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BI-HEBDOMADAIRE D’INFORMATION ET D’ACTION SOCIALE PARAISSANT AU CONGO-BRAZZAVILLE 65 ème année LA SEMAINE

BI-HEBDOMADAIRE D’INFORMATION ET D’ACTION

SOCIALE PARAISSANT AU CONGO-BRAZZAVILLE

65 ème année
65 ème
année

LA SEMAINE

AFRICAINE

www.lasemaineafricaine.net

N° 3684 du Vendredi 21 Avril 2017 - 65 e Année - Siège Social: Bd
N° 3684 du Vendredi 21 Avril 2017 - 65 e Année - Siège Social: Bd Lyautey - Brazzaville - B.P.: 2080 -
CONGO: 500 F. CFA - FRANCE: 1,75 Euro -Tél.: (+ 242) 06.678.76.94 / 05.528.03.94 / 06.889.98.99 - E-mail: lasemaineafricaine@yahoo.fr
Paroisse Jésus-Ressuscité
Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool
et de la Divine Miséricorde
(Archidiocèse de Brazzaville)
Le cinquantenaire
de la paroisse
célébré autour
de l’Archevêque,
Mgr Milandou
Une attaque-surprise
contre l’armée, qui indigne
et suscite des interrogations
(P.3)
Conférence de presse du secrétaire général du P.c.t
Mgr Anatole Milandou. (P.9)
Pierre Ngolo
réaffirme
la détermination
de son parti d’aller
uni et mobilisé aux
élections
(P.6)
Basket-ball
De lourdes sanctions
planent sur le Congo
Commandant Chad Polumbo, Chef du Bureau de coopération
militaire à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique
(P.13)
Archidiocèse de Brazzaville
Un incendie a ravagé un
bâtiment où il y avait des
services commerciaux
«Les Etats-Unis considèrent le Congo comme
un partenaire militaire pour promouvoir la
paix régionale et la sécurité»
(P.3)
(P.11)

PAGE 1 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

ANNONCES Projet de Développement des Compétences pour L’Employabilité (PDCE) AVIS DE RECRUTEMENT D’UN

ANNONCES

ANNONCES Projet de Développement des Compétences pour L’Employabilité (PDCE) AVIS DE RECRUTEMENT D’UN

Projet de Développement des Compétences pour L’Employabilité (PDCE)

AVIS DE RECRUTEMENT

D’UN SPECIALISTE EN SUIVI ET EVALUATION DU PROJET DE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES POUR L’EMPLOYABILITE (PDCE).

N°SC CI 13/04/2017/ IDA 5302 - CG

1- Contexte général:

les responsables et les cadres du METPFQE et les opérateurs du projet sur le système mise en place dans le cadre des différentes activités de collecte, de traitement, d’analyse, de stockage, de sécurisation des données et de leur diffusion.

III - Qualifications, expérience, compétences et aptitudes requises:

Le Gouvernement de la République du Congo et la Banque Mondiale ont convenu de financer conjointement le Projet de Dé- veloppement des Compétences pour l’Em- ployabilité (PDCE), et le Gouvernement de la République du Congo a l’intention d’utiliser une partie de ce financement pour effectuer des paiements au titre du Marché pour le recrutement.

Le spécialiste en suivi et évaluation a le profil suivant:

II-Profil du poste:

Sous la responsabilité du Coordonnateur du PDCE et en étroite collaboration avec toutes les autres structures de l’UGP, le spécialiste en suivi-évaluation est chargée de:

Avoir un diplôme universitaire supérieur (BAC +5) en économie, statistiques, gestion.

Avoir une expérience avérée dans la concep-

tion et la mise en œuvre de système de suivi - évaluation de projets d’investissement, de préférence dans le secteur de l’éducation;

Contribuer à la mise en place d’un sys-

Avoir une excellente maîtrise de l’outil infor-

tème informatisé de suivi-évaluation (S&E) performant; • Contribuer à la collecte des données;

matique (word, excel, power point, et autre outil

informatique

).

Une excellente capacité d’analyse, de synthèse

Contribuer à la préparation des pro-

et

de rédaction.

grammes annuels d’activités, des plans d’opérations en y incorporant des indica- teurs de suivi des performances pour faci-

liter la prise de décisions;

Avoir démontré un excellent esprit d’équipe,

un grand dynamisme, et proactivité.

Avoir travaillé dans un des pays de la sous-ré- gion, une expérience en évaluation d’impact et

Rédiger les rapports périodiques des ac-

dans le domaine de l’enseignement technique

tivités intégrant le suivi-évaluation des dif- férentes sous-composantes du projet (avec déclinaison des indicateurs de résultat et de performance); • Préparer les rapports d’activités du projet, des comités de pilotage et des missions de supervision en rassemblant toutes les informations nécessaires;

et

professionnel seraient des atouts.

IV

- Composition des dossiers de candidature:

• Une lettre de motivation;

• Un CV détaillé;

• Copie certifiées des diplômes et attestions;

• Les références d’au moins deux précédents employeurs; (de préférence les superviseurs directs);

Former l’homologue du METPFQE, spé-

cialiste en S&E, nommé par le METPFQE et

 

V - Lieu d’affectation: BRAZZAVILLE

VI - Statut: Contrat à durée déterminée (CDD)

VII

- Durée du contrat: 1an (avec possibilité

de

renouvellement)

VIII - Dépôt du dossier de candidature Les personnes intéressées peuvent obtenir des informations supplémentaires et les termes de référence complets, à l’adresse ci-dessous, les jours ouvrables de 9 heures 30 minutes à 15 heures. Les dossiers de can- didature doivent être envoyés par courrier

électronique ou sous plis fermé, au plus tard 9 mai 2017 avec mention «Avis de recrute- ment d’un spécialiste en suivi et évaluation

du PDCE».

L’adresse à laquelle il est fait référence ci-dessus est:

Unité de Gestion du Projet/PDCE Rue SOWETO n0177 - Ex Télévision - Quartier Bacongo Tél: 06 667 22 29/05 551 25 52 Email: congo.pdce@yahoo.fr - Brazzaville – République du Congo

NB: seuls les candidat (e)s présélectionné (e) s seront convoqués pour les interviews. Les dossiers de candidatures ne seront pas retournés.

Le Coordonnateur du Projet

OKOMBI Auxence Léonard

Etude de Maître Christèle Elianne BOUANGA-GNIANGAISE

Notaire à Pointe-Noire 1, Angle avenues Commandant FODE et Benoît GANONGO / vers le rond-point Mess Mixte de Garnison, Immeuble MORIJA, 1 er étage, Centre-ville / B.P. 1431 Tél.

22.294.13.34/057366464 / REPUBLIQUE DU CONGO

ANNONCE LEGALE

«SOCOM-INTERNATIONAL-CONGO» En abrégé «B.I.C SA»

Société Anonyme avec Conseil d’Administration / Au Capital Social de Francs CFA:

CINQUANTE MILLIONS (50.000.000) / Siège Social: Boite Postale 4772, Ngoyo·Péage, derrière la Centrale à Gaz, lieu dit « MVASSA » RCCM CG/PNRf12 B 90 / Pointe-Noire - République du Congo

NOMINATION D’UN NOUVEAU DIRECTEUR GENE- RAL ADJOINT

Aux termes d’un Procès-verbal du Conseil d’Admi- nistration de la société «BOCOM·INTERNATIONAL· CONGO» en abrégé «B.l.C SA», en date du 20 février 2017 déposé au rang des minutes du Notaire sous- signé le 4 avril 2017, enregistré le même jour, Folio 063/14, N°2560 ; il a été décidé de la nomination de Monsieur Jean Louis FOSSO en qualité de nouveau Directeur Général Adjoint de la société en remplace- ment de Monsieur Blaise FONKOU TENE.

Le Dépôt au Greffe du Tribunal de Commerce de Pointe-Noire a été effectué sous le n°17 DA 384, le 05 avril 2017.

Fait à Pointe-Noire, le 11 avril 2017.

Pour AVIS

Maître Christèle Elianne BOUANGA-GNIANGAISE, Notaire

Etude de Maître Ghislain Christian YABBAT-LIBENGUE

Notaire à Pointe-Noire / Avenue Charles de Gaulle, immeuble ex air Afrique face hôtel Elaïs, Tél; 0664.85.64/04.432.52.12. / B.P : 4821, E-mail : yabbatchristian@yahoo.fr Pointe-Noire République du Congo

SOCIETE DE TRAVAUX ET D’APPROVISIONNEMENTS PETROLIERS MARITIMES-STAPEM OFFSHORE

Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance / Au capital social de 1.000.000 euros Siege social : 4, Avenue Hoche 75008 Paris, RCS PARIS 352 343 610.

Suivant Procès-verbal reçu en dépôt par Maitre G. Christian YABBAT- LIBENGUE, Notaire, soussigné en date du 20 Mars 2017, enregistré à Pointe-Noire le 21 Mars 2017, sous

le folio 054/12 N°2264, immatriculée

au Registre du Commerce et Crédit

Mobilier sous le numéro CG/PNR/13

B 862, il a été arrêté à l’unanimité

des résolutions suivantes:

-la fusion entre d’une part, la so- ciété STAPEM INTERNATIONAL INVESTMENTS-S21, Société par, Actions Simplifiée, au capital de 1.000.000 euros, ayant son siège social: 4 avenue Hoche 75008 Paris, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 343 005 344 société absorbée, et d’autre part la SOCIETE DE TRAVAUX ET D’AP- PROVISIONNEMENTS PETROLIERS MARITIMES-STAPEM OFFSHORE, Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance Au capital social de 1.000.000 euros

Siège Social: 4, Avenue Hoche 75008 Paris, immatriculée Registre du Commerce et des Sociétés de Paris, sous le numéro 352 343 610,

société absorbante, définitivement réalisés à compter des formalités de publicités.

- la radiation définitive de la SOCIETE DE TRAVAUX ET D’APPROVISION- NEMENTS PETROLIERS MARI- TIMES-STAPEM OFFSHORE.

- Le modificatif du RCCM, en tenant compte de la succursale comme émanation juridique dépendant désormais de la SOCIETE DE TRA- VAUX ET D’APPROVISIONNEMENTS PETROLIERS MARITIMES-STAPEM OFFSHORE - De garder la dénomination et le siège Social de la succursale.

Mention des présentes est consentie partout où besoin sera.

Fait à Pointe-Noire, le 10 Avril 2017.

Pour avis.

Maître G. Christian YABBAT-LIBENGUE

2017. Pour avis. Maître G. Christian YABBAT-LIBENGUE PAGE 2 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU

PAGE 2 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

NATIONAL

NATIONAL

NATIONAL

Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool

Une attaque-surprise contre l’armée, qui indigne et suscite des interrogations

Un détachement des F.a.c (Forces armées congo- laises), composé des militaires du G.p.c (Groupe- ment para-commandos) et de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), a subi une attaque-surprise des ninjas-nsiloulou, à l’aube du mardi 18 avril 2017, dans la zone du village Hérila, située à 27 kilomètres de Kindamba, à mi-chemin de Mayama. La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère, avant la fin de la matinée du jour où l’attaque a eu lieu. Les pertes subies par la force publique ont suscité une grande indignation dans la capitale et des interrogations fusent sur le rè- glement de la question du Pool.

C ’est, sans doute, le qua- trième épisode le plus sanglant qu’ont subi les

forces de l’ordre, depuis le début de la crise armée dans le Pool,

en septembre 2016. Il y a eu des

attaques sur le C.f.c.o et sur la route nationale n°1, entre Braz-

zaville et Kinkala et sur la route carrossable Koubola-Kibossi. Alors que la Force publique

a marqué des points en af-

rappeler à l’opinion nationale que le rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans le Pool reste encore un grand chantier. Selon des témoignages, le dé-

tachement dirigé par le com- mandant Thierry Ngambié a été attaqué très tôt, le mardi 18 avril, entre 4h et 5h du matin, par un groupe de ninjas-nsiloulou surgi de la forêt. Le nombre

faiblissant les groupes armés ninjas-nsiloulou dans plusieurs endroits du Pool, particulière- ment dans les districts de Go- ma-Tsétsé, Mayama, Kindamba, Mindouli, etc., et que l’on se préparait à ouvrir les couloirs sécurisés, pour permettre aux ex-combattants de pouvoir sortir sains et saufs, l’attaque-surprise de Hérila est venu tristement

élevé de militaires (neuf) qui ont trouvé la mort sur place et de blessés, une dizaine, prouve que le détachement était pris à la surprise. Parmi les victimes, il y a le commandant Ngambié lui- même, son adjoint, un capitaine, un lieutenant et des sergents. On compte aussi un civil, Mbemba Guy. De source sûre aussi, la Force publique a réagi par une contre-attaque qui aurait déjà

fait de nombreux morts dans les rangs des groupes ninjas-nsi- loulou. L’on apprend que le pasteur Ntumi aurait appelé ses fidèles, à l’occasion de la fête de Pâques, de reprendre les attaques ar- mées contre les positions de la Force publique. Toujours introuvable, le pasteur rebelle a fait poster, le 26 mars 2017, une vidéo prouvant qu’il est bien en vie, quelque part dans le Pool. «Je puis vous assurer que je suis bien portant, malgré les bom- bardements, malgré les traques auxquelles nous sommes as- sujettis. Mais, Dieu ne nous laissera pas», déclare-t-il dans cette vidéo dont des sympathi- sants font la promotion sur «You Tube», non pas véritablement parce qu’ils adhèrent au projet de Ntumi, mais beaucoup plus pour exprimer leur opposition au régime du Président Denis Sas- sou-Nguesso ou, simplement, par chantage. Après l’attaque de Hérila, nom- breux sont les Congolais qui s’interrogent sur le fait qu’on n’arrive pas à attraper Ntumi, un an après le lancement de mandats d’arrêt contre lui et deux de ses proches. L’opposition congolaise, toutes tendances confondues, appelle au dialogue politique, pour régler cette ques- tion. Le gouvernement a choisi la voie de la justice, en rapport avec les événements du 4 avril 2016,

pour en finir avec l’impunité. Mais, un an après, l’attaque de Hérila semble démontrer que les progrès dans cette voie ne sont pas décisifs. Le pasteur Ntumi, qui a fui avec ses partisans et une famille nombreuse, errant entre dans les forêts des districts de Mayama et Kindamba, est toujours introuvable. Pendant ce temps, les populations ci- viles payent le plus lourd tribut à cette situation: villages vidés, viols, vols, agressions armées, assassinats, pillage, insécurité, etc., sont devenus le lot quo- tidien d’une population qui ne sait plus d’où lui viendra le salut. Les déplacés dans les départe- ments limitrophes du Pool et à Brazzaville sont fatigués de vivre une vie de misère, sans assistan- ce humanitaire ou presque, et veulent regagner leurs villages «pour y mourir», mais personne n’entend leurs cris du cœur. La question du Pool semble être un casse-tête chinois à l’Etat congolais. Comment se fait-il que sur le territoire national, la Force publique ne trouve pas trace d’un fugitif, donnant l’impression qu’il s’agit de rechercher une aiguille dans une botte de foin? Conséquence? Les langues se délient: veut-on réellement attraper Ntumi, le soumettre à la justice et mettre fin à la crise du Pool?

Joël NSONI

Commandant Chad Polumbo, Chef du Bureau de coopération militaire

à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique

«Les Etats-Unis considèrent le Congo comme un partenaire militaire pour promouvoir la paix régionale et la sécurité»

Chef du Bureau de coopération militaire à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, le commandant Chad Po- lumbo a animé, du 18 au 21 avril 2017, au Mess des offi- ciers, à Brazzaville, un séminaire de formation, au profit des officiers des F.a.c (Forces armées congolaises), sur le thème: «La défense internationale de la patrie». Cette formation a été organisée en coopération avec la Digescom (Direction générale des affaires stratégique et de la coopération militaire) relevant du Ministère de la défense. Dans l’interview qu’il a accordée à la presse à l’issue de cette formation, il parle des relations mili- taires entre son pays et le Congo.

* Comment considérez-vous

les relations militaires entre le Congo et les Etats-Unis d’Amérique?

** Depuis la signature du pro-

* Pouvez-vous donner un

Etats-Unis soutiennent le Congo et les efforts de la communauté internationale, pour la résolution des conflits dans la région.

tocole d’accord 505, en 2014, les Etats-Unis considèrent le Congo comme un partenaire militaire pour promouvoir la paix régionale et la sécurité. Nous entraînons en partenariat les officiers de maintien de paix congolais déployés en République Centrafricaine; nous travaillons ensemble pour ac-

croître la sécurité et combattre

la piraterie dans le golfe de

Guinée et nous encourageons

la coopération militaire, pour

assurer la sécurité régionale.

exemple d’un tel soutien? ** Certainement, les Etats-Unis fournissent un soutien logistique et entraînent annuellement les militaires des Forces armées congolaises, déployés en Cen- trafrique, par l’entremise de la Minusca. Le but est de mieux protéger les civils et de soutenir le processus de relève en Répu-

blique Centrafricaine.

* Quels sont les autres pro-

grammes militaires que vous avez organisés en partenariat

avec le Congo? ** Chaque année, les États-Unis

investissent dans la formation du personnel des Forces ar- mées congolaise. Par exemple:

l’envoi d’officiers des Fac dans des écoles militaires profes- sionnelles américaines. Nous collaborons avec les Forces na- vales dans l’exercice maritime

* Qu’est-ce que le protocole d’accord 505?

** Le protocole d’accord 505

renforce la coopération mili- taire entre les Etats-Unis et la République du Congo, par le biais du transfert d’équipement de défense, de la formation et d’autres services de défense y relatifs. A travers cet accord, les

services de défense y relatifs. A travers cet accord, les Chad Polumbo. du golfe de Guinée

Chad Polumbo.

du golfe de Guinée «Obangame Express», pour lutter contre la piraterie maritime, en renforçant la sécurité et la sécurité des citoyens congolais. Nous avons organisé, récem- ment, une formation sur les principes fondamentaux de la maintenance des aéronefs, avec les Forces aériennes et l’Armée de l’air américaine.

