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Jeux de barres à basse tension

par Roland AUBER


Secrétaire général honoraire de l’Association internationale des entreprises
d’équipement électrique (AIE)

1. Dimensionnement des jeux de barres................................................. D 5 165 - 4


1.1 Normes dimensionnelles............................................................................. — 4
1.2 Nature et caractéristiques des métaux ....................................................... — 4
2. Courants admissibles .............................................................................. — 5
2.1 Formule ......................................................................................................... — 5
2.2 Valeurs de l’intensité admissible dans les barres...................................... — 5
3. Facteurs influant sur l’intensité admissible...................................... — 6
3.1 Facteurs dépendant de l’environnement des barres................................. — 7
3.2 Facteurs dépendant du métal...................................................................... — 8
3.3 Disposition des barres ................................................................................. — 8
3.4 Nature du courant ........................................................................................ — 9
4. Tenue mécanique des jeux de barres .................................................. — 11
4.1 Tenue aux dilatations ................................................................................... — 11
4.2 Tenue aux efforts électrodynamiques ........................................................ — 11
4.3 Vibrations. Résonance ................................................................................. — 13
5. Connexions ................................................................................................. — 13
5.1 Résistances de connexion ........................................................................... — 14
5.2 Densités de courant...................................................................................... — 14
5.3 Façonnage..................................................................................................... — 14
5.4 Préparation des surfaces ............................................................................. — 15
5.5 Boulonnage................................................................................................... — 15
5.6 Soudage ........................................................................................................ — 15
6. Canalisations préfabriquées .................................................................. — 16
6.1 Généralités .................................................................................................... — 16
6.2 Canalisations pour éclairage ....................................................................... — 16
6.3 Canalisations de distribution....................................................................... — 16
6.4 Canalisations de transport........................................................................... — 16
6.5 Colonnes montantes .................................................................................... — 16
Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. D 5 165

L es jeux de barres à basse tension sont destinés à assurer le transport


d’énergie électrique entre éléments d’une installation la fournissant (généra-
teurs, transformateurs...) et la répartissant (tableaux généraux de distribution dits
TGBT) ; ils peuvent également être une partie de ces derniers ou d’ensembles
d’appareillage à basse tension faisant l’objet de normes particulières. Ils peuvent
être utilisés en tant que canalisations de distribution, mais cette fonction est plus
généralement confiée aux systèmes de canalisations préfabriqués, également
normalisés.
On les utilise, dans le cas de transport, en concurrence avec des câbles isolés,
mais leur intérêt est, avant tout, économique car, à puissance transportée égale,
ils reviennent sensiblement moins cher, le métal (cuivre ou aluminium) étant
mieux utilisé.

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Ce dernier avantage est essentiellement dû aux meilleures conditions de re-


froidissement, les températures étant fonction des seules conditions d’environ-
nement et non pas des tenues limitées des isolants des câbles qui, par ailleurs,
constituent un certain obstacle à la transmission vers l’extérieur de leur chaleur
interne.
Par contre, ils ne se prêtent que difficilement aux cheminements complexes,
car leur façonnage (ou leurs accessoires, dans le cas des préfabriqués) aug-
mente leur coût.
Dans certains cas, on peut être amené à étudier, en concurrence, plusieurs
modes de réalisation ; cependant la solution retenue n’est pas nécessairement
dominée par des considérations économiques, d’autres facteurs pouvant inter-
venir (adaptation, sécurité, caractéristiques locales, limites des ensembles nor-
malisés, rapidité d’approvisionnement ou de montage, réemploi...), qui peuvent
être des éléments déterminants.
Les principaux problèmes posés par l’emploi des jeux de barres peuvent se
regrouper en deux catégories :
— les conditions d’équilibre thermique avec leur environnement immédiat,
qui déterminent les courants admissibles, pour une température acceptable du
métal ; elles sont soumises à l’influence de nombreux facteurs ;
— les conditions de réalisation mécanique, en fonction des contraintes sus-
ceptibles de leur être appliquées, tant en service normal qu’en cas de défaut
(court-circuit).
Les règles d’installation (NF C 15 100) ne donnent aucune indication sur les
courants admissibles dans les jeux de barres.
De nombreux cahiers des charges d’administrations, de clients industriels, des
documentations techniques de constructeurs de matériels électriques, des
tableaux utilisés par les installateurs depuis des décennies – sans que l’on
connaisse parfois leur origine ! – ont avancé des valeurs qui ne concordent pas
entre elles.
On a pu ainsi relever des écarts allant jusqu’à 50 %, très certainement parce
que les nombreux paramètres intervenant dans les calculs n’étaient pas appré-
ciés ou choisis de la même façon.
Lorsque l’on consulte la littérature technique, à part une norme allemande
DIN, les approches sont différentes selon les origines, spécialement pour le cui-
vre ou l’aluminium ; cela rend difficiles les comparaisons ou la synthèse.
Il existe différents types de profilés : en I, en U, en O, en L.
Les plus fréquemment utilisés, en basse tension, sont les barres méplates,
laminées ou extrudées, parfois à angles arrondis (aluminium extrudé), qui peu-
vent être associées jusqu’à 6 ou 7 par phase ou polarité. Leur avantage tient au
fait que leur façonnage, (par pliage à plat), ou que leur raccordement (par recou-
vrement) ne nécessite pas le recours à des accessoires spéciaux, ni à une main-
d’œuvre particulièrement spécialisée.
Un cas d’espèce est celui des barres coulées en aluminium, utilisées pour les
fours électriques, pour l’électrochimie, notamment pour l’électrolyse ignée de
l’alumine.
Elles peuvent avoir des dimensions qui vont de 50 à 280 mm pour leur épais-
seur et de 120 à 800 mm pour leur hauteur.
L’emploi type des profilés en U ou en L (généralement en aluminium), souvent
associés par paires par phase ou polarité, formant un quasi-tube rectangulaire
ou carré, est celui des jeux de barres pour fortes intensités (plusieurs kA), en
haute tension (6 à 20 kV), sur des distances non négligeables (supérieures à 10 à
15 m), par exemple pour les liaisons alternateur-transformateur des centrales de
production ; ils sont parfois gainés, réalisant des ensembles préfabriqués à
caractéristiques spécifiques pour chaque cas.
Les tubes servent aux jeux de barres des postes d’interconnexion extérieurs,
sous des tensions atteignant les centaines de kilovolts des réseaux. Ils sont, dans
la plupart des cas, en aluminium. Toutefois le cuivre est parfois utilisé, tant pour

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des conditions d’environnement (au voisinage de certaines industries chimi-


ques), que pour des raisons pratiques (courtes liaisons entre certains appareilla-
ges à haute tension).
Les profilés en U, L ou O, plus particulièrement réservés aux applications en
haute tension, posent des problèmes spécifiques, tant d’ordre mécanique
qu’électrique :
— de grandes longueurs ;
— de dénivelées, pentes, verticalité ;
— de contraintes d’ordre électrique telles que l’importance que prennent les
chutes de tension inductives.
C’est la raison pour laquelle il n’a pas été possible de les traiter dans le cadre
de cet article ; on se reportera avec intérêt à la bibliographie.

Notations et symboles
Symbole Désignation Symbole Désignation

d écartement des barres L distance entre supports isolants

df force exercée sur un élément de conducteur , hauteur d’une barre

d, élément de conducteur ,r longueur de recouvrement d’une barre


E module d’élasticité m masse d’un conducteur

e épaisseur des barres n nombre de barres par phase ou polarité


F force exercée sur les barres p périmètre d’une barre

F’ force exercée sur les barres à la première crête de courant Ra résistance en courant alternatif
de court-circuit
f0 fréquence propre de vibration d’un conducteur Rb résistance d’une barre de longueur , r

f fréquence du courant Rc résistance en courant continu

h champ magnétique Rd résistance de distorsion

Ι courant dans un conducteur Ri résistance de contact proprement dite

Ι 1, Ι 2 courant dans les barres de phases Rj résistance d’une connexion (joint)

Ιa intensité du courant alternatif r facteur de résonance

Ιc intensité du courant continu ta température ambiante

Ιs valeur efficace du courant de court-circuit initial S section d’une barre


transitoire
Ιcc courant de court-circuit α coefficient de température des résistances ou angle entre
champ magnétique et conducteur
Ιeff valeur efficace du courant δ rapport entre résistance de distorsion et résistance d’une
barre

i courant dans un élément de conducteur θ échauffement


J moment d’inertie quadratique de la section d’un ρ résistivité d’un métal
conducteur

