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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

UNIVERSITE MENTOURI CONSTANTINE


Faculté des sciences de l’ingénieur
Département de Génie Civil

THESE
Présentée pour l’obtention du diplôme de DOCTORAT D’ETAT en Génie Civil

Option : Géotechnique

N° d’ordre : ……………………..
Série : …………………………...

ANALYSE DE LA TRANSMISSION AU SOL DES VIBRATIONS


A PARTIR D’UNE STRUCTURE VIBRANTE

Par
Faouzi MERIBOUT

Directeur de thèse : M. Ahmed Boumekik Professeur - U. Mentouri de Constantine

Thème soutenu le …………


Devant le jury composé de :

Président : M. Mostefa Mimoune Professeur - U. Mentouri de Constantine


Membres : M. Hedi. Hassis Professeur (Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis,
Tunisie)
M. Abdelghani Belouar Maître de conférences - U. Mentouri de Constantine
M. Larbi Mokrani Maître de conférences - U. Ferhat Abbas Setif
M. Khelifa. Abbeche Maître de conférences- U. Hadj Lakhdar Batna

i
Remerciements

Les travaux de recherche présentés dans ce mémoire ont été réalisés au sein de
l’équipe Géotechnique du laboratoire de mécanique des sols et des structures.

J’adresse ici mes sincères remerciements et ma profonde reconnaissance à mon


Directeur de thèse Professeur Ahmed Boumekik qui m’a permis d’entreprendre cette
recherche, ses conseils, ses encouragements ainsi que son soutien effectif qu’il n’a cessé de
m’apporter tout au long de ce travail.

J’exprime ma vive reconnaissance au Professeur Mostefa Mimoune pour m’avoir fait


l’honneur d’accepter la présidence du jury de thèse, je lui en suis profondément reconnaissant.

Je remercie également le Professeur Hedi Hassis, le Docteur Abdelghani Belouar, le


Docteur Larbi Mokrani et le Docteur Khelifa Abbeche pour l’intérêt qu’ils ont bien voulu
manifester à l’éggard de ce travail, en acceptant d’examiner cette thèse et de faire partie du
jury.

Je remercie enfin ma famille et particulièrement ma femme pour le chaleureux soutien


et la patience manifestée tout au long de ces années.

ii
/ ‫ﻣﺨﺘﺼﺮ‬

‫ﻳﻘﺪﻡ ﻫﺪﺍ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺩﺭﺍﺳـﺔ ﺗﺠﺮﻳﺒﻴﺔ ﺣﻮﻝ ﺗﻐﻴﻴﺮ ﺍﻻﻧﺘﻘﺎﻻﺕ ﻭ ﺍﻟﻘﻮﻯ ﺍﻟﺸﺎﻗﻮﻟﻴﺔ ﺍﻟﺪﻳﻨﺎﻣﻴﻜﻴﺔ ﻋﻨﺪ‬
‫ ﺇﻥ ﻣﺠﺴﻢ ﺍﻷﺳﺎﺱ ﺍﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻞ ﻟﻪ ﺷﻜﻞ ﻣﺴﺘﻄﻴﻞ ﺃﻭ‬.‫ﺍﻟﻤﺴﺎﺣﺔ ﺍﻟﻔﺎﺻﻠﺔ ﻣﺎ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ ﻭ ﺍﻷﺳﺎﺱ ﺑﺪﻻﻟﺔ ﺍﻟﺰﻣﻦ‬
‫ ﺃﻧﺠﺰﺕ‬,‫ ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺗﺸﺨﻴﺺ ﺛﺄﺗﻴﺮ ﻁﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ‬.‫ ﺍﻟﻘﻮﻯ ﺍﻟﻤﺆﺛﺮﺓ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺠﻤﻠﺔ ﻧﺎﺗﺠﺔ ﻋﻦ ﺍﻵﻟﺔ ﺍﻟﺘﺠﺮﻳﺒﻴﺔ‬.‫ﺩﺍﺋﺮﺓ‬
‫ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﺘﺠﺮﻳﺒﻴﺔ ﺑﻴﻨﺖ‬.(‫ ﺍﻟﻄﻴﻦ )ﺗﺮﺑﺔ ﻣﺘﻤﺎﺳﻜﺔ( ﻭ ﺍﻟﺮﻣﻞ)ﺗﺮﺑﺔ ﺣﺒﻴﺒﻴﺔ‬/ ‫ﺗﺠﺎﺭﺏ ﻋﻠﻰ ﻧﻮﻋﻴﻦ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ‬
‫ ﻋﻜﺲ‬,‫ ﺍﻟﻄﻴﻦ ﻳﺤﺪﺙ ﺑﻬﺎ ﺗﺸﻮﻫﺎﺕ ﻣﺤﻠﻴﺔ ﻣﺤﻮﺭﻳﺔ ﻫﺎﻣﺔ‬.‫ﺍﺧﺘﻼﻓﺎﺕ ﻭﺍﺿﺤﺔ ﻓﻲ ﺗﺠﺎﻭﺏ ﻛﻞ ﻧﻮﻉ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﻣﻞ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﻜﻮﻥ ﺍﻟﺘﺸﻮﻫﺎﺕ ﺑﻪ ﺃﻗﻞ ﺩﺭﺟﺔ ﻋﻨﻬﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺤﻮﺭ ﻣﻊ ﻅﻬﻮﺭ ﺗﺸﻮﻫﺎﺕ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺤﻴﻂ ﻳﻨﺘﺞ ﻋﻨﻬﺎ‬
.‫ﺗﺸﻮﻩ ﺣﺠﻤﻲ ﻣﻌﺘﺒﺮ‬

RESUME

Ces travaux de recherches présentent les résultats d’une étude experimentale sur la
variation temporelle des déplacements et forces verticales dynamiques mésurés à l’interface
sol-fondation. Le prototype de semelle utilisé a une forme rectangulaire ou circulaire. Les
sollicitations cycliques appliquées sur l’échantillon sont générées par la machine d’essai. Afin
de caractériser l’influence de la nature du sol, une serie de tests a été élaborée sur deux types
d’échantillon de sols : argile (sol cohérent) et le sable (sol pulvérulent). Les résultats
experimentaux ont montrés que le comportement de chaque sol est different. L’argile présente
des déformations locales axiales importantes, alorsque le sable a des déformations moins
importantes à l’axe, et qui sont significatives dans le voisinage entrainant une déformation
volumique plus substantielle.

ABSTRACT

This research presents the experimental results of dynamic displacements and forces of
soil measured at the soil-foundation interface, including the effects of time-varying
processes. The foundation prototype used in the tests is of a square and circular shape. The
cyclic forces applied on the foundation prototype are generated directly by the testing
machine. In order to analyse the influence of the soil nature, the tests have been carried out
on two types of sample soils: clayey soils (cohesive) and sandy soils (non cohesive). Obtained
results showed that the two types of soil present a different dynamic behaviour. In fact, it was
observed that cohesive soils exhibit more significant displacement and develop permanent
dynamic settlement. However granular soils experience more important lateral deformations
with a substantial modification in volume.

iii
Liste des symboles

ρ : Masse volumique
E : le module de défor mat io n d’Young
E d y n : le module de défor mat ion d’Young dynamique
E ma x : Et, Es : le module de défor mat io n d’Young maximal
G : le module de défor mat io n par glissement
G d y n : le module de défor mat io n par glissement dyna mique
n : le coefficient de Po isson
ζ : Facteur d’amortissement
d : Diamètre d’une semelle circulaire
e : Indice des vides
hr : La profondeur relative du substratum
VS : La vitesse des ondes de cisaillement
f : La fréquence de chargement
C : Amortissement géométrique
η coeffic ient de pert e
m : Masse de la semelle
L : Longueur de la semelle
B : Largeur de la semelle
e : épaisseur de la semelle
e : déformation axiale
s : contrainte axiale
ω : vit esse angulaire.
p(t) : force vert ical.
U : déplacement vert ical

iv
Sommaire
Remerciements P I

Résumé P II

Liste des symboles P III

Sommaire P VI

Introduction P 1
1.1 Généralités P 1
1.2 Présentation du travail P 2
1.3 Plan de la thèse P 3
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol P 4
1.1 Co mport ement dynamiques des so ls : P 4
1.2 Dét er minat io n des paramèt res dynamique P 6
du so l
1.2.1 Module de défor mat io n dynamique P 6
1.2.2 Module de défor mat io n par glissement G P 9
1.2.3 Coefficient de Po isson P 11
1.3 Amort issement dans le so l P 11
1.3.1 Amort issement mat ér iel P 11
1.3.2 Amort issement géo mét r ique ou P 15
radiat if
1.3.3 E ffet s de l’amort issement sur les P 16
paramèt res du so l
1.4 Ondes dans le so l P 16
1.5 Phéno mène de liquéfact ion P 18
Chapitre 2 : Sollicitation dynamique sur les sols et fondations P 20
2.1 Sollic it at io n sis mique P 20
2.2 Act ions dynamiques dues aux machines P 21
2.3 I mpact s P 25
2.4 Excit at ions aléat oires P 26

v
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des déplacements P 28
dynamiques dans le sol
3.1 Introduction P 28
3.2 Mét hodes analyt iques P 29
3.3 Mét hodes nu mér iques P 33
3.3.1 Mét hodes des élé ment s finis P 33
3.4 Mét hodes se mi-analyt iques P 36
3.5 Mét hodes expér iment ales P 37
3.5.1 Essais en laborat oire P 39
3.5.2 Essais IN SITU P 44
Chapitre 4 : Détermination expérimentale des vibrations P 49
transmises au sol
4.1 Modèle réduit P 49
4.2 Machine d’essai P 51
4.2.1 Pr incipe de fo nct io nnement P 51
4.2.2 Caract ér ist iques du mouvement P 53
vibr at oire
4.3 Protot ype de fo ndat io n P 53
4.4 Echant illo ns de so ls P 54
4.4.1 Bacs d’essais P 54
4.4.2 Caract ér ist iques des échant illo ns de P 55
so ls
4.4.3 Ext ract ion de l’échant illo n de so l P 56
expér iment al
4.4.4 Préparat ion de l’échant illo n et de P 57
l’essai
4.5 S yst ème d’acquis it io n des mesures P 57
4.6 Pr incipe de réalisat io n de l’essa i P 59
Chapitre 5 : Résultats et discussion s P 60
5.1 Programme d’essai P 60
5.2 Caract ér ist iques des mat ér iaux t est és P 62
5.3 Dét er minat io n expér iment ale des P 62
déplacement s et cont raint es dans un
so l sableux
5.3.1 Mesures des dép lacement s vert icaux P 62
et défor mat ions axiales du so l en
fo nct io n du t emps
5.3.2 Mesures des forces agissant es et des P 70
cont raint es dans la zo ne int er face

vi
5.3.3 E laborat ion des courbes co nt raint es - P 72
défor mat ion
5.3.4 Dét er minat io n de l’ét at de P 73
cont raint es-défor mat io ns a vec
l’accro issement de la so llicit at ion
5.3.5 E laborat ion de cour be cont raint e P 77
axiale - défor mat ion axia le
dynamique de l’échant illo n de sable
sous les forces 1,2 et 3
5.4 Validat io n des résult at s P 78
expér iment aux sur le sable de dune
sous so llic it at ions dyna miques
5.4.1 Courbe de Var iat ion s – e sur le P 78
mélange M15
5.4.2 Courbe de Var iat ion s – e sur le P 79
mélange M30

5.4.3 Dét er minat io n du module de YOUNG P 80


dynamique
Conclusio n P 85
5.5 Analyse de l’ influence des P 86
renforcement s sur le t assement
dynamique
5.5.1 Programme des essais P 86
5.5.2 Résultats des essais P 88
5.5.3 Analyse des résultats P 89
5.6 Analyse de l’ influence de la nat ure P 91
du so l sur les t assement s dyna miques
au niveau de l’ int er face so l-
fo ndat ion
5.6.1 Bilan des essais P 91
5.6.2 Tassement s dynamiques à l’axe de P 92
l’ int er face so l- fo ndat io n
5.6.3 Tassement vert ical sur le bord de la P 92
fo ndat ion
Conclusions générales P 94
Références bibliographiques P 98

vii
Introduction

Introduction

1.1. Généralités

La t ransmissio n des vibrat ions au so l est un phéno mène rencont ré


dans différent es const ruct io ns du génie civil ( cent rales nucléaires,
cent rales élect r iques, pont s, barrages, …et c.).

En fo nct ion de la source, ces vibr at ions peuvent avo ir des


amplit udes r elat ivement import ant e s suscept ibles de met t re en danger
la st abilit é du so l de fo ndat ion et de la st ruct ure elle - même et ce par
dépassement des déplacement s admiss ibles ou des co nt raint es limit es
suit e aux pro blèmes de fat igue.

Les effet s des vibrat io ns sur l’ensemble so l- st ruct ure sont


mult ip les, et les phéno mènes d’amplificat io n par ret our d’ondes fo nt
que les inst allat io ns elles mê mes se t rouvent endo mmagées, en plus des
désordres t ouchant le so l d’assise : t assement s différe nt iels, poussées
addit io nnelles, liquéfact io n ou carrément la rupt ure.

Des simu lat ions numér ique s du syst ème machine- fo ndat io n-so l
per met t ent de t rait er des modèles t rès dét aillés dans leur co mport ement
sous des so llicit at ions st at iques ou d yna miques. La difficult é ma jeure
est alors de caract ér iser ces so llicit at ions ains i que les no mbreux
paramèt res qui int erviennent dans ces modèles. Les incert it udes
relat ives aux chargement s, aux propr iét és mécaniques et phys iques des
mat ér iaux, à la géo mé t r ie ou encore aux condit io ns init iales et aux
condit io ns aux limit es, influent sur la fiabilit é des résult at s de ces
mét hodes numér iques.

Dét er miner la réponse des so ls à des so llicit at ions diver ses


requiert des connaissances approfo ndies de leur lo i const it ut ive, et des
modèles r héo logiques. L ’ut ilisat ion des t echniques expér iment a les
1
Introduction

const it ue un at out majeur pour la caract ér isat io n et la co mpréhensio n


des différent s mécanis mes qui ent rent en jeu.

C’est dans ce cont ext e que s e sont développés les essais


dynamiques en laborat oire depuis les dernièr es décennies, per met t ant
de reproduire plus exact ement les so llicit at io ns nat urelles et de four nir
des mesures t oujours plus pr écises et fiable s du co mport ement des so ls.
Les progrès t echniques de la mét rologie ont per mis la mesure de
défor mat ion d’ordre infér ieur à 10 m, et ains i la découvert e de
phéno mènes nouveaux concer nant le comport ement des so ls avant
rupt ure.
.

1.2. Présentation du travail

Le t ravail de cet t e t hèse se pro pose de dét er miner à part ir


d’essais expér iment aux les vibrat ions t ransmises au so l par une
fo ndat ion vibrant e sous l’act io n d’une fo rce har mo nique vert icale . La
présent at ion du modèle est représent ée sur la figure (1.1).

( r, n, ζ,G, E )
H : hauteur du
massif de sol
Bac d’essai --
--

Fi g. 1. 1 : sch ém a de l ’en sem bl e s ol -s em el l e s ou m i s à l ’a ct i on


de l a for c e ver t i ca l e har m on i que.

Dans cet t e ét ude, la source de vibrat io n est fournie sous for me


sinuso ïdale direct ement par la machine d’essai développée au
laborat oire de méca nique des so ls et st ruct ures de l’univer sit é
Ment ouri Co nst ant ine. Les protot ypes de fo ndat io n ut ilisés sont de
for me carrée ou circulair e.

2
Introduction

Cet t e ét ude vise à ét udier d’une part l’effet de la nat ure des so ls
sur l’amplit ude t ransmise et d’aut re part de caract ér iser le
co mport ement dynamique de ces so ls à t ravers les courbes de répo nse
cont raint e - défor mat ion et d’en t irer le module de défor mat ion
dynamique correspondant .

1.3. Plan de la thèse

Cett e t hèse est co nst it uée de cinq chapit res en plus de


l’ int roduct ion et de la co nclusio n . Après une int roduct ion génér ale , le
premier chapit re est consacré au co mport ement dynamique du so l .
Cet t e part ie expose les différent es propr iét és dynamiques du so l, et des
phéno mènes connus de propagat ion d’ond es.
Le second chapit re t rait e des so llicit at ions d ynamiques sur le so l et
fo ndat ions que ce so it celles produit es par les séis mes, ou les
vibr at ions provenant de machines, et autres sources d’excit at io n.
Le t roisième chapit re t rait e des mét hodes de dét er minat io n des
déplacement s dynamiques dans le so l. I l présent e les mét hodes
analyt iques, nu mér iques, ou expér iment ales ut ilisés pour l’analyse
dynamique.
Le quat r ième chap it re concer ne la dét er minat io n expér iment ale des
t assement s dyna miques sous fo ndat ion. Ce chapit re englo be la
présent at ion de l’essai, le mat ér iel et accesso ires ser vant à la
réalisat ion des essais, et en der nier point la prépar at ion et
caract ér isat io n des échant illo ns de so ls.
Dans le cinquiè me chapit re o n a exposé les résult at s des diffé rent s
t ypes d’essa is r éalisés. Les pr emier s essais effect ués sur le sable o nt
ét é axés à la dét er minat ion des var iat io ns des t assement s dyna miques
induisant les défor mat io ns axiales, cont raint es axia les, et module de
défor mat ion dyna mique; La seconde sér ie d’essais a ét é consacré à une
analyse co mparat ive ent re les co mportement s du sable et l’argile
mar neuse dans la sur face d’int er face à l’axe et au vo isinage du po int de
vue t assement dynamique et en der nier li eu, on a exposé les résu lt at s
expér iment aux concer nant l’influence de t rois t ypes de renforcement s
sur les var iat io ns du t assement dyna mique d’un so l co hérent (argile
mar neuse).
La der nière part ie a ét é consacrée à la présent at ion des conclusio ns et
des reco mmandat ions de recherches.

3
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Chapitre 1 :

Propriétés dynamique du sol


La dét er minat io n des propr iét és dynamique des so ls est nécessaire pour
l’ét ude et la car act ér isat io n de la r éponse du so l aux charges ext ér ieures. Les
paramèt res les plus ut ilisés dans le ca lcul des vibr at ions de fo ndat ions sont : le
module de défor mat io n d’Young E, le module de défor mat io n par glissement G,
le degré d'amort issement ζ et le coefficient de Po isson n. Ces var iables sont
fort ement dépendant es de la vit esse de chargement , des amp lit ude s des
défor mat ions et de la fr équence.
Les défor mat io ns générées dans le so l dépendent de plusieur s
fact eurs, dont les propr iét és du so l lu i- même et sa co mposit io n, la nat ure des
so llicit at ions agissant es, et le t ype de fo ndat ions (souples, ou rigides).

1.1. Comportement dynamiques des sols :

P lusieur s essais ont ét é effect ués pour caract ér iser le co mport ement du so l.
On cit era les t ravaux de Bichop et Henkel (1962) sur l’appareil d’essai t r iaxial,
Ménard (1955), Jamio lkowski et al. (1985) sur le pressio mét re, Tavenas et
Leroueil (1987) co ncernant le cisaillement par scisso mèt re, de mê me, aux
Et at s-Unis le « boreho le shear t est » par Reiffst eck (2002) ent re aut t res, les
t ravaux de Leidwanger, Flavigny et Ofer sur la car act ér isat io n de l ’ét at de
cont raint e et les modules de défor mat io n s axis ymét r iques pour la mesure du
fluage et du gonflement des so ls, et les t ravaux de Tat suoka & s hibu ya (1991),
Bur land, 1989, sur l’int er valle des faibles défor mat io ns.

A t it re d’illust rat ion o n pr ésent e sur la figure 1.1, la for me expér iment ale
de la courbe co nt raint e -défor mat io n du so l obt enue durant une so llic it at io n
cyclique (charge et d écharge). Des t ravaux de recherches réalisés ( Hardin et
Drnevich (1972) , Di Benedet to 1987) on classifie le co mport ement des so ls en
quat re domaines dist inct s de co mport ement selo n l a valeur de l’amplit ude de
défor mat ion pour n’import e quel t ype de sollic it at io n cyclique.

4
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Fi g. 1. 1 : Cour be de ch a r gem en t cycl i que (c on t r ai nt e -dé for m a t i on ) – Ha r din et


Drn evi ch (1972)

· Le do maine des t rès pet it es défor mat ions ou domaine linéair e (0< e <10 -5 ),
dans ce cas, le co mport ement du so l est considéré co mme é last ique linéair e
pour des c ycles d’amplit ude infér ieure à 10 -5 aut our d’un ét at de cont raint e-
défor mat ion donné. Les paramèt res du co mport ement so nt ceux de
l’élast icit é linéaire. Cependant , et en raison des valeur s t rès faibles mais non
nulles du coeffic ient d’amort issement le co mport ement du so l n’est pas
tot alement élast ique.
· Le do maine des pet it es défor mat io ns ou domaine hyst érét ique st abilisé (10 -5
< e <10 -4 ), où le co mport ement du s o l est hyst érét ique jusqu’à un niveau de
défor mat ion 10 -4 . Les boucles des cycles co nt raint e -défor mat io n so nt en
effet , net t ement plus ouvert es. Cependant ces boucles se st abilisent , c'est -à-
dire qu’elles adopt ent la même for me quel que so it le no mbre de c yc les. Les
modules d’Young et de cisaillement décro issent avec le niveau de
défor mat ion. L’amort issement augment e avec la défor mat io n et peut
att eindre 7%.
· Le do maine des mo yennes défor mat io ns ou do maine hyst érét ique
non st abilisé (10 -4 <e <10 -3 ), dans ce cas la non linéar it é est plus évident e.
Une augment at io n de la pressio n int erst it ie lle est const at ée en co ndit io ns
non drainées et une augment at ion de la défor mat io n vo lumique en condit io ns
drainées, l’accro issement de la pressio n int ers t it ielle mène direct ement à la
liquéfact io n où le so l perd de sa résist ance au cisaillement et jusqu’à 75%
des modules init iaux avec augment at io n rapide de l’amort issement .
· Le do maine des grandes défor mat io ns ( 10 -3 < e), dans ce cas, o n co nst at e
une irréversibilit é iné last ique avec prédominance de l’effet visqueux, une
approche incr ément ale avec int égrat io n pas à pas le lo ng du chemin de
so llicit at ion per met de décr ire le phéno mène. Le coeffic ient d’amort issement

5
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

se st abilise ver s une valeur maxima le, et les modules d’Young et de


cisaille ment deviennent t rès faibles par rapport à ceux du do ma ine élast ique.

