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Introduction

I. Le Cadre historique
 Définition
 Origine

II. Les différentes formes de la danse traditionnelle à Djibouti


A. Danse folklorique afar
B. Danse folklorique somali
C. Danse folklorique Arabe

III. Les outils accessoires de la danse Traditionnelle à Djibouti


a. Les outils traditionnels Afar
b. Les outils traditionnels Somalis
c. Les outils traditionnels Arabe

IV. La spécificité et l’évolution de la danse Traditionnelle à Djibouti


a. Les forums culturels
b. Concours des danses
c. Rencontre culturel de 1987

V. L’aspect critique de la danse traditionnelle


a. Les défis et problème du patrimoine national :
b. Manque de projet de sauvegarde à Djibouti dans le domaine du folklore.
c. Manque des associations folkloriques

Conclusion
Remerciement

Nous voudrions exprimer ici notre gratitude à un certain nombre de personne sans lesquelles
ce travail n’aurait jamais vu le jour. Il s’agit en premier lieu notre professeur Mr Sahal
Houssein pour son soutien et ses précieux conseils.

Nos remerciements vont ensuite à Mr Abdallah sultan chef de service du patrimoine culturelle
pour son soutien sans faille tout au long de ce travail.

Nous tiens à remercier Mr Alwan Bourhan, artiste et compositeur Afar, Mr Osman glucose,
spécialiste et artiste danse traditionnelle somali et Mr Abdisalam professeur en anthropologie
à l’université de Djibouti.

Concernant le travail de terrain, nous remercions les interventions à Mr Farid spécialiste


danse traditionnelle somali, Mr said spécialiste danse traditionnelle arabe qui nous ont fourni
des informations combien même utile lors de notre entretien.

Enfin, je remercie à tous ceux qui nous ont soutenu et encouragé lors de la réalisation notre
projet de la danse traditionnelle.
Selon le dictionnaire Robert, « la danse est une suite expressive de mouvement du corps
exécutés dans un rythme, le plus souvent au son du musique, et suivant un art, une
technique ou un code social plus ou moins explicite ».

Mr Alphonse Tiérou (loi éternelle de la danse africaine), explique que « la danse est l’une
de rares activités humaines qui concilie à la fois le cœur, le corps et l’esprit ».

Historiquement on retrouve des illustrations anciennes de la danse sur les peintures rupestres
qui fut pour l’Homme un mode d’expression universel, de communication traduisant son
activité et son aspiration.

L’étude historique à travers ces peintures rupestres ont permis d’illustrer les différentes types
des danses ayant perduré jusqu'à nos jours justifiant ainsi la pérennité de celles-ci dans la vie
de l’homme.

En général, ils existent différentes types des danses traditionnelles à Djibouti. Pour
comprendre sa diversité il nous serait utile de la définir, de l’étudier du point de vue
sociologie. Car cette pratique reflète les faits sociaux, et l’intérêt de celui-ci repose sur une
étude du terrain.

Ainsi, les communautés vivant à Djibouti (pays de la corne de l’Afrique) ont des chants et
danses très riches, variées transmis de génération en génération s’inscrivant dans une tradition
orale, et qui ne s’appuie sur aucun texte ni manuel de formation.

En effet, la danse traditionnelle Djiboutienne est composée en une multitude des danses
dénommées, pratiquées entre homme et femme. Les danses se distinguent les unes aux autres
par leurs spécificités, exécutées selon les catégories des âges et du genre de sexe contraire.

La poésie traditionnelle occupe aussi une place importante au moment de la danse, comme l’a
souligné Léopold Senghor les chants et la danse vont de pair en Afrique.

Dans les trois communautés Djiboutiennes les chants demeurent indissociables à la danse, les
faits et gestes, les claquements de mains, les chants poétique le rythme de tambour, les
mouvements corporelles, les outils folklorique tels que les poignards, les bijoux
accompagnent la danse, révélatrice de la beauté artistique et diversité culturelle.

Chaque danse a un sens, les sautillements des pas, les sons du rythme ainsi que les outils
traditionnel sont porteurs des messages.

A travers la danse la société exprime ses valeurs culturelles, leur mode de vie, leur gloire et
constitue une source de fierté et d’identité. Elle est aussi l’une des composantes majeures de
la vie de cette société et rythme les grands événements de l’existence : exemple les mariages,
intronisation du Ogass ou bien le sultan etc...
D’autre parts, les manifestations culturelles qui se sont déroulés dans les établissements
éducatifs dans les villes et quartier grâce à l’action gouvernementales de l’état par les biais
des associations culturelles à statut divers sont permis de jouer un rôle important pour la
pérennité de la danse traditionnelle Djiboutienne même si elles ne sont pas visible
aujourd’hui.

Pb : Comment se manifeste la danse traditionnelle à Djibouti et puis expliquer ce


pratique dans le contexte de la modernité ?

La première partie de ce travail consiste à faire une présentation générale en retraçant un bilan
historique des 3 communautés. Nous essayerons de parler sur les origines et comportements
sociaux des trois culturels.

La seconde partie, traitera les divers aspects de la danse pratiqués par les communautés vivant
à Djibouti après avoir répertorier les différents types des pratiques qui sont exécutés.