K facteur de Dwight ρ1 résistivité du métal utilisé


k1 à k12 coefficients de correction du courant admissible ρ2 résistivité du métal de référence

kc facteur de contrainte ω pulsation du réseau

kf coefficient de mode de fixation d’une barre

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1. Dimensionnement Tableau 2 – Sections nominales (en mm2)


des jeux de barres des barres méplates en aluminium (1)

Hauteur , Épaisseur e
(2) (mm)
Les nécessités relatives à la construction de tableaux, à la disposi- (mm) 3,15 4 5 6,3 8 10 12,5 16 20
tion des appareillages et à leurs plages de raccordement, à des
choix liés à la rationalisation des séries, aux contraintes mécani- 8 40 50
ques, etc., amènent à une grande variété de dimensions possibles, 10 40 50 63
et cela qu’il s’agisse de barres en cuivre ou en aluminium.
12,5 40 50 63 80 100 125
16 50 63 80 100 125 160
1.1 Normes dimensionnelles 20 63 80 100 125 160 200 250
25 80 100 125 160 200 250 315
Il existe deux normes dimensionnelles pour les barres méplates, 31,5 100 125 160 200 250 315 400 500
que résument les tableaux 1 et 2. 40 160 200 250 315 400 500 630 800
50 200 250 315 400 500 630 800 1 000

Tableau 1 – Sections nominales (en mm2) des barres 63 315 400 500 630 800 1 000 1 250
méplates en cuivre (1) 80 400 500 630 800 1 000 1 250 1 600
100 500 630 800 1 000 1 250 1 600 2 000
Hauteur , Épaisseur e
(mm) 125 1 000 1 250 1 600 2 000 2 500
(2)
mm 2 3,15 4 5 6,3 8 10 12,5 160 1 250 1 600 2 000 2 500 3 200
10 20 200 2 500 3 200 4 000
12,5 25 (1) D’après norme NF C 31-520 (cf. Doc. D 5 165).
(2) Ou largeur, si la barre est disposée à plat.
16 32
20 40 63 80 100
25 50 80 100 125 200 250
Tableau 3 – Principales caractéristiques des métaux utilisés
31,5 63 100 125 160 250 315 400 pour les jeux de barres
40 80 125 160 200 250 315 400 500
Cuivre
50 100 160 200 250 315 400 500 630 Aluminium
Caractéristiques Unités recuit
6101
63 200 250 315 400 500 630 800 1/4 dur

80 315 400 500 630 800 1 000 Masse volumique kg/m3 8 890 2 700
100 500 630 800 1 000 1 250 Résistivité à 20 °C suivant
norme (maxi) µΩ.cm 1,83 3
125 630 1 000 1 250 1 600
Résistivité à 20 °C :
160 1 250 1 600 2 000 calcul (usuel) µΩ.cm 1,75 3

200 2 000 Coefficient de dilatation °C–1 17 × 10–6 23 × 10–6


(1) D’après norme NF C 31-510 (cf. Doc. D 5 165).
linéique
(2) Ou largeur, si la barre est disposée à plat. Résistivité : coefficient °C–1 3,93 × 10–3 3,6 × 10–3
de température
Potentiel électrochimique
Ces tableaux servent d’introduction au choix des barres, ainsi (dans une solution mV + 800 – 830
qu’aux calculs du paragraphe 2 menant aux tableaux 4 et 5 des cou- de référence)
rants admissibles. Toutefois, si ces dimensions sont normalisées, Température de fusion °C 1 083 658
cela ne signifie pas pour autant que les produits correspondants
soient toujours disponibles sur le marché. Capacité thermique J/g/K 0,38 0,90
massique à 25 °C
Conductivité thermique W/cm/K 3,85 2,17

1.2 Nature et caractéristiques des métaux Module d’élasticité MPa/mm2 105 000 70 000
Module de cisaillement MPa/mm2 46 000 28 000

Les barres méplates sont, en général, en cuivre électrolytique du Allongement à la rupture % 15 12


type conforme à la norme NF C 30 010 ; celles en aluminium, légère- Limite élastique MPa/mm2 47 à 320 120
ment allié, filé, sont conformes à la nuance 6101 (cf. § 3.2).
Charge de rupture MPa/mm2 200 à 350 150
Leurs principales caractéristiques physiques sont résumées dans
le tableau 3. Dureté Brinell 80 60

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2. Courants admissibles et
1 1
----------- -------------------------------------------------- < 1
Ra 0,015 ( θ + 25 )
------ 1 – -----------------------------------
10
-
Rc
Le courant admissible est celui pour lequel l’équilibre thermique
est réalisé entre la chaleur dégagée par effet Joule dans la barre et le rapport Ra/Rc étant donné par les courbes de la figure 6.
l’air ambiant, pour une température acceptée de la barre. Dans cette formule :
Les valeurs de base sont établies pour une barre unique, à — (a) correspond aux conditions d’équilibre thermique en cou-
laquelle il conviendra d’appliquer les facteurs de correction k1 à k12 rant continu, avec, sous le radical, la correction des pertes dues à
(cf. § 3), le conducteur étant supposé seul dans l’espace et ne subis- l’augmentation de résistance par échauffement ;
sant aucune autre influence. — (b) correspond à l’effet de peau ;
— (c) est un facteur correctif de température lié à l’émission ther-
mique, au-delà des conditions de base.
Nota : si le résultat numérique de (b).(c) est supérieur à 1, on se limite à la valeur 1.
2.1 Formule La valeur de base ainsi calculée est valable dans les conditions
suivantes :
— atmosphère très calme, sans mouvement de l’air autre que
L’équation utilisée est celle de Melsom et Booth [1] :
celui dû à la convection ;
0,61 — altitude inférieure ou égale à 1 000 m ;
0,5 0,39 θ 1 1 — barre nue, ni peinte ni oxydée ;
I = 24,9 S p ------------------------------------------------ ----------- --------------------------------------------------
[ 1 + α ( θ + 25 ) ρ ] R a 0,015 ( θ + 25 ) — rapport hauteur/épaisseur de l’ordre de 10 ;
------ 1 – -----------------------------------
10
- (1)
— barre disposée sur chant ;
Rc
— densité de courant constante en tout point de la section ;
( ............................a.............................. ) ( ...b.. ) ( ............c............. ) — fréquence 50 ou 60 Hz, ou courant continu.
avec S section (cm2), Si ces conditions ne sont pas réalisées, il faut appliquer les coeffi-
cients correcteurs du paragraphe 3.
p périmètre (cm),
θ échauffement (°C) au-dessus de la température
ambiante de 45 °C (température du métal 75 °C),
2.2 Valeurs de l’intensité admissible
ρ résistivité du métal à 20 °C (µΩ.cm), soit :
– 1,75 pour le cuivre (cf. tableau 3),
dans les barres
– 2,80 pour l’aluminium (cf. tableau 3),
α coefficient de température (°C–1), soit : Compte tenu de ce qui précède, par application de la formule (1),
– 0,00393 pour le cuivre (cf. tableau 3), les courants de base admissibles (coefficients égaux à 1) dans les
– 0,0036 pour l’aluminium (cf. tableau 3). barres méplates sont indiqués dans les tableaux 4 et 5.

Tableau 4 – Valeurs de base des intensités admissibles I (en ampères) dans les barres de cuivre
Nature Hauteur
Épaisseur du (mm)
(mm) courant
(1) 10 12,5 16 20 25 31,5 40 50 63 80 100 125 160 200
CC 109 132 162 196 237 290 357 433
2
CA 109 132 162 196 237 290 357 433
CC 251 303 368 452 548 670
3,15
CA 251 303 368 452 548 670
CC 287 345 419 514 622 760 935
4
CA 287 345 419 514 622 760 935
CC 326 391 473 580 700 855 1 051 1 275 1 550
5
CA 326 391 473 580 700 855 1 051 1 275 1 531
CC 658 794 966 1 186 1 439
6,3
CA 658 794 966 1 186 1 422
CC 513 618 752 905 1 099 1 347 1 631 1 978 2 452
8
CA 513 618 752 905 1 099 1 331 1 577 1 893 2 295
CC 588 705 854 1 025 1 243 1 519 1 837 2 224 2 754 3 755
10
CA 588 705 854 1 025 1 228 1 469 1 738 2 082 2 520 3 357
CC 807 973 1 165 1 405 1 717 2 072 2 505 3 096
12,5
CA 807 973 1 151 1 358 1 624 1 917 2 267 2 768
(1) CC : courant continu ; CA : courant alternatif.

