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Chapitre Introductif

I/ L’histoire des idées politiques


1. Objet du cours
-histoire (De l'antiquité à la période contemporaine).Lorsqu'on appréhende une idée politique il faut se placer
dans le contexte pour comprendre. Il faut éviter les jugements de valeurs.

-idées (doctrine, théorie)


Il doit être distingué des autres concepts come les doctrines ou les théories.
La doctrine est l’ensemble des croyances soit religieuses ou philosophiques qui dirige un homme dans
l’interprétation des faits et dans la direction de se conduite, s’il on applique cette défi au champs politique, la
doctrine correspond alors a une construction intellectuelle qui propose, qui prétend indiquer la véritable
explication des faits et la nature des idées politiques a poursuivre( penseurs politique comme K.Marx). cette
notion de doctrine politique se distingue elle mm de la théorie politique qui vise a systématiser l’observation des
faits. Elle est une explication scientifique de la nature et de l’organisation des faits. On cherche une cause à effet.
Idées : représentation qui se faits de quelque chose dans l’esprit, l’esprit se fait une représentation de quelque
chose. Les idées, c'est la représentation de l'esprit de quelque chose. Chacun par rapport à un fait va pouvoir
avoir une représentation. Mais ici ces idées auront un champ d'application: le politique.

-le politique : « Une action ou un projet d'action et un domaine spécialisé (modalités d'organisation d'un groupe
social) dans lequel les actions s'affrontent, se combattent mutuellement » (R. Aron)
Le domaine favorisé de la discussion politique depuis l'antiquité est le domaine de l'organisation sociale.
L'organisation de la gestion des affaires de la Cité va intéresser très tôt les philosophes, les moralistes.
Aujourd'hui il y a correspondance entre la Cité et l'État.
L'État a une caractéristique particulière: il détient le monopole de la coercition légitime au sein d'une société
donnée. Pourquoi? C'est à cette question que les auteurs du 18 et 19e siècle vont réfléchir. Pour saisir cette
histoire des idées politiques il faut avoir à l'esprit le contexte dans lequel une idée s'est forgé notamment une idée
relative à la représentation de l'État mais voir également l'influence que peut avoir une idée sur la société et son
environnement politique.

Histoire des idées politiques comme :


- l'évolution des représentations que les hommes se font de la politique, dans ses buts, ses moyens et ses résultats
(D. Lavroff). Il s'agit de donner des clés pour comprendre ces différentes représentations.
- l'évolution des réflexions sur l'organisation et le fonctionnement d'un groupe social en particulier de la Cité («
polis » en grec), des choses de la Cité, de l'État

2. Objectifs
- une des clés pour la compréhension du monde contemporain et de ses évolutions
- un cours en relation avec l'administration, l'économique et le social
- une (re)découverte des auteurs, de leurs œuvres et de leur environnement

3. Méthode et plan
- Méthodes possibles : étude des auteurs, des grandes œuvres politiques... choix d'une approche croisée théorique
et pratique en contextualisant
- Dégager les grandes étapes de l'évolution des idées, de la pensée politique de l'Antiquité à nos jours en
Occident (XIX-XX s.)
- Question de l'organisation sociale : 2 questionnements

Individu et l'État Homme et la société


II/ Les philosophes de l'Antiquité
La période la plus importante est celle de l'apparition du phénomène de la Cité. Evolution des différents régimes
qui se sont succédé.

A / L'analyse politique des institutions


La Grèce va connaître très tôt une succession de régimes politiques et c'est cette succession qui va intéresser les
philosophes. Ces philosophes vont donner une analyse politique des institutions. Le premier à s'y intéresser est
Hérodote.
1/ Hérodote (v. 485/480-v. 425/420 av. J.-C.) : le « Père de l'Histoire et de la Politique »
Il est le premier à s’être intéressé à l’histoire et politique. Son ouvrage Histoires.
Il est présenté comme le premier grand historien Grec. Il va s'intéresser aux institutions en présentant une
classification des régimes politiques. C'est la première fois que l'on classe les régimes politiques et cette
classification va inspirer ses successeurs.
Ils distinguent trois régimes de l’histoire de notre société :
- Monarchie : un seul commandement, le gouvernement d'un seul.
- Oligarchie : le gouvernement de quelques uns. Une minorité d’un groupe restreint de citoyens
qui commande en raison de qualités dut soit à leur naissance, soit à leur fortune, soit à une compétence
particulière (particulièrement militaire, religieuse ou politique). Une oligarchie fondée sur la fortune:
ploutocratie qui va être dénoncé au XIXème siècle par exemple Marx.
- Démocratie : est le gouvernement de la majorité et c'est cette forme qui va avoir une influence
en Grèce vers le 7e siècle avant JC avec l'apparition de la Cité. Une Cité est une communauté indépendante
politiquement et au sein de cette communauté les citoyens sont soumis à la loi de la Cité.
Ce sont les trois grands types de régimes qui traversent l’histoire.
La Cité
- la cité : innovation politique originale qui peut être définie comme une communauté indépendante
politiquement ou les citoyens sont liés entre eux par solidarité (notamment religieuse) et sont soumis à la loi de
la cité. Cette solidarité se caractérise par deux éléments : organiques (organes mis en place et reflètent les
aspirations démocratiques par des lois qui déterminent l’organisation et les attributions des organes de la cité.)
Ces lois correspondent à notre notion moderne de Constitution. Au sein de la Cité, ceux qui participent à la vie
démocratique sont les citoyens. Tous les habitants ne sont pas citoyens. Le passage d'un gouvernement
aristocratique à un fonctionnement démocratique va se faire grâce à un Tyran, une personne qui va gérer les
conflits lié au gouvernement aristocratique et qui va posséder des pouvoirs pour régler ces conflits. Et il va régler
les conflits en changeant le régime vers un régime démocratique grâce à des lois qui vont instaurer une plus
grande participation des citoyens.

- Périclès (492-429)
Périclès, chef du parti démocratique va œuvrer pour faire avancer la démocratie et faire participer les citoyens
aux affaires politiques. C’est pendant Périclès qu’Athènes atteint sont apogée et permette une plus grande
participation aux citoyens aux affaires politique. L'un des successeurs d'Hérodote va poursuivre cette idée,
Platon.

2/ La cité idéale de Platon (428-347 av. J.-C)


« L'art de gouverner les hommes avec leur consentement »
La République
Le Politique
Les Lois

L'homme politique est celui qui dispose, qui à cette qualité particulière et Platon va s'intéresser à celui qui
possède cette qualité. Il va réfléchir à la Cité idéale.
Dans cette Cité il va distinguer trois fonctions. Il y a d'abord celui qui gouverne, qui doit être un philosophe. Il y
a ensuite ceux qui défendent la Cité, les guerriers. Et enfin ceux qui travaillent: les travailleurs.

Ce qui est important chez Platon dans sa conception de la Cité idéale sont les philosophe-rois. Ils ont une
formation intellectuelle poussée. Il établit un lieu entre le savoir et le pouvoir. La place de l'individu est restreinte
dans la société. Il est mis au second plan par rapport à l'État, par rapport au bien de l'État. Platon va pour sa
société idéale va aussi reprendre la classification des régimes. La Monarchie a sa faveur. L'oligarchie peut être
envisagée dans l’hypothèse où la petite élite qui détient le pouvoir détient le savoir. La démocratie n'est pas un
bon régime politique pour Platon. Pour lui la démocratie présente des faiblesses, la majorité est incapable
d'acquérir et de conserver les vertus de connaissances er de sagesse pour gouverner que le philosophe-roi acquit.

3/ Le citoyen dans la cité d'Aristote (384-322 av. J.-C)


Aristote va avoir une démarche différente et va moins s’intéresser à la conception d’une cité idéale mais plutôt a la pratique,
au mode de fonctionnement et à l’intérêt de la cité ; donc à l'aspect réaliste et non idéaliste. Il va donc analyser de
nombreuses lois de plusieurs Cités et s'intéresser aux caractéristiques de ces micro-États. Il va aussi s’intéresser a la
constitution de différents états, ce qui va lui permette la réalisation d’un ouvrage (la constitution).
La constitution est l'organisation du pouvoir dans la Cité qui va fixer le mode de répartition et la nature du pouvoir souverain
dans l'État et de la vie propre de la communauté.
La Cité pour lui est un rassemblement de maisons et de familles pour vivre et mener une vie commune et indépendante. La
Cité a pour but de conserver cette vie commune et indépendante. Et pour cela il va utiliser aussi la classification des régimes.
Il va croiser un critère quantitatif avec un critère qualitatif.
Dans la Monarchie on a un gouvernement d'un seul qui agit selon l'intérêt de la Cité et dans la Tyrannie un gouvernement
d'un seul qui agit selon son bon vouloir.
Aristote va insister sur la place du peuple dans le régime démocratique. Il conçoit que l'on accorde au peuple du pouvoir, qu'il
participe au pouvoir mais il n'envisage pas que l'on accorde au peuple LE pouvoir, il y participe seulement par l’intermédiaire
de l’assemblée.
Aristote va vouloir chercher la meilleure forme de régime politique. Sa réponse est que le meilleur régime n'est pas le même
selon le contexte spatio-temporelle.
Pour lui pour accéder à un équilibre politique, il faut un régime qui puise dans les trois types de régimes.
Aristote va être redécouvert vers le 13e siècle grâce a des traductions.

B/ L'héritage de la réflexion politique grecque


1/ Polybe (201-120 av. J.-C.)

2/ Cicéron (106-43 av. J.-C.)

Pouvoir romain= régime mixte.


Tyrannie, remise en cause des excès par un petit nombre de personnes => aristocratie souvent militaire qui va
s'élargir pour incorporer les personnes détenant de l'argent => oligarchie => démocratie mais risque à force de
promesses de l'instauration de la démagogie avec un homme qui à la fin risque d'instaurer la tyrannie.
Cette idée de cycle va resurgir au 19e siècle.
Cicéron s'interroge sur la notion d'État. [...]
III/ La formation de la pensée politique au Moyen Âge
A/ Saint Augustin (354-430 ap. J.-C.)
La réflexion chrétienne a connue trois ruptures
Les pensées vont s'engager autour des notions de communauté, de liberté, de responsabilité. Cette réflexion de
pensée va être qualifiée par certains auteurs de révolution chrétienne qui se manifeste par 3 ruptures.
-On ne s'intéresse pas à savoir quel est le meilleur régime politique, on s'intéresse d'avantage à la place du
chrétien, de l'homme dans sa communauté, dans la société et de ses relations avec l’état

-On développe l’unité de l’humanité (un dieu unique) on va distinguer deux niveaux : le spirituel et le temple.On
va distinguer le spirituel, ce qui relève de la relation à Dieu, aux ecclésiastiques et le temporel. Cela va
influencer les idées politiques. Par exemple comme le spirituel > temporel alors le régime doit servir le spirituel

1/ Les deux cités

Saint Augustin va écrire un ouvrage, La cité de Dieu, où il décrit l'évolution de l'humanité à partir de la création.
Il distingue deux types de cités, la Cité terrestre et la Cité de Dieu.
La cité terrestre ne correspond pas à l’état et la cité de dieu ne correspond pas à l’église .ces deux idées s’oppose
et existe en mm temps. Elles coexistent mais ne se succèdent pas, elles existent ensemble au même moment et un
individu ne peut pas appartenir aux deux cités.Il appartient soit à l’une, soit à l’autre. C'est en fonction des
agissements au cour de sa vie qu'au moment du jugement dernier il y aura la distinction. Saint Augustin dit aussi
que les hommes vont chercher à s'associer pour s'assurer leur sécurité. Les hommes vont s’associé sous la forme
d’un pacte de société et vont accepter qu’il existe une autorité Ils vont déterminer l'autorité de leur communauté,
et cette autorité a une source divine. L'autorité a une légitimité divine pour st augustin.

2/ L'augustinisme politique

St augustin n’identifie pas église et état, ils sont indépendant et il y a une nette distinction d’autre part : le
pouvoir temporel (état) et spirituel sont différent. Celui qui détient l'autorité la détient de Dieu. Les rois et les
empereurs doivent être placés sous la dépendance du peuple. Le pouvoir suprême doit donc être exercé par
l’autorité religieuse. Grégoire le Grand (pape) au 6e siècle va interpréter cela, pendant une période de trouble
après la chute de l'empire romain.
B/ Saint Thomas d'Aquin (1228-1274)
Le régime mixte de saint Thomas d'Aquin (XIII s.)
Thomas d'Aquin (1224-1274). Somme théologique (1265-1274).
Sa définition de l’homme : animal politique qui vit en société pour se protéger. Il reprend Aristote
Il y a une nécessité du savoir pour avoir un bon gouvernement. Il défend l’idée dune science (lien moral et
politique ; prudence = « bonne formation pour agir »). Le monarque doit être éclairé, formé pour gouverner. Il
reprend les idées d’un régime mixte qui serait le système préférable et idéal de gouvernement. Il existe 3 formes
de gouvernement pour un régime mixte :
- Citoyen qui participe a l’élection
- Magistrat pour l’administration
- Un seul chef à la tête de l’état qui commande, des magistrats qui concourent à l’administration.

C’est au cours de ces trois siècles que la notion moderne d’état se développe avec l’idée de continuité de l’état,
d’une entité abstraite qui doit être distingué de celui qui gouverne, du roi. Et cette dissociation va prendre la
forme d’une image (les deux corps du roi, un physique de l’individu et un immatériel qui est symbolisé par la
couronne qui représente la continuité de l’état.) Cette conception médiévale de l’état va faire naître la notion de
souveraineté.

TITRE I : La Construction du pouvoir


étatique du XVIème au XVIIIème siècle

Chapitre 1 :
L’affirmation de la puissance politique
Relation entre état et église ; question posée au Moyen Age : indépendance du pouvoir civil, pouvoir religieux.
La notion d’état intègre le discours politique à travers la notion de republia (chose publique) qui désigne l’état.
Les penseurs du Moyen-âge considèrent comme une entité distincte de la personne du roi.
L’état va devenir une réalité indépendante d’autre pouvoir.
Respublica : quelque soit la forme d’exercice du pouvoir.
A cette notion va s’adjoindre la notion de souveraineté, ce travail de réflexion va se poursuivre et s’intensifier a
partir du XVI Emme siècle car les structures administratives du gouvernement des états en Europe sont
constituées, le roi est devenu assez puissance pour s’affirmé indépendant. La puissance politique va s'affirmer à
travers l'État absolu. La formation de L'État absolu va susciter des critiques contre le despotisme, et va apporter
une nouvelle réflexion visant à limiter le pouvoir absolu.et permettant au libéralisme de s’affirmer.

Section 1 : La politique et l’Etat


§1 : Le prince de Machiavel
Machiavel (1469-1527) Un « haut fonctionnaire »
On s'accorde à voir en général dans Machiavel le fondateur de la politique moderne pour plusieurs raisons. La
première tiens au projet: Machiavel critique les philosophes antiques car ces philosophes dressaient le portrait
des cités idéales. Son approche est différente, il souhaite recalibrer le prince dans son temps. Machiavel est aussi
remarquable pour sa compréhension des enjeux politiques de son temps et des enjeux politiques à venir. La carte
politique de l'Europe à l'Epoque est contrastée. Certains pays comme l'Italie sont morcelés alors que d'autres
pays sont plus unis (France).
Machiavel est novateur car il appelle à une construction d'une unité italienne.
C'est un fondateur de la politique moderne car c'est un des premiers penseurs de ce qu'on appelle L'État
moderne, il va réfléchir le premier sur la conception du Prince; du détenteur du pouvoir politique. Il va
développer une réflexion sur la notion de raison d'Etat.

L'État: Une renaissance


Il entre au service de la Cité de Florence, il doit après plusieurs années de service s'exiler avec le rétablissement
des Médicis au pouvoir. Il va profiter de cet exil pour réfléchir et rédiger Le Prince. Cette œuvre sera largement
diffusée dans l'Europe grâce à l'invention de l'imprimerie. Dans ce contexte de division politique de l'Italie,
Machiavel prône l'unité sur la direction d'un Prince fort. Dans sa réflexion il estime que ce Prince n'existe pas en
Italie et qu'il faut favoriser son apparition.
Ce Prince doit avoir un rôle particulier au sein de l'État. Avec le Prince il doit y avoir une renaissance de la
respublica. En effet, la notion d'Etat avec Machiavel prend de l'importance qui va l'utiliser dans un sens
moderne. C'est un État dégagé de la Religion, de l'influence de l'Eglise, un État ségularisé. Les affaires
religieuses doivent être subordonnées à l'État. Cet État peut avoir pour Machiavel la forme d'une monarchie ou
d'une république. Il fait part de sa préférence pour la monarchie car le pouvoir du Prince l'intéresse.
Machiavel reste tout de même l'héritier de la pensée médiévale parce qu'il ne dégage pas complètement l'État du
Prince. C'est la réflexion du siècle future qui permettra de distinguer le Prince de l'État.

Le Prince (1513): un idéal.


Ce Prince doit permettre l'unité de l'Italie (qui passe par l'affirmation de la puissance du Prince). Machiavel
propose que le Prince soit tout puissant et cela va justifier tout un tas d'actions, de postures politiques du Prince.
Sur le plan de la Morale politique, les affaires politiques deviennent affaire de puissance. Et c'est cette puissance
qui est privilégiée par Machiavel. Le Prince doit donc présenter certains caractères.
Machiavel dresse le portrait idéal du Prince: Egoïste, doit être craint, réaliste, indifférent au bien et au mal, doit
savoir dissimuler ou simuler ses sentiments. Le Prince ne doit pas être jugé en fonction des normes
traditionnelles, de la Morale, car il a ce but ultime: la recherche de l'unité. Pour justifier la construction de
l'administration, le Prince peut agir en dehors de la Morale, c'est cette notion de raison d'Etat qui va justifier
l'action du Prince.
La théorie du pouvoir ne fait pas l'éloge de la violence et du cynisme. Sa théorie du pouvoir est une réflexion sur
la théorie de l'État qui révèle une séparation entre l'exercice du pouvoir et la morale commune. L'expression de
cette séparation se trouve dans cette notion de raison d'Etat (principe qui autorise les gouvernants à s'abstraire
des lois qu'ils imposent aux personnes qu'ils gouvernent, c'est un mode d'intervention du pouvoir qui déroge au
pouvoir politique). Cette notion va être théorisé ensuite, Botero qui en 1589 va diffusée cette notion de raison
d'Etat dans les différents royaumes européens. Cette réflexion de Machiavel va donner naissance à ce qu'on
appellera le machiavélisme.

Le machiavélisme: Deux formes


•« Nationalitaire »: Qui recherche l'unité de la nation.
•Universel: La doctrine qui fait abstraction de la morale dans le domaine politique.
C'est cette réflexion plus générale qui va favoriser l'émergence de L'État souverain et la réflexion de la notion
d'Etat reliée à la souveraineté.

§2 : La formation de l’Etat souverain


Pour parler d'Etat souverain, pour envisager la formation de l'État souverain, il doit y avoir un certain nombre de
caractères qui doit exister. Il faut une unité politique géographiquement stable, une administration, et une
adhésion populaire autour d'une autorité suprême. A partir de cela, il va y avoir une réflexion politique qui va
accompagner la construction de l'État souverain.

Il va y avoir une réflexion politique qui va... de l’Etat souverain. Cette volonté d’affirmation politique de l’Etat
est présente en particulier chez les souverainetés françaises. Et cette réflexion politique va permettre l’émergence
d’un être distinct de la personne physique du roi, d’un Etat souverain et d’un titulaire de la souveraineté. Et cette
réflexion politique va se développer dans un contexte de renforcement de pouvoir royal, de son affirmation. On
passe d’une concentration du pouvoir à une sacralisation du monarque, et le roi est présenté comme l’unique
souverain, représentant la nation a lui seul. Il est l’unique détenteur des attributs de la souveraineté et cette
concentration va aboutir à la formation du pouvoir absolu du divin. Il va y avoir une redéfinition de l’Eglise.
C’est dans les périodes de pouvoir contesté qu’il va sortir à chaque fois des différentes épreuves.

§3 : Les rapports de l’Eglise et de l’Etat


1/Le positionnement de la Réforme
Principe de l’unité qui c’est accompagné du principe d’autorité hiérarchique. Ca va être discuté avec
l’émergence de la Réforme du protestantisme. Et la Réforme va avoir une importance dans l’émergence des
idées politique. Ca va affaiblir du pouvoir royal passager du aux guerres de religion qui vont apporter un
renforcement de l’Etat. Au début du 16ème siècle, la réflexion est menée par Luther et Calvin. Menée dans l’Est
de l’Europe : révolution des idées, des institutions. Réflexion pour les partisans qui s’intéresse à l’institution
royale.

2/ Martin Luther (1483-1546)


Cette réflexion prend naissance en Allemagne.
Luter critique l’Eglise comme institution politique et pour développer ce qui va servir d’image, il va distinguer
deux royaumes celui de Dieu et celui du monde (terrestre) et ces royaumes pour Luter ils doivent être séparés et
de cette coupure, il en déduit que la vie politique terrestre est étrangère par essence au domaine religieux.
La monarchie est la forme de gouvernement le plus adapté. Il affirme qu’un chrétien doit supporter les
souverains et l’Eglise, qu’il ne doit pas participer à l’exercice du pouvoir temporel (politique), il doit être soumit
au pouvoir politique pour toutes les affaires non religieuses.

3/ Jean Calvin (1509-1575), institution chrétienne(1536)


Calvin écrit un ouvrage qui s’intitule « Institutions chrétiennes », il va s’intéresser aux protestants. Il reconnait la
légitimité royale, il fait une distinction en chaque être humains : deux domaines de distinction chez l’Homme,
l’un qui dépend de la vie et l’autre qui correspond aux sociétés (politique et temporel). Il observe une union entre
la société politique et la communauté religieuse, il va alors s’intéresser à la relation entre l’Etat et le religieux. Il
développe l’idée suivante : toute souveraineté vient de Dieu et il exclu alors toute idée de souveraineté nationale,
et toute idée de souveraineté autre que détenue par le monarque.
Il est distinct de l’aspect de Luther.
Pour lui, il y a des guerres de religions qui vont intervenir dans les royaumes. De ces trouble va se dégager une
notion celle d’absolutisme

Section 2 : L’absolutisme
L’expression même de l’absolutisme n’apparait qu’a la révolution française. Cette idée d’absolutisme, son
apparition est beaucoup plus précoce.
On concentre la prise de décision entre les mains du monarque, concentration du pouvoir et cette progression
(1515-1559) est contrarié avec le début des guerres de religion (opposition catholique –protestants 1562)
Ces oppositions vont prendre la forme d’une contestation politique avec un mouvement (les monarchomaques=
ceux qui combattent le gouvernement d’un seul)
Ils vont être défendu par les partisans de la pensée des calvinistes, il existe un contrat entre le peuple et les
gouvernants (c’est le fondement de la société civile qui est à l’ origine de l’Etat et de la souveraineté)
Ils vont proposer une théorie de la monarchie tempérée, c’est-à-dire que le monarque doit respecter le contrat
conclu avec le peuple et s’il ne le respecte pas, les monarchomaques lutteront jusqu'à aller au meurtre du roi.
Cette idée va être combattue par les partisans royaux et ils vont mettre en place une autre réflexion pour mettre
en place le pouvoir absolutiste du souverain.

