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Enseignement sémiologie Pr Soufi-Taleb Taleb Bendiab

SYNCOPE
Plan :
I. Définition
II. II. Interrogatoire
III. Examen clinique
IV. Examen complémentaires
V. Diagnostic étiologique

I. Définition :

En médecine, une syncope est une perte de connaissance brève liée à une baisse
transitoire de la perfusion cérébrale. Elle est habituellement brutale et par définition
spontanément réversible, de durée courte. Elle est parfois précédée de prodromes
(symptômes qui annoncent sa survenue). Les causes des syncopes sont cardiaques ou
vasculaires et une évaluation médicale est nécessaire.
On en rapproche la lipothymie qui équivaut à une syncope avec prodromes mais sans
perte de connaissance, et à laquelle on attribue une signification équivalente

II. Interrogatoire :

L'interrogatoire du patient ou de son entourage permet d'obtenir très souvent des


éléments d'orientation : circonstance du malaise (pouvant faire évoquer une origine
vagale), aspect brutal ou présence de signes avant-coureurs (prodromes), résolution
rapide et complète ou non (« phase post-critique »), caractère isolé ou répétitif.

La présence d'antécédents familiaux (pouvant évoquer un trouble rythmique), la prise


de médicaments ou de toxiques doivent être recherchés.

III. Examen clinique :

L'intérêt est évident s'il peut être fait au moment même de la syncope : ainsi une
fréquence cardiaque et une pression artérielle normale permet de quasiment éliminer
une origine cardiaque ou vasculaire.

Le plus souvent, l'examen est fait à distance de l'épisode et recherche une anomalie
cardiaque (présence d'un souffle cardiaque pouvant orienter vers une maladie
valvulaire en particulier), neurologique ou pulmonaire. La recherche d'une baisse de
la pression artérielle en position debout peut orienter vers une hypotension
orthostatique. Le massage de la région carotidienne, si elle provoque un
ralentissement important de la fréquence cardiaque ou une pause, peut orienter vers
une hypersensibilité sino-carotidienne

III. Examens complémentaires :

1-L'électrocardiogramme reste l'élément de base, à faire de manière systématique,


permettant de dépister un certain nombre d'anomalies cardiaques.
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Selon l'orientation donnée par l'interrogatoire et l'examen clinique, il peut être proposé
des :

2-examens à visée cardio-vasculaire :

o holter cardiaque permettant l'enregistrement de l'électrocardiogramme


sur un ou plusieurs jours ;
o échocardiographie pour dépister ou confirmer une anomalie cardiaque ;
o test d'inclinaison ou tilt-test, positif en cas d'origine vagale ;
o échographie Doppler des vaisseaux du cou pour rechercher une atteinte
vasculaire ;
o exploration électrophysiologique permettant de mesurer les temps de
conduction intra cardiaque et de provoquer des arythmies.
 examens à visée neurologique :
o électroencéphalogramme ;scanner ou IRM crânien.

IV. Diagnostic étiologique :

1 - Perte de connaissance d'origine cardiaque :

a- Syncopes d'efforts

Le rétrécissement aortique valvulaire serré : cause la plus fréquente. Les autres


variétés de rétrécissements aortiques (rétrécissements sous ou sus-valvulaires) sont
exceptionnels et entrent dans le cadre de la pathologie cardiaque congénitale.

La myocardiopathie obstructive.

La tétralogie de Fallot est responsable de syncope chez l'enfant.

b- Syncopes posturales

Par définition, ces syncopes surviennent aux changements de position. La cause de


loin la plus fréquente est l'hypotension artérielle orthostatique.

Le myxome de l'oreillette et thrombus intracardiaques.

c - Syncopes spontanées

Troubles de conduction auriculo-ventriculaires(BAV).

Les troubles de conduction auriculo-ventriculaires, notamment paroxystiques, sont


responsables de syncopes en générale typiques.

- Le dysfonctionnement sinusal s'accompagne rarement d'accidents paroxystiques


syncopaux. Le plus souvent, il existe un dysfonctionnement sinusal qui est aggravé
par un traitement antiarythmique.

Les tachycardies :
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- Les tachycardies ventriculaires peuvent donner une syncope au démarrage,


notamment en cas de mauvaise fonction ventriculaire gauche.

Autres causes :

Certaines cardiopathies peuvent s'accompagner de pertes de connaissance spontanées,


notamment en cas d'affection aiguë :

- Les accidents coronariens : -

- Prolapsus mitral :

- QT long congénital :

2 - Syncopes d'origine circulatoire :

Une chute du débit cardiaque cérébral n'est pas forcément en rapport avec un trouble
cardiaque et peut intéresser le système vasculaire lui-même. Il s'agit de causes
extrêmement fréquentes et souvent bénignes.

a- Syncopes vasovagales :

Il s'agit de la cause la plus fréquente de syncope, qui se caractérise par une perte de
connaissance brève, souvent précédée de prodrome (sueurs, pâleur, acouphène,
chaleur...). Elle touche surtout les sujets jeunes, anxieux et émotifs, et les
circonstances de survenue sont assez stéréotypées : fatigue, émotions, atmosphère
confinée, contrariétés...

En cas de doute diagnostique, la technique du tilt-test permet souvent de reproduire le


phénomène et de faire le diagnostic.

b- Syncope de l'hypotension orthostatique :

Habituellement, lors du passage de la position couchée à la position debout.

Les hypotensions orthostatiques sont le plus souvent secondaires. Elles surviennent


surtout chez le sujet âgé, hypertendu, recevant un traitement hypotenseur.

.
3 - Hyper-réflectivité sinocarotidienne :

. L'hypersensibilité sino-carotidienne est la survenue d'une bradycardie (cœur lent)


prolongée, voire d'une pause cardiaque, survenant après compression du sinus
carotidien au niveau de l'extrémité supérieure de l'artère carotide commune et pouvant
provoquer un malaise ou une syncope. Existe sous 2 formes: cardio-inhibitrice et
vasoplégique.