Enfin, la troisième partie consiste à faire un constat général sur les outils accessoires de la
traditionnels et aussi pour analyser l’évolution de la danse à travers le temps par les
différentes manifestations et intervention qui s’est organisés au sein du pays.
I. Le cadre historique

A. Définition

Qui dit danse traditionnelle, dit naturellement tradition. Les danses traditionnelles sont issues
de la culture paysanne séculaire où l'entraide entre les hommes est essentielle à la survie. Cela
se passait à l'époque où il n'y avait pas d'électricité et où les voies de communication n'étaient
pas aussi développées qu'aujourd'hui.
Cela renforce donc la notion de groupe que l'on retrouve naturellement dans le caractère des
danses (rondes fermées, chaînes de danseurs, etc.).
Le chant était souvent le support indissociable de la danse au point que c'étaient parfois même
les danseurs qui chantaient tout en dansant.
Chaque pays, chaque région, chaque village développe ses propres danses qu'on peut très bien
ne pas retrouver dans le village voisin. On peut ainsi regrouper sous l'appellation de "danses
traditionnelles" les danses nationales, les danses régionales, les danses locales, mais par
extension également les danses ethniques et les danses de caractère.
Le qualificatif de "populaire" peut être aussi inclus dans le sens de "issu du peuple". Quant à
la notion de folklore, nous y reviendrons un peu plus loin.
Les danses traditionnelles sont essentiellement pratiquées dans des occasions précises dans un
environnement rural : récoltes, mariages, fêtes religieuses, qui amènent les voisins et amis à se
rassembler.
La danse est donc à la fois un support pour se donner du cœur à l'ouvrage, mais aussi un
moment de loisir pour se retrouver et s'amuser en communauté. La danse traditionnelle est
donc bien une danse populaire au sens de "issue du peuple".

B. Origine

De par sa situation géographique, Djibouti a été dès le Moyen-Age un important carrefour


commercial, à la croisée de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Océan Indien. L'arrivée des
Français en 1862 sera déterminante puisqu'en 1890, le gouverneur français Lagarde décide de
transférer le siège du gouvernement situé à Obock au cap Djibouti.

Chants, poésies et contes, vecteurs du savoir nomade, font partie aujourd'hui encore des
différents événements et fêtes qui ponctuent la vie d'une famille ou du pays. Tout le monde ici
connaît des dizaines de chants et poèmes, dont certains ont une origine très ancienne. Les
femmes les racontent aux enfants tous les soirs. Les thèmes de la vie nomade les plus
récurrents sont la quête de l'eau, le chargement de chameau, le mariage, les cérémonies de
guérison (comme la cérémonie du zar, pratiquée par les femmes)... Pendant leurs longues
marches et leurs moments d'inactivité, les bergers composaient des poésies, des chants qui
parlaient de leur bien-aimée, ou de leurs bêtes.
II. Les différentes formes de la danse traditionnelle
A. Danse folklorique Afar

La danse traditionnel Afar sont nombreuses et se caractérise par son genre pratiquée entre
homme et femme quelque soit la circonstance. Il y’a une danse réservée aux hommes et
femmes et celui réservée aux jeunes mineurs âgées de douze à seize ans. Nous remarquons
bien réellement dans la société Afar à Djibouti que la danse se pratique aussi selon les
catégories des âges sous forme pyramidale. Mais on trouve aussi des danses qui réuni
ensemble les femmes et les hommes que nous appellerons la danse des groupes (mixte) de
deux sexe contraire. La danse est accompagnée aussi par un mouvement du corps qui la
caractérise. Le rapport au sol avec l’appui du pied sont indispensable lors de l’exécution.

1. Les danses masculines


1.1 Le kassow :

Originaire de la région Hanlé cette danse se manifeste partout. Kassow signifie « la


veillée ».Au moment de l’exécution du kassow un message solennel est lancé pour annoncer
ce chant noble. Des que le message est capté, les hommes ainsi que les femmes désertent les
daboita1et répond à l’appel. Nulle ne souhaite manquer ce rendez-vous de grande
réjouissance.C’est une danse qui met en duel ou en compétition deux orateurs issus des deux
tribus ou de deux régions différentes afin de jouer de porte parole et défendre chacun les deux
systèmes politiques concurrents.

1.2 La danse horra

Horra signifie le « long murmure pour faire évanouir les possédées »2. Chanté et dansé à des
circonstances diverses le Horra est spécifiquement réservés aux hommes. La danse s’exécute
en cercle sur place, en demi-cercle (addafalo). En dansant, les hommes se divisent en deux
équipes tenant chacun son arme (bâton, poignard, fusil). Le rang des danseurs est réglé par un
chef.

Lors de la danse les groupes chantent ( le horrisa’) part en file en sautillant les deux pieds de
façon alterné. Les sauts des pas dans le horra s’articulent à un changement de rythme maitrisé.
Les danseurs sautent à deux jambes (falo) à pieds joints ( garu’) en frappant le pied sur le sol
et puis sautent d’un pied sur l’autre (eyyié).

Cette photo illustre des nomades Afar en préparation pour danser la horra (danse des
guerriers) dans la plaine du Gobaad.

1
La maison
2
D. Morin, poésie traditionnel Afar, p 34
D’après la photo cette danse a son propre caractère originel dans le milieu rural par rapport au
milieu urbain. La danse reste la même seule les paroles varient. Dans le milieu urbain le chant
à plutôt une référence religieuse (zeyna nabuye) gloire au prophète Mohamed(SCW). Et celle
de la brousse se réfère à la louange de tradition ancestrale.