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Tableau 5 – Valeurs de base des intensités admissibles I (en ampères) dans les barres en aluminium
Nature Hauteur
Épaisseur du (mm)
(mm) courant
(1) 8 10 12,5 16 20 25 31,5 40 50 63 80 100 125 160 200
3,15 CC 130 160 193 233 271
CA 130 160 193 233 271
4 CC 126 151 184 220 266 323 395 479
CA 126 151 184 220 266 323 395 479
5 CC 123 145 172 209 251 301 364 446 539 658 808 981
CA 123 145 172 209 251 301 364 446 539 658 808 969
6,3 CC 143 168 199 240 287 343 415 506 611 744 913 1 107
CA 143 168 199 240 287 343 415 506 611 744 913 1 094
8 CC 232 279 332 395 476 579 696 846 1 037 1 255 1 522 1 887
CA 232 279 332 395 476 579 696 846 1 024 1 214 1 456 1 766
10 CC 269 322 381 452 542 657 789 956 1 169 1 413 1 712 2 119
CA 269 322 381 452 542 657 789 944 1 130 1 337 1 602 1 939
12,5 CC 439 519 621 749 896 1 081 1 321 1 594 1 927 2 382 2 890
CA 439 519 621 749 885 1 045 1 250 1 474 1 744 2 129 2 523
16 CC 723 869 1 036 1 249 1 517 1 825 2 202 2 717 3 290
CA 723 858 1 002 1 181 1 403 1 652 1 946 2 345 2 786
20 CC 998 1 185 1 422 1 722 2 068 2 489 3 064 3 704
CA 965 1 121 1 315 1 558 1 828 2 148 2 549 2 404
(1) CC : courant continu ; CA : courant alternatif.

On peut remarquer notamment : qu’il est relativement faible devant la marge de 15 °C que l’on ajoute
— l’importance de l’effet de radiation thermique : pour une même à la température extérieure de 30 °C, pour fixer la température
section, l’intensité admissible décroît rapidement en fonction de ambiante au voisinage des barres à 45 °C.
l’épaisseur de la barre ;
■ Le refroidissement par convection est lié directement à la tempé-
— le fait que, en courant alternatif, l’effet de peau commence aux
rature et à la vitesse de circulation de l’air, donc aux pertes de
alentours de 1 000 mm2 pour les épaisseurs courantes, et que les
charge dues aux frottements contre les parois des barres ; ces per-
calculs amènent à des coefficients de réduction d’intensité admissi-
tes sont d’autant plus élevées que les barres sont plus rapprochées
ble de 0,90 pour cette section, de 0,80 pour 2 000 mm2, etc.
et que leur disposition (à plat, par exemple) s’oppose à la dispersion
de la chaleur.
Dans certains cas d’ensembles fermés (tableaux), on peut être
3. Facteurs influant amené à disposer des ouïes de ventilation, voire à effectuer une ven-
tilation forcée et, à la limite, une climatisation.
sur l’intensité admissible ■ La quantité de chaleur évacuée par rayonnement dépend de la
surface, donc du périmètre des barres ; on a donc tendance à privi-
légier les barres minces, mais jusqu’à une limite fixée par la tenue
Les conditions d’équilibre thermique réel dépendent de la façon mécanique (flexibilité) et par l’effet d’écran que constitue, pour cha-
dont la chaleur est dégagée, ainsi que de l’influence réciproque des que barre, sa voisine.
barres les unes sur les autres. Elles sont donc différentes de celles
considérées au paragraphe 2.1. Interviennent également l’état de surface (barre polie, mate,
peinte), l’optimum étant atteint pour une barre enduite de peinture
L’évacuation de la chaleur se fait par conduction, convection et
noire et mate.
rayonnement.
Les facteurs d’influence peuvent être répartis en quatre grandes
■ La conduction ne s’effectue qu’aux extrémités des barres, plus catégories :
particulièrement au niveau des connexions aux appareillages ;
cependant, en réalité, ce sont plutôt les barres qui servent de radia- — environnement du jeu de barres ;
teurs à ces derniers, leurs surfaces d’échange étant des plus limi- — nature et état des barres ;
tées. C’est ainsi que les normes d’appareillage ont été dans — disposition des barres ;
l’obligation de fixer, selon le courant assigné, les nombres et dimen- — nature du courant.
sions des barres utilisées pour les essais d’échauffement. Ils interviennent par l’intermédiaire de leurs coefficients respectifs
Comme il est pratiquement impossible d’apprécier ce type pour modifier les valeurs des courants admissibles tels que définis
d’échange, on n’en tient généralement pas compte, étant donné dans les tableaux 4 et 5.

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À noter que cela n’entraîne pas systématiquement des réduc-


tions ; certains cas favorables peuvent en compenser d’autres qui Tableau 6 – Coefficient de correction k2 en fonction
le sont moins ; cela est susceptible de conduire à une réflexion sur de la température ambiante ta au voisinage des barres [3]
la façon de concevoir un ensemble donné ou de corriger, in fine,
certains éléments pénalisants. ta ta
k2 k2
(°C) (°C)
20 1,05 65 0,965
3.1 Facteurs dépendant
de l’environnement des barres 25 1,04 70 0,96
30 1,03 75 0,95
35 1,02 80 0,94
3.1.1 Influence de l’emplacement : coefficient k1
40 1,01 85 0,93
Suivant que les barres sont en atmosphère calme, à l’intérieur ou 45 1 90 0,925
à l’extérieur, les conditions de ventilation peuvent être modifiées.
On utilisera : 50 0,99 95 0,92
k1 = 1 pour une atmosphère très calme ; 55 0,98 100 0,91
k1 = 1,1 pour une atmosphère calme, mais non confinée ; 60 0,97
k1 = 1,2 à l’extérieur, en général, la vitesse de l’air n’étant ni connue,
ni fixe.
En pratique, dans un tableau fermé ou dans un tableau ouvert
placé dans un local de dimensions moyennes, le coefficient k1 est
3.1.3 Influence de l’altitude : coefficient k3
égal à l’unité.
Pour tenir compte de la pression atmosphérique décroissant avec
Une valeur de 1,1 peut être utilisée dans un local de grandes
l’altitude (densité de l’air en diminution) et de son influence sur la
dimensions (par rapport à un tableau) où une ventilation efficace
convection, on applique, dès lors que l’altitude est supérieure à
existe.
1 000 m, les coefficients de correction donnés dans le tableau 7.
Pour des conditions différentes, on peut se reporter à la figure 1,
qui donne les coefficients à utiliser lorsque la vitesse de l’air est
connue.
Tableau 7 – Coefficient de correction k3 en fonction
de l’altitude (1)
3.1.2 Influence de la température ambiante :
coefficient k2 Altitude
À l’intérieur À l’extérieur
(m)
La température ambiante de base est prise égale à 45 °C, valeur
1 000 1 0,98
normalement retenue, en général, comme étant celle de l’air au voi-
sinage des barres en service normal (cela correspond à un échauffe- 2 000 0,99 0,94
ment de 15 °C à l’intérieur d’un tableau, pour une température
3 000 0,96 0,89
ambiante, à l’extérieur, de 30 °C).
Pour des températures ambiantes différentes, on appliquera les 4 000 0,9 0,83
valeurs du tableau 6. (1) D’après les normes DIN 43.670 et DIN 43.671 (cf. Doc. D 5 165).
Pour des températures ambiantes ta différentes, k2 est égal à la
racine carrée du rapport des résistivités, application faite du coeffi-
cient de variation de résistivité (coefficient de température).
3.1.4 Influence de la température des barres :
On remarquera que ce facteur est d’influence limitée. La tempéra-
ture ambiante joue plutôt sur l’échauffement admis pour les barres,
coefficient k4
et le facteur k4 (cf. § 3.1.4) en tient plus largement compte.
Pour une température ambiante, au voisinage des barres, de
45 °C, et pour une température du cuivre de 75 °C, le coefficient k4
est égal à l’unité (échauffement de 30 °C).
k1 2,0
Si l’on admet des températures différentes, la valeur de k4 à rete-
nir est donnée dans le tableau 8.
1,8

1,6 Tableau 8 – Coefficient de correction k4 en fonction


1,4
de l’échauffement admis [3]
Échauffement k4
1,2
(°C)
1,0 30 1
0 1 2 3 4 5
35 1,08
Vitesse de l'air v (m/s) 40 1,16
45 1,24
Figure 1 – Influence de la vitesse de l’air : coefficient k1 [2] 50 1,32

