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TD5 LM270

Ce document contient plusieurs exercices sur les espaces euclidiens, les formes quadratiques, les produits scalaires, les matrices orthogonales et les endomorphismes auto-adjoints. Les exercices portent sur des propriétés et méthodes comme l'orthonormalisation de Gram-Schmidt, l'inégalité de Cauchy-Schwarz et la diagonalisation simultanée.

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Université Pierre et Marie Curie 2009–2010

LM270 Algèbre et géométrie


Feuille 5: Espaces euclidiens et groupe orthogonal

Exercice 1. Montrer que toute forme quadratique définie positive est non-dégénérée. La réciproque
est-elle vraie ?

Exercice 2. On considère la forme quadratique sur R3 définie par

q(x1 , x2 , x3 ) = x21 + 2x22 + 3x23 + 2x1 x2 + 2x1 x3 + 4x2 x3 .


     
1 −1 0
On pose X = 0, Y =  1 , Z = −1 ; montrer que (X, Y, Z) est une base orthonormale pour q.
0 0 1

Exercice 3. Soit φ la forme bilinéaire symétrique sur R3 définie par

φ(x, y) = (x1 − 2x2 )(y1 − 2y2 ) + x2 y2 + (x2 + x3 )(y2 + y3 ).

1. Montrer que φ est un produit scalaire.


2. Calculer la matrice de φ dans la base canonique de R3 .
3. À l’aide de la méthode de Gram-Schmidt, orthonormaliser la base canonique de R3 pour le produit
scalaire φ.
4. Donner sans calcul la matrice de φ dans la nouvelle base ainsi obtenue.

1 Orthonormalisation de Gram-Schmidt
Exercice 4. Appliquer la méthode d’orthonormalisation de Gram-Schmidt dans les cas suivants :
     
1 0 −1
1. X =  2  ,Y =  −1  ,Z=  3  dans R3 muni du produit scalaire usuel,
−2 2 1
R1
2. P = 1, Q = X, R = X 2 dans R[X] muni du produit scalaire hf, gi = 0 f (t)g(t)dt.
Remarque : les polynômes obtenus à la question 2 sont connus sous le nom de polynômes de Legendre.
R1
Exercice 5. Dans R[X], vérifier que la formule hf, gi = 0 xf (x)g(x)dx définit bien un produit scalaire.
Appliquer alors la méthode de Gram-Schmidt aux éléments 1, X, X 2 de R[X] muni de ce produit scalaire.

2 Inégalité de Cauchy-Schwarz
Exercice 6. Soit E un R-espace vectoriel muni d’une forme bilinéaire symétrique ψ telle que ψ(x, x) ≥ 0
pour tout x ∈ E.
1. Montrer que ψ vérifie l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
2. Montrer que N (ψ) = {x ∈ E | ψ(x, x) = 0}.

Exercice 7. Soit n ∈ N∗ et soient x1 , . . . , xn ∈ R. Montrer que (x1 + · · · + xn )2 ≤ n(x21 + · · · + x2n ).


Étudier le cas d’égalité.

1
Feuille 5 UPMC 2009–2010 LM270

Exercice 8. Soient a < b dans R et soit E = C([a, b], R) l’espace des fonctions continues f : [a, b] → R.
Pour tout f ∈ E, montrer que
ÃZ !2 Z b
b
|f (t)| dt ≤ (b − a) f (t)2 dt .
a a

Pour quelles fonctions a-t-on l’égalité ?


Exercice 9. a) Soient x, y, z ∈ R tels que x2 + y 2 + z 2 ≤ 1. Montrer que (x + 2y + 3z)2 ≤ 14.
b) Soient x, y, z ∈ R tels que x2 + 2y 2 + 3z 2 ≤ 1. Montrer que (x + y + z)2 ≤ 11/6.
Exercice 10. Soit A = (aij )1≤i,j≤n ∈ On (R) une matrice orthogonale. En considérant tXAX pour
X = (1, . . . , 1), montrer que ¯ X ¯
¯ ¯
¯ aij ¯ ≤ n .
1≤i,j≤n
P
A-t-on nécessairement 1≤i,j≤n |aij | ≤ n ? (Considérer le cas n = 2.)

