cocontractant.
On peut demander aussi parfois à un entrepreneur de faire plus qu'un devis mais une vrai
étude. Dans ce cas l'étude n'est pas une offre de contracter mais un contrat d'entreprise en soit qui
consiste à l'étude en elle même.

§2 : Exécution du contrat d'entreprise

A) Obligation de l'entrepreneur

Il est débiteur d'une obligation principal et d'autres obligations secondaires.

1) Obligation principal : réaliser la prestation

1237 et 1795 du code civil. Quand on les lit on à l'impression que le contrat est intuitu
personae et que l'entrepreneur est tenu de réaliser lui même la prestation. La jurisprudence dit que
non, le principe est que l'entrepreneur peut être aidé ou même substitué.
Sauf si les parties stipulent que l'entrepreneur réalisera lui même la prestation de service.
D'autre part dans certains cas on estime que le contrat d'entreprise a été conclu intuitu personae en
vertu de la spécialité de la prestation de service. Par exemple pour les médecins on estime qu'un
patient qui va voir un médecin veut que ce soit celui ci qui le soigne.
Pour les avocats c'est ambigu. A la base intuitu personae mais souvent par exemple le
collaborateur va se substituer à l'avocat. Si étude ou dossier on va dire que c'est pas grave si l'avocat
le confie à un confrère ou un collaborateur. Par contre pour plaider ou pour une représentation on
estime que c'est une faute de l'avocat s'il ne vient pas lui même.

Néanmoins il faut distinguer si la prestation est exécuté personnellement ou par un tiers.

a) L'exécution personnelle de la prestation

Si exécuté personnellement par l'entrepreneur il doit l'exercer avec soin, dans l'art de sa
profession. Mais est ce une obligation de moyen ou de résultat ou de moyen renforcée.
L'obligation de moyen est celle de mettre tout en oeuvre pour arriver au résultat, mais si le
résultat n'a pas à être atteint. Il faut prouver donc une faute quant aux moyens qu'il aurait pu mettre
en oeuvre pour atteindre de résultat envisagé. Si la faute est prouvé le débiteur de l'obligation peut
essayer de démontrer qu'il n'a pas commis de faute ou la force majeur et le fait d'un tiers ou du
cocontractant.
L'obligation de résultat et l'obligation d'atteindre celui ci donc pour engager sa responsabilité
il suffit de prouver que le résultat promis n'a pas été atteint.
Pour l'obligation de résultat le débiteur ne peut s'exonérer qu'en démontrant la force majeur,
le fait d'un tiers ou le fait du cocontractant.

Enfin entre les deux il y a l'obligation de moyen renforcé. Si le résultat n'est pas atteint il y a
présomption de faute du débiteur. Mais il peut alors mettre en oeuvre tous les moyens pour prouver
qu'il n'a pas commis de faute.

La jurisprudence suivant les cas estime que l'obligation de l'entrepreneur est soit l'obligation
de moyen soit renforcé soit résultat.
Résultat rare, le plus souvent c'est moyen renforcé. Le médecin doit mettre en oeuvre tous
les moyens qui correspondent aux dernières évolutions thérapeutiques même les nouvelles. Mais
bien sur pas obligation de guérir.

L'entrepreneur aurait une obligation de garantie des vices cachés dont on ne peut s'exonérer
en prouvant la force majeur. L'entrepreneur doit il protéger le maitre de l'ouvrage des vices cachés
des choses qu'il fourni. Ca ne marche que s'il fourni la matière. Car sinon la question ne se pose
même pas.
La jurisprudence en général refuse car c'est un contrat d'entreprise et non de vente. Donc la
jurisprudence n'applique que l'obligation de moyen ou résultat suivant celle qui est prévue.

Peut on procéder à l'exécution forcé si l'entrepreneur ne respecte pas ses obligations. Le


code civil est contradictoire là dessus (c'est la grande question de la jurisprudence en droit des
contrats). 1142 obligation de faire dommages intérêt. 1144 le créancier peut demander à quelqu'un
d'autre d'exécuter l'obligation aux frais du débiteur. Enfin en procédure civile le juge peut enjoindre
le débiteur d'exécuter son obligation (1425 du CPC), une injonction de faire.
Si le débiteur refuse le créancier a le choix, soit il demande une indemnité, soit il peut
demander à quelqu'un d'autre d'exécuter l'obligation aux frais du débiteur ou encore il peut
demander au juge une injonction et le débiteur doit payer une astreinte par jour de retard de
l'exécution.
Ce que le Code civil interdit est d'obliger par la force et sous la contrainte physique un
débiteur à exécuter son obligation.

On peut prévoir des clauses limitatives ou exclusives de responsabilité. Mais l'article 1150
prévoit que les clauses exclusives de responsabilité sont inapplicables en cas de dol ou de faute
lourde. Et suivant la jurisprudence Chronopost toute clause qui exonère de responsabilité un
cocontractant est réputée non écrite si elle prive de cause l'obligation réciproque.
Enfin les clauses qui exonèrent de sa responsabilité un professionnelle ayant contracté avec
un consommateur sont abusives.

b) Exécution par un tiers

A moins que le contrat d'entreprise stipule expressément que la prestation doive être exécuté
par l'entrepreneur lui même ou que l'exécution par l'entrepreneur lui même découle de la prestation
l'entrepreneur est libre de faire exécuter l'obligation par un tiers. On appelle cela la sous traitance.
Il n'y a pas de contrat entre le maitre de l'ouvrage et le sous traitant. S'il exécute mal la
prestation de service le maitre de l'ouvrage ne peut pas engager la responsabilité contractuelle du
sous traitant. De même si l'entrepreneur ne paye pas le sous traitant celui ci ne peut pas demander
au maitre de l'ouvrage de le payer. La seule possibilité est de tenter une action sur 1382 si la faute
du sous traitant m'a causé un préjudice. De même le sous traitant peut intenter une action pour
enrichissement sans cause.
Si un entrepreneur fait travailler ses salariés ce n'est pas un contrat de sous traitance, c'est
l'entrepreneur principal qui réalise la prestation de service avec ses salariés.

Un arrêt dit que dans les chaines de contrat il n'y a pas de lien contractuel entre le maitre de
l'ouvrage et le sous traitant. Arrêt Besse.
Si dans une chaine de contrat un bien circule toutes les actions relatives au bien circule avec
lui. Ainsi le maitre de l'ouvrage dispose de toutes les actions contractuelle de l'acquéreur à
l'encontre du vendeur initial. Il peut agir en garantie des vices cachés et en délivrance conforme
contre le fournisseur des machines.

Loi du 31 décembre 1975 spécifique à la sous-traitance. Cette loi prévoit que l'entrepreneur
principal peut librement faire réaliser partiellement ou complètement les prestations de service par
un sous-traitant. Sauf si stipulé ou si logique de la prestation de service.
Cependant l'entrepreneur doit soumettre le choix du sous-traitant à l'agrément du maitre de
l'ouvre. Obligation sanctionnée. Si le maitre de l'ouvrage a agrée le sous-traitant celui ci pourra lui
demander de le payer directement. Si l'entrepreneur principal n'obtient ou ne demande pas
l'agrément du maitre de l'ouvrage il engage sa responsabilité contractuelle.
Le sous-traitant peut exiger que l'entrepreneur demande l'agrément du maitre de l'ouvrage
s'il ne le fait pas il y a faute. Ensuite si le contrat est déjà conclu et que l'entrepreneur n'a pas
l'agrément du maitre de l'ouvrage quant au sous-traitant, le sous-traitant peut résilier le contrat.

Le maitre de l'ouvrage aussi peut engager la responsabilité de l'entrepreneur principale s'il


apprend que l'entrepreneur a prit un sous-traitant sans lui demander son agrément et par exemple
pas payer le prix.

Pour le paiement du sous-traitant l'article 12 de la oi prévoit qu'il peut agir directement


contre le maitre de l'ouvrage pour toute les sommes que l'entrepreneur n'a pas payé au sous-traitant.
Le sous-traitant cependant ne peut pas demander plus au maitre de l'ouvrage que ce qu'il doit à
l'entrepreneur principal. Si le maitre de l'ouvrage a déjà payer l'entrepreneur principale il n'aura pas
à le payer.
La jurisprudence considère que cette action directe n'est ouverte qu'aux sous-traitant agréés.

En marché public des règles particulières. Article 6 de la loi.

Pour la responsabilité du sous-traitant il est responsable vis à vis de l'entrepreneur principal


qui est son cocontractant. Mais le maitre de l'ouvrage peut également engager la responsabilité du
sous-traitant sur le fondement de la responsabilité extra contractuelle (la loi de 75 ne prévoit rien).
Le maitre de l'ouvrage peut dire qu'en exécutant mal le contrat de sous-traitance à causé un
préjudice au nom de 1382 et engager la responsabilité extra contractuelle du sous-traitant.

Bon en général le maitre de l'ouvrage engage la responsabilité de l'entrepreneur qui lui


appelle en garantie le sous-traitant. Une fois le sous-traitant dans la procédure le maitre de l'ouvrage
peut s'adresser directement à lui.

Les règles prévues pour la responsabilité des produits défectueux s'appliquent aux sous-
traitant.

La jurisprudence considère que le maitre de l'ouvrage a reçu la propriété d'un bien fourni par
le sous-traitant peut exercer contre le fournisseur du bien toutes les actions qui sont réservées à
l'acquéreur.

11/11/09
Elle considère qu'il peut exercer ces actions contre l'entrepreneur et le sous-traitant. La
propriété du bien ayant été cédé successivement, le maitre de l'ouvrage à toutes les actions de
l'acquéreur contre l'entrepreneur principal et le sous-traitant. Ce qui est étrange. Car soit le contrat
entre l'entrepreneur et le maitre de l'ouvrage ont un contrat d'entreprise ou un soit un contrat de
vente. Mais pas les deux. De même entre l'entrepreneur et le sous-traitant. Donc le maitre de
l'ouvrage ne devrait pas avoir des actions qui relèvent du contrat de vente. Là comme chaine de
contrat translative de propriété, même si pas de contrat de vente la jurisprudence admet que le
maitre de l'ouvrage peut exercer les actions réservées à l'acquéreur contre l'entrepreneur et le sous-
traitant.

2) Obligations accessoires

Elles sont de trois :

• L'entrepreneur est débiteur de 3 autres obligations. Celle d'information et de conseil.

• Obligation de surveillance et de sécurité. Il doit réaliser la prestation de service en toute


sécurité. De moyen ou de résultat ça dépend. Transporteur de personne de résultat celui de
marchandises obligation de moyen. Obligation de surveillance pour les biens qu'on a confié à
l'entrepreneur.

• Doit il répondre de sa perte ou de sa dégradation.

- Lorsque l'entrepreneur fourni seulement son travail et qu'on lui a fourni la chose et qu'elle
disparaît il n'est responsable que si la chose à disparue par sa faute. Le maitre de l'ouvrage doit
prouver la faute.
- Si par contre il fourni la chose et qu'elle est perdue avant que la prestation de service soit
faite, il est tenu de la perte et doit en supporter les conséquences.

B) Les obligations du maitre de l'ouvrage

1) Coopérer avec l'entrepreneur

Il doit fournir à l'entrepreneur toutes les informations nécessaires à la bonne réalisation de


l'ouvrage. Si la prestation est simple l'entrepreneur n'a pas trop besoin de coopérer avec le maitre de
l'ouvrage. Ex si on commande un instrument de musique à un luthier pas trop besoin de
coopération.
Mais la prestation peut être plus complexe. Un air bus 380, pour un avion privé il y a des
désidérata très précis. Le maitre de l'ouvrage doit coopérer.

2) Prendre livraison et réceptionner

Dès lors que l'entrepreneur doit fournir une chose le maitre de l'ouvrage à la fin de la
prestation doit réceptionner cette chose, même si la prestation est intellectuelle, elle se traduit
souvent pas la transmission corporelle. Ex une étude à un avocat il fournira cela sur papier. Par
contre si on consulte un médecin, il donne rarement un diagnostique écrit. Ca fait penser à
l'obligation de l'acquéreur.
En général il refuse de prendre livraison de la chose et de payer le prix. D'après une loi du
31 décembre 1903, l'entrepreneur peut vendre la chose au enchères et se payer sur le prix.
La réception c'est différent de la livraison. La réception est un acte juridique qui consiste
pour le maitre de l'ouvrage à constater que la chose a été réalisé. Dans les contrats simple
l'entrepreneur livre la chose et sa vaut réception, pas de forme particulière.
Si le contrat est complexe et important l'entrepreneur, en plus de la livraison, fait signer un
acte de réception qui atteste que la prestation a bien été réalisé.

La réception rend éligible le versement du prit. La réception emporte transfert des risques. Il
y a une possibilité pour le maitre de l'ouvrage, lorsque la chose comporte des défaut, de laisser la
chose entre les mains de l'entrepreneur. Je vous laisse la chose et vous payez avec on est quite. Un
maitre de l'ouvrage qui fait ça s'expose à des poursuites. Si l'entrepreneur est pas d'accord il agit
contre le maitre de l'ouvrage en paiement du prix. Il peut sinon attendre un an et vendre la chose
mais ça correspondrait à ce que souhaitait le maitre de l'ouvrage.
L'entrepreneur qui estime que le travail n'a pas été bien fait il peut agir en responsabilité
contractuelle pour demander au juge de résoudre le contrat, il n'aura pas à payer le prix et il pourra
demander des dommages et intérêts s'il la mauvaise exécution lui causée un préjudice.