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3.1.5 Combinaison des facteurs liés Pour l’aluminium, il peut exister des variantes dues aux alliages
à la température : coefficient k5 choisis, en raison des caractéristiques particulières envisagées
(tenue mécanique, ductilité, résistivité, soudabilité, etc.).
On utilise également, pour une combinaison k5 des facteurs k2 et Ces écarts de résistivité par rapport aux valeurs de référence
k4, le graphique de la figure 2 qui donne directement la combinaison (retenues pour les calculs) se traduisent par l’application de coeffi-
de ces facteurs, en liant la température des barres et celle de l’air cients dont la figure 3 rend compte, et qui sont basés sur la formule :
ambiant.
ρ2
k6 = ------
ρ1
3.2 Facteurs dépendant du métal avec ρ1 résistivité du métal utilisé,
ρ2 résistivité du métal de référence (tableau 3).
De la même façon que pour l’environnement, divers facteurs
dépendant de la nature des métaux et de leur présentation sont à
considérer.
3.2.2 Influence de l’état de surface : coefficient k7
■ Cuivre
Pour les barres, il doit être aussi pur que possible (99,90 % au
minimum). Affiné par voie électrolytique, il est obtenu par refusion L’équilibre thermique des barres dépend directement du coeffi-
des cathodes. cient d’émissivité du métal, donc de l’état de surface.
Il est non désoxydé et contient 0,03 % d’oxygène au maximum, Tout traitement (naturel ou artificiel) ayant pour effet d’augmenter
sous forme d’oxydule (CuO). Cet oxydule, visible au microscope le coefficient de rayonnement diminue l’échauffement de la barre et,
sous l’apparence de petites nodules, ne joue aucun rôle sur les pro- pour une valeur donnée de celui-ci, permet d’augmenter corrélative-
priétés électriques et mécaniques ; toutefois, il rend difficile le sou- ment l’intensité admissible.
dage en atmosphère réductrice.
Un métal poli a moins de pouvoir émissif qu’un métal mat (état de
■ Aluminium surface plus rugueux) ; une peinture (quelle que soit sa couleur, à
l’exception du noir mat) a le même effet.
On n’utilise guère l’aluminium pur à 99,7 %, type 1370, que pour
les barres coulées. Lorsqu’il y a plusieurs barres en parallèle, l’effet d’écran diminue
l’efficacité du rayonnement ; il en est de même lorsque la hauteur de
L’alliage 6101 pour les barres filées contient de 0,39 à 0,47 % de
la barre augmente par rapport à son épaisseur (rayonnement pré-
silicium, de 0,17 à 0,23 % de fer, 0,2 % de cuivre, 0,4 % de magné-
pondérant).
sium et des traces de Cr, Zn, V, Ti.
Le tableau 9 donne le coefficient à appliquer aux barres peintes en
noir mat, pour une gamme de hauteurs données, par rapport à des
3.2.1 Influence de la résistivité : coefficient k6 barres brutes filées ou laminées (k7 =1). Dans le cas d’autres peintu-
res, ou d’oxydation prononcée (cuivre), il est prudent de réduire de
Le tableau 3 indique les valeurs limites maximales des résistivités ; 1/3 la partie décimale de ce coefficient.
il n’est pas d’usage de se baser sur celles-ci, les métaux étant de qua-
lités supérieures à celles pour lesquelles les maximums ont été fixés, Exemple : 1,08 au lieu de 1,12.
ce qui est, en général, le cas du cuivre.

3.3 Disposition des barres

Température de l'air (°C)


k5 2,2 0
5
10
15
2,0 20 Une barre n’est jamais seule ; l’influence réciproque des barres,
25 leur disposition, leur forme, sont autant de facteurs ayant des effets
30
1,8 35 importants sur le courant admissible.
40
45
1,6 50
55
60
65
1,4
ρ1 (µS) aluminium
1,2 2,7 2,8 2,9 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5
1,02

k6 (cuivre)
k6 (aluminium)
1,04
1,0
1,02
1,01
0,8 1,00
Aluminium
0,98
0,6 Cuivre 1,00
0,96
0,4 0,94
0,99
1,70 1,72 1,74 1,76 1,78 1,80 1,82
50 60 70 80 90 100 110 120
ρ1 (µS) cuivre
Température des barres (°C)

Figure 2 – Influence des températures de l’air et des barres : Figure 3 – Influence de la résistivité : coefficient k6
coefficient k5 (d’après normes DIN 47.670 et DIN 47.671) (d’après normes DIN 47.670 et DIN 47.671)

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Ceux-ci sont causés par :


Tableau 9 – Coefficient de correction k7 — la réduction des conditions de ventilation naturelle ;
suivant l’état de surface [2] — l’absorption du rayonnement thermique émis par les barres
voisines.
Valeur de k7 Valeur de k7
Nombre n de barres Les coefficients du tableau 10, à appliquer, qui tiennent compte
en parallèle (peinture noir mat) : (peinture noir mat) : de la configuration donnée au paquet de barres, en fonction du rap-
par phase barres barres port d /, , où d est l’écartement des barres et , leur hauteur, sont à
de 15 à 50 mm de 50 à 200 mm appliquer à l’intensité admissible dans une barre unique.
1 1,25 1,32
2 1,18 1,22
3 1,14 1,13
3.3.3 Influence de la disposition des barres à plat :
4 1,12 1,08
coefficient k10
5 1,10 1,06
Il a été supposé, dans ce qui précède, que les barres sont dispo-
6 1,10 1,05
sées verticalement, sur chant.
Dans le cas d’une disposition à plat (celle-ci peut être choisie pour
3.3.1 Influence de la forme : coefficient k8 des raisons de tenue mécanique aux effets électrodynamiques en
cas de court-circuit), le refroidissement par convection naturelle est
gêné et l’intensité admissible doit être réduite.
La forme de la barre intervient par sa surface d’échange avec
l’extérieur, donc par le périmètre p de sa section. Le tableau 11 donne quelques valeurs indicatives à cet effet.
Dans la formule (1), il en est tenu compte par la valeur de l’expo-
sant affecté au périmètre de la barre, et qui dépend de sa forme :
— p0,39 pour les barres rectangulaires sur chant ; 3.4 Nature du courant
— p0,36 pour les barres rondes, pleines ou tubulaires.
La figure 4 donne le coefficient k8 en fonction du rapport m = ,/ e
où , est la hauteur de la barre et e son épaisseur. 3.4.1 Influence de l’effet de peau : coefficient k11

En courant alternatif, le champ électromagnétique créé réagit sur


3.3.2 Influence du nombre n de barres en parallèle le courant circulant non seulement dans les barres voisines, mais
par phase (ou polarité) : coefficient k9 également sur celui de la barre qui lui a donné naissance.

Le groupement de barres d’une même phase (ou polarité) chemi-


nant parallèlement entraîne un certain nombre d’effets se traduisant
par des échauffements supplémentaires. Tableau 10 – Coefficient de correction k9 en fonction
du nombre de barres en parallèle par phase [2]

Nombre Rapport d/ , ()
de
k8 1,2
barres n 0,05 0,06 0,08 0,10 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20

1,1 2 1,69 1,73 1,76 1,80 1,83 1,85 1,87 1,89 1,91
3 2,40 2,45 2,50 2,55 2,60 2,63 2,65 2,68 2,70
1,0 4 3,05 3,12 3,18 3,25 3,31 3,35 3,38 3,41 3,44
5 3,67 3,74 3,82 3,90 3,98 4,02 4,06 4,09 4,13
0,9
6 4,23 4,32 4,41 4,50 4,59 4,63 4,68 4,72 4,77

0,8 7 4,75 4,85 4,95 5,05 5,15 5,20 5,25 5,30 5,35
d : écartement des barres
0,7 , : hauteur des barres.
0,8 0,9 1,0 1,1 1,2
m = < /e (valeurs approchées)

Section des barres


Tableau 11 – Coefficient de correction k10, les barres
étant disposées à plat (1)
<
k8=0,71 k8= 0,77 Nombre de barres Coefficient k10

e 1 0,85
k8= 0,87 2 0,80
k8=1
k8=1,09 3 0,75
k8=1,16 4 0,65
Figure 4 – Influence de la forme de la barre : coefficient k8 [3] (1) D’après les normes DIN 43.670 et DIN 43.671 (cf. Doc. D 5 165).

