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J.

M - La Trigonométrie(2) - TC-sci

0.1 Calcul Trigonométrique Partie(2)


0.1.1 Les équations trigonométriques
L’équation cos( x) = a
Exemple 0.1.1. .
On va résoudre dans R l’équation :
1
(1) : cos( x) = où x est l’inconnue à déterminer.
2
1
On a la droite (∆) : x = coupe le cercle
2
trigonométrique (C) en deux points M et M0
π π
d’abscisses curvilignes principales et − .
3 3
π π
Et puisque, + 2kπ sont les abscisses curvilignes du point M et − + 2kπ sont les abscisses curvilignes
3 3
1
du point M0 , alors on peut en déduire que l’équation : cos( x) = a pour solution les réels qui s’écrivent
2
π π
sous la forme + 2kπ où k ∈ Z ou sous la forme − + 2kπ où k ∈ Z et on écrit :
nπ 3 o n π o 3
SR = + 2kπ; k ∈ Z ∪ − + 2kπ; k ∈ Z .
3 3
Pour déterminer les solutions de l’équation (1) dans [0, 2π [ (par exemple) il suffit d’encadrer les
n π 5π o
solutions On trouve que : S[0,2π [ = , .
3 3
Propriété 1. .
Considérons l’équation ( E) : cos( x) = a où a est un réel :
 Si a < −1 ou a > 1 alors l’équation ( E) n’admet pas de solutions et SR = ∅.
o solutions de l’équation cos( x) = 1 sont les réels de la forme 2kπ où k ∈ Z et
 Si an= 1, alors les
SR = 2kπ / k ∈ Z .
 Si a =n−1, alors les solutions
o de l’équation cos( x) = −1 sont les réels de la forme π + 2kπ où k ∈ Z
et SR = π + 2kπ / k ∈ Z .
 Si −1 < a < 1, alors il existe un seulnréel α dans ] − π, o π [nqui vérifie cos(α ) o
= a et l’ensemble des
solutions de l’équation ( E) sera : S R = α + 2kπ; k ∈ Z ∪ − α + 2kπ; k ∈ Z .
En générale : les réels qui vérifient l’équation : cos( A( x)) = cos( B( x)) sont les solutions des équations :
( A( x) = B( x) + 2kπ où k ∈ Z ou A( x) = − B( x) + 2kπ où k ∈ Z.
Exercice 1. . √
 π 3
1) Résoudre dans R l’équation : cos 2x + =− .
4 2
2) Représenter les images des solutions
 surπle cercle trigonométrique.
 π
3) Résoudre dans R l’équation : cos x + = sin 3x − .
4 6
4) Déterminer les solutions dans l’intervalle ]π, π ].
0.1.2 L’équation sin( x) = a
Exemple 0.1.2. .
On va résoudre dans R l’équation
1
(2) : sin( x) = − où x est l’inconnue à
2
déterminer.
1
On a la droite (∆) : y = − coupe le cercle
2
trigonométrique (C) en deux points M et M0
π π 7π
d’abscisses curvilignes : − et π − = .
6 6 6
π 7π
Et puisque, − + 2kπ sont les abscisses curvilignes du point M et + 2kπ sont les abscisses
6 6
1
curvilignes du point M0 alors on peut en déduire que l’équation sin( x) = − a pour solution les réels
2
π 7π
qui s’écrivent sous la forme − + 2kπ où k ∈ Z ou sous la forme + 2kπ où k ∈ Z et on écrit :
n π 6
o n 7π o 6
SR = − + 2kπ; k ∈ Z ∪ + 2kπ; k ∈ Z .
6 6
Pour déterminer les solutions de l’équation (2) dans [0, 2π [ (par exemple) il suffit d’encadrer les
n 11π 7π o
solutions. On trouve que S[0,2π [ = , .
6 6
Propriété 2. .
Considérons l’équation ( E0 ) : sin( x) = a où a est un réel :
 Si a < −1 ou a > 1, alors l’équation ( E0 ) n’admet pas de solutions et SR = ∅
π
 Si a = 1, alors les solutions de l’équation sin( x) = 1 sont les réels + 2kπ où k ∈ Z et
nπ o 2
SR = + 2kπ / k ∈ Z .
2
π
 Si a = −1, alors les solutions de l’équation sin( x) = −1 sont les réels − + 2kπ où k ∈ Z et
n π o 2
SR = − + 2kπ / k ∈ Z .
2 i π πh
 Si −1 < a < 1, alors il existe un seul réel α dans − , qui vérifie sin(α ) = a et l’ensemble des
n 2o 2 n o
solutions de l’équation ( E0 ) sera : SR = α + 2kπ; k ∈ Z ∪ π − α + 2kπ; k ∈ Z .
En général : les réels qui vérifient l’équation sin( A( x)) = sin( B( x)) sont les solutions des équations :
A( x) = B( x) + 2kπ où k ∈ Z ou A( x) = π − B( x) + 2kπ où k ∈ Z.

