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Sportives : L'impact de la contraception et du

cycle menstruel sur les performances

Sujet 19 :
Matière :
Physiologie et métabolisme : M. Tomaszewski
Pathologie : Mme Poittevin

EDNH Marseille
06/01/2020
Tableau des matières :

Introduction …............................................................................................................................ 2 pages

Développement …...................................................................................................................... 3 pages


Partie 1, L’explication du cycle menstruel........................................................................ 3 pages
Partie 2 L'explication de la contraception et son rôle...................................................... 4 pages
Partie 3 L'impact du cycle menstruels sur le sport.......................................................... 5 pages

Conclusion.................................................................................................................................7 pages

Annexe ….................................................................................................................................. 8 pages

Webographie ….......................................................................................................................... 8 pages


I. Introduction
Le cycle menstruel est une période au cours duquel le corps féminin se prépare à la fécondation. Ce cycle
dure environ 28 jours, il commence à partir du premier jour des règles et se renouvèle en permanence de
la puberté à la ménopause. Pendant cette période se succèdent des phénomènes physiologiques et
hormonaux qui peuvent rendent possible l’ovulation, pouvant aboutir à une fécondation. Cependant,
aujourd’hui de plus en plus de femmes veulent pouvoir choisir leur grossesse pour diverses raisons
comme le désir, la carrière professionnel, sportive, etc. Pour cela a été inventé, la contraception. La
contraception est une méthode permettant d’éviter la fécondation d’un ovule avec un spermatozoïde, de
façon réversible et temporaire. Aujourd’hui il existe différentes méthodes (pilule, stérilet, etc.) permettant
aux femmes de pouvoir choisir ce qui leur convient le mieux. La contraception est aussi utilisée afin de
contrôler les hormones car le cycle cellulaire aurait des conséquences sur notre corps, tel que la fatigue,
une baisse d’humeur, etc. La question se pose-t-elle, est-ce que le cycle menstruel à un impact sur les
performances sportives ? Et si oui, est ce que la contraception peut-elle limiter cet impact ? Nous allons
pouvoir comprendre et répondre à ces diverses questions grâce à l’explication du cycle menstruel et de la
pilule et comprendre comment ils agissent sur le corps.
II. Développement :
1/ L’explication du cycle menstruel :
Le cycle menstruel est un ensemble d’enchainement physiologique chez le corps féminin qui se prépare
à une éventuelle fécondation. Ce cycle dure en moyenne 28 jours, peut-être plus ou moins loin et n’est
pas toujours régulier. Ce cycle fonctionne grâce aux hormones ce qui peut entrainer des effets secondaires
: sur les émotions, humeur, physiologie des femmes. Le cycle menstruel comprend plusieurs phases :
En premier, il y a la phase folliculaire avec la phase menstruelle : qui commence du premier jour au
quatrième jour, cette phase comprend les règles. Les règles sont dues à une chute d’hormone, tel que
l’œstrogène et la progestérone qui est causée par la dégénérescence du corps jaune et de l’endomètre
de surface qui provoque les menstruations.
Ensuite, il y a la phase de régénération du cinquième jour aux huitièmes jours, cette phase est due à la
sécrétion d’estradiol qui stimule la croissance de l’endomètre qui se reforme. S’enchaine, la phase de
prolifération du neuvième jour au quatorzième, où la muqueuse continue sa croissance. Et en parallèle, il
y a la croissance d’un follicule tertiaire dit dominant qui va attendre le stade de pré-ovulation ou follicule
de Graaf qui lors de l’ovulation libéra un ovocyte. Grâce à l’hormone follicule stimulante (FSH) et à
l’hormone Lutéinisante (LH) qui permettent cette croissance.
Le quatorzième jour, il y a l’ovulation : cette phase marque le milieu du cycle ovarien avec un pic d’hormone
Lutéinisante (LH). Son rôle a pour but de provoquer la rupture du follicule dans l’ovaire et l’expulsion de
l’ovocyte où il va se déplacer jusqu’à la trompe de Fallope, où il sera fécondé ou dégradé par la suite. Lors
de cette phase, la température du corps de la femme augmente d’environ 0,5°C et perdure pendant la
phase suivante. Par la suite, il y a la phase de lutéale qui dure environ 12 à 14 jours. Sous l’effet des
hormones, le follicule ovarien va se transformer en une glande : le corps jaune.