1.3 La danse Dinkaraytu


Dinkara signifie tambour qui sert à taper pour introniser le sultan. Le dinkara est la seul danse
qui n’est pas chantée ou le rythme du tambour prédomine. Lors de la danse les hommes
séparés en deux équipes se rejoignent en marchant avec le pied droit tapés au sol qui est
combiné également au son du tambour. Un homme assis tient à la main le tambourin dont il
est le maitre du jeu. Ensuite les danseurs se fusionnent deux par deux défilant vers l’avant, et
se séparent au sens opposés. Puis les deux équipes forment une face à face en restant fidèle à
leur geste initial.

1.4 Le laalé.
Le laalé est une danse masculine crée par un célèbre poète Afar saho appelé fodhakobé qui
utilisait comme une arme de pression contre l’occupation italienne. Le laalé est partout dans
l’ensemble du territoire Afar. Au moment de la danse les hommes se mettent en demi-cercle
et reprennent en chœur le chant produit par le poète.
« Lalitoyla ley laale yaqasse lalow haya »
Des que le chant commence, les danseurs s’organisent deux par deux, face à face. Les
hommes dansent avec élégance, les deux bras posés sur la cuisse et les deux pieds frappés au
sol en cadence suivi par un grand saut du haut vers le bas.

1.5 Le tagori horra :


Cette danse est exécutée que par les hommes lors de la cérémonie du mariage. Les danseurs se
mettent en ligne se tenant chacun la main et chante un vers arabe qui consiste à prier pour le
marié. Ensuite les hommes avancent en marchant devant le marié qui leur suit. La danse est
nourrit par un petit saut de pas et mouvements des épaules stimulé par le soulèvement des
mains vers l’avant.

2. Les danses féminines

Les femmes Afars pratiquent également une danse qui se distingue à celle des hommes selon
les critères chorégraphiques. Nous avons donc répertorié les nombres des danses exécutées
par les femmes.

2.1 MALABO

Le Malabo3 est un chant dansé exclusivement réservé aux femmes. Lors de la danse les
femmes se tiennent par les hanches avec la main gauche exécutent un gracieux mouvement du
bassin droite et du pied droit. Le rythme est donné par les tambours et la chanteuse entonne
les paroles qui sont repris en chœur par l’ensemble des filles, en les ponctuant par des cris
appelés « lliliyya ». Le Malabo a ses propres variantes. D’âpres nos recherches nous avons
répertorié quelques unes :

3
Malabo signifie miel
 Hafat Malabo (éloge du quartier) : C’est une danse qui se déroule au seinde la ville de
Tadjourah par laquelle les différents groupes chantent de part et d’autre en l’honneur de
leur quartier.
 Nacna (danse de refus) : La danse nacna (refus) est exécutée par les jeunes filles qui
exécutent de longues marches dans les quartiers.

2.2 Danse de tambour : Karambogad :

Le karambogad (danse de tambour) est une danse exécuté par les femmes lors du mariage, le
matin après la nuit de noce. Cette danse reste toujours surtout fréquente dans le milieu rural.
Les femmes forment un cercle, une est assise au sol devant les danseuses en tenant le tambour
à la main.

2.3 Le saxxaq (joutes des fillettes)

Le saxxaq exécutée par les jeunes filles porte une chorégraphie différente à celle de joute
mixte (garçon et fille). Lors de la danse les filles claquent les mains en chantant et échangent
les paroles entre eux. Les danseuses se mettent en ligne avec deux groupes face à face. En
dansant une groupe des filles avancent envers le groupe d’en face, puis reculent vers l’arrière
et regagnent leur point de départ. Cette danse se diffère à celle exécutés entre fille et garçon à
travers le chant produit par les danseuses.

3. La danse mixte

La société Afar danse ensemble parfois ou les hommes et les femmes forment une cercle, la
face à face et chantent chacun(e) en se répondant l’un à l’autre. C’est la danse mixte qui a
aussi sa propre chorégraphie. La danse mixte exécutée par deux sexes contraires est animée
par un chant qui porte des discours variés ou l’on favorise plutôt la séduction. Les danseurs et
danseuses s’organisent en équipe. La danse mixte favorise la relation entre les hommes et les
femmes se faisant chacun(e) des partenaires.

3.1 Barimo

C’est une danse mixte qui se caractérise par son chant romancé. Les hommes et femmes
forment un cercle pour animer les danseurs. Un homme tient le tambourin chante au même
temps que les autres reprennent en chœur par un claquement des mains. Lors de la danse, un
homme s’engage sur la piste tandis qu’une fille le rejoint et devient ainsi son partenaire. Tous
les deux sautent avec les pieds tapés au sol de façon alterné et la main droite soulevée vers le
haut.

3.2 Le royyan

C’est une danse pratiqué par les femmes et les hommes ensemble. Tous se mettent en ligne
séparés face à face. En dansant ils avancent l’un vers l’autre avec un petit saut saccadés à
pieds joints ou chacun rejoignent sa partenaire en claquant les mains. Après une longue
endurance les hommes cherchent à caresser la femme avec son pied droit serré sur la cuisse de
danseuse. En chantant les hommes disent leur séduction aux femmes.
3.3 La danse DIIDA

Cette danse mixte est exécutée entre homme et femme qui forme une ligne horizontale. Au
moment de la danse une femme chante tandis que les autres claquent les mains ensemble et
reprennent par le chœur. Un homme s’engage sur la piste en sautant les deux pieds tapés au
sol et les mains posés sur les genoux. Ainsi une femme le rejoigne en dansant avec les pieds
tapés sur le sol mais la main droite soulevée vers le haut. Le danseur et la danseuse se déplace
l’un vers l’autre. On remarque que la chorégraphie de cette danse est identique à celle de
barimo. Seul le chant est différent. Car la danse se mélange parfois et se fusionne.

