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Droit des citoyens de l’Union et des membres de leur

famille de circuler et de séjourner librement sur le


territoire des États membres

Comment tirer le meilleur profit de la directive 2004/38/CE

Chapitre
La citoyenneté de l’Union
premier
Citoyenneté de Les citoyens de l’Union sont au cœur même du projet européen et la
l’Union citoyenneté de l’Union leur garantit un certain nombre de droits
importants, y compris le droit de vote et de se porter candidat aux
élections municipales et du Parlement européen dans leur État
membre de résidence.
La citoyenneté de l’Union ne remplace pas la citoyenneté nationale;
elle la complète simplement.

La citoyenneté de l’Union confère également à tous les citoyens de


l’Union le droit personnel de circuler et de séjourner librement
sur l'ensemble du territoire de l’Union.
Pour le particulier, ce droit est l’un des avantages les plus visibles de
l’unification de l’Europe. Aujourd’hui, près de sept millions de
citoyens de l’Union en bénéficient déjà et vivent dans un autre État
membre que leur pays d’origine.
Ils sont bien plus nombreux encore à voyager régulièrement dans
d’autres États membres! Les hommes d’affaires et les touristes
apprécient les contrôles rapides, voire l'absence de contrôle aux
frontières intérieures.
La citoyenneté de l’Union offre donc bel et bien des avantages et des
droits concrets à tous les citoyens européens!
Droit Pour le présent guide, la référence juridique est la directive
communautaire 2004/38/CE1 (ci-après: «la directive»). Elle est entrée en vigueur le
applicable 30 avril 2006 et remplace un ensemble disparate de neuf directives
et un règlement adoptés entre 1964 et 1993. La directive codifie et
révise les instruments communautaires existants dans le but de les
simplifier et de renforcer le droit de circuler et de séjourner librement
accordé à tous les citoyens de l’Union et aux membres de leur
famille. Elle étend, sous certaines conditions, le droit au
regroupement familial des citoyens européens à leur partenaire et
confère aux membres de leur famille des droits autonomes en cas de
décès ou de départ du citoyen européen, ou en cas de dissolution du
mariage ou de rupture du partenariat enregistré.

La directive instaure également un nouveau droit pour les citoyens


européens: celui du séjour permanent. Ce droit est clairement
l'expression d'une citoyenneté européenne.

Enfin, la directive restreint les possibilités qu'ont les États membres


de mettre un terme au droit de séjour des citoyens pour des raisons
d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique.

Comme toutes les directives, elle doit être transposée en droit


national. Tous les États membres disposent donc d'un instrument
juridique conforme aux dispositions de la directive.

Guide pratique Le présent guide a pour objectif de vous aider à mieux comprendre
vos droits quand vous vous déplacez au sein de l’Union européenne.
Il se veut pratique et détaillé.

Qui peut bénéficier du droit de circuler et de


Chapitre 2
séjourner librement dans l’Union?
Qui peut Qui peut bénéficier du droit de circuler et de séjourner librement
bénéficier de la dans l’Union? Ce droit est-il strictement réservé aux seuls citoyens
libre circulation? de l’UE, ou pouvez-vous y emmener votre conjoint russe? Et qu’en
est-il de votre grand-père brésilien, car il est gravement malade et
vous devez vous en occuper personnellement?

Les citoyens de La directive a un champ d'application personnel très vaste. En


l’Union et les effet, elle englobe non seulement les citoyens de l’Union mais
membres de leur aussi les membres de leur famille.
famille!
Quelle que soit leur nationalité, les membres de votre famille ont le
droit de vous accompagner ou de vous rejoindre dans un État
membre autre que celui dont vous avez la nationalité. Ce droit existe

1
Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au
droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner
librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et
abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE,
75/34/CEE, 75/35/CEE, 90/364/CEE, 90/365/CEE et 93/96/CEE.
indépendamment du fait qu’ils aient résidé antérieurement dans un
autre État membre.

Qui est citoyen de Est citoyen de l’Union toute personne ayant la nationalité d’un État
l’Union ? membre. Si vous avez une nationalité double ou multiple, vous êtes
également citoyen de l’Union pour autant que vous soyez
ressortissant d’au moins un État membre.

Qui est membre Sont membres de la famille au regard de la directive:


de votre famille?

époux/épouse • votre conjoint;

partenaire • votre partenaire avec lequel vous avez conclu un partenariat


enregistré enregistré en vertu de la législation d’un État membre. Attention: le
partenaire enregistré peut seulement vous accompagner ou vous
rejoindre dans les État membres qui considèrent le partenariat
enregistré comme équivalent au mariage;

descendants • vos descendants directs (à savoir vos enfants, vos petits-


enfants…) âgés de moins de 21 ans, ou qui sont à votre charge, et
ceux de votre conjoint ou de votre partenaire enregistré;

ascendants • vos ascendants directs à charge (à savoir vos parents, vos


grands-parents…) et ceux de votre conjoint ou de votre partenaire
enregistré.

Les membres de votre famille précités bénéficient des droits conférés


par la directive lorsqu’ils vous accompagnent ou vous rejoignent. Les
États membres ne disposent d’aucun pouvoir discrétionnaire
quant à la reconnaissance de ces droits.

Qu’en est-il des Les autres membres de votre famille, par exemple vos frères et
autres membres sœurs, oncles, tantes et autres parents verront leur droit d’entrée
de la famille? et de séjour facilité par l’État membre d’accueil s’ils sont à votre
charge, s'ils font partie de votre ménage ou s'il s'agit de personnes
dont vous devez vous occuper impérativement et personnellement,
pour des raisons de santé graves. Cela s’applique aussi bien à vos
proches parents non dépendants qu’à vos enfants âgés de plus de 21
ans, s’ils vivent avec vous.

Quid des Votre partenaire enregistré bénéficie des mêmes droits que les autres
partenaires? membres de votre famille dans les États membres qui n’assimilent
pas le partenariat enregistré au mariage. Le même principe
s’applique également au partenaire avec lequel vous avez une
relation durable, dûment attestée. La notion de partenariat couvre
donc tant les couples hétérosexuels ou homosexuels que les
partenariats de facto, par exemple la cohabitation.
Le droit de séjour Cette catégorie de membres de la famille et de partenaires ne
pour cette bénéficie pas d’un droit communautaire «automatique» les
catégorie de autorisant à vous accompagner ou à vous rejoindre. En effet,
personnes leurs droits dépendent du pouvoir discrétionnaire des États
membres.

Toutefois, l'exercice du droit d'entrée et de séjour dans l'UE de ces


personnes doit être facilité. L’État membre doit reconnaître leur
statut de membre de facto de votre famille et par conséquent les
traiter sur un pied d’égalité avec les autres membres de votre famille.

À cet effet, l’État membre devra procéder à un examen minutieux des


circonstances personnelles. Tout refus d’entrée ou de séjour visant
ces membres de votre famille doit être motivé, notifié par écrit, et il
est susceptible de recours.