3) Le paiement du prix

Le prix peut être fixé dans le contrat initial, ou pas. Il faut envisager deux autres points, les
garanties pour le paiement du prix et la prescription de la demande du prix.

a) Prix fixé dans le contrat initial

Pas obligatoire mais fortement recommandé. Il y a plusieurs manière de la faire :

• Le plus simple est le marché à forfait. Le prix est fixé définitivement dans le contrat toutes,
modification nécessite l'accord des deux parties. Vous construisez ma maison je vous donnerai tant.

• On peut fixer une méthode pour calculer le prix. En fonction du temps de travail passer etc.
Dans ce cas le prix final peut dépendre d'élément que seul l'entrepreneur connait. Ex on va chez le
garagiste et le contrat prévoit que le prix sera en fonction du temps passé, ou en fonction des pièces
utilisées. La fixation du prix dépend du bon vouloir de l'entrepreneur. On peut se demander si le
prix est déterminable ou s'il n'est pas fixé. Car déterminable n'est pas censé dépendre de l'une des
parties. Le garagiste peut raconter ce qu'il veut. Cependant ce n'est pas la même chose qu'un contrat
où il n'y a pas de prix. Si le maitre de l'ouvrage trouve que le temps stipulé est excessif. Il refuse de
payer. L'entrepreneur l'assigne en paiement. Le maitre de l'ouvrage dit je veux bien payer mais le
temps me paraît excessif. Le juge va nommer un expert pour déterminer le temps qu'un garagiste
compétent pour la prestation. Si l'expert dit 6h, le juge appliquera 6 fois le prix prévu par le contrat
pour chaque heure. Le juge n'aura qu'à établir le nombre d'unité. Mais la référence de chaque unité
dépend de la fixation du prix dans le contrat. Donc c'est pas la même chose que si rien de prévu.
Quand on pratique une profession judiciaire on est tout le temps entrepreneur. Les avocats et
les huissiers sont soumis à des tarifs. Il fera la prestation et appliquera le tarif. Par exemple pour un
notaire, pour un acte de vente il a des tarifs, il est payé en pourcentage du prix. Pour un avocat s'il
doit plaider c'est pareil il a des tarifs. Par contre pour une consultation les tarifs sont libres. De
même il peut y avoir une discussion sur le temps soit disant passé. Une fois le temps déterminé on
applique la prestation horaire convenue.

Tous ces contrats où les tarifs sont prévus par détermination sont un ni à contentieux.
b) Pas fixé au contrat

L'entrepreneur travail et à la fin de sa prestation il détermine le montant de sa facture et il


émet une facture qui devra être payé. Si le maitre de l'ouvrage refuse de payer le prix l'entrepreneur
saisira le juge d'une action en paiement. Dans ce cas le juge peut fixer le montant de la
rémunération compte tenu des éléments. Il fera une estimation.
Ce que la cour de cassation n'admet pas c'est que le juge modifie le prix prévu par les
parties. Lorsqu'il s'agit d'un marché à forfait c'est clair. Il ne peut pas modifier le prix.
Si par contre le prix est déterminable, il ne pourra pas modifier la valeur de l'unité, mais il
aura une marge d'appréciation sur la durée du travail par exemple.

Il y a des exceptions ;

• Pour les professions réglementées. Si le client n'est pas d'accord sur le prix, il peut saisir une
instance qui a le pouvoir de modifier ce que les parties avaient prévues. Seulement pour certaine
professions réglementées. Pour les avocats. S'il émet une facture et que le client ne veut pas payer,
l'avocat doit saisir le bâtonnier. Il peut être saisi qu'il y ait ou non une convention d'honoraires. Si
pas de convention d'honoraire le bâtonnier fixe le prix. Même s'il y a une convention d'honoraire le
bâtonnier peut modifier le nombre d'unité de valeur, mais aussi modifier ce dont les parties ont
expressément convenues. Le taux horaire peut être modifié par le bâtonnier.
La décision du bâtonnier peut être attaqué devant le 1er président de la cour d'appel. C'est un
cas où le juge peut modifier le contenu d'un contrat.

• Jurisprudence de la Cour de cassation qui semble admettre la modification du prix convenu


par les parties en dehors des cas des professions réglementées, pour les professionnels libéraux. Pas
dans une profession réglementée. Domaine flou où on ne sait pas trop quelles sont les pouvoirs du
juges. Par contre aucun arrêt n'autorise la modification du prix lorsque l'entrepreneur ne fait pas
partie d'une profession libérale par ex un commerçant.

c) Les garanties pour le paiement du prix

Si pas de contrat. L'entrepreneur doit prouver qu'un travail lui a été commandé. La
jurisprudence admet souvent la preuve de la formation du contrat. L'entrepreneur va demander le
paiement d'une facture et on revient aux problème du prix vue avant.

Par contre il a des garanties. Si il a reçu un acompte, en cas d'inexécution par le maitre de
l'ouvrage de payer le prix il pourra garder l'acompte. En général la jurisprudence reconnaît à
l'entrepreneur de conserver le chose jusqu'à ce qu'il soit payé.
Dans certains cas l'entrepreneur dispose d'une priorité sur la chose. Il peut se faire payer en
priorité sur la chose. Un hôtelier à un droit de rétention pour sur les choses que son clients a laissé
dans son hôtel et ensuite il peut se faire payer dessus en priorité.

d) Les prescriptions

Elles suivent le régime général. Cependant certaines actions ont un régime particulier.
L'action en paiement des honoraires des médecins, avocats et avoués est précise par un délai
de 2 ans. Pour un hôtelier la prescription est de 6 mois etc.
§3 : Extinction du contrat d'entreprise
Les causes sont celles du droit commun : Exécution de la prestation et paiement du prix. Si
contrat a exécution successive, il peut être conclu à durée déterminée, dans ce cas fin au terme,
durée indéterminée, dans ce cas chaque partie peut le résilier avec respect d'un près avis. Enfin
résolution possible en cas d'inexécution ou la résiliation pour un contrat à exécution successive.

Article 1794 : « Le maître peut résilier, par sa seule volonté, le marché à forfait, quoique
l'ouvrage soit déjà commencé, en dédommageant l'entrepreneur de toutes ses dépenses, de tous ses
travaux, et de tout ce qu'il aurait pu gagner dans cette entreprise. »
Sa oblige le maitre de l'ouvrage à indemniser l'entrepreneur des dépenses qu'il a engagé et de
tout le bien qu'il aurait pu réalisé par l'exécution du contrat.
Article 1795 prévoit la fin du contrat en cas de décès de l'entrepreneur. 1796 : « Mais le
propriétaire est tenu de payer en proportion du prix porté par la convention, à leur succession, la
valeur des ouvrages faits et celle des matériaux préparés, lors seulement que ces travaux ou ces
matériaux peuvent lui être utiles. ». Si l'entrepreneur décède le contrat est résilié. Il doit indemniser
la succession de toutes les dépenses que l'entrepreneur avait engagé pour la réalisation du contrat.
Cependant ces deux textes sont peut appliqués, on considère qu'ils ne s'appliquent que lorsque le
contrat était conclu intuitu personae.

22/11/09
Chapitre 4 : Le dépôt et le séquestre
Article 1915 du Code civil : « Le dépôt, en général, est un acte par lequel on reçoit la chose
d'autrui, à la charge de la garder et de la restituer en nature. ». Le dépôt est le contrat par lequel un
déposant remet une chose au dépositaire qui s'oblige à conserver la chose et à la restituer
ultérieurement au déposant. C'est un contrat qui existait déjà au droit romain et dont le régime a été
conservé. Contrat réel qui ne se forme que par le remise de la chose. Il est conçu comme gratuit par
le Code civil, mais il n'interdit pas le dépôt salarié.
Régime 1915 à 1954. Il y a des dépôts particulier, comme le séquestre. Dépôt qui a pour but
de confié une chose a un tiers qui va la conservé le temps qu'un litige a propos de la chose soit
résolu.

Section 1 : La notion de contrat de dépôt

§1 : Caractéristiques du contrat de dépôt


Contrat de confiance, de service, essentiellement gratuit. 1917 dit qu'il est essentiellement
gratuit. Indirectement le Code civil laisse entendre qu'il peut être salarié. Aucun texte ne le prévoit
mais certains indirectement l'envisage. 1918 indirectement prévoit qu'il peut être salarié et souvent
aujourd'hui il est conclu à titre onéreux comme garde meuble ou dépôt dans les banques.

C'est un contrat réel conclu par la remise de la chose. Un des rares contrat toujours réel. Si la
chose n'est pas remise il n'y a pas de contrat de dépôt. Si pas de remise de la chose qu'une promesse
de contrat de dépôt, si la chose n'est pas remise seule la promesse n'est pas réalisé et non pas le
contrat. Simple dommages intérêts.
1919 prévoit la possibilité d'une remise fictive de la chose. Dans un cas particulier où le
dépositaire est déjà en possession de la chose. Les parties peuvent se mettre d'accord pour dire qu'il
la conservera à titre de dépositaire. Loi du 12 mai 2009.

Le contrat dépôt est également unilatéral puisque seul le dépositaire est débiteur d'une
obligation, du moins de l'obligation caractéristique du contrat qui est de garder la chose et de la
restituer. La cause de cette obligation n'est pas une obligation réciproque dont serait débiteur le
déposant. La cause est la remise de la chose.
Si le déposant à des obligations elles sont secondaires et ce ne sont pas la cause réciproque
du dépositaire. Le déposant doit rembourser les dépenses du dépositaire quant à la conservation de
la chose. Contrat unilatéral.
1918 que le contrat de dépôt ne peut avoir pour objet que des choses mobiles donc que des
meubles.

§2 : Qualification du contrat dépôt


Parfois l'identification du contrat de dépôt n'est pas évidente. Souvent les parties conclues un
contrat qui n'est pas un contrat de dépôt mais durant l'exécution du contrat l'une des parties remet à
l'autre une chose qu'elle doit conserver.
Problème déjà vu comment qualifier le contrat, d'un seul tout unique, ou distributivement. Si
on confie notre véhicule à un garagiste pour qu'il le répare on lui confie notre véhicule. Avons nous
conclu un contrat d'entreprise plus un contrat dépôt. Surtout une fois qu'il a terminé et qui doit le
garder jusqu'à qu'on revienne y a t il un contrat d'entreprise qui est suivi d'un contrat de dépôt. De
même lorsqu'une vente est faite mais que le vendeur doit livrer plus tard le vendeur est il
dépositaire. Avant 2009 non car on ne lui a pas remis la chose mais maintenant c'est possible même
s'il avait déjà la chose.
Autre exemple, le cas d'un entraineur de chevaux qui s'engage à l'entrainer, le garder et le
nourrir.
La tendance actuelle est d'appliquer distributivement. La Cour de cassation pour l'entraineur
a décidé qu'il fallait appliquer les deux régimes distributivement. Suivant la question posé au juge
on se placera du coté du dépôt ou du coté de l'autre contrat. Pour l'entraineur en l'espèce le cheval
s'est blessé dans son écurie et non pas en entrainement donc, régime du contrat de dépôt.

Il faut donc souvent se poser la question en droit des contrats spéciaux de savoir si on fait
une application global d'un des régimes possible ou si on applique distributivement.

Attention ne pas confondre avec l'obligation de prendre soin de la chose et de la conserver


lors d'un contrat d'entreprise. Donc la question ne se pose que si l'entrepreneur se doit de garder la
chose en dehors de sa prestation de service. Pour le garagiste lorsqu'il intervient sur la voiture il doit
en prendre soin mais il est prestataire de service. C'est qu'uniquement s'il doit la garder quelques
jours après sa prestation qu'on peut envisager le contrat de dépôt. De même pour l'entraineur
lorsqu'il entraine le cheval prestation de service il est entrepreneur et doit en prendre soin mais pas
de contrat de dépôt.

Section 2 : Le régime du contrat dépôt


Bien sur toujours les conditions du droit commun des contrats.

§1 : Le dépôt en général
Le dépôt volontaire. 1915 du Code civil.

A) La formation du dépôt
Règles classique. Plus une règle supplémentaire il est réel. Pas un contrat consensuel. 1921
du Code civil parle de consentement : « Le dépôt volontaire se forme par le consentement
réciproque de la personne qui fait le dépôt et de celle qui le reçoit. ». Application de 1108. La chose
doit être remise mais les parties doivent être d'accord pour former un contrat, la remise ne suffit pas.

1922: Seul le propriétaire peut déposer la chose, ou au moins qu'il soit d'accord. La
jurisprudence admet que des personnes qui ont un certain pouvoir sur la chose peuvent la déposer
comme un usufruitier par exemple. En plus dépôt que sur les meubles et le possession vaut titre
donc un possesseur de bonne foi est considéré comme propriétaire et pourra donc déposer librement
la chose.

1925 : le principe ne peut être conclu que par une personne capable. Mais l'alinéa 2 si une
personne capable accepte un dépôt fait par une personne incapable le dépositaire est tenu des
obligation d'un dépositaire normal lors d'un dépôt valablement formé.