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Ces courants subissent donc des distorsions dans leur répartition, Exemple : jeu de barres (figure 7) 2500 A constitué par 4 barres
et la densité de courant n’est pas identique en tout point ; elle est de cuivre de 80 × 6 (espacement des barres : 6 mm, espacement
plus élevée à la périphérie des conducteurs qu’au centre, d’où le des phases : 60 mm). On a relevé des températures allant de 36 à
nom d’effet de peau donné à ce phénomène (ou encore effet Kelvin), 53 °C.
que la figure 5 illustre. On remarque, en particulier, que les barres intérieures 6 et 7 de la
En pratique, cela conduit, pour les fortes intensités, à privilégier phase centrale s’échauffent moins que les barres extérieures, mieux
les tubes circulaires et les laminés en L ou U disposés de façon à for- refroidies (tout en étant plus chargées par effet de répulsion du cou-
mer un profil creux. rant), et que le déphasage à 120° en triphasé se manifeste par une
dissymétrie entre les barres 4 et 5, d’une part, et 8 et 9, d’autre
On caractérise l’augmentation apparente de résistance due à cette
part.
hétérogénéité par le rapport des courants alternatif (Ia) et continu
(Ic) donnant le même échauffement, égal à l’inverse de la racine car-
rée du rapport des résistances, soit : Si nous avons insisté sur cet exemple, c’est pour montrer l’intérêt
des marges de sécurité obtenues par le respect des coefficients
Ia 1 réducteurs.
---- = -----------
Ic Ra En pratique, on utilise le coefficient k11, donné dans le tableau 12.
------ On prendra k11 = 1 en courant continu.
Rc

Le rapport Ra /Rc, utilisé dans la formule du paragraphe 2.1, est


appelé coefficient d’effet de peau (k11).
À titre indicatif, il est illustré sur la figure 6. 3.4.2 Influence de la fréquence : coefficient k12
Cela entraîne également des pertes supplémentaires et, ce phéno-
mène étant l’un des plus contraignants lorsqu’il s’ajoute à celui évo- Pour le courant à 16 2/3 Hz, on utilise les valeurs de courant
qué au paragraphe 3.3 quand de très fortes intensités amènent à continu.
l’emploi de nombreuses barres, il a donné lieu à une abondance Pour un courant à 50 et 60 Hz, les valeurs du tableau 12 s’appli-
d’essais et de littérature technique. quent.
Pour des fréquences supérieures, on devrait utiliser des profilés
creux ou des ensembles similaires à ceux cités au paragraphe 3.4.1 ;
en effet, pour chaque barre individuelle, le courant est localisé à la
périphérie, d’où l’intérêt des barres minces. Mais, dans ce cas, outre
10 les problèmes de flexibilité, les barres extrêmes seules sont utiles,

10
celles du centre du groupe étant pratiquement inutilisées (surtout

15
5 au-delà de 300 Hz).
Les formules simplifiées ne peuvent en tenir compte ; la figure 8

10
illustre ce fait en donnant quelques indications sur le coefficient

5
réducteur k12 à appliquer.

Tableau 12 – Coefficient de correction k11 en fonction


de la nature du courant (1)
Courant alternatif : 1 2 3 4 5 6
nombre de barres
5, 10, 15 valeurs relatives des densités de courant Coefficient k11 1 1 0,98 0,95 0,94 0,93

Figure 5 – Lignes d’équidensité relative de courant dans un groupe (1) Le coefficient k11 est pris égal à 1 en courant continu.
de 5 barres [7]

Ra 1,4

Échauffement (°C)
< < 52
Rc e =8
Courant e =16
48
alternatif
50 Hz 44
<
1,2 e = 240
40
e
36
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 101112
1,0
0 1000 2000
Section de la barre (mm2)
Phase I Phase II Phase III

Figure 6 – Effet de peau : rapport de la résistance en courant


alternatif à celle en courant continu [1] Figure 7 – Échauffement d’un jeu de barres triphasé [7]

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e=3 e=5 e = 10
1,0 n=1
n=1
k12 n=5

0,8 n=1
n = 10

n=5
0,6

0,4
n = 10
n=3

n=5
0,2
n = 10

0
40 80 120 160 f/ρ

16 2/3 50 300 600 f (Hz)


e
e : épaisseur des barres
< : hauteur d'une barre
d : écartement des barres < d=e
n : nombre des barres
f : fréquence du courant
ρ : résistivité du métal
d
Les valeurs sont données ici pour des barres en aluminium Figure 8 – Réduction de l’intensité admissible
en courant continu : coefficient k12 [2]

4. Tenue mécanique gie thermique engendrée par effet Joule dans la résistance des
barres et des contacts peut conduire, pendant de courtes périodes
des jeux de barres (quelques secondes à quelques dizaines de secondes) à des échauf-
fements 3 à 4 fois supérieurs aux maximums en service normal, et les
dilatations, ainsi que les efforts, sont également multipliés par 3 ou 4.
Nota : incidemment, les flexions transversales, éventuellement causées par une dilata-
tion contrariée ou par le jeu laissé dans les supports pour la faciliter, conjuguées avec les
4.1 Tenue aux dilatations efforts électrodynamiques, peuvent suffisamment rapprocher les barres méplates pour
créer des courts-circuits, si l’on n’a pris garde, soit de les espacer suffisamment, soit de
rapprocher leurs supports ou d’intercaler des entretoises.
Les barres sont soumises, du fait des variations de charges, à des
échauffements et refroidissements périodiques qui se traduisent par Dans le cas de jeux de barres de transport d’énergie, où les lon-
des modifications de longueur. Pour un échauffement normal de gueurs peuvent être importantes, il est judicieux de ménager des
40 à 50 °C, l’ordre de grandeur des dilatations, tant pour le cuivre joints de dilatation (par exemple, tous les 20 m). Ces joints sont réa-
que pour l’aluminium, est de un millimètre par mètre linéaire. lisés par des clinquants de cuivre ou d’aluminium dont les extrémi-
tés sont soudées ou moulées pour réduire les résistances de
Cela peut sembler faible, voire négligeable, mais il faut noter que
contact. On bloque alors les tronçons de barres, entre deux joints,
les efforts développés en cas de blocage effectif sont importants (de
par un support de blocage, soit à l’une des extrémités, soit au
l’ordre de 1 000 kg/cm2 pour les variations ci-dessus).
milieu, les autres supports étant d’un modèle à libre dilatation.
On serait alors amené à un renforcement inutile de certains élé-
ments (isolateurs, boulonnages...).
Heureusement les barres ne sont jamais parfaitement rigides, les 4.2 Tenue aux efforts électrodynamiques
isolateurs peuvent avoir une certaine flexibilité ou laisser coulisser
plus ou moins librement les conducteurs.
La détermination des efforts électrodynamiques est basée sur
En général, dans les tableaux, les jeux de barres ne sont pas de l’application de la loi de Laplace : un élément d, de conducteur, par-
grande longueur et les assemblages (en équerre, en T) présentent couru par un courant i, placé dans un champ magnétique h, est sou-
suffisamment de flexibilité, à condition que les supports et l’appa- mis à une force df, perpendiculaire au plan formé par la direction du
reillage ne soient pas placés trop près de ces changements de direc- champ et l’élément d, telle que :
tion.
df = h i d , sin α
Il faut cependant tenir compte des conditions de défaut, et notam-
ment de court-circuit ; selon le temps d’élimination du défaut, l’éner- α étant l’angle formé par le champ et le conducteur.

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On voit immédiatement que le calcul précis des forces est soumis