Où pouvez-vous exercer votre droit de circuler


Chapitre 3
et de séjourner librement?
Vous pouvez Vous bénéficiez du droit de circuler et de séjourner librement sur le
bénéficier de ces territoire de tous les États membres de l’Union européenne. Ces
droits dans l’UE… territoires incluent également les Açores, Madère (Portugal), les Îles
Åland (Finlande), les Îles Canaries, Ceuta et Melilla (Espagne), ainsi
que les départements français d’outre-mer. Il en va de même pour
Gibraltar. Ces droits ne s’appliquent cependant pas aux îles Anglo-
normandes, à l’Île de Man, aux Îles Féroé (Danemark) et aux autres
pays et territoires d’outre-mer.

en Islande, au Des droits similaires de libre circulation et de séjour seront accordés


Lichtenstein et en aux ressortissants de l’Islande, du Lichtenstein et de la Norvège,
Norvège… parce que ces pays font partie de l’Espace économique européen
(EEE), dès que la directive sera intégrée dans l’Accord sur l’Espace
économique européen. Aujourd’hui, vous pouvez circuler et
séjourner librement dans ces trois pays, mais les nouveaux droits
créés par la directive, par exemple le droit de séjour permanent, ne
s’y appliquent pas encore.

et en Suisse! La directive n’est pas applicable en Suisse. Vous bénéficiez


cependant du droit de libre circulation et de séjour dans ce pays sur
la base de l'accord bilatéral de 1999 entre la Suisse et l’UE sur la
libre circulation des personnes et du protocole de 2004. Ces droits
sont toutefois plus limités que ceux prévus par la directive.
Chapitre 4 Traverser les frontières
Avant de Vous êtes sur le point de franchir la frontière et d'entrer dans un
traverser une autre État membre: quelles formalités devez-vous accomplir avant
frontière votre départ?

Vous n’avez Il suffit d’être en possession d’une carte d’identité ou d’un


besoin que de passeport en cours de validité pour pouvoir traverser les
votre carte frontières intérieures. À cette fin, la directive prévoit que les États
d’identité membres, agissant conformément à leur législation, délivrent à leurs
nationale ou de citoyens - ou renouvellent - une carte d’identité ou un passeport
votre passeport indiquant leur nationalité. Vous n’avez pas besoin d’une carte
d’identité munie d’une zone de lecture optique ni d’un passeport
dont la durée de validité est d’au moins trois mois: si le document de
voyage est en règle, il n’y a pas de problème. Les États membres ne
peuvent pas davantage vous obliger de présenter uniquement soit
un passeport soit une carte d’identité. Il vous appartient de choisir
votre document de voyage et ce droit ne peut être restreint. Vous
n’avez pas besoin d’un visa d’entrée.

Vous avez perdu Si par hasard vous voulez franchir une frontière intérieure et que
ou oublié votre vous vous apercevez avoir perdu ou oublié votre carte d’identité ou
passeport ou votre votre passeport, les agents chargés des contrôles aux frontières ne
carte d’identité peuvent vous refouler sans vous avoir accordé tous les moyens
raisonnables afin de vous permettre d’obtenir les documents requis
ou de vous les procurer. Vous pouvez également prouver par tout
autre moyen votre qualité de bénéficiaire du droit de circuler et de
séjourner librement en établissant votre identité et votre nationalité.

Règles pour les Les mêmes règles s'appliquent aux membres de votre famille qui
membres de la sont eux-mêmes citoyens de l’Union.
famille
Quant aux membres de votre famille qui ne sont pas
ressortissants d’un État membre (dénommés membres de la
famille ressortissants de pays tiers), ils peuvent entrer dans l’État
membre d’accueil s’ils sont munis d’un passeport en cours de
validité. S’ils viennent de certains pays soumis à l’obligation de visa,
un visa d’entrée peut leur être exigé. Les pays dont les
ressortissants sont soumis à l’obligation de visa sont énumérés dans
le règlement (CE) n° 539/2001, ou dans la législation nationale dans
le cas du Royaume-Uni et de l’Irlande.

Visa d’entrée? Les États membres accorderont aux membres de la famille qui
n’ont pas la nationalité d’un État membre toutes facilités pour
obtenir les visas nécessaires. Ces visas sont délivrés sans frais
dans les meilleurs délais et dans le cadre d’une procédure accélérée.
Les États membres ne peuvent pas exiger de visa de regroupement
familial ou de séjour pour les membres de votre famille, mais
uniquement un visa d’entrée.
Documents Le droit d’entrée des membres de votre famille, ressortissants d’un
susceptibles d'être pays tiers, est lié à leurs liens familiaux avec vous, en votre qualité
exigés lors de la de citoyen de l’Union. Le personnel consulaire des États membres
demande de visa peut seulement exiger un passeport en règle et un document
établissant leurs liens familiaux avec vous, par exemple un
certificat de mariage ou de naissance et, le cas échéant, une preuve
qu’'ils sont à votre charge. Ils ne peuvent être contraints à produire
des documents tels qu'un titre de transport, une attestation
d’emploi, une fiche de paie, un relevé de compte bancaire, une
attestation d'accueil, une preuve de moyens de subsistance ou un
certificat médical.

Un passeport S’ils ne sont pas en possession d’un passeport en cours de validité


muni d’un visa? ou, le cas échéant, d’un visa d’entrée, les membres de votre famille
ne peuvent pas être automatiquement refoulés aux frontières s'ils
peuvent prouver par tout autre moyen leur qualité de bénéficiaire du
droit de circuler et de séjourner librement en établissant leur
identité et leurs liens familiaux avec vous.

Carte de séjour = La possession d’une carte de séjour en règle, délivrée par n’importe
pas de visa quel État membre, exempte les membres de votre famille de
l’obligation de visa dans tous les États membres.

L’acquis de Schengen
Un traitement Les règles décrites ci-dessus relatives au franchissement des
plus favorable frontières ne font pas obstacle au traitement plus favorable prévu
pour les citoyens par les règles de Schengen, qui ont supprimé les contrôles aux
de l’Union frontières intérieures communes de l’Union.

La suppression des contrôles aux frontières signifie qu’il n’est plus


nécessaire de montrer votre passeport ou votre carte d’identité
quand vous traversez une frontière entre des États membres faisant
partie de l’espace Schengen. Vous devez cependant toujours être en
possession de votre passeport ou de votre carte d’identité, étant
donné que votre droit d’entrée et de séjour est subordonné à la
production de ces documents.
… et les membres Les mêmes règles s'appliquent aux membres de votre famille qui
de leur famille sont eux-mêmes citoyens de l’Union.

Quant aux membres de votre famille qui ne sont pas ressortissants


d’un État membre, ils devraient également pouvoir entrer dans
l’espace Schengen, éventuellement munis d’un visa s’il est requis (cf.
supra), et ensuite s’y déplacer librement, étant donné que les
contrôles aux frontières sont supprimés aux frontières intérieures.

L’espace Aujourd’hui, l’espace Schengen couvre treize États membres de


Schengen l’Union: l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne,
la Finlande, la France, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas,
le Portugal, la Suède, ainsi que l’Islande et la Norvège.

Les douze nouveaux États membres de l’UE (la Bulgarie, Chypre,


l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la
République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie) ne sont
pas encore membres à part entière de l’espace Schengen. Les
contrôles aux frontières les séparant de cet espace sont maintenus
aussi longtemps que le Conseil européen n’aura pas décidé que les
conditions pour l’abolition des contrôles à ces frontières intérieures
sont réunies.

Le Royaume-Uni et l’Irlande ont choisi de rester en dehors de


l’espace Schengen, parce qu'ils ont préféré maintenir les contrôles
aux frontières avec les autres États membres.

