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Dissertation

La simplification du droit

Selon Montesquieu «  les loi inutiles affaiblissent les lois nécessaire ». Cette citation illustre bien le fait
qu’un tri a sa place au sein de la matière du droit.
Cependant il est observable que depuis un certain temps nous assistons à une complexification de la
matière qu’est le droit en raison notamment de l’inflation législative. Cette formule désigne la
multiplication en quantité, et pas forcement en qualité des textes normatifs. De plus s’ajoute une
détérioration du style législatif et donc de la rédaction en générale des textes juridiques. Il est alors
question de crise de la loi. D’autre part, outres le langage spécifiques du droit appelé langage juridique
qui n’est pas forcement connu de tous, cette multiplication excessive des textes règlementaires
complique leur compréhension par les professionnel du droit mais surtout par les particuliers. Or il
est naturellement admis que nul n’est sensé ignorer la loi ; mais cela implique donc que cette loi
puisse être comprise et appréhendé par tous. C’est ainsi que peut naitre un certain dysfonctionnement
au sein du système juridique qui se doit d’être corrigé. A la suite de la mise en évidence de cette
déficience, il apparaît logique qu’un système parallèle soit mis en place pour enrayer ce problème : il
s’agira de la simplification du droit. Cette simplification aura pour but d’allier qualité, nécessité et
clarté au texte de droit. De ce fait, l’état complètement conscient de cette crise, a entreprit des études à
ce sujet dont résultent déjà plusieurs circulaires.
A la vue de ces différents éléments il serait judicieux de se demander Pour quelle raison et par quel
procédé une simplification du droit français s’impose ?
Pour tenté de répondre à cette question il sera étudié dans un premier temps l’Inflation législative :
initiateur de grands dysfonctionnements puis dans un second temps Les méthodes de simplification
du droit.

I- Inflation législative : initiateur de grands dysfonctionnements

Le droit français se doit d’évoluer avec son temps. Or le monde s’est dans une certaine mesure
complexifié ces dernières années. Le droit se doit donc de répondre aux nouvelles attentes et d’édifier
les limites de ces nouveaux sujets.

A-Un système normatif trop dense

L’inflation normative est le résultat de plusieurs facteurs comme les changements sociétaux, les
attentes sociales, les normes internationales…
Ainsi l’une des causes de l’accroissement du nombre de normes est la multiplication des droits
externes. En effet selon la hiérarchie des normes, la loi est inférieure à la Constitution et au Traité
Internationaux, or ceux ci sont de plus en plus nombreux. Pour illustrer cette idée il est intéressant
d’étudier le cas de l’Union Européenne. Le conseil de l’union européenne érige des directives que les
états membres doivent impérativement intégrer à leur droit national. C’est ainsi qu’entre 2000-2004
la France due transposer pas moins de 510 directives dans son droit. De plus il s’ajoute un certain
nombre de domaine « nouveaux » qui se doivent d’être normaliser comme par exemple les Nouvelles
Technologie. Il est ainsi clair que les droits externes et les nouveaux domaines participe à l’inflation
normative.
Mais en réalité le nombre de lois votées par an est resté plus ou moins stable. L’inflation législative
s’observe plus particulièrement dans la longueur des textes de loi. En effet il n’est pas rare à présent
de voir des lois faisait plus de 100 pages rendant plus que complexe leur appréciation. Cela s’explique
par le fait que législateur tend à vouloir encadrer tous les domaines et aspects de la matière légiféré,
dépassant le cadre général de la loi et rentrant dans la particularité. Ce phénomène pourrait découlé
de demande social survenu face à un quelconque problème et dont le seul champs de manœuvre des
politiques est la créations de nouvelle règles. C’est ainsi qu’à en faire trop, le « style législatif » visant à
ce qu’une loi soit claire, compréhensible par tous s’est dégradé. S’ajoute à cela une tendance à vouloir
réformer régulièrement. La réforme visant à améliorer un texte, se retrouve à engendrer l’effet
inverse et ne fait que complexifié le sujet en s’introduisant dans ses spécificités

Cette accumulation de mauvaise tendance peut parfois rendre des textes complétement
incompréhensibles. Mais les textes de loi servant à légiférer notre société se doivent d’être bien formé
pour que chaque citoyen puisse en prendre connaissance et l’appliquer. C’est ainsi que l’inflation
législative crée un dysfonctionnement plus lourd au sein de notre société.

B- Les conséquences de l’inflation législative.

L’inflation législative entraine un certain nombre de troubles. En effet en raison de sa faible qualité de
rédaction, des incompréhensions de son sujet son inéluctable.