à la détermination du champ magnétique. Or, si celui-ci peut
1,4
s’apprécier dans le cas théorique de 2 ou 3 conducteurs de longueur < 0
infinie, de même forme et de même section, non soumis à d’autres e
K
influences, cela est, par contre, pratiquement impossible dans un
tableau électrique. 1,2
Dans ce cas, en effet, les conducteurs forment des coudes, des 5
tés ; l’appareillage est relativement proche des barres et la détermi-
2
nation du champ est soumise à de trop nombreux paramètres, la
plupart inconnus ou difficilement déterminables. 1,0
1
On est donc conduit à des calculs approchés, avec des coefficients
de sécurité importants.
0,5
Une autre méthode, mais elle ne peut s’appliquer qu’à des ensem- 0,8
bles terminés, peut consister soit à mesurer le champ, soit à effec-
tuer des essais de tenue aux courts-circuits (c’est le cas des e
0,25
ensembles de série ou des jeux de barres préfabriqués spécifiés sur
catalogues). 0,6 <
d
Nous nous limitons donc ici au cas de barres droites, sans coudes 0,1 e
ni dérivations. <
Pour de plus amples renseignements, le lecteur se reportera à la 0,4 e
bibliographie en Doc. D 5 165. <
d
e
4.2.1 Cas de 2 barres 0,2
<
(courant monophasé ou continu)
e
0
La force qui s’exerce entre deux conducteurs de section circulaire, <
0
droits et parallèles, parcourus par des courants I1 et I2 , est égale, en 0 0,4 0,8 1,2 1,6 2,0
l’absence de toute composante asymétrique, à : d-e
e+<
L –8
F = 2,038 I 1 ⋅ I 2 --- ⋅ 10
d
Figure 9 – Courbe de Dwight [1]
avec F force maximale (kg),
I1 et I2 courants (A),
L longueur des conducteurs (cm) entre supports dant celui correspondant à la première onde asymétrique du court-
voisins, circuit triphasé, le résultat étant toutefois un peu moins élevé que
d distance séparant les conducteurs (cm). celui du cas précédent.
Nota : on rappelle que 1 kilogramme-force vaut 9,80 665 N. Les courts-circuits monophasés étant les plus fréquents, même
s’ils évoluent rapidement en court-circuit triphasé symétrique, la
En cas de court-circuit, on admet que I1 = I2 = Icc , cette dernière
plus élémentaire précaution veut que l’on se base sur les premiers
valeur, Icc , étant le maximum susceptible d’être atteint.
pour la détermination de caractéristiques mécaniques du jeu de bar-
En courant alternatif, si Ieff est la valeur efficace du courant de res.
court-circuit, la valeur de crête Î est 2I eff et, pour tenir compte du
En pratique, et pour tenir compte du facteur de puissance, du rap-
cas où la courbe du courant serait très dissymétrique, avec une crête
port k entre la valeur de crête de la première onde de courant et de
égale à 2 2I eff , on prend pour valeur du courant à considérer :
la valeur efficace de la composante symétrique, certains auteurs [9]
considèrent les 3 formules suivantes :
I cc = 1,8 2I eff
— pour des circuits alimentés uniquement par des alternateurs
Lorsque les conducteurs ne sont plus de section circulaire mais de grosse puissance, k est au maximum égal à 3,15, et l’on
méplats, on applique un facteur de correction de forme K, dit facteur applique :
de Dwight (figure 9), et la force moyenne devient : 2 L
F = 15 I cc -----
d
2 L –8
F = 13,2 I cc ----- K ⋅ 10
d — pour des circuits alimentés uniquement par des transforma-
teurs élévateurs ou abaisseurs de grosse puissance, k est égal à 2,55
avec Icc exprimé en ampères, L et d en centimètres. au maximum, et il vient :
Il est généralement admis que le défaut en courant monophasé
2 L
est le cas le plus sévère, car les courants dans les deux conducteurs F = 10 I cc -----
sont déphasés de 180° et les efforts réciproques s’additionnent. d
— pour des circuits alimentés par des transformateurs de petite
et moyenne puissance, k est environ égal à 2, et la force s’exprime
4.2.2 Cas de 3 barres (courant triphasé) par :
2 L
Dans ce cas, les courants dans chacune des phases conservent F = 6 I cc -----
d
leur décalage de 120° ; l’amplitude et le sens des efforts changent
constamment ; la composition des forces entre les 3 barres (ou les avec Icc valeur efficace du courant de court-circuit symé-
3 groupes de barres) est fluctuante ; l’effort maximal reste cepen- trique (kA).

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4.2.3 Supports isolants


kc
On n’utilise plus guère, en basse tension, d’isolateurs en porce-
laine ou en bakélite avec des chapes-supports, mais des blocs mou- 5
lés ou en bois bakélisé comprimé (Permali ). Dans ce cas, ce sont les
boulons de fixation qui ont à subir un effort de traction ou de 4
cisaillement. On peut être amené, dans des cas extrêmes, à renfor-
cer le système de fixation par des équerres de renfort ou des profi- 3
lés. Mais il faut s’efforcer de ne pas constituer, autour des barres, de
boucle en métal ferromagnétique ; même sans cela, les seules per- 2
tes par hystérésis peuvent, pour quelques milliers d’ampères, ame-
ner les parties métalliques à des températures de 60 à 80 °C ; il faut 1
donc vérifier la tenue des isolants pour cette température, et aussi
s’assurer que leurs caractéristiques mécaniques restent les mêmes. 0
0 1 2 3 4 5 L /r
2,24 2,45 3,55 5,22 6,12
4.3 Vibrations. Résonance kc = F' / F facteur de contrainte
L distance entre supports
F effort sur le conducteur
En courant alternatif, les efforts mécaniques auxquels sont soumi-
F' sollicitation réelle du conducteur
ses les barres peuvent être considérablement amplifiés lorsqu’il r facteur de résonance
existe des conditions de résonance.
Les supports isolants ont leurs fréquences de vibration naturelles, Figure 10 – Zone de résonance et facteur de contrainte [8]
et les conducteurs leurs fréquences de vibration propres, qui dépen-
dent de leur masse, du moment d’inertie, du module d’élasticité du
métal et de la distance libre qui sépare deux supports. Cette distance L doit être choisie de façon telle que le rapport L /r
Le jeu de barres vibre donc selon un mode qui est la résultante soit en dehors de la zone tramée pour le facteur de contrainte kc
des fréquences élémentaires, mais qui peut en être très différent. admis.
Il peut y avoir danger de résonance lorsque l’écart entre la fré- Compte tenu de ce qui précède, il faut :
quence des forces électromagnétiques et celle de la structure (une — que le rapport L /r se trouve en dehors de la zone de résonance,
ou plusieurs barres par phase) est inférieur à 30 %. ou, si cela n’est pas possible, admettre pour le métal un taux de fati-
De ce fait, la contrainte qui s’exerce sur les barres et leurs sup- gue plus faible, égal à 10 % de la limite élastique ;
ports peut être multipliée par un facteur de contrainte kc tel que : — noter que ces calculs ne sont valables que pour des parties
droites d’assez grande longueur ;
F — dans le cas de plusieurs barres en parallèle par phase, considé-
k c = -----
F′ rer, en principe, deux efforts :
avec F sollicitation réelle du conducteur, a) entre phases (c’est celui auquel il est fait référence) ; on doit
prendre, pour le calcul, le courant total d’une phase et, pour
F’ effort correspondant à la première crête du module de flexion, celui qui correspond à l’ensemble des barres
courant de court-circuit. d’une phase,
Le calcul se résume à examiner si ce facteur kc est admissible b) entre barres d’une même phase (mais seulement pour les
pour la fréquence propre du conducteur en fonction de l’espace- barres extrêmes, les intermédiaires supportant des efforts oppo-
ment L choisi pour les supports. sés qui s’équilibrent) ; les efforts peuvent être négligés car l’inter-
La fréquence propre du conducteur est f0 telle que : valle entre barres est faible et si, par suite de leur élasticité, les
barres d’une même phase se touchent, il n’y a aucun effet électri-
2
k E ⋅ J ⋅ 10
3 que et les efforts sont annulés.
2π f 0 = ω 0 = -----f2- -------------------------
m On peut également admettre, comme taux de fatigue, sensible-
L
ment la limite d’élasticité, sans coefficient de sécurité, car ces efforts
avec L distance entre appuis (cm), sont heureusement rares et ne durent qu’un temps très court.
E module d’élasticité (MPa) du conducteur,
J moment d’inertie quadratique de la section
(cm4), 5. Connexions
m masse du conducteur (kg par cm de longueur),
kf coefficient dépendant du mode de fixation de la Les connexions peuvent être classées en deux groupes :
barre sur ses appuis (kf = 3,14 pour les supports — les connexions entre barres, soit qu’il s’agisse de liaisons entre
ordinaires où la barre est simplement tenue, éléments longitudinaux (jonctions) ou entre ceux-ci et l’appareillage
kf = 4,73 pour les supports qui réalisent un ou un sous-ensemble (dérivations) ;
encastrement rigide, kf = 3,93 dans le cas mixte — les connexions avec l’appareillage.
où l’un des supports est libre, l’autre ayant un Dans le premier cas, une certaine latitude de conception existe,
encastrement rigide). tandis que, dans le second, la disposition des plages de raccorde-
La pulsation du réseau étant ω = 2 π f, on calcule l’expression don- ment, leurs dimensions et le nombre de leurs trous sont autant de
nant le facteur de résonance r : contraintes à respecter.
E ⋅J 3 La réalisation effective peut faire appel à des moyens d’assem-
r = 4 ------------2 10 blage variés :
mω — serrage par boulonnage direct ;
La figure 10 indique le facteur de contrainte à prévoir en fonction — serrage sous contre-plaques (variante du précédent, évitant les
du rapport L /r, donc de la distance entre supports. perçages dans les barres plates, en contrepartie d’une augmenta-

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tion des encombrements par débordement de chaque côté des bar-


res ainsi qu’entre phases ou polarités, et avec une limite de 2,0
<r

Rd
Rb
e
praticabilité jusqu’à 2 ou 3 barres) ;

Rapport des résistances δ =


— soudage ; il occasionne un encombrement minimal, mais des
difficultés de réalisation en place, de montage ou de démontage 1,6
ultérieur.
D’une façon générale, le boulonnage est utilisé pour le cuivre 1,2
et les barres d’aluminium de petites dimensions (jusqu’à
100 × 12,5 mm, par exemple), et le soudage au-delà. Le boulonnage
est aussi à peu près généralisé pour les raccordements sur l’appa- 0,8
reillage.