3.4 Le kaxagad (grand chant) :

Le kaxagad signifie le grand chant avec une chorégraphie semblable à celle du keké. C’est
une danse de sursautement avec des plissements des genoux et le bras droit soulevé va de
gauche à droite chaque fois qu’un pied se soulève du sol au rythme d’un tambourin tapé par
l’auteur du chant, et les claquements des mains simultanés des protagonistes. Il se déroule
entre homme et femmes, juxtaposé les un devant les autres, parmi lesquels un homme (qui est
d’ailleurs le seul auteur du chant), muni d’un tambourin entame une mélodie dans laquelle il
fait éloge de la femme qu’il invite à danser. C’est ainsi, qu’une femme va précéder chaque
fois à danser en avançant vers la ligne d’en face d’où un homme viendra à sa rencontre de la
même façon en le repoussant jusqu’a son ligne de départ pour retourner ensuite dans son
camp en reculant comme elle.

3.5 Le dabbal :

Le nom Dabbal a deux significations : il peut signifier dans un premier temps


l’autoglorification du guerrier, autrement dit le « TIRTIRA ». Chez les gens du Raheïta, c’est
l’une des plus importantes danses folkloriques.
Les bijoux, l’habillement des femmes et les armures des hommes sont imposantes. Le Dabbal
n’est pas un chant à l’instar du Goda, il s’imprègne du rythme du Dinkara et affronte, à la
différence du Dinkaaraytu exclusivement masculin, un groupe de filles et de garçons qui
s’invitent en couple à des valses où les sagaies vont résonner les uns contre les autres. La
danse se fait en couple. La danse est caractérisée sous forme de marche ralentie des hommes
et des femmes suivant le rythme du tambour.
B. Danse folklorique somali

1. Wilwileh « La danse du guerrier»

Cette danse est représentée par les guerriers pour stimuler à la fois, des gestes festifs et
guerriers tout en portant leurs armes (lances, poignards, boucliers etc…). Encerclés par une
horde de guerriers, deux danseurs (ou quatre) se suivent en tournoyant et gambadent en
harmonie, tout en brandissant leurs armes avec des mouvements brusques qui rappellent un
duel.

Le guerrier, brandissant la lance et feignant l’esquisse avec le bouclier, lande le défi à


l’ennemi « Hooy Waa Ikaa, Haddana Waa Ikaa », eh ! me voilà, et encore me voilà puis il
enchaine le chant de la danse.
Telle fut l’origine de sa création, mais actuellement, tout en conservant les paroles servant
d’introduction, le Wilwileh est dansé à toutes les occasions de fêtes.
Malgré sa longue date d’existence cette danse n’a pas perdu la chaleur de son rythme et la
ferveur des danseurs.

Les femmes succèdent leurs hommes et comme des lionnes péremptoires, elles motivent et
font entendre simultanément leur voix à leurs soldats, comme s’ils constituaient l’âme et le
corps d’un seul guerrier.

2. Hirwo (danse du chamelier)

Au retour d’une transhumance de longue durée, les chameliers se réjouissent de la retrouvaille


des jeunes filles du campement et manifestent leur désir d’organiser une veillée dansante.
Ainsi, sous un ciel scintillant, ils exécutent la danse du chamelier par laquelle à travers leurs
expressions corporelles et les interprétations des chants racontent leurs aventures aux jeunes
filles qu’ils cherchent à émerveiller par leurs exploits.

3. Gobley, danse traditionnelle somali

Danse aux mouvements gracieux par laquelle sont exprimée la joie et l’enthousiasme suscités
par la croissance du pâturage qui favorise l’engraissement du bétail d’une part et la gaieté et
habilité du jeune nomade face à l’agilité et élégance des jeunes filles du campement. Cette
danse peut être mixte ou exclusivement féminine. La danse s’exécute aux rythmes balançant
de la percussion accompagnée des chants mélodieux entonnés par la voix vibrante des jeunes
nomades. C’est une danse de flirt pour les jeunes hommes et filles nomades. Elle présente des
particularités :
- par les coloris du costume.
- par le décor des parapluies.
- par les mouvements harmonieux des jupes et des parapluies.
4. Guux, danse traditionnelle somali

Danse qui décrit et interprète les sentiments d’un jeune homme en âge de se marier. Les
mouvements de la danse expliquent le phénomène de procréation naturelle (le ciel et la terre).

5. Haweeya, danse traditionnelle somali

Danse traditionnelle féminine exécutée pour la célébration du mariage et circoncision. Elle est
à base des rythmes accompagnée des chants improvisés par des jeunes femmes qui manient
avec aisance les verbes et possèdent la faculté de création poétique des louanges par
lesquelles sont ventés les nouveaux mariés et leurs proches ou la famille des jeunes circoncis.