Chapitre 5 Le droit de séjour jusqu’à trois mois

Vous avez franchi la frontière! Et maintenant?

Droit de séjour Tout citoyen de l’Union a le droit de séjourner sur le territoire d’un
jusqu’à trois mois autre État membre d’accueil pour une période allant jusqu’à trois
mois, sans autres conditions ou formalités que l’exigence d’être
en possession d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours
de validité. Peu importe si vous êtes venu travailler, ou étudier, ou
seulement comme touriste. Une carte d’identité ou un passeport en
règle suffit!

Les membres de votre famille qui n’ont pas la nationalité d’un


État membre et qui vous accompagnent ou vous rejoignent peuvent
séjourner avec vous, pour une période allant jusqu’à trois mois,
simplement sur la base de leur passeport.

Régime spécial La Cour de justice des Communautés européennes l’a confirmé: les
pour les citoyens de l’Union bénéficient d’un droit de séjour sans être soumis
demandeurs à aucune condition ni à aucune formalité pour une période allant
d’emploi jusqu’à six mois et même davantage s’ils sont en mesure de faire la
preuve qu’ils continuent à chercher un emploi dans l’État membre
d’accueil et qu’ils ont des chances réelles d’être engagés.

Signaler sa présence
Signaler sa Sans préjudice du droit de séjour, l’État membre d’accueil peut vous
présence imposer, ainsi qu’aux membres de votre famille, de signaler votre
présence sur son territoire dans un délai raisonnable après votre
arrivée. Cela permet aux autorités publiques d'avoir une
connaissance détaillée des mouvements de population sur leur
territoire.
Les États membres sont cependant libres de ne pas exiger le
signalement de votre présence.

Que se passe-t-il si Si vous-même ou les membres de votre famille manquez à


vous ne signalez l’obligation de signaler votre présence, vous êtes passible de
pas votre sanctions non discriminatoires et proportionnées, mais en tout cas
présence? vous ne pouvez pas être éloigné du territoire simplement pour avoir
enfreint cette règle.

Le droit de séjour de plus de trois mois et


Chapitre 6
jusqu’à cinq ans
Conditions En vertu de la directive, votre droit de séjourner sur le territoire
différentes selon d’un autre État membre pour une durée de plus de trois mois
les différentes est soumis à certaines conditions. Comme précisé au chapitre 7,
catégories de vous acquérez un droit de séjour permanent après avoir séjourné
citoyens de légalement pendant une période ininterrompue de cinq ans sur le
l’Union territoire de l’État membre d’accueil. La directive distingue
cependant certaines catégories de citoyens de l’Union, en
fonction de la qualité au titre de laquelle ils y séjournent.

Salariés, La directive confère aux travailleurs salariés ou non salariés un


indépendants, droit de séjour sans autre condition que celle d’être un
prestataires de travailleur salarié ou non salarié (indépendant). Le même droit
services s’applique aux prestataires de services.

Pour plus de détails sur les dispositions transitoires régissant la


libre circulation des travailleurs, veuillez vous reporter au chapitre
10 ci-après.

Conserver son Les citoyens de l’Union conservent la qualité de travailleur salarié


statut de ou de non salarié dans certaines conditions, s’ils sont frappés par
travailleur salarié une incapacité de travail résultant d’une maladie ou d’un accident,
ou non salarié s’ils se trouvent en chômage involontaire dûment constaté ou s’ils
entreprennent une formation professionnelle.

Étudiants… Les étudiants doivent être inscrits dans un établissement scolaire


agréé ou financé par l’État membre d’accueil pour y suivre à titre
principal des études, y compris une formation professionnelle. Ils
doivent disposer d’une assurance maladie complète dans l’État
membre d’accueil et garantir à l’autorité nationale compétente, par
le biais d’une déclaration ou par tout autre moyen de leur choix,
qu’ils disposent de ressources suffisantes pour eux-mêmes et pour
les membres de leur famille afin d’éviter de devenir une charge pour
le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil au cours
de leur période de séjour.
… et autres Les autres personnes économiquement inactives doivent
personnes également disposer de ressources suffisantes pour eux-mêmes et
économiquement pour les membres de leur famille afin de ne pas devenir une charge
inactives pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil au
cours de leur séjour (mais pour eux une simple déclaration ne suffit
pas). Elles doivent en outre disposer d’une assurance maladie
complète.

Les droits des Les membres de votre famille visés au chapitre 2, quelle que soit leur
membres de la nationalité, bénéficient également du droit de séjourner avec vous,
famille pour autant que vous satisfassiez aux conditions énoncées ci-
dessus.

Exception pour La seule exception vise les membres des familles des étudiants,
les étudiants parce que seuls leur conjoint, leur partenaire enregistré et leurs
descendants bénéficient d’un droit de séjour «automatique». Les
autres membres de leur famille, par exemple leurs parents, peuvent
seulement bénéficier d'un droit d'entrée facilitée.

Formalités administratives
Enregistrement L’État membre d’accueil peut vous imposer de vous faire enregistrer
obligatoire pour auprès des autorités compétentes pour les séjours d’une durée
les citoyens de supérieure à trois mois. Rappel: les États membres peuvent ne pas
l’Union exiger l'enregistrement des citoyens de l’Union. En quoi consiste
cette formalité?

Uniquement pour Il se peut que vous deviez vous enregistrer, généralement pour
des séjours d’une permettre aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil de
durée supérieure vérifier que vous satisfaites aux conditions régissant le droit de
à trois mois séjour, mais uniquement pour des séjours d’une durée supérieure
à trois mois.

Attestation Le délai imparti pour l’enregistrement est fixé par chaque État
d’enregistrement et membre, mais il ne peut pas être inférieur à trois mois à compter de
délai imparti la date d’arrivée. Sur présentation des documents requis, les
autorités nationales compétentes vous délivreront immédiatement
une attestation d’enregistrement précisant votre nom et adresse,
ainsi que la date de l’enregistrement.

Les cartes de La directive supprime les cartes de séjour pour les citoyens de
séjour sont l’Union. L’attestation d’enregistrement qui les remplace sera délivrée
supprimées selon une procédure nettement plus rapide et reflétera mieux le fait
que le droit de séjour est conféré aux citoyens de l’Union directement
par le Traité et non par les États membres.

Documents à Les documents que vous devrez éventuellement présenter


présenter concordent avec les conditions susmentionnées.
• carte Les États membres peuvent exiger la présentation d’une carte
d’identité ou d’identité ou d’un passeport en cours de validité.
passeport
En fonction des différentes qualités au titre desquelles vous êtes
amené à exercer votre droit de circuler et de séjourner librement sur
le territoire de l’Union, vous devez également pouvoir apporter la
preuve que vous satisfaites aux conditions qui régissent le droit de
séjour de chacune des catégories de personnes suivantes.

• travailleurs Les travailleurs salariés doivent présenter une promesse


salariés d’embauche délivrée par l’employeur ou une attestation
d’emploi.

• travailleurs Les travailleurs non salariés doivent présenter une preuve


non salariés attestant d'une activité non salariée.

• étudiants Les étudiants doivent apporter la preuve qu’ils sont inscrits dans
un établissement agréé et qu’ils disposent d’une assurance maladie
complète. Ils doivent produire une déclaration ou prouver par tout
autre moyen équivalent de leur choix qu’ils disposent de
ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le
système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil.

