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La mondialisation

L’essentiel du cours

Pour commencer
La mondialisation n’est pas un état, mais un processus qui se traduit par une interdépendance
croissante entre les parties du monde.
La phase actuelle, commencée dans les années 1950 est marquée par le passage d’une
internationalisation de l’économie à une économie-monde qui vise à intégrer les
différentes parties du monde.
On assiste à une sorte de bouclage du monde par des réseaux.

I. Accélération et augmentation des échanges mondiaux

• Le monde est désormais parcouru par des flux massifs et de natures variées.
Tu peux retenir quelques chiffres parlants : entre 1970 et 2000, les exportations
mondiales ont doublé. Les transactions quotidiennes sur les marchés des changes ont
également doublé, mais en l’espace de dix ans seulement, entre 1990 et 2000. Cela a été
rendu possible par l’amélioration des moyens de transport et de communication.

• Cependant, la mondialisation va au-delà des seuls échanges commerciaux.


– Ainsi les flux de personnes, migrants internationaux et touristes, progressent également
fortement.
– Dans le domaine politique : on observe une diffusion du modèle libéral et de la démocratie.
– Dans le domaine culturel : la culture américaine tend à être propagée à l’ensemble du
monde.
Le monde est désormais pensé comme un tout, dont les parties fonctionnent les unes avec les
autres, à l’image des principales bourses mondiales, celles de Tokyo, Londres et New York,
qui assurent un fonctionnement en continu.

II. Les inégalités face à la mondialisation

• Mais toutes les parties du monde ne participent pas à la mondialisation de la même


manière.

Le processus est dominé par un petit nombre de lieux qui concentrent les flux principaux.
C’est dans ces lieux que les décisions politiques et économiques ainsi que les grandes
tendances culturelles sont lancées.
Les espaces qui sont au cœur de la mondialisation sont, de manière schématique, les pays
développés. Mais, là encore, une hiérarchie existe La mondialisation est surtout le fait des
pays de la Triade, notamment des États-Unis.
Les pays de la Triade réalisent ainsi entre eux 85 % des échanges mondiaux. Ce chiffre est
également à retenir.
Au sein de ces pays, ce sont les métropoles les plus importantes qui sont les relais de la
mondialisation.
Les courants d’échanges se concentrent donc sur une petite partie du monde et la
mondialisation laisse à l’écart de nombreux espaces.

• Les autres parties du monde subissent la mondialisation.


Les pays les moins avancés en sont assez largement exclus. Ils ne possèdent pas les
infrastructures de transport et de communication nécessaires pour participer aux échanges.
Il faut savoir que le quartier de Manhattan a environ le même nombre de lignes téléphoniques
que l’ensemble de l’Afrique.
De plus, les profils des économies de ces pays n’ont que peu de points communs avec ceux
des pays développés, ce qui limite les échanges.

III. Les acteurs de la mondialisation

• On peut dire que les États gardent toute leur importance dans la mondialisation. Ce sont eux
qui prennent les mesures qui permettent son essor, notamment la déréglementation ou encore
la libéralisation des marchés. La plus ou moins grande importance des échanges entre les
parties du monde s’explique en partie par les différences de législation et de conditions de vie
qui existent entre les pays.

• Cependant, on peut citer d’autres acteurs importants.


Le bouclage du monde par les réseaux et l’importance des flux imposent la mise en place
d’organisations supranationales chargées de réduire les tensions et d’accroître les relations.
On peut citer l’Organisation des Nations unies ou encore l’Organisation mondiale du
commerce dont l’objectif est d’étendre le libre-échange à l’ensemble du monde.

• Par ailleurs, la mondialisation économique donne un rôle majeur aux firmes transnationales.
Par leurs échanges, elles réalisent un tiers du commerce mondial directement et un autre tiers
indirectement. Ces firmes ont souvent une forte assise nationale mais pensent leur activité
économique à l’échelle mondiale.

En conclusion
La mondialisation est un processus présentant trois caractéristiques principales :
– l’intégration croissante des parties du monde au système-monde ;
– l’accroissement des inégalités au-delà d’un enrichissement d’ensemble ;
– la multiplication des acteurs.

Le sujet expliqué

" La mondialisation est-elle un phénomène planétaire ? "

• L’intitulé de ce sujet peut sembler déroutant ; en fait il appelle à étudier les dimensions
géographiques de la mondialisation, à travers son extension.

• Il faut dès lors insister sur trois idées forces :


1. La croissance inégale des échanges (commerciaux et de personnes notamment), selon
les parties du monde ; cette croissance est fonction du niveau d’accès aux modes de
communication ;
2. La concentration spatiale des flux financiers et des flux d’invisibles ;
3. L’inégal degré d’ouverture économique et de participation aux instances internationales.

• La conclusion soulignera qu’en dépit de son appellation, la mondialisation ne concerne


qu’un nombre restreint d’espaces et, qu’au-delà d’un enrichissement d’ensemble, elle a accru
à la fois les disparités entre les pays, et celles au sein des pays.