1.2. Détermination des paramètres dynamique du sol

1.2.1. Module de déformation dynamique

La dét er minat io n expér iment ale du mo dule de défor mat ion d ynamique
s’effect ue par des mesur es de vit esses de propagat ion d’ondes lo ngit udinales ou
t ransversales dans l’échant illo n de mat ér iau t est é, en post ulant une hypot hèse
d’élast icit é linéaire, et ce par l’ut ilisat io n de capt eurs piézo -élect r iques mo nt és
sur des appar eils t r iaxiaux ou oedomet r iques selo n le cas Di
Benedet to&Tat suoka (1997) et semlat & luong(1999), de même les essais à
co lonne résonant e (Cremer, 1973, Boelle, 1983, Cazacliu, 1996) per met t ent de
dét er miner un lien ent re les fréquences de r éso nance et les modules de
défor mat ion du mat ér iau en pet it es défor mat ions suit e à l’applicat io n de
so llicit at ions cycliques lo ngit udinales ou en torsion Hameur y (1995).

Les t ravaux de Hard in et Richart (1963) à part ir de mesures de


propagat io n d’ondes sur les so ls pulvérulent s donnent l’expressio n du module
de défor mat io n d ynamique maximal en fo nct ion de l’ indice des vides e et de la
cont raint e mo yenne s 0 :

(1.1)
Où, n est généralement vo isin de 0,5 ; pa est la pressio n at mosphér ique,
A et b dépendent du sol.

De même, les t ravaux menés avec des appareils de pr écis io n o nt mont ré


que les so ls co mport aient un do maine élast ique assez r éduit . Le module
maximum est une caract ér ist ique int r insèque des so ls prat ique ment limit ée aux
t rès faibles défor mat io ns ( vibrat io ns de fondat ions, microsé ismes et c.).

6
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Fi g. 1. 2 : défi n i ti on des m odul es d’Y oun g et de ci sa i l l em en t ma xi ma ux, t an gent s,


sé ca n t s et équi va l en t s

L’explorat ion du module maximu m avec des disposit ifs d’essais


st at iques (t r iaxia l de précisio n) a per mis de préciser l’ influence des différent s
paramèt res ident ifiables des s o ls. Les t ravaux de Hardin et Black (1968) ont
mo nt ré que le module maximum est influencé par plusieurs paramèt res :
l’amplit ude de défor mat ion, la cont raint e effect ive mo yenne s 0 , l’ indice des
vides e, le no mbr e de cycles N , le degré de sat urat io n Sr , la fr équence de
so llicit at ion f, la co nt raint e de cisailleme nt t , l’effet du t emps t , la st ruct ure du
so l, et la t empérat ure T .

La for mule proposée par la plupart des aut eurs pour les so ls pulvérulent s
est de la for me :

(1.2)

où K dépend du mat ér iau, n est généralement vo isin de 0,5 ; pa est la pressio n


at mosphér ique, p’ est la cont raint e effect ive mo yenne et e est l’ind ice des
vides.

L’influence de l’ ind ice des vides est tout auss i bien ét ablie. Les premièr es
ét udes ét aient basées sur des mesur es de propagat io n d’ondes et avaient mis en
évidence une relat io n linéaire ent re la vit esse c de propagat io n et l’indice des
vides (Hardin et Richart 1963) :

7
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

c=-a ( b-e) (1.3)

Et comme la vit esse de propagat ion est proport io nnelle à la racine carrée du
rapport ent re le module (de cisaillement ) et la dens it é du so l, on obt ient :

E ma x =A [(b-e) 2 / (1+e)] (1.4)

Où A et b dépendent du so l.

· Détermination du modu le de YO UNG dynamiqu e dans le cas du


chargement cyclique :

Des t ravaux expér iment aux (Di Benedet t o & Tat suoka (1997) ont
mo nt rés que l’ int erprét at io n et l’explo it at ion des so llicit at ions cyc liques de
faible amplit ude reposent sur l’hypot hèse qu’un incr ément de défor mat io n
De se déco mpose en deux part ies : une co mposant e no n- visqueuse De n v et
une co mposant e visqueuse De v et :

De = De n v + De v (1.5)

La co mposant e non- visqueuse est inst ant anée, réversible et


indépendant e du t emps. Alor s que la composant e visqueuse est différée,
irréversible et dépendant e du t emps.

Ceci repose sur des co nst at at io ns expé r iment ales et spécifiquement


les pér io des de fluage où la co mposant e visqueuse se dissipe avec le t emps.
I l ne subsist e alor s que la co mposant e non visqueuse qui se dévelo ppe lor s
des so llicit at ions cycliques.

La relat io n qui lie l’ incré ment de défo r ma t io n et l’incr ément de


cont raint e s’écr it sous for me t ensor ielle :

De = De n v = M n v . Ds (1.6)

Les t er mes du t enseur M n v sont dét er minés à l’aide de so llicit at ions


cycliques. Les incré ment s ( De, Ds) correspondent aux amplit udes des
so llicit at ions cycliques réalisés ( e S A , s S A ) si bien que les t er mes du t enseur
s’assimilent à des t er mes équiva lent s qui dépendent de l’amp lit ude des
cycles.

8
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Meq

2 eSA

e
Fi g. 1. 3 : Modul e équi va l en t a xi al l or s d’un e sol l i ci t a t i on c ycl i que a xi a l e

La co mposant e reliant la défor mat io n axia le à la cont raint e axiale s’écr it


alors :

eSA = Meq . sSA (1.7)

L’applicat ion de so llicit at ions c ycliques axiales per met de dét er miner la
co mposant e :

(1.8)

Ce module est l’inverse du module de défor mat ion dynamique, qui s’écr it
alors :

(1.9)

1.2.2. Module de déformation par gli ssement G

Le module de défor mat ion par glissement G se car act ér ise par des
var iat ions import ant es en fo nct ion de l'amplit ude des défor mat ions et
essent iellement dans le cas des so ls sans cohésio n par la for me et la dimensio n
des grains, l'ét at de serrage init ial ( indice des vides ou densit é
relat ive), la pressio n effect ive mo yenne, et la t eneur en eau. Les so ls co hérent s
se dist inguent des pr écédent s par l’ int er vent ion du fact eur t emps, eu égard aux
phéno mènes de conso lidat io n et aux propriét és « t hixot ropies» du milieu.

9
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Aux faibles amplit udes, les défor mat ions sont co ndit io nnées par le
module t angent G m a x qui, pour un so l donné, ne dépend que de l'indice des
vides e et de la pressio n effect ive mo yenne σ m .
Hardin et Richart proposent les express io ns suivant es Pour les sables, sur
la base d'essais effect ués à des amplit udes de défor mat io ns de l'ordre de 1 0 -5 :

· pour les sables à grains arrond is (0,35 « e « 0,85) :


(1.10)

· pour les sables à grains anguleux (0,60 < e < 1,30) :

(1.11)

(G, σ m en Mpa)

Seed et Idriss proposent une relation plus générale, recouvrant une variété de
sols plus étendue et tenant compte de la variation de G avec l'amplitude :

G(y) = 6,93 K, K2(Dr, γ) (σm)½ , (G, σm en MPa) (1.12 )

K, est un coefficient dépendant de la grosseur des grains et variant de 0,6 pour les
silts à 1,0 pour les sables moyens et 2 pour les graviers.

Le coefficient K 2 est en fonction de la densité relative D, et du glissement relatif γ.

Figure.1.4 : sol non cohérant variation de G en fonction de l amplitude

De même, Les sols cohérents se distinguent des précédents par l’intervention du


facteur temps, eu égard aux phénomènes de consolidation et éve ntuellement aux
propriétés « thixotropies» du milieu.

10
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

En ce qui concerne G, l'effet des chargements antérieur es à l'intervention de


l'action dynamique se trouve en général convenablement résumé dans le coefficient de
sur-consolidation C = σ p / σ0 rapport de la pression de pré consolidation à la contrainte
verticale in situ.

Les formules suivantes généralisent les expressions données pour les sols non
cohérents :

(1.13)

Dans cette expression, l'exposant p dépend de l'indice de plasticité I p.

1.2.3. Coeffi cient de Poisson dyn amique

Le coefficient de Po isson v n'est suscept ible de var ier que dans des
limit es assez ét roit es ent re sa valeur supér ieure abso lue de 0,5 ( solides
inco mpressibles) et des valeur s infér ieures qui se sit uent rarement en dessous de
0,25. Ce fact eur est peu sensible aux var iat io ns des aut res paramèt res du so l ou
du problème ( indépendant de l'amplit ude des défor mat io ns).

A t it re indicat if, on peut donner les va leurs suivant es pour quelques so ls


mo yens (aut eurs divers) :

Sable, sable et gravier 0,25 à 0,30,

Sable silt eux, sable argileux 0,30 à 0,35,

Argile sableuse 0,35 à 0,40

1.3. Amortissement dans le sol

Cont rairement aux st ruct ures on dist ingue d eux t ypes d’amort issement
dans le so l : l’amort issement mat ér iel et l’amort issement géo mét r ique ou
radiat if

1.3.1. Amorti ssement matéri el

Ce t ype d’amort issement correspo nd à la diss ipat io n sous for me de


chaleur dans la st ruct ure d’une part ie de l’énergie in ject ée dans cet t e dernière.
Dans la pr at ique il faut faire une d ist inct ion ent re l’amort issement int er ne ou

11
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

st ruct ural qu i se produit dans les mat ér iaux à l’occasio n des défor mat io ns qu’ils
subissent , et les amort issement s ext ernes qui correspo ndent à des frott ement s
divers et se résument essent iellement à ceux qui int er viennent le lo ng des
int er faces de cont act ent re la st ruct ure et les élément s non st ruct uraux lorsqu’i l
en exist e.

En fo nct ion de la nat ure du so l, l'a mort issement dépend de la fréquence,


de l'amplit ude des défor mat ions, de l'ét at de cont raint es, de la t eneur en eau de
l’ indice des vides.

Pour modéliser l’effet de cet amort issement , le co mport ement du so l est


modélisé par l’un des deux modèles viscoélast iques qui sont : Le so lide de
Voigt et le modèle à hyst érés is co nst ant e.

a. Le solid e de Voigt

Dans ce modèle, le co mport ement élast ique est représent é par un ressort de
r igidit é (G´) placé en parallè le avec un amort issement de viscosit é ( η)
représent ant le co mport ement visqueux du so l (Fig.1.4).

Cont rairement au milieu élast ique, le milieu viscoplast ique se « souvient »


des so llic it at ions qui lui o nt ét é imposées au cours du t emps. La vit esse de
défor mat ion joue un rô le import ant , et l’influence de cet t e vit esse se t raduit par
des relat io ns co nst it ut ives expr imées so us for me co mplexes dépendant de la
fréquence, reliant les co nt raint es aux défo r mat io ns.

Pour un milieu unidimens io nnel, la relat ion const it ut ive qui lie cont raint es
σ, défor mat ions ε, est :

se
iwt iwt
= G 'ee +h

¶t
(ee )
iwt

(1.14)

G´ h

Fig. 1.5 : Modèle de vo igt

12
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Où ω : la fr équence cir culaire et t : le t emps.

A part ir de cet t e relat io n, la relat ion const it ut ive liant les


amplit udes des cont raint es et des défor mat io ns s’écr it simp lement :

s = G'e + ihwe (1.15)

Les vect eurs б et ε t ournent à la vit esse ( ω), le vect eur de défor mat io n ( ε) est
en ret ard par rapport au vect eur de cont raint e d’un angle δ (ω) appelé angle de
pert e.

Imaginaire б
ω

Réel

Fi g. 1. 6 : Pr oje ct i on des ve ct eur s s et e

Les part ies réelles représent ent le co mport ement purement élast ique du
milieu et Les part ies imaginair es so nt associées au co mport ement visqueux et
t raduisent la dissipat io n (ou pert e) d’éner gie dans le milieu,

·tg d (w )=
wh
G'

· tgd (w ) » 2z (1.16)

Avec : η = 2 ζ.

b. Modèle à hyst érési s constant e

Le coeffic ient d’amort issement peut être obt enu à part ir de courbes
expér iment ales (courbes d’hyst ér ésis) Hardin et Richart (1963) . Celui-ci est
alors est imé à part ir du coefficient de pert e η qui représent e le r apport de
l’énergie diss ipée au cours d’un cycle à l’énergie pot ent ielle maximu m
mult ip liée par 2π.

13
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Sollicitation

W = aire du triangle

Déformation

ΔW = aire de la boucle

Fi g. 1. 7 : Am ort i ssem en t int ern e

En générale les cycles d’hyst érésis sont modélisés par des for mes
ellipt iques, et l’express io n de ce coefficient de pert e est la suivant e:

Le fact eur d’amort issement de t ype vis queux, défini pour l’oscillat eur
simple, est donné par :

1 DW
z =
4p W (1.17)

Et le degré d’amort issement est égal à la mo it ié du coefficient de pert e.

Hardin & al (1969) ont présent é à part ir d’essais une for mule empir ique
donnant le degr é d’amort issement pour les so ls sans cohésio n aux faibles
amplit udes (de 10- 6 à 10 -4 ),
0.2
ζ = 0,031 γ σm 1 / 2 (σ m en MP a) . (1.18)

Où σ m est la pressio n effect ive mo yenne co mpr ise ent re 0,025 et 0,15 M pa, et γ
le glissement relat if.

14
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Pour les so ls cohérent s, n’at t eignant pas la limit e élast ique cet t e valeur
est de l’ordre de 5 % en mo yenne, et rest e indépendant e de l’amp lit ude ,

On not e que les var iat io ns du degr é d’amort issement ζ se fo nt en sens


inverse de celle du module de défor mat io n par glissement G.

En générale les valeurs adopt ées pour ζ sont :

- Pour des défor mat io ns modérées ( fondat ion vibrant e), ζ =5 a 10%.

- Pour des défor mat io ns élevées (séisme), ζ =15 a 20%.

1.3.2. Amorti ssement géomét riqu e ou radiati f :

Une aut re source d’amort issement prend naissance par la t ransmissio n de s


vibr at ions à des dist ances plus où mo ins grandes dans le so l. E n effet une part ie
import ant e de l’énergie de mo uvement se fait évacuer à l’ext ér ieur du s yst ème
(st ruct ure et sol ent ourant ) à t ravers les ondes en propagat io n vers l’ infini. Ce
t ype d’amort issement est connu par l’amort issement radiat if (ou géo mét r ique).
Sa pr ise en co mpt e d’une maniè re r igo ureuse en int eract io n dyna mique so l-
st ruct ure, nécessit e une analyse rat ionnelle de la propagat ion d’onde dans le so l.

I l est à not er enfin que l’amort issement radiat if est fo nct ion de la fréquence de
vibr at ion.

L’amort issement géo mét r ique est direct ement associable à l’effet de
diss ipat ion d’énergie par ra yo nnement lo rs d e la propagat ion des o ndes dans le
so l.

Les propriét és dynamiques du so l sont convent io nnelle ment décr it es en


t ermes de fo nct ions d’impédances co mplexes , dépendant de la fr équen ce et
reliant les forces aux déplacement s :

K = [k '+ik ' '] (1.19)

La part ie réelle k ’ définit la r igidit é éla st ique et la part ie imagina ir e k "


décr it l’effet de l’a mort issement radiat if.

Par analo gie avec un oscillat eur simp le à un degré de libert é, la const ant e
de l’amort issement visqueux radiat if équivalent s’expr ime par :

k"
c =
w (1.20)

15
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

Ce t ype d’amort issement est donc t oujours fonct io n de la fr équence angulair e


de vibr at ion ω

1.3.3. Effet s de l’amortissement su r les paramèt res du sol :

Pour les fo ndat ions super ficie lle s les const ant es élast iques k et la
const ant s d’amort issement sont en génér al évaluées en ut ilisant la t héor ie du
demi- espace élast ique. L ’avant age pr inc ipal de cet t e t héor ie est qu’elle t ient
co mpt e de la dissipat ion d’énergie à t ravers les o ndes élast iques et décr it le s
propriét és du so l par des co nst ant es de base co mme le mo d u le de cisaille ment G,
le coefficient de Po isson et le po ids vo lumique du so l .

Pour t enir co mpt e de l’effet de l’amo rt issement mat ér iel du so l, o n


remplace dans ces for mules le module de cisaillement convent io nnel du so l G
par le module de cisaille ment co mplexe expr imé co mme suit :

G* = G(1 + i 2b ) (1.21)
Avec : β fact eur d’amort issement mat ér iel indépendant de la fr équence.

Dans ces co ndit io ns, e ce fait , la co nst ant es élast iq ues k h et la co nst ant s
d’amort issement c h s’expr iment :

kh =k -2bcw

ch =c+2b k
w (1.22)

I l y a lieu de not er que lorsque l’ amort issement mat ér iel est pr is en


considérat ion ( milieu viscoélast ique), la r igidit é élast ique diminue et
l’amort issement tot al augment e.

1.4. Ondes dans le sol :

L’expér ience a mo nt ré qu’une fo ndat ion soumise à des vibrat io ns


cycliques devient une source d’émissio n d’ondes élast iques har mo niques qui se
propagent dans le so l et t ransport ent la pert urba t ion vers les endro it s le plus
lo int ains, selo n l’énergie co mmuniquée et la capacit é du so l à dissiper cet t e
énergie.

La propagat io n des o ndes dans le so l est régit par les équat io ns de


l’elast odynamique. E n fo nct ion des condit io ns aux limit es en sur face du so l et à

16
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

l’ infini et des condit io ns de cont inuit és dans le cas des so ls st rat ifiés, on
dist ingue plus ieurs t ypes d’ondes dans le so l.

I l exist e plusieur s t ypes d’o ndes qui se propagent dans le so l à savo ir :

· Ondes de volum e : qui prennent naissance dans le fo yer et se propagent à


l’ int ér ieur de la t erre sous deux for mes d’ondes de co mpressio n (P) (appelée
aussi onde pr ima ire (P) ; de dilat at ion ou lo ngit udinales) qui se propage avec
une vit esse VP= 8 Km/ s et les ondes de cisaillement S (appelée aussi o n de
seco ndaire (S) ou onde de dist orsio n) elle s se propage nt perpendicula irement
au mouvement avec une vit esse Vs .

Les déplacement s liés aux o ndes (P ) et (S) sont respect ivement


lo ngit udinaux et transver saux par rapport à la direct ion de propagat io n.

· Ondes de surface :

Les ondes de vo lume qui arr ivent à la t erre produisent des o ndes de
sur face n’int éressant le so l que sur une profondeur ext rêmement faible. Ces
ondes de sur faces ont deux propr iét és import ant es :

La plus grande part ie de l’énergie d e ces ondes est localisée au vo isinage


des sur faces du so l et plus de deux sur t rois (2/3) de cet t e énergie est dissipée
à la sur face du so l.

L’amplit ude de ces ondes décro isse t rès r apidement en fo nct ion de la
profondeur.

a) Ondes de Rayleigh (R) (1880) :

E lles se propagent dans un espace élast ique semi - infini, limit ée par un
plan. Cet t e onde a ét é premièr ement ét udiée par Rayleigh (1885) puis
décr it e en dét ail par Lamb (1904) en imposant à une sur face libr e les
condit io ns de fro nt ières appropr iées.

On suppose un ét at plan de défor mat ion avec une direct ion z co mpt é
posit if ver s le bas.

L’onde do it êt re nulle à l’ infini et elle n’exist e que si :

VS ≤VR≤ VP.

17
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

b) Ondes de Love :

Love (1912) a mo nt ré qu’il exist e un aut re t ype d’o ndes de sur face dont le
mou vement des grains est perpendicula ir e a la dir ect ion de propagat ion. Leur
vit esse de propagat io n V L est compr ise ent re Vs la vit esse d’onde de
cisaille ment et VR de Rayleigh et aussi elle var ie en fo nct io n de la fréquence.

La nat ure hét érogène de la co mp osit io n du so l de fo ndat ion et la présence


d’un bedrock (rigidit é t rès élevée) en profondeur, donne naissance à des
phéno mènes de réflexio n d’ondes. De ce fait , les ondes i nc ident es et réfléchies
for ment dans le massif un s yst ème d’ondes st at ionnair es do nt l’énergie se
propagerait pr incipa lement dans la direct ion par allèle aux int er faces
(hor izo nt ales).

Les ondes de vo lume arr ivant à la sur face de séparat io n de deux milieux se
réfléchissent et se réfract ent sur cet te sur face. Les phéno mènes revêt ent
tout efo is une gr ande co mplexit é, e n effet , une o nde incident e donne en général
naissance no n seulement à une onde réfléchie et une onde réfract ée de même
nat ure qu'elle - même, mais aussi à une onde réfléchie et une onde réfr act ée de
nat ure différent e. L'amplit ude de chaque onde résult ant e dépend du rapport des
densit és de deux milieux, du r apport des vit esses de propagat io n et , pour deux
milieux donnés, de l'angle d'inc idence.