• autres Toutes les autres personnes, dites économiquement inactives,


personnes devront fournir la preuve qu’elles disposent d’une assurance
maladie complète et de ressources suffisantes pour ne pas devenir
une charge pour le système d’assistance sociale de l’État membre
d’accueil.

Qu’entend-on par Aucun montant n’a été fixé en ce qui concerne les ressources
ressources «suffisantes» que les États membres peuvent exiger. Dans tous les
suffisantes? cas, ce montant n’est pas supérieur au niveau en dessous duquel les
ressortissants de l’État d’accueil peuvent bénéficier d’une assistance
sociale ni supérieur à la pension minimale de sécurité sociale versée
par l’État membre d’accueil.

Et les membres de Lé régime légal pour les membres de votre famille diffère en
la famille? fonction du fait qu’ils soient ou non citoyens de l’Union.

Ils sont eux- S’ils sont eux-mêmes citoyens de l’Union, l’État membre d’accueil
mêmes citoyens leur délivrera une attestation d’enregistrement sur présentation
de l’Union d’une carte d’identité or d’un passeport en cours de validité, de votre
propre attestation d’enregistrement ou, en l’absence d’un système
d’enregistrement, des pièces justificatives attestant votre séjour dans
l’État membre d’accueil, d’un document apportant la preuve de
l’existence d’un lien de parenté familial ou d’un partenariat
enregistré avec vous et, le cas échéant, de preuves documentaires
établissant que ces membres de votre famille sont à votre charge.
S'agissant de membres de la famille dont l'exercice du droit d’entrée
et de séjour peut être facilité, ils devront présenter un document
délivré par l’autorité compétente du pays d’origine ou de provenance
attestant qu’ils sont à votre charge ou font partie de votre ménage,
ou une preuve de l’existence de raisons de santé graves ou une
preuve de l’existence d’une relation durable avec vous.

Ils ne sont pas S’ils ne sont pas eux-mêmes citoyens de l’Union, l’État membre
citoyens de d’accueil leur délivrera une carte de séjour indiquant clairement
l’Union qu’ils sont membres de la famille d’un citoyen de l’Union, sur
présentation d’un passeport en cours de validité, de votre attestation
d’enregistrement ou, en l’absence d’un système d’enregistrement,
d’une autre preuve de votre séjour dans l’État membre d’accueil,
d’un document attestant l’existence d’un lien de parenté ou d’un
partenariat enregistré avec vous et, le cas échéant, de preuves
documentaires établissant que ces membres de votre famille sont à
votre charge.

S'agissant de membres de la famille dont l'exercice du droit d’entrée


et de séjour peut être facilité, ils devront présenter un document
délivré par l’autorité compétente du pays d’origine ou de provenance
attestant qu’ils sont à votre charge ou font partie de votre ménage,
ou une preuve de l’existence de raisons de santé graves ou une
preuve de l’existence d’une relation durable avec vous.

Obligation de Les membres de votre famille qui ne sont pas eux-mêmes des
demander une citoyens européens sont tenus de demander une carte de séjour
carte de séjour lorsque la durée du séjour envisagé est supérieure à trois mois. Le
délai imparti pour introduire la demande de carte de séjour ne peut
pas être inférieur à trois mois à compter de la date d’arrivée.

Carte de séjour La carte de séjour est délivrée au plus tard dans les six mois à
pour ces membres compter du dépôt de la demande. Elle a une durée de validité de
de la famille cinq ans à dater de sa délivrance ou une durée correspondant à la
durée du séjour envisagé si celle-ci est inférieure à cinq ans. Une
attestation du dépôt de la demande de carte de séjour est
délivrée immédiatement.

Frais non Tout document tel que l’attestation d’enregistrement ou la carte de


discriminatoires séjour est délivré gratuitement ou contre versement d’un droit ne
dépassant pas celui exigé des ressortissants pour la délivrance de
documents similaires.

Il s’agit d’un droit Le droit de séjourner dans un autre État membre est un droit
personnel qui ne fondamental et personnel qui vous est conféré directement par le
dépend pas d’une traité instituant la Communauté européenne.
décision des États
membres! Par conséquent, ce droit ne dépend pas de l’accomplissement de
procédures administratives. Cela signifie en fait que dès que les
conditions sont réunies, vous bénéficiez d’un droit de séjour
personnel, et celui-ci ne vous est pas conféré par une décision de
l’État membre d’accueil. Les documents qui vous sont
éventuellement délivrés par l’État membre d’accueil, ainsi qu’aux
membres de votre famille, attestent seulement que vous bénéficiez
de ce droit. Par conséquent, si vous omettez de signaler votre
présence ou si la carte de séjour des membres de votre famille est
périmée, vous conservez le droit de séjour pour autant que les
conditions soient encore réunies et il ne peut être mis fin à votre
séjour pour cette seule raison administrative, mais vous pouvez être
passible de sanctions non discriminatoires et proportionnées pour
inobservation de la réglementation nationale.

Sanctions
Que se passe-t-il si Le non-respect, par vous ou par les membres de votre famille, de
vous n’avez pas l’obligation d’enregistrement ou de demander la carte de séjour
demandé un peut être passible de sanctions non discriminatoires et
document requis? proportionnées. Dans tous les cas, ce manquement ne constitue pas
un motif suffisant permettant à l’État membre d’accueil de prendre
des mesures d’éloignement.

Êtes-vous obligé Les États membres peuvent imposer aux ressortissants


d’être toujours en étrangers d’être toujours en possession de l’attestation
possession de ces d’enregistrement ou de la carte de séjour et effectuer des
documents? contrôles, à condition d’imposer la même obligation à leurs propres
ressortissants en ce qui concerne la carte d’identité.

Quelles sont les En cas de non-respect de cette obligation, les États membres
sanctions peuvent infliger les mêmes sanctions administratives que celles
éventuelles? qu’ils appliquent à leurs propres ressortissants lorsqu’ils omettent
d’emporter leur carte d’identité.

Maintien du droit de séjour


Comment Vous, et les membres de votre famille, continuez à bénéficier du
maintenir son droit de séjour tant que vous répondez aux conditions régissant
droit de séjour? ce droit. Par conséquent, vous pouvez perdre ce droit si vous ne
travaillez plus, ou n’avez plus le statut de travailleur, ou si vous êtes
arrivé au terme de vos études et que vous ne disposez pas de
ressources suffisantes pour couvrir vos besoins ou vos frais de
séjour.

Devenir une Si votre droit de séjour est subordonné à la possession de


charge pour ressources suffisantes pour éviter que vous ne deveniez une charge
l’assistance pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil au
sociale peut cours de votre séjour (c'est-à-dire pendant que vous y étudiez ou que
compromettre vous y êtes une personne économiquement inactive), il peut être mis
votre droit de fin à ce droit si vous devenez une charge déraisonnable pour le
séjour système d’assistance sociale.
Cela ne signifie pas que vous ne puissiez pas avoir recours aux
prestations d’assistance sociale dans l’État membre d’accueil si
vous êtes dans le besoin. Toutefois, dans ce cas, l’État membre
d’accueil peut examiner s’il s’agit seulement de difficultés d’ordre
temporaire et, après avoir tenu compte de la durée du séjour, de
votre situation personnelle et du montant de l’aide accordée, décider
que vous constituez une charge déraisonnable pour son système
d’assurance sociale ou ses finances publiques et procéder à votre
éloignement. En aucun cas une mesure d’éloignement ne peut être
la conséquence automatique d’une demande d’assistance sociale.

