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Le Secteur du

BTP au Maroc
Actualisation au 24 octobre 2002

Prestation réalisée sous sytème de management de la qualité certitié AFAQ ISO


© MINEFI – DREE/TRÉSOR
9001

Indicateurs du secteur

Ce secteur a connu une croissance de 5.7% en 2001 contre 11.9% en


! C.A. : 40 milliards de dirhams (DH), soit 4.3%2000, baisse liée au repli des investissements publics dont elle dépend.
du PIB (prix constant) et 44,1% de la FBCF Ces investissements n’ont progressé que de 8.4% en 2001 après une
(1DH=10 Euros env.). hausse de 23.6% en 2000.
! Emplois : 552.539 personnes soit 6% de la Les investissements publics en bâtiment ont, par contre, chuté de 4.9%
population active et une masse salariale de 5.5 en 2001 après une hausse de 1.4% en 2000 mais le total des
milliards de Dh investissements en bâtiment a progressé de 4.1% en 2001 contre 5.6% en
2000.
!Montant des investissements : 38.5 milliards
(44.1% du FBCF en 2000)
Pour 2002, selon un sondage effectué par la Confédération Générale des
Entreprises Marocaines (CGEM), la tendance à la baisse du premier
Poids du PIB BTP dans différents pays trimestre devrait se poursuivre légèrement au second trimestre. Ce repli
est imputable notamment au bâtiment et particulièrement aux activités de
Espagne 7,50% gros oeuvre. Les entreprises interrogées ont constaté un niveau des
Tunisie 5,50%
carnets de commande normal ou satisfaisant dans 58% des cas et un
niveau des stocks de matières premières normal dans 86% des cas. Les
Turquie 5,40%
travaux réalisés par le secteur ont vu leurs prix baisser au cours du
Maroc 4,60%
premier trimestre 2002, baisse qui pourrait se prolonger au second
France 3,90% trimestre. 20% d’entre elles ont rencontré des difficultés de recrutement
de personnel qualifié (ouvriers, cadres, techniciens).

Un secteur livré à l’informel Deux catégories de sociétés sur ce secteur

Le secteur organisé:
Nombre d’entreprises " Forme juridique : à 75% sociétés anonymes
!53.000 entreprises dont environ 2.000 "Nombre : 2000 dont 900 TP exclusivement
structurées et organisées, 10.000 informelles " Chiffre d’affaires : les ¾ des entreprises du bâtiment et la moitié
mais disposant d’un local et plus de 40.000 de celles des TP ont un CA inférieur à 10 millions de dirhams
informelles et non localisées " Rôle dans le secteur : Bien que minoritaires, elles jouent un rôle
important puisqu’elles réalisent les 2/3 du chiffre d’affaires du
secteur, les 2/3 des salaires versés, les ¾ de la valeur ajoutée, et 60%
de l’emploi.
" Localisation : Elles se concentrent sur l’axe Rabat-Casablanca
(proximité des centres de décision) et se positionnent sur les produits les
plus importants en terme de valeur. : routes, pistes et aérodromes (25%
du CA des TP et moins de 18% du CA BTP), les bâtiments industriels et
commerciaux (20% du CA Bâtiment et 9% du CA global) et les produits

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réseaux d’adduction d’eau/assainissement, télécommunica-tions,


éclairage (16.5% du CA des TP et 8.8% du CA BTP). En ce qui
concerne les logements, ces entreprises ne s’intéressent qu’aux
immeubles et bâtiments à usage de bureaux, laissant les habitations
traditionnelles aux entreprises du secteur informel.
" Part du CA global : Plus des 2/3 du CA de ces entreprises
(particulièrement celles dont le CA est supérieur à 30 millions de Dh) est
réalisé avec les administrations et les entreprises publiques, 10% avec
les collectivités locales, moins d’1/5 avec les entreprises industrielles,
commerciales et de promotion immobilière (pour les entreprises de
moins de 30 millions de CA) et 5% à peine dans la réalisation de
logements (principalement par entreprises dont CA est inférieur à 2
millions de dirhams).