Tout efo is, le problè me de réflexio n et de réfract ion des ondes de sur face de
Rayleigh se pose essent iellement pour des milieux à sur face libre hor izont ale e n
cont act le lo ng d'une int er face vert icale ou inclinée

I l est admis que les impulsio ns so llic it ant un demi - espace élast ique,
ho mogène en sur face indique une propagat ion success ive des t ro is for mes
d’ondes P, S et R avec une pr édo minance des ondes de co mpr essio n (P), sau f
que la ma jeure part ie d’énergie émise à la sur face du so l revient aux ondes de
Rayleigh R avec un pourcent age de 67%, ce qui confir me leurs import ances
fo ndament ales dans l’ét ude des vibrat ions des fondat ions, quelles que so ient
leurs for mes, ou leur s posit io ns dans le sol.

1.5. Phénomène de liquéfaction :

Le phéno mène de liquéfact ion correspond à une pert e tot ale de la


résist a nce au cisaille ment , et par conséquent de la cap acit é port ant e du sol. I l se
produit lorsqu’il a une augment at ion de la pressio n int er st it ielle ent raînant une
fort e diminut io n des cont raint es effect ives ce qui conduit à une pert e de cont act
ent re les grains de so l. Ce phéno mène peut donc se produire pr i nc ipale ment dans
des so ls pulvérulent s et sat urés, so it du fait d’un gr adient hydraulique

18
Chapitre 1 : Propriétés dynamique du sol

(phéno mène de Renard), so it du fait d’une so llic it at ion mo not one en condit io n
non dra inée ( liquéfact io n st at ique) ou cyclique. Les so llic it at ions d’or igine
sismiques sont donc part iculièr ement dangereuses pour les massifs sableu x
lâches. En effet durant un séis me, leur per méabilit é n’est pas suffisant e pour
assurer une dissipat ion adéquat e des pressio ns int er st it ielles engendr ées par leur
co mport ement cont ract ant .

L'expér ience mo nt re que l'appar it io n de la liquéfact io n, en condit io ns


st at iques co mme en co ndit io ns dyna miques, dans les so ls granuleux sat urés,
correspond à la mo nt ée de la pressio n int erst it ielle.

S imult anément , le sque let t e des grains du sol réagit à cet t e diminut ion de
cont raint e effect ive en suivant la ligne de gonflement de manière à maint enir le
vo lume const ant . De ce qui précède, il r ésult e un t ransfert des co nt raint es vers
l'eau int erst it ielle, avec une diminu t ion des cont raint es effect ives . C'est
l'int eract io n de ces phéno mènes respect ifs de diminut io n de vo lume et de
gonfle ment qui dét er mine l'import ance de l'aug ment at ion de pressio n
int erst it ielle.

Lorsque la pressio n int erst it ielle approche la co nt raint e vert icale, le sable
co mmence à se défor mer. S 'il est lâche, la pressio n int er st it ie lle augment e
brusquement jusqu'à une valeur égale à la cont raint e vert icale, phéno mène qu i
s'acco mpagne de défor mat io ns de glissement at t eignant 20% ou plus. S i les
défor mat ions de glissement se poursuivent sans li mit e, on par le de liquéfact ion.
S i, au cont raire, le sable est dense, il se peut qu'il développe une pressio n
int erst it ielle égale à la cont raint e vert icale lors d'un c ycle de chargement , mais,
lor s du c ycle suivant , le so l se dilat e et , en condit io ns no n drainées, la pressio n
int erst it ielle diminue, ent raînant ainsi l'appar it io n d'une résist ance suffisant e
pour résist er aux cont raint es appliquées. Ceci se produit cependant avec une
défor mat ion de glissement et il se peut que lor sque le chargement cyc lique
cont inue, la défor mat io n nécessaire pour att eindre un équilibr e st able cro isse. A
la fin, pour tout e condit io n de chargement cyclique, il y a t oujours un niveau de
défor mat ion cyclique pour lequel le so l est capable de résist er à t out nombr e de
cycles de cont raint es à un niveau donné, sans aut re augment at ion de la
défor mat ion maximale. I l s'agit ici de mobilit é cyc lique. I l est cependant
import ant de remarquer que dès que le s co nt raint es de chargement cyc lique
cessent , lorsqu'elles redeviennent nulles, il y a une pressio n int er st it ielle
résiduelle import ant e, égale à la cont raint e vert icale, qui provoque
inévit able ment un écoulement d'eau vers le haut qui peut avo ir un effet
désast reux sur les couches sit uées à un niveau supér ieur.

19
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

Chapitre 2 :

Sollicitation dynamique sur les sols et


fondations

Alor s que dans un séis me ou explo sio n, c’est le so l qui impose


ses vibrat io ns à la fo ndat ion des const ruct io ns, une machine t ournant e
impose les vibrat ions au so l. I l s’agit donc de deux phéno mènes
différent s, cet t e différence est beaucoup plus apparent e que réelle en
raison des phéno mènes d’int eract ion ; Dans le cas d’un séis me la
st ruct ure en oscillat io n impr ime au so l des so llicit at ions var iables,
pert urbant le mo uvement mot eur et r envo yant au so l une part ie de
l’énergie qu’elle r eço it , alors que dans le cas des machines, les forces
d’inert ies développées dans le so l réagissent sur le mouvement de la
semelle, les processus mécaniques se pr oduisant ainsi sont les mêmes
dans les deux sens.

Les vibrat io ns générées const it uent une source de désagrément


pour les occupant s. De mê me elles peuvent affect er le fo nct ionnement
de cert ains inst rument s ou provoquer des do mmages à la st ruct ure du
bât iment . Les paramèt res influant sur la vibrat io n des st ruct ures sont la
fréquence nat urelle, la for me de mode et l'amort issement .

Les pr incipales so llicit at ions dyna miques suscept ibles d’agir sur
l’ensemble so l- fo ndat ion sont présent ées ci- après.

2.1. Sollicitation sismique :


La charge sismiqu e sur une st ruct ure est appliquée à
t ravers son so l de fo ndat ion sous for mes d’ondes. Pour dét er miner cet t e
charge pour laquelle la st ruct ure doit êt re conçue, la modélisat io n du
syst ème so l- st ruct ure nécessit e la pr ise en co mpt e des car act ér ist iques
géo mét r iques et dynamiques de la st ruct ure, du so l de fo ndat ion et de
l’ int er face ent re ces deux der nièr es.

20
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

L’int eract ion ent re le so l et la st ruct ure est import ant e pour le
cas des st ruct ures t elles que les barrages, les ouvrages d’art , les
bât iment s de grand es haut eurs, les réact eurs nucléaires et c.…. Ces
st ruct ures doivent êt re conçues pour résist er aux séis mes.

L’act io n sismique sur les so ls s’exercera d’une manière


dynamique, c’est à dire que le mouvement sis mique a pour effet
d’induir e dans le so l et les ouvrages des forces d’inert ie s import ant es et
rapidement var iable s.

L’énergie de vibr at ion impart ie sur la st ruct ure par le séis me est
part iellement dissipée à t raver s la masse infinie de la fo ndat ion
rocheuse et à t ravers la dimensio n lat érale du so l ou for mat io ns
rocheuses de caract ér ist iques géo - mécaniques faibles. Durant les deux
dernières décennies, il a ét é reconnu que le so l sur lequel repose une
st ruct ure peut avoir un effet d’int eract io n dynamique avec la st ruct ure
durant un mouvement sis mique. C e phéno mène s’amp lifie lorsque le so l
est mou et la st ruct ure est rigide. Ce t ype d’int eract io n so l- st ruct ure en
dynamique peut quelques fo is modifier d’une façon significat ive les
cont raint es et les déflexio ns du syst ème st ruct ural co mplet .

Du fait de le ur caract ère aléat oir e et impr évis ible, la


caract ér isat io n des so llic it at io ns sis miques agissant sur un ouvrage
rest e difficile ment prédict ible en un sit e donné.

2.2. Actions dynamiques dues aux machines :

Les fo ndat io ns pour machines rotat ives co ns t it uent une source


de vibr at ions qui se propagent dans le sol sur des dist ances plus ou
mo ins grandes dépendant de leurs amplit udes et de la capacit é du so l à
diss iper leur énerg ie. Les machines provoquent des vibrat io ns de
différent es nat ures : har mo niqu es (t urbines, mot eurs à explosio ns), des
chocs ( mart eau pilo n), ou des vibrat ions quelconques (bro yeurs).

Les act ions dynamiques engendrées par les machines revêt ent
des for mes assez var iées.

· Chargement cyclique par excitation harmonique :

Les machines t ournant es génèrent des forces vert icales sous


for me d’excit at io n har mo niques :
(2.1)

21
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

L’équat ion de mouvement engendr ée sera :

(2.2)

Dans le cas d’oscillat io ns sous amort ies ( <1) la so lut ion est de
la for me :

(2.3)

Avec :

Les coeffic ient s A et B so nt calculés aux condit io ns init iales à


t =0, les déplacement s et la vit esse ét ant nuls.

Le déplacement est const it ué de deux part ies pr incipales :

Péri ode t ran sitoi re :

Définit par le t er me : .

Le mouvement t ransit o ir e qui est amort i, se caract ér ise p ar sa


dispar it io n rapide, dans la prat ique, on s’efforce d’écart er les
fréquences propres du support , de la ou des fr équences de régime de
l’excit at io n. I l se peut qu’au cours de la mo nt ée en régime (ω
var iable), on t raver se des plages de résonnance, il co nvient alor s de
considérer cet t e phase co mme t ransit o ir e.

22
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

Fi g. 2. 2 : pha se t ran si t oi r e du m ouvem en t

Régi me perman ent :

Caract ér isé par le t er me : cet t e part ie de mouvement


s’effect ue avec la même pulsat io n a que la force excit at r ice.

Apr ès une phase t ransit o ire, le régime per manent s’ét ablit et se
st abilise pour le rest ant du mouvement .

Cont rairement au cas des oscillat io ns libr es qui s’effect uent avec
une pseudo -pér iode propre au syst ème, la pulsat ion du mouvement
per manent est celle de la force excit at r ice.

Les cas les plus répandues sont ceux des machines non
équilibrées en r ot at ion ( balourd), et celui des machines en mo uvement
alt er nat if ( syst èmes bielle - manive lle). Dans un régime per manent
caract ér isé par la vit esse angu laire de rot at io n ω, une masse no n
équilibrée m, agissant avec une excent r icit é « e » engendre une for ce
dont les co mposant es su r deux axes rect angu laires ont pour expr essio n
m .e.ω 2 sinωt et m .e.ω 2 cos ωt.

Lorsque, l’o n a affa ir e à des syst èmes complexes co mport ant des
masses excent rées t ournant à des vit esses différent es, l’excit at io n revêt
une for me plus co mpliquée mais qui r est e une fo nct io n pér io dique
résult ant de la co mbina iso n de lo is har mo niques. Le s yst ème ét ant
linéaire, la réponse est toujours une co mbina iso n linéair e de réponses
élément aires.

23
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

Fi g. 2. 3 : pha se per m an ent e du m ouvem en t h armon i que.

Le coefficient représent e le déplacement st at ique du syst ème


sous l’act ion de la force ; le coefficient l est le coeffic ient
d’amp lificat io n dyna mique qui dépend de l’amort issement et du rapport
b des pulsat io ns.

On vo it donc que la répo nse d’un sys t ème à une excit at ion
donnée dépend essent iellement de sa pulsat io n propre :

Fi g. 2. 4 : var i a ti on des dépl a cem en t s en m ouvem en t gl oba l

24
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

· Dans le cas d’un oscillat eur infiniment r aide ( w infini, b = 0) il


n’y a pas d’amp lificat io n de la défor mée st at ique, le mouvement
est sinuso ïdal d’amplit ude
· Pour un oscillat eur t rès souple (grandes valeur s de b) le
coefficient d’amplificat ion a une valeur très faible, le mo uvement
est sinuso ïdal d’amplit ude
· Lorsque la pu lsat ion de l’o scillat eur est égale à celle de la force
excit at r ice ( b = 1) celui ci ent re en résonnance, le coefficient
d’amp lificat io n ayant alors pour valeur .

2.3. Impacts :

Les machines t elles que les mart eaux pilo ns provoquent des
vibr at ions consécut ives aux chocs de masses t ombant d’une cert aine
haut eur.

L’impact du mout on a pour effet d’impr imer au bât i et à son


support une cert aine vit esse. La répo nse du syst ème co nsist e en
oscillat io ns libres qui, si l’o n pr end l’inst ant de l’ impact co mme
origine des t emps, sont dét er minées pour chaque degré de libert é, par
des condit io ns init iales : x(0)=0, dx/dt =v.

Le problème revient à la dét er minat io n des vit esses init iales en


se basant sur le pr inc ipe de la conservat ion de la quant it é de
mouvement .

La force p(t ) ét ant de for me quelconque, la so lut ion du


mouvement est fournie par l’int égrale de Duhamel :

(2.4)

Pendant l’applicat ion de la force p(t ) la masse est soumise à des


oscillat io ns forcées, auxquelles succèdent des oscillat io ns libr es
amort ies.

25
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

Fi g. 2. 5 : Mouvem en t d’im pa ct c ycl i qu e

2.4. Excitations aléatoires :


Cert ains engins co mme les bro yeurs et concasseur s engendrent
des act ions qui ne se reproduisent pas ident iquement à elles - mêmes au
cours du t emps ma is qui souvent présent ent des fluct uat ions obé issant à
des lo is de dist r ibut ion st at ionna ir e. Le t rait ement de ces act ions
aléat oir es relève des mét hodes de la dynamique st ochast ique.

Lorsqu’o n suppose que la masse mo bile soumise à une force


ext ér ieure Q(t ) var iable dans le t emps et agissant suivant la dir ect ion
Ox, l’équat ion du mouvement devient :

(2.5)

Qui s’écr it sous for me canonique :

(2.6)
Dans laquelle q(t ) est la force par unit é de masse.
S’il on prend co mme or igine des t emps le début de l’exc it at ion,
q(t ) = 0 à t =0
Le s yst ème est supposé au repos, les condit io ns init ia les sont :
X(0) = 0, x’(0)=0.

26
Chapitre 2 : Sollicitations dynamiques sur le sol et fondations

Fi g. 2. 6 : E xci t a t i on quel con que (or i gi n e t 0 = 0)

La réponse est donnée par l’ int égr ale de convo lut ion :

(2.7)

Dans cet t e expr essio n τ est une var iable d’int égrat ion, h(t ) est la
fo nct io n de t ransfert dépendant des caract ér ist iques ω, ξ du syst ème,
elle est égale à :
(2.8)

Sous for me déve loppée la réponse s’écr it :

(2.9)

Cet t e équat ion four nit la répo nse en t er mes de déplacement s .

27
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Chapitre 3 :

Méthodes de détermination des


déplacements dynamiques dans le sol

3.1 Introduction

Act uelle ment , il exist e différent es procédures pour la


dét er minat io n des t assement s de fo ndat io ns de for mes quelco nques
soumises à une so llicit at ion har mo nique ( force ou mo ment ). Une
procédure donnée est plus en mo ins bien adapt ée à la so lut io n d’un
problème, et il n’exist e pas de mét hode de réso lut ion universelle,
quelle que so it la for me de la fo ndat io n, son enfo ncement dans le so l,
sa fr équence d’excit at io n, à cet effet , on dist ingue :

- Les so lut io ns obt enues à part ir d’une form u lat io n cont inue du
problème conduis ant à des so lut ions analyt iques ou semi -analyt iques.

- Les so lut ions obt enues à part ir d’une for mulat io n discrét isée
du problème ; mét hodes des élément s finis et plus rare ment les
mét hodes des équat io ns int égrales aux front ières.

- Les so lut io ns expér iment ales, qui co nst it uent un apport non
négligeable pour une me illeure approche des lo is de co mport ement des
géo mat ér iaux, ainsi que la proposit ion de lo is empir iques.

Les mét hodes d’analyses act uelles t endent à t enir co mpt e d’une
façon rat ionnelle de l’ int er act ion so l-st ruct ure dans la dét er minat io n
de la réponse des fondat ions à des charges dynamiques.

Ces charges sont de deux t ypes : le premier t ype correspond à


une source d’excit at ion à l’ int ér ieur du modèle ( machines rot at ives

28
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

par exemple), le deuxième t ype correspond à une source d’excit at ion


à l’ext ér ieur du modèle (S éisme par exemple).

Indépendamment de la nat ure de la mét hode ut il isée (analyt ique


ou numér ique), la so lut ion du problè me de vibrat io n de la fo ndat ion
nécess it e t oujours la dét er minat io n de la fo nct io n impédance liant les
forces app liquées aux déplacement s résult ant s.

La vibr at ion ( har mo nique) de la fo ndat ion donne naiss ance au


niveau de l’ int er face so l- st ruct ure à des ondes so lides qui se
propagent dans le so l sous for me d’ondes de vo lume ou de sur face.

La recherche de la r éponse de la fondat ion devient donc


essent iellement un problème de propagat ion d’ondes avec des
condit io ns aux fro nt ières mixt es. Ceci limit e l’ut ilisat io n des
mét hodes analyt iques à des problè mes de géo mét r ie simple ( fo ndat ion
cir culaire ou rect angu laire sur so l se mi- infini).

Les problè mes plus prat iques ( fo ndat io n encast rée, so l st rat ifié,
et c.…) nécessit ent so it l’ut ilisat ion des mét hodes numér iques so it
l’ut ilisat io n des mét hodes semi-ana lyt iques.

3.2. Méthodes analytiques

Ne peuvent êt re obt enues qu’en simpl ifiant la condit io n de


cont act

· Les co nt raint es de c isaillement sont supposées nulles a l’ int er face


pour les mouve ment s de t rans lat ion vert icale, ou de balancem ent
aut our d’un axe hor izo nt al

· Les co nt raint es nor males sont supposées nulles pour les


mouvement s de t ranslat io n hor izont ale.

L’applicat ion de t ransfor mat io n int égrale (Four ier ou Hankel)


conduit e pour chaque mode de vibr at ion, à un ensemble d’équat ions
int égrales réduct ible a une équat io n de Fredho lm dont l’évaluat ion est
obt enue numér iquement .

Ces mét hodes se limit ent généralement à l’ét ude des problème s
de géo mét r ie simp le et pour des profils de so l semi- infini ho mogènes,
réduisant ainsi les condit io ns aux fro nt ières à la sur face du so l, sauf

29
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

qu’e lles deviennent mo ins efficaces en la présence d’un so l st rat ifié ou


avec une for me plut ôt complexe de la fo ndat ion.

Des so lut ions de ce t ype ont ét é obtenues, pour des fo ndat io ns


cir culaires est filant es sur so l st rat ifié, viscoélast ique et pour des
fo ndat ions rect angulaires posées sur un demi -espace.

a) Fondation s ci rcu lai res posés su r sol semi-infini

I l exist e un no mbre import a nt des ét udes qui t rait ent des


vibr at ions de fo ndat ions circulaires (ou disque) à la sur face d’un so l
semi- infini ho mogène.

La réponse d’un milieu élast ique semi - infini (so l) à des charges
har mo niques concent rées a ét é obt enue par La mb (1904). La so lut io n
de Lamb a cont r ibué largement au développement de la t héor ie de
propagat io n des ondes.

La première app licat io n t echnique de cet t e t héor ie a ét é


présent ée en 1936 par Reissner dans son t rait é sur la répo nse d’un
disque chargé vert icalement . La répart it io n des cont raint es sous le
disque a ét é supposée ho mogène pour évit er la co mplexit é des
condit io ns aux front ièr es mixt es.

Pour des fondat ions r igides, cet t e hypot hèse de répart it ion
unifor me conduit à des déplacement s no n -unifor mes à l’ int er face so l-
disque. Ceci est inco mpat ible avec le mouvement r igide de la
fo ndat ion.

Dans la mo it ié des années 50, cert ains aut eurs ont adopt é une
répart it ion de cont raint es ident iques à celle qui r ésult e de
l’applicat io n des charges st at iques. Cett e répart it io n produit au
niveau de l’ int er face, so it des déplacement s unifor mes, so it des
déplacement s linéaires suivant que la charge appliquée est une force
ou un mo ment . En ut ilisant cet t e hypot hèse ; sung, et quinlan o nt
obt enu la réponse d’une fo ndat io n circu laire et rect angula i re pour les
vibr at ions vert icales ou de torsion. Ar nold & al et Bycroft ont
ét udié le cas des oscillat io ns de t ranslat io n et de flexio n.

L’hypot hèse de répart it io n adopt ée par ces aut eurs a l’avant age
de reproduire des déplacement s co mpat ibles avec le m ouvement
r igide de la fondat ion. Néanmo ins, ces so lut ions rest ent assez
approximat ives, car en réalit é la r épart it io n des cont raint es sous la

30
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

fo ndat ion est fo nct io n de la fr équence part iculièrement dans les


haut es fréquences.

