Science économique

Acquis de première : gains à l'échange.
Notions : commerce intra-firme, compétitivité
prix
et
hors
prix,
délocalisation,
externalisation,
firmes
multinationales,
spécialisation.

II- Mondialisation, finance internationale et
intégration européenne
2.1 Quels sont les fondements du commerce international et de
l'internationalisation de la production ?

Fiche 3 – Comment expliquer la mondialisation de la production ?

I.

Qu’est-ce-que la mondialisation de la production ?
Introduction

Distinction Internationalisation de la production - mondialisation de la production
Le FMI définit la mondialisation comme : « l’interdépendance économique croissante de l’ensemble des
pays du monde, provoquée par l’augmentation du volume et de la variété des transactions transfrontières
de biens et de services, ainsi que les flux internationaux de capitaux, en même temps que par la diffusion
accélérée et généralisée de la technologie ».
L’internationalisation de la production est alors une caractéristique de ce phénomène :
 La montée en puissance des firmes multinationales contraint les divers espaces nationaux à se plier
à leurs exigences, du fait de l’extrême mobilité dont elles bénéficient.
 Ainsi, la globalisation (terme employé dans les pays anglo-saxons pour
la mondialisation)
désignerait alors le processus à travers lequel les entreprises les plus internationalisés tentent de
redéfinir à leur profit les règles du jeu précédemment imposé par les Etats-nations.
 Souvent les tenants de la globalisation insistent sur le caractère irréversible des tendances à
l’œuvre, considérant que les politiques traditionnelles des gouvernements sont devenues
impuissantes face aux stratégies des grandes firmes.

la globalisation définirait alors une nouvelle configuration qui marque une rupture par rapport aux
précédentes étapes de l’économie internationale :
 Auparavant, l’économie était internationale, car son évolution était déterminée par
l’interaction de processus opérant essentiellement au niveau des Etats-Nations qui
contrôlaient l’ouverture de leur économie.

La période contemporaine verrait au contraire l’émergence d’une économie globalisée,
dans laquelle les économies nationales seraient destructurées puis réarticulées au sein
d’un système de transactions et de processus opérant directement au niveau global.
Cette définition est la plus générale et systémique ; elle entend souligner une rupture
qualitative par rapport à l’ensemble des régimes internationaux qui se sont succédés
depuis l’émergence du capitalisme commercial

Mais Elie cohen relativise ce processus de globalisation : « Que les entreprises incorporent des composants de
toutes origines, que nombre d'activités soient à localisation libre, que les Etats ne soient pas tout-puissants dans l'ordre
économique ne sont pas à proprement parler des découvertes. Si l'on veut donc sortir des approximations que nourrit
le discours général sur la mondialisation, il importe de faire la part entre la poursuite du mouvement
d'internationalisation à l'œuvre depuis 1945, et une éventuelle rupture intervenue au cours des années 80 dans l'ordre
économique mondial, au détriment des Etats et au profit des forces impersonnelles du marché global. Dans le cadre de
l'économie internationale, les principales entités sont les économies nationales. La croissance des échanges et des
investissements contribue certes à l'intégration économique internationale, à la spécialisation et à la division du travail,

mais fondamentalement ce sont les négociations entre nations et au sein des nations qui restent déterminantes, tant
dans les arrangements internationaux que dans la sphère domestique. Dans ce modèle, les entreprises multinationales
se développent, échangent et investissent dans le monde tout en conservant une base nationale clairement identifiable
et en étant sujettes à des régulations nationales. L'économie mondialisée est un idéal type, distinct de l'économie
internationale. »
La mondialisation des économies s’accélère, elle devient une donnée incontournable mais elle n’a pas fait disparaître les EtatsNations .

Distinction FMN – Firmes globales – FTN
On assiste depuis la fin des années 60 à un développement du phénomène de mondialisation , qui se caractériserait :
 par un développement des implantations à l’étranger, sous forme d’investissements directs,
 par l’existence de différentes filiales entretenant des relations internes qui font que l’on peut désormais parler d’un réseau
interne propre aux FMN/FTN, qui dépasseraient ainsi le cadre des frontières . cela génère alors un commerce intra-

firme qui est un commerce entre des entreprises qui appartiennent à un même groupe, mais qui
sont localisés dans des pays différents

par l’apparition d’un techno-globalisme : les entreprises ne géreraient plus leurs innovations , à partir d’une base nationale ,
mais implanteraient des laboratoires de recherche dans leurs filiales implantées à l’étranger , signeraient des accords de
recherche en particulier dans l’industrie électronique , afin de pouvoir partager les efforts de mise au point très coûteux ,
d’établir des standards ou des normes communes au niveau mondial , de partager les risques d’échec .