Exercice 2. . √
 π 2
1) Résoudre dans R l’équation : sin 3x + =− .
6 2
2) Représenter les images des solutionssur le cercle trigonométrique.
π  π
3) Résoudre dans R l’équation : − cos 3x + = sin x − .
3 6
4) Déterminer les solutions dans l’intervalle ] − π, π ].

0.1.3 L’équation tan( x) = a


Exemple 0.1.3. .
On se propose de√ résoudre dans R l’équation :
(3) : tan( x) = 3 où x est√ l’inconnu à déterminer.
Soit T le point d’abscisse 3 sur la droite ( D )
tangente au cercle (C) en I ; On a la droite (OT )
coupe le cercle trigonométrique (C) en deux points
M et M0 d’abscisses curvilignes respectivement
π π 4π
et π + = .
3 3 3
π 4π
Et puisque, + 2kπ sont les abscisses curvilignes du point M et + 2kπ sont les abscisses curvilignes
3 √ 3
du point M0 alors on peut en déduire que l’équation tan( x) = 3 a pour solution les réels qui s’écrivent
π 4π
sous la forme + 2kπ où k ∈ Z ou sous la forme + 2kπ où k ∈ Z et on écrit :
nπ 3 o n 4π o nπ 3 o
SR = + 2kπ; k ∈ Z ∪ + 2kπ; k ∈ Z = + kπ; k ∈ Z .
3 2 3
Propriété 3. . i π πh
Pour tout réel a, il existe un et un seul réel α dans l’intervalle − ; qui vérifie tan(α ) = a , et
n 2 2 o
l’équation tan( x) = a aura comme ensemble de solutions SR = α + kπ; k ∈ Z .
π
En général l’équation : tan( A( x)) = tan( B( x)) est définie pour les réel x tels que A( x) 6= + kπ et
2
π
B( x) 6= + kπ et a pour solution l’ensemble des réels x solution de l’équation A( x) = B( x) + kπ.
2
Exercice 3. .  π
1) Résoudre dans R, l’équation tan 2x + = −1.
√6
2) Résoudre dans R, l’équation cos( x) − 3 sin( x) = 0.

0.2 exemples d’inequations trigonométriques


0.2.1 Inéquations avec cos
1
Considérons l’inéquation cos( x) ≥ .
2
Tout d’abord il faut résoudre l’équation :
1
cos( x) = , les images des solutions de cette
2 π   π
équation sont M et M −0 et on constate
3 3
1
que les réels qui vérifient l’inéquation cos( x) ≥
2
sont les abscisses curvilignes des points qui se
_
situent sur l’arc [ M0 I M] (en rouge sur la figure) et
par suite on
h peut conclure que
π πi
S[−π,π ] = − , les solutions dans [0, 2π ] sont
3
h π i h 5π3 i
S[0,2π ] = 0, ∪ , 2π .
3 3
Exercice 4. . √
Résoudre dans [0, 3π ] l’inéquation 2 cos( x) + 3 ≤ 0.

0.2.2 Inéquations avec sin



3
En utilisant les démarches du paragraphe précèdent résoudre dans [−π, π ] l’inéquation sin( x) ≤ −
2
puis déterminer les solution dans [0, 3π ].

0.2.3 Inéquation avec tan



Pour résoudre l’inéquation ( E3 ) : tan( x) ≥ 3 on
suit les étapes suivantes :
π
Il faut remarquer que x 6= + kπ avec k ∈ Z.
2 √
Résoudre l’équation tan( x) = 3 :
L’ensemble
n π des solutions o de cette équation est
SR = + kπ; k ∈ Z .
3
π 
On place le point M sur le cercle trigonométrique et on trace la droite (OM)
3
On détermine sur le cercle les arcs qui contient les points dont les abscisses curvilignes vérifient
l’inéquation ( E3 ).
L’ensembleh des solutions de l’inéquation ( E3 ) dans l’intervalle [−π, π ] est :
π π h hπ π h
S[−π,π ] = − , − ∪ , .
3 2 3 2
Exercice 5. .
1) Déterminer les solutions de ( E3 ) dans l’intervalle [0, 4π ].
2) Résoudre dans [π, π ] puis dans [0, 3π ] l’inéquation tan( x) ≤ −1.