Des mét hodes plus « exact es » sont apparues ver s la mo it ié des


années 60. Ces mét hodes ana lysent les vibr at ions du syst ème so l -
fo ndat ion co mme un problème aux condit ions fro nt ières mixt es avec
des déplacement s co mpat ibles avec le mouvement du corps r igide
sous la fondat ion et des cont r aint es nulles sur la part ie rest ant e de la
sur face du so l. Ces mét hodes supposent générale ment une répart it ion
libre des cont raint es ( « relaxed boundar y ») dans le sens ou pour des
oscillat io ns vert icales ou de flexio n, le cont act est supposé lisse
(cont ra int es de cisaillement nulles) et pour des oscillat io ns
hor izont ales, le cont act est non pressur isant (cont raint es nor males
nulles). Sous cet t e hypot hèse, la r éponse d’un disque circu laire a ét é
ét udiée par co llin pour le cas des oscillat io ns vert icales, Ro bert son
pour celui de t orsio n. Gladwell, Luco et al ont considéré le cas des
oscillat io ns hor izont ales et de flexio n.

La r éponse couplée d’un disque soumis à des oscillat io ns de


t ranslat io n et de flexio n a ét é obt enue par velet os et al sans aucune
hypot hèse quant à la répart it ion des cont raint es velet os et al ont
présent é également une so lut ion approximat ive pour la répo nse d’un
disque à la sur face d’un semi- espace viscoélast ique (so l) et soumis à
des charges har mo niques hor izo nt ales ou vert icales et à des mo ment s
de flexio n

b) fondation rectangu lai re su r sol semi -in fini

Peu d’aut eurs ont ét udié la réponse des fo ndat io ns rect angulaires
les ét udes exist ant es sont en général limit ées aux cas de défor mat io ns
planes.

Nous cit ons ent re aut res kassudhi et al qui ont présent é une
so lut ion analyt ique approximat ive pour la réponse d’une seme lle
filant e pour des vibr at ions vert icales et pour des oscillat io ns couplées
de t ranslat io n et de flexio n.

Luco et al ont ét udié le même problè me et ont dér ivé des


so lut ions appro ximat ives valables pour les basses fr équences.

Awo jobi a co nsidéré également ce problè me et a obt enu des


so lut ions appro ximat ives pour les haut es fréquences.

31
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

c) Analogue de Lysmer

Hsieh et Lys mer ont mo nt ré que la répo nse dyna mique d’une
fo ndat ion à la sur face d’un so l semi- infini peut êt re modélisée par un
syst ème oscillant à un degré de libert é ou ses coefficient s
caract ér ist iques sont fonct io n de la fr équence.

De ce fait , le mouvement de la fo ndat io n est donnée par :

(3.1)

où :

- m et p(t ) : masse de la fo ndat ion et force agissant e sur la


fo ndat ion
- : déplacement , vit esse et accélér at ion
- k et c : coefficient de r igid it é et coeffic ient d’amort issement
du syst ème.

L’analogie ent re le mouvement de la fo ndat ion et celui du


syst ème à un degr é de libert é est générale ment désignée par
« l’analogue de Lys mer ».

Pour des basses et mo yennes fr équences, Lys mer a proposé :

(3.2)

Cett e approximat io n reproduit avec une fiabilit é suffisant e le


co mport ement dyna mique de la fo ndat io n. Son ut ilisat io n assez
simple a rencont ré un grand succès dans les applicat io ns t echniques.

d) Fondation s encast rées dan s un sol semi - infini

La so lut io n analyt ique du problème est assez co mplexe à cause


des co ndit io ns aux fro nt ières supplément air es int roduit es par
l’encast rement de la fo ndat io n.

32
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Des so lut ions assez approximat ives ont ét é proposées par Novak
et Beredugo pour t ous les modes de vibrat io ns.

3.3. Méthodes numériques

3.3.1 Méthodes des éléments finis

La M.E.F est basée sur la discrét isat io n du milieu cont inu en


un cert ain no mbre d’élément s de t aille relat ivement pet it e ayant des
for mes dépendant de la géo mét r ie du problè me et des car act ér ist iques
phys iques différ ent es, si nécessaires. Les dét ails de la mét hode sont
bien connus et ne sont pas repr is.

Du fait de la nat ure discrèt e, cet t e mét hode est plus « flexible »
que les mét hodes analyt iques dans le sens ou elle peut t rait er des
problèmes de géo mét r ie co mplexe (encast rement , so l st rat ifié, et c ..).
Néanmo ins, elle est plus approximat ive. Aussi pour des raiso ns
d’écono mie, son ut ilisat io n, en dynamiq ue des so ls, est générale ment
limit ée à des problèmes à deux dimensio ns.

Cet t e mét hode est couramment ut ilisée dans le calcul des


st ruct ures. Néanmo ins, so n ut ilisat ion en d ynamique des so ls et en
part icu lier dans le do maine des vibrat io ns des fo ndat io ns.

Nécessit e une adapt at ion qui consist e à :

-représent er avec une fiabilit é suffisant e la nat ure infinie du


problème ( fo ndat ion + so l) par un modèle discr ét isé
( fondat io n + part ie infinie du so l) ;
- imposer au modèle des co ndit io ns aux fr ont ières pour évit er
tout e réflexio n des ondes à ce niveau.
Deux cond it io ns aux fro nt ières sont génér alement ut ilisées :

La fro nt ière absorbant e (absorbing boundar y) et la front ière


« t ransmet t ant e » (t ransmit ing boundar y).

a) Frontière ab sorbante
La front ière absor bant e (ou visqueuse) a ét é développé par
Lys mer et Kuhleme yer pour l’ét ude par élément s finis des vibrat ions de
fo ndat ions en sur face ou part iellement encast rées dans un so l semi -
infini

33
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Celle-c i est basée sur l’app licat io n, aux front ières du modèle
discrét isé, des co nt raint es visqueuses ( normales et t angent ielles) de
sort e que la plus grande part ie de l’énergie t ransport ée par les ondes P
(ondes de co mpressio n) et les ondes S (ondes de cisaille ment ) pu isse
êt re tot alement absorbée au niveau de la front ière du modèle discrét isé.
Les valeurs approximat ives de ces cont raint es sont obt enues à part ir de
la t héor ie de propagat ion unidimensio nnelle des ondes.

Cependant , pour que cett e front ière so it efficace, elle devrait êt re


placée à une cert aine dist ance de la fo ndat io n.

Kuhleme yer a mo nt ré que l’ut ilisat ion de cet t e front ière dans le
cas d’un so l st rat ifié semi- infini ne fo urnit pas des résult at s assez
fiables. Ceci résult e de la difficult é à quant ifier l’ énergie t ransport ée
par les ondes P et S à cause des réflexions et des réfr act io ns de ces
ondes au niveau des st rat es.

b) Frontière t ran smettante


La front ière « t ransmet t ant e » est caract ér isée par une
t ransmissio n t ot ale des ondes aux front ières. Celle-ci a ét é présent ée
par Waas et consist e à appliquer aux front ièr es du modèle à discrét iser
les forces nécessair es pour maint enir l’équilibr e ent re le modèle et la
part ie du so l non discrét isé.

Ces forces s’obt iennent à part ir des considér at ions de


propagat io n des ondes dans la part ie non discr ét isée sous l’hypot hèse
d’une propagat ion hor izont ale par allèle aux st rat es.

En ut ilisant cet t e fro nt ière, Waas a ét udié (par élément s finis) les
vibr at ions vert icales et de t orsion d’une fo ndat ion (encast rée o u non)
dans un so l mult icouche limit é par un subst rat um infiniment r igide.
Seul le cas de défor mat io n plane ou axisymét r ique a ét é considéré.

En ut ilisant la même démarche, chiang a obt enu les oscillat io ns


vert icales, hor izo nt ales et de flexio n d’une fo nda t ion rect angulaire
infiniment lo ngue.

Cet t e front ière s’est avérée assez efficace pour modéliser


l’ influence de la radiat io n des ondes (dans la part ie no n discrét isée) sur
la répo nse de la fo ndat io n.

De plus, l’ut ilisat ion de cet t e front ièr e conduit à des écono mies
considérables (par rapport à la front ièr e absorbant e) du fait qu’elle

34
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

peut êt re placée dir ect ement à cot é de la fo ndat io n, cependant , son


ut ilisat io n ét ant limit é au cas de défor mat io n bidimens io nnelle.

Kausel a génér alisé cet t e t echnique de Waas pour l’analyse des


fo ndat ions axisymét r iques ma is dans le cas ou les vibrat io ns ne sont
pas axisymét r iques. A cet t e fin, celui - ci a ut ilisé une mét hode pseudo -
t ridimensio nnelle int roduit e par Wilso n dans le calcul par élément s
finis des st ruct ures axis ymé t r iques soumis à des charges non
axisymét r iques.

Celle-c i consist e à développer les char ges non axisymét r iques


(ou les déplacement s) en sér ie de fourr ier en fo nct ion de la coordonnée
angulaire.

Cet t e mét hode a l’avant age de préser ver la nat ure


t ridimensio nnelle du problème (à cause de la présence de la
coordonnée angulair e à t raver s les sér ies de Fourr ier) et de r amener en
même t emps l’ét ude du problème à deux dimensio ns, ce qui ent raine
une écono mie import ant e en t er mes de st ockage (par rapport aux
mét ho des t r idimensio nnelles).

L’ét ude par élément s finis des vibrat ions des fondat ions en
ut ilisant la front ière t ransmet t ant e a pour avant age de prendr e en
considérat ion de façon efficace l’ influence de la part ie du so l non
discrét isé sur le modèle discrét isé. Son inconvénient est d’augment er la
t aille du problème en t er mes de st ockage, ceci limit e l’ut ilisat io n de
cet t e mét hode à des cas de vibrat io n qui peuvent êt re ramenés à une
analyse bid imensio nnelle t el que le cas des fo ndat ions rect angulaires
assez lo ngues ou celui des fo ndat io ns c ylindr iques.

Néanmo ins, les fo ndat io ns carrées peuvent êt re t rait ées co mme


des fo ndat ions cylindr iques en imposant une sur face éga le pour les
deux fo ndat io ns.

Par cont re, l’analyse t rid imensio nnelles des fo ndat io ns


rect angula ir es ne s’adapt e pas à cet t e mét hode et nécessit e l’ut ilisat io n
de mét hodes plus appropr iées t elles que les mét hodes semi -analyt iques
que nous présent ons ci- dessous.

35
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

3.4. Méthodes semi-analytiques

Ces mét hodes const it uent un compro mis ent re le s mét hodes
analyt iques et les mét hodes numér iques. Celles -ci sont basées sur la
subdivis io n de l’int er face so l- fo ndat ion en un cert ain no mbre
d’élé ment s différent es for mes sont ut ilisées : disques, carré, rect angle,
et c.… la répart it ion des co nt raint es est supposée unifor me sur chaque
élément .

La dét er minat io n de cet t e répart it ion à part ir des co nsidérat io ns


d’int eract io n so l-st ruct ure per met d’obt enir la réponse de la fo ndat ion.
I l est à signaler que la dét er minat io n de cet t e répart it ion nécessit e à
pr ior i la connaissance des fo nct io ns de Green en chaque élé ment .

De par ses caract ér ist iques, cet t e mét hode s’adapt e assez bien à
l’analyse t r idimensio nnelle des fo ndat io ns de for me ar bit rair e.

En effet , en ut ilisant cet t e mét hode, Wong et al (86) ont ét udié


tous les modes de vibr at ions d’une fo ndat ion de for me quelco nque
placée à la sur face d’un so l semi - infini élast ique.

Les élément s ut ilisés dans la subdivis io n sont rect angula ires. Les
fo nct io ns de Green sur chaque élé ment ont ét é obt enues init ia lement
par Tho mson et al. E n ut ilisant la mê me approche, Gaul a ét udié les
vibr at ions vert icales et de flexio n d’une fondat ion à la sur face d’un so l
semi- infini viscoélast ique. De même, Nemet et al ont ut ilisé des
élément s circula ires pour dét erminer les flexibilit és ( forces dues à des
déplacement s unit és) hor izo nt ales, vert icales et de t orsio n d’une
fo ndat ion de for me ar bit rair e.

Co mparées à la mét hode des élément s finis ou la discr ét isat ion


englo be la fo ndat ion et une part ie du so l, les mét hodes semi -
analyt iques sont plus at t ract ives car ces der nières discrét isent
uniquement l’int er face so l- fo ndat io n et sont de ce fait plus
écono miques. De plus, elles so nt mo ins approximat ives que la mét hode
des é lément s finis du fait que les fo nct io ns de Green sur chaque
élément so nt obt enues analyt iquement . Néanmo ins, son ut ilisat ion est
limit ée, à l’ét at act uel, à des fo ndat io ns placées à la sur face d’un so l
semi- infini ho mogène.

Cet t e limit at ion est due au fait que le calcul ana lyt ique des
fo nct io ns de Green devient t rès co mplexe et en prat ique irréalisable
dans le cas d’un milieu mult icouche à cause de l’aspect t ranscendant a l
du problème de propagat io n des ondes dans ce milieu.

36
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

3.5 Méthodes expérimentales :

La caract ér isat ion de la répo nse des sols à des so llic it at io ns


diverses co mme celles présent es à l’ét at nat urel nécessit e l’emplo i d’un
cert ain no mbre de t echniques d’essai en place ( in sit u) ma is également
en laboratoir e.

Les recherches expér iment ales t rait ant du t hème ét udié sont peu
no mbr euses, et les recherches bib liographiques nous indique nt que les
rares t ravaux éffect ués sur le t hème ont plus t ôt t rait é un aspect
spéc ifique du problè me posé init iale ment , nous cit erons :

· Les t ravaux de John Vivian Perr y (1963) qui a élaboré des t est s
sur un so l « st andard 20-30 Ot t awa Sand ASTM C-190» cont enu
dans un récip ient cubique de 1m3 de vo lume soumis à l’act ion de
chargement s dynamique appliqués sur une seme lle circula ir e avec
des int er va lles de fr équences var iant de 5 à 50 cyc les par seconde,
about issant au déve loppeme nt de t rois équat io ns emp ir iques
relat ives aux valeur s maximales de l’accélér at ion, vit esse et
déplacement du so l t est é (367 essais réa lisés).

· De même, Les ét udes expér iment ales menées par Brumund et


leo nard (1972) sur le t assement des fo ndat io ns circulai res reposant
sur le sable de t ype ott awa 20 -30, soumise à l'exc it at ion vert icale
au mo yen d'essais sur maquet t e de laboratoire. Ces essais modèles
ont ét é effect ués sur des échant illo ns de sable remaniés disposés
dans des récipient s 2 - ft 3 (0.057- m 3 ); Le mo dèle de fo ndat ion ut ilisée
pour les essais ét ait 4 in. (101.6mm) de diamèt re . Ces essais ont
per mis de mieux cer nés l’évo lut ion du plant de t assement avec la
var iat ion du pic accélérat io n ains i que l’int ensit é de l'énergie
t ransmise par cyc le.

· D’aut res t ravaux p lus récent s, ut ilisant de nouveaux mo yens


t rait ent cert ains aspect s du sujet en t enant compt e de so llicit at ions
co mbinées (co mpressio n axiale et cisaillement , en plus de la t orsion
par fo is). Dans ces t ravaux on ut ilise des appareils plus précis
co mme le t r iaxia l d ynamique « T4C st ady » ( appare il de Torsion,
Co mpressio n, Confinement d’éprouvet t e Cylindr ique Creuse en
so llicit at ion St at ique et Dynamique) conçu par EDF exclusive ment
pour l’est imat io n de la t enue sis mique, ainsi que la marge de
dimensio nnement des cent rales nucléaires Sauzeat (2003), Dut ine
(2005) et Doan Tran (2006).

37
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Dans ce qui suit , on présent era une revue d’essais réa lisés e n
laborat oire et in sit u de façon succinct e. Not ant que, les essais en
laborat oire se sont considérablement diversifiés au cours des der nières
années avec l’appar it io n d’appareils de précisio n dont les plus récent s
co mprennent des disposit ifs de so llicit at ions dyna miques mais
également quasi- st at iques. Ces essais dit s « de précis io n » per met t ent
de ret ranscr ire le co mport ement du so l pour des défor mat ions
infér ieures à 10 -4 m/ m.

Fi g. 1. 3 : Dom a in es d’ut i l i sat i on des ma t ér i el s d’essa i s p our l a dét er m ina t i on des


m odul es d é for m a ti on et de l eur a ppli ca t i on (Rei ffst eck. 2002)

Les différent es expér ime nt at ions élaborées do ivent t enir co mpt e


des niveaux de défor mat ions des mo dèles ét udiés en r apport avec ceux
qui appar aissent lors de la réalisat io n des ouvrages ou au cours de la
vie de ces der nier s. Les propr iét és mécaniques de défor mabilit é et de
résist ance des géo mat ér iaux sont accessibles à t ravers un cert ain
no mbr e de t echniques d’essais en laborat oire et d’essais in sit u.

Chaque essai est classifié par un cha mp d’applicat ion lié aux
défor mat ions qu’il génèr e. Ainsi, de no mbr eux chercheurs ( ent re
aut res, Bur land, 1989, jardine, 1994, Tat suoka et al. 1995, 2001,
Koseki et al. 2001) rapport ent no mbre de cas, où des défor mat io ns plus
faibles sont impliquées. Bur land (1989) donne le cas du cr eusement
d’un t unnel à Lo ndres, lors duquel les défor mat io ns en sur face ne
dépassent pas 5.10 -4 m/ m et rest ent infér ieures à 10 -3 m/ m à proximit é
du t unnel, ou encore l’exemple de chargement s en sur face lor s de la
const ruct ion d’un accélér at eur nucléair e pour lesquels la défor mat ion
rest e infér ieure à 10 -4 m/ m. Tat suoka et al. (1995) report e des niveaux
de défor mat io n maximum at t eint s à proximit é de mur s de sout ènement
38
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

ou de fondat ions super ficie lles de l’ordr e de 10 -4 m/ m. Koseki et al.


(2001) répert orient 18 cas d’ouvrages co nst ruit s au japon (t el que le
pont d’Akashi Kaikyo, le Rainbow Br idge à Tokyo, la cent rale
nucléair e de kashiwazaki ou encore plus généralement le cas de
no mbr eux grat t e-ciels) pour lesquels des essais de laborat oire ont ét é
ut ilisés.

3.5.1 Essai s en lab oratoi re :

Les essais en laborat oire se sont considérable ment diver sifiés et


sont devenus ext rêmement var iés au co urs des der nières décennies,
ainsi, une at t ent ion part iculièr e a ét é donné aux essais à échelle
réduit es pour les ouvr ages et inst allat io ns sensibles .

Ces essais per met t ent per met t ant l’explorat io n de champs de
défor mat ions et cont raint es les plus infimes.

· Les essai s de cisai llement di rect .


Ces essais fort ement non- ho mogènes, du fait de leur
configurat ion, se caract ér isent par un appareil co mposé de deux bo it es
superposées que l’on dép lace hor izont alement l’une par rapport à
l’aut re, de manière à cisailler le so l sur un plan imposé et sous une
cont raint e vert icale. Les déplacement s se localisent sur l’épaisseur de
la couche limit e mo bilisée au niveau du plan de rupt ure, Habi b (1984)
a pu mo nt rer les différences ent re la cont raint e mo yenne mesurée et la
cont raint e maximale de cisaille ment agissant sur le plan de glissement .
Les défor mat io ns et les cont raint es de cis aille ment n’ét ant pas répart ies
unifor mé ment sur la sur face, d es rupt ures progress ives appar aissent
co mmençant aux bords de l’échant illo n.

39
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Fi g. 1. 4 : E ssa i s de ci sa i l l em en t dir ect .

Les essais de cisaille ment simple, t el que l’appareil MK7


développé à Cambr idge, sont une adapt at ion des essais de cisaille ment
dire ct , où les champs de cont raint e et de défor mat ion deviennent « plus
ho mogènes ». Lors de cet essai, les effo rt s sont t ransmis à l’aide de
no mbr eux plat eaux r igides inst rument és par des capt eurs d’effort
nor maux et t angent iels.

· Les essai s en cent ri fugeu se :


Ces essais sont égale ment classés co mme des essais non-
ho mogènes. I ls co nsist ent à ét udier les co mport ement s de modèles
réduit s d’ouvr ages placés dans une nacelle soumise à une rot at io n
const ant e. Les différent es grandeurs physiques mises en jeu do iven t
sat isfaire à des relat io ns de similit ude, ét ablies pour l’essent iel par
E.Philips (1869), pour que les résult at s obt enus so ient t ransposables
aux ouvrages en grandeur réelle. L’accélérat ion cent r ifuge do it
not amment êt re n fo is supér ieur es à la pesant eur t errest re si le modèle
est réalisé à l’échelle 1/ n.

Fi g. 1. 5 : E ssa i s à l a cen tri fugeu se.

40
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

· L’essai œdomét rique :


L’échant illo n de so l dr ainé est soumis à des charges vert ica les,
les défor mat io ns lat érales ét ant maint enues nulles par une paro i r igide
(bague ou anneau œdo mét r ique). Des paliers de chargement so nt
obser vés jusqu’à st abilisat ion des défor mat io ns ou jusqu’à un t emps
prédéfini, ce qui per met d’ét ablir une relat io n ent re le t assement et le
t emps, et de caract ér iser la conso lidat ion des so l s. La bague
oedomét r ique peut également êt re équipée de jauges de défor mat ion
afin de mesurer la pressio n lat érale et de dét er miner le coeffic ient K 0
des so ls.

· Essai s au tria xial de révolution :


Cet essai st andard, consist e à réaliser une co mpressio n/t ract ion
axiale sur un échant illo n cylindr ique de sol (couvert d’une membrane),
confiné lat éralement dans une cellule par de l’eau ou de l’air
co mpr imé. Ceci a co mme incidence la créat io n d’un déviat eur de
cont raint es.

Fi g. 1. 6: Modèl e d’a ppa r ei l l a ge d’essa i tr i a xi a l cl a ssi que.

Depuis sa concept ion init iale par Bisho p et Henkel en 1962.