A. Définition des agents

Le terme le plus fréquemment retenu pour décrire une entreprise qui a implanté des filiales de
production et de distribution dans différents pays est le terme firme multinationale (FMN).

Elie COHEN présente ainsi la thèse de Robert Reich : « la grande firme américaine a abandonné la production de
masse au profit de la production personnalisée ; elle a cassé ses grandes usines et ses concentrations ouvrières ; elle s'est éclatée
pour mieux saisir les opportunités et décentraliser les pouvoirs ; elle a multiplié les sous-traitances, partout dans le monde, pour
optimiser sa production. Les organisations verticales, les vieilles pyramides hiérarchiques ont ainsi cédé la place à une
organisation horizontale en réseaux dont les nœuds sont occupés par des "identificateurs de problèmes", des "résolveurs de
problèmes" et des "courtiers stratèges" qui captent, gèrent et réinjectent en permanence des informations dans le réseau,
contribuant ainsi à le redéfinir. R. Reich en arrive alors au point clé de son raisonnement : les entreprises-réseaux sont mondiales
par constitution et par destination. Lorsqu'un bien est produit, il ne peut pas avoir de nationalité, car il est un assemblage complexe
de sous-produits et de services de toutes origines, incorporés progressivement aux différents stades de production. Dans cette
économie mondialisée, les économies nationales se fondent et se réarticulent au niveau mondial à travers un ensemble de
processus et d'échanges. Une telle organisation économique pose d'abord la question du gouvernement : qui peut régir un
ensemble de transactions et de processus ayant un effet puissant sur les nations tout en échappant à leur autorité ? Dans ce modèle,
les firmes multinationales deviennent globales au sens où elles coupent les liens qui les relient à leur base nationale, se défont de
toute allégeance et ne sont plus mues que par une stricte logique d'optimisation de leur chaîne de valeur au niveau mondial. Dès
lors, toute politique nationale volontaire est soit impossible, soit contreproductive. il résulte enfin d'un tel modèle que la
distribution des pouvoirs entre acteurs nationaux sur la scène domestique et nations sur la scène internationale est radicalement
modifiée.»
Pourtant, celui-ci est discutable. En effet :
 il conduit à penser que les firmes pourraient avoir plusieurs nationalités.
 Or, on constate que quasiment toutes les firmes conservent une nationalité de référence : celle de leur nation
d’origine.

Certains parlent aussi de firme globale :

La firme devient une structure mondiale en forme de réseaux dans laquelle la propriété
du capital importe moins que la capacité à mobiliser et à combiner les compétences de
toutes nationalités en vue de réaliser les objectifs recherchés par la firme. Dès lors la firme
se sert du pays dont elle est issue en fonction de ses besoins, mais son intérêt n’est pas
complémentaire à celui du pays. Par exemple, par le biais des délocalisations, elle peut
accroître sa compétitivité tout en augmentant le chômage dans son pays d’origine.

R.Boyer considère que « la firme globale relève plus du projet, voire du mythe que de la pratique des grandes
FTN. La trajectoire de celle-ci reste marquée par l’histoire longue de leur constitution et de leur évolution sur un
espace national particulier. » :
o
On ne constate pas réellement d’entreprises véritablement globales , excepté les FTN issues des petites
économies ouvertes, pour lesquelles une division du travail à l’échelle internationale s’impose (Nestlé Suisse,
Electrolux Suède emploient respectivement 96 et 82 % de leurs salariés hors de leur pays d’origine.
o l’incorporation de dirigeants étrangers dans la haute hiérarchie des entreprises multinationales reste tout à fait
exceptionnelle

On utilise alors le terme FTN :

car, selon R.Sandretto : « le préfixe trans est incontestablement mieux adapté à la
situation actuelle de ses firmes . Son double sens (celui de traverser et celui de dépasser )
signifie que les FTN sont le prolongement extraterritorial de leur nation d’origine , qu’elles
débordent ( dépassent ) tout en traversant les espaces des pays d’implantation . La firme
n’est donc pas au-dessus des nations ; elle en est au contraire un principe actif
Inversement, la nation ne se confond pas avec la délimitation des frontières territoriales,
en particulier la nation américaine pourrait s’étendre, via ses FTN bien au-delà des limites
des Etats associés aux 50 étoiles de la bannière » .