Conséquences de Si une décision d’éloignement a été prise à votre encontre pour ces
l’éloignement motifs, l’État membre d’accueil ne peut pas l’assortir d’une
interdiction d’entrée sur le territoire et vous pourrez revenir à tout
moment dans cet État membre et y bénéficier du droit de séjour, dès
que les conditions décrites ci-dessus seront à nouveau réunies.

Les personnes Comme souligné ci-dessus, cette restriction ne s’applique pas aux
économiquement catégories de personnes pour lesquelles le droit de séjour n’est pas
actives sont subordonné à l’exigence de ressources suffisantes. C’est le cas des
exemptées travailleurs salariés ou non salariés (indépendants).

Maintien du droit de séjour des membres de


la famille
Maintien du droit En vue de renforcer la protection de la vie familiale et au vu de
de séjour des l’importance que le droit communautaire attache aux droits
membres de la fondamentaux, la directive prévoit, sous certaines conditions, le
famille maintien du droit de séjour des membres de la famille en cas de
décès ou départ du citoyen de l'Union, ou en cas de cessation
des liens de parenté avec lui (divorce, annulation du mariage ou
rupture d’un partenariat enregistré).

Leur droit découle Tout comme le droit des membres de votre famille de vous
du vôtre accompagner ou de vous rejoindre dans l’État membre d’accueil
découle de votre propre droit de circuler et de séjourner librement, et
en dépend, votre décès, votre départ ou la fin de vos liens familiaux
avec eux a une incidence sur leur situation juridique dans l’État
membre d’accueil.

Ils peuvent La directive prévoit que les membres de votre famille peuvent
acquérir un droit continuer à bénéficier d’un droit de séjour, cette fois autonome, dans
de séjour certaines situations. Ils conservent alors leur droit de séjour
autonome exclusivement à titre personnel.

Ici encore, la situation des membres de votre famille différera en


fonction du fait qu’ils soient ou non citoyens de l’Union.
Ils sont eux- S’ils sont eux-mêmes citoyens de l’Union, leur droit de séjour
mêmes citoyens n’est pas affecté s’ils en remplissent personnellement les conditions
de l’Union d'octroi (essentiellement s’ils sont travailleurs salariés ou non
salariés, ou encore étudiants, ou des personnes inactives disposant
cependant d’une assurance maladie complète et de ressources
suffisantes), ou s’ils sont membres de la famille d’un citoyen de
l’Union qui remplit ces conditions (par exemple les membres de la
famille qui sont à charge).

Ils ne sont pas S’ils ne sont pas eux-mêmes citoyens de l’Union, leur droit de
eux-mêmes séjour n’est pas affecté s’ils en remplissent personnellement les
citoyens de conditions d'octroi ou s’ils sont membres de la famille d’une
l’Union personne qui remplit ces conditions. En outre, ils doivent satisfaire
aux conditions ci-après.

Décès ou départ Votre décès n’entraîne pas la perte du droit de séjour des membres
du citoyen de de votre famille qui n’ont pas la nationalité d’un État membre, pour
l’Union autant qu’ils aient résidé dans l’État membre d’accueil en tant que
membres de votre famille pendant au moins un an avant votre
décès. Si vous partez, leur droit de séjour n’est pas maintenu.

Enfants scolarisés Dans tous les cas, votre départ ou votre décès n’affecte pas le droit
et leur parent de séjour de vos enfants ou du parent survivant qui exerce
survivant effectivement la garde des enfants, quelle que soit leur nationalité,
pour autant que les enfants soient inscrits dans un établissement
scolaire pour y suivre un enseignement, et ce jusqu’à la fin de leurs
études.

Divorce ou Les membres de votre famille qui ont la nationalité d’un État tiers
rupture d’un peuvent acquérir un droit de séjour autonome si le mariage ou le
partenariat partenariat enregistré a duré au moins trois ans avant le début de la
enregistré procédure judiciaire de divorce ou la rupture du partenariat
enregistré, dont un an au moins dans l’État membre d’accueil.

Garde des enfants Les membres de votre famille qui ont la nationalité d’un État tiers
d’un citoyen de peuvent également acquérir un droit de séjour autonome si, par
l’Union et droit de suite d'un accord entre les époux ou entre les partenaires, ou d'une
visite décision de justice, ils ont la garde de vos enfants ou un droit de
visite à vos enfants mineurs, à condition que le juge ait estimé que
les visites devaient avoir lieu dans l’État membre d’accueil.

En ce qui concerne le droit de visite à un enfant mineur, le droit de


séjour est maintenu aussi longtemps que les visites sont jugées
nécessaires.
Victimes de Les membres de la famille acquièrent également un droit de séjour
violence autonome lorsque des situations particulièrement difficiles l’exigent,
domestique par exemple le fait d’avoir été victime de violence domestique lorsque
le mariage ou le partenariat enregistré subsistait encore.

Chapitre 7 Droit de séjour permanent


Droit de séjour La directive prévoit pour la première fois un droit de séjour
permanent permanent pour les citoyens de l’Union et les membres de leur
famille.

Comment un Il suffit d’avoir séjourné légalement pendant une période


citoyen de l’Union ininterrompue de cinq ans sur le territoire de l’État membre
peut-il acquérir ce d’accueil pour acquérir le droit de séjour permanent sur son
droit? territoire! Une fois de plus, ce droit vous est conféré directement
par la législation communautaire.

Absences La continuité du séjour n’est pas affectée par des absences


acceptables temporaires ne dépassant pas au total six mois par an, ni par des
absences plus longues pour l’accomplissement d’obligations
militaires ou par une absence ininterrompue de douze mois au
maximum pour des raisons importantes, telles qu’une grossesse et
un accouchement, une maladie grave, des études ou une formation
professionnelle, ou le détachement pour raisons professionnelles
dans un autre État membre ou un pays tiers.

Comment les Les membres de votre famille qui ont séjourné légalement pendant
membres de la une période ininterrompue de cinq ans avec vous dans l’État
famille membre d’accueil acquièrent également un droit de séjour
l’acquièrent-ils? permanent. Les membres de votre famille qui ont acquis un droit de
séjour autonome dans l’État membre d’accueil à la suite de votre
décès, de votre départ ou de la rupture des liens familiaux avec
vous, peuvent également acquérir un droit de séjour permanent
personnel dans les mêmes conditions.

Ce droit est Une fois acquis, ce droit de séjour permanent n’est plus soumis
inconditionnel aux conditions énumérées au chapitre 6.