§1 : Les fondements idéologiques de l’absolutisme :


A-L'apport de Jean Bodin (1530-1596) à la théorie absolutiste au 16e siècle
Bodin est avocat à Paris dans la seconde moitié du 16e siècle. Il a été député aux États généraux. Il va devenir le
conseiller d'un prince et avec ce prince il va voyager en Angleterre et aux Pays-Bas. Il va prendre connaissance
de réflexions qui vont l'aider à forger sa théorie.

Les six livres de la République (1576)


Cet ouvrage développe le concept de souveraineté en relation avec la définition de République. Pour lui la
République est un droit de gouvernement de plusieurs ménages et ce qui leur est commun est leur puissance
souveraine. Cette notion de puissance souveraine, Bodin va en faire la clé de voute du Droit public, la condition
de l'existence de l'État. Il n'y a pas d'État sans puissance souveraine. De nos jours, la reconnaissance d'un État
passe par la reconnaissance de la puissance souveraine.
Cette souveraineté est définie comme la puissance absolue et perpétuelle de la République. Absolue car elle
n'admet pas de restriction; elle ne peut pas être limité par un autre pouvoir.
Elle est absolue aussi au sens unique, indivisible, il existe un seul titulaire de la souveraineté mais celle-ci peut
être déléguée.
Elle est perpétuelle, c'est-à-dire que cette souveraineté préexiste au Roi et continue après lui, elle dépasse la vie
du Roi. C'est cette souveraineté perpétuelle qui unit l'État, qui assure la continuité de l'État dans le temps.
Bodin, à partir de ces caractères, va s'intéresser aux classifications d'Aristote. Quel est le régime politique qui
favorise un exercice unique, indivisible: la monarchie. Les régimes mixtes ne peuvent qu'entraîner des conflits. Il
va proposer une autre classification en distinguant l'État populaire, l'État aristocratique et l'État monarchique. Il
va privilégier l'État monarchique.
Pour Bodin, la monarchie pure et absolue est la plus sure des républiques. Dégagé de tout élément aristocratique
et populaire. Par exemple: cela va se traduire par la non convocation des États Généraux.

Bodin distingue trois formes de monarchies:


1. L'État monarchique sous forme tyrannique lorsque le Prince viole le Droit.
2. La Monarchie seigneuriale, la monarchie où le Prince gouverne en tant que seigneur, c'est-à-dire le
régime politique féodal.
3. La Monarchie légitime, lorsque le Prince obéit à Dieu et aux lois de la nature. C'est cette forme qui
constitue le meilleur régime pour Bodin car elle garantit tous les caractères de l'État.
Ces idées de Jean Bodin vont être reprises par des juristes qui vont diffuser ses idées en les rapprochant de la
réflexion absolutiste.

B- La monarchie absolue de droit divin


L'institution au Droit des Français va synthétiser l'idée de Bodin: « Le Roi est monarque et n'a pas de
compagnon dans sa majesté royale. » Il affirme l'idée d'un roi souverain. Cette idée vient combattre les partisans
du régime mixte.
Cette idée va être renforcée par Cardin, juriste au service de Richelieu, qui va populariser les idées de Bodin.
L'une des formes de l'absolutisme va être l'absolutisme empirique (idée que le Roi doit gouverner seul sans avoir
recours à des assemblées). Le Roi doit être guidé par les intérêts de l'État et doit avoir recours à la raison d'État.
Mais il peut être conseillé par des proches collaborateurs et notamment par Richelieu.
C'est ce qu'on appelle le ministériat.
C'est une seconde forme d'absolutisme qui va avoir du succès: l'absolutisme théocratique de Bossuet:

La Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte (1709)


Le peuple doit être gouverné et la meilleure forme de gouvernement doit être la monarchie. Cette forme est
voulue par Dieu et les sujets du monarque doivent se soumettre à l'autorité du Roi. Le Roi est le représentant de
Dieu sur terre, il n'a de compte à rendre qu'a Dieu. Les hommes doivent obéissance au Roi car s'ils désobéissent
au Roi, ils désobéissent à Dieu.
Bossuet justifie donc l'obéissance des sujets au Roi et l'impossibilité de ces sujets à se rebeller. Cette théorie du
Droit divin va être reprise tout au long du 17e et va justifier les actions des monarques.

§2 : Le Léviathan de Hobbs
L’homme apparait comme le philosophe de l’abstrait, pour certain comme l’ennemi de la liberté pour les autres.
« Le Léviathan » (1651), pour Hobbs c’est un monstre biblique qui représente l’Etat, puissance artificiel crée par
l’Homme pour sa propre défense.
Le point de départ de sa réflexion est l’individu. Il conçoit l’Homme par sa capacité de penser, ses sensations,
ses sentiments dans le cadre de l’état de nature. Il s’agit du cadre de réflexion, outil théorique, des rapports entre
les hommes avant que toute institution politique ou juridique n’existe. Les Hommes ont égaux, et aspirent au
même but, ils sont en guerre perpétuelle les uns contre les autres. « L’Homme est un loup pour l’Homme ». Ces
hommes qui sont égaux quant à leurs facultés de corps et d’esprits, le sont aussi quand à leur situation et droit de
nature : liberté de faire le nécessaire pour préserver leur vie. L’effet conjugué de l’égalité et de la liberté, c’est la
guerre pour l’indépendance, un Etat de tous contre tous. Les Hommes constituent un danger. Comment vont-ils
sortir de cet Etat de nature ? Hobbs pose l’idée que l’égalité naturelle des Hommes est fondée sur une passion,
celle de la crainte de la mort, du désir de survie de l’Homme qui le pousse à sortir de cet état de nature.
L’Homme aspire à changer de situation. Il est amené à faire une société civile avec les autres hommes dans un
but d’assurer sa sécurité : apparition du Droit. Recours à la voie contractuelle. Hobbs justifie la formation de
l’Etat par un pacte entre le souverain et les Hommes. On passe de la multitude à un unique : l’Etat, le Léviathan.
Il n’existe pas de puissance commune. L’Etat assure la sécurité mais en contrepartie, chacun des individus aliène
sa liberté aux politiques de l’Etat. L’Etat est là pour mettre fin à l’Etat de nature, en restreignant la liberté de
chacun. Formation du caractère unique et abstrait. Il envisage un droit de résistance aux abus de l’Etat, lorsqu’il
met en puéril la vie de ses sujets, peut être invoqué comme principe supérieur au contrat entre le souverain et le
peuple. Ce contrat est un pacte social, un contrat de soumission qui doit être totale, et le souverain n’est pas lié
par le contrat, son pouvoir est absolu. Soumission totale et pouvoir absolu sont les conditions d’un Etat de paix
chez Hobbs. Ce qui préserve l’Etat, c’est l’autorité, ce qui le met en péril c’est la discutions du pouvoir. Les
Hommes jugent ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Cet Etat va fonctionner en ayant recours à des souverains
d’institutions, c’est-à-dire des détenteurs du pouvoir dans la société instituée. (C’est soit un être unique, soit une
assemblée qui agit.)
Quoi qu’il en soit ce souverain n’est pas liée au pacte, cette convention n’existe qu’entre les hommes et permet
de combattre les idées du monarque. Ce pacte qui lie les hommes entre eux engage ceux qui l’on conclu mais
aussi ceux qui ne l’on pas accepté.
Chaque individu est l’auteur de ceux que fait le souverain.
Théorie de la représentation en nature politique.
Le souverain va aussi intervenir dans un certain nombre de domaines (relatif à la paix), aux règles relatives a la
population, doit rendre la justice.il est source de tous les droits. La liberté existe, réside dans tous les domaines
pour lesquels le souverain n’est pas intervenu.
Ce système dans lequel l’homme qui cherche la sécurité, la paix doit se soumettre de manière totale a celui qui
exerce la souveraineté. Idée réinterprétée au deuxième siècle au moment ou le les états totalitaires sont apparut
en Europe.
Hobbes va proposer la doctrine des droits indépendants inaliénables, il pense qu’un homme ne peut pas se
dépouiller d tous ses droits, le pouvoir aussi important soit il ne peut pas faire disparaître tous les droits : pose
les fondements du libéralisme, l’un des fondements libérales en Europe au 19ème siècle.

§3 : Rousseau et l’absolutisme démocratique


(1712-1778) participe à l’élaboration de l’encyclopédie. Le fait connaître grâce « discours sur l’origine et les
fondements de l’inégalité parmi les hommes et « le contrat sociale ».il réfléchit à la formation de la société par le
passage de l’état de nature à l’état social.
Rousseau va théoriser le contrat social, il ne croit pas à l’existence de l’état de nature dans le passé.

Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755)
Etat de nature et contre social = fictions théoriques
- pourquoi un pouvoir politique est-il institué par les hommes ?
- comment passe-t-on des volontés particulières à une volonté commune ? De la pluralité des volontés à la l'unité
de la volonté civile ?
- quels sont les buts poursuivis par les hommes pour former une société civile ?
Pour répondre à ces questions, Rousseau se base sur l'idée d'état de nature. Il sait que ce n'est pas une réalité
historique et ne prône pas un retour à l'état de nature.
En effet, cela n'a pas de sens de prôner un retour à un état qui n'a pas existé.
L'homme est dans l'état de nature, faible ou nul car son potentiel n'est pas développé.
Cette vision de l'homme dans l'état de nature va permettre de dégager les caractéristiques et qualités de l'homme
dans la société civile. Dans la société formée, l'homme développe son intelligence et la morale existe. Mais il
existe des sentiments lié à la passion, à la servitude. L'état social n'est donc pas parfait.
Il faut retenir que l'homme à l'état de nature correspond à ce l'homme serait s'il n'était pas un être social. Dans cet
état de nature, Rousseau dit que l'intellect serait bon car il n'a pas la caractéristique de la méchanceté de l'homme
social. C'est ce qui peut faire dire par raccourci de sa pensée qu'il prône un retour à l'état de nature.
Le raisonnement de Rousseau va se poursuivre sur cette distinction de nature/social. Il précise que l'homme dans
l'état social est « méchant » mais pour celui il faut qu'il vouloir du mal à ses semblables. Pour avoir des
semblables, il faut déjà vivre en société or dans l'état de nature l'homme ne vit pas en société, il ne peut donc ni
vouloir du mal ou du bien à ses semblables.
C'est le modèle théorique de Rousseau.

Rousseau va postuler que lorsque l'on fait abstraction de la dimension sociale chez l'homme, on obtient l'homme
dans l'état de nature et cet homme correspond à une norme, un point de référence à partir duquel Rousseau va
préciser l'évolution de l'homme et les passages de l'état de nature à l'état social.
Il va expliquer ces passages dans le Contrat social.
Le CS est la formation de la construction d'un postulat, celui de l'harmonie naturelle des volontés et des intérêts
des individus.
Pour Rousseau, le CS ne charge pas un tiers de la sauvegarde de la vie des hommes ou de la liberté ou propriété
de chacun. L'originalité de la réflexion de Rousseau est que ce sont les citoyens eux-mêmes qui sont chargés de
la sauvegarde de leurs intérêts, de leur vie et de leurs biens au nom du principe de la volonté générale.

C'est l'ensemble des citoyens à travers la volonté générale qui gère sa sécurité. On dit que le CS est un premier
pas vers la démocratie car il n'y a pas de tiers mais le contrat investie le peuple de sa propre souveraineté. La
souveraineté étant la garantie de la liberté. A partir du Pacte social, Rousseau arrive à l'idée de souveraineté. Les
citoyens ont un but commun: la poursuite de l'intérêt général. Et ce but va s'exercer va le pouvoir législatif.
Quelle va être la solution/l'association la plus efficace pour préserver la liberté?
La solution est la suivante :

Les citoyens vont se dépouiller leur prérogative individuelle et il y a une totale réciprocité dans cet abandon au
profit de la communauté, du souverain (C'est-à-dire de l'ensemble des citoyens). Cette aliénation va permettre de
qualifier le CS d'absolutisme démocratique (car abandon total des prérogatives au profit de l'ensemble des
citoyens).
Ainsi l'individu, par le biais de cette forme d'association va gagner une liberté sociale (C'est à dire la jouissance
des droits garantis par la loi qu'on s'est soi-même donné).
Dans un cadre démocratique, les lois sont établis au nom de l'ensemble des citoyens et chaque citoyen respecte
ces lois. Le citoyen est le législateur et aussi le destinataire des lois. Les hommes sont différents par nature mais
chacun est (et doit être) traité de manière égale.
L'idée de la volonté générale va s'exprimer par le biais de la majorité.
Chez Rousseau l'expression de la volonté générale ne se traduit pas par un système de type représentatif.

Il a deux approches:
-Démocratie idéale: Rousseau va s'inspirer du fonctionnement helvétique et notamment de la ville de Genève. Il
raisonne dans le cadre d'une Cité, d'un territoire aux dimensions restreintes. La ville de Genève fonctionne via la
démocratie directe. Pour Rousseau, ce système est le système le plus abouti, car chaque citoyen peut légiférer.
Pour lui, la meilleure constitution est le modèle où le pouvoir exécutif est lié au pouvoir législatif. Il est donc
plus proche d'Hobbes que des penseurs libéraux du 19e siècle. Mais cette concentration des pouvoirs se fait au
profit de la volonté générale. Mais Rousseau est conscient des limites de cette démocratie et du fait qu'elle ne
peut s'appliquer que dans des territoires de petite taille.
-Démocratie indirecte: Dans ce cas là, le pouvoir exécutif est confié à un nombre restreint de citoyens, le
gouvernement (dans le sens moderne de pouvoir exécutif, qui s'oppose à l'idée de souverain de peuple). Dans ce
cas là, l'exécutif doit être distingué du législatif.

Cette réflexion de Rousseau va avoir de nombreuses influences. Dans la déclaration des Droits de l'homme et du
Citoyen avec deux idées de Rousseau: Il existe des droits reconnus aux citoyens qui découlent de la loi, et la loi
est l'expression de la volonté générale (Article 6).
Autre exemple: Dans la détermination du nouveau régime constitutionnel avec la fin de la monarchie. Il y a deux
conceptions qui vont s'affronter, celle de Montesquieu qui cherche à limiter le pouvoir en le divisant et celle de
Rousseau, l'idée que la volonté de la nation est unique et donc que le corps législatif doit être unique. L'idée de
volonté de la nation va être importante dans la responsabilité des élus.

Contrat social (1762)

État de nature

Pacte social
« Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté
générale ; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout »

Souverain = citoyens qui le composent


« Égalité... s'engagent tous sous les mêmes conditions et doivent jouir tous des mêmes droits... tout acte de
souveraineté, c'est-à-dire... de la volonté générale, oblige ou favorise également tous les citoyens »

Intérêt général

Problème

« Trouver une forme d'association par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste
aussi libre qu'auparavant »

Solution

« L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté.
Car, premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous, et la condition étant égale
pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse
aux autres »

Association par le don total de chacun à toute la communauté rend inutile un contrat de soumission
Par cette association, l'individu perd la liberté naturelle... mais il gagne la liberté sociale
Liberté sociale = jouissance des droits garantis par la loi qu'on s'est soi-même donnée (liberté d'autonomie)
Notion de volonté générale.

Chapitre 2 :
La limitation du pouvoir

Section 1 : La philosophie des Lumières


Absolutisme et monarchie de droit divin L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonnée des sciences, arts et métier
(1751-1772).
§1 : John Locke (1632-1704) et le contrat social
Etude de médecine à Oxford. Il va s’exiler en hollande, et c’est au cours de cet exil qu’il va rédiger un certain
nombre d’œuvres qu’il va publier à son retour en Angleterre. Il va exercer des fonctions politiques.
A/ L'influence du droit naturel
Origines : Aristote, Cicéron, saint Thomas d'Aquin
Définitions :
- Recherche du juste par une analyse rationnelle et concrète des réalités sociales, orientée par la
considération de la finalité de l'homme et de l'Univers
- Principes immuables, découverts par la raison, permettant d'éprouver la valeur des règles de conduite
positives admises par le droit objectif. On va confronter l’action des hommes aux regards des normes qu’ils se
sont donnée. Il y a un dénominateur commun : le rationnel. Cette importance de la raison, permet d’accorder une
place importante a l’individu qui exerce sa capacité a raisonné

Grotius (1583-1645) et le jus naturalisme(Droit naturel) Droit de la guerre et de la paix 1625


- autonomie / morale ; / politique ; / droit positif
- homme et droits dans la société : système de règles générales
Le droit doit servir a préservé la morale, étant l’instrument de la paix sociale et de l’ordre. Il présuppose que
l’observation des règles morales suffit pour le respect de l’ordre. Les troubles sociaux sont le résultat
d’infraction aux règles morales. Le droit a un but pratique, il doit correspondre à des règles générales qui
permettent de préservé la moral. Pour lui il y a trois principes généraux qui se dégagent et qui vont être
important.
- s'abstenir de toucher la chose d'autrui
- droit de créance né du contrat et de l'obligation morale de respecter les conventions
- réparation des dommages

- association volontaire rationnelle


Ces trois idées vont se transformé en règles de droit et seront applicables, elles mettent en lumière l’importance
de la liberté d’autrui. Et ces idées insiste sur l’importance que la société est formé par une association volontaire
et rationnelle des hommes, qui permet par le biais du droit de respecté les règles de droit.

B/ Les écrits de John Locke


Lettres sur la tolérance (1688)
Essai sur l'entendement humain (1690)
Deux Traités du gouvernement civil (1690)

Robert Filmer (1589-1653), défenseur de la monarchie absolue de droit divin. Pour lui les hommes sont nés
esclave.
Johan Milton (1608-1674) : Aeropagitica pour la liberté d'imprimer sans autorisation ni censure (1644)

Deux Traités du gouvernement civil (1690) (dessin)


Pour Locke, L’état de nature est un état de liberté et lorsqu’il va dans état civil, le gouvernement civil doit
respecter les libertés et l’égalité, telles qu’elles étaient à l’état de nature. Dans second traité il précise limite,
origine et but du gouvernement civil. Il va considérer que les hommes doivent aussi sortir de l’état de nature car
cela conduit à la guerre entre les hommes, il considère aussi que la sortie de l’état de nature ne doit pas aller vers
le pouvoir absolu. Pour lui, il doit s’établir entre les hommes et le gouvernement ; non pas par un contrat, mais
par une mission de confiance Chez lui, les gouvernants, ceux qui exerce le pouvoir civil sont juste des
représentants du peuple, qui doivent rendre compte de leur action au peuple. Ils peuvent être demis de leurs
fonctions s’ils ne remplissent pas la mission qui leur a été confié, c’est-à-dire la garantie de la liberté, de la
sécurité et de la propriété. On a la formulation du gouvernement représentatif.
Dans ce cadre de réflexion, il va attribuer à la fonction législative, une prérogative importante supérieure même
au pouvoir exécutif, et cette position on va se retrouver chez les auteurs libéraux du 19ème siècle.

C/ La pensée lockienne
1/ De l'état de nature au contrat social
Essais sur le gouvernement civil
Du gouvernement civil
Ch. 8 – Des fins de la société et du gouvernement politique
« 2. … la plus grande et la principale fin que se proposent les hommes, lorsqu’ils s’unissent en
communauté et se soumettent à un gouvernement, c’est de conserver leurs propriétés, pour la conservation
desquelles bien des choses manquent dans l’état de nature
3. Premièrement, il y manque des lois établies, connues, reçues et approuvées d’un commun consentement…
4. En second lieu, dans l’état de nature, il manque un juge reconnu, qui ne soit pas partial, et qui ait l’autorité de
terminer les différends, conformément aux lois établies…
5. En troisième lieu, l’état de nature, il manque ordinairement un pouvoir qui soit capable d’appuyer et de
soutenir une sentence donnée, et de l’exécuter… ».

Nouvelle doctrine : l’Etat doit garantir sécurité et la liberté. Mais il a une approche moins pessimiste que Hobbs,
car il ne considère pas que la violence corresponde à une tendance naturelle des hommes. Pour L, l’état de nature
est un état de liberté, qui présuppose un aspect de sociabilité. Mais les conditions de l’état de nature vont faire
que les hommes choisissent de quitter cet état, car il y a des conflits possibles entre eux. Il n’y a pas de
régulateur de conflit. C’est ce qui va faire quitter l’homme de l’état de nature pour l’état civil.

Dans l'état de nature, l'homme a deux pouvoirs et un droit fondamental :


- pouvoir d'assurer sa propre conservation
- pouvoir de punir quiconque menace sa vie
- droit fondamental de propriété limitée à ce qui est nécessaire à sa conservation

Passage de l'état de nature à l'état civil pour préserver la liberté : conclusion d'un contrat social
Référence au contrat social permet de dévier le problème juridique du fondement de l'autorité politique vers un
problème historique et philosophique (celui de l'origine de la société et de l'Etat)
- gouvernement légitime
- règle de la majorité
- contrat d'association et contrat de soumission conditionnel
- division des pouvoirs

L'être humain est un être raisonnable, rationnel, intéressé, capable de calcul. Cet être rationnel ne peut accepter
le gouvernement absolu. Il ne peut que souhaiter la mise en place d'un gouvernement librement consenti qui
dispose de sa confiance.
Nul homme n'accepterait d'abandonner ses droits au profil d'un État absolu pour se retrouver dans une situation
de crise moins bonne que l'état de nature.
Le gouvernement légitime selon Locke va agir selon la règle de la majorité. C'est la présupposée de la pensée
politique libérale. L'opinion de la majorité est la plus adéquate pour gouverner. Locke Précise que ces hommes
vont entrer dans l'état civil par un double contrat. Un contrat d'association, de consentement mutuel et aussi un
contrat de soumission conditionnelle. La relation qui lie le gouvernement au peuple se dissous dés que la
majorité estime que le gouvernement n'est plus capable de diriger.
Dans ce contrat, les individus abandonnent sous condition leur prérogative au profit du gouvernement.
Locke explique qu'il faut éviter tout abus de pouvoir. Pour limiter l'abus de pouvoir, il faut diviser le pouvoir. Il
va distinguer deux pouvoirs: le pouvoir législatif (pouvoir d'assurer la conservation des citoyens en promulgant
le pouvoir) et un pouvoir exécutif (qui a le pouvoir de punir). Cette idée va être reprise en insistant sur
l'importance du pouvoir légitime.