Nous assistons également les Fac, dans l’initiative logistique des opérations de maintien de paix en Afrique, en sigle Apoli, lequel forme les officiers des Fac dans la gestion en chaîne des provisions, pour les mis- sions de maintien de paix.

* Quels sont les objectifs des ateliers que vous avez organi- sés sur les relations entre les civils et les militaires?

** C’est pour fortifier les liens entre les civils et les militaires. L’objectif est d’établir et de maintenir une relation positive entre les militaires et les civils pour une paix durable.

* Est-ce la première fois que vous organisez ce genre d’ate- liers au Congo? ** Non, ce n’est pas la première fois et nous espérons que nous pourrons le faire régulièrement. En plus des formations, l’année passée, nous avons mis un ac- cent particulier sur l’intégration des femmes dans les Forces armées. Cette année, nous avons inclus une section sur la défense de la patrie, pour la sécurité nationale.

Propos recueillis par Philippe BANZ

C.e.c (Conférence épiscopale du Congo)

Session pastorale annuelle, du 24 au 27 avril 2017

Les évêques de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) se retrouvent en session pastorale annuelle, du lundi 24 au jeudi 27 avril 2017, au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres), à Brazzaville, sous le patronage de Mgr Daniel Mizonzo, évêque de N’Kayi, président de la C.e.c. Selon le programme apprêté par l’Abbé Brice Ibombo, secrétaire général de la C.e.c, «la session pastorale

annuelle fait partie des trois rendez-vous ordinaires

de la C.e.c». Elle se tient après la retraite spirituelle des évêques et avant leur assemblée plénière. Au cours de la session pastorale, les évêques suivent les rapports d’activités présentés par les différentes commissions épiscopales et les structures qui sont sous la tutelle de la C.e.c. L’ouverture de cette ses- sion pastorale aura lieu lundi 24 avril, à 16h, par une prière d’ouverture au C.i.o où se tiennent, également, les travaux. Les responsables des commissions épiscopales, des structures sous tutelle (C.n.a.l.c, Séminaires Propédeutique, Théologat, Philosophat, Renouveau charismatique, Apostolat biblique, Aumôneries, O.p.m, Evangélisation et catéchèse, Regina Caeli, etc.,) sont vivement conviés à la céré- monie d’ouverture au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres). Il est prévu une plénière des commissions épiscopales mardi 25 avril, à 9h.

Cellule de veille du Comité Consultatif d’appui et de suivi de la municipalisation accélérée du Département du Pool (C.C.A.S.)

Déclaration sur les événements de Hérila

La Cellule de veille du Comité Consultatif d’Appui et de Suivi de la municipalisation accélérée du Pool a appris, avec une grande indignation, l’attaque surprise, dans la nuit du 17 au 18 avril 2017, d’un détachement de la Force Publique, dans la zone du village Hérila, situé entre Kindamba et Mayama, dans le Département du Pool. Ce détachement militaire avait pour missions de mettre fin aux actes de braquage, de prise d’otages, de viols et de vols perpétrés dans cette zone, par les ninjas nsilulu du sinistre Frédéric Bintsamou.

- Considérant l’aspiration légitime du peuple congolais à la paix, la liberté, l’épanouissement et le vivre-ensemble;

- Considérant les profonds progrès politiques, économiques

et sociaux enregistrés au Congo depuis les années 2000;

- Considérant que depuis leur retranchement dans le départe-

ment du Pool, Frédéric Bintsamou et ses affidés terrorisent, tuent, violent, braquent les paisibles populations et détruisent les ouvrages publics,

La Cellule de veille du C.C.A.S:

- condamne avec force Frédéric Bintsamou, sa horde de

bandits armés et tous les complices;

- s’incline devant la mémoire des valeureux soldats tombés

pour une cause juste et noble, à savoir, le rétablissement

de l’ordre, la paix et la sécurité publics dans le département du Pool;

- félicite la Force Publique et l’encourage à poursuivre le

rétablissement de la paix, l’ordre et la sécurité publics dans ce département;

- exhorte les populations du Département du Pool à aider les

autorités locales et la Force Publique, à mettre hors d’état de nuire, Frédéric Bintsamou, le bourreau, l’ennemi n°1 du Pool et ses complices;

- renouvelle sa disponibilité à accompagner le Gouvernement

de la République dans le rétablissement de la paix, la sécurité et l’ordre publics dans le Département du Pool, afin que les populations retrouvent une vie normale;

- demande à toutes les forces vives acquises à la République,

à se mobiliser autour du Gouvernement et du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, pour la restauration de la paix, condition sine qua non d’une marche vers le dé-

veloppement du Congo un et indivisible.

Fait à Brazzaville, le 20 avril 201.7

La Cellule de veille du CCAS

 

PUBLI-REPORTAGE

 

Journée mondiale de l’autisme

 

vices ici sans demander de ré- munération quelconque. Cela fait partie de l’engagement que chacun met au service de la santé pour tous. Et d’ailleurs, tous les médecins seraient prompts à agir ainsi. Car, c’est pour répondre à un besoin que nous avons accepté, avec joie, de venir dans cet espace de partage avec les parents et les enfants eux-mêmes, pour leur dire qu’il est toujours possible de faire quelque chose».

Enfin, toujours à l’occasion de cette même journée, les Petites Sœurs Dominicaines ont également procédé à la sensibilisation de proximité dans les carrefours et les églises de la ville de Braz- zaville. Pour la première fois en trois ans de célébration de la journée mondiale de l’autisme, la sensibilisation a atteint un nombre important des populations congolaises, grâce à l’accompagnement de

Le combat de l’Association des Petites Sœurs Dominicaines et la note d’espoir de la Fondation MTN

L’Association des Petites Sœurs Dominicaines, à travers son école, «La Case Dominique», spécialisée dans la scolarisation, l’accompa- gnement et l’insertion sociale des jeunes et enfants en difficulté et/ou exclus du système scolaire, notamment les autistes, a célébré, en dates du 1 er et du 2 avril 2017, à Brazzaville, en partenariat avec la Fondation MTN Congo, la journée mondiale de l’autisme. Cette célé- bration a consisté en la sensibilisation des communautés congolaises sur l’autisme, un handicap très peu connu au Congo.

continent n’ont pas de

Mr Max Alain Mouanga et la sœur Ida Pélagie Louvouandou.

Mr Max Alain Mouanga et la sœur Ida Pélagie Louvouandou.

est l’expression citoyenne de la Congrégation Domi- nicaine des Petites Sœurs, en qualité de centre d’ac- cueil d’autisme au Congo.

Bilan de cette initiative

«Le souhait serait qu’il soit mis en place d’un Comité National de Prise en Charge du Dépistage de l’Autisme, composé de pédiatres, de psycho- logues, de neurologues, de psychiatres avec l’aide

C élébrée depuis 2015

en République du

Congo, la journée

structures adaptées pour traiter le syndrome. Et la population, quant à elle, n’est pas assez informée sur les soins y relatifs.

Un handicap jugé «mys- tique»

mondiale de l’autisme, qui ne connaît pas encore l’ad- hésion escomptée par les populations et les struc- tures locales en charge de ces questions auprès des autorités politiques, gouvernementales que des communautés elles- mêmes, a donné l’occa- sion, cette année, à une commémoration organisée par l’Association des Pe- tites Sœurs Dominicaines, structure œuvrant en fa- veur des enfants autistes en République du Congo, sous le thème: «Autisme,

en République du Congo, sous le thème: «Autisme, L’anthropologue et psycha- nalyste Tobie Nathan révèle,
en République du Congo, sous le thème: «Autisme, L’anthropologue et psycha- nalyste Tobie Nathan révèle,

L’anthropologue et psycha- nalyste Tobie Nathan révèle, dans une de ses études, (Les bébés parlent-ils le langage?), que des enfants ayant des troubles autis- tiques vivent un déni de leur pathologie. Par exemple, au Bénin, les Yoruba les appellent les Akibus, mot

qui signifie «naître et mou-

parlons-en! Autisme, bri- sons le silence!».

rir». Ces enfants au regard absent sont très souvent soupçonnés de commu- niquer avec les esprits et de vouloir nuire à leurs familles. En République du Congo, l’autisme est un syndrome jugé mystique. L’OMS alerte également sur le fait que trop d’enfants autistes en Afrique sont gardés à domicile, sans bénéficier d’aucun soin ou de prise en charge.

L’assistance pendant la sensibilisation.

 

Un diapo expliquant l’autisme, la maladie du cerveau.

Ce qu’est l’autisme

des communautés. Une confé- rence-débat a donc été organi- sée au cours de laquelle des partages d’expériences, des remarques, des propositions, des engagements, etc, ont été échangés par les parties pre- nantes composées essentiel- lement des parents d’enfants autistes, des professeurs et professionnels du domaine médical, afin de construire un changement de mentalités au profit des personnes atteintes d’autisme. L’objectif est assurément, dans une première phase, une volon- té de reconnaissance par les pouvoirs publics, suivi d’une seconde phase qui se veut être la non-exclusion au sein de la société congolaise tout entière. En somme, ce sera une façon de permettre à nos com- patriotes d’avoir, eux aussi, «à

faire valoir leurs différences, choix et préférences dans les décisions qui les concernent».

Une photo pour la postérité.

Une photo pour la postérité.

Contrairement aux idées reçues, l’autisme n’est pas une maladie mentale, mais une déficience qui ne peut être décelé à tra- vers une échographie, comme c’est le cas pour la trisomie. L’autisme dé- signe, en réalité, un des

«Troubles Envahissants du Développement» com-

Le plaidoyer de l’Associa- tion des Petites Sœurs Dominicaines

Une étude d’«Opinion Way»

munément appelés TED. Ce symptôme ne se guérit pas. Néanmoins, plus la prise en charge est ra- pide, plus les troubles du comportement peuvent diminuer. C’est pourquoi la troisième journée de l’autisme a été célébrée par la Fondation MTN Congo et l’Association des Petites Sœurs Dominicaines, afin de procéder à la présen- tation des différentes ca- ractéristiques liées à cet handicap, à travers l’inter- vention des professionnels tels que le professeur en neuropsychiatrie, M. Max Alain Mouanga. Ce dernier, particulièrement, n’a pas manqué de relever les trois éléments cumulatifs ca- ractérisant ainsi l’autisme, à savoir: le trouble de la communication, la pertur- bation des relations so- ciales et des troubles liés au comportement. Mais, la question qu’il faille se poser est celle de savoir combien d’enfants congo- lais souffrent de cette dé- ficience? D’après l’OMS, des di- zaines de millions de personnes sont atteintes d’autisme en Afrique. La plupart des pays sur le

de 2012 a révélé qu’un mé- decin sur trois ne sait pas diagnostiquer l’autisme. De même, un médecin sur quatre assimile encore le handicap à une psychose. Alors que faire face à cette méconnaissance, qui per- dure en République du Congo et dans certaines régions d’Afrique, car l’au- tisme est considéré comme une maladie liée au surna- turel, à l’ensorcellement, et les personnes atteintes se retrouvent dans des situa- tions d’exclusion, voire de danger? C’est pourquoi, pour servir de levier à l’Association des Petites Sœurs Domi- nicaines, la société MTN Congo, via sa Fondation, a favorablement répondu à sa demande d’appui, en vue d’une bonne sensibilisa- tion autour de cette cause méconnue qu’est l’autisme. En effet, pour MTN Congo, le concept de responsabili- té n’est pas une vue de l’es- prit, mais un ensemble d’ac- tions concrètes à l’endroit des ONGs et Associations œuvrant pour le compte

défavorisés au Congo, à travers cette initiative, ladite association vient de mettre le Gouvernement de la Répu- blique face à ses responsa- bilités constitutionnelles du

«vivre égal devant la Nation».

du Gouvernement, afin de permettre et de faciliter des diagnostics précoces, puisqu’habilités pour dia- gnostiquer tous types de pathologies», a estimé

la Fondation MTN. L’Association des Petites Sœurs Dominicaines a ainsi pu exhorter les parents et le Gouvernement de la Répu- blique à se mobiliser pour cette cause et a souhaité voir une augmentation de la capacité d’accueil en établis- sements spécialisés et une diversification des méthodes de prise en charge et de dé- pistage précoce. La note d’espoir de ce plai- doyer est qu’en grandissant, certains enfants atteints d’au- tisme finissent par mener une vie normale ou quasi-normale. Les thérapies et les inter- ventions comportementales peuvent cibler des symp- tômes spécifiques et apporter des améliorations considé- rables avec les solutions plus souples existantes désormais.

MTN, everywhere

Par ailleurs, force a été de constater aussi que ces jour- nées ont permis aux diffé- rentes parties prenantes et communautés d’obtenir des informations, des conseils, de consulter les médecins et spé- cialistes, mais surtout elles ont été outillées, afin de ne jamais se décourager en cas d’iden- tification de tels symptômes auprès de leurs enfants. Cette journée a également permis d’interpeller le système médi- cal pour apporter des réponses appropriées et adéquates aux différentes préoccupations des populations congolaises.

Cependant, le plus difficile sera la pérennisation de ce type d’efforts effectués quotidiennement par ladite association, en brisant cer- taines croyances suscep- tibles d’être ancrées au sein des familles congolaises et, consécutivement, empêcher ces dernières d’offrir des

chances d’intégration sociale

la responsable de l’as- sociation, Sr Ida Pélagie Louvouandou. Une mention de satis- faction à l’endroit du Pr Mouanga, pour son en- gagement et son dévoue- ment, mais aussi pour avoir indiqué que «la santé

n’a pas de prix, mais a un coût. Les dépenses de santé sont des dépenses

à

un bon nombre d’enfants. Il

non négociables. Lors-

y

a donc lieu de saluer le cou-

qu’on est malade, il faut se soigner (…) Tout est possible, grâce à certaines ONGs, à la prise en charge publique ou par le système de prise en charge privé… Chacun consulte là où il en a les moyens».

rage de la Sœur Ida Pélagie Louvouandou, responsable de l’Association des Petites Sœurs Dominicaines et ini- tiatrice de ces journées de sensibilisation. Créée en 2003, l’Association des Petites Sœurs Domi- nicaines a son siège chez Sœur-Martin, dans le troi- sième arrondissement de Brazzaville, à Poto-Poto. Elle

L’Association des Petites Sœurs Dominicaines à travers

Les moins nantis sont consultés gratuitement, a précisé le Professeur Mouanga, ajoutant: «Je

suis venu offrir mes ser-

you go!

 

«La Case Dominique»

Plus qu’un sacerdoce à l’en- droit des familles et enfants

qu’un sacerdoce à l’en- droit des familles et enfants PAGE 4 - LA SEMAINE AFRICAINE N°

PAGE 4 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

NATIONAL

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Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche

Faire passer le Congo au statut de pays exportateur de produits alimentaires

Lors d’une séance de travail qu’il a organisée, vendredi 14 avril 2017, à Brazzaville, avec les importateurs et promoteurs du secteur agricole, avec la participation de ses collègues Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ministre de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, et Euloge Landry Kolélas, ministre du commerce extérieur et des approvisionnements, le ministre d’Etat Henri Djombo, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a invité les importateurs à devenir des producteurs locaux, en investissant à grande échelle dans les filières bovines, porcines, avi- coles, aquacoles, maraîchères et en implantant des unités de stockage et de transformation agro-alimentaire. L’enjeu est de faire passer le Congo du statut de pays importateur à celui de pays exportateur de produits alimentaires.

D epuis la chute des prix des matières premières, les pays de la Cemac

(Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) sont confrontés à une sérieuse crise économique. Le Congo n’est pas épargné. «Cette si- tuation n’épargne pas le Congo qui recourt à des importateurs massives et onéreuses pour satisfaire ses besoins en den- rées alimentaires comme la viande, le poisson, la volaille, les œufs de table, les huiles végétales, les légumes, les fruits, la farine et divers autres produits agricoles. Le niveau de ses importations avoisines les 600 milliards de francs Cfa par an», a-t-il déclaré. Cette situation, qui n’a fait que croître jusque-là, a-t-il fait remarquer, risque de s’inverser, «non parce que nous Les au-

rions produit plus, mais parce que la crise financière née de la baisse du prix du pétrole que subit le pays depuis plus de trois ans, aura impacté négati- vement tous les pans de notre vie économique et sociale». Devant une telle situation,

le gouvernement doit réa- gir avec force et intelligence. C’est pourquoi, il est appelé à mettre en œuvre un pro- gramme d’actions prioritaires devant conduire notre pays à sa sécurité alimentaire et nutri- tionnelle et à l’exportation des produits alimentaires dans les trois prochaines années. «Ce programme consiste, d’une part, en l’assistance technique et financière des petites et moyennes exploitations et, d’autre part, en la promotion d’une production agropasto- rale et halieutique intensive à travers un investissement privé consistant», a-t-il lancé. Le ministre d’Etat Djombo pro- pose donc aux commerçants importateurs, à devenir des producteurs, en investissant à grande échelle dans les filières bovines, porcines, avicoles, aquacoles, maraîchères, y compris dans l’implantation des unités de stockages et de transformation, ainsi que dans la commercialisation des produits. «La solution que nous préconisons et que nous vous proposons consiste à recher-

préconisons et que nous vous proposons consiste à recher- Les importateurs et promoteurs du secteurs agricole

Les importateurs et promoteurs du secteurs agricole pendant la réunion.

cher, ensemble, comment créer un environnement propice pour produire localement une grande partie des produits ali- mentaires que nous importons, afin de contribuer à l’autosuf- fisance alimentaire, de créer des emplois pour les jeunes et de lutter contre la pauvreté et l’exode rural», a-t-il indiqué. «De même, un effort doit être fait dans l’intensification des filières céréalières. Ce qui permettra d’asseoir une base solide de production d’aliments de bétail pour différents types d’élevage. L’objectif étant de réaliser des baisses en cas- cades des prix de maïs, d’ali- ment de bétail, de poisson, de poulet, des œufs de table, etc», a-t-il poursuivi. Pour ce faire, le ministre d’Etat Djombo a manifesté l’enga- gement du gouvernement à mettre à la disposition des producteurs, les terres dont ils auront besoin; à aménager, avec ses partenaires tech- niques et financières, des sys- tèmes d’irrigation et à assurer l’électrification des bassins de production identifiés et loca- lisés; à accorder, en dehors des facilités fiscalo-douanières

actuelles, d’autres avantages susceptibles d’encourager de nouvelles initiatives d’in- vestissement, à assister les promoteurs auprès du secteur bancaire, dans la recherche des modalités d’accompagne- ment, y compris dans le cadre d’une épargne associée à l’in- vestissement; à apporter une assistance technique et un ap- pui-conseil à travers l’agence de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en création; à assurer la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens. Notons qu’au cours de cette séance de travail, Mme Percy Suze Filippini, représentante de la Fao, a assuré que son agence, en tant que partenaire technique, continue à appuyer le Congo dans la politique d’au- to-suffisance alimentaire qu’il entend promouvoir. Pendant l’échange, les importateurs et promoteurs agricoles ont salué l’initiative du ministre d’Etat Djombo et ils ont fait part de leurs doléances au gouvernement.