6. Hella yar yar, danse traditionnelle somali

C’est une scène d’affront entre les femmes des deux clans; celui des guerriers victorieux et
celui des guerriers vaincus. Ainsi, les femmes de ces derniers dont le rencontre est
traditionnellement occasionné au point d’eau où elles viennent se ravitailler en eau potable
commencent à vanter le courage et la bravoure de leurs hommes pour une part face aux autres
qui tente de riposter pour nier la défaite des siens; ce qui provoque un scénario de dispute
chantée et dansée de part et d’autre.
Les femmes victorieuses dansèrent les armes aux poings autour de leurs congénères vaincues.
7. ZEYLACI,danse traditionnelle somali

Danse originaire de Zeylaci ;ville historique de la cote de la corne de l’Afrique telles que
Tadjourah,Harar et d’autres villes qui furent les comptoirs et villes d’échange pour les
navigateurs et explorateurs occidentaux. Le ZEYLACI est une série des danses à plusieurs
variantes, elles sont exécutées en grande partie en mixte .L’expression corporelle des danseurs
et danseuses et le mixage des plusieurs langues qui constitue le dialecte dans lequel les chants
qui accompagnent les danses sont interprétés témoignent le brassage culturel suscité par les
rencontres et les échanges intercommunautaires de la population de Zeyla .L’ensemble de ces
danses de ce type de flirt sont de caractère romantique. Elles sont toutes issus d’une mise en
scène qui leur donne des aspects des comédies et des tragédies.Les costumes sont de
conception semi-traditionnelle et citadine.collectivités.Par l’élégance, la vivacité et la
corpulence la femme nomade prouve son importance dans la société par la beauté de la danse
et l’éloquence de son verbe par le chants interpétés .Elle s’exécute aux rythmes de la
percussion soutenus par le claquements de la mains .

8. SADDEXLEY (danse des amourettes)

Danse à exécution mixte qui interpréte une scène de flirt ;les jeunes danseurs et danseuses ,par
leur expression corporelle qui implique une agilité, dynamisme et élégance semble imiter un
scénario d’accouplement entre bouc et chèvre .

La danse s’exécute à base des rythmes de percussion et battements cadencés des mains .
9. RIIXA(danse traditionnelle)

Danse mixte exécutée des rythmes de lq percusion et les battements des mains .Elle interprète
la fécondite ,le renouveau de la nature et prospérité des trouppeaux favorisés par une saison
de pluie prépondérante .C’est une danse attractive surtout pour les jeunes femmes qui
n’hésitent de s’attrouper sur lieu pour y prendre

10. CIILAAN (danse traditionnelle despara pluies)

Danse féminine exécute particulierment pour la cérémonie des mariages .En effet ,au
septième jour de la cérémonie du mariages les femmes de la famille de la mariée et celle de la
famille du marié viennent rendre visite aux nouveaux mariés en leur apportant des cadeaux.

Ainsi, les femmes des deux familles exécutent ensemble la danse en question aux rythmes de
la percussion brandissant des parapluies décorés avec des tissus bordés et des multicolors .La
danse est accompagnée de chants traditionnels par lesquels les femmes interprétent
respectivement des louanges à la mariée et à leur famille respective .

11. KEBEDDA(danse traditionnelle somali

Danse à dominante chant traditionnel entrepris lors de l’exécution de la corvée de confection


du tapis traditionnel tapissé à base des fibres naturelles .Taditionnellement,la famille de la
mariée se fait aider par les femmes du campement pour la confection des plusieurs tapis
nécessaires pour la célébration du mariage .

12. LIIFKA(danse traditionnelle somali)

Danse et chants exécute lors du corvée communautaire par la confection des tapis de lux
destiné pour les foyers des familles aisées .

Les filles chantent le renommée de leur produit et vantent sa qualite tout en attachant attention
à la perfection de leurs oeuvres qu’elles veulent qu’ils soient apprécie à sa juste valeur .
C. Danse folklorique arabe

1. AL RAKLA

Cette danse traditionnelle exécuté par les villageois pour celebre en plein lune à l’époque,mais
actuellement ce n’est plus le cas car il n’existe plus des grands terrains pour se reunir et jouer
ensemble comme dans les annees passes.

Cette danse, on l’exécute maintenat lors de la celebration d’un mariage specifiquement pour
la ceremonie du mari « CALAM HENNA ». Le mari, sa famille et ses amis exécutent durant
les premiers jours du mariage.

Elle est base par des rythmes, des gestes accompagnée par des chants composés des 20 ou 15
personnes et meme les femmes participent à cette danse .

2. AL HAGFA

Danse qu’on l’exécute lors d’un mariage et elle est composé des 4 personnes uniquement qui
saute et coupe en meme temps à la seconde et à la minute .

3. SHARAX

Cette danse traditionnelle est une danse de mixt à deux mouvements.On exécute lors d’un
mariage et toutes autres occassions.

4. HADRAMI

Cette danse traditionnelle est une mixt entre homes et femmes .Les hommes court tres vite
derriere les femmes .
III. Les outils accessoires de la danse traditionnelle à Djibouti
a. Les outils traditionnels (matériels) afar
Accessoires pour les femmes

Gami : Trois bâtons avec trois couleurs différents : rouge, vert, blanc sur la tête

Waggro et Foci yaalo : deux outil quand le met ensemble sur le front et on ne peut pas le mettre
l’un sans autre, il se complet.

Laadin : c’est un bijou qu’on attache au coup.

Rifaarif : une boucle d’oreille qui est long que la femme porte lors de tradition.

Murriyat : Ce bijou qu’on le met entre laadin et fili yalo pour decore le coup.

Alsa : line en argent qui est lourd apporte, pour décore le cout jusqu’au ventre.

Kababir :c’est un bracelet en or pour le tradition

Caleta : c’est la ceinture en or que les femmes afar porte sur leur ventre.