2/ La doctrine de la propriété (property)


 Tout ce qui appartient en propre à un individu et qui ne peut lui être enlevé sans son consentement :
biens ; liberté ; vie
- une propriété des biens dérivée du travail
« Toutes les fois que l'homme fait sortir un objet de l'état où la Nature l'a mis et l'a laissée, il y mêle son travail,
il y joint quelque chose qui lui appartient et, de ce fait, il se l'approprie ».

L'apport de Locke à cette doctrine est la notion de propriété privée. Cette notion va avoir des répercussions. Pour
Locke, l'apparition de la propriété privée du bien va être expliqué en réaction des partisans de la théorie de
l'absolutisme de droit divin. Pour lui, la propriété des biens est une propriété dérivée, ce n'est pas un droit
originel, c'est un droit qui s'acquière et dérive du droit du travail.
La propriété privée des biens émane du travail. La propriété est une activité de transformation de la nature et via
cette activité, l'homme acquière la propriété.

3/ La doctrine de la liberté sous la loi


 Garantir la liberté, la sécurité, la propriété des individus par le « règne de la loi » (rule of law)
Influence antique :
- il n'y a pas de liberté sans loi égale pour tous
- liberté comme un rapport social
- « là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de liberté »

Influence de la pensée de Locke


Locke va développer une théorie différente des théoriciens du droit naturel. Pour lui on devient propriétaire que
si on transforme la nature. Cette conception va faire que Locke va être considéré comme le prophète de
l'accumulation capitaliste. Jusqu'à aujourd'hui c'est grâce à la conception de Locke que l'on considère du capital.
Locke s'attache à l'influence des lois sur le comportement des hommes.

Influence de la redécouverte de l'idéal civique et république antique.


On va considérer qu'il est plus important d'être gouverné par une loi certaine que par une forme de gouvernement
qui peut se modifier dans le temps.
Locke va préciser cette idée avec la notion de liberté.
L'idée est que la loi et la liberté se conditionne de manière mutuelle, il n'y a de liberté sans loi égal pour tous.
Pour lui, la question de la forme régime politique est secondaire. L'établissement de la liberté sous la loi.
On dispose d'une véritable liberté quand on peut agir librement pour ses biens, sa personne, sa liberté. Cette
liberté n'est pas un pouvoir mais un rapport social. Donc potentialité des conflits, il est donc nécessaire de fixer
des limites à l'exercice de la liberté.
Et on peut le faire via la loi. La loi préserve la liberté.
Pour chacun des droits des citoyens énoncés dans la DDHC que la limite de ces droits est encadré par la loi.
La loi doit présenter un certain nombre de caractéristiques selon Locke: stable, claire, générale, connue de tous,
non-rétroactive et la même pour tous. Ces principes s'imposent encore de nos jours au législateur.

Tout cela va avoir une influence en Angleterre et ça va s’adoucir au début XVIII (affirmation de l’indépendance
de la justice.)

§2 : Montesquieu (1689-1755) et l'équilibre des pouvoirs


Lettres persanes (1721)
Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734)
De l'esprit des lois (1748)
- Analyse des différentes formes de gouvernement :République, Monarchie , Despotisme
- Le modèle britannique et le critère de la liberté
- Les trois pouvoirs (Chapitre 6, Livre XI)
- Les trois puissances

C’est un magistrat bordelais qui va se consacrer a un certains nombres de voyages, ceux en Europe vont lui
servir de modèle pour sa conception de l’équilibre des mondes.
Il s’intéresse à l’histoire, a la philosophie, à la politique (de l’esprit des lois 1848)
Montesquieu est admirer par le système politique anglais, dont il va développer l’idée, il perçoit ce système
comme un système qui permet de garantir les libertés et où existe un équilibre, une balance des pouvoir entre le
monarque, et deux chambres (hautes= des hôtes, aristocratie et basses= des communes)
Trois formes de gouvernement: monarchie, despotisme et la république.
Pour M la république revêt deux formes : la R aristocratie (la souveraineté est aux mains de quelque uns c’est le
principe de modernisation.) et la R démocratique (la souveraineté est aux mains du peuple, elle repose sur un
principe de civisme : prédominance de l’intérêt général sur son intérêt)
La monarchie avec le pouvoir souverain exercé par un seul homme, le principe est l’idée de la prédominance des
honneurs sur la distinction militaire, religieuses, sociales, qui justifient les inégalités.
Le despotisme : système ou le roi gouverne sans lois (la crainte).

Montesquieu va s'intéresser au modèle anglais et préconiser d'utiliser ce modèle car il établie l'équilibre des
pouvoirs. Montesquieu va modéliser 3 puissances politiques: Le Roi, la Noblesse et le peuple (bourgeoisie).
Il va utiliser le modèle anglais pour montrer qu'il existe un équilibre dans l'exercice du pouvoir.
Le Roi est le seul titulaire du pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est partagé entre le Roi, la noblesse et le
peuple. La noblesse et le peuple interviennent dans un cadre précis (chambre des lords pour la noblesse, chambre
des communes pour le peuple). Dans ce système politique anglais, chacune des forces politiques disposent de la
faculté d'empêcher tout projet de réforme. Un projet de réforme ne peut pas se faire sans l'accord des 3 forces.
C'est un régime qui contraste pour Montesquieu du fait de la nécessité d'équilibre des pouvoirs et que chaque
force est amenée à s'exprimer. La force de ce système est dans le partage des pouvoirs entre les différentes
puissances. Montesquieu à partir de ce modèle va proposer que le système politique repose sur une répartition
des pouvoirs.
Montesquieu dans L'esprit des lois distingue, la puissance législative, la puissance exécutrice dépendant du droit
des gens, la puissance exécutrice qui dépend du droit civil. Montesquieu va s'intéresser d'abord à la puissance
législative car c'est considéré le premier attribut de la souveraineté. Pourquoi instaurer l'équilibre? Pour éviter le
despotisme. L'idée développée est de fractionner cette puissance législative en reconnaissant l'exercice de cette
fonction non pas à une personne ou un organe mais à plusieurs organes.

Deux principes négatifs et un principe positif:


Les principes négatifs: l'interdiction du cumul par la même autorité de l'exercice de deux fonctions. La fonction
législative doit être confiée à un organe complexe formée de trois éléments: le monarque qui est en même temps
titulaire de la fonction exécutive, et les deux chambres (bicamérisme avec chambre haute et chambre basse).

Pour la révolution on utilisera l'unité du corps législatif (une seule chambre).


A l'automne 1789 les révolutionnaires vont décider que le Monarque et l'assemblée unique au processus
législatif. Cela passera par un mécanisme juridique, l'exercice et la reconnaissance au profit du Roi d'un droit de
veto suspensif sur les projets de loi de l'assemblée nationale. Fin du système lors de la chute de la royauté. L'idée
de Montesquieu est consacrée dans la Constitution où deux assemblées sont instaurées et cette idée sera réactivée
à partir de 1814 et va perdurer au cours du 19e siècle.
Section 2 : Les révolutions libérales du 18e siècle
§1 : La révolution d'Amérique du Nord
Le libéralisme à cette époque va paraître comme une doctrine érigée contre l'absolutisme et comme un
mouvement de combat pour la liberté.
Ce mouvement s'est développé au 18e siècle avec le contexte politique et la dynastie des Stuart.
[...]
Les auteurs libéraux s'inspirent de la théorie du droit naturel et vont affirmer la disposition de l'individu d'une
indépendance avec notamment une liberté d'expression.
Au 18e siècle, en Amérique du Nord, ces tendances vont s'exprimer contre la monarchie anglaise.
Révolution Américaine et histoire des 13 colonies (voir PowerPoint).

La rupture des 13 colonies dans les années 1770. Les défenseurs des idées des lumières vont se radicaliser
pendant cette période. Les idées défendues par le régime britannique portent atteintes aux libertés américaines.
Les libertés reconnues en matière de commerces sont supprimées, la réaction de la part des colonies britannique :
1774, se réunit à Philadelphie, le premier congrès continentale, avec B. Franklin. A partir de cette réunion le
processus est engagé, qui va conduire a l’affrontement et a l’indépendance de ces colonie et à la rédaction de la
constitution américaine.
Pamphlet: Le sens commun. Thomas Paine va développer et combattre le système monarchique et la nécessité
d'appeler les américains à construire une nouvelle société.
Pour développer ces deux idées, il va faire référence à un certain nombre d'idées de philosophes anglais
(notamment John Locke). Il prône la rupture avec la monarchie anglaise, en s'appuyant sur la promotion d'idée
de liberté individuelle et l'idée de la nécessité du consentement des gouvernés pour participer à la gestion des
affaires publiques. Il évoque aussi l'idée du droit à la résistance lorsque le pacte social n'est pas respecté.
Il va rédiger un plaidoyer pour l'indépendance des colonies et dénonce l'élément monarchique dans le système
politique anglais.

Prône une institution d'inspiration démocratique et libérale (qui doit se limiter à la protection des individus et
doit les laisser établir des relations au sens de la société. Cela va amener à la guerre d'indépendance avec
intervention de troupes française (général La Fayette) du côté des insurgés américains. La politique américaine
va influencer la révolution française. C'est au cours de cette guerre que sera rédigée la déclaration
d'indépendance du 4 juillet 1767. Thomas Jefferson va rédiger la déclaration au nom du premier congrès qui
s'était réunie. Double argumentation: argumentation sur les principes universels, et longs argumentaire politique
pour dénoncer les abus du régime anglais.
La révolution est un moyen de défense des droits inaliénables des colons et des citoyens. Dans ces droits on
trouve la liberté, la vie. Le rôle du gouvernement est de défendre ces droits.
On a la fondation d'un régime sur le fondement de la souveraineté populaire: évolution des sociétés.

Cette constitution européenne établit un compromis, c’est une œuvre de circonstances, elle va chercher à
concilier des intérêts différents parfois divergeant. C’est de concilier la situation par points en grandes et petites
étapes, elle instaure un pouvoir fort tout en conservant une liberté reconnue : les états fédérés. Compromit entre
deux conceptions de la démocratie, la conception d’une part d’Hamilton (démocratie autoritaire) et d’autre part
la conception politique de Jefferson (idée d’une démocratie libérale).
La conception d’Hamilton : il prône l’instauration d’un gouvernement fort qui doit permettre le développement
économique du pays. Derrière cette idée il défend l’idée de nationalisme américain, de l’importance du rôle des
élites dans la conduite des affaires politiques et économiques du pays et sa conception se rapproche des idées
défendu par T.Hobbes, il cherche alors a concilier le pouvoir avec la décence de la liberté.il établit un lien entre
l’aspect politique et économique. Jefferson exprime des réserve sur un pouvoir fédéral trop fort, et va davantage
privilégier les pouvoirs locaux, et leurs faire jouer un rôle de contre poids.il développe une conception libérale,
les institutions démocratiques doivent a l’ensemble du pays, et le développement de la démocratie passe par
deux éléments, d’une part par la reconnaissance du droit du suffrage, et d’autre part le développement de
l’instruction publique.il établit ainsi le lien entre droit de vote et instruction, c’est un lien qui est repris par de
nombreux auteurs a la fin du 18 siècle et 19ème, c’est l’idée que pour pouvoir voté et exprimer un choix, les
citoyens doivent être suffisamment éclairés. Tout élément qui limiterai l’autonomie d’un individu rendrait
difficile le libre choix au moment de voter, ce qui explique par exemple que l’on n’accorde pas le droit de vote
aux femmes en France. Cette idée de liberté naturelle s’inspire de la réflexion politique de J.Locke. Jefferson
développe l’idée que c’est par le biais de la démocratie locale que c’est la base du civisme américain. Le projet
de constitution va être élaboré par une commission. Cette commission devait régler le rapport des treize états et
savoir comment ils peuvent s’organiser.
Les auteurs de la constitution américaine vont s’inspirer des réflexions de Montesquieu de l’idée plus générale
de répartition. L’un des auteurs de la constitution, Madison prône l’établissement d’un gouvernement pluraliste
et fédéral fondé sur l’idée de l’état nation.
Dans la constitution américaine, on observe un renforcement libérale et aux détriments des états.
Un certains nombre d’adversaires à la constitution critique notamment certaines tendances aristocratiques et les
moyens institutionnels mis en place pour préserver les libertés.
Et de ces critiques va sortir un autre texte, on va décider d’ajouter a la constitution des amendements qui forment
la charte des libertés américaines (10), et avec ces amendement, on dispose d’une déclaration des droit, mais la
particularité » c’est que c’est plus qu’une déclaration de droits, puisqu’il peut être invoqué devant les tribunaux
américains.
La constitution constitue un mélange de pragmatique et idéaliste.
La difficulté est de créer un gouvernement DES gouvernements fédérés, de renforcer le pouvoir central sans que
les états fédérés est à aliéner une part de leur humanité.
Le régime politique américain constitue dans ce cas une nouveauté, c’est de dépasser cela avec la création d’un
double système de souveraineté qui est à la fois entière et distincte avec un partage de conséquences.
Cette constitution repose sur quelques grands principes politiques :
-principe d’indépendance des pouvoir et leur séparation entre l’exécutif, le législatif et les tribunaux, l’exécutif
est unique, le congrès est bicaméral, et l’ensemble des tribunaux sont soumis à une autorité suprême.
Aucun pouvoir ne doit dominer les autres mais ils doivent être reliés entre eux.
Il va y avoir un jeu d’équilibre, de contrôle.
-principe de mixité des pouvoirs : c’est le congre qui déclare la guerre. le PDR est le chef des diplomaties, il
négocie des traités mais c’est le congrès qui ratifie les traités .
-principe de la souveraineté populaire : principe du fonctionnement politique américain, elle permet de créer
l’état mais aussi d’asseoir la nation américaine.
-établissement de la république.
-principe de la suprématie : supériorité de la loi fédérale sur celle des états.
Ce compromit va trouer ces limites au regard de la question de l’esclavage. Deux conception vont s’affronter :
esprit de la déclaration d’indépendance tout en refusant dans la constitution américaine des dispositions qui
établissent le cadre juridique de l’esclavage.
Deux conceptions politiques et philosophique différentes sur l’esclavage qui renvoie a deux idées différentes (le
sud et le nord).
De la guerre de cessation on tirer du model américain une volonté extensionniste au moment ou les grandes
puissances européenne comment a rentrer en conflit entre elles et ou des conflits vont se développer pour aller a
la seconde guerre mondiale.
Cette constitution va offrir un model, va être une source d’inspiration, et un certains nombre d’auteurs
(Lafayette) sont en France au moment de la révolution et va vouloir susciter des choix politique en France.

§2 : La révolution en France
La révolution française à été possible en raison des crises que connaît l’ancien régime, diverses crises, crises
sociales avec le blocage de la société, crise financière, crise politique et idéologie avec la contestation de
l’absolutisme par les philosophes des lumières.
Des facteurs conjoncturels vont accélérer les choix.
Lorsque Louis XVI décide de réunir les états généraux, il veut répondre à l’urgence financière que les états
généraux consentent à lever.
L’attitude des députés des tiers états va conduire a une situation de blocage et cette situation va amener a
l’affirmation de la place des représentants de la nation et s’opère ainsi un vieillissement politique de députés de
tiers état dans le cadre de la monarchie on passe à l’idée de représentants de la nation et cette révolution politique
va trouver a s’exprimer au travers des grand textes comme DDHC, c’est l’idée sous laquelle la politique et le
moyen d’une régénération de l’homme, CAD de fonder u homme nouveau et d’établir un environnement
nouveau pour l’expression individuelle et politiques de l’homme.

Il y a pour eux la nécessité d’asseoir leur nécessité politique (du nouveau régime). Pour cela ils vont rejeter toute
référence à l’Histoire et chercher à remonter au premier principe de la société pour s’appuyer sur l’autorité des
ces premiers textes. C’est sur les fondements de la société, les droits fondamentaux, qu’ils forment leur
légitimité. Il s’agit pour eux de régénérer la société. Ils ont une préoccupation de justice en voulant consacrer les
droits individuels. On comprend mieux pourquoi une des sources de la constitution est la réflexion philosophique
et politique du 17e et 18e siècle.
C’est ce qui explique que l’on trouvera des influences de John Locke, du Droit naturel, de Montesquieu ou
encore de Rousseau mais aussi l’influence de textes qui renvoient à ces grands principes, c’est-à-dire
l’indépendance américaine toute récente.
Dés le mois de juillet 1789, le principe d’une déclaration des droits est retenue, on retient aussi que la déclaration
doit précéder la future constitution.

On poursuit ainsi l’idée que cette déclaration doit avoir une finalité protectrice, et celle-ci va être discuté au
cours du mois d’aout 1789, et le 26 août, 17 articles vont être adoptés. Ils sont précédé d’un préambule qui
insiste sur la solennellité du texte, les caractères inviolables et sacrés du droit individuel, et sur l’idée que
l’observation de ces droits individuels est la garantie du maintient de la Constitution et du bonheur commun. Ces
idées sont fortement marquées par les idées individualistes et libérales de Locke. Cette déclaration va prendre en
compte l’homme et le citoyen.

A/ La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 aout 1789)


Cette déclaration reconnait des principes qui ont déjà été affirmés plus tôt le 4 août 89, qui est présenté comme le
jour de l’abolition du régime féodale. C’est aussi l’affirmation du principe de légalité.
Elle va distinguer 4 droits naturels et indestructibles : liberté, propriété, sureté et résistance à l’oppression.
- Liberté : ce qui ne nuit pas a autrui, qui sera décliné plus tard. Liberté limité et encadré par la loi.
- Propriété : défini comme un droit inviolable et sacré. Ca va avoir une portée importante à la fin du
18ème et au 19ème siècle ; car c’est sur la propriété et la défense de propriété que les régimes se font,
car on va instaurer un lien entre la propriété et la participation grâce au suffrage censitaire. Art 7, 8
et 9 de la déclaration : ils constituent une garantie pour la liberté individuelle, ils posent les
principes fondamentaux du droit pénal et de la procédure pénale moderne (ex : non-rétroactivité,
présomption d’innocence). Principes qui s’inspirent de la réflexion de Beccaria ou de l’influence du
droit pénal anglais.
- Résistance à l’oppression qui renvoi a l’idée qu’en cas de non respect du pacte social par le
souverain ou l’Etat, les citoyens ont le droit de dénoncer, combattre ce souverain.
Ces 4 droits sont dans l’art 2. Pas de notion d’égalité. Mais on la retrouve art 1er, 6, 13, et d’autres. Cette égalité
est l’égalité en droit, juridique. Elle se distingue d’autres formes et d’autres conceptions d’égalité, comme
l’égalité politique ou l’égalité sociale. L’égalité politique c’est la reconnaissance de tous dans la vie politique
grâce au SU. L’égalité sociale : idée selon laquelle les hommes naissent dans condition sociales inégalitaire, ce
qui justifie une intervention pour réduire ca. En fonction de l’égalité que l’on prend, ça a des incidences sur le
régime politique. A la fin du 18e siècle, dans la conception libérale, c’est l’égalité juridique qui est seulement
visé.
Ces 4 droits + la notion d’égalité correspondent aux droits naturels de l’homme. Le Droit du citoyen s’insère
dans la nation, la garantie des droits respectifs est placée entre les mains de la nation souveraine. Cette dernière
dispose de moyen pour faire respecté les droits. Cette nation souveraine doit être organisée selon un principe
affirmé dans l’art 16 de la DDHC : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la
séparation des pouvoirs déterminée, n’a point ou pas de Constitution ». Il doit y avoir une répartition des
compétences, des pouvoirs ; cela pour permettre d’éviter le despotisme. Il faut nécessairement une répartition
des pouvoir, qui sera l’œuvre des constituants jusqu’en septembre 1789.

Cette DDHC va susciter des réactions politiques. C’est le point de départ de revendications venant des femmes
pour l’Etat. Ca va être le fruit de la réflexion de 2 personnalités :
1/ Condorcet : qui défend l’idée de progrès, d’amélioration de la société pour l’Homme et par
l’Homme. Il cherche à trouver comment avoir une société + juste, il y incorpore les femmes. Il a écrit un essai :
pour l’admission des femmes au droit de cité. Il défend l’idée qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une
instruction pour les filles, pour permettre de les traiter à égalité. Et ainsi elles doivent se faire reconnaitre le droit
de vote. Cette instruction doit être mixte : défense de mixité de l’enseignement.
2/ Olympe de Gouge : qui affirme sur le terrain politique l’égalité des sexes. Déclaration des Droit de
la Femme et de la Citoyenne de 1791, sur le modèle de celle de 89 : un préambule et 17 articles, évoquant et
reprenant les droits de la femme. Elle va décliner l’égalité politique notamment par la désignation de
représentation pour la formation de la volonté générale, c’est-à-dire pour la formation de la loi. Elle a aussi
réfléchi au rapport, à la relation entre H et F d’un point de vue juridique. Elle a compris que ce rapport juridique
établi entre les deux, conditionne la reconnaissance politique de la femme. Tant que F soumise à H, il y a une
impossibilité de reconnaissance politique. On considère que le droit de vote doit être reconnu à des êtres
indépendants. Dans le cadre du mariage, il faut qu’il y ait égalité entre hommes et femmes pour établir SU. Elle
sera accusée de démagogie par Robespierre, puis guillotinée. Si une femme a le droit de monté sur l’échafaud,
elle a donc droit de monter à la tribune.
L'influence de ce texte est palpable dans la déclaration universelle des droits de l'homme.
Influence aussi dans la création de la ligue des droits de l'homme. A la fin du 19e siècle, un certain nombre de
citoyens vont s'engager autour de l'affaire Dreyfus et créer cette ligue. L'objectif de cette ligue est de porter aide
et assistance à toute personne dont la liberté serait menacée et dont le droit serait pillé.
Cette ligue va s'appuyer sur la déclaration pour agir.

B/ Fondements politiques libéraux


La déclaration va servir de préambule à la première constitution écrite de la France. Au cours de la Révolution
Française, il existe deux autres déclarations des droits de l'homme (1793, 1795) et deux autre constitutions.
Chacune de ces constitutions ont des philosophies différentes.
C'est au cours des deux premières années de la révolution qu'une nouvelle administration se met en place. Les
principes d'unicité, d'équité sont affirmés.
L'abbé Sieyès va être qualifié de clé qui ouvre et qui ferme la révolution. Qui ouvre car c'est en raison de ses
écrits (Qu'est-ce que le tiers-état?) qu'il va être amené à réfléchir sur la souveraineté et demander une plus
grande participation du peuple. Et c'est lui qui va organiser l'idée de nation.
Il ferme car il aide Napoléon Bonaparte a monté au pouvoir.