De plus, le corps sécrète des œstrogènes et progestérones qui préparent la muqueuse de l’utérus à avoir
une fécondation. La muqueuse va donc s’épaissir jusqu'au 20ème jour. S'il y a fécondation, l’embryon
s’implante dans l’endomètre, 8 jours après la fécondation, c’est ce qu’on appelle : la nidation. Et va
s’ensuivre une augmentation de l’hormone chorionique gonadotrope (HCG) par l’hypophyse afin que le
corps jaune soit maintenu pendant 3 mois. Le corps jaune a pour rôle de produire l’œstrogène et la
progestérone afin de maintenir la grossesse jusqu’à ce qu’il soit relayé par placenta qui pourra effectuer
les échanges et sera ensuite dégradé. Enfin s’il n’y a pas fécondation, l’ovocyte ne se niche pas dans
l’endomètre et le corps jaune se dégrade, avec une diminution des hormones et le cycle menstruel
recommence.
Le cycle est donc contrôlé par des hormones dirigées par l’hypothalamus qui est relié à l’hypophyse qui
libère la gonadolibérine ou autrement dire GnRh. LA GnRH sécrète la FSH et LH dont leur variation permet
de définir où en est le cycle. Ces hormones peuvent donc avoir des effets secondaires sur la femme. Tel
que la fatigue, des règles abondantes et douloureuses, etc. De plus, les mentalités ont évolué avec l’envie
de pouvoir choisir quand on veut avoir un enfant. Pour cela a été inventée la contraception.
2/ L'explication de la contraception et son rôle :
La contraception sert à bloquer le cycle menstruel afin d’empêcher l’ovulation, pour cela il existe trois
méthodes : la contraception hormonale avec la pilule contraceptive (il existe deux types de pilule combinée
(avec œstrogène et progestérone) et uniquement à base de progestérone. La pilule est un médicament à
prendre pendant 21 jours avec 7 jours arrêt (pendant les règles) ou alors la prise continue avec aucune
règle.). Le stérilet hormonal (le stérilet lui est une petite tige souple qui diffuse un progestatif à dose
régulière dans l’utérus. Il dure 3 à 5 ans.). L’implant contraceptif (L’implant est un bâtonnet souple qu’on
implante dans le haut du bras sous la peau et libère un progestatif durant 3 ans.), le patch contraceptif
(celui-ci consiste à mettre 1 patch par semaine qu’on colle sur la peau et on l’arrête une semaine pour les
menstruations. Il libère des œstrogènes et progestérone.), l’anneau vaginal (est un anneau qu’on insère
au niveau du vagin qui dure 3 semaines, on le retire 7 jours puis place un nouveau.), L'injection
contraceptive (toutes les 3 mois on fait une injection d’hormone) ou encore la pilule du lendemain.
Mais aussi, il y a la contraception mécanique avec le préservatif ou le stérilet en cuivre et la stérilisation.
Ce qui nous intéresse ici c’est la contraception hormonale. La pilule est le moyen le plus utilisé par les
femmes. Le mode d’action de la pilule est : la rétroaction négative qui joue sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire d’où une faible sécrétion des gonadostimulines avec une croissance des follicules ovariens
stoppée et aucune ovulation. La pilule créée donc un cycle artificiel, les effets sont donc des règles plus
régulières, prévu, moins douloureux et moins abondants. Mais le cycle menstruel aurait d’autres
syndromes prémenstruels et menstruel donc 85% des femmes seraient touchés tel que le manque
d’énergie, le changement d’humeur, ventre gonflé, la rétention d’eau ou encore un léger état de
dépression.
Avec tous ces symptômes menstruels, est-ce que pour une femme sportive, ces syndromes peuvent avoir
des conséquences sur les performances sportives ? L’activité sportive régulière aiderait à réduire ces
symptômes tels que les douleurs, les humeurs, négatives, une meilleure concentration, cependant tout
dépend du degré des symptômes prémenstruels.
3/ L'impact du cycle menstruels sur le sport
Pour ce qu’il s’agit des ballonnets, les avis restent variés ainsi que la rétention d’eau qui est dû à un
déséquilibre en calcium et magnésium. Le calcium qui est un minéral essentiel à la contraction musculaire
des muscles lisses et le magnésium qui permet de relâcher les muscles. Lors de la phase lutéale, le
rapport calcium/magnésium augmente ce qui peut entrainer les maux de tête et crampes lors des
syndromes prémenstruels.
Le cardio ne serai pas affecté, par contre lors de la phase lutéale soit à partir du 14ème jour, pour rappel
la température corporelle augmentée d’environ 0,5° ce qui a pour conséquence d’augmenter notre rythme
respiratoire, les activités respiratoires, semblerait plus difficile et la fatigue arriverait plus rapidement. Pour
ce qu’il s’agit de la force et des gains musculaires, notre capacité à gagner en force et en masse
musculaire serait un peu plus importante durant la première fasse du cycle, la phase folliculaire.