Alain-Patrick

MASSAMBA

Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Pointe-Noire

Les hommes d’affaires invités à Lisanga, une convention internationale d’affaires

Organisée par la Chambre de commerce, d’industrie, d’agri- culture et des métiers de Pointe-Noire, la première édition de Lisanga se déroulera du 12 au 14 juin 2017, dans la capitale économique. Il s’agit, d’une rencontre internationale et multidimensionnelle d’acteurs économiques, destinée aux entreprises d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, qui voudraient faire des affaires avec des entreprises congolaises.

d’affaires d’au moins 150 millions de francs Cfa. Il s’agit de mettre en face des chefs d’entreprises étran- gères, de réels acteurs économiques congolais, motivés à s’engager dans une dynamique de développement de leurs affaires ou de leurs entre- prises. «Nous voulons, à travers cette convention, donner l’opportu- nités aux entreprises congolaises de nouer des partenariats avec des entreprises européennes ou étran- gères plus outillées techniquement, matériellement ou financièrement, afin que nos entreprises acquièrent l’expertise, et les capacités de répondre favorablement aux appels d’offres de l’Etat et des grandes entreprises, tant au niveau national qu’international», explique Didier Mavouenzela. Ce rendez-vous qui envisage de se tenir régulière est une autre manière de donner un coup de pouce au «local content», dirait-on. A cause de la chute des prix du baril de pétrole, l’Etat et les sociétés

A u cours d’une conférence de

presse qu’il a tenue, mercredi

19 avril 2017, à Pointe-Noire,

Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la Chambre de com- merce locale a lancé les initiatives afférentes à la première édition de Lisanga, qui laisse une place au marketing «business to business» (B to B), ou rencontres interentreprises, s’adressant aux professionnels du monde des affaires. «L’objectif de cette convention d’affaires est de permettre aux dirigeants et responsables de ces entreprises de se rencontrer, d’échanger sur leurs besoins, leurs compétences, leurs produits, afin d’envisager des collaborations, partenariats d’affaires mais surtout de tisser des liens entre eux», a-t-il précisé. Pendant trois jours, Lisanga 2017 réunira environ les représentants de deux cents entreprises partici- pantes attendues, dont près de 60 entreprises congolaises qui ont un minimum de dix salariés et un chiffre

qui ont un minimum de dix salariés et un chiffre Sylvestre Didier Mavouenzela. pétrolières, les plus

Sylvestre Didier Mavouenzela.

pétrolières, les plus grands pour- voyeurs de marchés ne font prati- quement plus d’appels d’offres. D’où la nécessité, pour les entreprises privées congolaises, de se tourner vers d’autres niches de croissance, telles les T.i.c (Technologies de l’in- formation et de la communication), le tourisme, la logistique, l’agro-in- dustrie, etc. Des domaines où, malheureusement, les entreprises congolaises manquent d’expertise. D’où l’intérêt de cette convention. Ainsi, le programme de cette conven- tion prévoit une large part aux

rencontres B to B, aux visites des entreprises in situ, etc. Elle permettra aussi des réunions d’information sur le Congo, notamment les oppor- tunités d’affaires, les perspectives de développement du Congo, les potentialités à explorer, etc. Pour faciliter la participation des entreprises à Lisanga 2017, la Chambre de commerce de Pointe- Noire a obtenu des commodités auprès de certains partenaires. Ainsi, des avantages pratiques sont mis à la disposition des chefs d’en- treprises de Brazzaville, des autres

District de Tchiamba-Nzassi (Département du Kouilou)

La candidature de Charles Thierry Laka aux législatives réclamée par les populations

Conseiller municipal et départemental P.c.t (Parti congolais du travail) de l’unique circonscription électorale du District de Tchiamba-Nzassi (rattaché à la commune de Pointe-Noire), Thierry Charles Laka a bouclé, lundi 17 avril 2017, ses descentes citoyennes démarrées en février dernier, au village Fouta, qui se sont poursuivies dans les villages Tchissakata et Manenga, situés à plus de cinquante kilomètres de Pointe-Noire. Dans les 24 villages qu’il a parcourus tantôt à pied, tantôt en véhicule pour évaluer le vécu quotidien des populations rurales, ses sympathisants réclament sa candidature aux élections législatives.

réclament sa candidature aux élections législatives. Thierry Charles Laka faisant un don de vivres. Thierry

Thierry Charles Laka faisant un don de vivres.

Thierry Charles Laka avait pris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des populations, depuis le mois de février dernier. Partout, il a été accueilli avec enthousiasme. Sa tournée lui a permis de tou- cher du doigt la dure réalité de la vie paysanne: le mauvais état des pistes agricoles reste un casse-tête chinois pour ces populations. Leurs produits champêtres finissent par pourrir dans les champs, à la merci des gorilles, chimpanzés et autres prédateurs. Il se pose encore le problème de manque d’eau potable dans certains villages où les plaques solaires installées par l’opération «eau pour tous» ont été volées. Les forages ne fonctionnent plus. Les paysans sont obligés de recourir à l’eau des rivières, dont la qualité est parfois douteuse. La situation sanitaire reste précaire, pour l’ensemble des villages du district. Certains C.s.i (Centres de santé intégrés) sont fermés depuis belle lurette, par manque de personnel. Les populations sont soignées par des infirmiers ambulants dont la qualification professionnelle est à vérifier. Les malades évacués d’urgence à Pointe-Noire meurent parfois en cours de route… Les écoles existent pourtant, mais il y a insuffisance du personnel enseignant. Au village Tchissakata par exemple, il n’y a qu’un enseignant bénévole, pris en charge par le député de la circonscription depuis 2006, pour tout le cycle primaire. Le problème de sécurité a été aussi évoqué par les populations. Il y a, parfois des incursions, de nuit comme de jour, des soldats angolais dans leurs forêts. Ce qui fait que les paysans ont peur de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Interrogé sur la présence du conseiller dans son village, Jean-Léon Tati, chef du village de Manenga, a exprimé ses impressions, en ces

termes: «Hormis le député que nous avons l’habitude de recevoir ici, c’est pour la première fois qu’un conseiller municipal et dépar- temental foule le sol de chez nous. Nous lui en sommes infiniment reconnaissants. Voilà pourquoi, au nom de toute la population du District de Tchiamba-Nzassi, nous demandons la candidature de notre conseiller Thierry Charles Laka, aux prochaines élections législatives qui pointent à l’horizon. Ne pas le faire sera, pour nous, un manque de considération aux populations de notre district. La voix du peuple, c’est la voix de Dieu».

Au terme des rencontres citoyennes organisées dans les villages lors de sa tournée dans le District de Tchiamba-Nzassi, le conseiller municipal et départemental a, lui aussi, confié ses impressions:

«J’ai organisé ces descentes citoyennes, c’est pour aller toucher du doigt le vécu du quotidien de ma population. J’ai compris que les populations souffrent réellement et qu’elles veulent tourner la page, pour écrire l’histoire de Tchiamba-Nzassi sur une nouvelle page. Cette nouvelle histoire qu’elles veulent écrire est axée sur un homme nouveau. Je les ai vus tous, enthousiasmés par la soif du changement. Comme elles veulent écrire une nouvelle histoire du district et bien! Je vais les accompagner pour le faire. Conseiller que je suis, je vais apporter toutes leurs doléances que j’ai notées au niveau du conseil municipal et départemental de Pointe-Noire. Et je pense que, malgré la baisse de notre budget, le conseil ne restera pas insensible à certaines préoccupations. Je reste optimiste». Si- gnalons que partout où il est passé, Charles Thierry Laka a distribué des vivres et des non-vivres aux populations.

Equateur Denis NGUIMBI

villes et des pays européens ou africains qui voudraient prendre part à cette convention. Ces avantages se traduisent en termes de tarifs préférentiels dans les compagnies aériennes, les hôtels, etc. Après avoir lancé le Forum interna- tional sur le «green busines» qui, cette année, n’aura pas lieu en rai- son de son coût organisationnel très élevé (crise économique oblige), la

Chambre consulaire de Pointe-Noire va servir aux acteurs économiques congolais et de l’étranger, la Conven- tion Lisanga 2017, dont la périodicité n’est pas encore déterminée, mais qui, à coup sûr, va alterner avec le F.i.g.b (Forum international sur le green business).

Jean BANZOUZI-MALONGA

Coup d’oeil en biais
Coup d’oeil en biais

Pour l’opposition, il y a une dimension politique dans la crise du Pool

Christophe Moukoueké, porte-parole du Collectif des partis de l’opposition congolaise, la plateforme de l’opposition que dirige Mathias Dzon, a affirmé sur R.f.i, le 17 avril dernier, que la résolution de la crise du Pool, départe- ment où l’insécurité prévaut depuis une année, est politique: «Pensez-vous que ce qui se passe au Pool n’a pas une dimension politique? Ce n’est pas normal, il faut arrêter cela. Il faut immédiatement trouver une solution. Et c’est une solution à laquelle nous pouvons tous concourir. C’est une question politique et il faut trouver une solution politique». L’opposition n’est pas d’accord avec la proposition du secrétaire général du P.c.t, de reconduire les mêmes élus, au cas où il n’est pas possible d’organiser les élections dans le Pool.

Albert Etoto-Ebakassa veut améliorer les conditions de détention du général Mokoko

Dans un courrier daté du 7 avril 2017, le premier avocat général de la Cour suprême, Albert Etoto Ebakassa, a saisi le directeur général de l’administration pénitentiaire, lui demandant «autant que faire se peut, d’améliorer un tant soit peu les conditions de sa détention (N.d.l.r: celle du général Mokoko) et de garantir ses droits de détenu tel que fixés dans le règlement intérieur de la Maison d’arrêt». Il faut dire que cette lettre est une réaction du premier avocat général à la demande qui lui était adressée par le Collectif des avocats en charge de la défense du général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, toujours en attente de procès, comme beau- coup d’autres dirigeants de l’opposition détenus à la Maison d’arrêt. Ses avocats se plaignent des conditions désastreuses de sa détention à la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Sauvagement agressé par un agent de la force publique, il porte plainte

Un jeune automobiliste a été sauvagement tabassé par un agent de la Force publique «affecté à la garde d’une autorité du pays», d’après lui. La scène s’est passée, mardi 18 avril 2017, vers 19h, au niveau de la station-service X-Oil située en face de l’ex-Campus Impérial, au centre-ville de Brazzaville. L’infortuné avait garé sa voiture, comme tous ses collègues attendant d’être servi à la pompe, à tour de rôle, en cette période de pénurie de carburant. L’agent de la force publique estimant que la voiture du jeune chauffeur obstruait la voie, il lui a intimé l’ordre de la déplacer. Mais, comme ce dernier tardait à s’exécuter, tout en faisant la moue, il l’a roué de plusieurs coups de poing au visage et à d’autres parties du corps. En tout cas, il l’a sauvagement tabassé et l’assistance, impuissante, a craint le pire. Le pauvre, sans défense, n’avait plus qu’à prendre la clé des champs. Revenu un peu plus tard, pour récupérer sa voiture, il a été consulté par un médecin. Il ressent notamment des douleurs au niveau de la région lombaire. Le lendemain, il a porté plainte contre X au parquet du Tribunal de grande instance de Brazzaville.

Trois boutiques réduites en cendres à Impfondo

Le stockage du carburant par certains grossistes dans des conditions d’insécurité pose problème. C’est dans ces circonstances que s’est produit un incendie, l’après-midi du mercredi 19 avril 2017, au marché central d’Impfondo, communément appelé marché Bakandi. Trois boutiques ont été réduites en cendres, dont un dépôt de motos géré par un ressortis- sant camerounais. Deux motos ont été pillées par des malfrats, dans la confusion. N’eut été l’élan de solidarité de la population, tout le quartier du marché aurait brûlé, les sapeurs-pompiers ayant montré leurs limites. Les dégâts matériels seraient importants.

Cessation de paiement, une expression à la mode

Les difficultés financières que connaît le pays suscitent beaucoup de commentaires, et certains sont alarmistes. Par exemple, certains Congolais pensent que dans quelques mois, l’Etat ne sera plus capable de payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, pour «cessation de paiement», l’expression à la mode. Parfois, on jure que ce sont des proches du pouvoir qui sont à l’origine de ces rumeurs. Etant donné que les gens éprouvent des difficultés dans leurs activités quotidiennes depuis plusieurs mois, certains sont obligés de croire que l’Etat en arrivera là, à un moment ou à un autre, cette année. En tout cas, si rien ne vient renverser la tendance actuelle de morosité économique, beaucoup de Congolais se résignent à cette éventualité qui fait craindre une explosion sociale.

Les citadins de Pointe-Noire dans une ville insalubre

Sur les réseaux sociaux, on présente la capitale économique du Congo comme étant l’une des villes, sinon la plus insalubre du pays. En tout cas, les visiteurs de passage dans la ville océane sont frappés par l’insalubrité qui règne dans cette ville. Les alentours des marchés, notamment, sont jonchés d’immondices, particulièrement les sacs en plastiques pourtant interdits d’utilisation, les boîtes de conserve, les ordures ménagères et les bouteilles qui inondent les caniveaux et les rues. Les avenues gou- dronnées sont jonchées de nids de poule et autres trous qui empêchent les automobilistes de rouler confortablement. A plusieurs endroits, les caniveaux, détruits par les érosions sont souvent laissés à l’état d’abandon. Ajouter à cela les délestages et les nombreuses interruptions dans la fourniture de l’électricité, le manque d’eau potable des journées entières. Les Ponténégrins, eux-mêmes, sont choqués par l’incapacité de l’Etat à résoudre ces problèmes, et ils ont l’impression que le pétrole qui est exploité aux larges de leur ville est une malédiction pour eux.

Se déterminer quant à la participation ou non aux législatives?

Tel serait l’un des points inscrits à l’ordre du jour d’une importante réunion de l’U.d.h (Union des démocrates humanistes)-Yuki, de l’ancien ministre Guy-Brice Parfait Kolélas, ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, qui se tiendra le samedi 22 avril 2017, au Gymnase Maxime Matsima du Centre sportif et universitaire de Makélé- kélé, à Brazzaville, à côté de la crise politique dans le Pool, qui a connu un regain d’intensité cette semaine avec l’attaque d’une position de l’armée régulière par des ninja-nsiloulou ayant fait plusieurs morts dans les rangs de l’armée. Près d’un millier de militants Yuki seraient attendus. Et tout porte à croire que le parti de Guy-Brice Parfait Kolélas prendra bel et bien le départ des élections législatives, car en les boudant, cela signifierait que le parti n’existera pas là où l’on traite de la vie de la Nation.

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Conférence de presse du secrétaire général du P.c.t

Pierre Ngolo réaffirme la détermination de son parti d’aller uni et mobilisé aux élections

Dans une conférence de presse qu’il a ani- mée, samedi 15 avril 2017, à l’Hôtel Ledger, à Brazzaville, Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t (Parti congolais du travail) a abordé les questions d’actualité politique nationale, notamment la concertation politique de Ouesso, la session extraordinaire du comité central du P.c.t et les consultations électorales de cette année. Dans une salle archicomble, face aux chevaliers de la plume et du micro, il a réaffirmé la détermination du P.c.t d’aller uni et mobilisé aux élections. Car, pour lui, «la victoire de demain dépend, en grande partie, du succès des choix d’aujourd’hui».