l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définit une FTN
comme une entreprise qui contrôle au moins une entreprise dans un pays étranger.
Les FTN s’implantent à l’étranger en développant les investissements directs ( IDE )

Les moyens
1. Les Investissements Directs à l’Etranger
a. Investissement Direct à l’Etranger - Investissement de Portefeuille

un investissement direct si l’investisseur étranger possède 10% ou plus des actions ordinaires ou
de droits de vote dans les entreprises. Ce critère a été retenu, car on estime qu’une telle
participation est un investissement à long terme qui permet à son propriétaire d’exercer une
influence sur les décisions de gestion des entreprises.

En revanche, un investissement étranger qui est inférieur à 10% du montant des droits de votes
sera considéré comme un investissement de portefeuille, car il ne permet pas d’exercer une
influence sur la gestion de la société. Les investissements de portefeuille sont généralement
spéculatif , c’est-à-dire qu’ils visent à obtenir une plus-value dans le court terme , par l’achat et la
cession de placements financiers et/ou monétaires .

b. Les modalités de l’IDE

Dans le cas d’IDE, il y a la création d’une filiale . Une société A est dite filiale d’une société B si elle possède plus
de la moitié des droits de vote de ses actionnaires , affiliée si B possède moins de 50% des droits de vote
, mais exerce un pouvoir de décision effectif dans la gestion de la société
3 grands modes de constitution d’une filiale :
 accords de joint-venture , c’est-à-dire une société créée par deux entreprises ou plus et détenue à
part égale par ces dernières, qui partagent bénéfices, pertes et risques
 Achat d’une entreprise déjà existante (fusion-acquisition) : investissement brownfield
 Création d’une unité de production : investissements greenfield (ou investissements en « rase
campagne »)

c. Les IDE, un phénomène ancien qui s’accélère
Contrairement à ce que l’on pourrait penser , ce n’est pas un phénomène récent . W.Andreff prend comme exemple
celui des USA ; il constate que le stock d’IDE rapporté au PNB américain était de 5,1% en 1897, atteint 10,8% en
1935 , tombe à 4% en 45 , remonte à 8,5% en 74 . La transnationalisation est donc un phénomène séculaire.
Néanmoins ce phénomène a connu des évolutions très importantes

Source : JF Freu
Conclusion les conséquences des IDE:

Source : JF Freu
2. L’externalisation ou outsourcing
L'externalisation est le fait pour une entreprise de confier une partie annexe de sa production
ou des opérations liées à la production (comptabilité, maintenance, etc..) à des entreprises
extérieures. Celles-ci deviennent le plus souvent des sous-traitants.
L'externalisation permet de se recentrer sur une ou quelques activités essentielles (le coeur de métier, comme disent les
entreprises) en transférant des tâches annexes à la production vers d'autres entreprises spécialisées.
Le but est d’améliorer la rentabilité en accentuant la division du travail :
 La qualité peut être meilleure puisque le sous-traitant est spécialisé
 Les coûts de production sont réduits :
 le sous -traitant peut fournir des produits ou des prestations à un prix moindre que s'ils avaient été produits par
l'entreprise elle-même car celui-ci, en se spécialisant, bénéficie d'économies d'échelle

car le sous -traitant octroie souvent des salaires moins avantageux et des avantages sociaux plus réduits que le
donneur d'ordre lui-même.
L'externalisation peut s’effectuer dans un pays étranger.

II.

Pourquoi Mondialiser la production ?
A. Un contexte favorable (Cf Thèmes)

B. Que recherchent les FTN ?
Dunning développe une analyse qui s’appuye sur les 3 grands types d’avantage à la
transnationalisation :
 l’avantage spécifique de la firme lié à un monopole ou à une technologie particulière ( O comme
Ownorship advantages )
 l’avantage à la localisation à l’étranger ( L ) : avantage à produire à l’étranger
 l’avantage à l’internalisation ( I ) : avantage à exploiter les actifs à l’intérieur de la firme
Introduction :