Le secteur informel composé des :


1) Entreprises informelles localisées :
" Forme juridique : entreprises sans comptabilité officielle
" Taille : moins de 4 emplois en moyenne et
" Chiffre d’affaires : inférieur à 50.000 Dh pour plus de la moitié
d’entre elles
" Principales activités : maçonnerie (24%), menuiserie (13%),
plomberie-sanitaire (19.4%), installation électrique et téléphonique
(15.7%) et peinture-vitrerie (12.8%)
" Type de clientèle : les plus importants sont les particuliers pour la
construction de logements, ensuite les promoteurs et de petits travaux
d’entretien et de maintenance pour l’Administration ou les collectivités
locales.

2) Entreprises informelles non localisées :


" Forme juridique :entreprise individuelle ou familiale
" Taille : 2 emplois en moyenne
" Localisation : centres urbains notamment axe Rabat-Casablanca
" Principales activités : maçonnerie, menuiserie, plomberie-sanitaire,
installation électrique, mosaïque-zellige, peinture-vitrerie, sculpture sur
plâtre
" Chiffre d’Affaires : entre 40.000 et 70.000 Dh (sauf pour les maçons
qui peuvent atteindre 160.000 Dh)
" Caractéristiques : un partie des employés n’est pas rémunérée (33%),
une autre (13%) composée d’aides familiaux ou d’apprentis (27%).

ATOUTS ET FAIBLESSE
La croissance de ce secteur est relativement faible depuis 1980. Elle s’est
établie à 1.45% (taux moyen pondéré) entre 1980 et 2000. Elle devrait
Coût horaire dans l’industrie de la céramique cependant se développer, malgré ses faiblesses et les menaces qui pèsent
Salaire Maroc Espagne
sur ce secteur, grâce à ses atouts et aux différents programmes de
horaire
développement mis en place par le Gouvernement marocain.
moyen 17.32 70 DH
Ses points faibles sont bien sûr l’importance du secteur informel, la taille
des entreprises (95% des industries de briques et du préfabriqué en béton
Coût de production dans l’industrie de sont des PME/PMI), le faible taux d’encadrement (3 à 7%), des coûts de
la céramique production non compétitifs grevés par les taxes et le coût de l’énergie,
Carreau Maroc Espagne pas d’export et peu de sociétés certifiées ISO.
de
céramiqu 42,0 30,7 La menace vient de l’ instauration de la zone de libre échange entre le
e Dh/m² Dh/m² Maroc et l’Union Européenne, l’entreprise marocaine de BTP est

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amenée à relever de nombreux défis : restructuration et mise à niveau


sur les plans financier, humain et technique ; adaptation au nouvel
environnement juridique, économique et technologique ;
désengagement progressif de l’Etat au profit d’opérateurs privés,
concurrence plus agressive des entreprises étrangères et concurrence
traditionnelle du secteur informel.

Afin de faire face à ces changements, la Fédération Nationale du BTP a


mis en place une stratégie qui s’articule autours de 3 axes :
# Action d’accompagnement de l’effort de mise à niveau et de
restructuration des entreprises et d’ouverture aux nouvelles
technologies dans le cadre du Programme de Mise à Niveau de
l’Economie : la Fédération a ainsi créé, en partenariat avec la
Fédération des Industries des Matériaux de Construction, les
CETEMCO (Centres des Techniques et des Matériaux de
Construction) dont les missions sont d’aider à résoudre les questions
techniques collectives ou individuelles du secteur, de valoriser son
image de marque et de favoriser la prise de conscience des enjeux
liés à la protection de l’environnement.
# Action de développement de la formation professionnelle par
l’adaptation de ses filières et de ses programmes aux exigences des
entreprises, et de la sensibilisation des chefs d’entreprise à la
valorisation du capital humain et des règles de management moderne.
# Action de promotion et de défense du secteur par une politique plus
soutenue de partenariat avec les pouvoirs publics (embauche de
jeunes diplômés, alphabétisation des ouvriers, respect de l’éthique et
des règles de déontologie, etc.).