S ’agissant du premier point, à savoir la concertation politique

qui s’est, tenue, du 5 au 7 mars 2017 à Ouesso (Dé-

partement de la Sangha),

il a rappelé que celle-ci

a connu une participa-

tion assez diversifiée de

la classe politique. «Des

partis ou groupements po- litiques tels que l’U.pa.d.s et la Rassemblement de l’opposition congolaise y ont pris une part active, aux côtés d’autres forces. Ceci est, en soi, une bonne chose», a-t-il déclaré et de poursuivre. «Il convient que nous comprenions que la construction et le dévelop-

pement du Congo, notre bien commun, la promotion de sa démocratie nous com- mandent, à tous, une atti- tude de responsabilité et de dépassement, permettant de neutraliser les instincts de radicalisme et de cultiver l’inclination à la tolérance et au dialogue propice à la vie communautaire paisible». Pour lui, Ouesso a, incon- testablement, consolidé les acquis démocratiques des concertations ou dialogues antérieurs. En ce qui concerne la qua- trième session extraordi- naire du comité central, il a une fois de plus rappelé que sa tenue avait été décidée lors de la sixième session ordinaire du comité central

de décembre 2016. Il y était

explicitement indiqué que cette session extraordinaire serait consacrée aux pro-

chaines élections. A cette occasion, les membres

du comité central ont fait une analyse critique de la participation du P.c.t aux consultations passées et envisagé conséquemment

la meilleure approche pour

une participation victorieuse du parti aux élections de

2017. Ainsi, le secrétaire général du P.c.t a indiqué

qu’au terme de ses travaux,

le comité central a mis l’ac-

cent sur:

- la nécessité d’user de

rigueur, d’impartialité et d’objectivité lors de l’inves-

titure des candidats du parti;

- le respect scrupuleux des

décisions du comité national d’investiture; - la nécessité d’observer la discipline, la cohésion et l’unité du parti. «A propos, le comité cen-

tral a attiré l’attention des

membres du parti non in- vestis qui se présenteraient

en candidats indépendants. Cet appel vaut également pour tout membre du parti qui soutiendrait un candidat autre que celui investi par le parti. Des sanctions sévères seront prises à leur encontre selon une procédure d’ur- gence», a-t-il prévenu. A propos des consulta- tions électorales, il a rele- vé que dans le cadre des préparatifs des prochaines élections, qu’il venait de prendre, en tant que secré- taire général, une circulaire et trois directives qui fixent les modalités de désignation des candidats du parti. En effet, cette circulaire ren- seigne sur la période de dé- pôt de candidatures. Cette période court depuis le 8 avril dernier et s’est ache- vée le mardi 18 avril dernier. «Comme l’a recommandé la quatrième session extraor- dinaire du comité central, les dirigeants du parti à tous les niveaux sont tenus de traiter les différents dossiers enregistrés avec rigueur, impartialité et objectivité. Toutes ces instructions et orientations, vous vous en doutez, visent à permettre et garantir un bon déroulement de cette étape importante vers les différentes consul- tations», a-t-il indiqué. Par ailleurs, la direction du parti veillera à ce qu’il n’y ait pas cumul de fonctions ou de postes. «Nous n’acceptons plus qu’un député soit en même temps conseiller,

sauf si le parti a l’inten- tion de le nommer à un poste de responsabilité. Aux élections législatives et locales de 2012, nous avions placé certains séna-

teurs et députés en tête de liste, c’était pour éviter que

nos adversaires fassent un contrepoids», a-t-il précisé. Toujours à propos des élec- tions, le secrétaire général

du P.c.t s’est prononcé sur

le secrétaire général du P.c.t s’est prononcé sur Pierre Ngolo. Les participants. le cas du Département

Pierre Ngolo.

général du P.c.t s’est prononcé sur Pierre Ngolo. Les participants. le cas du Département du Pool,

Les participants.

le cas du Département du Pool, en proie à l’insécurité depuis un an. Il a émis l’es- poir de voir la situation du Pool se normaliser avant les élections. «Si d’aventure, il n’y pas la possibilité d’y organiser les élections, les dispositions constitution- nelles seront appliquées comme ce fut le cas dans les trois circonscriptions de Brazzaville après les évènements du 4 mars 2012», a-t-il précisé. Cette disposition constitutionnelle consiste à reconduire les députés, conseillers locaux et sénateurs qui sont déjà là. Pour Pierre Ngolo, la vic- toire du P.c.t dépend en grande partie du succès des choix d’aujourd’hui. Il a rappelé, en outre, que tout est fait pour que le parti aille aux élections uni, détermi- né et mobilisé sur la base

d’une stratégie excluant toute logique individualiste ou de lobbying. De même, une voie a été définie et arrêtée par la majorité pré- sidentielle, afin qu’elle se présente aux prochains rendez-vous comme une fa- mille organisée et solidaire. Répondant aux questions des journalistes sur la stra- tégie du P.c.t de prétendre gagner, il a indiqué que le milieu n’est pas autorisé pour dévoiler la stratégie arrêtée par le parti. A propos de l’exigence de l’opposition à organiser le dialogue pour mettre un terme à la crise actuelle, il a rétorqué que ce dialogue-là ne pourra pas juguler la crise économique qui sévit aujourd’hui au niveau mondial.

Pascal-Azad DOKO

LA SEMAINE AFRICAINE Bihebdomadaire d’information générale, d’action sociale et d’opinion, s’inspirant de la
LA SEMAINE AFRICAINE
Bihebdomadaire d’information générale, d’action sociale et
d’opinion, s’inspirant de la Doctrine Sociale
de l’Eglise Catholique
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Journal édité par la Commission Episcopale des Moyens de Communication Sociale.
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Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche

Promouvoir la filière du manioc, l’aliment de base des Congolais

Le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a réalisé, avec l’appui de la Fao (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agricultu- re), de juillet 2014 à avril 2017, un projet d’appui à la promotion de la filière manioc, à travers l’approche champs, écoles, paysans (Cep). A l’issue de deux ans de travaux, les résultats de ce projet témoignent de son succès, comme cela a été indiqué lors de la cérémonie de clôture de ce projet, présidée par le ministre d’Etat Henri Djombo, ministre de l’agricul- ture, de l’élevage et de la pêche, mercredi 13 avril 2017, à Brazzaville, en présence de Mme Suze Percy Filippini, représentante-résidente de la Fao.

L e projet d’appui à la promo- tion de la filière manioc, à travers l’approche champs,

écoles, paysans avait comme objectif le renforcement des capacités des encadreurs de base et des organisations de producteurs; l’intensification durable de la production du manioc par l’augmentation de l’offre en matériel sain de plantation; l’amélioration des itinéraires techniques paysans et la promotion de la chaîne de valeurs post-récolte. Sa mise en œuvre a été effectuée dans quatre départements:

la Cuvette, les Plateaux, la Bouenza et le Pool. Il a permis de travailler directement avec les populations des 12 dis- tricts suivants: Cuvette: Epéré (district de Makoua), Oyendzé (district de Ngoko), et Otségné (district de Boundji); Plateaux:

Béné (district d’Ollombo), Aba- la-Ndolo (district de Djambala) et Ngo 2 (district de Ngo); Pool:

Massa (district d’Ignié), Mous- solo-Dakar (district de Kindam- ba) et Sakamesso (district de

Louingui); Bouenza (district de Mfouati); Moussengué (district de Mouyondzi) et Kitala (district de Loudima). Au terme de ce projet, d’im- portants résultats ont été en- registrés, a souligné Bienvenu Ntsouanva, coordonnateur national du projet. Voici, entre autres, comment se présentent ces résultats: 483 personnes ont été sensibilisées au moyen d’un atelier national; 12 ate- liers villageois et des réunions techniques organisés; 12 grou- pements Cep (Champs, école, paysans) constitués et struc- turés regroupant 282 produc- teurs, dont 147 femmes (52%); 26 facilitateurs endogènes (producteurs) exposées aux principes de base de l’approche Cep au cours de deux sessions de formation initiale organisées, à Owando et à Bouansa; 29 agents d’encadrement ont été formés sur la collecte et l’ana- lyse statistique des données agronomiques, des kits de matériels aratoires et divers équipements distribués, un

matériels aratoires et divers équipements distribués, un Vue partielle des participants avec le ministre Henri Djombo

Vue partielle des participants avec le ministre Henri Djombo et Mme Suze Percy Filippini (au milieu).

appui financier pour l’ouverture de 6 hectares au moins a été consenti, 1 Cef et 12 dispositifs d’apprentissage Cep manioc implantés, animés, suivis et évalués; 40 variétés collectées et utilisées dans les dispositifs d’apprentissage, dont 27 éco- types locaux et 13 introductions (variétés améliorées), etc. Pour Mme Suze Percy Filip- pini, il s’agit là d’un important pas qui vient d’être gagné sur le développement de la filière manioc. «Ces résultats méritent une appropriation et une pérennisation et devront faire l’objet d’une large diffusion vers d’autres départements du pays. Certes, beaucoup reste à faire encore mais nous devons commencer par préserver ce que nous avons déjà acquis, si nous voulons réellement faire de la filière manioc l’épine dorsale du système alimentaire national», a-t-elle affirmé. Pour sa part, le ministre d’Etat

Henri Djombo a rappelé que le manioc est réputé comme l’ali- ment de base des Congolais. C’est pourquoi, il faut en assu- rer une production suffisante couvrant les besoins locaux et des possibilités d’exportation. «Le projet pilote Champs écoles de producteurs s’est voulu une «école sans murs», un outil de développement participatif qui amène le producteur à observer, à analyser, à décider et à agir en toute responsabilité dans son environnement», a-t-il indiqué. Notons que lors de cette cé- rémonie, l’assistance a, aussi, suivi la déclaration des partici- pants à la rencontre régionale sur les Cep (Champs et écoles de producteurs), à Dakar (Sé- négal), lue par Djibril Mbaye, consultant international, ainsi qu’un documentaire vidéo sur les réalisations du projet.

Alain Patrick MASSAMBA

Arrondissement 5 Ouenzé (Brazzaville)

Serge Péphin Bani, de nouveau candidat indépendant aux législatives

Natif de Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville, Serge Péphin Bani, président du Cercle de réflexion A.n.c (A nous le choix), a annoncé, di- manche 9 avril 2017, son intention d’être candidat indépendant aux prochaines élections législatives, dans la première circonscription de Ouénzé (quar- tiers 54 et 59). C’était au cours d’un point de presse qu’il a animé à Brazzaville. C’est pour la deuxième fois, depuis 2007, qu’il va ainsi se lancer dans la course aux législatives.

E xpliquant les motivations

de sa nouvelle candidature

aux législatives, Serge Pé-

phin Bani a rappelé que depuis 2002, les jeunes de sa circons- cription manifestent déjà l’ambi- tion de voir un natif de Ouenzé être leur député. Car, ils avaient soutenu, au départ, le doyen Jean-Jules Okabando, bien que n’étant pas natif du cinquième arrondissement. «Cette fois, j’exauce leur vœu, en me portant candidat», a-t-il déclaré. Pour lui, il faut, en 2017, de nouveaux candidats ayant de nouvelles idées. «Notre pays regorge de cadres. Laisser les mêmes députés plus de dix ans fausse la donne. Il faut des nouveaux avec des nouvelles idées», a-t-il dit. Serge Péphin Bani estime que les partis politiques au Congo ont montré leurs limites. Il faut,

par conséquent, aller vers des grandes associations, pour que la politique politicienne cède la place à la politique où le peuple est au centre de tout. C’est pourquoi, le président du Cercle de réflexion A.n.c s’est donné une nouvelle définition de la démocratie: «Apprendre à vivre ensemble avec nos différences, à construire un monde qui soit de plus en plus ouvert mais qui possède aussi la plus grande diversité possible. Il faut définir la démocratie non plus comme le triomphe de l’universel sur les particularismes, mais comme l’ensemble des garanties insti-

La démocratie est

tutionnelles

une politique de la reconnais- sance de l’autre». Tout en reconnaissant que son arrondissement regorge plu- sieurs cadres susceptibles d’être députés et de donner le meilleur

susceptibles d’être députés et de donner le meilleur Serge Péphin Bani. d’eux-mêmes, pour le déve- loppement

Serge Péphin Bani.

d’eux-mêmes, pour le déve- loppement de cette partie de la ville-capitale, Serge Péphin Bani rappelle qu’en 2012, il avait bien voulu être candidat dans la même circonscription électorale de Ouénzé. «Malheureusement, l’administration électorale avait décidé de reconduire les mêmes députés du fait des destructions des habitations causées par les déflagrations des obus du 4 mars 2012, ayant occasionné la démobilisation de l’électorat», a t- il rappelé. Enfin, le président du Cercle de réflexion A.n.c a souhaité que les élections législatives soient transparentes et apaisées. «Nous pensons que la nou- velle République nous garantira un scrutin libre, transparente

et apaisé. Car, le Président de la République, Denis Sas- sou-Nguesso, avait déclaré, lors de son investiture, que l’heure est à la vérité et à la rupture avec le passé», a-t-il rappelé. Après avoir manqué la députation en 2007, après les circonstances de 2012 où il n’avait pas pu concou- rir à cause de la décision de reconduire les mêmes députés dans trois circonscriptions où le scrutin n’avait pas pu être orga- nisé, à cause des conséquences des explosions du 4 mars, Serge Pépin Bani va de nouveau ten- ter sa chance, en sollicitant la confiance de ses compatriotes de la première circonscription de Ouenzé.

Pascal-Azad DOKO

Coopération Ministère de la communication et des médias / Pnud

Des émissions du Système des Nations unies à la radio et à la télévision nationales

Au terme d’un accord de partenariat signé mercredi 12 avril 2017, au siège du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), à Brazzaville, par Thierry Moungalla, ministre de la communication et des médias, et Anthony Ohemeng-Boamah, coordonnateur-résident des Nations unies, le Système des Nations unies dis- pose, désormais, d’un espace de diffusion à la télévision et la radiodiffusion nationales d’émissions destinées à l’information des Congolais. Ces émissions porteront sur les activités multiformes d’appui au développement et d’assistance humanitaire que le Système des Nations unies mène au Congo.

que le Système des Nations unies mène au Congo. Signature de l’accord de partenariat. Phtoto de

Signature de l’accord de partenariat.

mène au Congo. Signature de l’accord de partenariat. Phtoto de famille. Les programmes radio et télédiffusés,

Phtoto de famille.

Les programmes radio et télédiffusés, les premiers du genre dans la coopération entre la République du Congo et le Sys- tème des Nations unies, visent à promouvoir et sensibiliser les populations sur les O.d.d (Objectifs du développement durable) que le gouvernement a officiellement lancés en décembre 2016. Ces programmes permettront d’informer régulièrement les Congolais sur les activités de l’Onu et de ses agences et de contribuer ainsi à une meilleure com- préhension des enjeux et défis du développement par la population congolaise. Dans le cadre de ce partenariat, le Système des Nations unies prévoit le renforcement des capacités des professionnels des médias concernés, à travers, entre autres, l’organisation de séminaires et d’ateliers d’information, de sensibilisation et de formation professionnelle et de perfectionnement à l’inten- tion, notamment, des journalistes chargés de la couverture des activités du Système des Nations unies. Cet accord procède de la volonté des deux partenaires de renforcer une collaboration de longue date traduite, au cours de la dernière décennie, par la mise en œuvre des plans-cadre d’aide au développement, dont l’actuel couvre la période 2014-2018. Il participe aussi de leur volonté à relever le défi de l’information du public en tant que droit inaliénable souligné

par la cible 10 de l’O.d.d 16: «Garantir l’accès public à l’infor- mation et protéger
par la cible 10 de l’O.d.d 16: «Garantir l’accès public à l’infor-
mation et protéger les libertés fondamentales, conformément
à la législation nationale et aux accords internationaux».
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ASSOCIATION CONGOLAISE POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL Membre accrédité de l’IPPF depuis 1998 1159 rue

ASSOCIATION CONGOLAISE POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL Membre accrédité de l’IPPF depuis 1998 1159 rue Ndouo, Plateau des 15 ans B.P. 945 – BRAZZAVILLE Tel (242) 22 611 67 64 / 06 661 01 58 E-mail: acbef@yahoo.fr Site web: www.acbef.org République du CONGO

acbef@yahoo.fr Site web: www.acbef.org République du CONGO AVIS DE RECRUTEMENT L’Association Congolaise pour le

AVIS DE RECRUTEMENT

L’Association Congolaise pour le Bien-Etre Familial (ACBEF) recrute, pour son siège à Brazzaville, un(e) Chef de division comptabilité, contrôle et budget. Le candidat doit avoir un diplôme de niveau BAC+5, une ex- périence professionnelle d’au moins de 5 ans. La connaissance pratique des logiciels SAGE SAA- RI est exigée.

Les dossiers de candi- datures composés d’une lettre de motivation adres- sée au Directeur Exécutif de l’ACBEF, une copie légalisée du diplôme ou attestation, un curriculum vitae, une carte photo, un certificat de nationalité, un casier judiciaire da- tant de moins de 3 mois, un extrait d’acte de nais- sance et un certificat mé-

dical doivent être dépo- sés, avant le 15 mai 2017, au Siège de l’ACBEF au n° 1159, Plateau des 15 ans – Brazzaville, avec mention «Candidature au poste de chef de division comptabilité, contrôle et budget ».

Les candidatures fémi- nines sont vivement en- couragées.

NB: Les versions élec- troniques des CV doivent être adressées obligatoi- rement aux adresses mail ci-dessous:

- Dr Haingo: hrabeari- monjy@ippfaro.org

- Dr Martin: mmigomba-

no@ippfaro.org

- Mr Christian Mutwale:

CMtuwale@ippfaro.org

- Mr Christian Mutwale: CMtuwale@ippfaro.org ASSOCIATION CONGOLAISE POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL Membre
ASSOCIATION CONGOLAISE POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL Membre accrédité de l’IPPF depuis 1998 1159 rue

ASSOCIATION CONGOLAISE POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL Membre accrédité de l’IPPF depuis 1998 1159 rue Ndouo, Plateau des 15 ans B.P. 945 – BRAZZAVILLE Tel (242) 22 611 67 64 / 06 661 01 58 E-mail: acbef@yahoo.fr Site web: www.acbef.org République du CONGO

acbef@yahoo.fr Site web: www.acbef.org République du CONGO AVIS DE RECRUTEMENT L’Association Congolaise pour le

AVIS DE RECRUTEMENT

L’Association Congolaise pour le Bien-Etre Familial (ACBEF) recrute, pour son siège à Brazzaville, un(e) Directeur Exécutif. Le candidat doit avoir un diplôme de niveau BAC+5 en sciences sociales et humaines (santé, écono- mie et droit), avec une ex- périence professionnelle de plus de 5 ans dans la gestion des programmes et projets.

Les dossiers de candi- datures composés d’une lettre de motivation adres- sée au Président National de l’ACBEF, une copie lé- galisée du diplôme ou at- testation, un curriculum vitae, une carte photo, un certificat de nationa- lité, un casier judiciaire datant de moins de 3

mois, un extrait d’acte de naissance et un certificat médical doivent être dépo- sés, avant le 15 mai 2017, au Siège de l’ACBEF au n° 1159, Plateau des 15 ans – Brazzaville, avec mention «Candidature au poste de Directeur Exécutif».

Les candidatures fémi- nines sont vivement en- couragées.