La compétitivité d’une entreprise est sa capacité à maintenir
ou à accroître ses parts de marché, c’est son aptitude à faire
face à la concurrence.
Mais la compétitivité s’entend aussi au niveau d’une branche
ou d’un pays.
L’Union européenne définit la compétitivité comme la capacité
d’un pays à améliorer durablement le niveau de vie de ses
habitants, et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de
cohésion sociale, dans un environnement de qualité. Elle peut
s’apprécier par l’aptitude des territoires à maintenir et à
attirer les activités, et par celle des entreprises à faire face à
leurs concurrentes.
Distinction compétitivité prix - compétitivité structurelle
 La compétitivité-prix est la capacité à produire des biens et
des services à des prix inférieurs à ceux des concurrents.
La compétitivité prix dépend :
• des niveaux relatifs des coûts de production,
• des marges des producteurs,
• des niveaux du taux de change pour les
entreprises qui exportent…
 La compétitivité hors prix ou structurelle est la capacité à
imposer ses produits indépendamment de leurs prix
(qualité, services après-vente, image de la marque, délais

de livraisons, capacité de s'adapter à la demande
diversifiée, etc.). Cette compétitivité est plutôt de l'ordre
du long terme et elle demande du temps pour se construire.
La compétitivité structurelle dépend :
• de la qualité,
• des innovations,
• de la réputation...
Source :http://www.economie.gouv.fr/facileco/la-competitivite
1. La recherche d’une compétitivité-prix est nécessaire..
Avoir un coût de production faible peut être un déterminant de l’IDE :
 Il passe par un coût salarial faible (cf Regards croisés : marché du travail et gestion de l’emploi)
 Une LPE peu contraignante ((cf Regards croisés : marché du travail et gestion de l’emploi)
 La recherche de faibles impôts peut aussi être un critère de localisation, notamment pour les zones franches.
L’Irlande a su attirer de nombreuses FMN du fait d’un taux d’imposition sur les sociétés de 10% quand il
dépasse 25% dans les autres pays.

:

2. Mais est est insuffisante : cf thème
3. La recherche d’une compétitivité-qualité
la compétitivité hors prix ou structurelle est la capacité à conquérir des parts de marché indépendamment du niveau de prix grâce
à l'adaptation à la demande, à la qualité réelle ou supposée du produit, au service après vente, à l'image de marque, aux délais de
livraison, etc…). Cette compétitivité est plutôt de l'ordre du long terme et elle demande du temps pour se construire. La qualité et
flexibilité de la main d’œuvre, la qualité des infrastructures sont des facteurs jouant un rôle croissant dans la compétition mondiale

4. Se rapprocher des marchés

III.

les FMN à stratégie commerciale s’implantent sur des marchés porteurs ou de grande taille ( Inde ou pays riches
) en contournant les barrières protectionnistes mises en place par de nombreux pays (en voie de développement ( cf. le
Brésil dans les années 60 ) ou développés )

les entreprises préfèrent s’implanter à l’étranger afin de mieux apprécier les choix des consommateurs. Bien que la
demande se globalise, que quelques produits emblématiques se diffusent dans le monde entier (Coca-cola, Windows,...),
cela ne signifie pas, qu’à terme les modes de vie s’homogénéisent. La majeure partie de la consommation reste
conditionnée par des déterminants spécifiques à chaque société. De ce fait, les FTN, en dépit de leurs efforts, ne peuvent
transformer en profondeur des comportements inscrits dans l’histoire. Elles doivent donc, plutôt que des biens destinés au
marché mondial, répondre à des demandes différenciées selon les pays.

Quelle stratégie de mondialisation ?
A. Où internationaliser la production ?
1. Le choix de localisation dépend de l’attractivité du territoire

L'attractivité économique peut être définie comme la capacité à attirer les activités nouvelles et les
facteurs de production mobiles– capitaux, travailleurs qualifiés – sur un territoire. Cette capacité renvoie
à une gamme large de déterminants macroéconomiques. Les indicateurs clés sont la taille des marchés,
le capital humain, la recherche et l’innovation, les infrastructures, l’environnement administratif et
financier, le coût du capital et du travail (au sein desquels la fiscalité joue un rôle important), sans
oublier la qualité de vie.