0,4
0 2 4 6 8 10
<r = recouvrement
5.1 Résistances de connexion Rapport
e épaisseur

Figure 11 – Effet de la distorsion du courant dans un joint


Aussi bien préparée que soit la surface d’une barre, elle n’est par recouvrement [1]
jamais parfaitement lisse ni plane. Lorsque deux surfaces sont appli-
quées l’une sur l’autre sous une certaine pression, elles ne sont en
contact que par certains points ou petites surfaces ; lorsque la pres- Nota : certaines connexions sont réalisées par des joints souples soit au moyen de tres-
ses, soit, plus communément, par des empilages de clinquants. C’est notamment le cas
sion augmente, le nombre de points et les surfaces augmentent. des joints de dilatation dans les jeux de barres, de changements de direction complexes,
ou de raccordements sur des appareillages soumis à des vibrations ou à des mouvements
La surface réelle de contact d’une connexion est donc toujours limités.
inférieure à la surface des éléments métalliques en regard ; elle est
Dans ce cas, il ne faut pas empiler les éléments souples les uns sur les autres mais, soit
appelée surface de contact apparente. les intercaler régulièrement entre les barres, soit, mieux, utiliser des éléments soudés sur
une semelle qui est boulonnée sur les barres.
En pratique, la surface réelle de contact se limite aux régions aux-
quelles la pression est appliquée de façon effective ; dans une jonc- L’empilage additionne les résistances de contact et la répartition du courant dans les
constituants est inversement proportionnelle au total de celles-ci.
tion boulonnée, ce sont celles des zones avoisinant les boulons.
Les connexions de barres doivent être conçues pour assurer la
résistance minimale de contact. Dans le cas d’un assemblage par
pression, cette résistance Rj est constituée : 5.2 Densités de courant
— par la résistance de contact proprement dite (ou d’interface)
Ri ; Dans le cas des assemblages par pression, les études menées par
— par la distorsion des lignes de courant qui, indépendamment différents auteurs recommandent de ne pas dépasser, aux jonctions,
de la nature du métal et de la largeur des barres, est fonction de la les densités de courants suivantes :
longueur de recouvrement et de l‘épaisseur des barres, et introduit
— cuivre sur cuivre : de 50 à 60 A/cm2 ;
une résistance supplémentaire (résistance de distorsion) Rd :
— aluminium sur aluminium : de 30 A/cm2 pour des contacts de
Rj = Ri + Rd l’ordre de 10 cm2, à 10 A/cm2 pour des contacts de l’ordre de
400 cm2 ; 7 à 8 A/cm2 au-dessus de 500 cm2 et, pour les faibles sur-
En pratique, le courant se concentre aux extrémités du joint où la faces de contact (jusqu’à 2 cm2), elle peut atteindre 50 A/cm2 ;
densité de courant peut être plusieurs fois supérieure à ce qu’elle est
— cuivre sur aluminium (ou l’inverse) : 15 à 20 A/cm2 pour des
au centre (effet identique pour un joint droit ou un T).
contacts directs (sans interposition de bimétal).
Il en découle qu’il est inutile d’augmenter exagérément la lon-
Ces densités de courant sont déterminées à partir de la section
gueur de recouvrement.
apparente, sans déduction des perçages.
Le rapport des résistances δ = Rd / Rb est celui de la résistance de
Les barres en aluminium revêtu soit par étamage, soit par nicke-
distorsion Rd à la résistance Rb d’une longueur de barre , r égale à
lage, permettent de meilleurs contacts, avec des densités de courant
celle du recouvrement.
plus élevées, allant de 55 A/cm2 pour des contacts de l’ordre de
Cette expression peut s’écrire : 10 cm2 à près de 30 A/cm2 pour des contacts de 40 cm2 ; pour de fai-
bles surfaces (2 cm2), elles peuvent même atteindre 75 A/cm2.
R ,e
δ = ------d = -------- R d
Rb ρ ,r

avec , hauteur de la barre, 5.3 Façonnage


e épaisseur de la barre,
,r longueur de recouvrement, Les barres peuvent être pliées à froid, à plat, sur chant ou chan-
tournées (changement de plan et rotation à 90°).
ρ résistivité du métal.
Le pliage à plat s’effectue avec un rayon de courbure intérieur
La figure 11, valable aussi bien pour le cuivre que pour l’alumi-
de 2 à 2,5 fois l’épaisseur e pour l’aluminium ; pour le cuivre de
nium, montre que δ décroît rapidement jusqu’à une valeur voisine
1 à 1,5 e.
de 2, puis tend asymptotiquement vers 0,5 lorsque , r /e dépasse 6 ;
Le chantournage s’effectue sur une longueur de barre d’au moins
Il n’y a donc pas lieu, de ce point de vue, de réaliser des recouvre-
1,5 fois la hauteur ,.
ments supérieurs à 6 fois l’épaisseur de la barre.
Le pliage à plat sur chant ne s’effectue que pour des barres de
Toutefois, les considérations de densité de courant aux contacts
petites dimensions, avec un outillage spécial, parfois à chaud.
et surtout de l’espace nécessaire au boulonnage font largement
dépasser cette limite. Les autres opérations s’effectuent à la plieuse à barres.

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Au-delà d’épaisseurs de l’ordre de 16 mm, d’autres moyens sont L’utilisation généralisée de boulonnerie en acier est donc ration-
mis en œuvre pour assurer les changements de direction, tels que nelle, sous réserve de compenser les effets de dilatations différentes
les raccords boulonnés, les joints souples, le soudage. par des rondelles spéciales s’opposant au desserrage des assembla-
Dans le cas du travail sur le cuivre et sur l’aluminium, les outilla- ges, quelle que soit la nature du métal (Grower pour le cuivre, Belle-
ges doivent être nettoyés en passant d’un métal à l’autre, le dépôt ville pour l’aluminium), après interposition de rondelles plates
de particules de cuivre sur l’aluminium étant susceptible, en pré- élargissant la surface de pression.
sence d’humidité, de provoquer des corrosions. Il convient également de ne pas dépasser la limite de résistance des
boulons, l’importance du serrage dépendant des conditions de pose
(force du monteur, longueur de la clé, qualité des filetages, etc.).
5.4 Préparation des surfaces Pour l’aluminium notamment, l’utilisation de clés dynamométri-
ques est fortement recommandée. La pression de serrage aux
Tant pour le cuivre que pour l’aluminium, les surfaces doivent être contacts doit être de l’ordre de 0,5 à 2 kg/mm2 pour l’aluminium, de
planes et nettoyées ; un dressage à la lime après perçages, suivi 1,5 à 3 kg/mm2 pour le cuivre. Cela permet de déterminer le nombre
d’une préparation à la toile émeri ou d’un brossage métallique, est de boulons nécessaires (figure 13).
nécessaire (avec les mêmes précautions que précédemment pour le À l’extérieur ou en milieu humide, après préparation, les
passage d’un métal à l’autre). connexions mixtes cuivre-aluminium nécessitent l’interposition
Dans le cas de l’aluminium, en raison de la formation rapide, au d’une plaque de bimétal, obtenue par colaminage d’une tôle de cui-
contact de l’air, d’une couche d’alumine isolante, tout traitement doit vre et d’une tôle d’aluminium, d’une épaisseur totale d’environ
être effectué soit sous graisse neutre, soit mieux à sec et immédiate- 1 mm, débordant de quelques millimètres de la surface de contact et
ment suivi d’une enduction de graisse neutre (vaseline, par exemple). dont les bords sont légèrement relevés.
Cette dernière méthode évite le mélange graisse-impuretés ou La boulonnerie est, dans ce cas, galvanisée, et l’utilisation du
particules d’alumine, qui rend rapidement la brosse ou la toile émeri Contactal est indispensable côté aluminium.
inutilisables. La figure 13 correspond à l’utilisation de boulons en acier de
résistance 60 kg/mm2 et de limite élastique 30 à 35 kg/mm2.
Pour l’aluminium, à l’extérieur, en cas de boulonnage, on utilise
du Contactal (graisse neutre chargée de particules métalliques qui Pour le calcul de la résistance mécanique des boulons (de même
améliorent la qualité du contact). Au serrage, l’excès de graisse est que pour le calcul des supports isolants évoquées au paragraphe
expulsé, réalisant un joint étanche ; cela peut également se faire 4.2.3), on se reportera aux éléments classiques de la mécanique sta-
pour le cuivre, en cas d’atmosphère oxydante. tique, non repris ici.
Pour le cuivre également, l’étamage au trempé peut être recom-
mandé pour des jonctions travaillant à des températures élevées, en
atmosphère oxydante ou corrosive (pour un meilleur résultat, l’éta- 5.6 Soudage
mage doit se faire juste avant l’assemblage final).
Pour les barres en aluminium revêtues (ces revêtements ne sont Le soudage autogène du cuivre nécessite des précautions particu-
pas des protections contre les agents corrosifs, ni prévus pour une lières (il convient d’éviter les atmosphères réductrices à chaud). Il
utilisation directe à l’extérieur), la préparation ne nécessite ni abra- est peu utilisé, en raison de la température de fusion à atteindre.
sion ni graissage. Pour l’aluminium, par contre, cette température relativement
basse (660 °C) rend plus facile l’utilisation du chalumeau oxyacéty-
lénique, avec baguettes de métal d’apport.
5.5 Boulonnage Pour les deux métaux, on utilise en outre :
— le soudage à l’arc TIG (tungsten inert gas), sous atmosphère
L’utilisation généralisée du boulonnage pour les assemblages inerte (argon, en général), avec électrode en tungstène et baguettes
permet le démontage ultérieur ; on n’utilise guère les serre-barres de métal d’apport ;
que pour des cas particuliers, notamment la réalisation de dériva- — le soudage à l’arc MIG (metal inert gas), avec fil d’aluminium
tions en cas d’intervention sur des installations existantes et sur les ou de cuivre servant à la fois d’électrode et de métal d’apport, sous
barres médianes d’un jeu, en raison de l’impossibilité de perçage ou argon.
pour des gains de temps. Les jonctions se font en utilisant des pla-
ques de recouvrement en barres de même nature (figure 12).
La pression de contact ne doit pas être trop élevée ni dépasser la
limite élastique de la barre, sinon l’échauffement pourrait produire
Force de serrage (kg)