NB: Les versions électro- niques des CV doivent être adressées obligatoirement aux adresses mail ci-des- sous:

- Dr Haingo: hrabeari-

monjy@ippfaro.org

- Dr Martin: mmigomba-

no@ippfaro.org

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Karthala Paris - novembre 2016 Paiement sécurisé : www.karthala.com LE LIVRE QUI INDIQUE COMMENT ELIMINER

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PAGE 8 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

VIE DE L’EGLISE

VIE DE L’EGLISE

VIE DE L’EGLISE

Paroisse Jésus-Ressuscité et de la Divine Miséricorde

(Archidiocèse de Brazzaville)

Le cinquantenaire de la paroisse célébré autour de l’Archevêque, Mgr Milandou

Les chrétiens de la Paroisse Jésus-Ressuscité et la Divine Miséricorde, dans l’Archidiocèse de Brazzaville, ont célébré le cinquantenaire de leur paroisse, à travers plusieurs manifestations dont la messe solennelle célébrée dimanche 16 avril 2017, par l’Archevêque, Mgr Anatole Milan- dou, qu’entourait une dizaine de prêtres parmi lesquels le curé, l’Abbé Bogdan Piotrowski. La messe, qui a eu lieu à partir de 9h, sur l’espla- nade de la paroisse, où des chapiteaux étaient érigés pour la circonstance, était animée par la Schola populaire et les Chorales Arche de Noé et Sainte-Cécile fusionnées. Les paroissiens étaient vêtus de rouge cérémoniaire, couleur des pagnes conçus à l’effigie de Jésus-Ressuscité et de la Divine Miséricorde. Sous les chapiteaux, il y avait les représentants des Eglises sœurs membres du Conseil œcuménique, les représentants des élus nationaux, les administrateurs-maires de Moun- gali et de Madibou et ceux de différents rangs de la société et des chrétiens venus prier pour les cinquante ans.

L ’érection de la Paroisse Jésus-Ressuscite et de la Divine Miséricorde re-

tain de Brazzaville, accueilli par le curé de la paroisse, l’Abbé Bogdan Piotrows- ki, suivi d’une colonne de

monte vers 1951 et 1953, quand l’administrateur-maire colo- nial, René Pont, initia le plan de lotissement de la ville. La colline du haut-Plateau est une zone réservée prioritairement aux militaires ressortissants d’Afrique équatoriale ayant atteint 15 ans de service, et qui sont automatiquement admis à la retraite. D’où l’ap-

pellation «Plateau des 15 ans»,

Brazzaville étant la capitale de l’A.e.f (Afrique équatoriale française). Après le lotissement du quar- tier, l’Eglise va acheter un vaste terrain de sept double-par- celles. Mgr Michel Bernard, l’Archevêque de Brazzaville à l’époque, voulait y installer un centre catéchétique. Une chapelle y sera érigée, dénom-

mée «Chapelle des Martyrs de l’Ouganda». Le Père Jean

Morizur, son curé en 1965, qui aimait le cantique: «Victoire, tu régneras», tronquera le nom de

«Martyrs de l’Ouganda» contre

celui de Jésus-Ressuscité, et la paroisse est débaptisée au cours de la messe solennelle du jour de Pâques 1967. 50 ans après, Mgr Anatole Mi- landou, Archevêque métropoli-

nous est invité à faire de sa vie un passage et sur tous

prêtres, d’enfants de chœur et de mimeuses, depuis la Rue Mayombe où est lancé le rite d’entrée, a ouvert la cé- rémonie liturgique jubilaire, suivi du mot de bienvenue lu par M. Jean-Louis Bikindou, premier vice-président du Conseil pastoral paroissial. Dans son homélie, le prélat est revenu sur le sens éty- mologique de «Pâques», qui est un passage. «Chacun de

mologique de «Pâques» , qui est un passage. «Chacun de Mgr Anatole Milandou (Photo Aimé Makiza).

Mgr Anatole Milandou (Photo Aimé Makiza).

les plans. La paroisse a fêté un double évènement: le cinquante- naire et la résurrection de Jésus, le saint-patron de votre église Jésus-Ressuscité», a-t-il déclaré.

Mgr Anatole Milandou a aussi passé en revue sociologique nos mœurs qui deviennent déviantes. L’occasion était propice pour remercier tous ceux-là qui ont

et aux hôtes de la paroisse. Il s’est dit reconnaissant à tous ceux qui ont œuvré à la réus- site du jubilé, aux personnes qui ont soutenu la paroisse comme le député Damien Mia- kassissa, etc. Au cours de la cérémonie liturgique, Mgr Milandou a remis des diplômes d’honneur aux couples Kouakoua, pour leurs 60 ans de mariage et Massamba, 50 ans, signés du Saint-Père le Pape François, parvenus par le truchement de la Nonciature apostolique. Les prêtres originaires de la paroisse ont remis un pré- sent au prélat. Et le deuxième vice-président, Éric Léandre Kidoumou, au nom du Conseil pastoral paroissial, a remis aussi un présent au curé de la paroisse. C’est aux environs de 12h que l’Archevêque a donné sa bénédiction finale. Les hôtes se sont rendus à l’espace Saint Jean-Paul II où l’apéritif a été offert, après la bénédiction du nouveau bâtiment servant de salles de classe, par l’arche- vêque.

Aimé MAKIZA

de salles de classe, par l’arche- vêque. Aimé MAKIZA Une vue de l’autel (Ph Aimé Makiza).

Une vue de l’autel (Ph Aimé Makiza).

concouru à l’expansion de cette paroisse, en ayant une pensée pieuse pour ses aînés dans le sacerdoce, qui sont passés dans

cette paroisse jubilaire. La prière universelle a été dite en cinq lan- gues vernaculaires, pour illustrer

le concept «Eglise-Famille» qui

est l’objet de l’inculturation et

la diversité linguistique caracté-

risant ce quartier cosmopolite.

A la fin de la célébration eucharis- tique, l’Abbé Bogdan Piotrowski

a adressé un vibrant mot de

remerciements à l’archevêque

Commentaire

Pour une aumônerie de la communauté chrétienne catholique en Île de France

Les chrétiens catholiques de la diaspora congo- laise en Île de France se retrouvent comme un diocèse sans évêque ou des brebis sans pasteur. Très engagés dans la pastorale de leurs paroisses respectives, ils assument de nombreuses respon- sabilités paroissiales et diocésaines. Beaucoup de mouvements d’apostolat et d’associations existent. Mais, il manque toujours une autorité légitime, pour coordonner la vie de tous ces groupements qui débordent de dynamisme. Les évêques de la Conférence épiscopale du Congo avaient promis, il y a deux ans, la création d’une aumônerie tenue par un prêtre congolais ou en tout cas une paroisse de référence, mais jusque- là, rien n’est encore fait.

L es catholiques congolais

en France, particulière-

ment ceux des Départe-

ments d’Île de France ont du

mal à vivre la chaleur de leur foi dans un pays où la culture ne répond pas à leur expression profonde. Il faut dire que les Africains, en particulier les Congolais, veulent vivre en communautés et ils ont du mal

à s’intégrer dans une culture

où prime l’individualisme. Ils sont obligés de faire recours

à la théologie de l’incultura-

tion qui leur permet de créer des mouvements d’apostolat, véritable réplique de ceux qui existent au Congo, pour soute-

nir leur foi et vivre la solidari- té chrétienne à travers leurs communautés. Ainsi, l’on compte plus d’une quinzaine de mouvements d’apostolat, chorales et associations catholiques regroupant les chrétiens congolais en Île de France. On peut citer la schola populaire de France, la Fraternité féminine sans

frontière, la Supplique, les différentes confréries, les groupes Sainte-Rita,

Saint-Michel, etc. Les chré- tiens congolais ont ainsi transposé en France la vie des mouvements d’apostolat comme ils existent dans leur

des mouvements d’apostolat comme ils existent dans leur Une vue des partcipants à la messe. pays.

Une vue des partcipants à la messe.

pays. Cette culture et tradition congolaise leur permet ainsi de rester fidèles à la façon de vivre leur foi et de s’enraciner dans l’Eglise catholique. La question se pose au niveau de l’unicité de l’autorité ecclésiale devant coordonner tous ces mouvements d’apostolat et asso- ciations, pour faire régner l’ordre et l’harmonie, tout en préservant l’esprit de solidarité qui les ca- ractérise. Pour trancher, en effet, les contradictions et même les querelles qui opposent parfois ces mouvements d’apostolat et ces groupes, ou pire entre des

prêtres aumôniers de tel ou tel autre mouvement d’apostolat, il faut bien une autorité légi- time, donc reconnue comme telle, par tous les chrétiens. Les quelques prêtres congo- lais qui essaient de prendre des initiatives de gouvernance communautaire, malgré leur bonne volonté, sont confron- tés à un problème de légitimité de l’autorité qu’ils veulent exercer, car ils n’ont jamais reçu mandat de la Conférence épiscopale du Congo. Lors de leur passage à Paris, du 6 au 7mai 2015, les évêques

Deuxième dimanche de Pâques-A-

Le premier jour de la semaine, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux

Textes: Ac 2, 42-47; Ps 117; 1 P 1, 3-9; Jn 20, 19-31

L e Seigneur Jésus se présente à ses disciples le soir de ce même jour

(Jn 20, 19) mais vient de nouveau parmi eux, huit jours plus tard. Dans

cette note rédactionnelle s’inaugure, dans un certain sens, le rythme

pascal de la vie de l’Eglise qui accueille toujours la venue du Seigneur, le jour du dimanche, quand nous nous retrouvons ensemble pour célébrer la Pâques du Seigneur. Espérant toujours, chaque dimanche, non seulement de le rencontrer, mais de mieux le connaître. C’est aussi peut-être pour nous l’occasion de profiter pour réfléchir, pour ce deuxième dimanche de Pâques, sur le sens du dimanche qui est le jour du Seigneur. Au début, les chrétiens se rassemblaient le «premier jour de la semaine», en souvenir de la résurrection de Jésus. À un certain moment, pour désigner cette journée de rassemblement, ils commencèrent à utiliser l’expression latine Domenica dies: le jour du Seigneur. Puis c’est devenu simplement Domenica (dimanche). En 321, l’empereur Constantin fit du dimanche un jour de repos officiel dans tout l’empire romain. Nous savons très bien que les premiers chrétiens ne se réunissaient pas tous les jours. Ils avaient, eux aussi, leur vie quotidienne. Or, c’est dans le cadre de leur rencontre hebdomadaire que Jésus-ressuscité «vient». La foi n’est pas un phénomène individuel. La présence du Christ-ressuscité est surtout expérimentée dans le cadre d’une rencontre communautaire, «en Église». Chaque dimanche, se renouvelle pour eux le «signe» de ce «premier dimanche» dans le Cénacle. Là où ils étaient rassemblés, le Christ, mystérieusement, se glissait parmi les siens, à Jérusalem, Antioche, Éphèse, Corinthe, Thessalonique, Rome. Lorsque St Jean écrit son évangile, il y a déjà plus de 60 ans que le Christ est mort et ressuscité, 60 ans que les Chrétiens se réunissent chaque dimanche pour fêter la victoire de Jésus. Jean fait un clin d’œil à ceux et celles autour de lui: «vous voyez pourquoi nous nous

rassemblons chaque dimanche. C’est pour célébrer la résurrection du Sei-

gneur.» Au moment où saint Jean écrit son évangile, c’est toujours un temps de peur et de persécution. Les disciples de Jésus ont pris l’habitude de se réunir dans leur maison, tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. Ils s’accueillent à tour de rôle. Ils se comptent. Il y a des défections, des gens qui abandonnent la foi, qui laissent le groupe. Ils ont peur. Ils verrouillent les portes. Cette réunion, qui depuis le commencement a lieu tous les dimanches, est au cœur même de la foi chrétienne. Comme nous le voyons dans l’évangile d’aujourd’hui, pour ces hommes et ces femmes, c’est un jour nouveau, une nouvelle création initiée par le Christ lui-même. Les chrétiens ne pouvaient vivre sans ces rencontres du jour du Seigneur. C’était une assemblée vivante dans laquelle on se reconnaissait comme membre de la famille de Dieu et comme disciple du Christ. On sortait de cette réunion eucharistique fortifié et prêt à reprendre la tâche quotidienne, ce qui faisait dire aux non chrétiens qui voyaient les disciples du Christ sortir de leur rencontre dominicale: «Voyez comme ils saiment». Le rassemblement hebdomadaire des chrétiens, n’est pas une habitude tardive, décidée un jour par un Pape ou par un concile; c’est Jésus lui-même qui l’a institué. Notre dimanche, devenu pour beau- coup simplement le week-end, la fin de semaine. Pour la plupart des gens, le dimanche n’a rien à voir avec la vie de l’Église. Il s’agit maintenant des voyages du week-end, d’un repos bien mérité après une semaine de travail ardu. L’accent est mis sur les vacances, le divertissement et le repos. Nous les chrétiens, devons repenser notre dimanche. Les premiers chrétiens n’étaient que quelques milliers dans l’immense empire romain. Malgré leur nombre insignifiant, ils savaient se réunir autour de la Parole de Dieu et autour de Jésus-ressuscité. Une autre caractéristique de notre dimanche, c’est la joie qu’il provoque: «Les

disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur». Dans un livre très an-

cien, la Didascalia des douze apôtres, l’auteur déclarait: «Celui ou celle qui est triste le dimanche commet un péché». Et Tertullien, un grand penseur chrétien,

disait: «En ce jour de fête, on ne doit pas jeûner et pendant le service liturgique,

on ne doit pas faire la génuflexion». La joie pascale, la joie chrétienne, n’est pas d’abord la joie facile, la joie spontanée, celle qui nous habite quand tout va bien, quand la santé est bonne, quand nous sommes jeunes et en pleine vitalité, quand nos entreprises réussissent, quand nos relations amicales et

familiales sont agréables

La joie de la résurrection, c’est celle qui vient

après la peur, après la catastrophe, après le malheur! C’est la joie

et la paix qui remontent d’une situation radicalement désespérée et cette joie, rien ni personne ne pourront nous la ravir: c’est la joie et la paix qui viennent de la confiance en Jésus ressuscité. Nos rencontres du dimanche, «dans la joie du Seigneur», et autour de l’Eucharistie, sont d’une grande importance. Elles peuvent changer notre vie. Il suffit de constater les changements qui ont eu lieu dans la vie des disciples après la résurrection! Elles nous donnent le courage de faire face à toutes les éventualités et donnent un sens à notre vie.

«après»

Saturnin Cloud BITEMO, SJ

du Congo avaient célébré une grand’ messe dans l’église Saint Yves de La Courneuve. Au cours de cette messe, le président de la Conférence des évêques du Congo, Mgr Daniel Mizonzo, avait informé, dans son allocution, les chrétiens de la diaspora congolaise de leur projet avec les évêques de France. En effet, les évêques du Congo et leurs confrères de France avaient échafaudé un projet d’aumônerie congolaise où une paroisse de référence en Ile de France, afin de coor- donner la vie des chrétiens congolais de France. Cette bonne nouvelle, lâchée par Mgr Mizonzo, pendant la messe, avait été bien accueillie. Il y a

lieu en effet de créer une sorte de doyenné, avec à la tête un prêtre doyen, pour coor- donner la vie des chrétiens congolais en France. Mais, le silence qui gravite autour de ce projet laisse le doute dans le milieu congolais. Les évêques du Congo, qui se re- trouvent en session pastorale à Brazzaville, au cours de ce mois d’avril, redonneront un grand espoir aux chrétiens de la diaspora congolaise en France, en finalisant ce projet par la nomination d’un prêtre aumônier ou un prêtre doyen, qui peut être secondé par un adjoint.

Jean-Baptiste MILANDOU

(France)

SOCIETE

SOCIETE

SOCIETE

Asi-Azur Développement

Une réunion d’information pour appel à proposition

Dans le cadre du projet «Renforcement de la so- ciété civile et les acteurs étatiques pour améliorer le respect des droits des filles et des femmes

congolaises», l’Ong française A.s.i (Actions de solidarité internationale) et l’association Azur Développement ont organisé le 14 avril dernier, à Brazzaville, une réunion d’information au profit de quatorze O.s.c. (Organisations de la société civile), pour mettre à leur disposition les critères de sélection inhérents à l’appel à proposition, afin d’assurer la mise en place d’activités permettant de sensibiliser un public cible dans cinq arron- dissements de Brazzaville et quatre dans la ville océane, Pointe-Noire. En vue de lutter contre les violences faites aux femmes et promouvoir le respect de leurs droits.

L es dossiers de candida- ture, a affirmé Victor Ba- naminou, coordinateur

du projet, doivent nécessai- rement répondre à plusieurs critères, parmi lesquels, le respect des procédures de soumission des offres, no- tamment la date limite de soumission et la composition du dossier. Mais, tout dossier incomplet sera automatique- ment rejeté, a-t-il expliqué. Le demandeur pour être éligible doit respecter les critères sui- vants: être localisé et implanté dans la ville de Brazzaville et de Pointe-Noire; être une association congolaise créée depuis au moins trois ans; être une association qui mi- lite pour le droit des femmes ou leur fournit des services; être une association qui tra- vaille pour la protection de la femme ou des enfants; être une association ayant déjà exécuté des activités sur la protection de la femme ou des enfants contre les violences… Les O.s.c ne pouvant être candidates à cet appel, c’est- à-dire inéligibles sont celles en état ou qui font l’objet d’une procédure de faillite, de liquidation, de règlement judi- ciaire; celles qui font l’objet d’une condamnation pronon- cée par un jugement rendu; celles qui n’ont pas respecté leurs obligations relatives au paiement des cotisations de sécurité sociale ou leurs

obligations au paiement de leurs impôts, etc. Les deux associations, en lançant cet appel à propo- sition entendent assurer la

mise en place d’activités liées

à la sensibilisation d’un pu-

blic cible à Brazzaville et à Pointe-Noire, en vue de lutter contre les violences faites aux femmes et de promouvoir le respect de leurs droits. Les organisations de la société civile sélectionnées, à cet effet, seront renforcées tech- niquement dans la prévention des violences et la protection. Elles recevront, par ailleurs, une subvention et mèneront des sessions de sensibili- sation dans les arrondisse- ments retenus dans les deux villes du pays: Brazzaville et Pointe-Noire. De même, elles mettront à disposition une animatrice qui participe- ra à l’animation du guichet

unique. «Le guichet unique apportant un appui psycho- logique; toutes les femmes et enfants victimes de violence pourront y être suivies par un psychologue. Et, le projet prendra en charge leurs soins

de santé», a expliqué Pauline Ducos, coordonnatrice Pays

à A.s.i. Par ailleurs, un appui juridique pour ceux qui sou- haitent porter plainte sera mis, également, en place. Les victimes pourront alors s’adresser à la gendarmerie et être accompagnées d’un

s’adresser à la gendarmerie et être accompagnées d’un Une vue de la séance d’information. juriste mis

Une vue de la séance d’information.

juriste mis à leur disposition par l’Etat. Le projet s’articule autour de trois axes: la sensibilisation, la protection et le plaidoyer.

