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PROPOSITION DE DÉCRET

L’ÉGALITÉ DES GENRES À L’ÉCOLE

DÉVELOPPEMENTS

Dans la vie de tous les jours, trop d’inégalités persistent. En y regardant de plus près, on peut facilement
remarquer que ces inégalités apparaissent déjà très tôt et notamment à l’école primaire.

Les différences liées au genre sont très marquées et les stéréotypes restent fort ancrés dans les mentalités des
adultes comme des enfants.

Malgré une évolution de ces dernières années par comparaison à l’époque de nos parents et grands-parents, de
nombreux clichés perdurent et les codes préétablis ne sont, pour la plupart, toujours pas brisés. De plus, ceux-ci
peuvent être très souvent source de discrimination.

Pour exemple, la couleur rose qui est généralement associée au genre féminin peut être mal perçue chez un
garçon qui, dans la plupart des cas, subira des moqueries.

A l’école, les enseignants essaient de favoriser l’égalité des genres, mais bien souvent, de manière involontaire,
ils n’adoptent pas la même attitude avec les filles et les garçons. Les filles sont souvent définies comme étant
plus studieuses, plus gentilles, plus serviables, plus soigneuses que les garçons, alors que ceux-ci paraissent
plus nerveux et focalisent davantage l’attention sur eux. De plus, ces derniers sont plus fréquemment tenus pour
responsables lors d’un conflit.

Voici d’autres exemples d’inégalités rencontrées à l’école !

- Sur la cour de récréation, les garçons occupent généralement plus de place et ils s’approprient les espaces
ballons, tandis que les filles occupent les espaces qui leur restent.

- Les filles sont plus souvent sollicitées et demandeuses pour les tâches (nettoyage du tableau, distribution des
feuilles,…)

- Les filles aident plus volontiers au réfectoire et en cuisine.

- Les filles occupent davantage les premières places dans les rangs.

- Les garçons sont plus souvent interrogés pour réaliser un exercice au tableau.

PROPOSITION DE DÉCRET VISANT À FAVORISER L’ÉGALITÉ ENTRE LES FILLES ET LES GARÇONS
DANS LES ÉCOLES DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Article 1er – Champ d’application

Le présent décret favorisant l’égalité entre les filles et les garçons s’applique à toutes les écoles de la Fédération
Wallonie- Bruxelles, dès la maternelle pour conscientiser le plus tôt possible les enfants sur les différences liées
au genre.

Article 2 – Définition

Afin d’envisager ce décret, il est important de comprendre les stéréotypes de genres qui se traduisent par des
idées préconçues qui définissent les filles et les garçons en fonction de leur sexe. Ils peuvent limiter les
capacités naturelles des filles et des garçons, ainsi que leurs expériences vécues à l’école et leur évolution dans
la vie.
Article 3 – Mesures proposées en classe

Pour assurer une meilleure égalité entre les enfants, quel que soit leur genre, les classes doivent mettre en
place :

- un tableau des tâches qui sera renouvelé périodiquement.


- une répartition mixte des places attribuées sur les bancs.
- une chartre construite ensemble pour assurer une distribution équilibrée des responsabilités des filles et
des garçons.
- des activités visant à casser les stéréotypes. (cf. Article 5)
- un conseil mensuel qui constatera les progrès et proposera des pistes d’amélioration.

Par ailleurs, les enseignants devront veiller à :

- ne pas laisser de traces de stéréotypes ou d’une différenciation involontaire comme des étiquettes roses
pour les filles et bleues pour les garçons.
- assurer un investissement identique des filles et des garçons dans chaque activité proposée.
- multiplier et diversifier les interactions de manière à favoriser les échanges entre les filles et les garçons.
- une répartition équitable des prises de parole.
- l’écoute et au respect des prises de parole.
- ne pas catégoriser les filles et les garçons.
- attirer l’attention des enfants sur des situations concrètes qui pourraient présenter des stéréotypes.

Article 4 – Mesures proposées en récréation

La cour de récréation étant l’espace qui creuse et renforce davantage les fossés existants entre les genres, il est
donc impératif que les enseignant(e)s et les surveillant(e)s :

- observent et régulent la répartition des filles et des garçons dans les différents espaces.
- assurent une meilleure répartition et une variété de la nature des jeux mis en place.
- veillent à la mixité équitable des équipes établies par les enfants lors de jeux de ballons.
- choisissent équitablement les enfants désireux d’apporter leur aide au réfectoire et en cuisine.

Article 5 – Proposition d’activités visant à casser les stéréotypes

 Les filles et les garçons proposent à tour de rôle des activités récréatives aux camarades du sexe opposé.
 Créer et afficher des panneaux avec des dessins et/ou des mots.
 Sensibiliser les plus petits par le biais de l’expression en créant des histoires, des chants, des pièces de
théâtre.

Classe de 6ème année primaire de l’école communale de Huy-Sud :

ADIEVA Diana, BAYS Dylan, BEAUVOIS Eliot, BECKER Mathéo, CALLENAERE Lucas, CHRISTIANES
Louka, COLORETTI Enola, CORNET Luisa, DE CLERCQ Hugo, DURAND Anaïs, EVRARD Clara,
GONDYK Mathieu, HERMANS Nolhan, ISAHU Larglinda, JANSSENS Allyssia, JOYEUX Dylan, ORBAN
Mélanie, PAHAUT Arnaud, PIRSON Shyrel, PLAZAR Alicia, REYMENANTS Mathis, SADIKU Lana,
SCHOUTTENTEN Luka, SELLIER Yasmine, TEISE Alyssia, WACHAUDEZ Luca.

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