un certain fluage qui se traduirait au refroidissement par une dimi- 2400


nution de cette pression.
al
Il en est de même en cas d’utilisation de boulons de métal diffé- 2000 im
ax
rent de celui de la barre ; autrefois, on utilisait des visseries en cui- m
ge al
vre ou en aluminium, pour avoir une dilatation identique, mais les 1600 ra
er im
résistances mécaniques étant moindres, la multiplication des bou- S in
gem
lons pouvait présenter certaines difficultés. 1200 rra
Se
800

400

0
0 4 8 12 16 20 24
Diamètre du boulon (mm)
On rappelle que un kilogramme-force vaut 9,80665 N

Figure 12 – Jonction par plaques de serrage et boulons [2] Figure 13 – Force de serrage en fonction du diamètre des boulons [2]

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La préparation des surfaces peut nécessiter un usinage préalable Une attention particulière est portée à l’ininterchangeabilité des
(chanfreinage) suivant l’épaisseur des barres, suivie d’un dégrais- connecteurs suivant la tension utilisée.
sage par solvant volatil (à l’exclusion du trichloréthylène) et d’un Certains modèles disposent de plusieurs circuits permettant des
décapage mécanique par brossage. répartitions variées des luminaires ; les connecteurs sont munis, à
L’attaque du soudage s’effectue par un ou deux côtés, suivant cet effet, de sélecteurs commutables à la demande.
l’épaisseur et l’usinage préalable.

6.3 Canalisations de distribution


6. Canalisations préfabriquées On peut distinguer :
— les canalisations de courant assigné relativement faible (60 A au
6.1 Généralités maximum), destinées soit à l’éclairage des ateliers, soit à la petite
force motrice, soit aux deux simultanément lorsqu’elles possèdent
Pour la distribution d’énergie dans des ateliers, des immeubles plusieurs circuits. Les connecteurs (dont certains sont roulants, sur
industriels, des plateaux de bureaux, on a recours, de même que des modèles spéciaux) peuvent être disposés à n’importe quel
pour des transports point à point, à des canalisations préfabriquées, endroit ;
appartenant à la catégorie des ensembles d’appareillages, et, pour — celles à courant plus élevé (en gros, jusqu’à 800 A), dont la
les besoins en éclairage dont les puissances sont limitées, à celle des fonction essentielle est de desservir des machines ou des postes de
luminaires. travail industriels. Des ouvertures obturables, régulièrement répar-
ties, reçoivent les dispositifs de connexion, conçus sous la forme de
Ce sont, en fait, des jeux de barres réalisés suivant des modalités coffrets susceptibles de recevoir coupe-circuits, sectionneurs,
variées. contacteurs, disjoncteurs, etc.
Ces canalisations préfabriquées sont accompagnées de nom-
Elles relèvent de la norme NF EN 60 439-2, de la série des
breux accessoires de raccordement (jonctions droites, en équerre,
« ensembles d’appareillage industriels à basse tension », qui distin-
en T...) et de connexion (dérivations simples, en T, d’alimentation…)
gue également les ensembles pouvant supporter :
qui peuvent, de plus, incorporer des dispositifs de commande et de
protection. — des charges mécaniques normales (limitées aux seuls
accessoires) ;
Elles se présentent généralement sous une enveloppe métallique
dont la rigidité diminue le nombre de points de fixation ou de sus- — des charges mécaniques moyennes (limitées aux seuls acces-
pension. soires + le poids d’un homme) ;
— des charges mécaniques spéciales (accessoires + appui
Certaines canalisations sont dotées de bus de transport de don- d’échelles, supports de câbles, d’appareils d’éclairage, etc.).
nées, qui permettent de les intégrer dans un système de GTB-GTC
(gestion technique du bâtiment - gestion technique centralisée).
Aux facteurs économiques susceptibles de faire préférer les jeux 6.4 Canalisations de transport
de barres préfabriqués aux jeux de barres classiques et aux distribu-
tions par câbles s’ajoutent d’autres avantages, notamment :
— des modifications et adjonctions aisées et rapides ; Elles sont destinées à transporter l’énergie électrique sur une cer-
— un réemploi facile ; taine distance, par exemple entre transformateurs HT/BT et TGBT
— une sécurité d’intervention et de voisinage, etc. (tableau général basse tension), ou entre tableaux eux-mêmes
(tableau de répartition - tableaux de distribution), et peuvent ne pas
Leurs conditions de fabrication permettent de certifier les caracté-
comporter d’éléments intermédiaires de dérivation.
ristiques électriques (courant assigné, résistance, réactance, impé-
dance) et mécaniques (tenue aux efforts électrodynamiques, Les courants assignés peuvent être rangés dans la gamme de
supports de charges supplémentaires) qui sont précisées dans les 800 à 6 300 A.
normes correspondantes. Elles ne sont abordées, ici, qu’à titre docu- Elles sont également conformes à la norme NF EN 60 439-2.
mentaire et descriptif.
Pour leur intégration dans une installation, se reporter à la réfé-
rence [11]. 6.5 Colonnes montantes
On peut les classer en :
— canalisations pour éclairage ; Leur fonction est la desserte des différents niveaux d’un immeu-
— canalisations de distribution ; ble. Elles diffèrent des précédentes par des particularités de fixation
— canalisations de transport ; des barres (disposition verticale), par les intervalles de connexion
— colonnes montantes. (hauteurs d’étages), par les modes de connexion et de protection
des dérivations.
6.2 Canalisations pour éclairage On peut, ici aussi, les classer en deux catégories :
— les colonnes montantes pour immeubles d’habitation ou de
bureaux desservis par le réseau public de distribution ; elles font
De courant assigné limité, elles sont destinées à l’alimentation et alors partie de la concession ; elles ne répondent pas à des normes,
au support de luminaires au moyen de dispositifs assurant tant leur mais à des spécifications du distributeur, en raison des particularités
connexion électrique que leur fixation mécanique. propres aux conditions des travaux sous tension. Les courants assi-
La norme NF EN 60 570 fixe leur courant maximal à 16 A, pour les gnés vont de 125 à 400 A ;
réalisations de classe I et à 25 A pour celles de classe III, cette der- — certains modèles, alimentés par un poste de transformation
nière nécessitant une alimentation en TBTS (très basse tension de privé, qui ne font pas partie de la concession, pour la desserte des
sécurité), généralement utilisée pour des lampes halogènes de IGH (immeubles de grande hauteur) par exemple, peuvent excéder
petite puissance. ces limites ; ces colonnes disposent, de plus, pour respecter le cloi-
La norme NF EN 60 570-2-1 vise des ensembles mixtes des clas- sonnement antifeu, d’obturations résistant aux essais prescrits
ses I et III ; dans ce dernier cas, les ouvertures sont distinctes, dans (coupe-feu 2 h) ; elles sont également du ressort de la norme NF
les enveloppes pour chacun des circuits de l’une de ces classes. EN 60 439-2.

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P
O
U
Jeux de barres à basse tension R

E
par Roland AUBER N
Secrétaire général honoraire de l’Association internationale des entreprises
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