L’axe plaidoyer permettra de mettre en place un site Internet où seront publiés tous les résultats des actes de violence. Par ailleurs, «des

émissions radio seront orga- nisées à Brazzaville et Pointe- Noire, pour sensibiliser des milliers d’auditeurs. Une fois sensibilisés sur les actes et les signes de violence, ils pourront être orientés vers les guichets uniques installés à Brazzaville et à Pointe-Noire»,

a déclaré Pauline Ducos. L’objectif visé par le projet est de faire connaître aux patients des C.s.i (Centres de santé intégrés), aux femmes séropo- sitives, aux professionnelles de sexe, aux femmes en situa- tion de handicap, aux élèves, aux leaders des quartiers, les manifestations des violences faites aux femmes et filles, tout comme les moyens d’y répondre. D’un coût global de 514.869 €, ce projet est financé à 75%, par l’Union européenne. Ce montant

sera attribué à quatre orga- nisations tierces répondant conformément aux conditions d’éligibilité. Pour rappel, A.s.i est une Organisation non gouverne- mentale française d’intérêt

général, apolitique et non confessionnelle. Elle inter- vient au Congo depuis 2006, dans le cadre d’un programme de prise en charge et de suivi des filles en situation de rue et de prostitution. Et, Azur Développement est une orga- nisation apolitique, à but non lucratif créée en mars 2003, en République du Congo. Elle mène des actions en faveur des femmes, jeunes filles, des enfants et des groupes vulnérables dans plusieurs départements du pays, en collaboration avec d’autres organisations de la société civile. Depuis le 1 er février 2017, ces deux associations mettent, conjointement, en œuvre, avec l’appui de la délé- gation de l’Union européenne

le projet «Renforcement de la société civile et les acteurs étatiques, pour améliorer le respect des droits des filles et des femmes congolaises».

Celui-ci prendra fin le 31 jan- vier 2020

Viclaire MALONGA

Fondation Cœur Angélique

Remise des moustiquaires imprégnées aux habitants de Madibou

Prélude à la célébration, par l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé), de la Journée mondiale du paludisme le 25 avril prochain, la Fondation Cœur Angélique a procédé samedi 15 avril dernier, par le biais de son président d’honneur M. Rudy Ste- phen Mpiéré Ngouamba, «Ya Rudy», à la remise des moustiquaires imprégnées et autres présents aux populations des 11 quartiers de Madibou, le 8 e arrondissement de Brazzaville.

C ’est dans le cadre de

la sensibilisation des

populations de Madibou

sur l’importance de l’assainis- sement de leur environnement que la Fondation a remis, grâce à ses donateurs et contribu-

teurs, de manière symbolique et avec humilité, des mousti- quaires imprégnées aux ma- mans et aux jeunes. Pour le président Mpiéré Ngouamba, «il

ne s’agissait pas seulement de leur remettre des moustiquaires imprégnées, mais aussi, de les instruire sur l’importance de toujours tenir l’environnement dans lequel nous vivons propre, afin d’éviter les maladies, car nous luttons pour avoir un corps en bonne santé. Et, je pense que le message est pas- sé. Il nous reste, donc, à mar- teler là-dessus, multiplier des actions pour que cela s’inscrive dans la culture de nos frères et sœurs, notamment auprès des riverains de Madibou.» Cette

action, a-t-il promis, ne va pas

s’arrêter à Madibou, la Fonda- tion continuera à faire le même geste dans d’autres quartiers.

«J’ai voulu commencé par cet arrondissement parce que je réside à Madibou, charité bien ordonnée…»

A la question de savoir si cette action menée n’a pas une am- bition politique, «Ya Rudy» a ré-

pondu ainsi: «Nous ne sommes

pas loin des législatifs, effecti- vement les populations pensent que lorsqu’on œuvre dans tout ce qui est humanitaire, on a certainement des ambitions politiques, malheureusement, ce n’est pas le cas en ce qui me concerne. C’est vrai qu’il

y a des populations qui nous

le demande mais, j’attendrais

le moment venu, pour décider

parce qu’il y a un engouement. Vous avez certainement pu le remarquer lors de nos pas- sages dans les onze quartiers de Madibou. J’y réfléchis, j’y pense, mais cela ne dépendra

pas de moi», a-t-il confié.

pense, mais cela ne dépendra pas de moi» , a-t-il confié. Rudy S. Mpiéré Ngouamba remettant

Rudy S. Mpiéré Ngouamba remettant des moustiquaires imprégnées.

Durant sa ronde, le président Mpiéré Ngouamba a été reçu, en effet, avec ferveur par les populations qui ont salué son initiative et souhaité sa pérennisation. Le président Mpiéré Ngouamba a visité, en outre, l’école de Mayanga dont l’une des salles dispose d’un plancher totalement dégradé. Aussi a-t-il promis d’initier un

courrier au maire, pour obtenir l’autorisation lui permettant de

procéder à sa réhabilitation, et si possible de le faire pour d’autres écoles dégradées.

«Le mieux serait d’améliorer les conditions dans lesquelles travaillent nos enfants, jeunes- frères et frères. Je pense que le gouvernement est aussi infor-

mé, et ensemble, nous pouvons unir nos efforts, pour améliorer les conditions d’étude et de travail dans les écoles», a-t-il

affirmé, avant de souhaiter que ceux qui ont des moyens mettent la main dans la poche, pour aider les populations qui souffrent énormément. «Il ne

faut pas se limiter à Brazzaville, il est très important d’aller aussi à l’intérieur pour toucher du doigt les réalités du terrain».

Toutefois, il a rassuré les popu- lations de Madibou de toujours savoir compter sur la Fondation Cœur Angélique qui fera de son mieux, pour améliorer les conditions de leur milieu de vie tant qu’elle le pourra. Créée en 2008, la Fondation

Brazzaville: arrondissement 5 Ouenzé

Les jeunes du quartier 753 s’activent pour assainir leur quartier

L e quartier 753 de Ouenzé, le cinquième arrondissement de la ville-capitale, est l’un des quartiers qui avait été touché durement par les explosions du 4 mars 2012. Cinq ans après, les jeunes de ce

quartier manifestent le désir de lancer une opération d’assainissement,

afin de rendre propre leur environnement immédiat. Cette opération qui se déroulera, désormais, chaque dimanche, permet de faire revivre et de recréer l’ambiance d’antan. Simon Pierre Singha Ondele, l’initiateur de cette opération d’assainis- sement, a expliqué, ainsi, comment lui est venue cette idée: «Je suis

ainsi, comment lui est venue cette idée: «Je suis Simon Pierre Singha Ondele. une victime du

Simon Pierre Singha Ondele.

une victime du 4 mars 2012, habitant le quartier 753 que nous appelons affectueusement «zone rouge». Ayant passé trois ans en France, pour des soins intensifs et, rentré au bercail, il y a quelques semaines, j’ai été chaleureusement accueilli par les frères et sœurs du quartier. Aussi ai-je cru bon de maintenir cet élan de solidarité par l’organisation des retrouvailles autour d’une action sociale, comme l’opération d’assainisse- ment. Non seulement pour rendre propre notre environnement mais aussi pour cultiver l’amour du prochain et le vivre ensemble, vertus qui nous caractérisaient bien avant les explosions. Voilà comment m’est venue

cette idée.» Simon Pierre Singha a salué, par ailleurs, la mobilisation et l’intérêt que les jeunes accordent à cette opération qui, selon lui, est nécessaire dans la mesure où le quartier est devenu invivable et certains habitants, encore traumatisés par ces événements malheureux, «n’ont

plus d’autres choix, que de commencer par l’assainissement.» Ne dit-on

pas que la propreté chasse la maladie? «Une population malade ne peut rien produire», a-t-il relevé. Toutefois, il a remercié et salué, vivement, l’initiative du président de la

et salué, vivement, l’initiative du président de la Des participants à la grande retrouvaille. République, qui

Des participants à la grande retrouvaille.

République, qui a pris le décret mettant en place une commission qui se charge désormais de la situation des sinistrés du 4 mars. Avant de tordre le cou à ceux qui pensent que cette opération d’assainissement

est liée à la campagne électorale: «Faux, archi faux, je suis un digne fils de ce quartier. Après trois ans d’absence au pays, il est normal que nous organisions cette retrouvaille. Donc, l’opération, que nous comptons lancer, n’est ni politique politicienne ni un soutien à un quelconque candidat, mais tout simplement du social. Entendu que dans le social,

il y a ni majorité ni opposition» a-t-il souligné. Simon Pierre Singha Ondele a lancé, ce faisant, un S.o.s aux bienfaiteurs qui peuvent leur offrir du matériel aratoire, afin de renforcer leurs capacités d’action, pour l’efficacité de cette opération d’assainissement qui sera lancée le dimanche prochain, à partir de la rue Mayama, à Ouenzé. Reste que les jeunes d’autres quartiers emboitent le pas.

 

Pascal AZAD DOKO

Cœur Angélique a pour pré- sidente active, Mme Angé- lique Miayayana, la maman de «Ya Rudy». Ses activités sont coordonnées par M. Antoine Dieudonné Ganga, ancien mi- nistre et membre d’honneur de la Fondation. Et, ses objectifs sont d’apporter aux popula- tions la culture citoyenne et le civisme par l’instruction civique, l’éducation, la forma- tion; de réconcilier le peuple avec ses autorités quelles qu’elles soient; de renforcer la solidarité et la concitoyenneté entre les peuples habitant le Congo; d’apporter un soutien

technique, socioculturel, sa- nitaire et autres aux démunis; d’aider à la création, au suivi des activités génératrices de revenus des citoyens en diffi- culté, d’accompagner et d’aider les citoyens par la pratique du civisme; de vulgariser les prin- cipes citoyens et civiques aux populations par des moyens multiformes.

Alain-Patrick

MASSAMBA

VIE DE L’EGLISE

VIE DE L’EGLISE

VIE DE L’EGLISE

Cathédrale sacré cœur (Archidiocèse de Brazzaville)

Un incendie a ravagé un bâtiment où il y avait des services commerciaux

Mercredi 19 avril 2017, dans la mi-journée, un bâ- timent de la cathédrale de Brazzaville, a pris feu, à la surprise de tous. L’incendie, qui s’est déclaré aux environs de midi, pendant que les services se trouvant dans la zone fonctionnaient normale- ment, a causé d’importants dégâts matériels. On n’en connaissait pas encore l’origine jusque-là, mais l’on parle d’un court-circuit parti d’une des pièces du bâtiment détruit, qui s’est étendu sur l’ensemble du local, dévorant plusieurs objets de valeur. Dépêchés sur les lieux, les pompiers ont tenté d’éteindre le feu. Mais, arrivés en retard, ils n’ont pas permis de sauver grand-chose. Le constat est triste et alarmant.

et on pouvait éviter les dégâts importants, si les secours étaient arrivés, lorsqu’ils ont été appelés par les services de l’arche- vêché. Lors de notre passage sur les lieux, nous avons trouvé les sapeurs-pompiers, les policiers de la B.s.i.r (Brigade spéciale d’in- tervention rapide), une unité de la police, qui s’activaient à éteindre le feu. Arrivé sur les

C ’était l’émoi et la désolation, mer- credi dernier à

la cathédrale de Braz- zaville, lorsque s’est

produit l’incendie qui

a détruit un des vieux

bâtiments, qui abritait entre autres services, deux librairies, dont celle dénommée «Au

service de la liturgie»,

spécialisée dans la vente des objets de culte et de piété, tenue par les sœurs Disciples du Divin Maître et la

«Librairie Marie Imma-

culée» appartenant à l’Institut des sœurs

auxiliatrices de Marie Immaculée, qui vend des articles religieux

et divers. Il y avait aus-

si un cabinet dentaire

«François Fa à di Bru-

no», un Comptoir de la clinique juridique et un dépôt de carburant qui, heureusement, ne

juridique et un dépôt de carburant qui, heureusement, ne Incendie à la cathédraleArchevêché de Brazzaville.

Incendie à la cathédraleArchevêché de Brazzaville.

contenait que du gasoil. D’après nos informa- tions, l’incendie serait parti du cabinet den- taire, à la suite d’un court-circuit, avant de gagner le reste du vieux bâtiment datant de plus d’un siècle. Le feu affirme-t-on, aurait pu être vite maîtrisé

lieux quelques temps après, l’Abbé Léonard Milongo, vicaire gé- néral de Brazzaville, a fait le triste constat des dégâts causés par le feu. Le bâtiment est hors d’usage.

Azer ZATABULI

CONSEILS ASSOCIÉS EN AFRIQUE CONGO «C2A C:ONGO»

Avenue Marien Ngouabi, Imm. SCl les Cocotiers, 1er étage appt 102 BP 4905 Pointe-Noire, TéL : 06953 97 97

SOCIETE GEOTECHNIQUE DE FORAGE HYDROLIQUE «GE·OFOR CONGO» SOCIETE ANONYME AVEC CONSEIL. D’ADMINISTRATION

Au capital de 50 000 000 FCFA / Siège Social: Boulevard Loango, Base industrielle B.P 1905 / Pointe Noire

Aux termes des procès-verbaux des délibérations du conseil d’administration 13 Décembre 2016 et de l’Assemblée Générale Mixte du 30 Décembre 2016, de la société GEOTECHNIQUE DE FORAGE HYDRAULIQUE CONGO «GEOFOR CONGO SA» il a été procédé à :

1-LA CONSTATATION DE LA DEMISSION DU DIRECTEUR GENERAL ADJOINT

Monsieur ROSO Gérard pré- sente sa démission de ses fonctions de Directeur Général adjoint et de son mandat d’Ad- ministrateur de la société GEO- FOR CONGO SA

2- LA NOMINATION DE NOU- VEAUX COMMISSAIRES AUX COMPTES

Les Actionnaires décident de nommer pour une durée de six (6) exercices sociaux :

- En qualité de Commissaire aux comptes titulaire: Le cabinet

ERNST & YOUNG; - En qualité de Commissaire aux Comptes suppléant: Monsieur Ludovic NGATSE.

3- LA CONTINUATION DE L’EX- PLOITATION

Malgré la perte de plus de la moitié du capital social, l’As- semblée Générale Mixte décide de la continuation de l’activité de la société en application des dispositions des articles 664 et suivants de l’Acte Uniforme re- latif au Droit des Sociétés Com- merciales et du Groupement d’Intérêt Economique.

Dépôts au Greffe du Tribunal de Commerce de Pointe-Noire des procès-verbaux sous les numé- ros 17 DA 330 et 17 DA 331 du 24 Mars 2017.

Inscription modificative au RCCM de Pointe -Noire le 24 Mars 2017.

Pour avis.

Pariez CASH / La Congolaise des Jeux

Vous avez le sens commercial et le sens du client, vous voulez travailler dans un secteur qui vous passionne, alors faites partie des premiers revendeurs de la campagne de recrutement de La Congolaise des Jeux; rejoignez la dynamique équipe de Pariez Cash! Vous serez rémunérés à 7% sur le produit de vos ventes + prime de trans- port, déposez vos cv et copies de pièce d’iden- tité dans nos points de vente à Matende, Ngoyo, Citronnelle, ou bien envoyez les à l’adresse mail suivante:

de-congo@alae-group.com

REMERCIEMENTS

Très touchés aux marques de compassion, de solidarité et d’assistance multiforme ma- nifestées lors du décès à Divénié, le jeudi, 06 avril 2017, de leur père, grand-père, oncle, frère et époux, Georges MABOUNDA, ancien commerçant et député suppléant de Rigobert MASSIMBA, inhumé le samedi, 08 avril 2017, au cimetière familial à Divénié, Sœur Constantine MOUELET, tous ses frères et sœurs et toute la famille MABOUNDA expri- ment leurs sentiments de profonde gratitude et

expri- ment leurs sentiments de profonde gratitude et de reconnaissance à Son Excellence Monseigneur Bienvenu

de reconnaissance à Son Excellence Monseigneur Bienvenu MANAMIKA, évêque de Dolisie, aux sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé, au Curé, prêtres et paroissiens de Divénié, ainsi qu’à toutes les personnes qui se sont jointes à notre prière durant cette dure épreuve.

Qu’ils trouvent ici nos sincères remerciements.

ANNONCE LEGALE

«QUALITY TRANSMISSION EQUIPEMENT RC» en sigle « QTE Congo»

Société A Responsabilité Limitée au Capital Social de Francs CFA: Deux Millions

(2.000.000)

Siège Social: Brazzaville au n°04, Immeuble M’foa, avenue Alfassa Centre-ville RCCM: CG/BZV/ 14 B 5039 / République du Congo

CESSION DES PARTS SOCIALES

Aux termes d’un procès-ver- bal de l’Assemblée générale Extraordinaire de la socié- té dénommée «QUALITY TRANSMISSION EQUIPE- MENT RC» en sigle «QTE Congo» reçu par Maître Félix MAKOSSO LASSI, Notaire à la résidence de Brazzaville, sis Boulevard Denis Sas- sou-Nguesso, enceinte Sope- co, centre-ville, en date à Brazzaville du vingt-quatre octobre deux mil seize, enre- gistré aux domaine et timbres de Poto-poto, sous le Folio 58/8 n°556, il a été décidé ce qui suit:

L’assemblée générale a pris acte de la cession de parts sociales consentie par Mes- sieurs FURNESS TIMOTHY IAN et ANDREW HUNTER EDMONDSON au profit de la société «AMANZI TELECOM- MUNICATION Ltd;

En conséquence Messieurs

FURNESS TIMOTHY IAN et ANDREW HUNTER EDMOND- SON ont fait leur sortie au sein de ladite société et ont perdu leur qualité d’associés.

La société «AMANZI TELE- COMMUNICATION Ltd» agrée au sein de ladite société en qualité d’associé et titulaire de quatre-vingt-dix (90) parts sociales.