1926 : si le déposant est capable et que pas le dépositaire. Le dépositaire n'est pas tenu des
obligation d'un dépositaire, mais le déposant peut revendiquer la chose.

A partir du moment où le dépositaire est capable il n'y a pas de raison de la dispenser du


service qu'il a accepté de rendre, au contraire encore plus finalement si le déposant est incapable.
Inversement si le dépositaire est incapable, il est en position de faiblesse il ne faut pas le
surcharger d'obligation. Mais comme la chose ne lui appartient pas il est logique que le déposant
puisse récupérer la chose.
B) La preuve du dépôt
Le déposant doit prouver le dépôt pour récupérer la chose. Mais par exception le dépositaire
peut avoir à prouver le dépôt pour que le déposant s'acquitte de ses obligations accessoires par
exemple.

La preuve du dépôt est soumise au droit commun. Si inférieure à 1500 euros preuve par tout
moyen. Si le montant est supérieure à 1500 il y a une règle particulière par 1924. Normalement qui
prouvé par écrit. Mais si une demande est formée contre une personne qui est dépositaire, le
dépositaire est tenu sur parole. C'est à lui de dire s'il a reçu la chose, qu'il l'a conservé etc. L'idée est
que le contrat de dépôt est un contrat de service, il est cru sur parole.
Si c'est le dépositaire qui cherche à prouver le dépôt on revient au règle du droit commun de
la preuve. Seule l'hypothèse vue précédemment est consacré par 1924.

Difficulté pour le champ d'application de 1124 : Est ce que cet article interdit au déposant
d'invoquer les articles 1347 et 1348. Car l'article 1124 dit que le dépositaire est cru sur parole s'il est
défendeur et qu'il n'y a pas d'écrit. Le déposant peut toujours prouver par écrit le dépôt. Si pas
d'écrit le dépositaire est tenu sur parole.
Si le déposant n'a pas d'écrit et un commencement de preuve par écrit et des témoins. Peut il
demander l'application de 1347? 1924 est clair, si pas de preuve par écrit la parole du dépositaire
l'emporte sur tout autre preuve.

C) Les effets du contrat de dépôt


Toutes les obligations du dépositaire cessent s'il se rend compte qu'il est propriétaire de la
chose.

1) Les obligations du dépositaire

a) La garde de la chose

1946 : Il doit en prendre soin comme s'il s'agissait d'une de ses choses. Il doit la conserver et
dans les conditions qu'il est requis. Par exemple si la chose se dégrade à température ambiante il
doit le garder à la bonne température.

La responsabilité du dépositaire est apprécié avec plus de sévérité dans les conditions
prévues à 1928 : « La disposition de l'article précédent doit être appliquée avec plus de rigueur :

1° si le dépositaire s'est offert lui-même pour recevoir le dépôt ;

2° s'il a stipulé un salaire pour la garde du dépôt ;

3° si le dépôt a été fait uniquement pour l'intérêt du dépositaire ;

4° s'il a été convenu expressément que le dépositaire répondrait de toute espèce de faute. »

En pratique distinction pas très utile. De plus l'exonération en prouvant la force majeur est
possible. 1929. Avec exception si le déposant à mis en demeure de le dépositaire de restituer la
chose, postérieur à cette mise en demeure il est tenu de toutes les dégradations qui arrivent à la
chose même en cas de force majeur.
Il devait rendre la chose, s'il ne le fait pas tout de suite qu'il souhaite encore un peu la garder,
s'il arrive quoi que ce soit à la chose « c'est tampis pour sa gueule ».
Uniquement s'il y a eu mise en demeure. Avec lettre recommandé avec accusé de reception
ou un acte extra judiciaire, c'est à dire délivré par huissier exigent la restitution de la chose. Le seule
coup de fil ne suffit pas.

1930 : Le dépositaire ne peut pas utiliser la chose. Cette interdiction permet de distinguer le
dépôt du prêt. Sauf permission expresse ou tacite. « Il ne peut se servir de la chose déposée sans la
permission expresse ou présumée du déposant. »

1931 : Obligation de discrétion. « Il ne doit point chercher à connaître quelles sont les
choses qui lui ont été déposées si elles lui ont été confiées dans un coffre fermé ou sous une
enveloppe cachetée. »

b) La restitution de la chose

Le dépositaire doit rendre la chose qu'il a reçu. Précision de 1935 : « L'héritier du


dépositaire, qui a vendu de bonne foi la chose dont il ignorait le dépôt, n'est tenu que de rendre le
prix qu'il a reçu, ou de céder son action contre l'acheteur, s'il n'a pas touché le prix. », situation
dans laquelle le dépositaire étant mort, l'héritier ignorait que la chose avait été déposée. Il l'a vend.
Dans ce cas il est tenu que du prix perçu. Si il n'a pas payé le prit il doit céder sa créance à
l'acquéreur.

1937 : Il ne doit rendre la chose qu'à celui qui lui a déposé, ou à la personne au nom d
laquelle le dépôt a été fait. Ou encore le déposant a pu agir pour son compte et indiquer qu'il
faudrait restituer la chose à une autre personne. Dans ce cas le dépositaire doit exécuter l'obligation
prévu au contrat.

1939 : Si le déposant est mort, même s'il a prévu un tiers à qui il fallait restituer la chose, le
dépositaire ne peut que restituer la chose aux héritiers du déposant.

Une fois qu'il a accepté le dépôt il ne peut pas demander au déposant de prouver son
propriété.
Cependant si le dépositaire découvre que la chose a été volé et qu'il découvre que le
véritable propriétaire, le dépositaire peut dénoncer le dépôt au vrai propriétaire et lui fait sommation
de déclarer la chose.
Si au terme du délai le véritable propriétaire n'a pas réclamé la chose, le dépositaire doit la
restituer au déposant.

Article 1940 et 1941 situation du déposant incapable, restituer la chose au représentant légal.

La restitution doit s'opérer en nature. Si il s'agit d'une chose générique, il ne doit pas restituer
une chose identique, il doit restituer la chose.
L'héritier du dépositaire qui a vendu la chose de bonne foi n'est pas tenu de restituer en
nature, il ne doit rendre que le prix équivalent.
Si la chose est détruite pour cause de force majeur, si le dépositaire a reçu une indemnité car
assuré par exemple, il doit restituer son l'indemnité au déposant.

1933 : « Le dépositaire n'est tenu de rendre la chose déposée que dans l'état où elle se
trouve au moment de la restitution. Les détériorations qui ne sont pas survenues par son fait sont à
la charge du déposant. ». Avec 1929 : Contradictoire avec 1927.
En faite deux obligations distinctes :

• Soit il ne restitue rien et il n'a pas exécuté son obligation de restitution. A ce moment là 1929
prévoit que :

◦ Si force majeur, le dépositaire n'est pas tenu. Il est libéré. Si il a reçu une indemnité il
doit la restituer.

◦ Si pas de force majeur, il n'a pas respecté son obligation, tenu de dédommagement.

• Si il restitue la chose, si elle est dégradée, pas mauvaise exécution de l'obligation de


restitution. Par contre une fois restituée, on passe à l'obligation de conservation. Le dépositaire l'a t
il bien exécuté? Il faut regarder si la dégradation est due à une mauvaise conservation de la chose.
Discussion sur la bonne exécution de l'obligation.

◦ Si dégradé pour une raison autre que son fait, si vice ou force majeur il n'est pas tenu de
réparation.

◦ Si par contre la dégradation est due à une mauvaise exécution de l'obligation de


conservation il est tenu à une réparation pour mauvaise exécution de son obligation de conservation.

1942 et 1943: Le dépositaire doit restituer la chose à l'endroit où il elle lui a été remise. Sauf
si le contrat de dépôt prévoit un autre lieu.

1944 : Le déposant peut à tout moment exiger la restitution de la chose.

Problème aujourd'hui beaucoup de dépôts sont rémunérés. Souvent rémunération en fonction


du temps. Si le dépositaire pensait être payé pour le dépôt pour une durée de 1 an, si que 6 mois il
perd. Donc le déposant peut toujours récupérer son bien quand il le souhaite sauf qu'il devra
indemniser le dépositaire. Il devra payer pour l'année prévue.

1944 : prévoit que le dépositaire ne doit pas restituer la chose immédiatement. Dans certains
cas si litige sur la propriété de la chose le dépositaire peut faire objet d'une mesure de conservation,
ou si le juge lors d'un différent lui ordonne de conserver la chose le temps du litige.

Si il y a une rémunération de prévue le dépositaire peut retenir la chose tant qu'il n'a pas été
payé.

2) Les obligations du déposant

1946 : Si le dépositaire a fait des dépenses pour conserver la chose déposé et si le dépôt lui a
causé des pertes, le déposant doit indemniser les pertes et rembourser les dépenses. Ex si le
dépositaire doit payer une chambre froide. Ou perte si l'utilisation de la chambre froide l'a obliger à
vendre ce qu'il y avait dedans.

Si dépôt salarié le déposant doit payer le prix prévu.


§2 : Les dépôts spéciaux
A) Le dépôt nécessaire
Défini par l'article 1949 : « Le dépôt nécessaire est celui qui a été forcé par quelque
accident, tel qu'un incendie, une ruine, un pillage, un naufrage ou autre événement imprévu »
Une maison tombe en ruine, il fait vite évacuer un meuble de grande valeur et le confie à son
voisin. Dépôt forcé. Imposé par des circonstances indépendantes des parties.
Si pour l'exécution d'un contrat l'une des parties doivent remettre une chose à l'autre partie,
pas un dépôt nécessaire. Ex si obligation dans un restaurant de déposer son manteau, conséquence
d'un choix effectué par le client. Donc dépôt volontaire. Pas à cause d'un fait naturel.

Le dépôt nécessaire est soumis aux même règles que le dépôt classque. A la différence que
comme il est nécessaire, il y a un élément de contrainte, le dépositaire est un peu plus responsable,
ce n'est plus un service : 1950 : le déposant peut prouver le dépôt par témoin. Toujours prouver
librement le dépôt.

1951 : dit que pour le reste ce dépôt est régi par les règles communes au dépôt classique.

B) Dépôt hôtelier
Entrepreneur, mais le Code civil dit attention il est aussi dépositaire. Il y a un aspect contrat
d'entreprise et un aspect dépôt. Pas un dépôt nécessaire, choix d'aller à l'hôtel.

Article 1952 : « Les aubergistes ou hôteliers répondent, comme dépositaires, des vêtements,
bagages et objets divers apportés dans leur établissement par le voyageur qui loge chez eux ; le
dépôt de ces sortes d'effets doit être regardé comme un dépôt nécessaire »
1953 : responsable de plein droit en cas de dommage ou de vol. Avec distinction si les effets
ont été spécialement déposés entre les mains de l'hôtelier, il est responsable sans limitation. Comme
par ex mettre l'argent dans le coffre de l'hôtel.
En revanche les autres objets comme ceux dans la chambre, pas spécialement remis, sont
protégés que par une responsabilité limitée. L'hôtelier n'est que tenu qu'au maximum à 100 fois le
prix de la nuit.
Par contre si faute de l'hôtelier la responsabilité redevient illimité.

1954 : Si force majeur pas tenu.

Jurisprudence dit que tenu pour les voitures garées.

L113-1 du code de la santé publique. Hôpitaux sont tenus en tant que dépositaire des choses
déposé par leurs patients.
C) Le séquestre
1) Le séquestre conventionnel

Article 1956 : Deux parties s'opposent sur une même chose. Le vendeur dit qu'il n'a pas été
payé. Les parties n'ont pas commencé le procès. Le vendeur s'inquiète car il a remis la chose, ou il
ne l'a pas remis et c'est l'acquéreur qui s'inquiète.
Si les parties arrivent à se mettre d'accord elles décident de confier la chose à un séquestre et
une fois qu'on se sera mis d'accord, on récupérera la chose.
L'un dit j'ai envoyé, un chèque, l'autre dit j'ai rien reçu, bon séquestre et on règle le
problème. Une fois les choses remise dans l'ordre l'acquéreur peut récupérer la chose au séquestre.
Le séquestre peut être gratuit ou non. 1957.

Il est soumis aux règles du dépôt. Sauf 1959 le séquestre peut avoir pour objet des
immeubles. Par ailleurs 1960 le dépositaire ne peut être déchargé avant la résolution du différent.
Pas de droit de restitution d'office.

Le séquestre conventionnel peut être organisé par les parties même si elles s'opposent devant
le juge. Les parties même devant le juge d'un commun accord peuvent demander un séquestre.
Le Code civile prévoit aussi le séquestre judiciaire.

2) Le séquestre judiciaire

1961, le juge désigne une personne pour conserver une chose le temps que le litige soit
réglé. Séquestre plus conventionnel, il est judiciaire.
En réalité il y a quand même un contrat. L'une des parties au litige demande au juge un
séquestre. Il y a un contrat en la partie demandresse et le séquestre. Le séquestre judiciaire est
toujours rémunéré. La personne qui a demandé la mesure doit payer la rémunération prévue.
Si la personne gagne son procès il pourra demander au perdant de lui rembourser la somme
payée au séquestre. Le débiteur du dépositaire séquestre est quand même le saisissant.

Enfin il peut être choisi d'un commun accord entre les parties. Sinon le juge choisi.

Que le séquestre soit conventionnel ou judiciaire il produit des effets. 1936 : Il ne verse pas
d'intérêt sur les fonds déposés, si on lui fourni de l'argent.