Acquisition du La directive offre un traitement plus favorable à certaines


droit avant le catégories de citoyens de l’Union et aux membres de leur famille. Si
délai de cinq ans vous êtes un travailleur salarié ou non salarié (un indépendant) vous
pour les pouvez acquérir, sous certaines conditions, le droit de séjour
travailleurs permanent avant l’écoulement d’une période ininterrompue de cinq
salariés et non ans de séjour, dans les cas suivants.
salariés
Atteindre l’âge Si vous cessez votre activité parce que vous avez atteint l’âge prévu
prévu pour le pour faire valoir vos droits à une pension de vieillesse ou à la suite
droit à une d’une mise à la retraite anticipée, lorsque vous avez exercé votre
pension de activité dans l’État membre d’accueil pendant les douze derniers
vieillesse ou mois au moins, et que vous y résidez sans interruption depuis plus
retraite anticipée de trois ans.
Lorsque la législation de l’État membre d’accueil ne reconnaît pas le
droit à une pension de vieillesse à certaines catégories de
travailleurs non salariés, la condition d’âge est considérée comme
remplie lorsque le bénéficiaire a atteint l’âge de 60 ans.

Incapacité Si vous avez cessé d’exercer votre activité dans l’État membre
permanente de d’accueil à la suite d’une incapacité permanente de travail, et pour
travail autant que vous y ayez séjourné d’une façon continue depuis plus
de deux ans. Si cette incapacité résulte d’un accident du travail ou
d’une maladie professionnelle, aucune condition de durée de séjour
n’est requise.

Travailleurs Si après trois ans d’activité et de séjour continus sur le territoire de


frontaliers l’État membre d’accueil, vous exercez une activité salariée ou non
salariée sur le territoire d’un autre État membre, tout en gardant
votre résidence sur le territoire de l’État membre d’accueil, dans
lequel vous retournez, en principe, chaque jour ou au moins une fois
par semaine, dans ce cas, aux fins de l’acquisition du droit de
séjour permanent dans l’État membre d’accueil, parce que vous avez
atteint l’âge prévu pour faire valoir vos droits à une pension de
vieillesse ou à la suite d’une mise à la retraite anticipée, ou en raison
d’une incapacité permanente de travail, les périodes d’activité
accomplies sur le territoire de l’État membre où vous travaillez sont
considérées comme accomplies sur le territoire de l’État membre
d’accueil.

Membres de la Dans tous les cas susmentionnés, les membres de votre famille qui
famille résident avec vous sur le territoire de l’État membre d’accueil
acquièrent eux aussi le droit de séjour permanent en même temps
que vous.
En cas de décès avant d’avoir acquis le droit de séjour permanent,
les membres de votre famille qui résidaient avec vous peuvent
acquérir un droit de séjour permanent personnel si, à la date de
votre décès, vous aviez séjourné de façon continue sur le territoire de
l’État membre d’accueil pendant deux ans, ou si votre décès est dû à
un accident du travail ou à une maladie professionnelle et même si
le conjoint survivant a perdu la nationalité de cet État membre à la
suite de son mariage avec vous.

Pouvez-vous Vous pouvez uniquement perdre le droit de séjour permanent si


perdre le droit de vous êtes absent de l’État membre d’accueil pendant une durée
séjour supérieure à deux ans consécutifs.
permanent?
Formalités administratives
Quel document En tant que citoyen de l’Union, votre droit de séjour permanent est
recevrez-vous? confirmé par un document attestant de la permanence du séjour
qui doit être délivré dès que possible après le dépôt de la
demande. Il se pourrait que vous ne soyez pas obligé d’en faire la
demande, mais cette attestation est utile pour prouver votre statut
de résident permanent.

Et que recevront Les membres de votre famille qui sont eux-mêmes citoyens de
les membres de la l’Union européenne recevront le même document.
famille ?

Carte de séjour Les membres de votre famille qui n’ont pas la nationalité d’un
permanent pour État membre doivent introduire une demande de carte de séjour
les membres de la permanent avant l’expiration de leur carte de séjour standard. Il
famille qui n’ont leur sera délivré une carte de séjour permanent dans les six mois à
pas la nationalité compter du dépôt de la demande. La carte de séjour permanent est
d’un État membre renouvelable de plein droit tous les dix ans.

Sanctions
Si les membres de votre famille manquent à l’obligation de demander
leur carte de séjour permanent, ils sont passibles de sanctions non
discriminatoires et proportionnées. En tout état de cause, le simple
non-respect de cette règle ne permet pas à l’État membre d’accueil
de prendre des mesures d’éloignement.

Chapitre 8 Égalité de traitement et autres droits


De quels autres Outre les droits susmentionnés, dont vous bénéficiez en exerçant
droits bénéficiez- votre droit de circuler et de séjourner librement, vous jouirez
vous en raison de également d'un ensemble de droits additionnels qui confèrent un
votre droit de sens et une utilité à la liberté de circulation.
séjour?

Égalité de Le plus important de ces droits est le droit à l’égalité de


traitement traitement qui constitue le corollaire du droit de circuler et de
séjourner librement. Le traité instituant la Communauté européenne
interdit toute discrimination fondée sur la nationalité dans les
domaines qu'il couvre, sans préjudice des dispositions spécifiques
qu'il contient. La directive rappelle ce droit et prévoit que chaque
citoyen de l’Union séjournant dans un État membre doit bénéficier
de l’égalité de traitement avec les ressortissants de cet État membre
dans les domaines d’application du Traité. De plus, elle étend ce
droit aux membres de la famille.
Aide à Grâce au principe de l’égalité de traitement, vous avez droit à la
l’intégration dans plupart des avantages et des prestations (y compris notamment
la société tous les avantages sociaux et fiscaux) qui sont accordés par l’État
d’accueil membre d’accueil à ses propres ressortissants.

Exemples Quelques exemples?

Frais de Si l’État membre d’accueil aide ses ressortissants retraités ou les


déplacement familles nombreuses au moyen de titres de transport
subventionnés subventionnés, vous y avez droit aussi si vous remplissez les
conditions, indépendamment du fait que vous ne soyez pas
ressortissant de cet État membre.

Droits L’éducation entre également dans le champ d’application du Traité.


d’inscription et de Par conséquent vous avez accès à l’éducation exactement aux
scolarité mêmes conditions que les ressortissants nationaux (pas de droits
d’inscription ni de frais de scolarité s’ils n’existent pas pour les
ressortissants nationaux; pas de quotas (numerus clausus) visant à
garantir aux ressortissants nationaux de l’État membre d’accueil un
accès préférentiel au système éducatif).

Aides sociales L’assistance sociale relève du Traité, parce qu’il s’agit d’un
pour les familles avantage social. C’est pourquoi vous pouvez invoquer le principe de
à faible revenu l’égalité de traitement dans l’État membre d’accueil.
L’État membre d’accueil fournit-il une assistance supplémentaire
aux familles à faible revenu pour les aider à couvrir leurs coûts
de logement? Dans l’affirmative, vous pouvez demander cette aide
et vous serez traité sur un pied de stricte égalité avec les
ressortissants nationaux de cet État membre.

Devenir une Lorsque vous séjournez dans l’État membre d’accueil en tant
charge qu'étudiant ou personne économiquement inactive, votre droit de
déraisonnable séjour est conditionnel: vous devez disposer de ressources
pour le système suffisantes pour ne pas devenir une charge pour les finances
d’assistance publiques de cet État.
sociale
En revanche, grâce à votre droit à l’égalité de traitement, vous
pouvez demander une assistance sociale si vous en avez besoin.
Toutefois, si vous devenez dépendant du système d’assistance
sociale pendant un certain temps et que l’État membre considère
que vous constituez une charge devenue déraisonnable pour les
finances publiques, il peut décider que vous ne réunissez plus les
conditions régissant votre droit de séjour et procéder à votre
éloignement (cf. «Maintien du droit de séjour», chapitre 6).
Enfin, dès que vous avez acquis le droit de séjour permanent, celui-
ci n’est plus subordonné au fait que vous disposiez de ressources
suffisantes.
Exception: l’accès Il existe cependant une dérogation explicite au principe de l’égalité
à l’assistance de traitement: les États membres peuvent décider qu’ils
sociale au cours n’accorderont pas le droit à une prestation d’assistance sociale
des trois premiers pendant les trois premiers mois de séjour, ni à vous ni aux
mois membres de votre famille (et même pendant une période plus longue
pour les personnes venues chercher un emploi), si vous n’êtes pas un
travailleur salarié, un travailleur non salarié ou une personne qui a
gardé ce statut.