Les atouts concernent principalement une main d’oeuvre compétitive et


une position géographique vis-à-vis de l’Europe, de l’Afrique et du
Maghreb privilégiée.

PERSPECTIVES
OPTIMISTES POUR 2003
Les professionnels du BTP ainsi que le Centre de Conjoncture marocain
(CCM) anticipent une croissance significative (le CCM avançant même
le chiffre de 10%). Ces prévisions sont basées sur le lancement des
chantiers programmés par l’Etat :
. Il s’agit notamment :
- du plan Vision 2010 pour l’industrie du tourisme qui devrait
doubler la capacité en lits du Maroc. Une des six zones offertes
aux aménageurs développeurs a déjà été attribuée et les travaux
devraient débuter fin 2002. Pour les autres zones, les noms des
adjudicataires devraient être connus en février 2003.
- De la construction du port Tanger-Méditerranée, qui représente
un investissement de 11 milliards de dirhams (partenariat Etat-
privé). Il comprendra : 1 port en eau profonde pour les activités
de transbordement actuellement en développement en
Méditerranée (conteneurs, TIR, céréales, marchandises
générales) ; des activités passagers ; une zone franche logistique
de 98 ha pour l’entreposage des marchandises, tranformation
légère et contrôle de qualité ; des zones franches industrielles
pour l’exportation de la production marocaine ; une zone
franche commerciale de 125 ha à Fnideq qui sera reliée par
autoroute à Tanger-Rabat .

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Le port devrait être relié à un réseau de communication : routes


expresses et autoroutes, chemins de fer. Plus particulièrement une
liaison autoroutière reliant le port à l’autoroute du nord Casablanca-
Tanger, une autre liaison autoroutière reliant le port à la zone
franche commerciale de Fnideq et un axe ferroviaire entre la ville de
Tanger et le port

- Du programme de modernisation des infrastructures lancé par le


Gouvernement marocain au début des années 90 visant à doter
le pays d’un réseau routier en mesure d’accompagner le
développement économique et social du pays continue à
progresser.

- Enfin du nouveau programme de lutte contre l’habitat insalubre


qui va être mis en place, le PARHI (Programme National de
Résorption de l’Habitat Insalubre). Ce programme mobilisera
28.86 milliards de dirhams (17,2 milliards pour l’habitat non
réglementaire et 11.6 milliards pour les bidonvilles). Son
financement sera assuré par l’Etat, le Fonds Hassan II, les
collectivités locales et le Fonds de Solidarité de l’Habitat
alimenté par la nouvelle taxe sur le ciment

LA PRESENCE FRANCAISE La France est le premier client du Maroc, son premier fournisseur et l’un
de ses plus importants investisseurs. Cependant, dans le secteur du BTP,
les entreprises françaises qui se trouvaient il y a encore 10 ans en
situation de monopole ont vu leur position s’effriter progressivement sur
un marché qui est presque toujours celui du « moins-disant ».
L’application du décret de passation et de gestion des marchés publics
prend en compte depuis le 1er juillet 1999 l’offre la « mieux offrante »
mais les professionnels dénoncent toujours le manque de visibilité de
cette branche. A ce jour, il n’y a plus que deux grands groupes
internationaux implantés dans le pays : le Français BOUYGUES et
l’Espagnol DRAGADOS.

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Clause de non-responsabilité Rédigée par : Christiane PORTELLI
La ME s’efforce de diffuser des informations exactes et à jour, Revue par : Patrick HERVÉ
et corrigera, dans la mesure du possible, les erreurs qui lui Date de parution :
seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être Version originelle du 24 octobre 2002
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l’information contenue dans cette publication qui ne vise pas à
délivrer des conseils personnalisés qui supposent l’étude et
l’analyse de cas particuliers.

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