Les créanciers de l'une ou l'autre des parties ne peuvent pas saisir les biens entre les mains
du séquestre.

D) Le dépôt irrégulier
Il porte sur des choses fongibles le dépositaire ayant l'autorisation de les utiliser. Il est obligé
de restituer l'équivalent et pas la chose elle même. Ex c'est le dépôt bancaire. La banque utilise les
fond qu'on lui donne. Le dépositaire devient propriétaire de la chose qu'on lui remet, il peut s'en
servir, il supporte la charge des risques et il est tenu de verser l'équivalent.
Le déposant ne peut exiger la restitution qu'en vertu d'une créance qu'il a contre le
dépositaire. Alors que dans le dépôt normal la chose lui appartient. Là juste une créance, donc si le
dépositaire fait l'objet d'une procédure collective il ne peut plus réclamer la restitution de la chose
car les créances sont bloquées.
Alors que dans le dépôt normal si le dépositaire fait l'objet d'une procédure collective le
déposant peut tout de même demander la restitution de la chose.
Chapitre 5 : le mandat
1984 : Un contrat par lequel un mandataire reçoit le pouvoir de représenter un mandant pour
un acte juridique. Il y a donc conclure un autre contrat celui conclu entre le mandataire et le tiers.

Si une personne a signé un compromis de vente et qu'elle doit s'absenter au moment où l'acte
authentique doit être signé, le vendeur donnera mandat pour la représenter et signer l'acte
authentique. Il y a un contrat entre le vendeur et le mandataire. Le mandataire sera compétent pour
représenter le mandat et il signera un autre contrat au nom du mandant.

Ce qui nous intéresse ici c'est le contrat, mais il y a des cas où une personne peut représenter
une personne sans contrat. Ex mandataire judiciaire ou responsable légal. On parle de mandat mais
il ne s'agit pas de contrat.

Le mandat est un contrat ancien mais il y a une complexité aujourd'hui. Le mandat était
considéré comme un contrat gratuit dans lequel le mandataire rend un service à à un ami. Mais
aujourd'hui de plus en le représentant est un professionnel dont le métier est de représenter certaines
personne. Aujourd'hui beaucoup de mandat sont rémunérés. Le mandat a tellement été utilisé à titre
particulière que des règles spéciales ont été prévu. Un agent immobilier qui représente son client, il
y a un décret qui pose des règles spécifiques au mandat conclu avec un agent immobilier.

Nous allons essayer d'étudier le droit commun des contrats.

Celui qui contracte avec le mandataire. Il n'est pas partie au contrat de mandat. Le tiers
contractant par l'intermédiaire du mandataire conclu un contrat avec le mandant, mais le mandataire
n'est pas partie au contrat entre le mandant et le tiers.

Section 1 : Les critères de qualification du mandat

§1 : Le mandat et le pouvoir de représentation


A) Les difficultés terminologiques
La représentation : Consiste pour une personne à conclure un contrat ou accomplir un acte
juridique à la place d'une autre personne comme si cette autre personne agissait elle même. La
représentation suppose qu'une personne agisse au nom d'une autre personne et que l'acte juridique
produise tout ses effets dans le patrimoine du représenté. Représentation parfaite. Il y a souvent
dans la doctrine l'expression de représentation non parfaite. Expression malheureuse. On vise les
cas où une personne agit pour le compte d'autrui mais pas en son nom. La représentation on agit au
nom du représenté. La signature du représentant engage le représenté comme si il avait lui même
signé le contrat.
Le contrat de commission est le contrat dans lequel une personne réalise des conventions
dans l'intérêt d'une autre personne mais en son nom propre, le contractant est engagé en son nom
contractuellement. Mais il agit pour le compte d'une personne et selon les instructions et la mission
qu'elle lui a donné pour permettre qu'une chose soit réalisée pour elle. C'est ça la représentation
imparfaite. Une personne agit pour le compte d'autrui pour qu'il obtienne un certain résultat. La
personne passe les contrats en son nom.
B) L'accomplissement d'acte juridique
L'accomplissement d'acte juridique permet de distinguer le contrat de mandat du contrat
d'entreprise. A partir du moment où le service consiste dans l'accomplissement d'actes juridiques il
n'y a plus de contrat d'entreprise. Cet acte juridique que le mandataire doit accomplir peut être un
contrat ou un acte unilatéral comme une renonciation, un paiement.
Parfois il a les deux. Quel régime à appliquer? Le jurisprudence n'est pas claire. Des fois le
contrat dans son ensemble, des fois distributifs. A nous de bon argumenter.
Cependant si l'un est secondaire par rapport à l'autre le juge pourra appliquer un régime en
particulier. Si une série d'obligation paraît principale comme un contrat d'entreprise où il faut
simplement faire un petit acte de représentation les juges appliqueront que le régime du contrat
d'entreprise ou inversement.
Ex une personne est chargée de chercher un meuble, l'acheter et le ramener. La recherche et
le transport c'est une prestation de service, mais il faut l'acheter donc l'achète c'est un acte de
représentation. On peut voir qu'il s'agit surtout d'un contrat d'entreprise et que l'achat est secondaire
mais ça dépend.

C) Le représentant est autonome


Le mandataire ou le représentant n'est pas un salarié. Il n'y a pas de subordination du
mandataire. Néanmoins le mandant donne des instructions au mandataire qui doit en plus rendre
compte s'il ne respecte pas les instructions qu'on lui a donné il est responsable. Ainsi cette
autonomie du mandataire est relative. Lorsqu'on recherche le critère de l'autonomie pour qualifier
un contrat il ne faut pas rechercher une liberté totale et absolue du mandataire de faire ce qu'il veut.
Mais le représentant à reçu une mission définie par des instructions, mais une fois le contrat contclu
le mandataire l'exécute sans être en permanence superviser par le mandant.

§2 : Dérivé du mandat
Il y a le contrat par lequel on aide à la conclusion du contrat. Le courtage. Contrat par lequel
une personne qui agit pour le bénéfice d'une personne mais réalise les contrats en son nom.

A) Le courtage
Une personne met en relation son client avec une autre personne susceptible de conclure le
contrat avec un autre client. Le contrat sert à une personne a aboutir à un autre contrat. Des contrats
qui poursuivent un certain but, permettre à une personne de conclure à contrat ultérieurement par
l'intermédiaire d'une autre personne.
Le régime du courtage peut ressembler à celui du mandat, le courtier doit rendre compte de
sa mission. Mais il ne conclu aucun contrat même en son nom. Il y a un type de courtage connu. Le
courtage matrimonial qui consiste à trouver un époux ou une épouse potentielle pour le client.
Les chercheurs de têtes sont des courtiers, les imprésarios pour les stars aussi etc.
B) La déclaration de command, la commission et le prête nom
1) La déclaration de command

C'est un contrat par lequel une personne appelé le commandé réalise un achat en déclarant
agir pour le compte d'une autre personne le command sans toutefois préciser l'identité de ce dernier
mais en se réservant la possibilité de le faire ultérieurement. L'achat peut se faire de grès à grès,
mais il peut aussi se faire au cours d'une vente judiciaire aux enchères. Ex un collectionneur très
connu pour son goût et sa capacité à déceler les bonnes affaires, apprend qu'il y a une vente très
intéressante. Il est très intéressé par une statut. Il se dit si j'y vais et que je monte les enchères tous le
monde va se dire que c'est une bonne affaire et tout le monde va surenchérir. Donc il envoie un
commandé pour y aller à sa place pour ne pas éveiller les soupçons. Mais au moment où le
commandé révèle le nom du command, le command devient le cocontractant dans la vente. Le
command remplace le commandé comme acquéreur. On considère qu'un mandat se créé
rétroactivement au moment où le commandé indique le nom du command.
Le commandé se donne un délai pour dévoiler le command si il le ne fait pas le commandé
reste définitivement le command.

2) Le contrat de commission

L132-1 et suivant du Code de commerce. Le commissionnaire est celui qui agit en son
propre nom ou sous son nom social pour le compte du commettant.
Confier à quelqu'un autre la mission de réaliser tout les contrats nécessaire à une opération
mais le commis les conclu à son propre nom. L132-1 dit que les devoirs du commissionnaire son
déterminé par le Titre 13 du livre 3 du Code civil. Donc on pourrait penser que c'est un mandat.
Mais non car le commit n'a pas de pouvoir de représentation.

Pour l'exemple de la recherche du meuble on peut imaginer que l'antiquaire ne reçoive pas la
mission d'acheter la commande au nom de son commettant mais en son nom propre et ensuite qu'il
le revende à celui ci.

Le commissionnaire agit en son propre nom il est donc personnellement engagé envers les
cocontractants. Par contre entre le commissionnaire et le commettant on applique le régime du
mandat donc les obligations de l'un envers l'autre sont celles du mandat.
Quand le commissionnaire agit pour le compte du commettant il ne se cache pas.

3) Le prête nom

Il agit en son nom et pour le tiers cocontractant il agit pour son compte. Une personne qui ne
veut pas se mettre en avant charge une personne de conclure le contrat en son nom et faire comme
si il agissait pour son compte. Il conclu le contrat, il est engagé personnellement et ne dit pas qu'il
agit pour le compte d'autrui mais secrètement il s'est engagé envers son donneur d'ordre et s'est
engagé à se substituer à son donneur d'ordre.

C'est tout à faite licite. A priori tout ça est licite, le prête nom doit réaliser ses obligations au
profit du donneur d'ordre. Si l'opération est destinée à méconnaitre des règles d'ordres publics elle
pourra être considérée comme illicite mais en soit le recours à un prête nom n'est pas illicite. Dans
la relation entre le prête nom et le donneur d'ordre c'est l'acte secret qui prime.
Dans certain cas le tiers contractant peut invoquer l'acte secret contre le donneur d'ordre.
Une personne veut louer un immeuble, elle agit par l'intermédiaire d'un prête nom. Le prête nom
conclu un contrat avec une personne mais ce que le locataire ne sait pas c'est qu'il est un prête nom
et qu'il va sous louer l'immeuble au donneur d'ordre. Le bailleur ne peut pas faire résilier le bail
sous prétexte que le bien est sous loué. Dans l'acte secret il était prévu que le prête nom conclurait
un bail et qu'ensuite il lui sous louerait le bien. Imaginons que dans l'acte secret il a été prévu que le
prêt nom ne conclurait pas un bail supérieure à mille mais que le donneur d'ordre payerait un prix
de mille cent. En principe le bailleur n'a rien à dire tout ce qu'il peut faire c'est invoquer le contrat
de bail et exiger que le loyer soit payé. Mais si on suit une certaine jurisprudence il peut invoquer le
contenu de l'acte secret et dire en réalité par l'acte secret vous avez conclu un loyer de mille cent
moi je veux mille cent.

§3 : Le mandat apparent
Application de la théorie générale de l'apparence. Théorie selon laquelle une personne peut
invoquer des obligations contractuelles lorsque les circonstances lui permettait légitimement de
croire qu'une personne s'engageait.
On parle de mandat apparent lorsqu'une personne a pu légitimement croire que la personne
avec laquelle elle concluait un contrat était la représentante d'un tiers. Mais en réalité l'autre
intervenant n'avait pas le pouvoir de représenter le tiers mais ne pouvait s'engager que lui. Ex une
personne a reçu un mandat pour vendre une certain parcelle mais le mandat est mal rédigé de telle
sorte qu'on ne sait pas si le mandataire à le pouvoir de vendre une parcelle précisément ou tous les
terrains du mandant. Le mandataire vend d'autre parcelle que celle que le mandant souhaitait.
Normalement le contrat est nul car le mandataire n'avait pas ce pouvoir. Mais le cocontractant a pu
croire que la mandataire avait le pouvoir de conclure la vente qu'il a conclu.

La jurisprudence a tendance à systématiquement refuser l'application de la théorie de


l'apparence lorsque celle ci va donner force à un contrat qui ne respecte pas une règle d'ordre
publique.
« L'acquéreur d'un immeuble vendu par un agent immobilier qui n'avait pas de contrat écrit
ne peut pas se prévaloir de la théorie de l'apparence. »
Pourquoi on privilégie l'intérêt du tiers contractant au lieu de mandant. Pendant longtemps
justifié par la responsabilité civile du mandant. Le tiers cocontractant peut invoquer la théorie du
mandat apparent contre le mandant apparent lorsque celui ci a commis une faute qui a induit le tiers
cocontractant en erreur. Ex de la parcelle de terre. Le mandant à mal rédigé le contrat donc tant pis
pour lui.