3 Matrices orthogonales

Exercice 11. Soient D la droite de R2 d’équation x+ 5y = 0 et sD la symétrie orthogonale par rapport
à D.
1. Donner une base orthonormée B = (~u, ~v ) de R2 telle que ~u ∈ D.
2. Soit B0 = (~i, ~j) la base canonique de R2 . En utilisant la matrice de passage de B0 à B, déterminer
la matrice A de sD dans la base canonique.
3. Soit ~n 6= 0 un vecteur orthogonal à D. Retrouver le résultat précédent en utilisant la formule
(~n | ~x)
sD (~x) = ~x − 2 ~n, ∀~x ∈ R2 .
(~n | ~n)
Exercice 12. 1. Lesquelles, parmi les matrices suivantes, sont orthogonales ?
µ√ ¶ µ√ ¶ µ√ ¶ µ√ ¶
1 3 1 1 3 −1 1 3 −1 1 3 −1
A= √ , B= √ , C= √ , D= √ .
2 1 − 3 2 1 − 3 2 −1 − 3 2 1 3
2. Pour toute matrice orthogonale de 1., décrire géométriquement l’isométrie correspondante de R2 .
Exercice 13 (Orientation de R2 ). Soit E = R2 muni du produit scalaire euclidien usuel et soit B0 =
(i, j) la base canonique. On dit qu’une base B de R2 est directe si dét MatB0 (B) > 0, et indirecte si
dét MatB0 (B) < 0.
1. Soit B = (f1 , f2 ) une base orthonormée directe. Montrer qu’il existe une rotation rϕ telle que
f1 = rϕ (i) et f2 = rϕ (j).
2. Soit
µ θ ∈ R, montrer¶ que la matrice de la rotation rθ dans toute base orthonormée directe est
cos θ − sin θ
.
sin θ cos θ
3. Écrire la matrice de rθ dans la base (j, i), puis dans une base orthonormée indirecte arbitraire.
Exercice 14. Soit A ∈ O(3) une matrice orthogonale de M3 (R) de déterminant −1. Montrer que −1 est
valeur propre de A.
Exercice 15. Dans l’espace euclidien R3 muni du produit scalaire usuel, on note P le plan d’équation
x + y + z = 0. Écrire la matrice dans la base canonique de la symétrie orthogonale par rapport à P .
Exercice 16. 1. Montrer que les matrices suivantes sont orthogonales :
   
1 −2 −2 1 −2 2
1 1
A = −2 1 −2 , B = −2 1 2 ,
3 3
−2 −2 1 −2 −2 −1
   
1 2 2 −1 2 2
1 1
C = −2 −1 2  , D =  2 −1 2  .
3 3
−2 2 −1 2 2 −1

2. Pour chacune des matrices de 1., décrire géométriquement l’isométrie de R3 correspondante.

2
LM270 UPMC 2009–2010 Feuille 5

4 C = R ⊕ iR et Cn = Rn ⊕ iRn
Exercice 17. Soient K un corps, k un sous-corps de K, E, F des K-espaces vectoriels.
1. Montrer que E est aussi un k-espace vectoriel, et que toute application K-linéaire f : E → F est
aussi k-linéaire.
2. Soient K = C et k = R. Montrer que C est un R-espace vectoriel, dont une base est (1, i).
3. Pour tout n ∈ N∗ , soit (e1 , . . . , en ) la base canonique de Cn . Montrer que les vecteurs e1 , . . . , en
et ie1 , . . . , ien forment une base du R-espace vectoriel Cn et que le sous-R-espace vectoriel de Cn
engendré par e1 , . . . , en , resp. ie1 , . . . , ien , est

Rn = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Cn | xs ∈ R, ∀s = 1, . . . , n}
resp. iRn = {(iy1 , . . . , iyn ) ∈ Cn | ys ∈ R, ∀s = 1, . . . , n}.