Les actes modificatifs ont été déposés au greffe du tribunal de commerce de Brazzaville, le 07/04/ 2017, sous le n° 17 DA 316 et la mention modi- ficative a été portée sur le Registre de Commerce et de Crédit Mobilier sous le n° CG/BZV/ 14 B 5039, en date à Brazzaville du 07/ 04/2017.

Pour Avis

Maître Félix MAKOSSO LAS- SI, Notaire 222 81 04 20/04 423 14 44

Félix MAKOSSO LAS- SI, Notaire 222 81 04 20/04 423 14 44 PAGE 11 - LA

PAGE 11 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

CULTURE

CULTURE

CULTURE

Xiamen, province du Fujian, en Chine

Les journalistes africains ont effectué une visite touristique sur l’île de Gulangyu

En marge des formations relatives au séminaire

à l’intention des personnels séniors des médias

des pays africains francophones qu’organise le Ministère chinois du commerce, du 5 au 25 avril 2017, à Beijing, Pékin et Xiamen, en Chine, des journalistes africains ont effectué le 16 avril, une visite touristique sur l’île de Gulangyu, dans la ville de Xiamen, dans la province du Fujian à près de 2000 km au sud de Pékin.

E n glissant à bord d’un ferry sur le fil des eaux douces de la Mer de

Xiamen, les randonneurs ont pu découvrir ce que le guide Li Jian Hua a appelé «un lieu de

convergence entre les civilisa- tions occidentale et chinoise»

avec cette luxuriante forêt tropicale dont le feuillage par- fumé se mêlant aux toitures rayonnantes des bâtiments coloniaux et chinois, laisse en- trevoir le spectacle d’un petit paradis caché aux extrémités de la Terre. Ce qui aura fait dire à Patricia Houlitianana, jour- naliste malgache: «Voici une

autre merveille du monde».

Bien que le discours des touristes soit souvent aussi dithyrambique que celui des diplomates, la particularité de l’île de Gulangyu réside,

«dans l’extraordinaire capa- cité des Chinois à rentabiliser leur nature et leur histoire»,

selon l’expression de Verran Carrhol Yanga, journaliste au bihebdomadaire La Semaine Africaine du Congo-Braz- zaville. Et les chiffres en font foi. Plus de 2000 touristes visitent le sommet du Rocher du Soleil, principale attraction de la localité à raison de 95 yuans, soit environ 8360 F.CFA (traversée par ferry et accès au site) par personne par jour. Soit plus de 6 milliards de francs Cfa par année pour une petite localité de 1,8 km². Ce qui du coup constitue, selon Li Jian Hua, la principale, voire l’unique source de revenus aux quelque 20.000 habitants de Gulangyu. Pourtant, ce n’est pas sorcier! Plutôt que de le détruire, les Chinois ont tout au long de leur histoire taillé le géant rocher (plus de 200 mètres de hauteur) de manière à faciliter la tâche aux touristes afin

de manière à faciliter la tâche aux touristes afin Le navire de croisière quelques instants avant

Le navire de croisière quelques instants avant le départ.

qu’ils savourent l’extrême félicité procurée par la Mer et l’imposante et pittoresque ossature infrastructurelle (gratte-ciels, échangeurs, ba- teaux, etc.) de Xiamen. Et pourquoi pas dans cer- tains pays africains dont le Congo-Brazzaville? Un pays où, faute de politiques touris- tiques concrètes, l’on peine ostensiblement à donner une valeur économique aux sites naturels tels que le magni- fique massif montagneux et forestier du Mayombe, le Mont Nabemba, dans la Sangha et les Gorges de Diosso aux environs de Pointe-Noire. Comme si la nature avait eu

tort de donner ses perles aux pourceaux! Or, pour marquer un pas im- portant vers la diversification économique restée jusqu’ici une simple mélopée incanta- toire pour se consoler de la douleur causée par la chute drastique du prix des matières premières, il est grand temps d’oser franchir le Rubicon de l’aboulie touristique. Si les autres ont réussi, c’est parce qu’ils avaient auparavant osé. Sans doute avaient-ils conscience que l’échec est le challenge des hommes qui n’osent pas.

John NDINGA-NGOMA

Festival populaire et international de musiques traditionnelles

Un nouveau concept: «Feux de Brazza-Production»

Tel est le nouveau label du festival dont le lan- cement officiel a eu lieu, samedi 15 avril 2017, au C.n.r.t.v (Centre national de radio et de télé- vision), à Kombo, le neuvième arrondissement Djiri, à Brazzaville. En effet, la sixième édition du festival populaire et international de musiques traditionnelles «Feux de Brazza», se tiendra dans la première quinzaine du mois d’août 2018, dans la commune de Kintelé, sur le thème: «La

musique initiatique africaine et son rôle dans la gouvernance développante». Lannonce officielle

a été faite par Didier Ngalebaye, directeur général

par intérim des «Feux de Brazza», en présence de Gervais Hugues Ondaye, commissaire général du Fespam (festival panafricain de musique), du dé- puté d’Ignié José Cyr Ebina, membre du directoire du festival, de l’ancien diplomate Pascal Ngayama, ainsi que d’autres personnalités.

Pascal Ngayama, ainsi que d’autres personnalités. Le groupe traditionnel Bana Bateké présentant son album

Le groupe traditionnel Bana Bateké présentant son album «Ezaleli».

mier groupe nommé n’a pas accepté de se ranger sous notre concept de production. C’est Bana Bateké qui a ac- cepté l’offre et qui vient de bénéficier d’une tournée au Japon, grâce à notre réseau

de finalisation», a-t-il indiqué. Porté sur les fonts baptis- maux, le 12 septembre 2007, le groupe traditionnel Bana Bateké que dirige l’artiste musicien Alexis Mpini-Moba compte dans sa gibecière cinq albums. Son sixième intitulé «Ezaleli» qui compte six titres, est un chef-d’œuvre musical de très haute fac- ture, d’une portée morale et éthique remarquable. Il prône la paix, l’unité nationale et fait la promotion des musiques traditionnelles du Congo. Signalons que la sixième édition n’a pas pu se tenir, en 2016, compte tenu du calendrier politique national extrêmement mouvementé.

Pascal BIOZI KIMINOU

de partenaires qui lui a permis de décrocher des contrats de production qui sont en cours

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L a cérémonie de lance-

ment officiel du label

Feux de Brazza-Produc-

voir les vertus éthiques, telle est l’économie du nouveau concept de Feux de Brazza, dont le contenu comprend:

les spectacles populaires, le colloque et la production

tion a été ponctuée par la pré- sentation de l’album «Ezaleli» du groupe traditionnel Bana Bateké. Dans un rappel historique sur le contexte de la création

de «Feux de Brazza», Didier

Ngalebaye, a indiqué que ce concept a été créé en mai 2005, par un groupe de jeunes diplômés bénévoles de profils divers, à la tête desquels se trouvait Gervais Hugues Ondaye, actuel commissaire général du Fespam, pour assurer la promotion et le développement des musiques traditionnelles du Congo, d’Afrique et du monde. Après cinq éditions qui se sont tenues dans certains arrondissements de la ville capitale, ce concept continue de faire du chemin et s’ap- prête pour l’organisation de la 6 ème édition avec pour innova- tion apportée, la philosophie de la production artistique.

«En attendant d’allumer les prochains feux, pour bruler les antivaleurs et promou-

les prochains feux, pour bruler les antivaleurs et promou- Les officiels pendant la cérémonie. phonographique. Cette

Les officiels pendant la cérémonie.

phonographique. Cette in- novation avait été lancée lors de la cinquième édition, tenue en 2014 et qui a permis la sélection de deux groupes traditionnels, en l’occurrence, TH Musica international et Bana Bateké pour des pro- ductions phonographiques à l’extérieur du pays. Le pre-

Poésie

Alima Madina signe «Survie»

P rofesseur de philosophie à l’école Militaire préparatoire général Leclerc, Mme Alima Madina vient de publier un recueil de poésie intitulé «Survie». Edité aux éditions

l’Harmattan Congo, ce recueil de 52 pages, préfacé par Gabriel Mwènè Okoundji, compte 30 poèmes aux accents multiples que donne à lire la poète congolaise dont la voix nous apparait si proche, tant elle explore l’espace dans lequel la génération actuelle est en train de vivre. D’un poème à l’autre, on ne peut qu’être, selon le préfacé, frappé par l’étendue du répertoire de son chant qui, par moment, déconcerte par la succession inattendue de vers d’amour, de nostalgie, de rêve, d’ailleurs, de néant et des thèmes aux allures métaphysiques. Alima Madina est poète: comme tout poète, son regard est vaste;

Madina est poète: comme tout poète, son regard est vaste; Alima Madina. La couverture du recueil.

Alima Madina.

comme tout poète, son regard est vaste; Alima Madina. La couverture du recueil. comme tout poète,

La couverture du recueil.

comme tout poète, elle porte en son âme la constance des signes de l’horizon. Ainsi, nous offre-t-elle un chant protéiforme écrit avec des mots qu’elle récolte dans la volonté, au pied même du

destin: «Je n’attends que la magnifique providence/pour panser toutes ces blessures de l’existence» (P.19).

Ainsi donc, ce livre est l’écriture d’un destin: celui du peuple congolais. Il est le dessein d’une parole, celle de l’identité congolaise, à même l’étrangeté d’une société d’un «pays où la

loi/ ne frappe qu’accidentellement» (P.42).

Car le Congo est une terre marquée par la violence née des guerres civiles et des conflits fratricides. Alima Madina évoque à nue dans ses chants cette terrible réalité d’un exode des po- pulations à travers savanes et forêts. «Jamais je ne pourrai me

taire, comment oserai-je le faire? J’ai vu mourir les enfants, j’ai vu couler leur sang» (P.27).

Dans ce recueil, la poète convoque une nécessité vigilance d’être au monde, face au désert d’un univers à l’échelle d’un pays désormais livré à la perte des repères, à la dépravation des mœurs. Déconcerté devant ce qu’elle croyait hier encore être, et qui aujourd’hui n’est plus, Alima Madina s’interroge: «Mais par où

est donc passée / la belle antique sagesse… » (P.36).

S’abstenant de se prêté ni à l’invective et à l’accusation, encore moins à la condamnation, la poète espère simplement que sa mémoire trace une parcelle de ce qu’elle nomme «la vraie paix» et qu’elle abrite dans la concordance et la tolérance mutuelle ses «frères de sang». Afin que revienne sur la terre congolaise

une «humanité sincère». «Détourne ton regard des cieux, Fixe droits mes grands yeux, Et dis en toute sincérité, N’y trouves-tu pas l’humanité, Scintillante comme une reine en émoi, En moi, règne une part de toi, O toi, frère, source de ma joie, En quoi le sang qui en toi coule, Ne fera-t-il pas battre mon pouls».

Devant ce brumeux paysage de la «Survie», malgré sa difficile conquête d’apaisement, Madina garde en elle suffisamment d’émerveillement et de fascination pour nous convaincre sans peine de voyager en sa compagnie, vers les terres de son en-

fance, là où «S’étend la belle rivière de mes aïeux». P.46.

Elle nous donne à contempler la «belle Nkéni», les «falaises

d’Ignoni», la «montagne sacrée de Kiée», domaine des «gar- diennes et protectrices des mystères clés»…autant de mer-

veilles qui reflètent toute la lumière d’une beauté plus étincelante

que les astres. «Voilà qui donne au songe un vœu à vivre un rêve à satisfaire, une croyance encore en la vie», concluait Gabriel

Mwènè Okoundji, dans sa préface. «Survie» est le deuxième recueil de poème publié par l’auteure, après «Splendeur cachée» en 2013, et le recueil de nouvelle,

«la voix d’une femme qui espère», en 2014. Elle a reçu en

novembre 2013, le prix d’honneur de la francophonie (Poésie Unicef en France). Vivement, que «Survie» récolte un succès œuvre! C’est, en tout cas, tout le mal qu’on peut souhaiter à cette œuvre intéressante qui peut se lire d’un trait. Pour tout acheteur, ce recueil est disponible à la librairie Les Dépêches de Brazzaville.

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PAGE 12 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

SPORTS

SPORTS

SPORTS

Judo

L’Algérie en démonstration à Madagascar

L’Algérie a terminé à la pre- mière place des champion- nats d’Afrique de judo qui se sont déroulés, du 14 au 16 avril 2017, à Antananarivo (Madagascar) en totalisant neuf titres continentaux, dont cinq, chez les hommes, et quatre, dans la catégorie fémi- nine. Vingt-deux pays ont pris part à cette compétition où le Congo était absent. L’Algérie doit son net succès grâce, en partie, à l’exploit du légendaire Nadjib Temmar (+100 kg). A lui tout seul, il a ramené trois médailles d’or dans l’escarcelle de son pays chez les +100 kg, Open, et combat par équipe. Les Fénnecs judokas n’ont lais- sé que des miettes à leurs adversaires dont la Tunisie, deuxième, qui ne compte que quatre médailles d’or dont une en katame no kata. Ils ont aussi distancé l’Egypte, troisième. A signaler qu’outre l’épreuve phare des indivi- duels, l’Algérie a réussi éga- lement le doublé par équipes. Palmarès

Messieurs: -60 kg : Fraj Dhouch (Tunisie). -66 kg : Houd Zourdani (Algérie). -73 kg : Mohamed Mohyedin (Egypte). -81kg Ab- delaal Mohamed (Egypte). -90 kg Snoussi Oussama Mahmoud (Tunisie). -100 kg : Bouyacoub Lyes (Algérie). +100 kg : Nadjib Temmar (Algérie). Open: Nadjib Temmar (Algérie). Dames. -48 kg : Cesar Taciana (Guinée Bissau). -52 kg : Mous- sa Meriem (Algérie). -57 kg :

Khelifi Ghofran (Tunisie).-63 kg:

Soufia Belattan (Maroc). -70 kg :

Niang Assmaa (Maroc). +78 kg:

Asselah Sonia (Algérie). -78 kg :

Ouallal Kaouthar (Algérie). Open : Atangana Mballa (Cameroun).

Fiba-Afrique

De lourdes sanctions planent sur le Congo

U n document officiel du bureau régional africain de Fiba (Fédération inter-

nationale de basket-ball), dont notre rédaction a reçu copie, indique que le Congo s’expose à de lourdes sanctions s’il main- tient sa décision de renoncer à organiser l’Afro-basket masculin 2017 qu’il avait librement sollici- té et obtenu, le 16 mai 2017, en signant la lettre d’accord portant attribution de cette compétition. Les réactions sont nombreuses et contrastées au lendemain de la correspondance du gou-

vernement congolais datée du 8 avril, dans laquelle il signifie à Fiba Afrique son incapacité d’honorer son engagement, en raison de la situation socio-éco- nomique morose à laquelle le pays est confronté, à cause «de la conjoncture nationale et inter- nationale marquée par la chute du prix du baril du pétrole». Pour Fiba Afrique, c’est «inac- ceptable». «Le Congo ne peut pas mettre en avant la crise pétrolière pour ne pas organiser l’Afro. Il y a un an, le Congo aurait désisté nous aurions compris. A 3 mois de l’événe- ment, c’est un préjudice trop important pour les fédérations qui ont fait des éliminatoires et pour le basket africain», réagit un responsable de Fiba Afrique ayant requis l’anonymat. Son instance souligne que «cette situation est une première dans l’histoire du basket-ball afri- cain et mondial». Il ne serait donc pas surprenant que, d’ici quelques jours, le Congo s’attire

surprenant que, d’ici quelques jours, le Congo s’attire Fiba Afrique tient son deuxième congrès de mi-mandat

Fiba Afrique tient son deuxième congrès de mi-mandat à Bamako.

la foudre de l’instance dirigeante du basket-ball continental. Que disent les textes de Fiba Afrique, en cas de retrait uni- latéral et de non-respect des échéances financières? Le procès-verbal de la séance de travail qui a réuni, le 12 avril 2017, à Abidjan, Fiba Afrique et un délégué de la Fécoket (Fédé- ration congolaise de basket-ball)

est clair. Fiba Afrique condam-

nerait le Congo au règlement total, avant le 1 er août 2017, de l’engagement financier pris à la signature de la lettre d’accord, notamment les droits d’attribu-

tion de la compétition (300.000 dollars US, soit 192 millions de francs CFA) et les droits de com- mercialisation (1.500.000 euros, soit 984 millions de francs CFA). Des droits que le Congo n’a pas

payé avant le 15 septembre 2016, enfreignant ainsi la lettre d’accord du 16 mai 2016. La faîtière du basket-ball afri- cain ne s’arrêtera pas à cette sanction, puisqu’elle réclamera le remboursement des frais occasionnés pour l’organisation de la compétition (C. Dispo- sition commerciales point 13) et infligera d’autres sanctions financières (Amendes) et dis- ciplinaires (suspension des activités de Fiba Afrique, etc.) à l’encontre du Congo (E. Dispo- sitions spéciales, point 3.b 4). En plus, du paiement dans un délai de 2 mois d’une amende de 500.000 dollars, soit 320 millions de francs CFA (Art. 8.b) conformément aux règlements unifiés des compétitions de Fiba Afrique. Sans oublier, éventuel-

lement, la contrainte d’éponger les coûts liés à la réparation des préjudices subis. Car, pour Fiba Afrique, qui pourrait dénoncer la décision du Congo devant les tribunaux compétents de Paris, «le délai est trop court pour trouver un autre pays d’accueil, et le chamboulement est obligatoirement pénalisant», souligne-t-il. Finalement, l’option de renoncer à sa décision de se désister est plus avantageuse financiè- rement pour le Congo. C’est pourquoi Fiba Afrique conseille la Fécoket de travailler à sauver la situation et se propose «de rencontrer, dans les plus brefs délais, les plus hautes autorités congolaises.». Guy-Saturnin MAHOUNGOU

Mondial de tennis de table

Un Congolais dans l’équipe africaine à Fidji

Le jeune pongiste congolais Régis Kiassi

a été retenu dans la sé-

lection masculine afri-

caine qui va représenter

le continent au prochain

Challenge Mondial des cadets dont la date sera communiquée ultérieu- rement. Cette information a été publiée sur le site Inter-

net de l’I.t.t.f (Fédération internationale de ten- nis de table). L’équipe africaine a été sélec- tionnée à la suite des résultats enregistrés par les joueurs concer- nés, lors des cham- pionnats d’Afrique (ca- dets-juniors-espoirs) qui se sont déroulés, du 9 au 15 avril 2017,

à Tunis (Tunisie), avec

la participation des meilleurs pongistes du continent. La sélection africaine sera composée de quatre pongistes. Outre le Congolais Régis Kiassi, elle comportera, également, l’Algérien Abdelbasset Chaichi, l’Egyptien Mohamed Azam et le Tunisien Youssef Ben Atlia.