Exception: aide Les États membres peuvent également décider de ne pas


d’entretien pour accorder le droit à une aide d’entretien aux études sous la forme
les étudiants de bourses d’études ou de prêts, à des personnes autres que les
travailleurs salariés, les travailleurs non salariés, les personnes qui
conservent ce statut, ou les membres de leur famille.

Toutefois, cette dérogation ne peut plus être invoquée dès que vous
avez acquis un droit de séjour permanent.

L’accès au En vertu de la directive, les membres de votre famille, quelle que


marché du travail soit leur nationalité, ont le droit d’entamer une activité lucrative
à titre de travailleur salarié ou non salarié dans l’État membre
d’accueil. Peu importe que vous y travailliez, fassiez des études ou y
résidiez seulement: les membres de votre famille peuvent démarrer
leur activité économique dans les mêmes conditions que les
ressortissants nationaux de cet État.

Autres droits des La citoyenneté de l’Union vous confère encore d’autres droits, dont
citoyens de certains sont liés à la libre circulation et d’autres pas.
l’Union

Le droit de vote et Les citoyens de l’Union ont également le droit de vote et


d’éligibilité d’éligibilité aux élections du Parlement européen ainsi qu’aux
élections municipales des États membres dont ils ne sont pas
ressortissants, mais où ils résident.

La protection Tout citoyen de l’Union bénéficie en outre, sur le territoire d’un pays
diplomatique et tiers où l’État membre dont il est ressortissant n’est pas représenté,
consulaire de la protection des autorités diplomatiques et consulaires de
tout État membre, dans les mêmes conditions que les nationaux de
cet État.

Pétition et De surcroît, tout citoyen de l’Union a le droit de pétition devant le


médiateur Parlement européen et peut s’adresser au médiateur ou écrire à
toute institution ou organe dans l’une des langues officielles de
l’Union et recevoir une réponse rédigée dans la même langue.
Limitation du droit d’entrée et du droit de
Chapitre 9 séjour pour des raisons d’ordre public, de
sécurité publique ou de santé publique
Raisons d’ordre Le traité instituant la Communauté européenne prévoit que les États
public, de membres peuvent imposer des restrictions au droit de libre
sécurité publique circulation et de séjour des citoyens de l’Union, justifiées par des
et de santé raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique.
publique
Toutes ces limitations, par exemple le refus d’entrée, le refus de
séjour ou une mesure d’éloignement, doivent être conformes aux
dispositions et aux conditions fixées par la directive.

Garanties La directive prévoit de solides garanties procédurales pour veiller


procédurales à ce que les États membres exercent correctement leurs
prérogatives à cet égard.

Caractère Les mesures d’ordre public ou de sécurité publique prises pour ces
proportionnel des raisons doivent respecter le principe de proportionnalité
mesures (l’éloignement est une intervention drastique dans la vie d’une
restrictives personne et cette mesure doit par conséquent être proportionnelle à la
gravité de la violation de l’ordre public ou de la sécurité publique) et
être fondées exclusivement sur le comportement personnel de
l’individu concerné.

Autres garanties En outre, ce comportement de la personne concernée doit


représenter une menace réelle, actuelle et suffisamment grave
pour un intérêt fondamental de la société. L’existence de
condamnations pénales antérieures ne peut à elle seule motiver la
limitation du droit de circuler et de séjourner librement. Les mesures
restrictives ne peuvent pas davantage tenir exclusivement à des
raisons de prévention générale.
Les États membres peuvent consulter vos antécédents judiciaires,
mais ils ne peuvent exiger de vous la production d’un extrait de votre
casier judiciaire ni d'un certificat de bonne vie et mœurs.

Prise en compte Avant de prendre une décision d’éloignement du territoire pour


de votre des raisons d’ordre public ou de sécurité publique, l’État membre
intégration dans d’accueil tiendra compte notamment de la durée du séjour de
la société l’intéressé sur son territoire, de son âge, de son état de santé, de sa
situation familiale et économique, de son intégration sociale et
culturelle et de l’intensité de ses liens avec son pays d’origine.

Résidents En outre, les citoyens de l’Union et les membres de leur famille qui
permanents et ont acquis un droit de séjour permanent bénéficient d’une
mineurs d’âge protection plus forte contre l’éloignement du territoire, car ils ne
pourront être éloignés que pour des raisons impérieuses d’ordre
public ou de sécurité publique.
Une décision d’éloignement prise à l’encontre de citoyens de l’Union
qui ont séjourné dans l’État membre d’accueil pendant les dix
années précédentes, ou qui sont mineurs, devra être fondée sur
des motifs graves de sécurité publique. (Dans le cas de citoyens
mineurs, l’éloignement peut également être justifié par sa nécessité
dans l’intérêt de l’enfant).

Santé publique Dans le domaine de la santé publique, les seules maladies justifiant
des mesures restreignant la liberté de circulation sont les maladies
infectieuses les plus graves. Si des indices sérieux le justifient, l’État
membre d’accueil peut vous soumettre à un examen médical gratuit,
dans les trois mois qui suivent votre arrivée.

Dans tous les cas, la survenance de maladies après un délai de trois


mois à compter de votre arrivée ne peut justifier votre éloignement
du territoire.

Garanties Les citoyens de l’Union et les membres de leurs familles bénéficient


procédurales également de garanties procédurales.

Notification par Toute décision d’éloignement du territoire ou tout refus du droit


écrit d’entrée doit être notifié par écrit à l’intéressé dans des conditions
lui permettant d’en saisir le contenu et les effets. La décision doit
inclure des motifs précis et complets sur lesquels elle se fonde et elle
doit également comporter l’indication de la juridiction ou de
l’autorité administrative devant laquelle l’intéressé peut introduire
un recours ainsi que du délai de recours.

Accès aux voies Les personnes concernées ont accès aux voies de recours
de recours juridictionnelles et, le cas échéant, administratives pour
juridictionnelles attaquer une décision - ou en demander la révision - prise à leur
encontre pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de
santé publique. Ces procédures doivent permettre un examen de la
légalité de la décision ainsi que des faits et des circonstances
justifiant la mesure envisagée.

De manière générale, lorsque le recours formé est accompagné d’une


demande en référé visant à obtenir le sursis à l’exécution de cette
décision, l’éloignement effectif du territoire ne peut pas avoir lieu
tant qu’une ordonnance de référé n’a pas été prise.