L’appareil d’essai t r iaxial a subi de nombreuses modificat io ns et ses
défaut s largement ét ud iés : disposit ifs d’ant i- fret t age dû aux embases,
de rot ules pour limit er les mo ment s de flexio n parasit es dû aux défaut s
d’axes, pr ise en co mpt e des effet s de membr ane, asser vissement des
déplacement s, forces ou pressio ns...et c. Cet appar eil est de dimen sio n
2.

Un appareil t r iaxial dit « vrai », de dimensio n 3, co nsist e à


so llicit er une éprouvet t e cubique ou parallélépipédique de so l selo n les
3 dir ect io ns de l’espace par des plat eaux r igides ou souples qu i
l’ent ourent . Trois configur at ions sont rencont ré es :

41
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Des appare ils à int er face r igide, où le chargement se fait par


l’ int er médiair e de six plat eaux r igides, per met t ant une bonne mait r ise
des déplacement s au niveau des front ières de l’éprouvet t e d’où une
meilleure unifor mit é et est imat io n du champ de d éfor mat ion.

Des appareils à int er face souples où les so llic it a t io ns sont


réalisées à part ir d’enceint e de co nfinement à paro is souples ou par
l’ int er médiair e de coussins (d’air o u d’eau) à pressio n cont rôlable et
qui per met t ent d’assurer une bonne unifor m it é du champ de
cont raint es.

Des appareils mixt es à int er faces r igides et souples cumulent les


avant ages et les possibilit és des deux précédent es configurat ions.

· Essai s au triaxial dynamique :


Ce t riaxial développé qui ut ilise des éprouvet t es cylindr ique s
creuses per met l’applicat ion conjo int e d’un effort vert ical, d’un couple
de torsion et de pressio ns lat érales génér ant une rot at ion cont inue des
axes pr inc ipaux. L’échant illo n cylindr ique creux est préféré à un
échant illo n cylindr ique plein afin d’assur er une meilleure ho mogénéit é
des co nt raint es, cet t e ho mogénéit é, dans le cas du cylindre creux, peut
êt re d’aut ant plus opt imisée qu’un cho ix judicieux de ses dimensio ns
est réalisé.
Des pist ons à air co mpr imé appliquent les effort s de co mpress io n
et de torsion à un échant illo n de haut eur et de diamèt re ext ér ieur
254mm, et de dia mèt re int ér ieur 203mm. Les pressio ns lat érales
int er nes et ext ernes imposées peuvent êt re différent es, le haut de
l’échant illo n ét ant recouvert d’une plaque rendant la part ie int er ne de
l’échant illo n her mét ique.
Cet appareil déve loppé à l’I mper ia Co llege de Londr es (Hight et
al. 1983) dont une versio n dit e « T4C st ady » (appareil de Torsio n,
Co mpressio n, Confine ment d’éprouvet t e Cylindr ique Creuse en
so llicit at ion St at ique et Dyna mique) a ét é conçu par EDF pour
l’est imat io n de la t enue sis mique , il est act uellement ut ilisé à l’I NS A
de Lyo n.

· Essai s à colonne résonnant e :


Ces essais dit s dynamique cons ist ent à at t eindre la fr équence de
résonance de l’échant illo n en imposant des so llic it at io ns cycliques
lo ngit udina les ou en t orsion. Dans la plupart des cas, le mat ér iau est
supposé viscoélast ique linéaire si bien que l’ét ude d’une barre finie
viscoélast ique linéaire (assimilée à l’échant illo n) soumise à une
excit at io n pér iodique à l’ un de ses bords, per met de dét er miner un lieu
42
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

ent re les fr équences de réso nance et les modules de défor mat io n du


mat ér iau en pet it es défor mat io ns (Cr emer, 1973, Boelle, 1983,
Cazacliu, 1996), Hameur y (1995). Un générat eur de fo nct ions t ransmet
un signa l à des bo bines mo nt ées sur l’échant illo n qui ent rainent en
déplacement les no yaux magnét iques. La fréquence du signal, mesurée
précisément par un fr équencemèt re, est augment ée progressivement
pour att eindre la résonance, repérée, par exemple, à part ir du maxi mum
de la courbe fr équence -accélérat io n ( l’accélérat io n est mesurée par un
accéléro mèt re).

· Essai s à propagation d’ondes ult rasonores :


Ces essais co nsist ent à mesurer les vit esses d’ondes
lo ngit udina les ou t ransver sales qui se pr opagent dans l’échant illo n de
mat ér iau t est é. Ces vit esses sont reliées aux modules de défor mat ion du
mat ér iau en post ulant une hypot hèse d’élast icit é linéaire. La générat io n
des o ndes lo ngit udina les ou t ransversales est réalisée par
l’ int er médiair e de capt eur piézo -élect r ique. Un mat ér iau est dit piézo -
élect r ique, quand celui-ci est soumis à une défor mat io n mécanique, il
produit une t ens io n élect rique et inver sement , il se défor me quand un
champ élect r ique lui est appliqué.
Leur faible cout , leur facilit é d’inst allat ion, et le car act ère no n
dest ruct if des so llicit at ions qu’ils génèrent ont permis à ces capt eurs de
se répandre et d’êt re inst allés sur les essais classiques de laborat oire,
co mme les essais œdo mét r iques ou triaxiaux.

· Essai quasi- statique de p récisi on


Les essa is st at iques et dynamiques se dist inguent par les t ypes de
so llicit at ions appliquées : quasi-st at iques ou rapides et dynamiques.
Cet t e dist inct io n des so llic it at ions est fondée sur la négligence ou la
pr ise en co mpt e des forces d’ inert ie qui ent rent en jeu dans les
équat ions du mouvement .

Di Benedet t o & Tat suoka (1997) ou semlat & luong(1999)


précisent cet t e not io n en co mparant , à une lo ngueur de référence
(haut eur H de l’échant illo n par exemple), la lo ngueur d’onde de la
so llicit at ion, y = C.T avec C la v it esse à laquelle une var iat io n d’effort
se propage d’un po int à un aut re, ou vit esse de propagat io n de l’o nde
mécanique, et T la pér io de de la so llicit at ion.

Lorsque le rapport y/H est grand devant l’unit é, les


so llicit at ions peuvent êt re considérées comme quasi-st at iques et
l’ inert ie négligée.

43
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Lorsque ce même rapport est pet it devant l’unit é, les


so llicit at ions sont dynamiques, l’inert ie cesse d’êt re négligeable et les
co mposant es de l’accélér at ion do ivent êt re pr ises en co mpt e.

Enfin, lorsque la haut eur de l’échant illon est comparable à la


lo ngueur d’onde de la so llicit at ion, les essa is so nt qualifiés de
résonnant s.

3.5.2 Essai s IN SITU :

L’usage des t echniques d’essais in sit u est devenu syst émat ique
pour la plupart des ouvrages import a nt s sur t erre comme en mer. I l est
possible de dist inguer les essais de pénét rat io n, de cisaille ment ,
d’expansio n et les essais sis miques ou de propagat ion d’ondes. Les
pr incipaux essais sont présent és ci- après

· Essai s de pénét ration


Les essais de pénét rat ion peuvent êt re réalisés par fo nçage d’une
point e conique (pénét romèt re st at ique), par bat t age à l’aide d’un
mout on d’une po int e conique (pénét romèt re dynamique) ou d’un
carott ier. La résist ance de po int e est mesurée et les premières
améliorat io ns ont consist é à la dissocier du frott ement lat éral. Du fait
de sa souplesse et sa facilit é d’ut ilisat ion, le pénét romèt re est t rès
répandu et a connu de no mbr euses var iant es en int égrant un ou
plusieurs capt eurs de pressio n int erst it ielle (piézocône), ou un
accéléro mèt re (S ismocône).

Fig. 1.8 : pr incipe du t ravail pénét romèt re

44
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

· Essai s de cisai llement


Les essais de cisaille ment s consist ent à dét er miner les
caract ér ist iques de résist ance des so ls en imposant une cont raint e de
cisaille ment so it par t ract ion ou arrachement vert ical de l’appareil so it
par rot at io n aut our de son axe.

Le scisso mèt re est l’essai de cisailleme nt le plus répandu, le


cisaille ment ét ant réalisé par rot at ion des pales r ect angulaires. Son
ut ilisat io n est fréquent e po ur la dét erminat io n de la cohésio n non
drainée des argiles qui est reliée au couple de torsion app liqué. Selo n
Tavenas et Leroueil (1987), les effet s de la géo mét r ie part iculièr e de
l’appareil sur le frott ement , la dist r ibut io n non unifor me des
cont raint es ou encore sur la rupt ure progressive du so l (qu i peut avo ir
lieu au cours du cisaille ment ), sont mal connus et rendent diffic ile
l’ int erpr ét at ion des résult at s.

Fig. 1.9 : scisso mèt re à hélices

Le scisso mèt re aut o foreur développé par Baguelin et Jézéquel e n


1973, consist e à descendr e une sonde par aut oforage pour réduire au
maximum les effet s de remaniement de sol. Suivant le même pr incipe
que le scisso mèt re, le cisaille ment est appliqué par rot at ion de la part ie
cylindr ique munie de pales et le c ouple t orsio n avec l’angle de rot at io n
sont mesurés.

Le phaco mèt re reproduit le pr incipe des premiers essais de


cisaille ment en forage dévelo ppé aux Et at s -Unis sous le no m de
« boreho le shear t est » selo n Reiffst eck (2002). I l cons ist e à dilat er
dans un for age préalable une sonde munie d’aspér it és qui pénèt rent

45
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

dans le so l. La r ésist ance au cisaille ment du so l est alors mesurée lor s


de l’arrachement vert ical de la so nde.

· Essai s d’expansion
Les essais d’expansio n reposent sur le pr i ncipe de dilat er
une sonde radiale ment , dans un forage préalable et à dét erminer la
relat ion ent re la pressio n appliquée et le déplacement de la paro i de la
sonde. Les pr incipaux essais présent és ic i sont le pressio mét re, le
pressio met re aut o foreur et le pressio - pénét romèt re.

L’un des essais les plus répandus in sit u est le press io mét re,
origine llement développé par Ménard en 1955. I l est const it ué d’une
sonde c ylindr ique dilat able, reliée à un syst ème ext ér ieur de gonflage
et dot ée de capt eurs pour la mesure des var iat ions de vo lume et de la
pressio n appliquée.

L’essa i consist e ainsi à met t re sous pressio n la sonde


pressio mèt r ique par inject ion d’un fluide inco mpr essible et à mesurer
les var iat io ns de vo lume de la membr ane qui se dilat e en fo nct io n de la
pressio n imposée.

Selo n Jamio lkowski et al. (1985), l’avant age de l’essai


pressio mèt r ique est qu’il est un des seuls essais in sit u capables de
four nir des relat io ns co nt raint e -défor mat ion jusqu’à la rupt ure avec des
condit io ns aux limit es spat iales r elat ivement bien définies. Ainsi, il
per met une analyse t héor ique et expér iment ale du co mport ement des
so ls plus « r igoureuse » que d’aut res essais in s it u (pénét romét re,
scisso mèt re).

L’ét at de cont raint e et les modules de défor mat io n


axisymét r iques so nt en effet accessibles et des var iant es ont vu le jour
pour mesurer le fluage ou le gonfleme nt des so ls selo n Reiffst eck
(2002) cit ant les t ravaux de Leidwanger, Flavigny et Ofer. Tout efo is,
l’essai préss io mét r ique ne s’affranchit pas des phé no mènes de
remaniement dû au forage préalable du so l.

Le pressio - pénét romèt re consist e à co mbiner les


infor mat io ns provenant d’un essai de pénét rat io n st at ique et d’un essa i
pressio mèt r ique. L’essai est réalisé par fo nçage d’une sonde
pressio mèt r ique fixé à un t rain de t iges à point e co nique la procédure
d’essai ne do nne accès aux propr iét és du so l qu’apr ès un cycle de
charge-décharge (gonflement -dégonfle ment ) au minimum pour t ent er
d’effacer le remanie ment du à la mise en place de la sonde.

46
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

· Essai s si smiqu es
Ces essais sont issus de la géophysique et consist ent à mesurer les
vit esses de propagat ion d’ondes émises dans le so l. Pour réaliser ces
mesures, une pert urbat io n en génér al mécanique est crée en un po int du
sit e qui génère des ondes qui se propagent jusqu’à un aut re po int du sit e
dont la dist ance à la source est connue. Pour relier les vit esses
mesurées aux par amèt res mécaniques du sol, une hypot hèse au préalable
doit êt re réalisée sur le co mport ement du so l. Les énergie s mises en jeu
sont suffisamment faibles t el que les défor mat ions découlant de ces
essais rest ent pet it es (<10 -5 m/ m) et que le so l puisse êt re considéré
co mme élast ique. Deux cat égor ies d’essais peuvent êt re dist inguées :

- Les essais réalisés à part ir de la sur face du so l

- Les essa is réalisés à part ir de forage. « cr oss-ho le », « down-


ho le », ou « up-ho le »

Les essais réalisés à part ir de la sur face du so l consist ent à créer


une pert urbat ion mécanique à la sur face du so l qui se propage dans le
sous-so l par ondes progressives et qui donne la naissance à des
phéno mènes de r éflexio n et de t ransmis sio n lor squ’elles par viennent
aux limit es des couches géo logiques.

Les ondes réfléchies remo nt ent à la sur face ou elles sont


dét ect ées (pr incipe de sis mique -réflexio n, ou les ondes t ransmises
peuvent se propager hor izont alement sur une cert aine dist ance et
remo nt er ensuit e ver s la sur face (pr incipe de sis mique -réfract ion).

Ces essais sont faciles à met t re en œuvre mais rest ent peu
ut ilisés pour les ouvrages import ant s. Une mét hode plus récent e
(SAS W ou Spect ral Analysis o f Sur face Waves, CNRC, 1997)
développe les propr iét és des o ndes de sur face qui se propagent
direct ement de la source aux dét ect eurs et s’at t énuent sur la pro fo ndeur
du so l (ondes de Rayle igh). Leur vit esse est reliée à celle des ondes de
cisaille ment .

47
Chapitre 3 : Méthodes de détermination des
déplacements dynamiques dans le sol

Fi g. 1. 10 : Vues sch ém a t i ques d’un essa i (a ) « down -h ol e » (Ri e ffst ea ck)


et (b) « cr os s h ol e » et « up h ol e »

Les essais réalisés à part ir du forage sont les essais « cross-


ho le », « down- ho le », ou « up- ho le ». La source d’émiss io n et les
récept eurs sont so it placés à la sur face so it dans le forage. La
pert urbat ion émise se fait par explo sion, ou le plus souvent par
l’ int er médiair e d’un mart eau coulissant . Les vit esses des on des de
co mpressio n et de cisaillement peuvent alors êt re mesurées puis
reliées aux par amèt res mécaniques des so ls en place par l’ int er médiair e
d’une hypot hèse de co mport ement élast ique.

48
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

Chapitre 4 :

Détermination expérimentale des


vibrations transmises au sol

Dans ce chapit re on présent e une descr ipt io n de l’essai sur


modèle rédu it ut ilisé pour la dét er minat io n des vibr at ions t ransmises au
so l.
Ces essais port ent essent iellement sur l’analyse des
déplacement s vert icaux, défor mat io ns axiales, et cont raint es axia les à
l’ int er face d’un prot ot ype de fo ndat io n soumis à des so llicit at io ns
vert icales har mo niques générée par une machine vibr ant e.
Ces t ravaux de recherches ont ét é effect ués dans des condit io ns
expér iment ales similair es à celles ut ilisées par J.V. Perr y (1963), et
Brumund & al. (1972)

4.1. Modèle réduit :

Le modèle réduit ut ilisé dans l’essai est représent é sur la figure


(4.1). Dans ce mo dèle la force vert icale har mo nique produit e par la
machine d’essai est appliquée direct ement sur un protot ype de semelle
de for me cir culaire ou carré. Cet t e fondat io n est placée à la sur face
d’un échant illo n de so l de dimens io ns assez import ant es par rapport à
celles de la fo ndat io n.

Le mat ér iau ut ilisé ét ant le même que dans le pro blème réel,
l'effet d'échelle est pr incipalement lié au rapport ent re les dimens io ns
des semelles et la t aille des échant illo ns.

Les dimens io ns de la seme lle sont fixés à : diamèt re = 102 mm,


haut eur 50 mm. Ces dimens io ns ét ant proches de celles ut ilisées par
Brumund & al. (1972) : diamèt re 4 in.

49
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

( r, n, ζ,G, E )
H : hauteur du
massif de sol

Fi g. 4. 1 m odèl e exp ér i m en ta l de fon da t i on de m ach in e


gén ér an t un e vi br a t i on ver t i ca l e

Les dimens io ns des échant illo ns so nt fixées en t enant compt e


des condit io ns d’éche lle, des zo nes d’influence, ains i que des
dimensio ns ut ilisées dans les expér iment at ions simila ir es. Ces
dimensio ns do ivent t enir co mpt e de la zone d’influence des t assement s
dynamiques, qui est de 2.4 R en sur face avec une pro fondeur pouvant
att eindre 6R (R ét ant le rayo n de la sem elle).

Les massifs de so ls t est és sont de t rois t ypes ayant des for mes
cubiques, leurs dimensio ns respect ives sont : 30*30*30, 50*50*50 et
100*100*100 cm. Ces dimensio ns so nt en accord avec l es dimensio ns
des échant illo ns t est és par J.V.Perr y (1963) qui sont de for mes
cubiques de 1 m 3 de vo lume, alor s que le s essais mo dèles de Brumund
et de Leo nard (1972) o nt ét é effect ués au mo yen d'un récipient 2 - ft 3
(0.057- m 3 ) ; ces der nier s ont emplo yé le sable 20 -30 Ot t awa, compact é
à une densit é relat ive de 70%.

L’int ensit é des forces appliquées dépend st r ict ement des valeurs
de cont raint e à la rupt ure du so l. Cependant , la t aille des grains de
sable est maint enue à l’ét at réel.

Les t ravaux de Balachowski (1995) et de Gar nier and Koenig


(1998) ont mont ré que les fro tt ement s lat éraux mesurés ne sont pas
influencés par l'effet d'échelle lié à la t aille des grains si le rapport
ent re le dia mèt re d du modèle et le D50 du sable est suffisamment
grand (d/D50 ≥100).

50
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

4.2. Machine d’essai


La machine d’essai co nst it uée d’un bât i mét allique support ant un
mot eur élect r ique, relié au s yst ème de t ransmissio n de charge . Cet t e
machine est mont rée sur la figure ( 4.2) :

Fi g. 4-2: vue gl oba l e de l a m a chin e expér i m en ta le.

4.2.1. Princip e de fon ctionnement :


Ce disposit if expér iment al peut générer des forces vert icale s
har mo nique s selo n différent es fréquences et amplit udes , grâce à un
syst ème de var iat ion de vit esse co nst it ué d’un réduct eur de fr équences
réglable relié au mot eur élect r ique.

- type moteu r : 3 phases 380


- puissan ce : 1.5 kW
- vitesse : 1405 t / min.

Le s yst ème de t ransmiss io n du mouvement har mo nique est const it ué


de :

· Un ensemble d e poulies de dia mèt res Æ(700 mm) et Æ(140 mm)


qui sert à réguler la fréquence du mouvement .

51
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

Fi g. 4. 3: Syst èm e poul i es d e t r an sm i ssi on r el i é a u va r i at eur de vi t esse.

· Un ressort à boudin ( haut eur 16.3 cm) soudé à une plaque


mét allique fixée à la semelle .

Ce disposit if agencé à l’axe vert ical de la machine, per met de


générer la force har mo nique ainsi que de maint enir une pre ssio n
const amment sur la semelle lors des différent es phases de
relaxat io n du mouvement .

Le ressort a ét é ét alo nné avant de procéder aux essais pur ement


dit s, ce qui a per mis de dét er miner sa r aideur, et ains i à chaque
défor mat ion produit e, on peut conna it re direct ement l’int ensit é de
la force appliquée inst ant anément .

L’ut ilisat ion d’une sér ie de ressort s de différent es raideurs, nous


per met de faire var ier l’ int ensit é de la force excit at r ice.

Fi g. 4. 4 : m i se en pla ce du di sposi t i f d e l a for c e.

52
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

4.2.2 Caractéri stiques du mouvement vibratoi re :

Le bras de t ransmissio n de la machine applique sur le protot ype de


fo ndat ion un mouvement h ar mo nique vert ical caract ér isé par les
paramèt res suivant s :

Amp lit ude maximale de l’axe = 2 cm

Pér iode de vibrat io n (T) = 0,6 s

Fréquence d’excit at ion = 1,667 Hz

Fréquence circula ir e : ω = 10.467 rad/sec.

4.3 Prototype de fondation


Dans ce t ravail, les se melles en bét on ut ilisées so nt de deux
for mes :

· Sem elle carrée :

Ce protot ype de semelle en bét on a une for me carrée de


dimensio ns (0,12*0,12 *0,05) m

· Sem elle circulai re :

Ce deuxiè me protot ype de semelle en bét on a une for me


cir culaire ayant pour dimensio ns : diamèt re 102 mm, épaisseur 50mm.

0.05
0.12 0.12

Figure 4.5: Semelle rectangulaire Figure 4.6 : semelle circulaire

53
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

4.4. Echantillon de sols


Les échant illo ns de so ls prélevés so nt analysés, puis mis dans
des bacs d’essais prévus à cet effet selo n le t ype d’expér iment at ion
programmée.