Kahrab :

Accessoires pour les hommes

Masnaf traditionnelle porte les hommes

Qale sare : les hommes porte sur les épaules

Gaxam est un t-shirt traditionnelle

Cizam la ceinture que l’homme mets sur le vendre

Caxa : baton que les hommes portes


b. Les outils traditionnels (matériels) somali

Accessoires pour les femmes

 Garays : une robe traditionnelle portée par les femmes somalienne


 Gorqorrad : un pyjama traditionnel
 Shalmad : une shale féminine consistant en un carréde tissu qu’elle met sur ses cheveux et
ses épaules
 Jaare : sert à couvrir le front des femmes
 Lafati : s’attache aux cheveux de derrière
 Xisan : c’est une ceinture que les femmes somaliennes mettent sur leur ventre
 Cambaadh: objet porté sur le coup par les femmes somaliennes
 Asli : c’est un bracelet au coude
 Qaabo Saan ah : c’est une chaussure traditionnelle pour les femmes somaliennes fait à
partir de peau des animaux
Accessoires pour les Hommes

KABO SAN AH Il s’agit de chaussure traditionnelle qui permet à la personne d’être


protégée par la chaleur et les épines ainsi lui permet de se déplacer librement et faite a partir
d’un nase (peau d’animal)

GAASHAAN C'est un dispositif de protection pendant la guerre, composé de flux et de la


bande adhésive

Waran C'est une arme de guerre utilisée lors de l'attaque, elle se compose d'un bout de bâton

QOLXADA C’est le dispositif de protection et l’arme utilisée pour familiariser une personne
avec une technique ou utile particulièrement pour égorgé les mouton ou autre.

FIDHIN
C’une sorte de peigne a coiffure porté par les hommes sur la tète et c’une mode chez eux

Koo

Drap blanc culturel porté par les hommes utile pour se couvrir, vestire mit a l’epaul

Kudhantee

Un drape blanc porté par les hommes comme un foulard

SUFRAAR

C’une porte eau ou lait a long target


c. Les outils traditionnels (matériels) arabe

Outils accessoires femme

Un collier est un type de bijou ou de vêtement porté autour du cou. Les colliers sont
habituellement constitués d'une chaîne de métal, souvent précieux, qui peut ou
non servir de support à des éléments décoratifs (enfilés comme des perles,
en pendentif).
Une boucle d'oreille est un article de joaillerie qui est porté à l'oreille. Elle
peut être fixée à l'aide d'un clou d'oreille ou d'une pince. Elles sont portées à travers le
monde par les représentants des deux sexes, mais majoritairement par
les femmes

Hizam : La hezama (ceinture) exprime différents symboles selon les régions du pays.
Mais un point commun les rapproche, en effet, cet accessoire symbolise la féminité.
Souvent, la famille de la jeune fille peut demander une ceinture en guise de dote, en
or pour les plus fortunés.
silse.

chawalia : Un bracelet de cheville, souvent nommé chaîne de cheville, est un bracelet porté à la cheville. ....

Boubou en soi

Outils accessoires homme

La chemise blanche, le maqdab (le foulard) ainsi la sandale

Ganbiya (la ceinture pour attacher le poignard)


IV. La spécificité et l’évolution de la danse traditionnelle à Djibouti

L’état a joué un rôle important dans le cadre de la valorisation culturelle. Dans ce partie nous
nous sommes intéressés à chercher qu’elle était la part du gouvernement à ce genre de
pratique qui est un facteur d’identité national. De ce fait, la situation de la danse s’explique
par des manifestations culturelles à visage différentes qui se sont déroulé à l’intérieur du
capital et de sa région selon les années. Nous constatons lors de notre recherche que la
plupart de cette pratique intervient dans de contexte politique.

a. Les forums culturels


1. Les forums culturels de 1983

En 1983, la république de Djibouti à organiser un forum culturel pour célébrer la fête national
(27 juin). Le but de ce forum était de valoriser l’identité culturelle des communautés vivant à
Djibouti. Le forum a été animé par une participation populaire massive des artistes, de troupe
et des spectateurs qui en était besoin à ce genre de rencontre. Ont été présent, le président de
la république Mr Hassan Gouled Aptidon (ex président depuis 1977à 1999), les ministres et
tout autre membre du gouvernement.

Ce rencontre culturel à permis d’accueillir l’ensemble des communautés Afar, somali-issa et


Arabe qui ont tous présenter leur créativité artistique en composant des chants et danses.

Cette diversité artistique qui s’est manifesté lors du forum a illustré la variété du patrimoine
culturel du pays. Comme l’a souligné l’ex- président de la république Mr Hassan gouled
Aptidon dans son discours « qu’unité national ne signifie pas uniformité ».

Le 2éme forum a montré la participation accrue des candidats qui ont dépassé plus de 1000.

Danseur, Chanteur, Poète Total


danseuse chanteuse

Effectif retenus 528 158 173 859

Pourcentage 61.47 18.40 20.13 100

Tableau 1: tableau récapitulatif des participants au forum

Ce tableau nous montres les nombres des candidats retenus après sélection par le comité
organisateur ce qui donne au total 859 candidats. Parmi ces candidats 229 sont venus des
quatre districts de la région (Dikhil, Tadjourah, Ali-sabieh et Obock).
b. Concours des danses

Pour participer au concours, le district de l’intérieur ont été sélectionné par les comités
organisateurs. A Tadjourah 6 candidats se sont présentés pour participer au concours de danse
dont 5 ont été retenus. Dans le district de Dikhil 4 candidats se sont présentés parmi eux le
comité ont retenus 2 candidats. Il faut noter ainsi que cette concours était vaste touchant tous
les aspects de la culture tel que le chant, la poésie, la danse etc.…