Interdiction Le citoyen de l’Union ou le membre de sa famille qui a fait l’objet


d’entrée d’une mesure d’interdiction du territoire d’un État membre peut
également être éloigné pour des rasions d’ordre public ou de
sécurité publique. Il a toutefois le droit d’introduire une demande de
levée de l’interdiction d’entrée après un délai raisonnable et, en tout
état de cause, après trois ans à compter de l’exécution de la décision
définitive d’interdiction.
Éloignement à Lorsqu’une décision d’éloignement est ordonnée à titre de peine ou
titre de de mesure accessoire à une peine de détention et est exécutée plus
conséquence de deux ans après qu’elle a été prise, l’État membre d’accueil est
légale d’une peine obligé de vérifier l’actualité et la réalité de la menace pour l’ordre
de détention public ou la sécurité publique que représente la personne concernée,
et d'évaluer si un changement matériel des circonstances est
intervenu depuis le moment ou la décision d’éloignement avait été
prise, avant de procéder à l’éloignement de cette personne ou du
membre de sa famille.

Abus de droit et Les États membres peuvent également adopter les mesures
fraude nécessaires pour refuser, annuler ou retirer tout droit conféré par la
directive en cas d’abus de droit ou de fraude, tels que les mariages
de complaisance.

Dispositions transitoires relatives à la libre


Chapitre 10
circulation des travailleurs
Régime Lors de l’élargissement de 2004 - quand l’Union européenne est
transitoire devenue une famille de 25 États membres - les pays composant
concernant la l’Union avant le 1er mai 2004 (UE15) ont obtenu de pouvoir
libre circulation restreindre l’accès à leur marché du travail, en reportant
des travailleurs l’application de la législation communautaire garantissant le libre
accès à l'emploi. Ils peuvent continuer à appliquer leur
réglementation nationale.

Les travailleurs originaires d’Estonie, de Hongrie, de Lettonie, de


Lituanie, de Pologne, de République tchèque, de Slovaquie et de
Slovénie (UE8) peuvent être tenus d'obtenir un permis de travail
pour exercer des activités salariées dans un des États membres de
l’UE15. Le régime transitoire mis en place ne s’applique ni à Chypre
ni à Malte.

Réciprocité Les États membres de l’UE8 sont libres d’imposer des restrictions
permise réciproques aux travailleurs originaires des États membres de
l’UE15 ayant décidé de telles mesures.

Différentes Le régime transitoire est aujourd’hui arrivé dans sa seconde phase,


phases de qui a débuté le 1er mai 2006 et se terminera le 30 avril 2009.
restrictions Ensuite, les États membres de l’UE15 pourront encore prolonger les
mesures transitoires pour une période maximale de deux ans, pour
autant qu’ils aient constaté l’existence (ou un risque) de graves
perturbations sur leur marché de l’emploi. La libre circulation des
travailleurs dans les 25 États membres de l’Union européenne sera
donc pleinement établie au 30 avril 2011 au plus tard.
Travailler Lorsque l’État membre d’accueil restreint l’accès à son marché du
seulement avec un travail sur la base du régime transitoire, votre droit de chercher un
permis de travail emploi, ou d’en exercer un, peut être subordonné, par exemple, à
l’obligation d’obtenir préalablement un permis de travail.

Dès que vous Dès le moment où vous êtes en possession de votre permis de travail
commencez à et que vous avez commencé à travailler, vous bénéficiez des
travailler, vous dispositions du droit communautaire relatives à l’égalité de
avez droit à une traitement dans tous les domaines, par exemple en ce qui concerne
pleine égalité de les conditions de travail (rémunération, licenciement, réintégration…),
traitement l’accès aux avantages sociaux et fiscaux (réductions tarifaires des
transports publics pour familles nombreuses, allocations familiales,
indemnité funéraire, allocations versées au titre du minimum vital,
déductions fiscales pour une pension complémentaire, l'assurance
privée maladie et invalidité…), accès aux formations, adhésion à un
syndicat, etc.

Après un an, vous Les travailleurs admis pendant une période continue de douze
obtenez le libre mois ou plus sur le marché du travail d’un État membre bénéficient
accès au marché ensuite automatiquement d’un accès direct à celui-ci. Cet accès
du travail direct ne vaut cependant pas pour les marchés de l'emploi des
autres États membres.

Ces limitations Les membres de votre famille qui résident légalement avec vous
s’appliquent-elles bénéficient du libre accès au marché du travail de l’État membre
également aux concerné, sans permis de travail, à partir d’une durée de séjour légal
membres de la de dix-huit mois au minimum, ou à partir du 1er mai 2007 (à la
famille? première de ces deux dates). Si cette condition n’est pas remplie, ils
peuvent toutefois travailler après avoir obtenu un permis de travail.

L’élargissement Des règles similaires s’appliquent à la Bulgarie et à la Roumanie,


de 2007 deux pays qui ont rejoint l’Union européenne en janvier 2007.

Au cours de la première phase de mise en œuvre du régime


transitoire (qui prendra fin le 31 décembre 2008), les travailleurs
bulgares et roumains peuvent être tenus, en vertu de la législation
nationale, d'obtenir un permis de travail pour exercer un emploi
dans l’un des États membres de l’UE25.

La seconde phase commencera le 1er janvier 2009 et se terminera le


31 décembre 2011. Ensuite, les États membres de l’UE25 pourront
prolonger les mesures restrictives pour une période maximale de
deux ans, pour autant qu'ils aient constaté l’existence (ou un risque)
de graves perturbations sur leur marché de l’emploi.

Où pouvez-vous Si vous devez trouver des renseignements complémentaires et savoir


trouver davantage si l’État membre où vous souhaitez travailler restreint l’accès à son
d’informations? marché du travail, et quelles y sont les conditions de travail et de
vie, consultez le site internet officiel http://ec.europa.eu/eures, qui
fournit des informations complètes et détaillées sur la libre
circulation des travailleurs.
Chapitre 11 Comment protéger vos droits?
Où trouver des Le «Service d’orientation pour les citoyens» (SOC) est un service
informations consultatif à l’échelle de l’Europe qui fournit aux citoyens des
gratuites? réponses et des conseils personnalisés sur leurs droits au sein de
l’Union européenne. Le cas échéant, vous serez orienté vers
l’organisme le plus compétent pour vous aider à résoudre votre
problème (aux niveaux local, national ou européen).

Une équipe d’experts juridiques multilingue travaillant dans toutes


les langues officielles de l’Union européenne répondra à toutes vos
questions dans un délai de huit jours calendrier. Le service est
entièrement gratuit. Pour plus d’informations, veuillez consulter le
site http://ec.europa.eu/citizensrights.

Vous estimez-vous Si vous pensez que votre droit de circuler et de séjourner


que vos droits ont librement a été bafoué, vous devriez former un recours devant les
été bafoués? juridictions ou les autorités administratives nationales
compétentes.

Si votre problème est dû à une mauvaise application du droit


communautaire par les autorités publiques, vous pouvez recourir
à SOLVIT, un réseau de résolution de problèmes en ligne au sein
duquel les États membres de l’UE coopèrent pour régler les
problèmes sans engager d'action en justice.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le site
http://ec.europa.eu/solvit.

Vous pouvez également déposer une plainte auprès de la


Commission européenne sur le site
http://ec.europa.eu/community_law/complaints/form/index_fr.htm.

Si vous voulez présenter une pétition au Parlement européen,


consultez la page
www.europarl.europa.eu/parliament/public/staticDisplay.do?id=49&
language=FR .