Sieyès peut être considéré comme l'inventeur du Droit public moderne avec sa réflexion sur l'idée de nation. La
nation apparaît comme une donnée antérieure à tout acte du législateur. Elle est fait d'individu libres égaux et
indépendants mais unis par la volonté de vivre ensemble et des besoins communs.
La nation est aussi la représentation intellectuelle de l'entité matérielle (les individus). La nation va trouver a
s'exprimer par l'intermédiaire du représentant.
La nation de Sieyès a les caractères: Souveraine, une et indivisible.

Pour lui l'exercice de la souveraineté passe par la mise en place d'une constitution. Héritage: l'existence d'un
texte constitutionnel par lequel les modalités d'attribution du pouvoir, son organisation et les modalités de
fonctionnements sont fixées.
Ce texte constitutionnel permet d'introduire un ordre juridique, un ordre institutionnel établit sur la base d'un
texte et non plus sur la base de coutumes.
Cette Constitution est le fruit de la volonté du souverain ou l'expression des représentants de la nation d'où la
création d'une Assemblée Nationale Constituante.
Le pouvoir constituant obéit à un autre principe: le choix d'un régime représentatif (pas de démocratie directe).

La conséquence est que l'élu va être doté d'un mandat général et non pas d'un mandat impératif. On ne doit pas
limiter le pouvoir du représentant au prescriptions des mandants mais lui permettre de participer librement à
l'élaboration de la volonté nationale.
L'instauration d'une limitation du pouvoir qui passe par une division du pouvoir, par une répartition du pouvoir
entre les fonctions exécutives, législatives et judiciaires: mise en place de 2 assemblées instituées pour limiter le
pouvoir de l'une par rapport à l'autre.
Il faut établir l'équilibre dans la fonction législative, avec chambre haute (représentants élus par le pouvoir) et
chambre basse (représentants élus par le peuple).

L'idée de l'électorat-fonction qui prime sur l'idée d'électorat-droit.


L'électorat-droit= élection reconnue à chaque citoyen.
L'électorat-fonction = voter est une fonction qui peut être reconnue à certaines personnes (plusieurs critères
possibles: l'instruction, l'argent (retenu pour le suffrage censitaire).

Il faut tenir compte du contexte dans lequel ces principes s'appliquent (tension avec la monarchie).
Fin de l'application avec l'arrivée de Napoléon qui mettra un régime qui tourne le dos à ces principes.

C/ Constitution d'un ordre social nouveau


Les libertés publiques et la nouvelle société.
Les libertés publiques: l'idée générale est de garantir l'individu contre [...]. Cette idée va s'accompagner de
libertés d'expression, d'association.
La liberté d'expression= liberté d'opinion= liberté de la presse (source d'enjeu pour tout pouvoir au 19e et 20e),
la liberté de la presse va faire l'objet d'une attention particulière. Les mesures adoptées en relation avec la liberté
de la presse traduisent les préoccupations des différents pouvoirs politiques dans ce domaine. Cette liberté de la
presse prend naissance en Angleterre, chez les auteurs anglo-saxons avec notamment dès le 18e siècle un auteur:
Milton qui affirme la nécessité du respect et de la reconnaissance de la liberté de publier. A partir de cette idée
d'inspiration libérale, deux modes différents de consécration de cette liberté vont apparaître. Les pays anglo-
saxons vont avoir comme idée d'une reconnaissance d'une liberté de la presse sans loi. Disparition des mesures
préventives de censure relatives à la presse. Le recours à la justice pour sanctionner les abus de cette liberté est
permis.
On trouve comme exemple le premier amendement de la Constitution américaine.

En Europe, on affirme la liberté d'opinion qui est fixée et encadrée par la loi. Loi du 1881 qui précise les
conditions relatives à la liberté de la presse: 3 principes généraux:
1. Les librairies sont libres, seul astreinte: le dépôt légal. Plus d'autorisation préalable pour pouvoir
publier.
2. Tout écrit doit avoir un responsable. Obligatoirement une personne physique qui répondra des éventuels
délits de droit commun imputables au texte publié.
3. La loi réglemente des délits de presse (injure).
Cette loi va permettre le développement de la presse et le rôle grandissant de la presse dans la vie politique.

Liberté de réunion: C'est à la fin du 19e siècle qu'elle va être reconnue (30 mai 1881).
Déclaration préalable et les autorités de police peuvent assister à la réunion.
Au début du 20e cette liberté est affirmé par la loi du 1er juillet 1901= liberté d'association civile.
Cette liberté d'opinion renvoi à l'idée que ce sont les pouvoirs publics qui délimitent et encadrent ces libertés via
la loi.
Liberté aussi en matière de culte, d'enseignement. Libertés promues tout au long du 20e siècle.

Un ordre social nouveau avec l'idée d'égalité: égalité juridique qui va façonner la nouvelle société.
Outre l'égalité devant la loi, il y a l'affirmation de l'égalité devant la justice et devant l'impôt (conception libérale
en relation avec l'idée de proportionnalité avec les taux d'imposition).
L'égalité juridique admet les inégalités de fait (sociales), justifie les inégalités sociales parce que les promoteurs
de cette égalité juridique appartiennent à la « bourgeoisie ». L'idée est que la fortune doit constituer un pilier de
l'ordre social.
Conséquence juridique: conception de la propriété comme un droit inviolable et sacré. Le code civil de 1804 va
accorder une importance forte à la propriété. Cette conception liée à la propriété, à la fortune est envisagée
comme un élément qui permet l'ascension sociale qui permet de mettre à bas les obstacles dressés par l'ancien
régime.

TITRE II :
Chapitre1
LE LIBERALISME
Cette notion de libéralisme présente un aspect global, qui revêt des éléments politiques, philosophiques,
sociologiques, économiques.
La société politique doit reposer sur cette notion de liberté. Qui s’accompagne d’une position philosophique et
sociale centrée sur l’idée de l’individualisme, en effet l’individu prime sur groupe social. Ce point de vue
philosophique défend l’idée du rôle des individus, dans les progrès de l’histoire. Il y a une relation avec l’idée de
raison, l’exercice de la raison, un cheminement intellectuel, qui par le dialogue doit permettre de dégager une
idée commune : relativisme, démarche philosophique libérale, conception économique du libéralisme. Ce
mouvement qui va dominer le 19ème. Et on assiste à une confrontation à de nouveaux mouvements politiques au
19ème siècle.
Le libéralisme est un mouvement de combat contre l’Ancien Régime. On peut le définir ainsi comme une
doctrine politique, visant à sauvegarder l’indépendance et l’autonomie des individus dans la société, visant à
limité le poids de l’Etat au regard des libertés individuelles.

Section 1 : La Victoire des idées libérale au 19eme


I/ Le libéralisme en France au 19ème
Avec la Révolution F, l’instauration de l’ordre libéral se met en place progressivement et au cours du 19ème, on
n’est pas tout à fait sorti du concept de l’AR, qui est toujours un peu présent. Le souvenir est encore plus présent
après la chute napoléonienne où la monarchie est restaurée. Pendant la restauration, le libéralisme apparait
comme doctrine submersible et révolutionnaire, qui prône la restauration de la liberté. Le libéralisme est encore
engagé contre son adversaire du passé : la monarchie. Il va devoir combattre un nouvel adversaire : la
démocratie.
Chartre du 4juin 1814 : qui permet de mesurer l’avancée des idées libérales, et instaure un compromis et un
équilibre des pouvoirs, entre le roi et la chambre des députés.
Ces oppositions amènent une évolution du régime de la Restauration dans le sens, d’une moindre importance des
idées libérales et de l’affirmation des idées monarchiques autour d’un parti : les ultras (une partie des
monarchistes qui prennent un retour aux principes de l’AR). Effet de contestation politique du régime de la
Restauration : Monarchie de juillet (1830-48) qui va se caractériser par une plus gde prise en compte des idées
libérale, et c’est là que va se développé le parlementarisme (idée d’une relation entre le Parlement et l’exécutif.
Cette relation se traduit par la mise en place de responsabilité politique devant l’Assemblée

C’est dans la mise en place du parlementarisme que les mécanismes vont se mettre en place, le gouvernement
engage sa responsabilité, la possibilité de dissoudre l’assemblée, et un certain nombres de mécanismes politiques
s’organisent, les partis politiques se structurent et c’est dans ce contexte que les idées libérales en France vont se
développer autour de B. Constant et A. Tocqueville, et ils vont montrer une vison différente du libéralisme et
organise les rapports entre l’individus et l’état pour les protéger de l’intervention de l’Etat.
Pour B.Constant, il convient d’affaiblir l’autorité » de l'état et éviter la consécration de la démocratie, pour
B.Toqueville, l’avènement de la démocratie va tôt ou tard arriver il convient alors de réfléchir a la manière
d’éviter que cette démocratie de masse conduise au despotisme.
Ces deux penseurs vont marquer la moitié du XIX Emme siècle.

A/ Le libéralisme à la première moitié du XIXI eme siècle


L’idée libérale s’exprime le plus souvent par le biais de complots. Un complot commenté par des militaires (les
4 sergents de la Rochelle), un complot libéral, et ces militaires vont être arrêtés et exécuté à cause de leurs idées
libérales.
Ils été suspecter d’accueillir lors de réunion des contestataire américain.
C’est au cours des années 1830 que le mouvement libérale va trouver a s’exprimer et que l’on va avoir une
participation plus grande du peuple.
En 1830, les 3 glorieuses, le peuple de paris va se soulever au nom de la mise en cause de la pensée libérale.
La suspension de la liberté de la presse, de la dissolution de la chambre des députés, ces éléments conduisent à
cette révolution.
Ce mouvement libéral prend appuie sur une première réflexion, celle de B.Constant au cours du premier quart du
XIX eme siècle.
Celui-ci va vivre au cours de la restauration, on le qualifie de principal théoricien du libéralisme à la cour de la
restauration.
Il s’est opposé à Napoléon Bonaparte et avoir dénoncer l’ancien régime.
Dans son discours, il va affirmer que l’indépendance est le premier des besoins modernes, et qu’il ne faut jamais
la sacrifier pour établir la liberté politique.
Cette liberté politique n’est que la garantie de la liberté individuelle, en tant que garantie des libertés
individuelles est donc indispensable, c’est la jouissance paisible de l’indépendance privée.
L’individualisme qu’il défend va avoir pour corolaire un amoindrissement de l’autorité étatique.
Au nom de ce principe général, il va défendre la liberté en matière de presse, la religion en matiere d’opinion, et
la liberté dans le domaine économique.
Cette liberté doit être défendue en limitant le pouvoir.
Constant défend cette idée que l’instauration du régime représentatif.
Il défend au cours de la restauration l’idée de responsabilité politique ministérielle et l’idée de pouvoir législatif
bicamérale.
Et le pouvoir du monarque doit être neutre, il doit s’astreindre de gouverner.
La loi protège la liberté et que c’est à la justice grâce a l’indépendance, que la liberté pourra être respectée.
Il prône la promotion des libertés locales, pour lui la promotion de ces libertés qui passe par une indépendance
politique, doit permettre d’instaurer un équilibre entre l’Etat et l’ensemble du territoire.
Il condamne le suffrage universel et défend le suffrage censitaire, qui doit reposer sur le critère de la propriété.
Il raisonne a partir et autour de l’idée de liberté et de protection de libertés.
Tocqueville va se faire connaître au cours des années 1850, par deux ouvrages :
- De la démocratie en Amérique. Une fois devenu magistral, il va étudier system pénitentiel américain, et va
étudier le système politique et institutionnel de EU.
- Comparaison de l’AR et…, il en ressort les particularités de la démocratie et du libéralisme
Il pense que l’évolution de la société au 19è tend vers + d’égalité et donc vers la consécration de la démocratie.
Egalité de condition et non pas seulement juridique. La question est de savoir comment défendre la liberté de
cette évolution de l’avènement de la démo. Pr répondre a cette q° il se démarque des solutions constitutionnelle,
il fait reposer la garantie de la liberté sur un certains nombre de mécanismes, de notions plus ou moins
constitutionnelles.
Il apporte une importance particulière aux libertés locales.
Il prône aussi deux autres solutions, de favoriser l’établissement de l’association politique, littéraire, scientifique,
industrielle,… ces associations doivent alors avoir une influence pour protéger les libertés.
Autre solution : promotion de la morale qui doit selon lui constituer une garantie parce que la morale politique
doit garantir la défense des libertés publiques.
Tocqueville va préciser a la lumière de l’expérience américaine le lien paradoxale existant entre libertés et
égalité, il va partir de la description du régime démocratique américain et il analyse la démocratie comme une
société ou prévaut l’égalité.
De cela il dégage une conséquence politique, la souveraineté populaire.
A partir de cette réflexion il analysera plus finement le régime, il évoque trois choses :
- le fait démocratique se définie a partir de la notion d’égalité.
- le développement d’égalité des conditions est associé au mécanisme de la liberté politique.
-il existe au EU des qualités propres aux mœurs et institutions, cette capacité de s’associer et de combiner
l’égalité des conditions.
A partir de cette analyse, il va aller plus loin et cela va se préciser, pour lui les conditions même du dévot des
qualités contribuent à détruire les libertés politiques.
La démocratie ne peut éviter la notion de despotisme car le fait égalitaire est le résultat d’une passion.
Il existe une alliance conflictuelle entre liberté et égalité, l’important est de trouve un équilibre entre ces deux
notions.

B/ Le libéralisme de la seconde moitié du XIX eme siècle


La monarchie de juillet instaure un compromit libéral, elle va tomber et va avoir la consécration de la
démocratie.
Ce régime politique de la 2 eme république va vite évoluer dans un sens moins démocratique au profit de Louis
Napoléon Bonaparte.
Les idées libérales vont trouver a s’exprimer à partir de 1860.
Différentes tendances libérales apparaissent.
Il y a tout d’abord le libéralisme catholique, ensuite les constitutionnalistes libéraux avec notamment Provost qui
publie un ouvrage « la France nouvelle ».
Son ouvrage marque les premiers pas : le libéralisme national.
Jusqu'à présent les idées libérales s’inscrivaient dans une conception universaliste.
On va abandonner cette conception classique du libéralisme : le cosmopolitisme.
Il défend l’idée du colonialisme, et l’idée que la France doit exporter les notions de progrès et de liberté dans les
colonies.
Le régime radical avec E.Labouley.
- Liberté individuelle (presse, travail, relative aux biens)
- Liberté sociale (religion enseignent, justice)
- Liberté municipale (décentralisation)
*le rôle de l'Etat est assuré à l'individu, l’entier développement et la pleine jouissance et aquité physique.
Un état qui se limite à protéger ces libertés.
Des institutions libres sont indépendante de la forme du gouvernement et il attire l’importance de certaines
institutions libres : responsabilité ministérielle et aussi la conception du suffrage universel.

C/ L’organisation des pouvoirs locaux et de libéralisme


Cette idée n’est pas absence, puisque l’on se méfie du pouvoir de l’Etat et les pouvoirs libéraux rejettent tout se
qui peut rappeler la monarchie absolue, en particulier les relations existantes entre la monarchie de contrôle, de
tutelles.
Les auteurs libéraux considèrent qu’il faut se méfier du pouvoir mais qu’il est un mal nécessaire qu’il convient
d’organiser.
Ils vont s’intéresser à la relation de l’Etat et des échelons locaux.
L’idée défendue est que les affaires locales doivent être distingué des affaires générales et doivent être toutes les
deux gérer par des personnes différentes, pour la gestion des affaires locales, elles doivent être donné a des
représentants élue par la population.
Les auteurs comme Constant et Tocqueville insistent sur l’importance de la gestion par les administrés de leurs
affaires.
Tocqueville va plus loin il veut la gestion des citoyens de leur affaires locales.
Il a alors développé l’esprit communal et c’est de cet esprit que les américains se considèrent être citoyens plutôt
que administrés.
Le principe général est le principe de désignation par le pouvoir des représentant locaux, voir de nomination.
*Progressivement, sous influence des idées libérales, on va admettre le principe de l'élection des représentants,
notamment pour conseillers municipaux et le maire
*Difficulté tend à l'instabilité institutionnelle.
Succession de régime, qui ne favorise pas la stabilité.
*Il faut attendre la 2nde moitié 19ème, pour qu'il y ait une forme de stabilité
*Mouvement libéraux pour combattre le 2nd empire.
Ce programme de Nancy, qui défend liberté, et donner lieu a de nombreuse lois:
1871 pour les départements
1884 pour les municipalités
2 textes de lois qui servent de fondements a l’organisation des départements appliqué jusqu'à la décentralisation.

II/
A/ Le libéralisme anglais
L'un des auteurs qui va développer le libéralisme: Jeremy Bentam, philosophe et juriste et va développer dans
différents écrits sa pensée libérale. S'inspirant des fondements libéraux, ce qui compte est l'individu et la
recherche du bonheur de l'individu. L'intérêt individuel prime sur l'intérêt général.
Il développe l'idée que les intérêts doivent être satisfaits pour le plus grand nombre mais le but de la société n'est
pas de satisfaire les intérêts individuels. La société ne repose pas sur un contrat mais sur une autre idée, celle
d'utilité. C'est l'utilité qui pousse les hommes à se regrouper et à former des institutions. Il donne la définition
suivante du principe de l'utilité: principe qui désapprouve ou approuve une action quelconque en fonction de la
tendance qu'elle paraît avoir à augmenter ou diminuer le bonheur de la partie intéressé. Est utile l'action qui
contribue à augmenter le bonheur de l'individu. Ce principe doit pouvoir s'appliquer à toute action qu'elle soit
individuelle ou gouvernementale.
Deuxième particularité de Bentam est qu'il réfute l'idée des Droits de l'homme en tant que droits naturels. Il va
critiquer la déclaration de 1789 et les quatre droits naturels imprescriptibles qu'elle évoque. Les seuls droits
reconnus à l'homme pour Bentam sont ceux établis par le législateur et non les droits qui tiennent à la seule
nature d'homme.
La loi positive va établir les droits établis à l'homme et ces droits sont établis en fonction du principe de l'utilité.
Le législateur peut tout autant supprimer des droits parce qu'il ne serait plus utile socialement.
Deux voies principales pour le progrès du libéralisme: une calme et paisible (pays nordiques) ,l'autre due à des
clivages, conflits, insurrections (autres pays).
On observe des insurrections libérales en Espagne, au Portugal, en Italie (royaume des deux siciles). Cette vague
libérale part du sud vers le nord (1827).
Deuxième vague libérale (1830) va traverser l'Europe, France et Belgique (où le libéralisme est lié au
nationalisme contre les Pays-bas).
Dans les années 1830 il n'y a pas d'insurrection libérale en Angleterre mais un effet de ces insurrections: réforme
électorale, réforme d'inspiration libérale qui a pour effet d'augmenter le nombre d'électeurs pour assurer une plus
large représentation aux industriels et importateurs.
Troisième vague libérale (1840-50), Nord de l'Italie où cette vague va amener à la formation de l'unité italienne
puis en Allemagne (1860) mais contrairement à l'Italie, en Allemagne, l'unité va se réaliser sans emprunter la loi
libérale et on va privilégier l'unité sur les idées libérales.
Pour cela atteindre la Russie où se forme le parti constitutionnel qui défend les idées libérales et reprenant les
idées défendues en France au court des années 1830.

B/Le libéralisme catholique


Différences entre la communauté catholique française: Entre ceux qui s'inscrivent dans la continuité, attachés
aux idées contre-révolutionnaires et d'autres qui cherchent à concilier le catholicisme avec les idées libérales.
(Noms sur le pdf)
Ces hommes vont prendre positions et la prise de position de ces hommes va amener certains de ces hommes à
être condamné par le pape. Lemeney avait par exemple préconisé la séparation de l'Eglise et l'État. Lacordére et
Montalembert prônent la défense de la liberté, de la presse de l'enseignement. Montalembert va être condamné
pour ses propos.
Le Vatican va réagir de manière ferme face à ces nouvelles idées et la position de la papauté va avoir une portée
universelle. Le Vatican va réagir par deux textes, 1864, qui condamnent le libéralisme catholique. Le pape Pie
IX va rédiger un recueil de 80 propositions où la papauté va condamner les erreurs du monde moderne: le
libéralisme, le socialisme, le communisme, les sociétés clérico-libérales (séparation Eglise-Etat), rationalisme.
Malgré cela, les idées libérales vont trouver à s'exprimer avec l'établissement de l'État gendarme (État centré sur
les missions régaliennes). Cet État libéral dans le monde occidental va trouver ses limites à partir de 1914 où le
besoin d'État se fait sentir.

Section 2: Le néo-libéralisme
I/Les sociétés libérales au 20e siècle.
A/ Les difficultés des sociétés libérales
Le point de départ est la première guerre mondiale. Cette guerre et l'entre-deux guerres montre les limites
économiques et politiques car les gouvernements vont être confrontés à des nouvelles idéologies, à la mise en
place des totalitarismes. Et les gouvernements de l'époque n'ont pas pu empêcher la montée de ces dictatures.
Avec la première guerre mondiale, les vainqueurs vont sortir renforcés sur le plan économique. L'État aux EU et
au RU a joué un rôle important dans l'économie et c'est grâce à cela que les sociétés, la société américaine
notamment, se sont développés. C'est le début de la production de masse. Sur le plan politique, la SDN doit faire
face à une situation politique difficile. Les traités conclus après la première guerre mondiale a laissé des
frontières mal déterminées. Les traités ont notamment créés de nouveaux litiges et la SDN n'arrive pas à faire
face à ces nouveaux litiges. Cela sera accentué par la crise économique de 1930 et la politique mise en place par
les États se révèle peu efficace.

Deux attitudes pour les démocraties libérales: elles vont accepter un rôle accru de l'État au sein du capitalisme.
Dans d'autres États, le fascisme se constitue avec politique d'expansionnisme, de guerre.
Ces sociétés libérales fragilisées d'un point de vue politique et économique vont être contestées encore au sortir
de la deuxième guerre mondiale. Les solutions pour opérer la reconstruction après la seconde guerre ne passe pas
par une politique libérale mais par une influence de l'État.