2. Et du type de bien produit : La théorie du cycle de vie du produit
A partir de l’examen des firmes américaines des années 50-60 , R.Vernon montre qu’ « une production
traverse généralement une série de phases : démarrage , croissance exponentielle , ralentissement et
déclin , qui correspondent à l’introduction du produit sur le marché , à sa diffusion , à la maturation et à
la sénescence » . Vernon développe son analyse en 2 temps

a. Les 4 phases du cycle de vie du produit
Dans un premier temps, il se situe dans le cadre d’un pays (les USA ) et regarde comment évolue le
produit au cours des différentes phases de sa vie :
Naissance du produit
Caractéristiqu
es de
production

-innovations élevées
-techniques
de
production instables
-production
intensive
en travailleurs qualifiés
pour élaborer le produit
- production à petite
échelle,
d’où
coût
unitaire de production
important,
prix
de
vente élevé

Caractéristiqu seule
une
élite
es de la
disposant de revenus
consommation élevés consomment le

produit
-l’élasticité-prix de la
demande est faible car
pas
de
produits
substituables

Structure du
marché

-monopole temporaire
pour
la
firme
innovatrice
-nombre
de
firmes
restreintes
-taille des entreprises
dans la branche élevée

Produit en croissance

Produit à maturité

déclin du produit

-le produit est mis au
point, la technologie se
stabilise , sauf quelques
innovations
mineures
visant à le différencier
-intensité en capital
devient
forte
pour
répondre
à
l’augmentation de la
demande
-production
standardisée à grande
échelle d’où réduction
des coûts de production
et baisse des prix
-à mesure que le prix
diminue, il touche une
partie croissante de la
population qui cherche
à imiter les leaders
d’opinion qui ont lancé
le produit
- les consommateurs
deviennent
plus
exigeants sur la qualité,
les performances du
produit
-l’élasticité-prix
augmente
par
l’apparition
de
substituts
-structure
oligopolistique se met
en
place
car
de
nombreuses firmes sont
attirées
par
des
perspectives de profit
élevé
et
imitent
l’innovateur
la
concurrence
s’effectue
par
la
différenciation
des
produits,
ce
qui
n’empêche pas une

-banalisation de la
technologie
proportion
de
travailleurs
non
qualifiés s’accroît
-taille des unités de
production
augmente afin de
bénéficier
d’économies
d’échelle
pour
réduire les prix

-l’obsolescence
du
produit se confirme
-l’intensité en travail
non
qualifié
augmente
-pas
d’investissements

-les
leaders
d’opinion
se
détournent
du
produit qui touche
désormais
essentiellement les
populations à bas
revenu
- la consommation
arrive à saturation
-le
produit
se
banalise,
la
demande est de
plus
en
plus
élastique
par
rapport au prix
l’oligopole
se
stabilise
- le produit se
banalise,
la
concurrence
se
porte de plus en
plus sur les prix
-la
taille
des
entreprises s’accroît
donc
afin
de
rechercher
les
économies d’échelle
- des efforts sont

-du
fait
de
l’apparition
de
nouveaux produits
qui commence à se
généraliser,
les
quantités
consommées
diminuent

- la structure de la
branche
se
déstabilise
-sortie des grandes
entreprises,
apparition
des
petites entreprises
-le marché se trouve
en surcapacité, suite
à la baisse de la
demande , le prix et
la
qualité
des
produits diminuent

standardisation et une tentés
pour
baisse des prix
prolonger le cycle
de vie (innovations
mineures
,
publicité )

b. Le transfert international des activités
A ces différentes phases de cycle de vie du produit vont correspondre des flux d’échange
internationaux entre le pays innovateur et ses partenaires. Vernon est alors amené à distinguer 3
catégories de pays :
 le pays leader: les EU (années 50 ) se situe au sommet de la hiérarchie technologique ; les
principales innovations émanent de lui
 les pays suiveurs précoces : les pays européens (années 50 -60 )
 les pays imitateurs tardifs : les PVD
Vernon va alors distinguer 3 phases :
Phase 1
Pays leader

Vernon utilise le principe
de la demande
représentative de Linder :
-l’apparition du nouveau
produit répond à une
attente exprimée par les
consommateurs du pays
d’origine
-le marché intérieur sert
de marché test afin
d’améliorer le produit
- seul le pays innovateur
connaît une population
assez élevée pour acheter
le nouveau produit
Conclusion :durant cette
phase , pas d’échange
international , le bien est
fabriqué et consommé
dans le pays d’origine de
l’innovation

Pays suiveur
précoce

Phase 2
le produit étant stabilisé
et le prix diminuant , le
producteur va chercher à
étendre son marché en
exportant vers les
marchés des pays
développés dont les
niveaux de revenu sont
les plus proches ( cf.
Linder )