Est-ce que la pilule peut contrer ces syndromes et aider aux performances ? La pilule est donc prise en
première raison pour éviter la gestation, mais elle est aussi utilisée afin de régulariser les règles et réduire
les symptômes mais aussi lors de compétitions, on peut prescrire des doses plus élever en œstrogène et
progestérone afin de retarder les règles ou les stimuler plutôt afin de ne pas être préoccupé pendant la
compétition. Cependant, ingérer des quantités d'hormones élevées au corps peut modifier les fonctions
du système endocrinien en diminuant la production de testostérone et de DHEA. La testostérone jouerait
un rôle majeur dans la régulation de l’humeur autant chez l’homme que la femme. La plupart des femmes
disent en début de prise de pilule avoir un changement d’humeur négatif.
Maintenant au niveau de la performance, la plupart des femmes ne trouvent pas de changement de la
performance en fonction de la période du cycle, une enquête a été faite : 63% des femmes ne trouvent
aucun changement, cependant 11% des athlètes de loisir, 59% des athlètes élites trouvent que leurs
performances sont altérées et 17% pour les Olympiens.
Ensuite une étude cette fois-ci, fut faite et 48% des femmes montrent aucun changement, 30% ont une
diminution des performances et 13% avait une augmentation. Et une autre étude, faite sur des femmes
ne prenant pas de contraceptif oral, montre que 69% des femmes avait une diminution.
Ensuite, le type de sport anaérobie et aérobie ne différencie pas, la performance ne serait pas affectée,
les études montreraient une légère diminution le VO2 max cependant ces résultats restent mitigés. Mais
ce qui reste certain, c’est que lors de la phase lutéale la température corporelle augmente, si une femme
s’entraine en plus de cela dans un environnement chaud et humide, elles peuvent être plus sensibles au
stress thermique, avec une augmentation de la respiration, même si les performances ne sont pas
affectées, l’effort peut paraître plus difficile. Cependant la perte de sang est supérieure à 80 ml (11% des
femmes) ce qui peut affecter la capacité d’exercice pendant les règles. Pour ce qu’il s’agit de la force, la
contraception ne changerait pas la performance et serait identique que sans contraceptif soit avec un gain
de force et de muscle pendant la phase folliculaire que pendant la phase lutéale.
Enfin, pendant la phase lutéale, le taux de blessures augmente en raison du taux d’œstrogène qui
augmente et augmente la laxité des articulations et ligaments. Cependant, le risque de blessure par
rapport aux hommes reste davantage élevé lorsqu’il s’agit de sport à sauts mais ceci peut être expliqué
par les mécanismes d’atterrissage entre homme et femme qui ne sont pas les mêmes.
Pour finir, la phase menstruelle peut donc déranger d’un point de vue psychologique avec le souci de ne
pas savoir la date, de fortes douleurs et perte pour cela la pilule peut donc aider psychologiquement pour
régulariser la phase menstruelle, limiter la douleur et les pertes et moins ressentir les changements
d’humeur du aux règles.
Pour conclure, on ne peut pas affirmer si le cycle menstruel et la contraception agissent véritablement sur
la performance de la femme, trop de facteurs entrent en jeu tel que la motivation, le moral, les objectifs,
etc. On le remarque davantage sur le ressenti des femmes, en fonction de leur catégorie (élite, loisir, etc)
leur opinons change en fonction des objectifs. Une sportive de haut niveau qui connaît ses performances
et cherche toujours plus remarquera davantage ses variations de performance plutôt qu'une femme
sportive mais qui s’en soucie peu.
Cependant, le cycle menstruel apporte un réel changement physiologique qui peut être plus ou moins
intense en fonction de la femme, tel que la perte de sang et le changement de température corporelle qui
influe donc sur la performance. La phase folliculaire est la meilleure phase pour un entrainement anaérobie
(gain de force) et récupérer plus rapidement mais avec un plus fort risque de blessure alors que pendant
la phase lutéale, la température augmente ce qui fatigue davantage le corps et peut donc rendre un
exercice aérobic plus difficile et un gain de force moins important.
La contraception ne peut donc pas limiter ses effets car le cycle menstruel étant toujours actif (seule la
croissance du follicule étant stoppée grâce à la rétroaction négative), les hormones sont donc toujours
autant présentes mais elle peut limiter ses effets.
Annexe :
Figure 1 et 2 : gynandco, explication du taux d’hormones et leur rôle lors des différentes phases du cycle
menstruelles.
Figure 3 et 4 : graphique sur les gains de force lors de la phase lutéale et folliculaire.

Webograpgie :

http://www.cngof.fr/communiques-de-presse/103-le-cycle-menstruel Explication du cycle menstruel


https://www.gynandco.fr/les-differents-moyens-de-contraception/ Les différentes contraceptions
https://www.strongerbyscience.com/menstrual-cycle-contraceptives-complete-guide-athletes/
Explication et étude du cycle menstruel et de la contraception sur la performance