Influence de Keynes: Mise en place de politiques anti-cycliques à partir de 1945 qui donne une plus grande place
à l'État dans l'économie (État providence). Ces politiques vont trouver leur limite avec le choc pétrolier et le
modèle de la social-démocratie va rencontrer des difficultés économiques et c'est alors qu'un regain de
libéralisme apparaît et que ces idées vont être appliqués par les différents dans les années 80 (sauf en France).
Ces politiques ont été préparés, il y a eu une réflexion antérieure et le mouvement a été préparé depuis 1945.
II/L'Emergence du Néo-libéralisme
La notion de néo-libéralisme est utilisée en 1938 pour la première dans un colloque scientifique et il y a des
scientifiques libéraux qui sont hostiles à l'intervention économique de l'État. Ils prennent position contre cette
intervention. (Noms sur le pdf).

Ces différents participants sont notamment influencés par un autre philosophe Karl Popper, autrichien. Il va
immigrer en Nouvelle Zélande pour fuir la monté du nazisme, puis il va en Angleterre où il va enseigner. Le
rôle de l’Etat doit se limiter à ce qui est nécessaire. La personnalité, l’individu doit être protégé, ainsi que les
droits de l’homme. Ca aura une influence sur un certain nombre de ces philosophes néolibéraux. En effet, ces
derniers vont développer deux principes fondateurs : la libre-concurrence et l’individualisme. L’association de la
société du mont pèlerin 1947-61 : association internationale qui réuni des intellectuels, qui défendent la
propriété privée, le respect des lois du marché, les libertés individuelles, la liberté de conscience, la
responsabilité individuelle, la légalité des droits juridiques. Ca a une influence sur la politique libérale : Von
Hayek.
Tocqueville, formule générale pour exprimer ce qu’est le socialisme « nouvelle forme de servitude ». La
socialisation de l’économie et l’intervention de l’Etat sur le marché, conduisent à la suppression des libertés
individuelles. Liberté est l’indépendance par rapport à la volonté arbitraire d’autrui.
Marxisme, socialisme, fascisme aboutissent à l’instauration dune société totalitaire.
Von Hayek, depuis l’université de Chicago, va écrire des articles pour combattre les idées de Keynes. Ca va
marquer un déplacement du libéralisme vers l’Europe.
1950-60, les néolibéraux vont se dénommer conservateurs car aux EU, un libéral, c’est qq1 de progressiste
(interventionniste). La mise en place des fondements du libéralisme.
L’application des idées néolibérales va accompagner une période de croissance de Reagan. Et c’est par
l’obtention du prix Nobel, que les pensées néolibérales vont être influencées.
Droit législation et liberté ouvrage de VH. Pr VH, individualisme c’est que l’individu a des droits dont la liberté,
et que ces droits doivent être respectés. Il relie ca à la notion d’état de droit. Il précise que seules les lois peuvent
limiter la liberté des individus. Et de ce fait l’état de droit devient alors un élément de la société libérale. A partir
de là, VH précise sa réflexion par 3 domaines.

1- la notion d’individualiste :
V.H. ne distingue pas qu’une notion, mais va mettre en lumière différente sortes de concevoir l’individualisme.
Ce terme apparaît dans les années 1830 et est évoqué de manière indirecte (par Bcostant qui employé
l’expression suivante : défenseur de la liberté en tt, religion, littérature, politique,…) Par liberté, j’entends le
triomphe de l’individualisme. Cette relation entre liberté et individu va être reprise par st Simont qui va
employer le terme d’individualisme pour qualifier la société industrielle qui se développe ou 19ème siècle et
entraine une concurrence.
Cette idée est aussi développée pas Tocqueville qui va voir dans l’individualisme une tendance de la démocratie
condamnable de la démocratie. Cette première forme de l’individualisme qui tend a légalité conduit au
socialisme et au collectivisme.
La seconde forme « véritable »repose sur la conviction que l’individu a des droits qui peuvent être respectables.
L’exercice de la liberté apparaît essentiel. Cette seconde forme s’est développée en Angleterre sous l’influence
de J.Locke ou encore du protestantisme. Il considère que dans la pensée protestante, le libre examen fondé sur
l’exercice de la raison constitue un élément de l’individualisme. Ainsi pour VH l’individualisme repose sur la
libre action des hommes. La vie en société est facilitée par l’existence de règles générales qui ne limite pas leur
liberté d’action.
Il indique qu’il ne peut pas y avoir de libertés si l’état n’est pas limité à des actions particulières et la liberté
cesse si l’état use de son pouvoir a volonté pour servir des objectifs particuliers. Sinon le pouvoir de l’état
devient inévitablement absolu.
La relation de cette notion et la nécessité de limiter l’état, il tire la conséquence qu’il faut mettre en place un
ordre juridique approprié a l’instauration du système individualiste.

2- relation liberté et loi :


Cette réflexion, il va la développer dans deux ouvrages, il va critiquer les démocraties libérales, qui ont fait une
trop large place à l’interventionnisme étatique.sa critique est formulée au nom d’une conception de la liberté qui
s’inspire de J.Locke.cette définition correspond a l’idée de liberté naturelle. Elle est présente dans la condition
naturelle de l’homme : l’état ou les individus sont parfaitement libre d’ordonner leurs actions, de disposer de
leur bien et de leurs personnes comme ils l’entendent. La contrainte de l’homme intervient lorsque ces actions
sont soumises à la volonté d’un autre individu. C’est une définition classique, libérale de la liberté naturelle et
l’absence de contraintes.
C’est un droit naturel, elle doit être garantie non pas seulement par l’état de nature mais surtout dans la société
civile. Pour exclure cette contrainte il faut le moyens d’assurer pour lui-même une sphère privée à l’intérieure de
la quelle il est a l’abri des intrusions d’autrui.
Il précise que le rôle de l’état doit consister à fonder et a garder cet espace de liberté des individus. Et si l’état
fonde cet espace de liberté, la législation de l’état sera alors en accord avec le droit naturel de l’homme, et l’état
doit se limiter a faire des lois susceptible de garantir les libertés de l’individu. La loi sert de garanti pour la
liberté.
Tout autre intervention de l’Etat, tout autre contenu est illégitime au regard du droit naturel.
Dans les sociétés occidentale années 50-60, les démocraties des états libéraux, élaborent des lois qui dépassent
ce simple rôle de garantie de la liberté, car ces gouvernements légifèrent en matière sociale, pour la
redistribution des richesses.
Le politique sort ainsi et dépasse son rôle légitime.
On recherche a réaliser cet idéal de justice sociale au risque de créer un système totalitaire qui exclu la … ou
bien on abandonne toute revendication d’égalité de justice sociale ou on préserve les libertés individuelles. La
législation n’est qu’une source formelle du droit. Il va distinguer alors se qu’il appel le droit réel, antérieur au
droit positif, CAD le produit des forces sociales, des acteurs sociaux qu’il qualifie de spontané en rapport aux
relations des acteurs sociaux. La conséquence est que les règles juridiques élaborées par l’état ne doivent avoir
pour fonction que la traduction des normes produites par les forces sociales.
Cela a une influence sur le rôle des assemblées législatives qui peut être limité, les députés sont limités a
transcrire et a mettre en forme le droit produit par l’ordre spontané, par les forces sociales.
La société elle-même qui génère le droit nécessaire à son fondement, l’état ne doit pas intervenir sauf à mettre e
forme, a traduire dans le droit positif ces normes issus de la société.

3- Projet de constitution de l’Etat


VH va critiquer le système constitutionnel, leur pouvoir et fonctionnement, et cela va dépasser le stade de
critique pour une forme d’arrangement. Il dit qu’avant les régimes politiques étaient encadrer par la Constitution.
Mais petit à petit, les pouvoirs d’intervention politiques sont devenus illimités. Les gouvernements se sont
reconnu la possibilité d’intervenir sous prétexte qu’ils agissent par la majorité. Notion de majorité a remplacé la
loi. L’homme politique n’est plus le représentant de la volonté générale. Il va alors dénoncer certaines
institutions : le bicaméralisme, le mécanisme de responsabilité politique théorique, le mode d’élection, les
majorités électorales qui font des lois non pour satisfaire l’intérêt général, mais le leur et celui d’une partie des
électeurs. De ces critiques il s’en suit une dégradation des institutions politiques par les sociétés démocratiques.
On assiste à cette dégradation, et cela a pour conséquence de ne plus assurer la protection des libertés
individuelles. Il va proposer un nouveau modèle politique pour faire face a cette situation de dégradation,
reforme de institutions politiques. Il va modifier le mécanisme, il va prévaloir et confier à chacune des chambres
une fonction différente : c’est la « démarchie »
La démarchie : démocratie libéral : deux notions : opinion et volonté
Volonté : objet particulier, déterminé
Opinion : porte sur des règle de volonté générale, principes généraux ; alors qu’elle s’intéresse à des individus.
Assemblée législative se voit confier la possibilité de voter des lois proprement dites, c’est-à-dire les règles
générales permanentes pour le fonctionnement de la société qui rende possible l’ordre spontané de la société.
Ces principes, ces règles ne doivent pas être sujets à des trafics. Les députés élus pour 15 ans, non renouvelable
et chaque année l’un de ces 15 est remplacé, et il y a aussi une permanence. Ils sont élus par des électeurs de
plus de 45 ans, ces députés travaillent à la législation protectrice des droits de l’homme et liberté économique.
Cette assemblée doit fournir un calendrier des droits permanents. Autre assemblée : assemblée exécutive ou
gouvernementale, élue au SU. Elle va voter des décrets c’est-à-dire mesures concrètes pour le pouvoir
majoritaire. Aucun décret ne peut être voté s’il n’est pas conforme aux principes généraux.
SCP, division de pouvoir : le gouvernement est issu de l’assemblée exécutive et responsable, elle dirige
l’administration. Elle prévoit la compétence d’un CC pour régler les litiges des 2 assemblées.

Chapitre 2 : La démocratie
Section 1 : Les aspirations démocratiques
La démocratie n'est pas une idée nouvelle, elle vient de l'antiquité. Mais la réalisation concrète de cette idée ne
viendra vraiment qu'au 19e siècle. Dans le cadre de l'antiquité, Aristote s'est intéressé à la démocratie comme
forme pure de gouvernement. Cette réflexion s'inscrit dans le contexte du développement de la Cité. Les auteurs
ont une certaine hostilité à la démocratie. Elle engendre une recherche de la liberté trop grande. Cette recherche
risque de compromettre le bien-être de la Cité.
L'égalité ne permet pas de distinguer selon les mérites et de confier des pouvoirs différents selon les mérites.
Trois caractères vont tout de même être dégagés du régime démocratique.
• Les décisions sont prises par l'assemblée des citoyens. Mais le pouvoir de cette assemblée est limité par
la nécessité de respecter la tradition de la Cité.
• On consacre la primauté à la politique (mécanisme de l'expression, de choix, de garantie pour assurer le
jeu politique). Chaque citoyen peut intervenir devant l'assemblée. Des mandats à durée et nombre réduits.
• On met en avant l'égalité politique et non l'égalité sociale. Égalité qui permet à chacun d'accéder aux
différentes magistratures.

L'idée de la démocratie revient vers la Révolution Française. Ce lègue de l'antiquité va être consacré par
Rousseau et au long du 19e siècle on va assister à une démocratisation de la société. Ce régime démocratique ne
va pas être uniforme dans le temps et l'espace. Ces idées démocratiques au 19e vont dans un premier temps
combattre les idées libérales puis combattre les idées communistes et socialistes.
La démocratie en tant que démocratie libérale. Le terme démocratie libérale est principalement employé. Les
années 1840 marquent une période de rupture démocratique avec l’ordre et la société issue du libéralisme de la
première moitié du 19ème siècle.
I/ La souveraineté populaire
L’idée générale c’est que cette notion implique que l’ensemble du peuple soit détenteur et exerce la
souveraineté. Cette expression est distinguée de la souveraineté nationale.
Quelles sont les différences entre les deux?
L’idée développée dans le cadre de la souveraineté nationale => continuité de la révolution française. La nation
est conçue comme entité abstraite incapable de s’exprimer elle-même sur une volonté (l’expression de la nation,
et de la souveraineté de la nation passe par l’idée de la représentation. Elle doit être représentée. Et ce st ses
représentant qui expriment la souveraineté de la nation)
2nd conception: le peuple constitué par l’ensemble des citoyens peut directement faire connaitre sa volonté, et
comme tel, le peuple n’a pas besoin d’intermédiaires pour exprimer sa volonté. Ainsi pour les partisans de la
démo au 19ème siècle, le peuple n’est pas une abstraction juridique (entité abstraite), et cette conception et son
exercice va avoir une conséquence sur les conceptions différentes du droit de vote au 19ème s.
2 conceptions:
- L’électorat fonction : le vote est une fonction que l’on confie à certaines personnes que l’on juge
les plus aptes à exercer cette fonction. Ces personnes st en fonction de divers critère: fortune,
intérêt de préserver l’ordre sociale et là propriétés, la culture, la capacité intellectuelle,
l‘instruction; et par cette instruction, on distingue ceux qui doivent faire preuve d‘une
indépendance de jugement. C’est cette conception que vont défendre les libéraux
- L’électorat droit : Voter c’est un droit reconnu à l’ensemble des citoyens, et c’est cette conception
que vont défendre les partisans de la démocratie au 19ème s. Revendication du suffrage universel.
Passer d‘un suffrage censitaire à universel. Mais c‘est hors d‘Europe dans un premier temps que
l‘on va voir la reconnaissance du suffrage universel : aux EU dans les années 1820-30 => les Etats
fédérés disposent alors de leur propre constitution, avec la compétence de déterminer la modalité
du vote et ce qui est relatif aux élections. Un certain nombre d‘Etat vont adopter le suffrage
universel et l‘intègrent dans leur texte constitutionnel - états de l‘ouest Américain. Dans 1 premier
tps- A partir de ce Premier exemple, progressivement les autres états vont se doter du suffrage
universel. La conséquence c‘est que pour l‘élection du Président Américain en 1828 on va décider
de procéder à l‘élection au suffrage universel Le président Jackson par dix millions de citoyens, il
sera réélu. Il y a là une étape forte dans la démocratisation des états américains. Ceci va avoir une
influence pour les pays d‘Europe à partir des années 1830. En effet après les États-Unis, les pays
d‘Europe vont progressivement intégrer des mécanismes démocratiques. Pour la France, cette idée
va intervenir au cours de la révolution Française.

Au cours des premières années de la révolution française, l‘idée retenue est celui d‘un suffrage restreint car on
établie un lien entre le vote et l‘instruction. Pour les révolution, il faut donc développer des conditions de
l‘instruction des citoyens français dans un premier temps puis dans un 2nd temps on pourra leur reconnaitre la
capacité de voter. Cette conception restrictive du suffrage va faire que l‘on va adopter le suffrage censitaire que
doivent payer les électeurs. En 1793 dans un autre contexte politique plus favorable aux idées liés à la notion de
démocratie, on va instaurer dans la constitution de 1793 le suffrage universel, mais la difficulté c‘est que cette
constitution n‘a jamais été appliquée car la France est en guerre contre d‘autres pays européens et en gr civile=>
mis en place du gouvernement révolutionnaire, de la terreur. Aussi cette idée de suffrage universel, sera
réactivée avec la constitution de l‘an 8 et l‘instauration du Consulat avec Nap Bonaparte. Mais distinction entre
le principe réaffirmé et la réalité. Le suffrage est proclamé dans la constitution mais les conditions de la mise en
œuvre du système électoral font que le suffrage universel n‘est pas véritablement appliquée). En effet le système
mis en place est un système à plusieurs niveau et en définitive, ce qui ont un poids sur les décisions st une toute
petite partie des électeurs (les plus riches). Par ailleurs, l’utilisation de ce suffrage sera détournée à des fins
politiques par le régime Napoléonien avec l’instauration des plébiscites pour renforcer le pouvoir, et dans le
cadre d’une organisation du plébiscite, falsification de l’électorat. Après la chute du régime nap, finit pour le
suffrage universel, il faut ensuite attendre 48 pour que ça refasse surface.

La monarchie de Juillet est emportée par des journées révolutionnaires, et le gouvernement provisoire (48) va
instaurer le suffrage universel. Et le nouveau régime politique, la 2ème République va se singulariser par deux
prises de décisions:
- L’abolition de l’esclavage.
- L’adoption du suffrage universel. => le corps électoral passe de 25000 électeurs à 9,5milions
d’électeurs.
Malgré tout, la limitation de la reconnaissance du suffrage s’inscrit dans la tradition de n’accorder le droit de
vote qu’aux personnes qui sont en mesure d’exercer ce droit de vote de manière indépendante (à l’exclusion des
femmes).
Pourquoi cette conception? Parce qu’au milieu du 19ème, on considère que les femmes sont sous l’influence de
l’Eglise, qu’elles n’ont pas cette capacité d’indépendance et comme l’Eglise est proche des milieux
monarchique, la jeune république a peur que les femmes votent pour les conservateur. Cette limitation est
également valable pour les domestiques, pour les enfants majeurs mais qui vivent encore chez leurs parents (car
pas pleinement indépendants).
Pour d’autres pays, le même mouvement se produit, comme en France. En Grande Bretagne (1832-1918) c’est à
l’issue de mouvements révolutionnaires qu’il y aura reconnaissance du suffrage universel et des mécanismes
démocratiques.
En Allemagne plus tardif, le suffrage universel est lié avec la construction de l’unité allemande. C’est en 1871
que cette unification arrive, et là dedans on introduit le suffrage universel. Idée: rapprocher par le sentiment
national et suffrage universel. Par ce rapprochement faire adhérer le peuple à l’unité national.
Ainsi progressivement, cette idée de suffrage universel est consacrée à la veille de la Première guerre mondiale.
Mais elle est partiellement consacrer en laissant de côté pour la France, le droit de vote pour les femmes.

II/ L’égalité et Liberté au 19ème


Le mouvement des libéraux comme les démocrates consacrent l’idée d’égalité juridique, mais ne sont pas sur le
même plan quant à l’idée d’égalité politique et moins encore d’égalité sociale.
Pour les démocrates, cette égalité doit consacrer la gestion de tous à la consécration des affaires publique, pour
les démocrates, participation de tous à la consécration de la république.
Confère à l’égalité, d’un caractère plus social=> réduction des inégalités sociales passant par l’intervention de l
Etat.
Se rejoignent en partie sur la notion de liberté. Pour les libéraux, les libertés ne peuvent être exercées que par les
personnes qui ont les capacités intellectuelles et économiques. Alors que pour les démocrates revendiquent
l’exercice de la liberté pour tous et par tous. C’est cette idée qui va être reprise par les penseurs
contemporains. On assiste à un renouveau de la pensée démocratique à ce moment qui affirme que la garantie
aux citoyens de droits individuels, s’impose comme la meilleurs protections des liberté, et cette garantie doit être
reconnue à tous.
On va trouver des auteurs qui vont faire le lien entre justice sociale et démocratie : John Rawls, Ronald Dworkin,
Bobbio.

John Rawls (1921-2002) connu pour ces ouvrages en 71: théorie de la justice. Dans cet ouvrage recherche un
fondement philosophique à la conception d’Etat providence, va ainsi mettre en lumière des principes de justice
redistribuiez. Ici, va prendre en comte la nécessité d’accroissement des richesses (croissance), cette idée doit être
conciliée avec l’aide aux plus défavorisés. Combiné à un 3ème élément: idéal de protection des libertés
individuelles.
Va développer théorie de justice démocratique => distribution de manière égale, des libertés fondamentales,
qu’à chacun soit reconnue les mêmes libertés fond. Cherche à formuler un principe de justice éco et sociale, qui
soit compatible avec la notion de libéralisme (dans années 70).

Ronald Dworkin : les individus doivent être traités de manière égale. Il développe l’idée que tous les
individuels ont droit à une égalité de traitement par les instituions politiques. Les individus ont ainsi des droits
contre l’Etat. Et le rôle du juge est de faire respecter ces droits reconnus contre l’Etat. Dans cette conception, il y
a chez cet auteur, l’idée du libéralisme fondé sur la notion d’égalité. Il élabore ainsi une théorie libérale des
droits qui a l’objectif précis de garantir les droits moraux que les individu ont contre l’Etat. Et ces droits relèvent
d’un droit naturel, abstrait à un égal respect de l’individu .Il place cet impératif d’égalité comme fondement de
toute théorie de la justice légitime. Et c’est à partir de cette conception que Dworkin va pouvoir justifier un
certain nb de positions politique. Dont, l’idée de désobéissance civile ou discrimination positive (raciale, et
ensuite au profit des femmes). V va donc accorder une place très importante aux juges; pour défendre les droits
individuels. Les juges doivent se référer à des principes moraux, et c’est à partir de ces principes moraux que ces
droits individuels contre l’Etat vont pouvoir être opérés. Ce qui est développé par lui dans un ouvrage en 1986:
L’empire des droits.

Bobbio (1909-2004), Juriste: sa réflexion est proche de Rawls, il n’existe pas de démocratie sans droit de
l’homme protégés, et que sans démocratie, les conditions nécessaires pour la résolution des conflits ne sont pas
réunis. Le régime démocratique, doit faire apparaitre l’idée de pacte entre les citoyens, et dans ce contrats, il doit
être prévu une close qui assure aux individus, une égale distribution des richesses pour atténuer, éliminer les
inégalités de départ et pour lui cette idée de démocratie, justice sociale redistribuiez est essentielle car sans ça, la
démocratie n’a pas de future.

Charles Fourier donne naissance au fouriérisme.


Il disait au 19e siècle, les progrès, les changements de période s'opèrent en raison du progrès des femmes vers la
liberté et les décadences de l'ordre social s'opèrent en raison du décroissement de la liberté des femmes. Cette
réflexion sur la place des femmes va se développer au 19e siècle. Le féminisme va altérer la réalité politique. Les
réflexions sur le féminisme vont d'abord s'axer sur la parité. On va assister à une évolution au 19e et 20e siècle.
Les mouvements féministes ont un rapport plutôt négatif avec l'État qui est perçu comme la structure qui ne lui
permet pas l'égalité politique avec les hommes. Au cour du 19e siècle avec les aspirations démocratiques, des
premières avancées vont être notées mais le droit de vote n'est pas consacré. L'obstacle principal à la
consécration du droit de vote est leur situation civile et juridique (leur place dans la société, dans la famille et les
liens matrimoniaux développés dans le code civil, la dépendance de la femme par rapport à son mari). En effet,
le code civil de 1804 subordonne les femmes à l'obéissance paternelle. Le code civil napoléonien restaure la
famille légitime issu des biens du mariage. L'autorité domestique revient à l'homme, ce qui permet de renforcer
la cohésion au sein de la famille.
La soumission de la femme dans l'ordre privé se traduit dans l'ordre politique avec sa non-reconnaissance.
L'indépendance de la femme est liée à sa nature juridique.
L'idée de féminisme apparaît à la fin des années 60 et utiliser dans les années 1890 de manière renforcée. Il y a
plusieurs formes de féminismes. Cette diversité conduit à adopter une définition large du féminisme: la prise de
conscience individuelle et collective de l'oppression spécifique aux femmes accompagné de la volonté d'instaurer
l'égalité des sexes dans certains ou dans tous les domaines à plus ou moins longue échéance. Cette prise de
conscience s'accompagne d'un principe d'action.