Comme vu précédemment l’inflation législative à tendance à aller de paire avec la baisse de qualité
des textes. Cette baisse de qualité rend directement les lois moins intelligibles : Le système juridique
français perd donc de son prestige.
Il serait judicieux de prendre en exemple Le Code Général des impô ts qui subi tous les ans
d’importantes modifications. Ces modifications régulières rendent très compliqué la bonne
compréhension de cette matière. Il fut même déclaré par la Cour des Comptes qui est une juridiction
française que « le Code des impô ts est devenu, aux yeux même de l’administration, inintelligible ». Les
normes issues de l’inflation législative se trouvent donc même incompréhensible par des juridictions
de l’Etat : Que dire des particuliers dans ce cas ? Les particuliers et les entrepreneurs se retrouvent de
plus en plus à devoir faire appel à des professionnel du droit pour connaître leur droit ou simplement
pour être sur de ne pas en être sorti. Ainsi la valeur constitutionnelle d'accessibilité et d'intelligibilité
de la loi, n’est plus du tout respecté en un sens ; à trop vouloir légiférer, les lois perdent de leur force
normative et de leur conformité face à la hiérarchie des normes. Cette inflation génère donc des frais
supplémentaire à tous ceux voulant appréhender leur droit. De plus cela instaure une certaine
instabilité puisque à tout moment peu intervenir une réforme modifiant les caractères ou les
modalités d’un texte, on ne peut donc pas se fier pleinement au texte. Les normes perdent donc
clairement de leur efficacité et de leur crédit.

Il est ainsi clair qu’une méthode est nécessaire pour remédier à tous ces dysfonctionnements
inadmissibles.

II- Les méthodes de simplification du droit

La simplification du droit est un objectif au cœur de l’actualité et elle s’impose au législateur. L’Etat a
conscience du déclin de la qualité des textes juridiques français, et c’est pour cela qu’apparaissent
depuis quelques années des projets visant à endiguer ce phénomène de complexification du droit.

A- La simplification du droit, sujet d’actualité  : les nouvelles mesures

La simplification du droit est au cœur des débats depuis plus de 27 ans. En effet dès 1991 l’état avait
réalisé une étude à ce propos et réitéra des études en 2006 et 2016. De plus la lutte contre l’inflation
normative, étudié précédemment, fut un thème des campagnes présidentielles de 1995 et 2002. Tout
cela prouve bien que l’Etat est réellement attaché à l’idée de simplifier le droit. C’est ainsi que
découlèrent plusieurs lois dites de simplification du droit comme la loi du 2 juillet 2003 dont l’objectif
est de maitriser l’inflation législative et de lutter contre la complexification du droit. Ou encore
une circulaire du 12 janvier 2018 qui impose de nouvelles obligations en matière de simplification
des lois aux ministres. Cette circulaire prévoie une simplification des normes législative à l’aide d’un
plan élaboré par les ministres. De plus l’étude de 2016 sur la simplification et la qualité du droit
français, est à l’origine d’un rapport datant du 27 septembre 2016, rédigé par le Conseil d’Etat. Ce
rapport contient 27 propositions sensé remédier à la qualité du droit français. Ces propositions
tendent à modifier la complexité normative en appelant par exemple une modification législative ou
réglementaire pour clarifier ou simplifier le droit. Ainsi l’état pourrait être considéré comme plein de
bonne volonté face à cette complexification du droit. Mais en réalité ces mesures ont beaucoup de mal
à faire effet car elle reste beaucoup trop ambiguë.

La simplification du droit tend donc à vouloir faciliter l’intelligibilité de cette matière mais sa mise en
place est quand à elle bien compliqué. Il serait intéressant de voir à présent d’autre manière de
simplifier le droit, autre que de créer de nouvelle loi, circulaire etc qui se retrouvent en général sans
réellement d’effet.

B- La codification synonyme de clarté

La codification est un système qui permet de réunir des règles cohérentes en un ouvrage. C’est ainsi
qu’elle peut être une source de simplification du droit puisqu’elle pourrait permettre une plus grande
accessibilité et clarté de celle-ci.

Les codes facilitent certes l’accessibilité au texte. En effet ceux-ci étant classé, rangé dans un certain
ordre logique et cela au sein d’un ouvrage dédié à un domaine du droit, il sera nettement plus aisé de
parvenir au texte recherché. C’est ainsi que les codes permettent de limiter la dispersion des normes.
Cependant il existe différente forme de codification. L’une qui est un assemblage de différent texte
existant appelé code compilation et l’autre, est une « adaptation » des règles appelé code corpus.
L’inflation normative vu précédemment, se doit d’avoir une codification permettant de classer ces
nombreuses normes pour remettre un certain ordre dans cet excès. C’est ainsi qu’apparaît une
codification dite à droit constant, qui rassemble les différents textes de droit positif, uni par un
domaine. C’est à ce titre que la codification permet une simplification du droit. Par ailleurs il existe un
décret datant du 12 septembre 1989 qui a érigé, une « Commission supérieure de codification
chargée d’œuvrer à la simplification et à la clarification du droit ». Le but de cette commission étant le
développement de la codification.
Mais à ce moment il pourra alors se poser le problème d’une inflation de la codification ?