4.4.1. Bacs d’essai s :


Une sér ie de bacs de so l ayant différent es dimensio ns o nt ét é
conçus pour les beso ins expér iment aux. I ls so nt de for mes cubiques ou
cylindr iques

a. Bacs cubiques
Le bac pr inc ipal figure (4.5) de dime nsio ns (1*1*1 m) a pour
avant age de per met t re de mesurer les déplacement s de vo isinage et en
profondeur du so l, ce s yst ème per met de reconst it uer le semi espace
infini élast ique isot rope du so l. Les caract ér ist iques d imensio nnelles
des bacs d’essais de for mes cubiques so nt les su ivant es :

Fi g. 4. 7 : ba c d’essa i cu bi que – vol um e de s ol 1 m 3

N 0 du ba c For m e de ba s e du ba c Di m en si on ba se et h a ut eur

Ba c n = ° 1 Cubi que 100*100 et h= 100 (cm )

Ba c n = ° 2 Cubi que 30*30 et h= 30 (cm )

Ba c n = ° 3 Cubi que 50*50 et h= 50 (cm )

T a b 4. 1 : ca ra ct ér i st i ques di m en si onn el l es des ba cs d’e ssa i s de for m es cu bi ques

Les bacs ont ét é munis de panneaux en plexiglas per met t ant le


suivi du processus de défor mat io n du so l et l e cont rôle de sa co mpacit é
lor s du damage prélimina ir e .

54
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

La base du bac a ét é per foré init ialement pour per met t re la mise
en place de la t ige t émo in qui sera placé sous la fo ndat ion à l’ int er face
so l- fo ndat io n per met t ant de t ransmet t re avec précis io n les défor mat io n s
se produisant dans cet t e zone au co mpar at eur de mesure prévu à cet
effet .

b. Bacs de for mes cylindr iques :

L’élaborat ion des ét udes de l’ influence des t assement s au


vo isinage de l’axe d’int er face sur des semelles de for me circulaire a
ét é effect uée sur des bacs d es so ls de for me c ylindr ique.

Fi gur e 4. 8 : r epr ésen t ant l es ba cs de s s ol s cubi q ue et c yl i n dr i que

N 0 du ba c For m e de ba s e du ba c Di m en si on ba se et h a ut eur

Ba c n = ° 4 C yl i n dr i que en pvc D= 12. 5 et h = 25 (cm )

Ba c n = ° 5 C yl i n d. en a ci er D = 30 et h = 32 (cm )

T a b 4. 1 : ca ra ct ér i st i ques di m en si onn el l es des ba cs d’e ssa i s de for m es


c yl i n dr i ques

4.4.2. Caractéri stiques des échanti llons de sols :

Les rapport s d’analyses de laborat oire ont révélé les


caract ér ist iques suivant es des so ls qu i seront s oumis aux essais
dynamiques :

1. le sable ut ilisé, de masse vo lumique 2.31 g/cm 3 , est à fort e


dominance de part icules fines, la t aille des grains est co mpr ises
ent re 0.2 et 0.6 mm.

55
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

D60 D50 D30 D10 Cu Cc

0. 36 0. 32 0. 27 0. 25 1. 44 0. 81

T a b 5. 3 : ca ra ct ér i st i q ues gran ul om ét r i ques du sabl e

L’indice des vides var ie de 0.652 à 0.909.

2. L’argile mar neuse :

- une masse vo lumique r = 1.61g/c m 3

- t eneur en eau nat urelle W = 22.44%


- Limit es de liquidit é W l = 47%
- Indice de plast icit é I p = 18%

- Angle de frott ement int e rne j = 15°


- cohésio n C u = 0.2 bar s.
3. L’argile sableuse :

- une masse vo lumique r = 1.53g/c m 3


- t eneur en eau nat urelle W = 18.59%
- Limit es de liquidit é W l = 28%

- Indice de plast icit é I p = 11%


- cohésio n C u = 0.124 bars.

4.4.3. Ext raction de l’é chanti llon de sol exp éri mental :

L’ext ract ion d’un échant illo n de so l présent e des difficu lt és de


faisabilit é, eu égard, aux dimensio ns et la for me des bacs d’essais,
l’usage couramment adopt é dans ce t ype d’essais, t ravaux de
J.V.Perr y(1963), Brummund & al(1972), ou sur le T4C st ady par
Sauzeat (2003), Dut ine(2005) , puis Doan Tran (2006) est d’ut iliser que
ce so it pour les sables d’Ot t awa dans les deux pr emiers cas ou le
mélange sable-argile pour le t ro isiè me des géo - mat ér iaux à l’ét at
pulvérulent qui seront so it compact é manuellement à environ 70% ou
soumis à des pressio ns de confine ment comme dans le cas du T4C
st ady.

56
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

4.4.4. Prép aration de l’échanti llon et de l’essai :

Selo n les o bject ifs assignés préalablement à chaque essa i, un


cho ix du t ype de bac est fixé en conséquence. L’ échant illo n de so l est
mis en place dans le bac par pluviat io n à l’aide d’ent onno ir. Le dépôt
de sable se fait par plusieur s couches hor izo nt ales, les plus unifor mes
possibles. Dans le cas d’échant illo n denses, de pet it s t apot ement s sont
appliqués sur le mo ule ext ér ieur pour densifier les couches de sables
par vibrat io n. Cet t e mét hode per met d’obt enir des échant illo ns lâches
et denses t rès simplement . Un damage manuel est effect ué
parallèle ment par pet it es couches hor izont ales afin de reco nst it uer
sensiblement l’ét at du sol en place.

Tenant compt e des reco mmandat ions expér iment ales, qui
st ipulent que pour des so ls de fo ndat ions granula ir es et lâches, il est
toujours souhait able de prendre des précaut io ns pour év it er des
problèmes possibles dans le t assement . Des spécificat io ns au mo ins de
densit é relat ive de 70 ٪ sont souvent cit ées.

Fi g 4. 9 : Pr épar at i on de l ’éch ant i l l on : a . dam i er et ech a n ti l l on b. den si fi ca t i on des


c ouch es pa r dam a ge m an uel et vi br a t i on

De même, on peut opt er dans cert ains cas à des essais


oedomét r iques au préa lable, afin de dét er miner les co ndit io ns de
co mpressibilit é et de conso lidat io n de l’échant illo n.
L’échant illo n de so l ainsi prépar é dans le bac d’essai, o n
procédera, par la suit e, à la mise en place du disposit if de mesure et
enregist rement prévu à cet effet .

4.5 Système d’acquisition des mesures


4.5.1. Comparateu r de mesu re
Cet appareil de mesure de précisio n sert à indiquer
inst ant anément t out déplacement du t émoin posé dans les différ ent s
point s du so l d’une part , de plus, il sert à indiquer les élo ngat ions du

57
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

ressort à boudin lors des mult iples phases de t ransmiss io n de la charge


excit at r ice.

Une sér ie de t rois co mparat eurs de marque de Bat y-CL1, ayant


une précisio n de 0.01 mm, a ét é ut ilis é parallè lement dans chaque
essai.

Fi g. 4. 1 0 : com pa ra t eur s sup et in f.

Les co mpar at eurs placés en t rois posit io ns spécifiques :

- Le premier en bas du bac en face du t émo in axe - int er face, nous


indique inst ant anément tout déplace ment infime se produisant au cent re
de la seme lle dans la zone int er face so l- fo ndat ion.
- Le second est placé en bas du bac en face du t émo in bord -
int er face, afin d’ indiquer les déplacement s au coin de la semelle (a/ 2 ,
b/2) dans la même zone d’int er face.
- Le der nier co mparat eur est placé en face du t émo in ressort -
semelle, il indique les élo ngat ions inst ant anées du ressort de
t ransmissio n de la force excit at r ice.

4.5.2. Mesu re par l’uti lisation de vid éo :


Des caméras à haut e réso lut io n numér ique enregist rent tout es
les indicat ions révélées par les t rois comparat eurs, afin de pouvo ir
reconst it uer par le bia is de logic iels de t rait ement de l’image les
déplacement s inst ant anés de chaque t émoin, c'est -à-dire chaque po int
de cont rôle.

58
Chapitre 4 : Essais de détermination des
tassements et contraintes dynamiques

Fi g. 4. 1 1 : m i se en pla ce des ca m er a s d’en r egi strem en t

L’explo it at ion de ces enregist rement s nous per met de reconst it uer
l’évo lut ion des différent s paramèt res, et le t raçage ains i des courbes de
var iat ions du déplacement et de la force excit at r ice en fo nct ion du
t emps.

4.6 Principe de réalisation de l’essai :

Une fo is, le disposit if mis en place, une der nière mise au po int
de la posit io n init ia le du bras de t ransmi ssio n de la force est effect ué e.
L’essa i consist e à soumet t re le s yst ème sol- fo ndat ion à un chargement
vert ical har mo nique d’amp lit ude const ant e, pendant plusieur s cyc les
avec une fréquence const ant e (1.6 7 Hz) dans not re cas.

Les enregist rement s prélevés seront t rait és par la suit e par des
logic iels de t rait ement d’images, pouvant dét ailler le séquent iel des
déplacement s en fo nct ion du t emps, ce qui nous per met t ra, en un
premier lieu, de met t re en for me les courbes de var iat io n des
déplacement s donnés par le co mparat eurs en fonct ion du t emps.

Fi g. 4. 1 2: sch ém a du di sposi t i f d’e ssa i d’a xe-i n ter fa c e et voi si n a ge

59
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Chapitre 5 :

Résultats et discussions

5.1. Programme d’essai :

Trois ca mpagnes expér iment ales ont ét é réalisées port ant sur de s
mat ér iaux différent s et ayant des object ifs spécifiques propres à chaque cas.
La premièr e port e sur le sable prélevé à Hamma, elle vise à mesurer
les déplacement s et caract ér iser ains i les défor mat ions et cont raint es à
l’ int er face so l- fo ndat io n sous les so llic it at ions vert icales har mo niques .
L’analyse expér iment ale du co mport ement du sable a ét é acco mpagnée
d’une ét ude des effet s d’influence de la posit ion par rapport à l’axe de la
semelle au niveau de l’int er face. Deux paramèt res ont ét é ainsi ét udiés :
l’effet de vo isinage dans le plan hor izont al d’int er face et l’effet de la posit io n
en pro fondeur dans le so l. L’int érêt de ces ét udes d’influence est de délimit er
la zo ne d’influence des vibrat io ns sur le tassement du massif de so l.

La deuxième sér ie d’essais a port é sur l’analyse des déplacement s


vert icaux des échant illo ns d’argile sable use dans la zo ne d’int er face, p uis
l’ influence de renforcement s (co lonnes ballast ées , t ir ant s et sol de
subst it ut ion) sur la grandeur de ces déplacement s.

La t roisième sér ie d’essais a ét é consacr é à une ét ude co mparat ive du


co mport ement d’un so l co hérent (argile kao lin) et un aut re so l sableux du
point de vue répart it io n des déplacement s vert icaux dans chaque massif, afin
de caract ér iser le t ravail de chaque t ype de so l en profo ndeur et au vo isinage.

Chaque campagne a nécessit é la réalisat ion d’un no mbr e spécifique


d’essais, en fo nct ion du no mbre de par amèt res en ét ude et des condit io ns
t echniques propres à l’essai. Le no mbr e d’essais réa lisés est d’environ 80,
seule ment une part ie a ét é jugée sat isfaisant e et dont le t rait ement a ét é

60
Chapitre 5 : Résultats et discussions

conser vé : 1er e sér ie (15 essais), 2eme sér ie (12 essais) et pour la t roisième
sér ie (8 essa is).

Matériau Désign ation position Caractéri stiques


de l’essai mesu rées

Sable Hamma · SAI1 · Axe int er face · D l, e

· SAP1 · Axe en pro f. · D l, e

· SB1 · Bord · D l, e

· SAI F1 · Axe int er face · D l, e, s, E

· SAI F2 · Axe int er face · D l, e, s, E

· SAI F3 · Axe int er face · D l, e, s, E

· Sable argileux · SAAI1 · Axe int er face · Dl

· Sable argileux · SAT AI1 · Axe int er face · Dl


renf. T irant s

· Sable argileux
· SACAI1 · Axe int er face · Dl
renf. Co l. Bal.

Sable argileux · SSAI1 · Axe int er face · Dl

· SSB1 · Bord · Dl
Argile Mar neuse · AMAI1 · Axe en pro f. · Dl

· AMB1 · Bord · Dl

T a b 5. 1 : n om en cl a t ur e des es sa i s r éa l i sés

61
Chapitre 5 : Résultats et discussions

5.2. Caractéristiques des matériaux testés

Les expér iment at ions réalisées au laborat oire sur le co mport ement de
so ls soumis à ce t ype de chargement dynamique o nt toujours co nsidéré des
mat ér iaux pulvér ulent s, et précisément le sable.

Dans le cas de nos t ravaux de recherches on a effect ué une sér ie


d’essais sur des échant illo ns de nat ures diverses prélevés sur des sit es de la
régio n de Const ant ine : sable de dune Hamma, argile mar neuse gr ise au
chant ier de l’universit é Ment our i et de l’argile sableuse à Ain E l-Be y.

Les rapport s d’analyses de laborat oire ont révélé les caract ér ist iques
présent ées au paragraphe (4.4.2).

5.3. Détermination expérimentale des déplacements et


contraintes dans un sol sableux :
Une pr emière sér ie d’essais a ét é consacr é vo lo nt aire ment au
co mport ement du sable à des fins de co mparaiso n et validat io n.

I l s’agit dans un pr emier t emps de mesurer les dép lace ment s au po int
de cont act so l- fo ndat ion à l’axe, et à un point sur la face supér ieure de la
fo ndat ion sit ué à l’axe dans la zone de cont act ent re le disposit i f
provoquant la force har mo nique et la fondat ion.

Deux co mparat eurs de mesure placés à cet effet nous per met t ent de
prélever les déplacement s inst ant anés aux po int s indiqués, dont
l’ int erpr ét at ion des enregist rement s vidéo par un t rait ement de l’ image
rend possible l’élaborat ion d es cour bes de déplacement s des po int s
indiqués en fo nct io n du t emps.

D’aut res mesures seront effect uées par la suit e dans différent s
endro it s du syst ème, selo n l’o bject if r echerché par l’essai, que ce so it au
bord de la semelle à l’int er face pour des ét udes de l’effet de vo isinage, ou
en profo ndeur de l’échant i llo n pour explorer l’effet de dissipat ion de s
t assement s en pro fondeur du massif de so l.

5.3.1. Mesu res des d ép lacements verticau x et déformation s axiales


du sol en fonction du temps :

L’échant illo n de sable a ét é so umis à un chargement vert ical


har mo nique d’une int ensit é F1 = 950 N, génér é par la machine d’essai

62
Chapitre 5 : Résultats et discussions

avec une fr équence co nst ant e f = 1.667 Hz . Cet essai co mbiné avait pour
but préliminaire de dét er miner l’évo lut ion du t asse ment dynamique en
t rois endro it s spécifique s de l’échant illo n :

· Dans la zone d’int er face en posit io n d’axe : Point 1 (h=0, 0,0)

· Dans la zone d’ int er face au bord de la semelle : Point 2 (h=0, r.r)

· Et à une pro fondeur : Point 3 (h=hs/ 3, 0,0,)

Fi g. 5. 1 : posi t i on s des poi n t s de m esur es sur l ’éch ant i l l on

a) Tassement s dans la zon e d’interface en position d’axe :

Le co mparat eur relié au t émo in placé dans la zo ne d’int er face à l’axe de


la se melle, nous indique les déplacement s t emporels du so l sous la semelle .
La reconst it ut ion de ces do nnées nous per met d’élaborer les cour bes de
var iat ion de la défor mat ion axia le en fo nct ion du t emps :

63
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 2 : (a ) dépl a cem en t a xia l sel on la posi t i on d’a xe i nt er fa ce p oi n t 1 (0, 0, 0, ) ,


(b)d ét a i l des si n usoi des à pa rt ir du 2em e c ycl e.

Ces déplacement s suivent une courbe cro issant e en sinuso ïdes. A


l’amor ce du mouvement , un t assement init ia l import ant se produit
(S i =11.74mm) suit e au choc, qui ser a suivi par une phase de mouvement
t ransit o ir e avant la st abilisat io n des sinu so ïdes au bout du 15eme cycle avec
des t assement s mo yens de 12.05 mm.

Les défor mat ions axiales so nt ains i déduit es : e (%) = D h/ h 0 . La courbe


des dé for mat io ns t emporelles à l’ int er face reconst it uée apr ès t rait ement
présent e l’aspect suivant :

Fi g. 5. 3: var i at i on de la défor m a ti on a xi a l e à l ’a xe i n t er fa ce

On remarque la poursuit e du procéssus d’accro issement de s


défor mat ions pendant neuf cyc les, puis une st abilisat io n sensible des
sinuso ides avec des amplit udes de 0.02% en mo yenne.

64
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Les défor mat ions axiales du so l décr ivent des sinuso ides r éguliér es et
d’amp lit ude sensiblement const ant e.

La cour be de var iat io ns des défor mat ions a une t endance cro issant e
durant les premier s cyc les, puis se st abilise et le so l pr ésevera les mê mes
défor mat ions har mo niques par la suit e, cet t e courbe s’approche des for mes
idéa lisées.

b) Tassement s dans la zone d’interface au bord de la semelle :

Le co mpar at eur relié au t émo in placé, dans ce cas, dans la sur fac e
d’int er face so l- seme lle au bord de cet t e derniére, nous ind ique le déplacement
vert ical du so l dans cet t e zone, co mme le mont re la figure :

Fi g. 5. 4 : dépl a cem en t a xi a l sel on l a posi t i on bor d in t er fa ce poi n t 2 (0,r ,r, )

Ces déplacement s sont assez proches de ceux obser vé s à l’axe de la


semelle r igide. La cour be est croissant e avec des sinuso ïdes d’amplit udes
mo yenne s Az=0.10 mm donnant un t assement final après st abilisat ion de
l’ordre de 11.40 mm.

D’où les courbes de d éfor mat ions dans le vo isinage de la semelle e n


posit ion de bord (0,r,r) :

65
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 5: var i at i on de la défor m a ti on a xi a l e a u bor d in t er fa ce ( 0, r ,r )

On const at e une légere at t énuat ion des défor mat ions vert icales par
rapport à la posit io n d’axe qui passe à 0.0038 en mo yenne, au lieu de 0.0040
à l’axe. C 'est -à-dire une diminut ion de déformat io n de l’ordre de 5%.

Les défor mat ions o nt prat iquement l a mê me t endance que ce so it pour


la posit io n d’axe, ou de bord à l’ int er face, avec des sinuso ïdes régulières
décro issant es ayant des amp lit udes pr at iquement const ant es Az = 0.05 %,
avec une at t énuat ion et une st abilisat io n à part ir du 7eme cycle, où le so l va
se co mport er élast iquement , à chaque coup , il accuse un t assement
addit io nnel qui disparait t ot alement avec le recul de force agissant e.

· Analyse de l’e ffet de p roxi mité de l’axe de la semelle su r le


tassement vertical :

Les dép lacement s au bord de la seme lle (depl 2 sur la courbe) sont
sensiblement proches de celles de l’axe ( depl. 1 sur la même cour be), ce qui
confort e l’idée que le sable et les so ls pulvérulent s t ravaillent de façon
diffuse et l’effet de la so llicit at ion cyc lique est repr is par t out le bloc du so l à
l’ int ér ieur et en dehors du vo lume sous la semelle.

66
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 6 : va r ia t i on du dépl a cem en t et de la défor m a t i on a xia l e


à l ’a xe et a u bor d l ’in t er fa ce

Ceci est confort é par les t ravaux de Giroud (1971) et Meyer ho f &
Ueshit a (1968) qui indiquent que le t assement au cent re de la fo ndat io n est
approximat ivement le double de celui au bord pour une fo ndat io n souple et
égal à celu i du bord pour une se melle r igide.

De même, les résult at s o bt enus à la mis e en place de fils souples en


ét ain dans la sur face d’int er face co nfort ent les r ésult at s avancés par
Milo vit ch (1970) et Poulos (1968) et qui précisent qu’au -delà d’une dist ance r
= 2.4 R (avec R : rayo n de la semelle circu laire) de l’axe vert ical de la
fo ndat ion, le t assement en sur face est pr at iquement nul ; C'est -à-dir e que la
zone d’influence des t assement s dépasse rarement un cercle de r ayo n 2.4 R
par rapport à l’axe de s ymét r ie de la seme lle.

La var iat io n des défor mat io ns dans le vo isinage de la sur face


d’int er face des sables est minime en présence d’une fo ndat io n r igide , le
massif de so l t ravaille en blo c à cet endroit .

c) Déform ations en profondeu r sui vant l’axe de la sem elle :

Dans cet essai le t émo in est placé à l’axe de la semelle à une


profondeur h/3 de l’ int er face, et sous l’act ion des mêmes so llicit at io ns o n
mesure la var iat io n t emporelle des dépla cement s puis les défor mat ions en ce
point du so l.

67
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 7 : va r ia t i on d u dépl a cem en t ver t i ca l à l ’axe i n t er fa ce (0, 0) à un e pr ofon deur h / 3

Les défor mat ions en pro fondeur, cont raire ment à celles produit es à
l’ int er face ont t endance à mo nt rer des sinuso ïdes ayant des a mp lit udes
import ant es de l’ordre de 0.1 % lors des 4 premier s cyc les, pour se réduir e de
mo it ié lor s des cycles suivant s

Fi g. 5. 8 : va r ia t i on de l a défor m a t i on a xi al e à l ’axe i n t er fa ce (0, 0) à un e pr ofon deur h / 3

Jusqu’à la st abilisat io n des t assement s qui se fait pr at iquement à part ir du


sixième c ycle, où l’amp lit ude e sera A z =0.4% à. La courbe de défor mat io n
devient har mo nique mo not one avec des amplit udes de plus en plus pet it es.