A/ La naissance de la démocratie sans les femmes


Pour autant avec les révolutions en France au 19e siècle, les femmes vont retrouver une parole revendicatrice.
C'est dans ce cadre là que la notion de féminisme va émerger mais malgré ses idées, elle reste encore exclue du
champ politique.
1/ L'émergence du féminisme
Avant la révolution de 1830, les femmes sont un sujet de la littérature utopique. Au 19e siècle, l'utopisme est une
construction purement imaginaire dont la réalisation est à priori hors de portée.
On va chercher à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire et un lieu imaginaire.
Les utopistes, par leur écrit, développe une critique de l'ordre existant et ils proposent une réforme profonde de
leur société. On considère qu'il faut construire un monde meilleur, et cette construction ne passe pas par un au-
delà providentiel. Ce sont les hommes qui doivent le construire, en construisant autrement les formes
d'organisation politiques et sociales. Les auteurs du 19e siècle vont élaborer des projets.
Fourrier: phalanstère: association volontaire de personnes. Cette nouvelle forme d'organisation sociale s'inscrit
dans une critique du capitalisme et il va envisager une nouvelle forme de société fonctionnant sans l'aide de
l'État dans Le nouveau industriel et sociétaire paru en 1829.
Idée de la phalange qui constitue une cellule de base de l'organisation communautaire. Toutes les personnes dans
cette cellule doivent pouvoir assurer les activités nécessaires à la communauté sans consacrer plus d'un quart de
son temps au travail. Cette phalange loge dans une phalanstère et les idées de Fourrier vont trouver à se réaliser
de manière plus ou moins concrète en France, en Angleterre, aux E.-U. Mais sans aucun succès. 1832, un député
établit une colonie sociétaire où l'on affirme le bien de l'égalité des femmes. Le progrès social passe par le
traitement égalitaire des sexes.

D'autres auteurs vont essayer de répondre de manière concrète aux problèmes de la société.
Saint Simon développe un courant de pensée favorable au développement de la production, que le
développement de la production est un moyen d'amélioration de la condition du peuple. Pour cela les femmes ne
doivent pas être écartées de la production.
Prosper Enfantin est favorable de l'élection des femmes et ses idées sont reprises à travers des journaux et c'est à
travers la liberté de la presse que ses idées féministes trouvent à s'exprimer.
2/ Les femmes combattantes sur le terrain de la libre expression
Beaucoup de femmes vont s'engager pendant les journées révolutionnaires de 1830 et l'une de leurs
représentations est le tableau de Delacroix : Les trois glorieuses.
En 1830 elles se voient confisquées la révolution par Louis-Philippe. Ces femmes vont mettre tout de même à
profit ce nouvel espace de liberté qui s'ouvre à elles en utilisant par exemple les pétitions qu'elles adressent aux
représentants du peuple. Elles utilisent la presse aussi, en 1832 paraît La femme libre qui fait un lien entre la
défense des femmes et des prolétaires et placer sur le même terrain leurs revendications. L'égalité est un élément
pour ces femmes indissociables de la liberté et la reconnaissance de l'égalité en faveur des femmes doit passer
par une réforme de l'éducation et une réforme du divorce.
En 1836-8 La gazette des femmes dénonce le code civil en raison de la place qu'il réserve à la femme par rapport
à son mari. L'une des premiers revendications est l'application des mêmes droits et notamment pendant l'union.
1840, extension de cette revendication juridique au terrain politique avec la demande du droit de vote.

3/ L'exclusion des femmes de la démocratie dans le cadre la deuxième république


Au cours des années 1830-40, la question de la réforme électorale est au c?ur des débats politiques. Ces débats
politiques excluent encore les femmes dans leurs revendications. Mais à partir de 1848, elles vont revendiquer le
droit de vote, avec le mouvement d'un groupe femmes de 1848. Ce sont des personnes qui s'engagent dans la
lutte pour leur droit de vote. L'expression femmes de 1848 va apparaître dans des journaux féministes. Cette
revendication repose sur la relation entre les hommes et les femmes. L'idée est qu'ils ne sont pas semblables et au
nom de l'égalité des sexes, cela justifie la participation des femmes à la vie de la cité.
Cette revendication va se manifester par des premières formes d'organisation dans le cadre de clubs à Paris, en
Provence. Dans le cadre de ces clubs, les femmes expliquent la notion d'émanciper le peuple en établissant un
lien entre le droit de vote et le travail.
Mais ce mouvement des femmes de 1848 va à partir du mois de juin 1848 connaître des difficultés parce que le
contexte politique évolue et le régime du gouvernement de la deuxième république devient plus radical, plus
autoritaire, moins démocratique. Dans ce contexte, les femmes vont être réprimées et l'antiféminisme va
s'exprimer avec force à partir de juin 1848. Emprisonnées, leurs journaux sont censurés, exclues du champ
politique. On pose l'interdiction aux femmes d'être membre d'un club ou de participer et d'assister à tout débat
publique.
Dans ce contexte difficile, Jeanne ? va s'exprimer sur la solidarité des classes et donner un ordre plus sociale à
ces revendications. Cette revendication de classe va être reprise plus tard par les idées socialistes.

4/ Le droit politique des femmes absentes de la commune


Le régime napoléonien (1852-1870) => le 2nd empire va rentrer en conflit avec la Prusse et assez rapidement les
armés françaises sont vaincues, ce qui amène à la chute de Napoléon 3 et la mise en place d’un gouvernement
national en sept 1870. Paris est assiégé, signature de l’armistice et capitulation de Paris au mois de Janv1871.
Donc une situation politique militaire difficile, une assemblée nationale élue en février 1871 et qui va siéger à
Bordeaux. Adolphe tiers, devient le chef du pouvoir exécutif, puis président de la République en AOUT 1871.
Au cours de ces années jusque en 75, il y aura des débats politiques pour fixer les institutions de la 3ème
République, il y aura une série de lois constitutionnelles ces 5 années.
En 1971 => insurrection municipale à paris des communards : 18 mars 1871 = installation de la Commune à
l’Hôtel de ville à Paris jusqu’en mai 71. La Commune qui dure ces quelques mois sera réprimée à l’occasion de
la semaine _ . Au cours de cette semaine, les femmes joueront rôle important au cours de l’insurrection du
18mars, mais il y a un nouveau pouvoir. Il n’y a pas la manifestation d’intention de réforme en faveur des
femmes pour répondre à leurs revendications politiques. Parmi ces femmes, il y a Louise Michelle
(l’institutrice), Natalie Lemel (qui dénonce l’exploitation des femmes, la nécessité d’améliorer l’enseignement
pour les jeunes filles). Lors de la répression, ces femmes vont être condamnées par le gouvernement républicain,
à la prison ou déportées en Nouvelle-Calédonie. Avec ça, le mouvement féministe va s’arrêter temporairement
en 1871. Il faudra attendre plus d’une dizaine d’année pour que ces idées féministes réapparaissent et prennent
un tour plus favorable (1880 -1890).

B/ Reconnaissance progressive des femmes dans la démocratie.


Jusqu’à la période de la commune, l’engagement, la revendication des femmes a été plus ou moins forte mais il
n’y a pas eu de modifications réelles sur le rapport entre homme et femme sur le terrain juridique.
La 3ème République reste fidèle à cette position de non intervention en la faveur des femmes et les féministes vont
s’organiser de plus en plus en association pour une réforme du code civile et droit au travail.
A côté de ça, on va voir apparaître un mouvement suffragiste (Angleterre: suffragettes un peu plus tard) et on va
assister à des première réformes dans cette 3ème république, qui st motivées sur le terrain du républicanisme
laïque plus que sur la promotion des idées de la cause des femmes. Vont étudier ces réforme pour le statue civil
des femmes puis progressivement au droit de vote.

1/ L’essor du féminisme sous la 3ème République


Cet essor va être incarné par :
Charles Fourrier
Hubertine Auclert (1848-1814) qui va incarner cette idée liée au féminisme et qui va se manifester au
moment de la célébration du code civile en le brulant devant l’Assemblée Nationale.
Cet essor va se développer par deux voies:
- Courant réformiste: majoritaire, et qui s’intéresse à l’amélioration de la condition des femmes en en
particulier pour une modification de leur statue juridique.
- Courant plus radical: minoritaire: prône une égalité plus complète et de la définition de nouveau
rapport homme/femme. Mouvement qui va se structurer avec la constitution de la société française
dont l’amélioration du statut de la femme et revendication de ses droits. Puis 1901: conseil national
des femmes françaises. => Se battent pour un certain nombre de réformes avec une meilleure
éducation pour les jeunes femmes, cette réforme est jugée prioritaire pour arriver à la pleine égalité.
On considère que l’amélioration de l’instruction doit permettre de sortir des femmes de l’ignorance,
de les soustraire à l’influence de l’Eglise, de leur donner une formation professionnelle qui
débouche sur une indépendance éco.
Ces revendications féministes vont trouver un écho particulier auprès des républicains des années 70 qui mettent
en avant des idées de laïcité et des réformes liées à l’émancipation des citoyens. C’est notamment le Ministère
Jules Ferry, et la loi du 21 dec1880 qui va ouvrir les lycées aux filles, on considère, que ces jeunes filles doivent
devenir des mères capables d’éduquer de futures citoyens afin de défendre les idéaux de la République, mais
n’ont pas pour autant accès à l’université.
Amélioration de leur condition de travail=> revendication qui intervient dans le contexte de développement du
salariat féminin = place plus gde des femmes dans le secteur industriel et tertiaire.
Il est à noté que les mouvements ouvriers qui se forment n’adoptent pas de position claire en faveur des femmes
et de leur salariat.
3ème revendication: avec la loi Waldeck Rousseau (1884) qui reconnait la liberté syndicale, dont vont pouvoir
utiliser les femmes (liberté d’association) mais cette autonomie des femmes est toujours contrainte par le code
civil. Ex: dans le Nord de la France, il est demandé aux femmes qu’elles obtiennent l’accord de leur mari pour
participer à une association. Ce qui a pour conséquence que la participation des femmes est très faible et leur
revendication pour le travail difficilement audible.
On considère ainsi que le clivage entre les principes accordés par la Troisième République et l’exclusion des
femmes du droit de vote ne pose pas problème au 19èmes.

1909, union française pour le suffrage des femmes, cette union marque un tournant avec des actions devenant
plus modérées sous la forme de pétitions, de conférences.
A l’aval de la 1ere guerre mondiale, ce mouvement a le soutient du quelques députés, de partis, mais la guerre va
mettre entre parenthèses ces débats politiques, mais en même temps la participation des femmes a l’effort de
guerre, leur travail, va faire que un autre regard va être portée sur elle et vont être perçues comme les gardiennes
des valeurs des nations. La première guerre n’a pas été un moment émancipateur pour elles.

2/ L’idée du suffragiste :
Cette première période va se poursuivre par l’échec de suffragiste.
Pendant ces année 1918-1939, deux organisations vont exister, en dépit de leur nombreuses action, le droit de
vote est toujours refusé davantage par les sénateurs que par les députés.
Les femmes vont arriver à conquérir les droits sur le terrain juridique.
1938 : modification du code civil, reforme législative qui prévoit l’émancipation des femmes mariées qui se voit
reconnaître la capacité juridique. 1938-1939, avec la crise économique cette question des femmes pour le droit
de vote est mis en sommeil.
Il y a dans d’autres pays européens une avancé du droit de vote, en Russie 1917, en Angleterre 1918, au Etats-
Unis 1920, Turquie 1930 ou Espagne 1931. Pour la France il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale
pour la reconnaissance du droit de vote.

3/ Reconnaissance du droit de vote :


Les femmes vont exercer ce droit de vote en 1945 pour la première fois pour les élections municipales, puis pour
la désignation de l’assemblée constituante du 21 octobre 1945.
A partir des années 60, création du mouvement de libération des femmes qui a d’autres revendications quand a la
condition de la femme en termes de contraception, ou le droit a l’avortement.
1974 : la place des femmes reste encore en retrait, en termes de représentation, elles représentent plus de la
moitié du corps électoral.
La théorie féministe a adopté un point de vue différent par rapport a celui du 20ème siècle.
Il y avait deux idées caractérisant le féminisme :
- Développement d’une critique de la notion du politique. Notion de politique avec un lieu de
pouvoir : l’Etat. Cette notion doit avoir un sens plus large et prendre en compte d’autre lieu du
pouvoir que l’Etat ou s’exprime le politique, la décision politique. En particulier, parmi les autres
espaces de pouvoirs différents de l’Etat, il y a la volonté d’inclure la vie de famille, les rapports de
genre, et en particulier de mettre dans l’action politique tout se qui attrait a la sexualité. La
sexualité étant perçue comme restaurant de pouvoir : violences sexuels, pornographies, inceste,…
nouveaux thèmes développés par le mouvement féministe. Technique de procréation médicalement
assistée, constituent aussi des domaines d’intervention politique des mouvements politiques.
- Le mouvement féministe avait une conception assez critique aussi, au regard de la notion d’Etat.
L’action de l’état a une influence sur les rapports entre les hommes et les femmes. Il y a à travers
les actions de l’état une institution rapport hommes-femmes. Etat comme domination aux mains de
la classe dominante pour le féminisme marxiste. On voit dans l’état libéral, une entité qui domine
au travers de la loi les femmes.
A la fin des années 80, on va revenir dans les pays scandinaves, sur ces idées, pour considérer que l’Etat a aussi
un rôle positif par le biais de l’état providence, et la mise en place de politique sociale, peut contribuer à
l’indépendance financière des femmes.
On la considère plus comme une entité unique, mais plutôt plurielle, où il existe plusieurs lieux de lutte, de
pouvoir où les femmes ont un rôle à jouer, affirmer leur lutte, et faire de leur lutte leur statut.

Section 2 : L’expression politique du mouvement


démocratique
I/ Les avancées démocratiques dans le domaine politique au 19 et
20ème siècle
Parmi les indices de ces progrès, il y en a un évident : le droit de vote des femmes. Il y a d’autres mesures pour
parler de démocratie. Ces progrès de la démocratisation vont s’inscrire dans une lutte avec le libéralisme, et c’est
sur le terrain de l’exercice de la citoyenneté que l’on va trouver …
C’est dans le cadre des institutions libérales, que ces indices démocratiques vont pouvoir être mis en place ou
encore l’exercice des libertés publiques. Ce que vont demander les … c’est une évolution amenant a une plus
grande égalité. Les modalités électorales vont constituer une marque. Il faut aussi mettre en place les
mécanismes qui assurent cette liberté de vote qui va passer par l’existence de conditions matérielles permettant
une consultation sincère et libre des électeurs.
C’est a partir de 1914 que l’on utilise un isoloir et d’une enveloppe. Il y a un second élément : la reconnaissance
du droit de vote et cet exercice soit reconnu aux citoyens suffisamment éclairés dans leur choix. A partir du
19ème siècle, cet exercice va être l’attention des différents gouvernements. C’est à partir de 1833 et de la loi
Guizot que l’on va imposer à chaque commune d’ouvrir une école, et que l’enseignement soit assuré par les
pouvoirs publics. Les revendications sont l’instauration d’une instruction primaire généralisée rendue
obligatoire. Sous le ministère de Jules Ferry, entre 1879 et 1885, on instaure l’institution générale primaire et
obligatoire. Devient service publique de l’enseignement. On va assister au même mouvement en Italie en 1877,
Belgique en 1878.
C’est l’affirmation de l’égal accès de tous au suffrage, car il existe des difficultés. Les candidats une fois élus,
doivent avoir des revenus suffisants pour la gestion de la politique. Tout au long du 19ème, ce sont les personnes
qui ont des capacités financières suffisantes qui vont se présenter. La revendication du mouvement démocratique
s’est favorisé, l’instauration des conditions pour ceux qui ne dispose pas d’une fortune satisfaisante puissent tout
de même se présenté. L’indemnité va être mise en place en 1848 dans la 2nde république.
Une autre conséquence de l'instauration de la démocratie politique tient à la modification apportée aux
institutions parlementaires libérales. Cela va toucher la Chambre haute, cela se traduit par la suppression des
sièges inamovibles pour faire élire l'ensemble des représentants.
On veut élargir le corps électoral. Importante prérogatives à la chambre désignée par le Suffrage universel
(basse). On voit à l'œuvre ces aménagements en GB en 1910. Chambre des communes se voit confié l'essentiel
des prérogatives que la chambre des lords.
Structuration, apparition des partis politiques à par le jeu de l'élection, vont avoir un rôle plus important pour
choisir leurs candidats aux élections.
On va passer d'un système où c'est le pouvoir qui désigne les représentants à ceux qui peuvent se présenter. Le
mouvement démocratique va chercher à s'exprimer à travers la presse et l'une des revendications est de faciliter
sur le terrain juridique et économique le développement de la presse pour sensibiliser de nouveaux électeurs.
Lien qui va être fait dans le cadre de ces revendications entre instructions, presse et Suffrage universel.

II/ La défense de l'idée démocratique : la démocratie radicale


A/ Les origines du radicalisme
Ledru-Rollin (1807-1874)
Considéré comme le théoricien de ce mouvement. Il va inspirer la révolution. Il est à l’origine des manifestations
de ce mouvement, il prône la liberté de la presse. Il combat pour l’égalité politique.
Il veut que tt citoyen soient électeur, que député soit un homme de la nation et non de la fortune. Il va aussi
participer et développer ses idées dans son journal républicain : la Réforme, pour combattre la monarchie de
juillet. Son engagement politique va faire sa carrière politique, devient ministre de l’intérieur. Avec LN
Bonaparte il est contraint à l’exil en Angleterre. Il ne revient en France qu’en 1861.

Programme de Belleville de Léon Gambetta (1838-1882)


Il est formulé dans mai 1869 a l’occasion ...
Ce programme est la liste de catalogue de revendication du radicalisme, des libertés fondamentales. On assiste à
la suppression des armées permanentes, à l’instauration du service militaire obligatoire pour tous.
Ce programme de Belleville va servir de cadre pour les grandes lois militaires pour l’égalité du service militaire.
Autres domaines d’influence : instauration de l’égalité.
Intervention de l’Etat pour réformer la fiscalité et viser à instaurer les justices sociales = idées de meilleure
répartition des charges. Ce sont ces radicaux qui vont être à l’origine de l’impôt sur le revenu de 1917. Ce
programme va devenir un point de repère de l’histoire des idées politiques. C’est sur cette base que va se
développer l’idée d’Etat.

B/ La pensée radicale d'Alain (Émile Chartier 1868-1951)


Émile Chartier 1868-1951 à été prof de philo des 62, il s’intéresse au journalisme, il va écrire dans des journaux
radicaux. Il va rassembler ses écrits politiques dans des ouvrages :
Éléments d'une doctrine radicale (1925)
Le citoyen contre les pouvoirs (1926)
Propos de politique (1934)
Dans ces trois recueils et surtout dans le 3ème. Alain va développer une critique des mœurs politique et surtout du
fonctionnement des institutions des mécanismes du pouvoir de la 3ème République. Démocratie synonyme de
république et de... pour lui.
Il développe sa pensée sur trois thématiques :

1/ Démocratie et contrôle des pouvoir


Quels sont les pouvoir et comment instaurer ce contrôle de pouvoir ? La démocratie pour lui n’est pas l’égalité
des droits et des charges. Le SU ne suffit pas à la démocratie. Il considère que la démocratie n’existe pas par elle
même, il considère d’avantage que dans toute C°, il y a à la foi des éléments relevant de la monarchie, de la
démocratie, de l’oligarchie. Rapport entre les 3 est +/- équilibré.
- Il considère que l’exécutif est plutôt monarchique, il faut toujours dans l’action qu’un homme
dirige.
- Le législatif correspond a un élément oligarchique, car pour légiféré c’est le travail d’un petit
groupe de spécialistes. Plus la société est compliquée, plus la nécessité d’avoir recours à des
spécialistes s’impose, et ce sont ces spécialiste qui sont à l’origine des lois.
- Un troisième pouvoir qui correspond à la démocratie. Il s’agit du contrôleur. Celui-ci s’est exprimé
jusqu'à aujourd’hui par des révoltes. Il constate que c’est un mouvement révolutionnaire et
populaire. Dans la société du 19ème il va promouvoir que cette démocratie pour s’apaiser passe par
un effort des gouverné, de lutte contre les abus du pouvoir et que cette intervention (figure du
contrôleur) doit exercer ce rôle.
L’existence de ces trois éléments doit permettre l’instauration d’un équilibre. Dès lors, Alain va préciser et partir
de ces trois pouvoir pour identifié les groupes sociaux (peuple, riche, bureaucrates) :
- Peuple : représenté par ses élus, est théoriquement le maitre.
- Riches : une société à part qui prend les décisions avec le troisième groupe « une armée de
spécialistes » (les bureaucrates). Il met en lumière qu’en ce début de 20ème, il a perçu la monté de la
bureaucratie, et il considère que ce sont eux qui détiennent le pouvoir (administration et bureau).
Pour lui, le début de 20ème possède un République bureaucratique. Pour lui il faut combattre et
contrôler les ennemis de la république.
Pour lui la société correspond au Léviathan, c’est-à-dire un groupe sans conscience à l’origine des guerres. Ce
groupe est enclin et disposé à l’adoration d’un chef, ou au délire révolutionnaire. Il considère que l’individu est
pris dans les mouvements du Léviathan (de cette société) et il ne distingue pas la force et le droit. Le rôle des
démocrates est de combattre ce Léviathan et de veiller à la préservation des règles de justice accepter par les
individus. Ce Léviathan correspond à cette bureaucratie et ca constitue une grille de lecture expliquant la monté
du totalitarisme plus tard. Il préconise un contrôle des pouvoir pour lutter contre.