Montrer que Cn = Rn ⊕ iRn ' R2n comme R-espaces vectoriels.


Exercice 18. Soit w un nombre complexe non nul, écrivons w = u + iv = ρeiθ avec u, v ∈ R et ρ ∈ R∗+ ,
θ ∈ [0, 2π[, de sorte que u = ρ cos θ et v = ρ sin θ.
1. Montrer que l’application fw : C → C, z 7→ wz est C-linéaire.
2. En utilisant l’exercice précédent, montrer que l’application fw : R ⊕ iR → R ⊕ iR est R-linéaire,
et écrire sa matrice M (w) dans la base (1, i) en fonction de u et v, puis de ρ et θ.
3. Déterminer les valeurs propres de la matrice M (w). Dans quels cas M (w) est-elle diagonalisable
dans M2 (R) ?
4. Dans quel cas M (w) est-elle une rotation ?
5. Soit σ : C → C l’aplication z 7→ z. Montrer que σ est R-linéaire (mais pas C-linéaire) et écrire sa
matrice dans la base (1, i).
6. Montrer que l’application gw : z 7→ wz est R-linéaire et écrire sa matrice N (w) dans la base (1, i)
du R-espace vectoriel C. Dans quel cas est-ce une symétrie orthogonale ?

5 Adjoints, endomorphismes auto-adjoints, diagonalisation si-


multanée
Exercice 19. Soient E un espace euclidien, u ∈ End(E), u∗ l’adjoint de u, F un sous-espace de E, et
F ⊥ l’orthogonal de F .
1. Montrer que si u(F ) ⊂ F alors u∗ (F ⊥ ) ⊂ F ⊥ .
2. Montrer que si u∗ (F ⊥ ) ⊂ F ⊥ alors u(F ) ⊂ F .
3. On suppose u = u∗ . Montrer que si F est stable par u alors F ⊥ l’est aussi.
Exercice 20. Soient E un espace euclidien et u un endomorphisme auto-adjoint de E.
1. Montrer que si u2 = 0 alors u = 0.
2. Montrer que um est auto-adjoint, pour tout m ∈ N∗ .
3. Montrer que s’il existe n ∈ N∗ tel que un = 0, alors u = 0 (procéder par récurrence sur n).
R1
Exercice 21. On considère dans R2 [X] les deux produits scalaires : (P | Q) = 0 P (t)Q(t)dt et

hP, Qi = a0 b0 + a1 b1 + a2 b2 , si P = a0 + a1 X + a2 X 2 et Q = b0 + b1 X + b2 X 2 .

On note D l’opérateur de dérivation.


1. Calculer l’adjoint de D pour le produit scalaire h · , · i.
2. On définit l’endomorphisme A par

A(1) = 12X − 6, A(X) = 30X 2 − 24X + 2, A(X 2 ) = 30X 2 − 26X + 3.

Montrer que A est l’adjoint de D pour le produit scalaire ( · | · ).

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Feuille 5 UPMC 2009–2010 LM270

Exercice 22. Diagonaliser dans une base orthonormée de R3 les matrices suivantes :
   
2 −4 2 1 0 √ −1
A = −4 2 2 , B =  0 √1 2 .
2 2 5 −1 2 −1

Exercice 23. Trouver P ∈ O(3) qui diagonalise la forme quadratique q(x, y, z) = x2 − 16xy + 8xz + y 2 +
8yz + 7z 2 . En déduire la signature de q.
Exercice 24. On considère sur R3 la forme quadratique q(x, y, z) = x2 + 5y 2 + 4xy − 2yz + z 2 . Dans
une base orthonormée de R3 pour le produit scalaire standard bien choisie, décrire géométriquement
l’ensemble
E = {(x, y, z) ∈ R3 | q(x, y, z) = 1}.

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