0.2.4 Inéquation se ramènant à une inéquation usuelle.


Exercice 6. .  π 1
1) Résoudre dans [−π, π ] l’inéquation : sin 3x + ≤− .
4 √2 √
2
2) Résoudre dans [−π, π ] l’inéquation : 4 cos ( x) − 2(1 + 2) cos( x) + 2 ≤ 0.
1 + tan( x)
3) Résoudre dans [−π, π ] l’inéquation : ≥ 0.
sin(2x)

0.3 les angles inscrit - Quadrillaters inscriptibles


Définition 0.3.1. .
L’angle au centre [ BOC
[ ] : est l’angle de sommet O
le centre d’un cercle déterminé. L’angle inscrit
[ BAC
[ ] : est l’angle dont le sommet A appartient à
_
un cercle déterminé, et qui intercepte l’arc BC.

Propriété 4. .
_
Si un angle au centre [ BOC
[ ] intercepte le même arc BC qu’un angle inscrit [ BAC
[ ] alors [ BOC
[ ] = 2[ BAC
[ ].

Preuve 1. .

On va étudier 2 cas :
 Si O, A et B sont alignés :
Le triangle OAC étant isocèle alors
(OAC
[ ) = (OCA[ ) = α d’où β = π − 2α ou
2α = π − β d’autre part et puisque l’angle
[( AOB
[ )] est plat alors β + γ = π et par suite
γ = π − β on conclus de ce qui précède que
γ = ( BOC
[ ) = 2α = 2(OAC [ ).

 Si O, A et B ne sont pas alignés


Soit A0 le point sur le cercle tel que A0 , O et A
A0 OB) = 2( \
sont alignés ; on a : ( \ A0 AB) d’après le
premier cas, d’autre part : le triangle OCA est
isocèle en O donc (COA[ ) = π − 2(OCA [ ) et on a :
[ ) = π − (( BOA
(COB \0 ) + (COA [ ))
\0 ) + π − 2(OCA
= π − (2( BAA [ ))
= 2((OCA \0 )) = 2((OAC
[ ) − ( BAA \0 ))
[ ) − ( BAA
= 2((OAC[ ) − ( BAO[ ))
= 2((OAC[ ) − (OAB [ )) = 2( BAC[ ).
Propriété 5. .
Deux angles inscrits qui interceptent le même arc
ont la même mesure.

Preuve 2. .
On a ( BOC
[ ) = 2( BA [ 0 C ) d’après la propriété

précédente et aussi ( BOC


[ ) = 2( BAC [ ) d’ou
[
( BA 0 C ) = ( BAC
[ ).

Exercice 7. .
Soit un cercle (C) de centre O ; A et B deux points du cercle et (∆) la tangente au cercle (C) en A, M
un point sur la droite (∆) différent de A.
Montrer que ( BOA
[ ) = 2(\ BAM).

Définition et Propriété 0.3.1. .


4 points A, B, C et D sont cocycliques (appartiennent au même cercle) si et seulement si :
( BDC
[ ) = ( BAC[ ) (figure 1) ou ( BDC[ ) = π − ( BAC
[ ) (figure 2).
On dit que le quadrilatère ACBD est inscriptible (figure1) de même ; le quadrilatère ABDC est
inscriptible (figure2).

0.3.1 Relations de sinus dans le triangle.


Activitée 1. .
Soit ABC un triangle et (C) le cercle de rayon R qui le conscrit.
BC AB AC
Montrer que : = = = 2R.
sin( A
b) sin( B
b) sin(Cb)
Vous pouvez étudier 3 cas :
• 1cas : ABC rectangle en A.
• 2cas : Tous les angles de ABC sont aigus
• 3cas : L’un des trois angles est obtus.
Propriété 6. .
BC AB AC
Si ABC est inscrit dans un cercle (C) de rayon R ; alors : = = = 2R.
sin( A
b) sin( B
b) sin(C
b)

0.3.2 Relation dans un triangle


Soit ABC un triangle H est la projection
orthogonale de A sur ( BC ) et S la surface de ABC.
1
Montrer que S = ( BC × AC × sin(C b)).
2
Soit r le rayon du cercle inscrit dans le triangle
ABC et de centre O.
a) Calculer la surface du triangle AOC en fonction
de r et AC.
1
b) Montrer que S = p × r où p est le périmètre
2
du triangle ABC.

Propriété 7. .
Soit ABC un triangle de périmètre p et r le rayon du son cercle inscrit ; on a :
1 b)) = 1 p × r.
S = ( BC × AC × sin(C
2 2