C'est là qu'il va associer radicalisme, démocratie et république. Il affirme que la démocratie repose davantage sur
le contrôle des pouvoirs que sur la question de la meilleure forme de répartition des pouvoirs. Pour lui cette idée
se développe de la manière suivante. Ce contrôle doit être organisé au sein du régime représentatif. C'est là
l'essence même de la démocratie= le contrôle permanent exercé sur les gouvernés sur les gouvernants.
Cela est d'autant plus nécessaire qu'Alain a présenté le pouvoir exécutif comme étant d'essence monarchique et
le pouvoir législatif comme d'essence oligarchique.
L'originalité de la pensée d'Alain va être la manière de contrôler les pouvoirs. Le contrôle s'apparente à une
chaîne: les électeurs contrôlent les députés qui contrôlent les ministres qui contrôlent les bureaux,
l'administration sous leur autorité. Alain précise sa pensée en 1912: ce que j'appelle liberté c'est la dépendance
étroite de l'élu par rapport à l'électeur.

Il va mettre en relation sa réflexion politique avec une période de l'histoire politique Française avec la pratique
du pouvoir d'Émile Combe, ancien président du Conseil qui a développé ce qu'on appelle le Combisme.
L'attitude qui consiste en une action permanente de l'électeur sur l'élu pour que les élus soient responsables
devant les électeurs.
L'idée est d'instaurer une action visant à contrôler les députés. C'est ce qui va être proposé par Alain dans le
mode de fonctionnement de la république.

2/ La république et l'action des députés


Pour Alain le député se caractérise par une double mission: il est représentant du peuple et doit représenter ses
motivations. Il doit intervenir devant l'administration, il est l'intermédiaire entre les électeurs et l'administration.
Le député devient donc un contrôleur par rapport aux ministres et aux bureaucrates, ce qu'Alain nomme les
Importants.
Pour Alain un bon député est celui qui menace et fait travailler le ministre. Le parti radical doit être un parti
d'opposition gouvernemental car c'est lui qui va contrôler.
Pour exercer pleinement sa fonction de contrôle, le député doit être indépendant. Alain va s'intéresser aux
modalités de désignation des députés. Il critique le mode électoral sous la 3e république (Représentation
proportionnelle nationale: les partis désignent les députés). Il veut instaurer un lien entre l'électeur et le député.
Dans le système de la IIIe = pas de lien. Alain va préconiser le scrutin d'arrondissement où les électeurs de
l'arrondissement désignent une personne directement. Le parti n'est pas un intermédiaire entre l'électeur et le
député.
On fonde l'électeur sur la considération de personnes et non sur les idées du parti. Cela relève de la volonté de
maintenir un lien direct entre l'électeur et le député.
A travers ces modalités, cela doit permettre de dégager les députés de l'influence du pouvoir exécutifs (pouvoir
des partis) qui sous la IIIe république peuvent faire pression sur leurs députés.

Pour Alain, voter c'est être radical. Il fait le lien avec les revendications des femmes pour le droit de vote. Il dit:
quand les femmes voteront, leur vote signifiera par dessus tout république. Par cet acte, chacune d'elle occupera
un peu de terrain contre les puissances, chacune d'elle sera investi de la puissance politique.

3/ Le radicalisme, l'individu et les droits de l'homme


Il affirme que l'individualisme est le fond du radicalisme. Cette idée lui permet d'intégrer l'importance de la
raison du mouvement rationaliste.
L'idée de l'individualisme va se retrouver dans l'exercice de la démocratie. En effet, pour Alain la démocratie
n'est pas le règle du plus grand nombre. La démocratie est là pour assurer l'égalité de tous les citoyens en droit,
pour lutter contre les tyrannie. La démocratie d'Alain existe en relation avec deux vertus attribuées au citoyen.
L'obéissance pour assurer l'ordre.
Le citoyen doit aussi résister pour assurer la liberté.
L'expression des devoirs du citoyen en tant que sujet et en tant que souverain. L'idée de nécessité de trouver un
équilibre entre l'individu et le groupe, obéissance et résistance. La liberté ne va pas sans l'ordre et l'ordre ne vaut
rien sans la liberté.
Formule= obéir en résistant. Il se définit comme un ami de l'ordre: obéir de corps mais ne jamais obéir d'esprit.
C'est ce qu'il va faire pendant la première guerre mondiale en s'engageant mais en restant pacifiste. Cette
démocratie est pour lui en définitive la contestation des pouvoirs et le refus des pouvoirs que la participation au
pouvoir. On peut dire qu'il s'inscrit dans la théorie démocratique de Rousseau mais qu'il adopte une lecture
libérale qui est caractérisée une vision forte de la liberté individuelle contre le pouvoir.
Le radicalisme est pour lui une doctrine politique, un principe, celui du gouvernement aussi direct que possible
du peuple par le peuple. C'est par ce système d'élection, de contrôle, un système complet de politique fondé sur
l'égalité qui va s'opposer aux tyrannies et en 1909, pour lui un radical est un homme qui aime le droit et l'égalité.
Au final Alain apparaît comme un citoyen libre qui ne s'est pas enfermé dans une zone idéologique, mais cette
pensée a influencé un autre philosophe: Raymond Aron: le prestige d'un philosophe tel Alain annonce la ruine
d'un État.

Le socialisme se développe en opposition à l'individualisme. Mais c'est en Angleterre que ce mot va acquérir un
sens moderne.
Une des premières définitions: doctrine qui propose l'égalité des conditions par la suppression de la propriété
individuelle et la socialisation de l'économie. Troisième strate dans l'égalité.
Cette égalité sociale absente du débat politique du 18e siècle apparaît dans un contexte politique et social lié au
développement de la révolution industrielle et à la formation d'une classe ouvrière (le prolétariat).

Chapitre 3 : Le socialisme
Les doctrines socialistes veulent empêcher que les conséquences du progrès, en particulier du machinisme soient
préjudiciables à l'homme et en au particulier à la classe ouvrière (le prolétariat plus tard). Ces socialistes vont
s'interroger sur les influences du progrès. Ils veulent faire jouer à l'État un rôle plus interventionniste pour
améliorer la situation des classes dominées par l'organisation capitaliste de la production. Ces doctrines vont se
développer à partir de la seconde moitié du 19e siècle et vont donner naissance à des partis politiques.

L'idée relative à l'égalité des conditions, à l'égalité sociale. Cette idée est présente avant la seconde moitié du 19e
siècle. On va rencontré différents courants qui vont vouloir améliorer la condition des démunis. Et vont avoir des
revendications égalitaires. Au sein du socialisme, différentes approches vont existées en relation avec l'État, à
propos de la place de l'État.

Section 1 : Les revendications égalitaires


I/ La conspiration des Égaux
Émane de Gracchus Babeuf (babouvisme). C'est une référence à l'antiquité, nombre de révolutionnaires se
retrouvent dans l'antiquité. Ils vont faire référence à deux frères, les frères drac (ortho?) qui avaient entrepris une
réforme agraire de redistribution des terres. Cette conspiration des Égaux apparaît au cours de l'année 1796 et un
groupe de personne s'organise pour renverser le Directoire. Ils veulent rétablir la constitution de 1793, parce
qu'elle accorde le plus d'importance à la notion d'égalité (juridique, politique, sociale avec nombre de mesures
visant à instaurer cette égalité sociale). Ils veulent instaurer ce qu'ils appellent la république des Égaux. Leur
doctrine se retrouve dans le Manifeste des Égaux. On retrouve l'idée que l'égalité doit être perçu comme le
principal n?ud, le principal élément de toute association, ils veulent l'instauration d'une égalité réelle et pour
parvenir à cette égalité, ils considèrent que l'instruction, l'éducation jouent un rôle moteur important pour arriver
à l'égalité. Ils établissent la relation entre l'égalité de l'éducation et l'égalité politique.

Il y a une nuance à apporter dans leur doctrine à propos des relations homme-femme. Ils admettent qu'il y aura
toujours une égalité entre les hommes et les femmes car les femmes seront toujours moins éduquées. Outre cette
nuance, ils vont, et c'est pour cela qu'ils sont précurseur, dénoncer la propriété privée. Pour eux la propriété
privée est à l'origine des inégalités. La solution est l'abolition de la propriété privée.

Cette conspiration des Égaux s'orientent alors vers le communisme, une appropriation collective et égalitaire des
terres et moyens de productions. Cette doctrine se construit en se référant au passé, en se référant à des épisodes
de la Rome antique. Ces références ne sont pas applicables dans la société du début du 19e siècle; dans les
sociétés qui commencent à entrer dans la révolution industrielle.
Ce mouvement de la conspiration sera exécuté en 1797 par le Directoire pour avoir voulu renversé la République
et le Directoire.

Malgré cet échec et le décalage entre les idées promues et les situations réelles. Ce mouvement va bénéficier de
sympathie de beaucoup de penseurs. Marx et Jaurès vont tous deux saluer cette Conspiration. Marx l'a qualifie
de premier parti communiste en action. Jaurès va également saluer la Conspiration comme étant la première
forme d'expression du communisme en France.

II/ La question sociale anglaise et Robert Owen


A la fin du 18e siècle l'Angleterre est déjà industrialisé. Il y a déjà des crises de croissance. Dans les années
1830-40 l'Angleterre connait des crises. Crises qui vont amener à se poser des questions. Robert Owen intervient
dans ce contexte.
C'est un industriel qui va connaître une ascension rapide et devient patron d'une grande entreprise textile. Il va
chercher dans le cadre de son entreprise à concilier développement économique et progrès social. Il va ?uvrer à
améliorer les conditions de travail à ses employés. Il interdit le travail des enfants dans ses usines. Il s'intéresse
aussi aux conditions matérielles, d'habitation, d'hygiène, d'instruction et de durée de travail de ses employés. Ce
qu'il va développer dans ses usines, il va chercher à l'étendre par le biais de l'État. Un certain nombre de
dispositions vont être reprises par le gouvernement britannique. Il influence ainsi la législation relative au travail
et même s'il n'est pas suivi totalement, une loi de 1819 va réglementer le travail des enfants et on va voir
apparaître une législation sociale en Angleterre dans le cadre de la révolution industrielle. Cela intervient en
période de crise.

III/ La pensée politique de Karl Marx


A/
Né en 1818 en Allemagne mort en 1883 en Angleterre. Né dans une famille juive, se converti au protestantisme.
Etudie le droit, la pensée, l'économie. A Paris il rencontre Engels. De cette rencontre va naître le Manifeste du
Parti Communiste.
Révolution de 1848, et avec le retournement politique en 1848-49, Marx est expulsé de France et s'installe à
Londres en 1849. Il va rédiger le Capital. Mais aussi des ouvrages économiques et historiques.

Sa pensée politique se structure principalement sur l'idée d'aliénation, l'idée de lutte des classes et la perception
qu'il a de la révolution française.

Marx est influencé par Engels. Il va être qualifié de libérale de gauche. Il va faire siennes les idées libérales pour
faire évoluer sa pensée dans une démarche de revendication égalitaire. Cela va s'opérer dans les années 1840 car
il rencontre un courant du socialisme. Bacouline et Proudhon. C'est cette rencontre qui va faire que Marx va
développer son idée d'aliénation.
Il y a déjà l'aliénation lié à la religion. Il considère que c'est une illusion. Qu'elle crée un bonheur illusoire et
qu'elle l'entretient.
Il y a ensuite l'aliénation politique. Marx critique le fait que l'émancipation de l'homme ne revêt pas un caractère
pratique et concret. Il est le membre imaginaire d'une souveraineté fictive. Il se demande où est l'origine de cette
double-aliénation= c'est l'aliénation économique.
Marx pense que l'homme travail pour satisfaire ses besoins vitaux. C'est un moyen de se réaliser, de s'épanouir
dans sa vie personnelle. Il en conclut que dans la société libérale, bourgeoise, le producteur, l'ouvrier n'a pas la
maîtrise des conditions de fabrication. Pour remédier à cette situation Marx prône l'abolition de la propriété
privée qui est une des bases de la société libérale et l'instauration du communisme.
Par ce double mouvement, l'homme pourra disposer collectivement des biens qu'il aura librement créé. Cette
réflexion est précisée dans le manifeste du parti communiste en 1848. Il ne parle plus d'aliénation économique
mais d'exploitation de l'homme par l'homme.

B/ La lutte des classes


Chez Marx cette lutte doit aboutir à la révolution et cette révolution doit permettre de supprimer les classes. Il
rédige un ouvrage sur la lutte des classes et distingue différents groupes et différentes classes: La bourgeoisie
commerçante et financière qui détient le pouvoir. La petite bourgeoisie lié à l'artisanat. Le prolétariat. La classe
misérable du prolétariat qui n'a pas de revenu stable ni de conscience politique.
L'élément central est que la lutte des classes est pour lui le moteur de l'histoire. C'est en particulier le clivage
entre la bourgeoisie et le prolétariat qui explique le progrès. Ce clivage est fondé sur un rapport d'exploitation du
prolétariat par la bourgeoisie. C'est ce rapport d'exploitation qui a permis tout au long de l'histoire l'évolution de
l'économie. Les rapports de production donnent naissance à un rapport de domination d'une classe sur une autre.
Il voit le point de départ de cette évolution lors du développement de la bourgeoisie marchande au moyen âge
qui va s'imposer au détriment de la noblesse. Cette bourgeoisie va pouvoir accéder au pouvoir économique puis
plus tard au pouvoir politique avec la révolution de 1789. Il y a l'abolition des privilèges en 1789 qui l'empêchait
d'accéder aux plus hautes charges. Les dispositions de la protection de la propriété privée va renforcer la
bourgeoisie. Cela s'exprime par le suffrage censitaire.

Marx considère que la bourgeoisie va exploiter dans le domaine politique et économique le prolétariat. Pour lui
le libéralisme mais aussi la démocratie sont aux par la bourgeoisie qui concède qu'une liberté formelle au
prolétariat. Cette situation doit évoluer selon Marx jusqu'à l'instauration d'une société communiste.

C/ Reprise notion de lutte des classe selon Marx


Il y a une étape transitoire: la conquête du pouvoir et l’instauration de la dictature provisoire du prolétariat. Ne
précise pas ce qu’il entend par là, mais on la comprend dans la relation entre état et liberté.
Pr M. Tant que l’Etat existe il ne peut y avoir de véritable liberté et il ne partage pas l’opinion des libéraux pour
qui on peut considérer intérêt privé/ général. L’Etat doit disparaitre = car résultat de la lutte des classe. Symbole
de la bourgeoisie sur le prolétariat. Pr lui l’état n’est pas neutre à partir du moment où il est détenu par une classe
dominante Dans cette logique marxiste, à partir du moment ou la lutte des classes a disparue, l’Etat doit s’effacer
au profit d’ « une association » (d’après lui), ou le libre épanouissement de chacun est la condition du libre
épanouissement de tous et au terme de ce processus de dépérissement de l’état, la liberté peut-être alors
véritable.

Perception politique qu’a K . Marx dans les rapport de pouvoir, de classe:


La Révolution apparait comme une nécessité pour les Hommes, mais lorsqu’il regarde les évènement de 1789,
porte un regard plus critique. Il considère que cette révolution était une illusion, car les révolutionnaires (cette
bourgeoisie lib en particulier), n’a pas affranchi, libéré véritablement l’Homme. Il considère que le principe des
DHC est une mystification car cette affirmation des idées d’égalité et de liberté est trompeuse car pour lui, ce qui
importe est la soumission aux forces du marché capitaliste. Et il va s’intéresser à une mesure prise par le
législateur Révolution pour montrer de son point de vu,, les limites de la révolution française, dont l’instauration
de légalité des partages successoraux : c’est de reconnaitre pour les enfants qu’ils soient légitimes ou naturelle,
légalité sur la succession de leur ascendant => enjeux juridique politique et social au 19ème siècle. Enjeux que
vont saisir les auteurs lib et ce à quoi répondra Marx. Il y a par ex Tocqueville: « il n’ya rien de plus politique
chez un peuple que la législation civile » => soit l’idée qu’à travers le code civile, l’égalité successorale est le
moteur, le facteur qui permet d’enclencher le processus d’égalisation des conditions qui va conduire à terme à
l’avènement de la démocratie car pour lui la société politique va devenir l’image de la société civile.
Marx va se prononcer dessus en voyant que dans le code civile de 1804 « l’expression légale de la domination
politique et économique de la classe dominante (bourgeoisie) » => st dont un symbole de l’ordre qui doit être
détruit. Il considère alors que cette égalité des partages successoraux est un leur pour la population française et
que loin de renforcer les bénéficiaires de cette mesure, au contraire, elle les affaiblit car ce partage égalitaire, au
fil des génération, ce qui est à partager est de moins en moins important, on abouti pour Marx, à l’établissement
d’une petite paysannerie parcellaire qui devient vite insuffisante pour pouvoir vivre.
A partir de cette pensée politique de Marx, cette pensées sera diffusée et donnera lieu à des prise de positions
divergentes chez les socialistes.

D/ La division des socialistes


Marx sera le promoteur de la Première Internationale des Travailleurs => va s’opposer à la conception de
Bakounine (mouvement anarchiste) et Proudhon (plus réformiste). A la fin de 19_ => exclusion des anarchistes
de la première internationale.
A la fin du 19ème siècle, une autre opposition prend naissance entre socialistes (2tendances) : les socialistes
marxistes, et démocratiques.
Zones de partage entre les deux:
- Pr les 1er, le Prolétariat doit exercer le pouvoir après que la Révolution soit intervenue afin d’établir
l’égalité et la liberté.
- Pr les 2nd, la Révolution n’est pas indispensable, privilégient d’avantage la voie de la Réforme. Ces
socialistes prônent une amélioration de la société libérale avec l’introduction de mesures de
dispositions qui permettent d’assurer une plus grande égalité tout en maintenant la liberté.

Ces nuances vont aboutir à une séparation entre ces deux courants du socialisme et cette séparation va trouver à
s’exprimer dans le cadre de l’Internationale. Soit, l’organisation des partis ouvriers, dont l’objectif est
l’avènement libérale.
Cette première internationale dissoute en 1876, et en 1879 deuxième Internationale créée à paris, elle regroupe ts
les partis Socialiste _ et démocrates.
Au seins de cette deuxième Int. Des différence se font jour sur la notion de « Dictature du Prolétariat ».
Divergences qui interviennent au moment de la Révolution Russe en 1917 et de la place importante qu’occupe
Lénine et en Mars 1917, Lénine va créer l’Int Communiste (Kominterm) qui doit rassembler autour de la Russie,
les différents partis communistes.
En France, la question se pause de la participation et place des socialistes réformistes et démocrates, y aura un
débat entre 1920-22, et va faire intervenir Léon Blum va justifier le refus de participer à cette nouvelle
organisation et permettre ainsi à la sociale démocratie, de s’émanciper, s’affirmer pleinement. Depuis 1905, en
effet, il y a un parti politique la SFIO, qui est adhérente de la 2ème Int. Et qui recoupe, des marxistes, des
socialiste à tendance démo, et c’est en son seins que les débats auront lieu pour savoir si oui ou non on y adhère.
Léon Blum prend position et réfute la dictature du prolétariat et _ sa position est minoritaire et la SFIO à une
large majorité va approuver l’adhésion à l’Int. Communiste, ses membre majoritaire de la SFIO vont formés en
1922, le Parti communiste. Les minoritaires restent dans la SFIO, Blum en devient le président et se présente
comme le gardien de la vielle maison (traditionnel socialiste). Blum en 1922 s’inscrit dans l’ héritage de Jaurès
qui ne séparait pas le socialisme de la Démocratie et les idées relatives à l’individus, vont trouver à s’exprimer
au sein de la SFIO. celle-ci va chercher à concilier le socialisme et la liberté, qu’elle soit individuelle et
politique. Ils défendent également tt deux la paix et élément identitaire.

Section 2: Le Socialisme et l’Etat


Il ya deux conception du socialisme, avec un première forme qui prône la disparition de l’Etat, et la deuxième,
une conquête de l’Etat.
I/ La disparition de l’Etat
Cette conception sera défendue par Proudhon et par un mouvement anarchiste représenté par Bakounine

Proudhon (1809-65):
1840 : qu’est-ce que la propriété , est journaliste et va devenir député puis devra s’exiler après la venu de LN
Bonaparte, il va développer l’idée d’une disparition, d’une condamnation de l’Etat, car pour P. L’état est par
nature mauvais car repose sur l’ idée d’autorité. Pour lui on ne peut pas envisager des modification car cela aurai
pour effet d’accroitre… C’est cette autorité de l’Etat qui permet au système capitaliste d’opprimer les forces
collectives. Cela se traduit par le fait qu’il existe une centralisation politique et administrative. Aussi, la solution
qu’il prône en relation avec la disparition de l’état passe par l’instauration de groupes autonomes locaux pour
instituer un fédéralisme. Et cette fédération de groupe doit permettre la disparition de l’autorité. Une gestion
égalitaire, en commun qui repose sur un « contrat de fédération », une convention par laquelle une ou plusieurs
communes s’engage de manière réciproque et égale, les uns envers les autres, pour un ou plusieurs objets
particuliers. Cette conception va très loin car dans principes fédératif, va faire des commune des êtres souverains
, remplacent l’état et s’occupent de la justice, de la police, de la défenses.
2ème forme: s’inscrit dans la continuité de ses idées, = Celles de Michel Bakounine (1814-76) Prône l’anarchisme
libertaire => destruction immédiate de l’Etat. Pour remplacer cette forme d’organisation étatique pour la
remplacer par coopération et solidarité entre les hommes. Pour parvenir à ce but, Bakounine veut inciter le
peuple à la Révolution pour renverser l’Etat. Pour engager cette action, B. Développe le projet d’avoir recours à
des professionnel de la révolution pour aider le peuple à renverser l’Etat. Ce mouvement, on va le retrouver
début du 20ème siècle en France avec des manif liés à des attentats (1970).
Vont s’opposé aux idées de Marx. Idée de Marx d’un socialisme étatique qui va l’emporter. C’est cette forme qui
va prédominer.