68
Chapitre 5 : Résultats et discussions

· Analyse de l’e ffet de la p rofond eu r su r le tassement vertical

Afin de mieux cer ner l’effet d’influence des t assement s en pro fondeur, des
essais sur des échant illo ns plus grands ont ét é effect ués , avec une haut eur de so l
h=500 mm. Les mesures de dép lacement s obt enus dans ce cas so nt mo nt rées sur
la figure fi g. ….

Fi g. 5. 9 : va r ia t i on du dépl a cem en t a xi a l a vec l a pr ofon deur

L’allure de la courbe des déplacement s en fonct ion du t emps de cet


essai cyc lique est confor me aux pr évis io ns, le so l sableux connait un
déplacement import ant sous le premier coup, c’est un choc sous lequel le so l
t asse subit ement d’environ 11.92 mm à la sur face d’int er face, et de 4.86 mm
en profo ndeur ( h/3), apr ès cela les déplacement s décr ivent des s inuso ïd es
légèrement décro issant es.

L’int ensit é des t assement s décro it avec la profo ndeur et son effet
devient peu percept ible à part ir d’une profo ndeur ( h = 6R) où le t assement ne
dépasse pas S= 1.5 mm so it S0/8, avec R : Rayo n de la semelle, et S 0 :
t assement immédiat à l’int er face.

69
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 1 0 : va r ia t i on du dépl a cem en t r el a ti f a xi a l a ve c l a pr ofon deur

Les déplacement s relat ifs à une pro fondeur 3R sont d’environ 30% du
t assement à l’ int er face S 0 , alor s que sa valeur avo isine les 13% du t assement
référ ent iel à une profondeur 6R pour s’annuler prat iquement à 8R.

L’int ensit é des t assement s décro it avec la profo ndeur et son effet
devient prat iquement nul à part ir d’une cert aine profo ndeur selo n la nat ure
du so l, ceci est confort é par les t ravaux de Milo vit ch (1970) et Poulos (1968)
qui préc isent que le massif est considér é co mme infiniment épais pour une
épaisseur plus grande que 6 fo is le rayo n de la fondat ion

5.3.2. Mesu res des forces agissantes et des cont raintes dan s la zon e
interface :

En deuxième lieu, il a ét é procédé à la mesure du déplacement de


l’ext rémit é supér ieure de la semelle, afin de suivre l’évo lut io n de l’ int ensit é
de la charge exc it at r ice avec le t emps, et par là en déduire les valeurs
t emporelles des cont raint es sous la semelle.

70
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 1 1 : va r ia t i on du ch ar gem en t et de l a con tra in t e a xia l e à l ’in t er fa ce s ol -fon da t i on

Le capt eur de déplacement est posit io nné au po int de jo nct io n de la


semelle ( sur sa face supér ieure) et l’ext rémit é du ressort à boudin ser vant à la
t ransmissio n du chargement provoqué par la machine sous for me de force
vert icale po nct uelle axée de t ype har mo nique.

L’enregist rement des déplacement s de l’ext rémit é du ressort nous


per met d’ident ifier les élo ngat ions subis par cet élément , et ainsi de
dét er miner par la suit e la var iat ion de l’ int ensit é de la for ce agissant e avec le
t emps.

La cour be des co nt raint es en fo nct ion du t emps, reconst it uée aprè s


t rait ement présent e l’aspect ci- cont re.

Fi g. 5. 1 2 : va r ia t i on en pa l i er de l a con tr a int e a xi a l e à l ’in t er fa ce s ol -fon da t i on

L’allure de cet t e courbe est mo notone, les sinuso ïdes sont prat iquement
régulières, les différences qui apparaissent dans la cour bes -dét ail s’expliquent
beaucoup plus par des incert it udes d’appareillages, ainsi que les léger s
déplacement s des co mparat eurs au début de l’essai.

71
Chapitre 5 : Résultats et discussions

I l est à not er que dans not re cas, le damage effect ué avant l’ essai n’a
pas ét é vo lo nt air ement t rès significat if, ceci pour per met t re une obser vat io n
claire des phéno mènes de t assement dynamique , le syst ème de mesure en
place ne per met t ant pas des mesures de déplacement s t rès pet it es .

D’aut res essais sur le mê me so l opéré après un damage accent ué ont


mo nt ré que les t assement s enregist rés ét ait prat iquement nuls, le so l ét ait
co mpact et sa densit é t rop élevé.

Ces essa is sur le sable peuvent êt re considéré co mme ét ant no n


dest ruct ifs, l’amp lit ude de la force agiss ant e ét ant limit ée et const ant e, et la
valeur de la cont raint e provoquée à l’ int er face est de l’ordre de 128 kpa ce
qui est en deçà de la co nt raint e limit e de ce so l.

5.3.3. Elaboration des cou rb es cont raintes -d éformation

L’élaborat ion des cour bes cont raint es axia les – défor mat ions axia le s
nous per met par déduct ion de dét er miner les valeurs des modules de
défor mat ions lo ngit udinales et t ransver sales.

Les résult at s pr écédent s nous per met t ent d’avo ir l’ét at de cont raint es
défor mat ions en un int er valle rest reint 3.85< e < 4.05% pour les
défor mat ions et 114< s<126 kpa pour les cont raint es. Cet ét at de cont raint es -
défor mat ions ser a représent é par un po int dans la cour be glo bale.

La figure ci- cont re mo nt re l’aspect de var iat io n des cont raint e s


cycliques avec les défor ma t io ns cycliq ues, not ant qu’une pré -t ensio n de
l’ordre de 40 kpa ét ait appliquée à l’échant illo n avant le début de l’essai, le s
int er valles de var iat io n de la défor mat io n nous révèlent qu’o n est dans le cas
des mo yennes défor mat io ns [3 à 5%].

Fi g. 5. 1 3 : Cour be c on t ra in t e a xia l e -défor m a t i on a xi a l e du sa bl e l e l on g de l ’essa i c ycl i que


sou s l a for c e 1

72
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Les essais mo nt rent le car act ère cyc lique de la var iat io n des
cont raint es axia les en fo nct io n des déformat io ns axia les, qui est clair ement
mo nt ré par les for mes d’hyst érésis répét ées.

Fi g. 5. 1 4 : Cour be c on t ra in t e a xia l e -défor m a t i on a xi a l e du sa bl e a ux 2em e et 3em e c ycl e s.

Le caract ère cyclique de la var iat ion des cont raint es axia les en
fo nct io n des défor mat ion s axiales est clairement mo nt ré par la courbe. Lors
des premiers cyc les la var iat io n des cont raint es se fait dans une plage
d’amp lit ude de 12 kpa et une pér iode idéalisée à 0.04% de défor mat io n axia le
cet t e phase est considérée t ransit o ire. Cet t e courbe se st abilise, après les
premiers cycles, où on obser ve une var iat io n des co nt raint es et des
défor mat ions dans un int er valle plus rest reint , le so l t ravaillant co mme u n
ressort elast ique avec une amplit ude d’environ 8kpa , c’est la phase le régime
per manent du mouvement , co mme il est mo nt ré dans la seconde part ie de la
même courbe.

L’int ensit é modérée et const ant e de la force appliquée engendre des


cont raint es et défor mat ions modérées et l’essai est considéré no n dest ruct if.

5.3.4. Détermination d e l’état de cont raintes-défo rmation s avec


l’accroi ssement de la solli citation :

La var iat io n de la force excit at r ice engendr e un nouvel ét at de


cont raint es et de défor mat ions. A cet effet , il a ét é procédé de reprendre les
mêmes essais de dét er minat ion des dépla cement s, défor mat ions et cont raint es
au niveau de l’ int er face so l- fo ndat io n en posit ion d’axe de la semelle réalisés
sous la force : F1 = 950 N, et ca par l’ applicat io n respect ives des for ces
suivant es : F2 = 1250 N et F3 = 1550 N.

73
Chapitre 5 : Résultats et discussions

I l est à not er que chaque essai a ét é réalisé sur un nouvel échant illo n
pour des raisons t echniques.

· Résu ltat s des essais suite à l’app li cation de la force (F2=1250N) :

Sous l’act ion de la force 2 d’int ensit é mo yenne ( F2 =1250N), on


dét er mine les déplace ment s, défor mat ions et cont raint es au même po int de
mesure et dans les mê mes co ndit io ns des essais précédent s r éalisés sous la
force 1.

o Défor mat ions axia les e (%) du sol au niveau de l’ int er face sous la
force F 2

L’accro issement de l’ int ensit é de la for ce agissant e a eu pour effet


immédiat l’augment at io n des défor mat ions au niveau de l’ int er face qu i passe
d’une valeur mo yenne de 3.80 % à envir on 4.90 %. L’échant illo n de sable
répond bien aux so llicit at ions auxquelles il est soumis, ce qui mo nt re qu’il est
apt e à support er des sollic it at io ns plus import ant es.

Fi g. 5. 15 : va r ia t i on de l a défor m a t i on a xi al e à l ’a xe i nt er fa ce (0, 0) sou s l a for c e 2

Le processus d’accro issement des déformat io ns se poursuit jusqu’au


7eme c ycle au-delà duquel il y a st abilisat io n des t assement s où l’amp lit ude
devient A z = 0.4 % à la fin de l’essai.

L’augment at io n de l’int ensit é de la force agissant e s’acco mpagne d’une


augment at ion des défor mat io ns axiales au niveau de l’ int er face.
L’échant illo n de sable répond bien aux sollic it at ions auxquelles il est soumis,

74
Chapitre 5 : Résultats et discussions

l’essai est non dest ruct if et il est apt e à support er des so llic it at io ns plus
import ant es.

o Mesures des forces agissant es et des cont raint es dans la zone int er face
sous la force F 2 :

Sous l’effet de l’ incr ément de force appliqué la courbe des cont raint e s
en fonct ion du t emps, reconst it uée apr ès t rait ement présent e l’aspect ci -
dessous.

L’allure de cet t e courbe est mo not one, les sinuso ïdes sont prat iquement
régulières, les différences qui apparaissent dans la cour bes -dét ail s’expliquent
beaucoup plus par des incert it udes d’appareillages, ainsi que les léger s
déplacement s des co mparat eurs.

Fi g. 5. 1 6 : va r ia t i on du char gem en t et de l a con tra in t e a xia l e à l ’in t er fa ce s ol - fon da t i on


sou s l a for c e 2

La var iat ion des co nt raint es après le choc init ial a une amp lit ude de
l’ordre de 12 kpa, avec un int er valle de var iat ion de [153 kPa, à 165 kPa] so it
une augment at ion de l’ordre de 30%.

Ces essais sur le sable so nt non dest ruct ifs, et l’échant illo n répond
convenablement à la force appliquée.

· Résu ltat s des essais suite à l’app li cation de la force (F 3=1550N) :

La t roisiè me sér ie d’essais sur le « sable de dune » a ét é effect ué sous


l’act ion d’une force d’int ensit é mo yenne (F m o y =1550N), avec dét er minat io n
des cont raint es et défor mat io ns axiales au niveau de l’ int er face.

o Défor mat ions axia les e (%) du sol à de l’ int er face sous la force F 3 :

L’accro issement de l’ int ensit é de la for ce agissant e est acco mpagné


d’une augment at io n des défor mat io ns au niveau de l’ int er face qui passe d’une
valeur mo yenne de 4.90 % à environ 7.30 %.

75
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 17 : va r ia t i on de l a défor m a t i on a xi al e à l ’a xe i nt er fa ce (0, 0) sou s l a for c e 3

L’augment at io n de l’ int ensit é de la fo rce agissant e à ét é suivi de


l’augment at ion de l’ int ensit é des déplacement s et défor mat ions axia les, les
défor mat ions so nt import ant es et le seuil de la rupt ure n’est pas at t eint , ce qu i
dénot e les réser ves de résist ances encore dispo nibles dans le so l et confir me
que l’essai demeure non dest ruct if.

o Mesures des forces agissant es et des cont raint es dans la zone int er face
sous la force F 3 :

L’applicat ion de la t roisiè me force a engendr é une courbe de var iat io n


cont raint e axiale – défor mat ion régulière et monot one.

La var iat io n des cont raint es après le choc init ial a une amplit ude
mo yenne de l’ordre de 8 kpa, avec u n int ervalle de var iat ion de [187 kPa,
205 kPa] so it une augment at ion de l’ordre de 25%, respt . 66% par rapport à
la force F2, respt F1.

Fi g. 5. 18 : va ri a ti on du ch ar gem en t et de l a con tr a in t e a xi a l e à l ’int er fa ce s ol -


fon da t i on sous l a for ce 3

76
Chapitre 5 : Résultats et discussions

5.3.5. Elaboration d e cou rbe cont rainte axi ale - déformation axiale
dynamique de l’échanti llon de sab le sou s l es forces 1,2 et 3

L’applicat ion de t rois palier s de forces avec des int ensit és d iffer ent es,
nous a per mis de caract ér iser les par amét res cont raint e axiale et défor m at io n
axiale du sable de dune sous des so llict at ions dyna miques et cycliques avec
une fréquence réguliér e et const ant e pour les t rois sér ies d’essa is.

L’allure de la cour be co nt raint e axia le et défor mat ion axiale élaboré à


part ir des résult at s d’essais e st t rès proche des courbes t héor iques.

Fi g. 5. 19 : Cour be c on t ra in t e a xia l e -défor m a t i on a xi a l e du sa bl e l e l on g de l ’essa i c ycl i que


sou s l es for c es 1, 2 et 3

La valeur expér iment ale du module de défor mat io n d’Young dyna mique
diminue avec l’accro issement des défor mat io ns et des cont raint es axiales,
pour le cas du sable de dune Hamma elle var ie co mme suit :

77
Chapitre 5 : Résultats et discussions

5.4. Validation des résu ltats exp éri mentau x su r le sab le d e dun e sou s
sollicitation s dynamiques :

L’absence de résult at s de t ravaux sur le même t ype de sable et dans le s


mêmes co ndit io ns d’éxper iment at io n a fait que la validat ion des t ravaux a ét é
effect ué par co mparaiso n des résult at s obt enus avec ceux obt enus
éxpér iment alement par sauzeat & al , et Dut ine (2005) sur le sable d’Host un
par des essais au t riaxial à cylindre creux :

5.4.1. Cou rbe de Variation s – e sur le mélan ge M15 ( 85% sab le


d’hostun et 15% argi le kaolin)

Fi g. 5. 20: Cour be c on t r a int e a xi al e -dé for m a ti on axi a l e du sa bl e (p. st udy) & m él a n ge M15
(A. Dut i n e) sous un e pr essi on 50 et 200 kPa

L’applicat ion de la courbe s – e o bt enue éxper iment alement sur le s


courbes exper iment ales de A.Dut ine & al, par des essa is au le t r iaxial à
cylindre creux sur le mé lange M15 ( 85% sable d’host un et 15% argile kao lin)
et ce dans un int er valle de défor mat io ns de 0 à 8 %.

nous révé le :

· L’allure de la courbe expér iment ale obt enue est prat iquement ident ique
à celle obt enue par t r iaxia l à cylindr e creux.

· La courbe du sable de dune t ést é s’insére ent re deux cour bes d’essais
sur sable d’host un soumis à des co mpréssions axia les au t riaxial
cylindre creux avec des pressio ns de confinement de 50 et 200 kpa.

78
Chapitre 5 : Résultats et discussions

De même, il est à not er que les var iat ions de la relat ion s–e par des essais
au même t r iaxial à cylindre cr eux sur le mélange M15 à une pressio n sf de
100 kPa s’approchent de ceux obt enus par la présent e ét ude.

Fi g. 5. 21: Cour be c on t r a int e a xi al e -dé for m a ti on axi a l e du sa bl e (p. st udy) & m él a n ge M15
(A. Dut i n e) sous un e pr essi on 100 kPa

5.4.2. Cou rbe de Variation s – e su r le mélange M30 (70 % sab le


d’hostun et 30% argi le kaolin)

Dans le cas du mé lange M30 (70% sable d’host un et 30% argile kao lin) :

Fi g. 5. 22: Cour be c on t r a int e a xi al e -dé for m a ti on axi a l e du sa bl e (p. st udy) & m él a n ge M30
(A. Dut i n e) sous un e pr essi on 50 et 200 kPa

79
Chapitre 5 : Résultats et discussions

· la cour be cont raint e axiale – défor mat io n axiale obt enue par des essais
en co mpre ssio n c yclique sur le sable, a la mê me allure que celle du
mélange M30 t est é par A.Dut ine (2005) par des essais au le t r iaxial à
cylindre creux sur le mélange M30 à des pressio ns sf de 100kPa

· Les valeurs de co nt raint es axiales sont plus import ant es dans not re cas,
et ce pour les mêmes défor mat ions , et ce dans un int er valle de
var iat ion de 0 à 8 %.

I l est à signaler que les valeur s des cont raint es axia les sont plus pet it es
que celles o bt enues par Sauzeat sur le sable sec d’Host un sous un pressio n de
confinement de 100 kpa.

5.4.3. Détermination du module de YOUNG dynamique :


Co mme il a ét é indiqué au paragraphe (1. 2.2), la dét er minat io n du
module d’Young dyna mique repose sur la dét er minat io n au préalable du
module équivalent M e q .

Sachant que la co mposant e r eliant la défor mat ion axiale à la


cont raint e axiale qui s’écr it d’apr ès l’equat io n (1.7) :

eSA = Meq . sSA

On calcule la valeur du module équivalent axia l à part ir des


courbes cont raint es-défor mat io ns axiales sur le cyc le pour chaque force à
part comme indiqué par la relat io n (1.8) :

Ce qui nous per met de dét er miner les valeurs du module de défor mat ion
dynamique, qui s’écr it d’après (1.9) :

80
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 23 : Modul e équi va l en t a xi a l - ca s du sa bl e sous l a for ce F1

Sous les chargement s cycliques la lo i de co mport ement obt enu est complexe.
Le cyc les de chargement -déchargement dans not re cas sont st at io nnaires. On
dist ingue deux phases de var iat ion des déformat io ns :

- Une progressio n des défor mat io ns de 3.90% à 4.02%, cett e phase est
dit e phéno mène du rochet .

- Une st abilisat ion des défor mat io ns dans l’int er va lle 4.02% à 4.05%,
cet t e phase est dit e phéno mène d’acco mmodat ion .

Dét er minat io n du module de défor mat io n dynamique :

Force (N) e s (kpa) M eq E z (Mpa)

950 0. 28 10 -3 10 0.28 10 -4 35.71

81
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 24 : Modul e équi va l en t a xi a l - ca s du sa bl e sous l a for ce F2

Sous les cycles de chargement -déchargement st at io nnaires. On dist ingue :

- phéno mène du rochet : 4.800% à 4.928%.

- phéno mène d’acco mmodat ion : dans l’ int ervalle 4. 928% à 4.960%.

Dét er minat io n du module de défor mat io n dynamique :

For ce (N ) e s ( kpa) Meq E z (Mpa)

1250 0. 32 10 - 3 10 0.32 10 - 4 31.25

82
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 25 : Modul e equi va l en t a xi a l - ca s du sa bl e sous l a for ce F 3

Sous les cycles de chargement -déchargement st at io nnaires. On dist ingue :

- phéno mène du rochet : 7.205% à 7.295%.

- phéno mène d’acco mmodat ion : dans l’ int ervalle 7.295% à 7.340%.

Dét er minat io n du module de défor mat io n dynamique :

For ce (N ) e s ( kpa) Meq E z (Mpa)

1550 0.45 10 - 3 13 0.346 10 - 4 28.88

De ce qui précède, on peut élaborer la courbe de var iat ion du module de


défor mat ion dyna mique en fo nct ion de la défor mat ion axia le e % :

83
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 26 : cour be d e va r i a t i on expér i m ent a l e du m odul e de dé for m a t i on d yn a m i que - ca s


du sa bl e

La courbe de var iat ion du module E en fo nct io n de la défor mat io n


axiale e est décro issant e. Les var iat io ns du mo dule de défor mat io n sont de
35.71 Mpa à 28.82 Mpa dans un do maine de var iat io n des défor mat io n axiale
allant de 3.90 à 7.20 %.

Les t ravaux de Reiffst eck (2002) , Tat suoka & shibuya (1991)
confir ment cet t e t endance. La courbe logar it hmique de var iat io n du module de
défor mat ion d’un so l pulvérulent en fo nct io n des défor mat io ns axia les
élaborée par Reiffst eck est claire à ce sujet .

Fi g. 5. 27 : va r ia t i on du m odul e de dé for m a t i on dyn am i que en fon ct i on des défor m a t i on s


(Rei ffst e ck)

Les limit es du mat ér iel d’essai ne nous per met t ent pas des explorat ions
au champ des pet it es défor mat io ns, où on peut mésurer le modu le de
défor mat ion dit maxima l.

84
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Conclusi on :

Des essais effect ués sur le sable de dune, on a pu const at er :

- L’allure des courbes de var iat io ns des t assement s d ynamiques est


confor me aux prévisio ns. Le sable co mme tout géo mat ér iau pulvérulent
est soumis à un t assement init ia l suivi de deux phases de co mport ement :
un régime t rans it o ire de court e durée puis un régime per manent .

- Les t assement s d ynamiques diminuent avec la profo ndeur, et leurs


amplit udes deviennent insignifiant es à part ir d’une pro fondeur de 6R pour
les sables secs.

- Les t assement s d ynamiques au vo isinage de la semelle « r igide » dans


not re cas sont toujours import ant s, le so l t ravaille en blo c so lidaire.