En 1962 la cour a abandonné la justification tiré de la responsabilité civile du mandat


apparent. 13 décembre 1962 affaire banque canadienne nationale contre directeur général des
impôts. Le PDG d'une banque avait souscrit au bénéfice de l'administration un cautionnement au
nom de sa société. Lorsque le bénéficiaire du cautionnement demande à la banque d'honoré sa
caution. La banque refuse d'exécuter son obligation de caution en disant que le PDG est
représentant légale mais les statuts de la société lui interdisait de conclure un cautionnement de tel
type. Le banque va en cassation au motif qu'elle n'aurait commis aucune faute. Fondement
traditionnel de la théorie du mandat apparent. Le pourvoi est rejeté « le mandant peut être engagé
sur le fondement d'un mandat apparent même en l'absence d'une faute susceptible de lui être
reproché si la croyance du tiers à l'étendu du pouvoir des mandataires est légitime, ce caractère
supposant que les circonstances autorisait le tiers à ne pas vérifier les limites exactes de ses
pouvoirs. ».
La faute n'est plus le critère. Le cocontractant peut obliger le mandant apparent et l'obliger à
respecter les obligations contractés par les mandataires apparent si le tiers pouvait légitimement
croire que le mandataire avait les pouvoirs de représenter le mandat apparent et que les
circonstances autorisent le tiers à ne pas vérifier les pouvoirs du mandataire apparent. Il doit
démontrer qu'étant donné les circonstances il était légitime qu'il puisse croire que le mandataire
apparent avait de tel pouvoirs.
La croyance légitime reste une étude au cas par cas, il n'y a pas de principe général ou de
situation où le mandat est toujours apparent.

Si le mandat apparent est reconnu on fait comme si le mandataire avait agi au nom du
mandant comme si un mandat existait. Le cocontractant du tiers devient le mandant.

Par contre le mandataire apparent risque d'engager sa responsabilité civile vis à vis du
mandant apparent. Il n'est pas cocontractant au contrat passé avec le tiers. Le mandant va devoir
respecter les obligations du mandat apparent mais il va pouvoir se retourner contre le mandataire
sur sa responsabilité civile vis à vis du mandant apparent.

On peut imaginer qu'une personne invoque la théorie du mandat apparent alors qu'aucun
mandat n'a jamais été conclu avec le mandant apparent.

Si il existe un contrat de mandat entre le mandataire et le mandant, le mandataire qui conclu


un contrat en mandat apparent exécute mal sa mission et du coup c'est sa responsabilité
contractuelle qui est engagée. Par contre si aucun mandat n'existe l'existence d'un mandat apparent
engagera la responsabilité délictuelle du mandataire apparent vis à vis du mandant apparent.

Section 2 : Les conditions de validité du mandat


Le mandat est un contrat qui nécessite un certain nombre de validité.

§1 : Application du droit général des contrats au mandat


A) Le consentement
Le mandat est un contrat il ne peut se former que par le rencontre des volontés du mandant
et du mandataire. 1984 alinéa 2 le rappel. L'acceptation du mandataire peut être postérieur à l'offre
du mandant.
Si quelqu'un a besoin d'un mandat, il confit un mandat en blanc à quelqu'un et lui dit si vous
pouvez faite le vous même sinon trouvez un mandataire. Une fois le mandataire trouvé il met son
nom sur le mandat en blanc. Là l'acceptation donne naissance à un contrat de mandat.
Le problème est de savoir quelle est le rôle de la personne à qui on a mis un mandat en
blanc. Une personne part en vacance et donne un mandat en blanc à sa fille qui doit le donner à
quelqu'un en qui elle a confiance. Elle la remet à sa copine (il faut être ouvert lol). Quelle est le rôle
de la personne à qui on remet le mandat en blanc. En faite on dit qu'elle est elle même mandataire et
son rôle et de trouver un autre mandataire. Le mandataire en signant le mandat établi une relation
directe de mandat entre le mandataire trouvé et le mandant de départ.
B) La capacité
Etre majeur et ne pas être sous tutelle ou curatelle. Ces règles s'applique au mandat. La
capacité se regarde au jour de la conclusion du mandat. Par ailleurs pour un contrat destiné à la
conclusion d'un autre contrat il faut que le mandant soit capable de contracter le mandat mais aussi
qu'il puisse être capable de conclure le contrat que le mandataire va conclure pour lui puisqu'il est
conclu en son nom. Car en dehors de la tutelle il y a des personnes capables qui ne peuvent pas
conclure certains contrat exemple un médecin ne peut pas recevoir en donation des biens de la
personne qu'il a soigné qui est morte. Pareil pour les personnes des cultes. Il y a des règles et pour
détourner ces règles la personne pourrait être tenté de passer par un mandataire. Mais le contrat est
nul si le mandataire conclu un contrat pour le compte d'un mandat qui n'est pas capable pour
conclure ce contrat.

1990 : Un mineur non émancipé peut être choisi comme mandataire. Par exception à la règle
général le mandataire peut être mineur et le contrat de mandat est valable. Car le mandataire n'agit
pas en son nom. L'idée est que le mandataire étant le représentante et concluant le contrat au nom
du mandant ce n'est pas grave que le mandataire soit incapable lui même. Mais il faut protéger le
mineur. Donc un mandant peut charger un mandataire mineur, mais pour les obligations entre le
mandant et le mandataire, le mandant ne peut rechercher la responsabilité du mandataire que dans
les limites prévu dans les obligations des mineurs. Ils peuvent faire rescinder les contrats pour
lésion par exemple ou faire annuler les contrats qu'ils ont conclu car ils étaient mineur. Donc le
mandant conclu un mandat valable, le contrat conclu par le mandataire mineur sera valable mais si
le mandant veut engager la responsabilité du mineur il se verra opposer toutes les règles qui
protègent les mineurs. Enfin il y a des limites on ne peut pas faire ça avec un enfant de 1 an.

Enfin 1596 : le mandataire chargé de vendre un bien ne peut pas l'acheter lui même. Il y
aurait un conflit d'intérêt. Le mandataire doit vérifier que le contrat est conclu d'une manière qui
protège les intérêts du mandant. Si le mandataire doit vendre un bien et se le vend à lui même il va
être tenter de le vendre moins chère.
Le principe a été généralisé à tous les mandats. Aucun mandataire ne peut se porter contre
partie quelque soit la nature de l'acte qu'il doit conclure.

C) L'objet du mandat
C'est la conclusion d'un acte juridique au nom du mandant. Il doit exister et être licite. Si
l'acte juridique est impossible le mandat n'a pas d'objet.

1987 distingue deux types de mandat. Il est ou spécial ou général. La mission peut être celle
de conclure un acte juridique précis. Il peut aussi donner à son mandataire un mandat général qui lui
permet d'agir en son nom de manière générale pour gérer toutes ses affaires quelque soit le type de
mandat qu'on examine dans tous les cas il faut que l'objet soit suffisamment précisé. Si on veut
donné un mandat général il faut bien le dire.

1988 dit que les mandats généraux ne marchent que pour les actes d'administration. Pour les
acte de disposition il faut un mandat spécial.

1989 Enonce que le mandataire ne peut rien faire au delà de ce qui est porté dans son
mandat, le mandataire doit respecter scrupuleusement les limites des pouvoirs qui lui sont conférés.

La jurisprudence dit que le mandataire doit interpréter strictement ses pouvoir, néanmoins la
Cour de cassation admet facilement que le mandataire ait le pouvoir d'exercer des actes de
conservation, même si le mandat ne le dit pas.
Le mandat ad litem : Le pouvoir de l'avocat de représenter son client est étendu. Il peut
présenter tous les moyens de défense pour son client. 417 du CPC. L'avocat peut présenter les
moyens de défense du client mais peut aussi se désister de l'action, il est réputé d'avoir le pouvoir
d'acquiescer au jugement, il peut accepter et donner des offres comme négocier et il peut avouer,
faire un aveu et reconnaître la réalité d'un fait.

1989 le pouvoir de transigé n'autorise pas le mandataire d'accepter de recourir à l'arbitrage.

D) La forme du contrat
1) Le principe du consensualisme

Les contrats se concluent librement et l'accord de volonté suffit. 1985 ; « Le mandat peut
être donné par acte authentique ou par acte sous seing privé, même par lettre. Il peut aussi être
donné verbalement, mais la preuve testimoniale n'en est reçue que conformément au titre "Des
contrats ou des obligations conventionnelles en général"
L'acceptation du mandat peut n'être que tacite et résulter de l'exécution qui lui a été donnée
par le mandataire ».

Application des règles classiques. L'acceptation peut être tacite, mais le comportement doit
être clair. En vertu de l'article 1988 la jurisprudence estime que le mandat tacite ou conclu
verbalement ne permet au mandataire que d'exécuter des actes d'administration. Pour aliéné un bien
il faut un mandat expresse donc le mandat tacite ou verbal est forcement limité aux actes
d'administrations.

2) Le mandat conclu par écrit

Pour confié à quelqu'un l'établissement de certains actes civils il faut donner au mandataire
une procuration par acte authentique. Certains vendant professionnelles doivent recevoir leur
mandat de manière écrit comme le professionnel immobilier.

3) Formalisme d'emprunt

Si l'acte juridique que le mandataire doit conclure est soumis à une condition formelle de
validité. Ex donation acte authentique. Du coup le mandat de donner un bien doit aussi être conclu
par acte authentique.
Autre ex le cautionnement est soumis à des règles de forme le mandat de donner un
cautionnement est soumis aux même règles.
Cette règle selon laquelle le mandat est soumis au même conditions de forme que l'acte doit
accomplir ne vaut que pour les règles de forme de l'acte à peine de nullité. Seules les règles de
formes sont imposées au mandat. Pour la donation c'est sa validité qui nécessite qu'elle soit faite par
acte authentique.

25/11/09
§2 : Les caractéristiques du contrat de mandat
Le contrat de mandat est traditionnellement gratuit et conclu intuitu personae.

A) Un contrat gratuit

Le contrat est un service rendu par un ami à un ami ou à un parent, ce qui suppose qu'il n'y a
pas de rémunération.
Article 1986 du Code civil : « le mandat est gratuit s'il n'y a convention contraire ». Cela
permet la rémunération du mandataire.
Le principe de la gratuit est donc une règle supplétive de volonté. Comme dans d'autres
contrats, la rémunération du mandataire est devenue courante car le contrat de mandat est
aujourd'hui souvent conclu par des professionnels.

La jurisprudence a ainsi inversé le principe, uniquement dans le cas où le mandataire est un


professionnel. Dans ce cas, s'il n'y a pas de stipulation dans le contrat de mandat, la Cour de
cassation considère que le mandataire doit être rémunéré. Dans ce cas, le mandataire peut donc
saisir le juge pour que le mandant le rémunère.
De plus, même quand le mandataire est un professionnel, les parties peuvent décider que le
contrat de mandat sera gratuit.

Lorsque les parties prévoient une rémunération ou que le mandataire est un professionnel et
que le contrat ne prévoit rien, la rémunération peut être une somme fixe, d'une somme variable en
fonction d'un indice, ou encore d'une proportion en fonction du résultat obtenu.

D'après la Cour de cassation, le juge du fond peut réviser la rémunération du mandataire


même quand les parties ont fixé précisément cette rémunération, si il estime qu'elle est trop basse ou
trop élevée. C'est exceptionnel puisqu'en principe le juge doit respecter les stipulations du contrat en
vertu de l'article 1134 du Code civil.

Le modification peut avoir lieu à la demande du mandant ou du mandataire. Un


aménagement à cette règle existe. Le juge ne peut réviser la rémunération du mandataire que si elle
a été fixée avant l'achèvement de la mission. En revanche, si la rémunération a été fixée après
l'achèvement de la mission du mandataire, le juge ne peut pas réviser cette rémunération. Une fois
que le mandataire a terminé sa mission, on estime que les 2 parties sont en mesure de déterminer la
juste rémunération. Donc le juge n'a pas à modifier leur appréciation de la valeur de la
rémunération.

Pour un auxiliaire de justice, la rémunération peut être contrôlée qu'elle ait été fixée avant ou
après l'achèvement de la mission.

B) Un contrat conclu intuitu personae

En 1804, il était évident que le mandat devait conclu intuitu personae étant le caractère de la
mission du mandataire qui reçoit le pouvoir de représenter le mandant c'est-à-dire de pouvoir
l'engager dans des actes juridiques.
La personne du mandataire importe donc. On reconnaitra facilement l'erreur sur la personne
comme une cause de nullité du contrat (article 1109 ou 1110 du Code civil).

Le problème est qu'il faut apporter des nuances parce que d'après le Code civil, le
mandataire peut se substituer un tiers dans certaines conditions.
Pour obtenir la nullité du contrat pour erreur sur la personne, il faudra démontrer que l'erreur
concernant une caractéristique essentielle de la personne du mandataire déterminante du
consentement du mandant (par exemple : compétences techniques).

Une autre conséquence du caractère intuitu personae du contrat est que le décès de l'une des
parties met fin au contrat (article 2003 du Code civil). En effet, la confiance qui avait été placée
dans le mandataire ne peut pas se reporter directement sur ses héritiers, si c'est le mandataire qui
meurt.
Article 1391 : en cas de décès du mandant, s'il est dangereux de ne pas terminer le mandat,
le mandataire doit le finir.
Si le mandataire ignore le décès du mandat, tous les actes accomplis par lui après ce décès
engagent les héritiers du mandant.
En cas de décès du mandataire, ses héritiers doivent en informer le mandant et s'il y a des
actes urgent à accomplir, ces héritiers doivent les accomplir.

En ce qui concerne la libre révocabilité du mandataire, en principe, le mandant peut


librement révoquer le mandataire (article 2004 ?).
De plus, les 2 parties peuvent librement et à tout moment mettre fin au contrat. Pour que la
révocation du mandataire par le mandant soit opposable aux tiers, le mandant doit le notifier au tiers
(article 2005). Ainsi, la révocation n'est pas opposable aux tiers s'ils ignorent cette révocation.