Phase 3
-le pays leader qui supporte des coûts de
production élevés va alors délocaliser la
production en implantant des filiales dans les
pays imitateurs précoces afin de bénéficier
de coûts de production plus réduits et de
mieux satisfaire la demande des pays
suiveurs
- la balance commerciale voit son excédent
diminuer , puis se transformer en déficit sur
ce produit

-la firme innovatrice qui
est concurrencée sur son
marché intérieur va
essayer de profiter de son
avance technologique
pour prolonger son
monopole temporaire sur
les marchés étrangers
-le pays innovateur
connaît donc un excédent
de sa balance
commerciale sur ce
produit
-les consommateurs des
PDEM commencent à
demander le produit , tout
d’abord les leaders
bénéficiant d’un revenu
élevé , puis une partie
croissante de la
population

- les filiales du pays leader qui se sont
implantées permettent de mieux répondre
aux goûts des consommateurs à des prix plus
bas , développent la demande
-le pays devient peu à peu exportateur , non
seulement vers le pays leader mais aussi
vers les PVD , dont les classes les plus aisées
commencent à consommer

- la balance commerciale
des pays est donc de plus
en plus déficitaire sur ce
produit
Pays imitateur

-la balance commerciale du pays devient de

tardif

plus en plus déficitaire à mesure que les
classes aisées se convertissent au produit

Dans un dernier temps , les pays imitateurs rapides vont eux aussi éprouver des difficultés à
écouler leur production , car le produit étant devenu banal , les consommateurs se tournent vers
de nouveaux biens , plus innovants .Les pays vont alors délocaliser leur production vers des PVD
qui bénéficient de coûts de main-d’œuvre plus réduits et qui vont donc pouvoir rentabiliser la
production , tout en baissant le prix de vente . Dès lors , le pays innovateur et le pays imitateur
précoce vont tous deux connaître un déficit de leur balance commerciale sur ce bien ,les PVD
connaissant un excédent . Les entreprises qui produisent le bien dans les PVD peuvent être des
filiales des grandes entreprises qui ont délocalisé leur production afin de réduire leurs coûts
et/ou de se rapprocher des marchés de consommation.

La théorie du cycle de vie de Vernon démontre que l’entreprise innovatrice qui dispose au
départ d’un monopole technologique voit progressivement les barrières à l’entrée (brevets ,
etc ) qui la protégeait tomber au fur et à mesure que le produit arrive à maturité . Elle va donc
délocaliser sa production afin de réduire ses coûts 
et/ou adapter ses produits à la demande
locale

B. Les stratégies d’ internationalisation de la production
Introduction : la division internationale des processus productifs :
La révolution de ces cinquante dernières années est venue de l'abaissement des droits de douane et de
l'abaissement considérable des frais de transport. Ce qui prime désormais c'est la possibilité de décomposer la
fabrication des produits. Plus le produit est complexe et plus il comporte de composants et de sous-ensembles qui
peuvent être fabriqués de façon autonome les uns des autres. Une voiture, par exemple, comporte plus de 5000
pièces1. Ces composants sont progressivement réunis en sous-ensembles qui sont associés lors de l'assemblage
final. Cette décomposition du produit autorise alors la fabrication des diverses pièces dans des pays différents en
fonction de leurs avantages comparatifs. La production sera décomposée internationalement d'où le nom de
« décomposition internationale du processus productif ».
Ce phénomène a donné naissance à un commerce international de pièces et de composants et à des réexportations
de produits finis après montage. Ces échanges se réalisent entre filiales de firmes multinationales ou dans le cadre de
sous-traitance ou d'accords inter-firmes. Ce type de commerce est parfois tellement important que certains pays, dont
les États-Unis, ont créé une nomenclature statistique spéciale pour l'évaluer.

1. D’une stratégie horizontale
M.Porter met en évidence une première stratégie : la stratégie horizontale pratiquée par les firmes
multinationales dans les années 60 qui consistaient à produire sur plusieurs marchés nationaux des
biens adaptés à chaque marché. La production des firmes n’est donc pas spécialisée, chaque filiale est
un centre de profit qui entretient des relations avec la maison mère et non avec les autres filiales.