Le forum a été animé par des concours des danses traditionnel ou les communautés Afar, issa,
Arabe ont présenté sur place chacun sa particularité. Des jeunes danseurs Afar venus du nord
et du sud ont exécutés sur le champ la danse du horra, la dabal, le dinkaraytu, laalé le barimo
etc…

Figure 1: photo des jurys au 2éme forum 1983

Cette photo est prise de la revue du 2éme forum, éd. Éditorial, p.33

Figure 2: les lauréats récompensés lors du forum en 1983 Source : deuxième forum
culturel en 1983, éd, éditorial, p36

La photo ci-dessus témoigne les lauréats qui ont été récompensé après le concours de la
danse et chant traditionnel lors du 2éme forum en 1983.
c. Rencontre culturel de 1987

En 1987, une rencontre culturel s’est déroulé à l’intérieur du pays. C’était une rencontre
d’expression artistique ou différents groupes de la région ont venu participer.

A travers la vidéo (archive de 1987, conservé par la RTD) on aperçoit d’abord des femmes du
nord(Tadjourah), décorés des bijoux, chantant le Malabo par laquelle ils expriment leur
richesse culturel. Le chant qu’ils ont exécuté lors de ce rencontre était très significatif.

Tagori qaada linooh, Tagori qaada linoh ; « nous avons la culture tadjourienne »

Ensuite, un autre groupe composé des hommes et femmes ont dansé le Barimo. D’autre coté,
le groupe « data maqo » a produit une scène théâtrale accompagné par les danses.

Dans cette pièce théâtrale, « data maqo » a chanté « qada dal cisna »4 qui est un message
envers les communautés Afar. Lors de ce chant, les hommes de « data maqo » exécutaient en
même temps la variété de la danse traditionnel tel que le horra, le kassow et le laalé. Ils ont
inclut la danse dans la pièce théâtrale.

 Rencontre culturel de 1988

La rencontre culturel de 1988 était une rencontre national marqué par une grande mobilisation
générale de la culture dans tout ce domaine. Une commission composée de jury classait le
concours. Des artistes, chanteur, danseur ont été présent pour participer à cette rencontre
national. Cette action d’animation culturelle a permis l’émergence de beaucoup de chanteur,
chanteuse, et danseur dans tous les aspects de la culture Djiboutienne. « Cette chantier très
vaste que j’avais initié moi-même, m’a permis de comprendre combien la culture
Djiboutienne était vivante »5.

4
Valorisant la culture
5
Omar Chirdon ancien ministre de la culture
rencontre de 1988 a été animée par un concours de divertissement artistique ou se manifestait
la danse traditionnelle Afar et Somali. Celle –ci s’est tenue à l’ancien stade municipal. Pour
rendre possible la mise en scène des artistes sur le terrain, moi et mes comités organisateur
nous avons crée un stand d’un niveau de 3 mètre d’hauteur ou se mettaient les participants.
La population Djiboutienne venu en masse se sont beaucoup intéressé a cette rencontre et
veillait la nuit en regardant ce chanteur(e) et danseur(e) qui avaient beaucoup des talents.

Le 28 janvier 1988, je me souviens très bien nous avons eu une réunion de réflexion sur les
thèmes « chorégraphie et danse ». Ce travail de réflexion a été anticipé par les grands
artistes et jeunes Djiboutiens qui ont montré leur talent lors du dernier festival du théâtre
(rencontre culturel de 1988). Le « désir » des jeunes de s’approprier l’espace par leur corps
est bien entendu dans notre établissement. Pour cela, ce travail de réflexion portait sur la
réalisation d’un stage « chorégraphie et danse » au CES d’ambouli qui va plaire au jeune
Djiboutiens. De ce fait, j’ai donc inauguré en personne, le stage en question et la danse se
manifestait dans les établissements publics, le CES et le primaire.

Entretien réalisé le o7 juillet 2011 avec l’ancien ministre de la culture Omar Chirdon

(Cliché : Mohamed, juillet 2011)Cette photo est prise lors de


mon entretien dans une cafétéria (restaurant l’Historil) le 07
juillet 2011 à 10h30 du matin avec Mr Omar chirdon abass
ancien ministre de la culture et des jeunesses.

Biographie d’Omar chirdon :


Mr Omar chirdon était ministre de la culture des sports et de la jeunesse dans les années 1987
à 1989. Il a été l’acteur de la rencontre culturel de 1988. Il a crée un département tout à fait
jeune qui était annexé avec l’éducation national. Ce département vaste touchait les domaines
artistique qui permettait d’intégrer les jeunes et les artistes ensemble.
à fait jeune qui était annexé avec l’éducation national. Ce département vaste touchait les
domaines artistique qui permettait d’intégrer les jeunes et les artistes ensemble.
V. Aspect critique de la danse traditionnelle à Djibouti
a. Les défis et problème du patrimoine national :

Le patrimoine national est aujourd’hui confronter à des problèmes majeurs. La danse Afar du
fait de sa nature immatérielle est vulnérable au phénomène de la modernité. Aziza Bennani
souligne que « tout ce qui est immatérielle, est menacé de disparition par la mondialisation et
l’uniformisation culturelle ».l’Unesco a crée un comité d’experts gouvernementaux sur la
sauvegarde du folklore. Elle exige aussi à tous les états membre de dresser un inventaire et
adopter des mesures qui visent à sauvegarder la culture traditionnelle.

b. Manque de projet de sauvegarde à Djibouti dans le domaine du folklore.