Article 2006 : la constitution d'un nouveau mandataire pour la même mission vaut
révocation du premier mandataire. Mais cela ne concerne pas les mandats non exclusifs.

Par ailleurs, si c'est le mandataire qui décide de mettre fin à sa mission, selon l'article 2007,
il est libre de le faire mais doit le notifier au mandant (lettre recommandée avec avis de réception
suffit).

Il existe un aménagement. Selon l'alinéa 2 de l'article, si en renonçant au mandat, le


mandataire porte préjudice au mandant, il doit l'indemniser, sauf si la poursuite du mandat aurait
pour le mandataire des conséquences très graves. Dans ce dernier cas, même si la renonciation au
mandat porte préjudice au mandant, le mandataire n'a pas à l'indemniser.

Il existe un cas particulier à la révocation libre du mandataire par le mandant :

• Si le mandat est conclu à durée déterminée, il faut aller au terme du contrat. Si le mandant
ne va pas jusqu'au bout du contrat de mandat, il doit verser une indemnité au mandataire.

• Certains contrats de mandat à durée indéterminée contiennent des clauses d'indemnisation.

• La jurisprudence considère que le mandant ne peut pas révoquer librement le mandataire


quand le mandat est d'intérêt commun. Un mandat d'intérêt commun est un mandat dans lequel les 2
parties ont intérêt à la réalisation de la mission confiée au mandataire.
Selon la conception de 1804, le mandat est conclu dans l'intérêt exclusif du mandat. Le
mandataire ne fait que rendre service.
Par exception, dans le mandat d'intérêt commun, les 2 parties ont intérêt à la réalisation du
contrat de mandat (par exemple : mandat donné à un indivisaire par les co-indivisaires pour gérer
l'indivision).
Selon la jurisprudence, l'intérêt du mandataire ne peut pas résulter de sa rémunération. Il ne
faut pas confondre mandat rémunéré et mandat d'intérêt commun, même si un mandat peut être les
2.
En réalité il n'est pas interdit dans ce cas de révoquer le mandataire mais le mandant devra
lui verser une indemnité correspondant au préjudice subi par le mandataire.

Dans certains cas, l'indemnité n'est pas due :


◦ Lorsque le mandat est révoqué par consentement mutuel.

◦ Lorsque le mandat a été conclu pour une durée déterminée et qu'il n'a pas été renouvelé.

◦ Si le mandat d'intérêt commun a été révoqué à la suite d'une faute commise par le
mandataire.
◦ Lorsqu'il existe une cause légitime de révocation. C'est plus large que la faute. Il peut
s'agir d'une mission qui n'a plus d'objet.

De plus, il est toujours possible pour le mandataire de refuser à une indemnité. En pratique,
beaucoup de mandats d'intérêt commun ne prévoient pas de modalité de rupture, donc dans la
majorité des cas, les conséquences de la révocation se régleront devant le juge.

Si le mandat est d'intérêt commun et que le mandataire décide de révoquer le mandat, le


mandant peut lui aussi subir un préjudice. Le Code civil ne pose pas les même conditions pour le
mandataire. En principe le mandant peut révoquer le mandat ad nutum (article 2004). Le fiat qu'il
ne puisse pas le faire quand le mandat est d'intérêt commun est une exception.

L'article 2007 donne la possibilité au mandataire de renoncer au mandat mais si cela porte
préjudice au mandant il doit l'indemniser. Donc la rupture d'un mandat d'intérêt commun puisqu'elle
porte préjudice au mandant doit être indemnisée sur le fondement de l'article 2007.

C) La preuve du mandat

Le mandat en matière civile est soumis a des règles particulières en ce qui concerne les
modes de preuve.
Il faut d'abord distinguer le mandant commercial du mandant civil :

• Article L110-3 du Code de commerce : si le mandat est commercial, la preuve est libre.

• En principe, un contrat en matière civile se prouve librement tant que la demande présentée
au juge ne dépasse pas 1500. si la demande dépasse 1500€, le contrat doit être prouvée par écrit
avec certaines exceptions (article 1346 et 1347 ou 1347 et 1348).
En matière de mandat, on n'applique pas tout à fait ces règles. Il faut distinguer le cas où les
parties essaient de prouver le contenu du mandat l'une contre l'autre et le cas où le tiers contractant
essaie de prouver l'existence du mandat.

◦ Dans les rapports entre les parties, on applique le droit commun de la preuve (art 1985).

◦ Les rapports entre le tiers cocontractant et l'une des parties (mandataire ou mandant), le
tiers cocontractant doit respecter les principes du droit commun de la preuve. Le tiers n'est pas
partie au contrat de mandat, donc il devrait pouvoir prouver l'existence du contrat de mandat
librement, comme un fait. On lui impose de prouver l'existence du contrat par la preuve légale
(l'écrit) parce qu'on considère que le tiers cocontractant s'il n'est pas partie au contrat de mandat, n'y
est pas étranger non plus parce que c'est grâce à ce contrat de mandat qu'il a pu conclure un autre
contrat avec le mandant par l'intermédiaire du mandataire.
Cette exception ne concerne que le tiers cocontractant. Les autres tiers, qui n'ont rien voir
avec le contrat, peuvent prouver le mandat librement, même s'il est rare qu'ils aient à le prouver.
Section 3 : Les rapports juridiques au sein du mandat
§1 : Les rapports entre les parties au contrat de mandat

A) Les droits et obligations du mandataire

Le mandataire est investi d'une mission de confiance au terme d'un contrat conclu intuitu
personae. Mais le Code civil lui donne le droit de se substituer un tiers.
De plus, il doit s'efforcer sa mission du mieux possible. Il doit également rendre compte de
sa mission.

1) Le droit de se substituer un tiers

La substitution du mandataire est l'opération par laquelle une personne, le mandataire


substitué, s'engage auprès d'une autre personne, le mandataire principal, à accomplir des actes
déterminés au nom et pour le compte d'une 3e personne, le mandant.
La mission confiée par le mandant au mandataire est donc exécutée en tout ou partie par un
tiers.
Article 1994 : le mandataire répond de celui dont il s'est substitué dans la gestion. Donc il
peut se substituer.
Les rédacteurs ont permis cette substitution pour que le mandat soit exécuté dans tous les
cas, même quand le mandataire est dans l'incapacité d'exécuter sa mission. La substitution de
mandataire est très utilisée en pratique.

Lorsqu'un commissionnaire se substitue quelqu'un, il y a une situation particulière. Le


commissionnaire n'est pas un mandataire. Si le commissionnaire se substitue quelqu'un il faut se
demander si cette personne est un commissionnaire substitué ou un mandataire. Si le substitut est
chargé par le commissionnaire d'exécuter des actes au nom du commettant, il n'est pas mandataire,
il est commissionnaire substitué. Mais si le substitut est chargé par le commissionnaire d'exécuter
des actes en son nom, ce substitut devient mandataire du commissionnaire.

Néanmoins, le Code civil ne dit pas seulement qu'un mandataire peut se substituer un autre
mandataire, il ajoute que s'il y a substitution, cela emporte un certain nombre de conséquences
(article 1994). Le texte envisage d'une part

• La responsabilité du mandataire principal en cas de substitution, responsabilité vis-à-vis du


mandant.

◦ Il y a une première situation dans laquelle le mandataire n'a pas reçu le pouvoir de se
substituer quelqu'un. C'est le cas où le contrat est silencieux. En effet, si le contrat l'interdit et que le
mandataire le fait quand même, il engage sa responsabilité.
Dans l'hypothèse où le texte est silencieux, le mandataire peut se substituer quelqu'un mais il
répond du mandataire substitué. C'est un cas de responsabilité contractuelle du fait d'autrui. Toutes
les fautes commises par le mandataire substitué dans l'exécution de la mission engage le mandataire
principal.

◦ Lorsque le mandat donne expressément la possibilité au mandataire de se substituer


quelqu'un le Code fait encore une distinction.

▪ Si le contrat désigne le mandataire substitué, le mandataire principal ne répond pas


de lui. Le mandataire substitué désigné est responsable de ses actes.
▪ Mais si le mandat ne désigne pas le mandataire substitué et que le mandataire choisit
une personne notoirement incapable ou insolvable, le mandataire est responsable non pas du fait du
mandataire substitué mais de son propre fait. La faute qu'il a commise est le mauvais choix du
mandataire substitué.
La conséquence du préjudice commise par ce mauvais choix est la perte de chance que la
mission soit bien exécutée mais pas forcément la faute commise par le mandataire substitué.

La jurisprudence a rajouté à ce texte, pour le cas où la substitution est autorisée, une


obligation pour le mandataire principal de surveillance et d'assistance du substitué. Si le mandataire
substitué a besoin d'aire, le mandataire principal doit lui apporter cette aide.

Cela permet en pratique de condamner le mandataire principal à indemniser toutes les fautes
commises par le mandataire substitué. La jurisprudence reconnaît facilement le défaut de
surveillance et d'assistance.

En pratique, la responsabilité du mandataire principal du fait du mandataire substitué a donc


été étendu à tous les cas de substitution.

• L'action que le mandant a contre le mandataire substitution (article 1994, §2). Jusque la, il a
été question des actions que le mandant pouvait exercer contre le mandataire principal.
Il n'y a pas de contrat entre le mandant et le mandataire substitué. Pourtant l'alinéa 2 de
l'article 1994 pose une action directe pour le mandant contre le mandataire substitué. Cette règle est
dérogatoire à l'effet relatif des contrats.
La jurisprudence a également conféré au mandataire substitué une action directe à l'encontre
du mandant (article 1994, §2).
En ce qui concerne l'action du mandant envers le mandataire, la jurisprudence est floue.
Certains arrêts considèrent que le mandataire substitué ne peut opposer aucune exception au
mandant.
D'après la jurisprudence, le mandant peut agir contre le mandataire substitué même si le
mandataire substitué ignorait l'existence d'un premier mandat.
En ce qui concerne l'action directe ouverte au mandataire substitué, la jurisprudence est
claire : cette action est une action imparfaite et le mandant peut opposer au mandataire substitué
toutes les exceptions tirées de ses rapports avec le mandataire principal (Chambre commerciale, 3
décembre 2002).

2) L'obligation d'exécuter convenablement la mission

Le mandataire doit exécuter sa mission en en respectant les limites (article 1989). Article
1991 : Le mandataire est tenu d'exécuter le mandat tant qu'il en est chargé.

Si le mandataire n'exécute pas le mandat ou l'exécute mal, il doit verser une indemnité au
mandant pour le préjudice subi.
Tant que le mandataire n'a pas renoncer au mandat, c'est l'article 1991 qui s'applique. A
partir du moment où le mandataire a notifié au mandant sa volonté de renoncer au mandat, l'article
2007 s'applique.

Le mandataire doit exécuter sa mission et l'exécuter avec diligence et loyauté. Lorsque


plusieurs mandataires ont été désignés par le même acte, ils ne sont engagés solidairement que dans
la mesure où le contrat le prévoit (article 1995).

Si le mandataire ne respecte pas ses obligations, il engage sa responsabilité contractuelle.


Article 1992 : donne des précisions sur cette responsabilité.
La jurisprudence distingue 2 cas :

• Le cas où le mandataire n'a pas du tout exécuté sa mission : cela suffit pour engager sa
responsabilité. Il suffit de le démontrer. Il faut ensuite démontrer le préjudice et le montant du
préjudice. Cela ne vaut pas si le mandataire démontre un cas de force majeure. Il s'agit alors d'une
obligation de résultat.

• Le cas où le mandataire a mal exécuté sa mission : il appartient au mandant de prouver une


faute du mandataire. Il s'agit donc d'une obligation de moyen.

Article 1992 : il faut apprécier plus sévèrement la responsabilité du mandataire dans le cas
où il est rémunéré.
Dans le cas où le mandataire n'a pas exécuté le mandat, il n'y a pas de différence dans la
mesure où il faut juste prouver l'exécution.
La différence de sévérité joue quand le mandataire a mal exécuté sa mission. Si le
mandataire est salarié, la jurisprudence a tendance à admettre facilement l'existence de la faute. S'il
n'est pas rémunéré, la jurisprudence aura tendance à exiger une faute d'une grande gravité.

Il existe un cas particulier. C'est le cas où le mandataire a reçu un pouvoir pour conclure un
contrat avec un tiers, et dans le mandat, le mandataire s'était engagé à garantir l'exécution par le
tiers contractant de ses obligations contractuelles. Dans ce cas, il est mandataire du croire. Il a donc
une obligation de garantie, et doit indemniser le mandant en cas de non exécution de ses obligations
contractuelles par le tiers contractant, et ce pour la totalité du préjudice subi du fait de l'inexécution.
Toutefois en théorie, le mandataire n'a pas à garantir l'exécution par le tiers contractant de ses
obligations contractuelles.

Une autre limite : même sans admettre d'obligation de garantie pesant sur le mandataire, il
est possible pour le mandant de dire que le mandataire a mal choisi un tiers contractant car ce tiers
contractant s'est démontré par la suite incapable d'exécuter le contrat et dans ce cas, il aura mal
exécuté son obligation, mais il faudra le démontrer. Dans ce cas là, le mandataire est tenu
d'indemniser le mandant pour la perte de chance.

3) L'obligation de rendre des comptes

L'article 1993 pose cette obligation. Le mandataire doit dans un premier temps tenir un
compte concernant toutes les sommes et objets reçus par le mandataire.