2. A une stratégie verticale

La seconde est une stratégie globale qui vise à unifier la gamme des produits au niveau mondial

et donc à faire de chaque filiale une unité spécialisée dans la fabrication d’un composant
particulier du produit fini en fonction des avantages comparatifs de chacun. Selon certains, cette
stratégie ne ferait que reprendre, en l’adaptant au nouveau contexte, la logique ricardienne :
chaque pays se spécialise dans la production pour laquelle il a un avantage comparatif ; les
FMN, en s’implantant dans les PVD, détruisent certes des emplois peu qualifiés dans les PDEM,
mais vont contribuer à leur développement et donc à fournir des débouchés aux industries de
haute technologie des PDEM.

L’internationalisation de la production répond alors à une stratégie productive : dans ce cas, la
conquête du marché local d’implantation n’est plus la raison essentielle de l’implantation de la
filiale . En effet, la production de la filiale atelier qui est spécialisée dans la fabrication d’une

partie du produit sera exportée vers le pays qui prendra en charge le montage final . On assiste
alors à une véritable Division Internationale des Processus Productifs (DIPP). La firme
transnationale va implanter ses filiales dans les pays en fonction de la capacité de chaque pays
à effectuer au moindre coût la pièce ou le sous-ensemble qui lui a été confié. Ceci conduit à une
véritable internalisation de la production, les relations entre les filiales et la maison-mère
donnant lieu à un véritable commerce intra-firme.

Cette DIPP permet de réduire les risques et les coûts générés par les marchés :
 défauts dans la qualité du produit
 coût du produit
 assurer son approvisionnement extérieur (Michelin possède des plantations d’hevea en
Malaisie pour se fournir en caoutchouc)
 assurer la continuité internationale de son processus de fabrication tout en défendant sa
technologie

 Selon K.Ohmae, la globalisation définirait donc une forme de gestion totalement intégrée à
l’échelle mondiale de la grande firme multinationale à l’ensemble de la chaîne de la création de
la valeur (RD, ingénierie, production, marchandisation, services et finances). Désormais, les
firmes appartenant à un même groupe conduiraient leur RD, financeraient leurs investissements
et recruteraient leur personnel à l’échelle mondiale.

Conclusion – une carte mentale de synthèse

Source :
https://scienceseconomiquesetsocialesterminale.wordpress.com/2015/01/12/carte-mentale-sur-les-firmesmultinationales-fmn/

Des ressources complémentaires
Exercices de
remédiation
I.
Qu’est-ce-que
l’internationalisation de la
production ?

Un QCM sur les IDE
QCM sur les IDE

Sur le net, articles et vidéos
De base

Approfondissement

Les firmes transnationales – Une
vidéo d’ECODICO

Xerfi Canal : Benoît Mafféi Les
multinationales émergentes

Le Dessous Des
Cartes Délocalisation
-

Jean-Hervé Lorenzi, La
France et
ses multinationales – l
es multinationales ontelles une nationalité ?

Un article du Monde : le rapport
de la CNUCED sur les IDE en
France
Multinationales: trop riches? Trop
puissantes? - rts.ch - émissions Une vidéo de Seko éco –
L’internationalisation de la
production1

Un article du Monde :Les biais
des statistiques sur les IDE de la
CNUCED
Une vidéo de Canal U :
l’économie à l’ère des flux

Cours Audio - SES Terminale ES Quels sont les fondements de
l’internationalisation de la
production
II.
Pourquoi
internationaliser
production ?

la

III Quelle
stratégie
d’internationalisation ?

Le sujet corrigé de la
dissertation du bac 2013 :
quels
sont
les
déterminants
de
la
transnationalisation des
entreprises ?

Le CHOIX DE Toyota pour
Valenciennes
Une vidéo Les délocalisations :
menace ou opportunité ? - HEC
Lausanne

Un article Les déterminants de la
transnationalisation

Un QCM sur les stratégies
internationales des FTN

Une vidéo de Seko écoL’internationalisation de la
production 2

Mondialisation et commerce
international » , N° 325 (PDF) La ...
La nouvelle division
internationale du travail - SES ENS de Lyon

QCM sur les stratégies
des FTN
Epreuve
composée Implantations des FMN
(2012-2013).pdf
Dissertation transnationales
mondialisation
2012).pdf

Firmes
et
(2011-

Dissertation - Stratégie
des Etats et compétitivité
(2011-2012).pdf
Un sujet corrigé : les
effets
de
la
multinationalisation sur
l’emploi des pays riches

E.M Mouhoud, La France et
ses multinationales - Stratégie gl
obale et intérêt : une vidéo Xerfi
Canal

Un autre article sur les
déterminants de la
transnationalisation

les nouvelles logiques de
décomposition internationale ... -

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