- L’accro issement de la force excit at rice est acco mpagné d’une


augment at ion des cont raint e s et des défor mat io ns.

- Le module de défor mat io n d ynamique diminue avec l’accro issement des


défor mat ions.

- En ét at st at ionnair e des cyc les de chargement et déchargement le so l passe


par deux phases de co mport ement : un ét at translat ion des boucles s-e
connu par le phéno mène du rochet , suivi d’une st abilisat ion des boucles
s-e qui la phase d’acco modat io n.

85
Chapitre 5 : Résultats et discussions

5.5. Analyse de l’influence des renforcements sur le tassement


dynamique :
Le co ncept de r enforcement des so ls a ét é ut ilisé pour la pr e mière fo is
en sout ènement en 1963 à Pr agnères lor s de l’invent io n de la Terre Ar mée.
Très rapidement , ce concept a ét é ét endu aux fo ndat ions super ficielles,
not amment aux radiers renforcés par ar mat ures en ac ier et aux remblais
Renforcés par géot ext iles, p uis plus récemment aux fo ndat ions renfor cées par
des groupes ou des réseaux de micros pieux

Les résult at s peu sat isfaisant s des essais effect ués sur des échant illo ns
d’argile sableuse pr élevés dans le sit e de Ain E l-Bey à Co nst ant ine
(t assement s impo rt ant s, et enfoncement rapide de la fo ndat ion dans le so l),
nous o nt poussé à concevo ir des so lut ions de renforce ment s de ce so l afin
d’amé liorer so n co mport ement sous les même so llic it at io ns cyc liques.

L’idée a ét é co nfort ée, en const at ant l’ut ilisat io n sur sit e de t erres
prélevées des déblais en masse du même sit e pour le rembla iement des culées
d’un ouvr age de pont en bét on soumis à des charges roulant es aléat oires.

Fi g. 5. 28 : Rupt ur e par en fon cem en t de l ’ar gi l e sous d es s ol l i ci t a t i on s c ycl i ques

Trois t ypes de r enforcement o nt ét é élaborés, et des essa is dans le s


mêmes condit io ns de t ravail de l’échant illo n init ial ont ét é effect ués afin
d’analyser puis car act ér iser les effet s des renforcement s sur le co mport ement
dynamique du so l sous les so llic it at io ns cycliques et d’apprécier la grandeur
des t assement s dyna mique se produisant dans chaque cas.

5.5.1. Programme des essai s

· le premier essai cons ist e à placer des t iges mét alliques ent re les paro is
parallèles du bac d’essai afin de limit er les défor mat ions des paro is souples,
ce qui aura pour conséquence l’augment at ion de la r éact io n du so l au
vo isinage.

86
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Fi g. 5. 29 : m i se en pla ce des fi l s -t i r an t s - ca s de l ’ar gi l e sous l ’a ct i on c ycl i que.

Ce t ype de renforcement sert en premier lieu à at t énuer les poussée s


hor izont ales des t erres sous l’effet des so llicit at ions cycliques vert icales
appliquées au cent re de la fo ndat io n. Les essais élaborés sur le so l init ia l ont
mo nt ré que les panneaux du bac (en plexiglas) subissait des défor mat io ns
(gonfle ment ) due cet t e poussée répét ée.

Ce t ype de r enforcement des paro is est réalisé équivaut au syst ème de


fixat io n des paro is en pr éfabr iqué des cu lées de pont .

Le renforcement a ét é réalisé par la mise en place de t rois t ige s filet ées


( mét allique de dia mèt re D=0.5 cm) dans chaque cot e du bac ces t iges
t raversent le bac et sont fixés sur les parois souples par un syst ème de
boulo nnage.

Le so l est ensuit e mis en place par pluvat ion, s’en suivra un damage
dans les mêmes condit io ns de l’essai sur l’échant illo n de base.

Fi g. 5. 30 sch ém a r epr ésen t ant l e ba c r en for cé pa r l es t ir an t s

b. Le second t ype de renfor cement conçu consist e en la subst it ut io n


d’une couche du so l par un mat ér iau dense qui est dans not re cas le t out
venant nat urel co mpact é (avec une épaisseur de 6 cm)

En t enant compt e des effet s d’échelle, il a ét é procédé au remplacement


de la couche supér ieure à part ir de l’ int er face sur une pro fondeur de 6 cm
(B/2), sachant que la haut eur tot ale de l’échant illo n de so l est de 30 cms ( 2.5

87
Chapitre 5 : Résultats et discussions

B). Ce syst ème est équiva lent à la mise en œuvre d’une couche de base sur la
rampe d’accès au pont .

d. Le t roisiè me t ype de renfor cement , consist e en un s yst ème de 4


co lonnes ballast ées miniat ur isées à l’échelle et mise en place sous les 4
so mmet s de la semel le carrée (B x B).

Les co lo nnes ballast ées ét ant des co lo nnes const it uées de mat ér iau x
granulaires, sans cohés io n, mis en place par r efoulement dans le so l et
co mpact és par passes successives. Ces co lo nnes ne co mport ant en part iculier
aucun liant sur leur haut eur, e lles peuvent êt re réalisées en maillages
réguliers ou var iables, en lignes, en groupes ou même de manièr e iso lée. Leur
dimensio nnement t ient co mpt e du t ype d’ouvrage, de la nat ure des charges,
des t assement s abso lus et différent iels ainsi que de la nat ure du so l à t rait er.

La t echnique de co lo nnes ballast ées se sit ue exact ement sur la fro nt ièr e
ent re t rait ement de so l et fondat io ns profondes. I l s'agit d'o bt enir une
améliorat io n des caract ér ist iques du so l par une alliance ent re des zones
résist ant es ( les co lonnes) et le t errain en place ayant subi t une fort e
co mpressio n lors de la réalisat io n des colo nnes. Cet effet est induit par le
co mpact age int ensif d'un mat ér iau cho isi ( ballast ) dans le forage.

5.5.2. Résu ltat s des essais

La for ce appliquée est mo dérée d’une int ensit é ( F m o y =950N), qu i


const it ue le premier palier de forces générées par la machine d’essai, avec
une pér iode du c ycle T=0.6 s, c'est -à-dir e une fréquence const ant e 1.667 Hz.

La seme lle de bét on a une for me carrée B x B (B=12cm), et d’une épaisseur


(h=5cm).

Les résult at s des essais sont résumés dans par les courbes suivant es :

88
Chapitre 5 : Résultats et discussions

0,5 sol substitu sol seul

sol renforcé col ballasté


0
0 2 4 6 8 10 temps( s) 12

-0,5
tassement (cm)

-1

-1,5

-2

-2,5

Fi g. 5. 31 : Cour bes de va r i at i on des t a ssem en t s dyn a m i ques p our di ffér en t s t ype s de


r en for cem en t s.

T em ps (s) 0. 30 a u 2. 40 3em e 4. 80 6em e 9. 60


dem i c ycl e c ycl e c ycl e 12em e
c ycl e

T a ssem en t dyn . (cm ) Sol i ni t i al 1. 13 1. 38 1. 76 2. 31

c ol on n es 0. 22 0. 76 1. 18 1. 61

T i ges de fi xa t i on 0. 02 0. 95 1. 25 1. 75

Sol de su bst i t ut i on 0. 12 0. 87 0. 92 1. 57

T a b 5. 3 : va r ia t i on du ta ssem en t fi n a l en fon ct i on d u t em ps sel on l a n a t ur e du sol

5.5.3. Analyse des résu ltat s :

L’échant illo n de so l d’argile sableuse remaniée a connu les t asse ment s les
plus significat ifs, la courbe des t assement s vert icaux en fo nct ion du t emps à
le même aspect que précédemment ; C'est -à-dire un t assement subit e init ia l
d’environ 12 mm, suivi de cycles de défo r mat io n en sinuso ïdes décro issant es
d’amp lit udes A Z = 3 mm. Le t asseme nt fina l se st abilise à une valeur
mo yenne de 23.1 mm apr ès le douzième cyc le.

89
Chapitre 5 : Résultats et discussions

Les t iges de fixat io n des paro is so uples du bac, cont r ibuent à


l’augment at ion due la r igidit é du massif de so l et les défor mat io ns vert icales
s’en t rouve att énués.

La courbe des t assement s a la même t endance, c'est -à-dire un déplacement


brusque et marqué au premier cyc le, suivi d’une sér i e de var iat io n en
sinuso ïdes décro issant es.

Le t assement final est diminué d’environ 25% par rapport à celui du so l


non renfor cé, avec des sinuso ïdes d’amplit ude égale à 0.28 mm.

La mise en place de quat re co lonnes ballast ées aux co ins de la seme lle
carrée, a cont r ibué énor mément à r igid ifier le bloc de so l sous la semelle.

L’allure de la courbe de t assement s est similaire aux précédent es, et le


t assement fina l a ét é réduit de 30%.

Cet t e so lut ion est t echniquement sat isfaisant e, seulement , son cout de
réalisat ion la rend peu appropr iée dans les cas prat iques d’ouvrages usuels.

La der nière so lut io n, qui du rest e est la plus ut ilisée consist e à la mise en
place de couches successives de rembla i en t erre nat urelle ( l’argile sableuse
dans not re cas) co mpact ées et arrosées, puis la mise en œuvr e d’une couche
finale en So l pulvérulent caillout eux ( le t out venant nat urel dans not re cas).

Les essais ont mo nt rés que les t assement s s’ at t énuent de façon


remarquable par rapport au r emblai en so l nat urel seul, et l’allur e de la
courbe est maint enue, avec un t assement fina l de 15.7 mm, c'est -à-dire une
diminut io n d’enviro n 32%.

Cet t e so lut ion s’avère t rès prat ique, elle donne de bo nnes per for mances et
aut ant que les co lo nnes ba llast ée s, avec un cout de mise en œuvre beaucoup
plus réduit , et une réalisat ion plus simple.

Ces essais co mparat ifs sur des modèles r enforcés ont ét é vo lont airement
réalisé pour obser ver le co mport ement de so l dans chaque cas du po int de vue
t assement dyna mique, ils mér it ent d’êt re mieux explorer, et des ét udes de
dét er minat io n des répart it io ns de cont raint es sous les différent es couches de
so l et à l’ int er face devraient mieux nous r ense igner sur la pert inence du cho ix
de renforcement à prendre, qui du r est e demeure part iculier à chaque
problème en prat ique.

90
Chapitre 5 : Résultats et discussions

5.6. Analyse de l’influence de la nature du sol sur les tassements


dynamiques au niveau de l’interface sol -fondation :

Le comport ement des so ls d ans la zone d’int er face a ét é


part iculièr ement ét udié dans cet t e part ie, en effet , se lo n la nat ure du so l, on a
relevé des essais effect ués que la semelle a beaucoup plus t endance à
s’enfo ncer dans les argiles où les t asseme nt s so nt st rict ement loca lisés s ous la
semelle, cont rair ement aux sables qui t ravaillent de façon plus so lida ir e au
vo isinage.

Les essais de co mpressio n axiale cyc lique réalisés, à cet effet , sur
l’échant illo n de sable argileux à ain elBey , puis sur l’argile mar neuse sit e de
l’universit é Ment our i, ont confir mé les hypot hèses pré liminaires.

5.6.1. Bilan des essais :

Pour caract ér iser ce t assement d ynamique, une sér ie d'essais a ét é


éffect ué avec des t emo in s – co mpar at eurs mésurant les déplacement s
vert icaux dans deux p osit io ns spécifiques de l'int er face.

Foundation
Soil
prototype

B x

Measuring
points

Figure 5.32 Measuring points at interface soil-foundation

Le premier po int de mesure est pris à l’axe de la seme lle sur le pla n
cont enant l’int er face ( x=0), et le second est sit ué à la limit e du bord de la
semelle rect angulair e (x=B/2).

Tous les essais o nt ét é réalisés dans les mêmes condit io ns de charge


(amplit ude de force agissant e : 950N, période de la vibrat ion 0.6s), avec une

91
Chapitre 5 : Résultats et discussions

durée pour chaque essa i fixée à 20s . Les résult at s des prélevement s mésur és
sont présent és sur les courbes çi-dessous.

5.6.2. Tassement s dynamiqu es à l’axe de l’int erface sol- fondation :

Les courbes de la var iat ion des t assement s dynamiques, en fo nct io n du t emps,
mesurées à l’axe de l’ int er face so l- fo ndat ion pour les deux échant illo ns de
so l sont représent ées sur la figur e :

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16

-0,5
tassement (cm)

-1

-1,5

argile marneuse

-2
sable argileux

-2,5
temps (s)

Fi g. 5. 33: Var i a ti on d u t a ssem en t dyn a m i que à l ’a xe de l a sem el l e (x= 0)

Les essais effect ués sur les deux t ypes de so ls ont mo nt rés
que les t assement s à l’axe int er face sous la même force excit at r ice, dans le
cas des argiles so nt plus import ant s que dans le so l sableux, ce qui peut
s’expliquer par l’appar it io n d’un phéno mène de pré -co nso lidat io n de l’argile
due essent iellement à la faible densit é relat ive et une t eneur e n eau basse (
assèchement de l’échant illo n avant l’expér iment at ion).

Le t assement se st abilise prat iquement après 16 secs, et sa valeur avo isine


les 21.1 mm pour l’argile mar neuse, et 8.24 mm pour le sable argileux.

5.6.3. Tassement verti cal su r le bord de la fondation :

Cont rairement à ce qu i a ét é const at é co mme dép lacement s vert icaux à


l’axe, sur le bord de la fondat ion les déplacement s a yant lieu sont beaucoup
plus significat ifs dans le cas du sable que dans le cas de l’argile mar neuse, où
le t ravail de l’ensemble so l- fo ndat ion se concent re dans la zone direct ement
sous la fondat ion, et le so l au vo isinage ne subit prat ique ment pas de

92
Chapitre 5 : Résultats et discussions

t assement s not ables, on obser ve à la fin du processus une co nso lidat io n


zonale après un cisaille ment avec le sol aut our, les courbes de t assement
dans ce cas sont dés le départ monotone le so l t ravail prat iquement co mme un
ressort qui rebo ndit sous l’act ion de la for ce excit at r ice.

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
-0,1

-0,2

-0,3
tassement (cm)

-0,4

-0,5

-0,6

-0,7 argile marneuse

-0,8
sable argileux
-0,9
temps (s)

Fi g. 5. 34 : dépl a cem en t ver t i ca l à l ’in t er fa ce s ol – fon da t i on des 2 éch an t i ll on s de sol s X


= b (bor d de l a fon da t i on )

Le t assement se st abilise prat iquement après 16 secs, et sa valeur avo isine


les 3.20 mm pour l’argile mar neuse, et 8.02 mm pour le sable argileux de
dunes.

Des r ésult at s précédent s, il est clair que de part la nat ure mê me de s a


const it ut ion, le co mport ement en dynamique des so ls non cohér ent s ( sable
argile ux dans not re cas) se répart it sur l’ense mble du so l sous la fo ndat ion et
le vo isinage, le bloc so l est très so lidair e, et les essa is ont mont ré que les
déplacement s vert icaux sous la fo ndat ion var ient graduelle ment avec la
posit ion des part icu les sous l’axe de la fo ndat ion et à proximit é de l’ int er face
où elle at t eint ses valeurs maxima les.

L’argile mar neuse a un co mport ement bien spécifique, dans ces so ls


cohérent s l’essent iel du t ravail s’effect ue dans la zone axiale sous la
fo ndat ion où on const at e une conso lidat io n et un affaissement remarquable du
so l, qui sera suivit par une st abilisat io n des déplacement s, le so l t ravaill ant
dans ce cas co mme un ressort .

Dans la zo ne avo isinant e, les déplacement s sont infimes, et on const at e un


cisaille ment franc ent re les part ies du so l sous la fo ndat io n et le rest e, co mme
mo nt re la figure, où on vo it clairement la for me du fil d’ét a in qui ét ait
rect iligne avant la mise en act ion de la so llic it at ion c yclique.

93
Chapitre 5 : Résultats et discussions

94
Conclusions générales

Dans cet t e t hèse une ét ude expér iment ale sur les t assement s
dynamiques de géo mat ér iaux prélevés dans la régio n de Const ant ine a
ét é présent ée.

La caract ér isat ion du co mport ement dynamique des so ls


s’art icule sur deu x approches co mp léme nt air es : La mise en évidence
des phéno mènes physiques et leur quant ificat ion, pu is leur for mulat io n
ou leur modélisat io n. Confor mément aux o bject ifs exposés en
int roduct ion, nous nous so mmes at t elés à t ravers ce t ravail de
recherche à met t re à l’essa i différent t ypes de so ls soumis à des
so llicit at ions dyna miques sous for me de force vert icale har mo nique
générée par la machine d’essai.

La campagne expér iment ale a ét é réalisée à l’aide de l’apparei l


d’essai décr it au chapit re quat re. Elle a vait pour but de caract ér iser le
co mport ement cyclique de différ ent s t ypes de so ls prélevés sur des
sit es d’ouvrages dans la régio n de Co nst ant ine, en mo yennes et grandes
défor mat ions en int roduisant les effet s t el que l’int ensit é du
chargement et le t ype de seme lle.

Afin d’ét udier différent s ét at s de mat ér iaux, plusieur s essais ont


ét é réalisés en fa isant var ier les paramèt res suivant s : La nat ure de
l’échant illo n ( sable, ar gile sableuse, argile mar neuse), l’ ét at init ial du
mat ér iau, et plus préc isément sa densit é ( ét at init ial lâche ou dense) , la
posit ion par rapport à l’int er face so l- fo ndat io n, à l’axe, sur le cot é, en
profondeur.

Les résult at s expér iment aux ont mont rés dans le cas des sables
secs que les défor mat ions axiales du so l décr ivent des sinuso ide s
réguliéres et d’amplit ude sensible ment const ant e. La courbe de
var iat ions des défor mat io ns a une t endance cro issant e durant les
premiers cycles, puis se st abilise et le so l pr ésevera les mê mes
défor mat ions har mo niques par la suit e, cet t e courbe s’approc he des
for mes idéalisées.

De même, les dép lacement s au bord de la semelle so nt


sensiblement proches de ce lles de l’axe. La courbe de var iat io n des
défor mat ions axia les du so l avec le t emps est ident ique à celle à l’axe,
qui après une défor mat ion init ia le br usque décr it des sinuso ïdes
décro issant es se st abilisant après le 7eme cycle.

94
Le sable et les so ls pulvérulent s en génér al, t ravaillent de façon
diffuse et l’effet de la so llic it at io n cyclique est repr is par t out le bloc
du so l à l’int ér ieur et en deho rs du vo lume sous la seme lle.

Les t assement s dynamiques diminuent avec la pro fondeur, et


leurs amplit udes deviennent insignifiant es à part ir d’une profo ndeur de
6R pour les sables secs.

Le module de défor mat io n dynamique d’Young var ie avec le


t emps et l’import ance des défor mat io ns. Ce module qui se calcule en
différent s po int s de cont raint es, se caract ér ise par des valeur s
import ant es pour les pet it es défor mat io ns, puis diminue avec
l’accro issement de ces der nieres. Les limit es du mat ér iel d’essai ne
nous o nt pas per mis d’effect uer des explorat io ns au cha mp des pet it es
défor mat ions, où on peut mésurer le module de défor mat io n dynamique
dit maximal

Avec l’augment at ion de l’ int ensit é de la force agissant e , on


const at e l’augment at ion des valeur s des défor mat io ns axiales et des
cont raint es axiales au niveau de l’ int er fac e. Par cont re, la valeur du
module de défor mat io n dynamique diminu e.

Ces résult at s sur le sable sec o nt ét é validés par des t ravau x


d’expér iment at ions en dyna mique .

Les essa is co mparat ifs sur des modèles renforcés ont mo nt rés que
les renfor cement s ét udiés (co lo nnes ballast ées, t irant s ent re les paro is
et sol de subst it ut ion) assuraient une baisse d’au mo ins 30% des
t assement s dynamiques subit par le so l init ial (argile sableuse) non
renforcé, t out efo is la mét hode de renforcement à cho isir rest e propre à
chaque ouvrage en pr at ique.

La répart it io n des t assement s selo n la posit io n par rapport à l’axe


au plan hor izont al d’int er face d iffèr e selon la nat ure du so l cohésif ou
pas.

Selon la nat ure du so l, on a relevé des essa is effect ués que la


semelle a beaucoup plus t endance à s’enfoncer dans les argiles où les
t assement s so nt st rict ement localisés sous la seme lle, cont rair ement
aux sables qui t ravaillent de façon plus so lidair e au vo isina ge.

L’argile mar neuse a un co mport ement bien spécifique, dans ces


so ls cohérent s l’essent iel du t ravail s’effect ue dans la zo ne axia le sous
95
la fo ndat ion où on const at e une consolidat ion et un affaissement
remarquable du so l, qui sera suivit par une st abilisat ion des
déplacement s – phéno mène d’acco mmodat io n.

Dans la zone avo isinant e, les déplaceme nt s sont infimes, et on


const at e un cisaille ment fr anc ent re les part ies du so l sous la fo ndat io n
et le rest e.

Des perspect ives int ér essant es s’o ffren t ains i pour la poursuit e de ces
t ravaux de recherches :

· Et ude de l’effet de var iat io n des fréquences.

· Et ude de l’effet de la var iat ion des vit esses.

· Et ude de l’effet de la var iat ion de l’amplit ude des forces


excit at r ices.

· Explorat io n des do maines de pet it es défor mat io ns.

· Influence du degré de co mpacit é des sable s ( ind ice des vides) .

· Influence de la t eneur en eau des sables et effet s de liquéfact ion.

96
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