Il doit également informer régulièrement le mandant du déroulement de l'exécution de sa


mission.
Si le mandat concerne une obligation ponctuelle, c'est après l'exécution de l'obligation que le
mandataire doit rendre ses comptes.
Si le mandat n'est pas ponctuel, il peut prévoir une obligation périodique de rendre des
comptes. S'il ne le prévoit pas, la jurisprudence estime que le mandataire doit rendre des comptes
régulièrement.

Article 1996 : en l'absence de stipulation dans le mandat relative aux intérêts, si le


mandataire utilise de l'argent qu'il a reçu pour lui alors que cet argent revenait des mandants, il doit
verser des intérêts légaux au mandant jusqu'à restitution de la somme.
Cela vaut aussi quand le mandataire est mis en demeure de payer. En cas de retard de
paiement de la part du mandataire, on ne peut recourir qu'à des intérêts. Si on veut recourir à un
autre moyen d'indemnisation, il faut que le mandant démontre son préjudice autre que le retard en
lui-même. 06/12/09
B) Les obligations du mandant

Il y a 2 obligations :

1) Le mandant doit mettre le mandataire en mesure d'exécuter sa mission. Cela signifie qu'il
doit faire tout ce qu'il peut pour que le mandataire puisse exécuter sa mission, en particulier lui
donner toutes les informations nécessaires. Si à cause d'une mauvaise information, l'obligation n'a
pas pu exécuter correctement le mandat, il peut demander une indemnisation si le manque
d'information lui a causé préjudice.

2) Rembourser, indemniser, donner titus au mandataire.

Le mandant doit rembourser tous les frais dont le mandataire a eu besoin pour l’exécution du
mandat. L’article 1999 est applicable dans tous les cas, que le mandat soit gratuit ou non, et il est
applicable que la mission ait réussie ou non. L’alinéa 2 envisage quand même le cas où le
mandataire aurait fait une faute → Seul cas où on n’est pas obligé de rembourser.

2001 précise que le mandant doit payer des intérêts sur les sommes dut à daté du jour de
l'avance. Exception à une règle générale du droit des obligations selon laquelle soit on a prévu des
intérêts dans le contrat. Soit lorsqu'un contrat ne prévoit pas le paiement d'intérêt, le principe est que
les intérêts commencent à courir au jour de la mise en demeure. La jour où on demande au débiteur
de payer de manière assez explicite (lettre recommandée ou acte d'huissier), l'assignation vaut mise
en demeure. L'article ajoute lorsqu'il dit que les intérêts sont dus au jour de l'avance.

2000 : le mandant doit le rembourser de toutes les pertes essuyées en exécutant le mandat.
Ex il n'a pas pu se concentrer sur ses autres activités, donc il peut demander au mandant de le
rembourser.
Sauf si les pertes sont dues à son imprudence. Règles supplétives de volonté, les parties
peuvent prévoir autre chose comme une somme globale payée à la fin qui englobe tout.

Si plusieurs mandants chacun est tenu solidairement pour le paiement des intérêts et des
pertes. Par contre pour plusieurs mandataires on ne les présume pas tenu solidairement.

§2 : Les rapports entre les parties au contrat de mandat et le tiers


cocontractant

A) Rapport entre le mandataire et le tiers contractant

Le mandataire n'est pas contractant avec le tiers contractant. Mais des rapports entre eux
peuvent exister si le mandataire a excédé ses pouvoirs.

Si il n'a pas dépassé ses pouvoirs, il n'y a plus de rapports entre le mandataire et le tiers
contractant une fois le contrat passé.
1997 : Si le mandataire a bien clairement au tiers quelle étaient les limites de ses pouvoirs et
que le tiers conclu un contrat qui va au delà de ceux ci le tiers ne peut rien demander au mandataire.
Ex le mandataire doit faire signer un contrat de bail, le tiers veut un peu plus, le mandataire lui dit
moi je suis pas habilité, mais il accepte de signer le contrat en se disant que le mandant accepterait
peut être. Le tiers ne peut pas engager la responsabilité du mandataire qui l'a informé sur l'étendu de
ses pouvoirs.
Par contre si le mandataire outre passe ses pouvoirs sans avertir le tiers contractant, le
mandataire engage sa responsabilité délictuelle envers le tiers. Il n'y a pas de contrat entre le
mandataire et le tiers contractant.

B) Les rapports entre le mandant et le tiers contractant

Ils sont tenus par un contrat, celui signé entre eux deux. Chacun doit exécuter les obligations
mises à sa charge. 1998. Le mandant est valablement engagé vis à vis du tiers, tant que le
mandataire n'a pas dépassé ses pouvoirs. Si le mandataire a dépassé ses pouvoirs et que le mandant
a ratifié tacitement ou implicitement, il sera tenu des obligations.

La théorie du mandat apparent introduit une exception à ce principe. Le tiers contractant


peut obliger le mandant à exécuter le contrat conclu dans le cadre du mandat apparent.

Même lorsque le mandataire n'a pas dépassé la limite de ses pouvoirs, s'il s'entend avec le
tiers contractant pour conclure un contrat qui va porter préjudice au mandant, le juge peut accepter
que le contrat n'est pas à être exécuté. La fraude corrompt tout.

2Ème précision : Si le mandataire dans l'exécution de sa mission, sans dépasser ses


pouvoirs, cause un préjudice à un tiers, le mandant est responsable du fait du mandataire. Par ex si
le mandataire a reçu pour mission de vendre un objet, le mandataire exécute sa mission
scrupuleusement. Mais le mandataire a commis un dol quant à la qualité de l'objet. Toute les fautes
commises par le mandataire a l'intérieur de l'exercice de ses pouvoirs engage la responsabilité du
mandant. Mais aussi celle du mandataire pour responsabilité délictuelle. Le tiers à donc le choix.
Responsabilité du mandant du fait du mandataire, ou responsabilité du mandataire.

Chapitre 6 : Le prêt
Contrat par lequel une personne, le préteur, remet une chose à une autre personne
l'emprunteur à charge pour l'emprunteur de restituer la chose après s'en être servie. En général le
préteur est le propriétaire de la chose, mais ce n'est pas obligatoire.

En principe le contrat de prêt écrit sans remise de la chose n'est qu'une promesse de prêt.
C'est un contrat réel qui se forme à la remise de la chose. La cause de l'obligation de restitution c'est
la remise de la chose.

Le Code civil titre 10 intitulé du prêt. 1874 dit qu'il y a deux prêts celui dont on consomme
la chose et celui dont on ne peut pas consommer la chose. Prêt à usage et prêt à la consommation.

Une maison ne se détruit pas par l'usage, pas besoin de la détruire pour l'utiliser. Par contre
le stock de céréale pour l'utiliser il faut le détruire. Chose qui se consomme par l'usage qu'on en fait.
Si on prête un stock de blé on doit accepter qu'il la consomme sinon ça sert à rien. L'emprunteur ne
devra rendre qu'une quantité équivalente. L'ex typique est l'argent.

Section 1 : Le prêt à usage


1875 : « Le prêt à usage est un contrat par lequel l'une des parties livre une chose à l'autre
pour s'en servir, à la charge par le preneur de la rendre après s'en être servi. »
Ex Jurisprudence constante. il arrive qu'une épouse recevoir de la famille des bijoux. Si les
époux divorcent il est souvent considéré que les bijoux faisaient l'objet d'un prêt à l'usage et qu'elle
doit les récupérer.
A) La remise d'une chose pour usage

La remise de la chose est déterminante car le prêt est un contrat réel s'il n'y a pas remise de
la chose il n'y a pas de contrat. Pour prouver le prêt il faut prouver la remise, mais aussi l'intention
des parties car le prêt suppose que l'emprunteur peut en faire l'usage.

Dans la vie courante le contrat de prêt est courant. Le prêt peut porter sur toute sorte de bien.
Toutes les choses du commerce peuvent faire l'objet d'un prêt.

Il peut s'inscrire dans une opération plus complexe. Dans un autre contrat, toujours le
problème de l'application du régime.
Ex le garagiste prête une voiture à un client. Y a t il entre le garagiste et son client deux
contrats, un prêt et un contrat d'entreprise? Ou l'un l'emporte t il sur l'autre? Beaucoup d'arrêt
adoptent des solutions différentes.

B) La restitution en nature

Le prêt est un contrat temporaire. Il doit la restituer on ne lui donne pas l'obligation de
restitution est inhérente au contrat de prêt. Il faut pour qu'on puisse qualifier un contrat qui porte sur
une chose non consomptible de contrat de prêt il faut qu'il y ait à la charge de l'emprunteur une
obligation de restitution et de restitution en nature. Si la chose ne se consomme pas l'emprunteur
doit restituer la chose et non une équivalence sinon pas contrat de prêt.
Ex des compagnies pétrolières qui prêtent une cuve aux stations services et ces cuves sont
enterrées scellées etc pour des normes de sécurité. Mais s'il doit la rendre le prix de l'enlever du sol
vaut plus de trois fois la cuve. Donc on s'est demandé si on lui donnait pas? Si elle ne pouvait pas
rendre par équivalence? Le droit de la concurrence disait que la restitution de la cuve empêchait la
station de quitter la compagnie.
C'est avec le droit de concurrence qu'on a raisonné, on a arrêté de se poser la question de la
qualification on a dit le contrat de prêt ne peut pas exister, il est illicite, car contre la concurrence la
station ne peut pas changer de compagnie comme elle le souhaite. Enfin si elle doit rendre la cuve
c'est par équivalent, ce n'est plus un prêt.

C) La gratuité

Le prêt est essentiellement gratuit. Mais on a vue des contrats essentiellement gratuit qui
pouvaient être salarié. Mais là c'est impossible, il ne peut être que gratuit car un prêt non gratuit
n'est pas un prêt, c'est un bail.

Le prêt n'est pas forcement un contrat de bienfaisance. La plupart du temps oui. Mais parfois
le prêteur prête une chose mais il n'est pas désintéressé. Ex les cuves, même si aujourd’hui plus un
prêt, à l'époque où c'était un prêt, l'entreprise prêtait la cuve mais pas de manière désintéressé c'était
pour la bonne exécution de leur relation. De même au super marché, on nous prête un cadi, c'est un
prêt, mais pas désintéressé, le cadi permet de faire des courses.
Si un prêt est conclu entre deux parties qui ont un autre contrat, donc le prêt n'est pas
désintéressé, dans ces cas il y a toujours la question de la qualification.
§2 : Le régime du prêt à usage

A) L'emprunteur

Il y a d'abord le droit d'utiliser la chose. Typique du contrat de prêt. Il a certaines obligations.


Celle de conserver la chose ensuite obligation de restitution.

1) Obligation de conservation de la chose

1880 : « L'emprunteur est tenu de veiller, en bon père de famille, à la garde et à la


conservation de la chose prêtée. Il ne peut s'en servir qu'à l'usage déterminé par sa nature ou par
la convention ; le tout à peine de dommages-intérêts, s'il y a lieu. ». Il peut utiliser la chose mais
que conformément à l'usage habituel de la chose. Si contrat on regarde le contrat.
Ex si on prête un livre, c'est pour le lire pas pour son feu de cheminé. Par contre si le contrat
prévoit que l'ami peut bruler le livre pour son feu et qu'il doit restituer un livre équivalent, ça reste
un prêt mais à la consommation.
Si contrat on suit le contrat, si pas de contrat on regarde l'utilisation normale.

1884 : si la chose se détériore par l'usage qu'on en fait et sans faute de l'emprunteur. Il n'est
pas tenu de ces usures. Usure normale d'une voiture par exemple. Une chose qui se consomme par
par l'usage qu'on en fait peut s'user un peu par l'usage qu'on en fait.

Si la chose disparaît et que l'emprunteur démontre qu'il n'a pas commis de faute ou que la
erte est arrivée pour un cas fortuit il n'engage pas sa responsabilité. 1881 exception « Si
l'emprunteur emploie la chose à un autre usage, ou pour un temps plus long qu'il ne le devait, il
sera tenu de la perte arrivée, même par cas fortuit. »

1882 : « Si la chose prêtée périt par cas fortuit dont l'emprunteur aurait pu la garantir en
employant la sienne propre, ou si, ne pouvant conserver que l'une des deux, il a préféré la sienne, il
est tenu de la perte de l'autre »

Il avait le choix entre utiliser une chose qu'il lui appartient et la chose prêtée, il a utilisé la
chose prêtée, il est responsable de la disparition.

Supplétive de volonté. On peut prévoir que toute perte sera dédommagée. Enfin si dans le
contrat les parties ont prévues une estimation de la chose on estime qu'il était prévu qu'en cas de
perte il y aurai indemnisation de l'équivalence.

1886 : « Si, pour user de la chose, l'emprunteur a fait quelque dépense, il ne peut pas la
répéter » . Ex il change les pneus d'une voiture prêtée, il ne peut rien demander au prêteur.
Par contre si il y a des améliorations, soit le propriétaire nous demande de détruire, soit s'il
garde il nous rembourse la plus value ou le coup de la manoeuvre.

2) Obligation de restitution de la chose

La chose prêtée doit être restituée. Si restitution par équivalence pas un contrat de prêt. Si
chose détruite règles vues précédemment.