II/ Le socialisme et la conquête de l’Etat


Parmis les socialiste ayant developper les idées,et comme bon nombre de politiciens, il c’est fait connaître par
ses ecrits et a l’occasion de la deuxieme république.
Avec cette 2nd republique, il va proposer la création d’ateliers sociaux CAD des coopératives de production a
direction dirigé par les employés et financé par l’état.
Son idée repose sur la volonté d’une meilleur organisation du travail, et si cela doit se faire au profit d’une
meilleure justice sociale, son idée n’exclut pas l’état d’une part, et pas non plus les détenteurs du capital.c’est
l’une des premiere forme d’intervention économique de l’état pour réguler notament la concurrence.
Mais ce projet tel qu’il l’imagine va voir le jour sous une image différente, sous la forme d’ateliers nationnaux
en 1848 et qui correspondent à des ateliers de charités s’agissant de s’occuper de ceux qui sont le plus dans le
besoins.
Ceci va cussité une opposition populaire en 1848 et cette forme d’atelier, malgré le décalage, va marquer la
pensée socialiste comme étant une manifestation du role de l’état dans l’économie et donc la possibilité de
menée une politique à visée socialiste passant par l’état.
Cela va justifier une conquete de l’état par les partisants du socialisme.
Lénine : Sa conception va etre développée par l’état et la révolution.
Jusqu’en 1917, Lénine va dvp ses idées , il va proposer que cette idée de dictature du prolétariat soit réaliser
grace à l’état.
Dans son ouvrage, une fois que l’état a prit son role, il doit lui-même s’effacer, disparaître ;
C’est ce qui va pronner, mais il va y avoir un décalage entre la volonté et la réalité du pouvoir.
En russie, rien n’engage a une telle disparition de l’état, au contraire, les autorités russes vont s’engager dans le
dvt d’un role actif de l’état en matiere économique avec la mise en place d’un systeme économique.
Et une mise en place d’un role accrue de l’état pour l’instauration d’un appareil représsif en russie.
Cette reflexion va laisser un héritage constitué a la fois d’un corpus idéologique,le marxirsme lénilisme.et laisse
d’autre part en héritage l’importance de l’état qui va se trouver conforté avec le stalinisme et la mise en place
d’un régime dictatorial et a partir de cette pratique du pouvoir, dans le monde socialiste et jusqu’au année 1980,
il y a des institutions reflétant le modele socialiste pouvant reposer sur des elements communs.
- Dictature (régime autoritaire) révolutionnaire
Ce régime va montrer un certains nombre de caractere. Cette dictature doit etre provisoir, l’instauration de
l’autorité devait permettre a la révolution de s’épanouir puis en suite devait disparaître pour fonder de maniere
réel un systeme de valeur liées a la liberté et a l’égalité.
-U n parti affirmant caractériser le prolétariat.
Cette dicature se veut éducative, il doit changer les hommes afin de leur permettre d’exercer pleinement leur
libertés et de vivre sans la dictature.
Il y a eu une formation idéeologique et doctrinal de la majorité du prolétariat.
Elle prône une libération de l’homme de l’exploitation du capitalisme.
Dans cette dictature révolutionnaire, ce caractere va avoir une influence sur les libertés des citoyens.
La structure russe va voir une évolution ultérieure vers la liberté rendue difficiles.
La liberté étant considéré comme la phase supérieure du communisme.
- Un parti unique : une organistation qui groupe les citoyen ayant la même idéologie, et bénéficiant du
monopole de la représentation politique.
Ce n’est pas le fruit d’un théorie et se sont construit de faocn empirique.
On va alors voir se constituer un parti unique, le comunisme.
Ce partit repose sur plusieurs éléments :
 La cellule qui correspond au lieu de travail, cellule d’entreprise.elles sont regroupées en
fédération locale puis en parties nationales.structuration verticale et elle fait partie d’un
mécanisme global appelé le centralisme démocratique.décisions prisent pas le partie
nationale, précédées d’une décision prise. Une fois la décision prise, tout le monde doit
l '’appliquer sans restriction. Le centre du partie va etre représenté par un groupe de
personnes que lénine qualifie de révolutionnaire professionnel qui vont etre des membres a
plein temps au parti, appelé des gens de l’appareil, et vont former la classe de dirigeants.
 Elections plébiscitaires. En relation avec ce parti unique, il va ya voir des élections
plébiscitaires, CAD que dans la constitution des pays socialistes, on établissait le suffrage
universel, mais il n’y avait le choix que pour un représentant unique. Il s’agissait de ratifier
le candidat unique présenté par le partit. La concentration du pouvoir a trois moyens : La
domination de l’état par le parti, instauration de dictature. Le centralisme assure ainsi une
unité de lutte et d’action des organes de l’état.
 Concentration des pouvoirs. Unité du pouvoir de l’état, pour les libéraux, on a un principe
de séparation du pouvoir, il y a une hierarchie verticale entre d’une part le pouvoir d’état
qui engloble le législatif, le pouvoir d’état qui fait les decisions politiques et
l’administration d’état d’autre par qui applique la décision politique.

4 constitutions : 1918 limitation des suffrage et organisation pyramidale du pouvoir, 1924 caractère bicamérale,
1936 suppression d’un des sociétes de l’union et remise en cause du bicamérisme constitution stalinienne, 1977
dictature du prolétariat, a l’état du peuple tout entier, un renforcement de la primauté des partis avec ce
centralisme démocratique, cette constitution prévoit la liberté d’expression, de presse dont l’objectif est la
consolidation du régime socialiste.
La glas noce (idée de transparence) et idée de perestroïka reforme économique et sociale difficile a mettre en
œuvre.

Chapitre 4 :
Les totalitarismes
On peut définir un régime totalitaire comme un régime politique non démocratique où le pouvoir est exercé par
un petit nombre de dirigeants qui font peu cas aux droits de la personne humaine.
L'emploi de ce terme date de l'époque de Mussolini au début des années 1920 et c'est au début de son ascension
qu'il va qualifier l'État fasciste comme un État totalitaire. Dans les années 1930 le totalitarisme est assimilé à la
dictature. L'idéologie fasciste qui se développe en Europe dans l'entre-deux-guerres constitue un mouvement qui
conteste le modèle de la démocratie libérale et qui va s'opposer au projet révolutionnaire marxiste.

Section 1 : L'État totalitaire


I/ La formation d'une idéologie totalitaire
La plupart des totalitarismes et des fascismes vont se définir de manière progressive (exception du national
socialisme qui est d'abord un corps de doctrine et mis en oeuvre). Ces idéologies reposent sur des valeurs
d'actions et généralement ces fascismes vont être composés de plusieurs éléments et ce sont ces différents
éléments associés entre eux qui vont donner naissance au fascisme, à ces régimes totalitaires. Un premier
élément est le nationalisme, il y a des revendications nationalistes qui apparaissent, qui s'expriment après des
défaites militaires ou bien avec le sentiment de ne pas avoir suffisamment recueilli les fruits de la victoire. Une
frustration nationaliste qui est importante. Les assises sociales sur lequel le fascisme va se développer repose sur
des milieux, des groupes, des personnes qui se présentent comme les gardiens du sentiment national. Cela va se
traduire par la volonté de restaurer la communauté nationale et cela va se traduire par des discours et des actions
xénophobes, antisémites et racistes. Dans cette conception, la communauté nationale doit être représentée par un
État fort, autoritaire qui doit être personnifié par un chef unique. Les régimes fascistes vont se distinguer par le
fait qu'il y a une communauté militaire hiérarchisée. Cette communauté va pouvoir imposer sa puissance aux
autres peuples et assurer l'épanouissement d'un homme nouveau. On qualifie cet homme nouveau de viril,
d'energique, de dur, c'est l'image du guerrier qui est valorisé. Mussolini va définir ce qu'il faut entendre avec le
fascisme. Pour lui avec le fascisme tout est dans l'État et rien d'humain ou de spirituel n'existe et encore moins
n'a de valeur en dehors de l'État. En ce sens, le fascisme est totalitaire.

Le fascisme c'est de ne pas prendre en compte l'individualité pour la fondre au sein de l'État.
La singularité de l'idéologie fascisme est de regrouper plusieurs thématiques autour d'idées extrémistes et de les
faire reposer sur la violence. Les partisans de cette idéologie fasciste se caractérise par:
4. Rejet de la démocratie libérale
5. Rejet de la philosophie des Lumières et du rationalisme
Dans ces idéologies la liberté d'expression est mis en avant, on fait appel au débat, à l'intelligence des citoyens
pour opérer un choix quel qu'il soit.
Il faut faire appel à l'instinct, à l'irrationnel dans le fascisme. C'est dans le cadre de l'Europe de l'en deux guerre
que les fascistes vont accéder au pouvoir dans certains pays.
Au cours des années 20-30, le fascisme va s'exprimer dans des dictatures conservatrices. Ce mouvement va
toucher aussi bien l'Europe Oriental que l'Europe occidental.

II/ Les expressions du totalitarisme


A/ L'Italie fasciste de Mussolini (1922-1945)
1/Les faiblesses du régime politique italien
La monarchie parlementaire est instaurée en 1848 dans le piemont en Italie qui va s'étaler jusqu'en 1871
(unification).
Cette monarchie parlementaire va avoir des faiblesses. Il va avoir des bases fragiles.
Faiblesse économique après la guerre = grèves importantes dans les années 20 (mécontentement des paysans, des
ouvriers).
Mécontentement des nationalistes Italiens. On parle de victoire mutilée, ils étaient du côté des vainqueurs mais
ne profite pas des fruits de la victoire. Dans ce contexte là, le parti libéral est affaibli. On voit apparaître deux
partis de masse qui bénéficient du SUM. Le parti populaire italien et le parti socialiste italien. En 1919 c'est un
autre courant qui va progressivement émerger. On va assister à partir de 1919 à la montée du fascisme.
Mussolini va établir un programme antiparlementaire et anticapitaliste. Objectif: rassembler les mécontents.
Rassemblement qui prend le nom de Facho (Faisceau).
Le déroulement de la vie politique italienne va faire que Mussolini va devenir le dirigent du mouvement de
contestation. Dans cette situation de trouble, les partis gouvernementaux décident de s'associer au fascisme en
1921. Mussolini crée le parti fasciste et présente un programme différent qui est destiné à rassurer les patrons et
les personnes du milieu gouvernemental.
En 1922, le roi d'Italie va être amené à appeler au pouvoir Mussolini. Au moins d'octobre 1922 les fascistes
préparent une marche sur Rome pour s'emparer du pouvoir et le Roi va nommer Mussolini président du conseil
le 30 octobre 1922. Il va diriger un gouvernement d'Union nationale jusqu'en 1924.
En 1924 un député socialiste est assassiné par des fascistes et on accuse Mussolini. Cela va amener Mussolini à
durcir son pouvoir et instauré une dictature. Il va mettre en place un contrôle étroit des syndicats, il va censurer
la presse, il va suspendre ensuite la presse et à ces premières mesures viennent s'ajouter des lois qui vont
institutionnaliser le contrôle de la société sur la société italienne.
Le fascisme doit être l'unique expression de l'État italien. Le pouvoir personnel de Mussolini doit être renforcé,
ce renforcement doit permettre la défense de l'État et cela va justifier l'instauration d'une dictature.
Les partis politiques vont être dissous, les journaux d'opposition supprimés et le délit d'opinion est établi. En
1928, le grand conseil du fascisme devient l'organe suprême de l'État. Ce grand conseil va mettre en œuvre une
politique d'endoctrinement de la société italienne et cette politique va faire basculer le pays dans la catégorie des
pays totalitaires. Cet endoctrinement passe par des actions en direction de la jeunesse, du culte de la personnalité,
de mise en place de moyen de surveillance dans le cadre de corporation. Et mise en place d'un ministère de la
propagande. A partir de ces éléments, Mussolini va affirmer la doctrine totalitaire. Cette réflexion intervient en
1932.

Ce qui est recherché avec l'idée d'encadrement dans le cadre d'un groupe est d'affirmé la négation de l'individu.
L'individu doit se fondre dans un groupe. En 1932 Mussolini affirme que l'individu n'est rien et que c'est l'État
qui est tout. L'institution étatique doit organiser tous les aspects de la vie du peuple.
Idée d'encadrement économique. A travers l'État tout ce qui est attrait à l'éducation, à la formation, à l'assistance
sociale, sanitaire est pris en charge par l'État totalitaire. Les éléments liés à la vie privée sont contrôlés par l'État
totalitaire. Ce fascisme italien va progressivement aussi glisser dans les années 30 sur le terrain du racisme avec
à partir de 1938 la mise en place de loi raciale qui vont s'inspirer du nazisme. Ce rapprochement idéologique va
faire encore plus basculer le régime Mussolinien du côté des régimes totalitaires.

B/ L'Allemagne et le national-socialisme d'Hitler


Cette idéologie va arriver au pouvoir en 1933 et va être formulée dès 1923. Le NS va s'exprimer par son
opposition aux idées défendues par les philosophes des lumières avec notamment la notion d'universalisme. C'est
une approche plus particulière qui est mise en avant.

Aux aspirations nationalistes de l'après 1er Guerre va s'ajouter des idées racistes. Les idées nazi vont être
exprimés dans Mein Kampf. L'idée est que les hommes appartiennent à des races inégales et ceux qui
appartiennent à la race supérieure doivent dominer les autres. Pour lui, la race aryenne appartient à la catégorie
de la race supérieure. Il faut préserver cette race. Il entend assurer par l'intermédiaire de l'État la conservation des
meilleurs éléments de la race aryenne.
Idée reprise par Rosenbern (en 1933 ?) va développer des idées racistes centrées sur la notion de nation. Le but
est de défendre la nation aryenne et d'assurer sa domination sur le monde et cela doit passer par la constitution
d'un État fort, d'un État totalitaire. Ce qui est imaginé est la mise en place d'un État racial, qui va se caractériser
par un politique expansionniste et la mise en place d’un système d’élimination des opposants allemand et puis
rapidement élimination de la population juive. A partir de la formulation de cette idéologie, Hitler va conquérir
le pouvoir.
Cette conquête s’inscrit dans un contexte particulier, en 1871, création du Reich. Le Reich est un régime fédéral
(25 états souverains dont 4 royaumes = Unité allemande). Chaque État garde ses institutions et il y a un
gouvernement d'empire qui se charge de la diplomatie, du commerce, de l'armée...
Après la 1er guerre, un nouveau régime se met en place autour des socialistes allemands en 1919. Une nouvelle
constitution est rédigée qui fait de l'Allemagne une république fédérale parlementaire composé de Länder qui ont
des compétence étendues. Comme un certain nombre de pays, la crise économique mondiale de 1920 renforcé en
1930 va fragiliser le régime politique instauré. Cette fragilisation va favoriser la poussée des extrêmes hostiles au
régime. Les partis traditionnels ne sont plus en mesures d’être majoritaires, ils doivent alors composer avec
Hitler, dont le parti remporte l’élection législative de 1932.
En 1933, Hitler chancelier, chef légal d'un gouvernement de coalition. Il va prendre des mesures pour instaurer
une dictature, un état totalitaire.
Il annule la presse, les mandats des élus communistes. Il se fait voter les pleins pouvoirs par l'Assemblée. En 34
Hitler va transformer la vie politique allemande. Loi du 1er décembre 1933= proclame l'unité entre le parti et
l'État. L'État devient un État centralisé. Conséquence: les partis politiques disparaissent, il est interdit d'en créer
de nouveaux et cela va profiter au parti nazi. Régime du parti unique. Cette disposition va être renforcée par la
suppression de l'opposition interne au national-socialisme. Le 2 aout 1934, Hitler devient Führer et chancelier
d'Allemagne.
A partir de la il développe un Etat totalitaire qui concentre tout les pouvoirs Toute légitimité vient du Führer, son
autorité s'impose à tous et repose sur l'idéologie exprimée dans les années 20.
Une unité est instaurée autour de la personnalité, et le 3e Reich est mis en place. Cela va mettre en place un
encadrement physique, moral, intellectuel sur la population. Politique de répression et d’embrigadement, liée à
ces éléments, il ya aussi le développement d’une police, d’une justice au service du nouveau pouvoir. Les SS,
gestapo, action sur opposant au régime, incarcéré dans des camps de concentration puis rapidement seront
déportés les juifs dans des camps d’extermination. Cet encadrement se traduit par une politique sur la jeunesse
avec loi du 1er décembre 1936 et les jeunesses hitlériennes. Tout les aspects de la vie sont contrôler par l’Etat et
sont des vecteurs au service de la propagande du régime. Le IIIe Reich, loi de Nuremberg va mettre en place La
solution Finale.

État totalitaire nazi:


• Bases institutionnelles et idéologiques
• Encadrement physique du Reich (SS, Gestapo)
• Encadrement moral et intellectuel du Reich (Jeunesses hitlériennes, Tous les aspects de la vie sont
contrôlés par le régime)
• du racisme au génocide (des lois de Nuremberg de 1935 à la solution finale)

C/ Les aspirations fascistes en Europe


4. Contagion en Europe (20-30): Europe Oriental: Balkans, Pologne, Grèce avec dictatures. Europe du
Sud: Espagne (Franco), Portugal (Saint-Lazare).France et Espagne : Front populaire, cette coalition sort
victorieuse des élections et va être combattues par des forces traditionnalistes en Espagne. Début de la
guerre civile en 1936. Ceux qui ont déclenché la guerre civile vont avoir le soutien des régimes
fascistes. 1939, victoire de Franco. Le Franquiste est assimilé au fascisme italien.
5. Nationalisme et tentations fascistes en France. Crainte de la victoire des bolchéviques, difficultés
économiques = critique antiparlementaire qui vont être formulées par des mouvements nationalistes,
autoritaires. A partir des années 1930, ces critiques présentes des caractères plus orientés vers le
fascisme = Parti populaire Français de Jacques Daurio.
A la fin du 19e siècle, il va y avoir une réflexion en France sur la notion de patrie, de nation. Les penseurs
politiques Français vont se démarquer des penseurs allemands. Pour les allemands c'est la race, la langue qui
constitue la nation. En France, Ernest Renan va prononcer en 1922 une conférence sur la question. Il évoque
l'idée de solidarité issu d'un passé commun et la volonté présente de continuer à vivre ensemble. On retrouve
cette idéologie encore aujourd'hui. D'autres auteurs vont présenter le nationalisme comme s'opposant aux
principes libéraux et il doit permettre de présenter la grandeur nationale. Remise en cause du rationalisme et de
l'individualisme. Lié à cela, on va critiquer les instruments politiques issus du rationalisme et de l'individualisme.
Les auteurs socialistes recherchent une nouvelle cohésion nationale. On va promouvoir l'idée de rejeter les
individus qui ne s'intègrent pas à cette cohésion nationale. Développement de deux courants qui se rapprochent:
autoritarisme nationaliste et l'antisémitisme. Ces deux notions vont se rapprocher notamment lors de l’affaire
Dreyfus. Plusieurs auteurs vont développer une réflexion nationaliste : Maurice Parrés, Charles Péguy, ou encore
Charles Maurras. (1868 1952).
Charles Maurras va être à l'origine et connu de ce que l'on appelle le nationalisme intégral. Ce nationalisme
intégral est présenté comme se distinguant de l'idéologie fasciste. Le nationalisme français a détourné la France
du fascisme mais ce nationalisme va forger les origines françaises du fascisme qui se manifeste pendant
l'occupation par un fascisme à la française pendant le gouvernement de Vichy.

La pensée de Charles Maurras


Idée sont contre révolutionnaire, il s’inscrit dans la ligné des auteurs vu précédemment. Il rejette en particulier la
conception égalitaire et sa traduction politique = démocratie. Sa réflexion repose sur une approche scientifique
liée à la biologie à l’idee de selection naturelle pour affirmer qu’il existe une inegalite au sein de la nature
humaine. Cette hierarchie doit se retrouver dans l’organisation politique et elle doit etre formulé au profit de la
nation et du chef qui incarne la nation. En effet dans sa reflection, les interet de la nation doive etre preserver par
un chef uniquequi dispose d’une autorité hierarchique. C’est se qui va justifie la monarchie héréditaire. Il va
alors denoncer la republique, le regime democratique, parlementaire, republicain, car pour lui ils instituent le
mythe de l’egalite, et repose sur l’individualisme. Il va develloper le nationalisme integrale. Ce nationalisme ce
distinge par le role du chef. Le monarche n’est pas le chef charismatique, pas le culte de la personnalité. L’etat
ne repose pas sur l’endoctrinement des masse populaire. Et enfin, Morras il denigre l’etat totalitaire « quand
l’etat devient tout, l’etat n’est plus rien ».
Le corporatisme chez Morras n’est pas obligatoire et n’interesse pas l’ensemble de la societe. Il s’agit
d’appliquer la notion de coorporation aux domaines professionnels, l’eats ne joue pas se role essentiel. Cette
pensée va se traduire de manière politique par un partie : Action Français fondée en 1919, Se sont des grouoes
d’extremes droites qui develloper une ideologie proche des fascisme europeens. Mise en place des ligues anti-
parlementaire qui conteste violament et de manière ouverte la IIIe Republique, emeute en 1934. Ces grousp avec
les partie populaire francais, vont participer au mouvement de colaboration avec l’allamagne Nazi et le
gouvernment de vichy. L’antisemitisme va predominer , et il vont participer a la politique raciale. Ces aspiration
fasciste, apré la decouverte des camps, cela va susité une reflexion sur le totalitarisme.

Section 2 : La critique du totalitarisme


Debut 1950 ouvrage « les origines du tota » Anna Arendt
Danc ces regimes totalitaire, forte mobilisation des masses grace a un appareil de domination sur la terreur
(regime policier) et l’ideologie pour endoctriner. La propagande va profiter de la situation ou l’homme en
general ont perdu leur reperes depuis le commencement de la revolution industriel. Se qui va caracteriser les
regimes c’est la mise en place d’un système qui abouti a l’absence de pensé. En effet elle considere il vont œuvré
a la destruction de tout les espaces les lieux de dialogue commun. Elle est convaincue que toutes les ideologie
contiennent des element totalitaires. Le totalitarisme reste une virtualité permanente cela ne se limite pas a un
accident, cela peut de nouveau reaparaitre.
D’autre auteur vont essayer de degager des facteurs : c’est le cas de fredrich brzezinscki. Avec 6 elements qui se
retrouve : ideologie liée a l’etats autoritaire fort, La constitution d’un partie de masse, Monopole des instrument
de violences, Propagande, Etats policier, etat qui dirige l’economie. La reunion de ces 6 facteur conduit a la
disparition de l’individu privé a u profit du groupe.
Se que va devellope raimond aron, il precise en dissociant entre le national socialisme et le stalinisme. Pour lui le
NS se caracterise par « la volonté domoniaque de construire une pseudo race » alors que dans le satlinisme il il
cette ideal de l’edification d’un societe nouvelle.
Marc Clavavel & claude lefort « un homme en trop »
Totalirasme se caracterise par une non representation de la division. C’est le model d’une societe qui de connai
pas de division, l’etat se confond avec la societe jusqu'à devenir un parti-nation. On observe alors une negation
de la singularite de l’individualité. Les philosophe du XXe vont insister sur cette element qui constitue un
rempart contre le totalitarsime.
« Toute singularite n’est possible qu’au regard d’une autre individualite au regard de lasquel elle peut etre
comparé et dont on peut la differencier. La ou il n’y a pas plusieur singularité, il n’y en as aucune » C’est a a
traver le pluralisme que les projet totalitaire echoue.