Fécogym

Ouverture de la saison de gymnastique

Ben Atlia. Fécogym Ouverture de la saison de gymnastique Une vue des mouvements gymniques. D ouble

Une vue des mouvements gymniques.

D ouble rendez-vous au Gymnase Maxime Mat- sima du Centre Sportif

et universitaire de Makélékélé,

vendredi 14 Avril 2017, où le président de la Fécogym

(Fédération congolaise de gym- nastique), François Bakana,

a fait le bilan de l’olympiade

passée, au cours d’un point de presse, et procédé à l’ouverture de la saison sportive 2017. Concernant le bilan, il fait ap- paraître l’excellente santé dont jouit ce sport au Congo, les gymnastes nationaux ayant connu plusieurs fois les hon- neurs du podium. «La Fédéra- tion congolaise de gymnastique a ramené une médaille de l’Afrique du Sud, en 2013. Elle a participé au deuxième championnat d’Afrique de gym-

nastique aérobic, en Namibie, avec une moisson de cinq

médailles, dont 4 en argent et 1

en Or, en 2014. En 2015, nous avons participé avec succès aux 11èmes Jeux africains de Brazzaville en glanant au total

5 médailles: 1 en or et 4 en

bronze. En 2016, la Fécogym a été présente aux champion- nats d’Afrique des nations de gymnastique artistique où nos athlètes ont remporté une mé- daille de bronze. Au cours de la même année, nous avons participé aux championnats du monde qualificatifs aux Jeux

d’été 2016: nous avons terminé

19 ème sur 54 équipes», a indiqué

le numéro de la gymnastique au Congo. Cette rétrospective, si l’on ose dire, a débouché sur la

vision fédérale, pour la saison en cours. François Bakana a exhorté les membres de sa fé- dération à fournir plus d’effort et à ne pas tout attendre du Minis- tère des sports, le partenaire at- titré des fédérations sportives,

toutes disciplines confondues, et d’éventuels sponsors. Il a mis chacun devant sa respon- sabilité: «Qu’apportons-nous aux partenaires?»; «Qu’atten- dons-nous des partenaires?»; «De quelle manière nous le faisons?». Le clou de la journée: les dé- monstrations gymniques mar- quant le lancement officiel de

la saison sportive. L’occasion, pour François Bakana, d’en- courager les gymnastes à faire preuve de plus de rigueur et d’abnégation. Bref une invite

au travail acharné, bien fait, pour espérer d’autres victoires et jouir du fruit de leur labeur. Soulignons que la Fédération congolaise de gymnastique a été créée en juillet 1989, et elle est membre du Comité national olympique et sportif congolais.

Larsain Polmer NKENDA ZASSET

(Stagiaire)

Ligue européenne des champions

Six semaines après son incroyable «re- montada» face au Paris Saint-Germain (6-1), le F.C Barcelone a été frei- né par la Juventus Turin, en quarts de finale de la Ligue européenne des Champions. Sèchement battus à l’aller (0-3), les Blaugrana n’ont jamais trouvé la faille dans la défense piémontaise (0-0), mercredi 19 avril, lors de la manche re- tour. Juventus de Tu- rin, demi-finaliste! Trois autres équipes ont ob- tenu leurs tickets, no- tamment Real Madrid, qui a éliminé Bayern de Munich (2-1 et 4-2), l’A.S Monaco, double vainqueur également de Borussia Dortmund (3-2 et 3-1), enfin Atletico Madrid qui a sorti de la course Leicester (1-0 et 1-1).

COMMUNIQUE

Une messe en mémoire d’Ange Diawara et de ses compagnons, sera célébrée, le dimanche 23 avril 2017, à 10h30mn, à la Cathédrale Sacrée Cœur, à la demande de Monsieur Lecas ATONDI-MONMONDJO.

Cœur, à la demande de Monsieur Lecas ATONDI-MONMONDJO . PAGE 13 - LA SEMAINE AFRICAINE N°
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PAGE 14 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

POINT DE VUE

POINT DE VUE

POINT DE VUE

Dr Aristide Nakavoua, enseignant à l’E.n.s.p (Ecole nationale supérieure polytechnique)

«La méthode basée sur les compétences est celle qui décrit le mieux la formation de l’enfant d’aujourd’hui et de demain»

tences?

** Dans les textes, je dirai, sans l’ombre d’un doute, que oui. Mais, dans l’application des textes, c’est probléma- tique. Vous savez il y a un gros paradoxe à l’Université Marien Ngouabi. Mais, je n’en dirais pas plus!

préparatoire serait une école d’élites. Et pourtant depuis six ans, un certain nombre de leurs élèves sont inscrits au Lycée français de Brazzaville. Ce qui montre que cette école n’est plus une école d’élite, car les élèves de cette école ne sont plus directement admis dans les écoles militaires de France. C’est une préoccupation. Je pense que la première marche est celle de créer des classes d’excellences au sein des collèges et lycées soute- nus par un plan bien précis de formation aboutissant aux écoles de formations de l’Uni- versité Marien Ngouabi, dans une certaine proportion bien définie. Je n’en dirais pas plus, car c’est un plan sur lequel j’ai réfléchi et je ne pense pas, pour l’instant, le rendre publique. De toutes les façons, la société Total E&P Congo le fait déjà avec le Lycée Victor Augagneur de Pointe-Noire. Il suffit donc de s’en inspirer. Mais encore que…

le fait déjà avec le Lycée Victor Augagneur de Pointe-Noire. Il suffit donc de s’en inspirer.
le fait déjà avec le Lycée Victor Augagneur de Pointe-Noire. Il suffit donc de s’en inspirer.
le fait déjà avec le Lycée Victor Augagneur de Pointe-Noire. Il suffit donc de s’en inspirer.
le fait déjà avec le Lycée Victor Augagneur de Pointe-Noire. Il suffit donc de s’en inspirer.

* Que pouvez-vous dire tout de même, pour conclure notre entretien?

**Je dirais que pour la généra- tion actuelle, nous allons en- core surfer dans le flou. Mais, pour celle qui vient, il faut une vraie politique, une adaptation des programmes et un chan- gement de mentalité. Sinon, il y aura un clash et notre école risque d’y perdre beaucoup de plumes, peut-être même son âme. Il faut savoir que le cerveau des enfants est disposé à tout prendre. C’est donc à nous de canaliser ce qu’il leur faut. Pour cela, nous devons, nous-mêmes, être suffisamment aguerris, pour répondre à leurs attentes.

Propos recueillis par

Jean-Médard

MAKOUNDI

* Les conditions à l’Université Marien Ngouabi sont-elles adaptées pour recevoir des élèves formés selon la nouvelle méthode basée sur les compé-

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Dans le cadre des reformes de l’enseignement français (notamment l’éva- luation par compétences et la pédagogie par projet) visant à améliorer la qualité et donc les performances de la formation, l’A.e.f.e (Agence de l’en- seignement français à l’étranger), a organisé à Cotonou, au Benin, un stage de formation des enseignants et intervenants du système éducatif dont elle a la charge, en accord avec l’Académie de Nantes (France). L’agence en a fait profiter à certains intervenants du supérieur des pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Le Congo, notre pays, y était représenté par le Dr Aristide Nakavoua, enseignant à l’E.n.s.p (Ecole nationale supérieure po- lytechnique). Dans l’interview ci-après, il parle de la nécessité de réformer le système éducatif national, pour l’adapter à «la méthode basée sur les

compétences» car, elle est «celle qui décrit le mieux la formation de l’enfant d’aujourd’hui et de demain».

formation de l’enfant d’aujourd’hui et de demain». Dr Aristide Nakavoua. du plus grand. Cette vision est

Dr Aristide Nakavoua.

du plus grand. Cette vision est celle du système L.m.d (Licence, master, doctorat) à

l’Université. Elle est acceptée sur papier, mais dans la réalité, elle n’est pas concrétisée. Une autre préoccupation.

* Docteur, il faut donc des moyens pour y parvenir?

** Bien entendu! Les moyens prennent une dimension im- portante dans l’exécution d’un tel programme. Cependant, je ne vous étonnerais pas si je vous dis que la problématique n’est pas véritablement axée sur les moyens, mais plutôt sur les mentalités. En effet, lorsqu’un enfant écrit des

choses dont il est sûr et qu’il a vu sur le net, l’enseignant peut très facilement se retrouver

mis en difficulté, car l’enfant, sur un clic, peut démontrer devant tout le monde, que l’enseignant à tort. Il y a là un véritable challenge pour l’enseignant. Oui, les enfants ont déjà à leur disposition les éléments pour s’informer. Le Président du Cameroun,

M. Paul Biya les a qualifiés

de «génération androïdes». C’est pour dire que la marche est inarrêtable et si les ensei-

gnants ne s’y mettent pas, ils vont tout simplement être largués. La question des moyens se pose au niveau institution- nel, mais pas au niveau des enfants. En effet, plus de 75% des nomades de la toile au Congo sont des jeunes gens dont l’âge varie entre 8 et 27 ans, utilisant les androïdes.

Toutefois, c’est une utilisation malheureusement pas portée sur leur formation en tant que

tel. C’est là que devrait s’en-

gouffrer le législateur ou les experts de l’enseignement, en proposant des applications qui sont basées sur un travail de formation intellectuelle, selon les tranches d’âges.

* Que pensez-vous des écoles d’élites?

** Il faut tout de suite dire que notre système éducatif, calqué sur le système français, est déjà un système élitiste, bien que nos élites n’intègrent pas toujours toutes les di- mensions. Ils n’ont, pour la plupart, que les savoirs et s’efforcent, sur le terrain, à acquérir le savoir-faire et le savoir-être. Ce qui leur prend du temps et pénalise le pays tout entier. C’est pourquoi cette nouvelle façon de faire s’impose à nous. Pour revenir à votre question, je pense que créer des écoles d’élites, c’est prendre le taureau par la queue, donc fausser la donne. Il faut certainement faire quelque chose, mais pas de cette façon. Remarquez, par exemple, que l’école militaire

* Docteur, pouvez-vous nous éclairer sur l’A.e.f.e?

** L’Agence de l’enseignement français à l’étranger relève du Ministère français des affaires étrangères. Elle est chargée du rayonnement de la culture française à l’étranger, à travers l’enseignement, selon les exi- gences du Ministère français de l’enseignement. Elle regroupe toutes les écoles françaises à l’étranger, soit un peu plus de 400 établissements scolaires dans le monde, repartis en plu- sieurs zones.

programmes, de façon ré- gulière. Le type de formation organisée à Cotonou nous le rappelle avec brutalité. Les enfants d’aujourd’hui sont plus intelligents que ceux d’hier. Mais, pourquoi alors continuer à les cantonner dans un système qui ne leur convient pas, ce qui, du reste, explique les mauvais résultats enregistrés un peu partout? Le stage de Cotonou fait suite à d’autres stages. Il s’est appesanti sur la «pédagogie de projet», un projet pratique mais in- terdisciplinaire à réaliser au plus à trois, sous le contrôle d’au moins trois enseignants de différentes disciplines. L’élève devient ainsi acteur de sa propre formation. C’est en réalité ce qui attend l’en- fant dans sa vie d’adulte.

* Pourquoi une nouvelle méthodologie et en quoi l’ancienne n’est-elle plus adaptée aux nos enfants d’aujourd’hui?

** Très bonne interrogation! Il faut d’abord souligner que l’ancienne méthode, qui est encore en vigueur chez nous, a fait beaucoup de preuves et était bien adaptée aux enfants de l’époque, donc nos parents et nous.

Elle consiste en un apport systématique des connais- sances à l’enfant, celui-ci étant consommateur des connaissances conçues et réalisées sans lui. Cette façon de faire est correcte en face d’un enfant qui n’a que le maître (professeur) comme dépositaire de la connaissance et pour qui seul deux choix sont pos- sibles: soit refuser ce que le réfèrent incontestable lui apporte (ces enfants sont qualifiés à tort d’idiots); soit accepter donc ouvrir son crâne pour que le réfèrent y sème son savoir qui devien- dra celui de l’enfant. Ainsi, l’enfant devient un produit fini bien automatisé. C’est la même méthode qu’utilisent, aujourd’hui, les djihadistes ou les pasteurs véreux. La méthode basée sur les compétences est celle qui décrit le mieux la formation de l’enfant d’aujourd’hui et de demain. En effet, la com- pétence inclut à la fois les savoirs (connaissances), le savoir-faire et le savoir-être. Les savoirs ne sont plus, de nos jours, l’exclusivité d’un réfèrent, car ils sont mis à la disposition de l’enfant par plusieurs canaux: la télé; l’Internet, le multimédia en

un mot. L’élève, devenu acteur de l’acquisition de son savoir, les actualise comme on fait la mise à jour d’un ordina- teur, dès qu’il est en contact avec un élément susceptible de le faire. De ce point de

vue, votre propre enfant de-

vient étonnant. Le savoir-faire est justement le point que je qualifie de pratique du savoir. Dans nos sociétés africaines,

le savoir-faire, qui est le point

central, est transmis de géné- ration en génération. L’enfant voit faire et c’est pendant qu’il fait que l’on ajuste. Au- jourd’hui, il n’est plus question de demander aux enfants de calculer, comme c’est le cas dans nos écoles. C’est la ma- chine qui calcule. L’homme conçoit et fait exécuter sa conception à la machine, tout en étant certain que l’exécu-

tion est conforme à la concep- tion. C’est cela le savoir-faire. Le savoir-être relève de l’appli- cation: comment utiliser mon savoir et mon savoir-faire, c’est-à-dire, comment être un homme parmi les hommes? Il

y a là une notion d’éthique et

de responsabilité. Ainsi, vous

vous rendez compte du grand fossé qu’il y a entre les deux méthodes. La première est incomplète et la seconde se propose d’être complète.

* Les écoles françaises à l’étran- ger ne scolarisent que les en- fants français n’est-ce pas?

** Non bien sûr! Sinon la France ne rayonnerait pas. Ces écoles ont d’ailleurs, entre autres mis- sions, d’intégrer au maximum les subtilités et l’originalité de leur lieu d’implantation, donc du pays d’accueil. Au Congo, il y a deux écoles françaises: une à Brazzaville et une autre à Pointe- Noire. Des enfants de plusieurs nationalités y sont inscrits. A ma connaissance, c’est plus d’une vingtaine de nationalités. A Braz- zaville par exemple, il y a eu une année où l’Ecole Saint-Exupéry comptait 32 différentes nationa- lités. Les élèves français étant, bien entendu, majoritaires.

* Que devient alors l’ensei- gnant dans tout cela?

** C’est justement la grande difficulté actuelle. La forma- tion des enfants devient peu

à peu une chose qui échappe

non seulement à l’enseignant formaté à l’ancienne logique, mais aussi aux parents, eux- mêmes produits de l’ancien système. Il faut donc refor- mater les formateurs. C’est ce que fait l’Etat français, à travers la formation continue et que ne fait pas toujours notre Etat. Nonobstant tout ce que nous avons souligné sur les formateurs, ils demeurent les référents, pour harmoniser et organiser les compétences chez l’enfant. C’est donc la nouvelle vision de l’enseignant de demain. Il faut que les écoles de formation des ensei- gnants intègrent cette nouvelle dimension des acteurs de ce système. Cette nouvelle dimension implique des mentalités diffé- rentes, notamment vis-à-vis de l’évaluation. En effet, comment réussir à évaluer un enfant qui construit lui-même son savoir, donc ses connaissances? Il faut tout d’abord des ensei- gnants ouverts d’esprit, qui s’informent constamment, afin que l’enfant ne s’aperçoive pas de leurs carences. C’est là toute la difficulté dans nos pays qui sont culturel- lement et ancestralement descendants, c’est-à-dire la connaissance se transmet du plus grand au plus petit. On se retrouve dans une logique plu- tôt renversée, mais pourtant pas du tout, sauf que cette lo- gique implique, au plus grand, de se remettre en cause, de façon constante, afin que le plus petit soit toujours celui qui vient apprendre auprès

* En quoi les reformes de l’en-

seignement en France inté- ressent-elles les pays tels que le nôtre?

** Je vous disais tantôt qu’il y a plusieurs nationalités dans les écoles françaises à l’étranger et ces enfants ne finissent pas tous en France à l’issue de leur scola- rité. Pour certains, ils retournent dans le système de leurs pays d’origine (pays le plus souvent francophone) dont d’ailleurs la formation est calquée sur le système de la métropole, donc de la France. C’est d’ailleurs à ce titre que le Ministère français des affaires étrangères souhaite associer les enseignants du supérieur de ces pays, lors des stages de formation, afin que ceux-ci comprennent les évolu- tions en cours du système pris comme modèle dans ces pays. En retour, de nombreux enfants de ces pays demandent par l’in- termédiaire de Campus France de rejoindre les Universités fran- çaises, après le baccalauréat. Si les modifications n’ont pas été intégrées dans le système d’origine, ces enfants vont droit dans le mur. Ce qui explique qu’il y’ ait de moins en moins d’en- fants congolais qui obtiennent l’inscription en France, à l’issue de leur baccalauréat. C’est une situation préoccupante.

* Finalement, que peut-on donc

retenir de la formation suivie à Cotonou?

** L’évolution de la société im- plique une adaptation constante du système de formation des futures générations. D’où la nécessité de la révision des

générations. D’où la nécessité de la révision des PAGE 15 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684

PAGE 15 - LA SEMAINE AFRICAINE N° 3684 DU VENDREDI 21 AVRIL 2017

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