La question est le moment de la restitution :

Si usage délimité par le temps. Si on prête une bétonnière pour construire un garage, une
fois le garage construit c'est bon on restitue. Pareil si le contrat prévoit la date de restitution.
Par contre si une chose est prêtée pour un usage non délimité dans le temps et que le contrat
ne prévoit pas la durée. Application du droit commun des contrats. Si contrat conclu à durée
indéterminée. Il peut y être mis fin à tout moment par les deux parties. Le prêteur doit donner un
préavis suffisant. Les juges apprécient la durée raisonnable si le contrat ne prévoit rien.

1888 : « Le prêteur ne peut retirer la chose prêtée qu'après le terme convenu, ou, à défaut
de convention, qu'après qu'elle a servi à l'usage pour lequel elle a été empruntée. » Prêté pour une
chose précise, l'exécution doit être terminée, soit un terme est prévu. Sinon règle vue
précédemment.

1889 : « Néanmoins, si, pendant ce délai, ou avant que le besoin de l'emprunteur ait cessé,
il survient au prêteur un besoin pressant et imprévu de sa chose, le juge peut, suivant les
circonstances, obliger l'emprunteur à la lui rendre. » Ex notre oncle nous prête la maison avec une
durée, contrat de prêt etc. Si il a un besoin pressant et imprévu. Il peut nous demander de récupérer
le bien. Par contre pour un logement il ne peut pas obtenir l'expulsion par la force sans l'autorisation
du juge (que pour les logements) dans les autres cas, si besoin urgent et imprévu il demande au juge
la fin du prêt. Mais les parties pourraient prévoir dans le contrat un fin prématurée pour des
situations précises.

Si pas de délai avant la jurisprudence devait fixer la duré du prêt. Mais depuis 2004 le
prêteur peut mettre fin au contrat à tout moment si pas de délai prévu avec un préavis raisonnable.

1885 : « L'emprunteur ne peut pas retenir la chose par compensation de ce que le prêteur
lui doit. » .

B) Le prêteur

Surtout un droit celui de récupérer la chose.

Cependant 1890 : « Si, pendant la durée du prêt, l'emprunteur a été obligé, pour la
conservation de la chose, à quelque dépense extraordinaire, nécessaire, et tellement urgente qu'il
n'ait pas pu en prévenir le prêteur, celui-ci sera tenu de la lui rembourser. »
Il faut que la dépense soit extraordinaire, urgente et faite pour la conservation de la chose.
Ex on prête une maison et on part très loin en vacances, si une tempête arrache le toit, les
emprunteurs dans les deux jours font réparer vite le toit. Dépense urgente pour la conservation on
devra le rembourser.

Responsabilité du prêteur envers l'emprunteur pour les défauts de la chose qui lui aurait
causé un préjudice. Cependant limité car on estime que le prêteur rend service à l'emprunteur.
L'équilibre est que l'emprunteur pour engager la responsabilité du prêteur il faut que des
conditions soient remplies.

- Il faut que les défauts est causé un préjudice à l'emprunteur. Corporel ou matériel.

- Il faut que le prêteur ait eu connaissance de l'existence de ces défauts. Il faut que le prêteur
ait caché ou n'est pas révélé les défauts et pas mis en garde l'emprunteur des défauts.
Section 2 : Le prêt de consommation
1892 : « Le prêt de consommation est un contrat par lequel l'une des parties livre à l'autre
une certaine quantité de choses qui se consomment par l'usage, à la charge par cette dernière de
lui en rendre autant de même espèce et qualité. »
L'emprunteur va nécessairement la détruire d'où restitution d'une chose de même espèce, de
la même qualité et de la même quantité.

Attention le prêt à la consommation est un prêt d'argent consenti par un professionnel du


créidit à un consommateur pour l'achat d'un bien de consommation. C'est une espèce de prêt de
consommation. Le prêt de consommation est plus large.

§1 : Caractéristiques essentielle
4 caractéristiques :

• Une chose consomptible et fongible. Qui se consomme par l'usage qu'on en fait et fongible,
qui ne se caractérise pas par sa qualité d'objet, mais par sa nature (qualité) et sa quantité. Forcement
sur un meuble car immeuble jamais fongible. 1894 précise « On ne peut pas donner à titre de
prêt de consommation des choses qui, quoique de même espèce, sont différentes, comme les
animaux : alors c'est un prêt à usage. ». On peut les identifier les animaux.

• Le principe demeure que c'est un contrat réel. Il ne se forme que par la remise de la chose.
Mais la preuve du contrat de prêt doit être rapporté conformément à 1326 du Code civil. La remise
de la chose suffit pour la validité. Par contre pour la preuve, 1326 dispose « L'acte juridique par
lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent ou à lui livrer un
bien fongible doit être constaté dans un titre qui comporte la signature de celui qui souscrit cet
engagement ainsi que la mention, écrite par lui-même, de la somme ou de la quantité en toutes
lettres et en chiffres. En cas de différence, l'acte sous seing privé vaut pour la somme écrite en
toutes lettres. »
Ainsi on ne peut prouver un prêt de consommation que par un écrit signé de l'emprunteur
avec la mention qui prévoit la quantité de la chose qui doit être remise.
Pour la validité la remise suffit, pour prouver le prêt de consommation il faut un écrit
conforme à 1326. Mais même exception que l'exigence d'un écrit donc on peut compenser l'absence
en invoquant un commencement preuve par écrit.

La cour de cassation a jugé que le prêt d'argent consenti par un professionnel du crédit n'est
pas un contrat réel. 19 juin 2008.
Au début la cour disait que le prêt d'argent prévu par le code de la consommation.
Désormais c'est un prêt par un professionnel du crédit quelque soit l'emprunteur et l'activité
concerné par le prêt. Contrat désormais consensuel dans ces cas.

• Translatif de propriétaire : Article 1893 : « Par l'effet de ce prêt, l'emprunteur devient le


propriétaire de la chose prêtée ; et c'est pour lui qu'elle périt, de quelque manière que cette perte
arrive ». Comme il est obligé de consommer la chose on considère qu'il devient propriétaire. Si elle
est détruite sans qu'il l'utilise, cas fortuit ou négligence avant qu'il l'utilise. Dans tous les cas, faute
ou pas, l'emprunteur supporte la perte et doit restituer une chose de même nature et en même
quantité.

• Il peut être conclu à titre gratuit ou onéreux. On peut demander un intérêt, dans ce cas
onéreux.
Pourquoi sa marche alors que pour le prêt à usage on ne peut pas? Il y a un problème de
qualification, ça devient un bail. Mais pour le prêt de consommation, il ne peut pas y avoir un bail,
car le bail interdit au bailleur de consommer la chose. Donc il ne peut jamais avoir de bail lorsqu'il
y a un prêt de consommation. Donc on peut stipuler une rémunération.

§2 : Les obligations de l'emprunteur


Il est propriétaire de la chose et dispose de tous les pouvoirs sur la chose et supporte tous les
risques. Il restituer une chose de même nature de même quantité, au terme fixé. Le juge peut le fixé
s'il n'est pas fixé.

3§ : Les obligations du prêteur


1891 responsable pour les défauts de la choses. « Lorsque la chose prêtée a des défauts tels
qu'elle puisse causer du préjudice à celui qui s'en sert le prêteur est responsable, s'il connaissait les
défauts et n'en a pas averti l'emprunteur. »

Chapitre 7: L'échange
1702 : « L'échange est un contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose
pour une autre. ».
Ex de deux voisins qui échangent leur maison car un vie seul et sa maison est trop grande et
l'autre à une grosse famille. Mais il y a une différence de valeur des deux biens. Donc celui qui a la
maison qui a le plus de valeur va demander une compensation. On appelle cela la soulte.
Si la soulte est plus élevé que la valeur du bien remis par celui paye la soulte le contrat est
requalifier de vente, ce n'est plus un échange.

1703 : L'échange est un contrat consensuel et peut porter sur tout sorte de bien. Si il porte
sur des immeubles il faudra un acte notarié non pas pour la validité mais pour la publication.

1704 : « Si l'un des copermutants a déjà reçu la chose à lui donnée en échange, et qu'il
prouve ensuite que l'autre contractant n'est pas propriétaire de cette chose, il ne peut pas être forcé
à livrer celle qu'il a promise en contre-échange, mais seulement à rendre celle qu'il a reçu ». Il
reçoit la chose, il voit qu'il n'est pas propriétaire, il n'a pas donné sa chose, il peut rendre la chose
qu'il a rendu et n'a pas à donner la chose qu'il devait donner.

1706 rescision pour lésion non possible.

1707 pour les autres question régimes de la vente.

On ne peut échanger que des choses. L'échangisme n'est pas un échange.


Chapitre 8 : Les contrats aléatoires
1964 : « Le contrat aléatoire est une convention réciproque dont les effets, quant aux
avantages et aux pertes, soit pour toutes les parties, soit pour l'une ou plusieurs d'entre elles,
dépendent d'un événement incertain »

Une des parties ne peut pas être sur de ce qu'elle recevra ou payera. Le contraire est un
contrat commutatif.

1964 donne ensuite des illustrations : « Le contrat d'assurance, Le jeu et le pari, Le contrat
de rente viagère. »

• Contrat d'assurance prévu par le droit de l'assurance

• Le jeu ou le pari est illicite, donc 1965 dit qu'il n'y a aucune action pour obtenir le paiement
de l'obligation. Mais illicite ça ne veut pas dire que le fait d'avoir contracter cette obligation soit une
infraction pénale. Organiser des jeux c'est illégal. Par contre faire un pari ce n'est pas illégale. C'est
juste que c'est illicite, illicite veut dire non reconnu par le droit car contraire aux principes, donc pas
d'action en droit.
De même contrat de prostitution est illicite. Le client ne peut pas aller devant le juge et dire
que la prostituer qui n'a pas exécuté son obligation et qu'il veut des dommages intérêts pour non
respect de son obligation de faire. Mais on ne risque pas de sanction pénale. Ce qui est interdit c'est
la pub pour la prostitution ou la prostitution mineur.

1965 : « La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d'un
pari. »Le perdant le peut pas demander à être remboursé de sa mise.

1966 prévoit les jeux licites dans ce cas l'action existe. « Les jeux propres à exercer au fait
des armes, les courses à pied ou à cheval, les courses de chariot, le jeu de paume et autres jeux de
même nature qui tiennent à l'adresse et à l'exercice du corps, sont exceptés de la disposition
précédente. » De plus un certain nombre de dispositions en dehors du code civil prévoient des jeux
autorisés. Donc les dettes de jeux dans ce cas existent.

• Rente viagère 1968. Le débit-rentier s'engage auprès de crédit-rentier à lui verser une rente
jusqu'à sa mort. Le crédit rentier transmet la propriété du bien à l'acquéreur. Contrat aléatoire car on
ne sait pas combien de temps vivra le débit rentier.

1978 prévoit que si un des termes échu de la rente n'est pas payé, le crédit rentier ne peut pas
demander la résolution du contrat.
Chapitre 9 : La fiducie
2011 à 2030 du Code civil : « La fiducie est l'opération par laquelle un ou plusieurs
constituants transfèrent des biens, des droits ou des sûretés, ou un ensemble de biens, de droits ou
de sûretés, présents ou futurs, à un ou plusieurs fiduciaires qui, les tenant séparés de leur
patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d'un ou plusieurs bénéficiaires. »

Une personne transfère à une autre personne la propriété de bien. Le fiduciaire va conserver
ces biens en dehors de son patrimoine et les utiliser à un certain usage. Soit a titre de sureté. Soit
permet de faire gérer ses biens par un fiduciaire. Si le fiduciaire a des dettes les créanciers du
fiduciaire ne peuvent pas saisir les biens constitutifs de la fiducie. Du à la séparation des
patrimoines, ça protège les biens de la fiducie.

C'est inspiré du trust anglais. Le fiduciaire doit gérer le bien pour le bénéfice d'un
bénéficiaire. Bénéficiaire qui peut être le constituant ou un tiers. En France le bénéficiaire n'a de
droit que contre le fiduciaire. En droit anglais droit réelle sur les biens constituant la fiducie, il
pourra récupérer les biens dans les mains de tiers.

De plus pour éviter que ce soit un blanchissement d'argent ou des manoeuvres frauduleuses,
seule les banques et les avocats peuvent être fiduciaire.

Chapitre 10 : Transaction
2044 et suivant du Code civil. Contrat par lequel des parties qui ont un différend y mettent
fin en faisant des concessions réciproques. Une fois une transaction conclu on ne peut plus saisir le
juge de la demande à laquelle la transaction à mis fin.

Il y a des conventions de règlement des litiges. Même si la loi prévoit les compétence dans
certains cas comme entre commerçant des parties peuvent désigner un tribunal de commerce en
particulier.
Les parties à un litige peuvent décider de faire résoudre le litige par un arbitre.

Chapitre 11 : La convention d'arbitrage


Elle prévoit que le litige sera résolu par une autre personne qu'un juge de l'Etat. Même force
qu'un jugement. Si ce n'est que pour l'exécution forcée il faudra demander au 1er président de la
CA.
La convention d'arbitrage prévoit donc le recours à l'arbitrage. Compromis lorsque le conflit
arrive. Sinon une clause compromissoire peut prévoir à l'avance dans un contrat que les litiges
seront résolus par un arbitre.