« On entend par sauvegarde, les mesures visant à assurer la viabilité de patrimoine culturel
immatériel, y compris l’identification, la documentation, la recherche, la protection, la
promotion la mise en valeur, la transmission essentiellement par l’éducation formelle et non
formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine »6.

Les différentes manifestations qui se sont déroulés à l’intérieur du capital étaient un projet
initié par le gouvernement en vue de revitaliser la culture. Le manque de projet de sauvegarde
est très fréquent aujourd’hui car on assiste à une faible manifestation des danses et chants
traditionnelles. La culture était animée auparavant avec une organisation des concours de
danse et chant qui se manifestait au sein du capital et de sa région, dans le quartier y compris
dans le domaine de l’éducation. Le projet culturel se déroulait au sein du collège et du lycée
ou les jeunes se divertissaient en dansant le différent type de danse folklorique. Ce projet
ancien a permis de revitaliser le patrimoine national et d’assurer sa promotion au niveau
mondial. « Depuis 1988 jusqu'à nos jours le même chantier n’a jamais été réalisé ».

c. Manque des associations folkloriques

Des associations culturelles sans but lucratif à statut différente ont été fréquentes dans le pays
et menaient des activités culturelles par l’organisation de la danse et chant traditionnelle.

La plupart de cet association ont disparu a cause de problème financier. Par exemple
l’association IRIS, DABLISSA n’existe plus aujourd’hui.

En 6 juin 1994, s’est tenue une manifestation des danses folkloriques au palais du peuple. Ce
rencontre culturelle est produit par IRIS avec la participation des différents groupes
d’association culturelle sans but lucratif. Ces groupes venus au nom de leurs communautés
(Afar, Arabe et somali) ont présentés chacune des danses traditionnelles variés qui a
provoqués au sein du public une très grande émotion. Le but de cette manifestation était de
revitaliser la valeur artistique de la république de Djibouti.

6
Convention de l’Unesco, article 3 sur le projet de sauvegarde en 2003
Conclusion
La danse est un art universel, par rapport aux autres danses (classique, populaire,..), celle dite
traditionnel entretient un rapport direct avec les coutumes qui est un savoir-faire d’une
communauté. Chez les trois communautés, la danse est l’une des aspects de la culture qui
existe depuis la nuit du temps.

La danse traditionnelle à Djibouti se caractérise en trois dimensions, celle pratiquée entre


deux sexes contraires, celle du genre unique et puis relationnelle. Chaque danse est relayée
par un chant et se diffère selon les critères chorégraphiques. Les mouvements du corps et les
outils traditionnels s’imposent au moment de l’exécution. Le saut des pas, le chant poétique
est indispensable à chaque danse et contient des discours variés selon le contexte.

Ainsi, la danse traditionnelle joue un rôle important lors des événements symbolique de la vie
de cette société. Elle sert d’une part à s’exprimer, à se rencontrer et à partager la joie de vivre
ensemble. Porteur d’identité et facteur d’intégration social, la danse s’avère comme une
richesse ancestrale, un patrimoine immatériel que s’approprient les communautés Afars.
Certains danses restent en facteur commun et d’autres sont spécifiques au niveau régional. La
danse exécutée au nord du capital se diffère de son aspect sacré par rapport à celle du sud.

Dans le cadre de sauvegarde du patrimoine national, l’état a joué un rôle déterminant entre
1983 à 1988 par un projet ambitieux touchant la culture dans tous ces aspects. Ce projet
culturel à permis donc de revitaliser la culture de différentes communautés présentées par des
groupes folkloriques. Cette action de sauvegarde fut organisée par des concours. Les
nouvelles associations naissantes organisent aussi des danses traditionnelles lors de la
célébration de la fête nationale et se mobilise ainsi pour valoriser la culture de leur
communauté. Pour bien réaliser les projets à usage culturels, ils ont aussi besoin du soutien de
la part de l’état.

En effet, la danse traditionnelle semble être en danger. Il n’ya pas des documentations écrits
sur cette pratique qui reste encore figé dans l’oralité.

L’absence de projet de sauvegarde et les transformations sociales dans le contexte de la


mondialisation mettent en doute la promotion de cet art au niveau national et international. Le
phénomène de la modernité guette cette pratique et éloigne plus en plus les générations
d’aujourd’hui de s’intéresser beaucoup à leur culture. Actuellement dans la république de
Djibouti la danse traditionnelle se manifeste rarement. La culture est instrumentalisée par
l’état d’où on assiste à une sorte de dévalorisation. Le projet de sauvegarde n’est juste qu’un
« mot ».

Pour promouvoir la pérennité de la danse qui est un patrimoine national, l’état en premier lieu
devrait animer la culture en permanence par des projets innovants qui vise à adapter cette
pratique dans les contextes aujourd’hui. La création des écoles de danse serait aussi un moyen
indispensable à faire renaitre la culture nationale des différentes communautés dans tous ces
aspects.
Référence bibliographique :

Didier Morin, 1998 « poésie traditionnelle des Afars »- collection sociétés d’étude linguistique et
anthropologique, 23, 24, 28 p.

la préhistoire à la fin du XVème siècle, l’harmattan, Etude Africaine, 125, 126, 136, 140, p.

Alphonse Tiérou, 1998,« la loi éternelle de la danse », Maisonneuve-Larose, 25, 29,32 p.

Ministère de la culture des jeunesses et de sport, 1983, « revue sur le forum culturelle en 1983 », 56,
p.
Annexe outils accessoires somaliens