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Anoestrus du postpartum chez la jument

Phase de breeding season

- avril à octobre

Phase de transition vers l ’anoestrus

- novembre

Phase d ’anoestrus saisonnier

- Décembre - Janvier.

- 80 à 85 % des cas,

- pas de GnRH, absence de croissance folliculaire, réduction de la taille des ovaires

Phase de transition

- février

- effet de la photopériode (espèce à jours longs), synthèse de mélatonine, synthèse progressivement accrue de GnRH, FSH, Croissance folliculaire (plusieurs vagues au début pendant 50 à 60 jours puis ovulation si rapport FSH/LH optimal)

Contrôle de l ’anoestrus saisonnier

Naissance précoce des poulains souhaitée

- Eclairement artificiel: 14 à 16 heures par jour pendant 8 à 10 semaines à partir du 1er décembre dans l’hémi- sphère Nord , 200 watts à moins de 2 mètres des yeux de la jument

- Progestagènes pendant 10 à 15 jours: Si les si follicule sont de taille > 20 à 30 mm, 150 mg de progestérone (en solution huileuse) ou 0.044 mg/kg d’altrenogest (Regumate). Apparition d’un œstrus de 4 à 7 jours et ovulation 7 à 12 jours.

L ’anoestrus du postpartum

- chaleurs dites du poulinage (foal heat) : manifestation de chaleurs avant le 14ème voire le 19ème jour du postpar- tum, 90 % : 5 à 12 jours après le poulinage.

- effet de la photopériode : La fréquence des ovulations est d’autant plus élevée et l’intervalle entre le poulinage et la première chaleur d’autant plus court que la durée du jour s’allonge. Risque accru de double ovulation en mai (/janv, févr), Anoestrus fonctionnel possible (saison > allaitement).

Rétention placentaire chez la jument

Définition

Non expulsion du placenta (ou en partie) dans les 12 heures. La fréquence peut atteindre 10% et le délai habituel est inférieur à 3 heures.

Rappel

Au J30 à 150 de la gestation il y a formation des cupules endométriales, en suite placentation. Le placenta est épi- théliochorial, diffus et possède des microcotylédons.

Etiologie

Allongement de gestation, hydropisie, dystocie (césarienne, embryotomie), poulains morts-nés, jumeaux, rétentions antérieures, prédisposition racial (trait), age,

Pathogénie

Le site de rétention se trouve être la corne non-gestante, dans cette partie l’allanto-chorion est plus épais et la lon- gueur des villosités plus grande. Infection utérine? hypocalcémie, hypoocytocinémie?

Symptomatologie

Présence externe d’un placenta, éventuellement colique, fourbure. Il faut impérativement observer le placenta ex- pulsé dans les délais normaux:

- le poids: L’amnios doit peser 2,5 kgs et l’allantoïde 4 kg.

- la forme

- la face allantoamniotique: en contact avec le foetus, externe après expusion d’aspect transparant. Une colloration par méconium signe l’hypoxie ou l’asphyxie du foetus

- la face allantochorionique: en contact avec l’endomètre, interne après expulsion, rouge d’aspect velour et hétéro- gène. La réduction de la surface chorionique est signe de placentite, fibrose, kyste endométriaux.

- le cordon: 55 cm, 2 artères, une veine et le canal de l’ouraque. Risque de strangulation si la taille est augmentée, risque de rupture prématurée au stade 2 et asphyxie si la taille est diminuée, risque de torsion également avec obstruction du canal de l’ouraque et rupture de la vessie.

- faire des prélèvement éventuel.

Traitement

- Torsion du placenta externe pour éviter le déchirement et extraction manuelle externe et interne (torsion et dé- collement à répéter)

- Instillation dans le sac placentaire d’une solution d’isobetadine chaude (10 à 12 litres) provoquant la distension utérine, la libération d’ocytocine et par conséquent les contractions myométriales.

- Ocytocine en IV

- Postposer à 25 jours PP au moins la saillie ou l’insémination

Pronostic:

Récidives fréquente, il y a assombrissement avec le délai d’intervention.

Involution utérine chez la jument

Caractéristiques spécifiques

- Durée de 15 à 21 jours par échographie et de 32 jours par palpation manuelle

- Lochies moins importante que chez la vache et moins durable

- Bactérie: E.coli au début mais absente après 9 jours. Streptocoques surtout à la fin.

- Histologie: régénérescence terminée à 10 jours

- Hormonologie: La progestérone reste basale jusqu’à la première ovulation, les oestrogènes augmentent parallè- lement à la première croissance folliculaire tandis que la PGF et l’ocytocine sont en concentration élevée au cours des premiers jours postpartum.

Implication pratique

- Chaleur du poulinage à 10 jours en moyenne (déja parlé)

Recommandations pratiques

Contrôle d’involution au J7 avec examen vaginal (lésion éventuelles), identification de liquide utérins. Si la taille de l’utérus est < à 2cm l’insémination est possible avec AB dans l’utérus le landemain et ocytocine avant et après l’in- sémination. Si l’utérus est > à 2 cm il faut postposer et injecter une prostaglandine si il y a un corps jaune. Instila- tion utérines à J2 et 5 si il y a des complications.

Infections utérines chez la jument

Généralité

Endométrite = inflammation de l’endomètre

- Endométrite puerpérale (relative à l’accouchement)

- Pyomètre

Endométrites non puerpérales

- Endométrites sexuellement transmissibles

- Endométrites infectieuses chroniques à agents opportunistes

- Endométrites dégénératives ou endométrioses

- Endométrite physiologique ou non infectieuse

Conserne les juments infertiles, avec expulsion tardive du placenta, accouchement dystocique, avortement, interval- les entre chaleurs racourcis, lordose (prédisposition à la ptose utérine et à l’urovagin), maigreur (prédisposition au pneumovagin mauvaise conformation vulvaire).

Diagnostique

Inspection visuelle, palpation rectale, vaginoscopie, echographie, examen cytologique, anatomopathologique, bacté- riologique.

Examen cytologique: prioritaire en cas de suspicion. Par écouvillonage ou drainage avec contention et hygiène. Utilisation d’une sonde d’insémination, seringue et technique du double gant pour éviter les contaminations vul- vaires et vaginales. Coloration rapide au méthanol-éosine-bleu de méthylène et coloration de gram éventuelle. Identification de cellules endométriales, leucocytes (normal en cas d’endométrite physiologique, lyphocytes en cas d’endométrite chronique. Anormal si plus d’unPMN par 5 champs examinés. Eosinophiles lors d’irritation faisant suite à un pneumo ou urovagin). bactérie parfois visible. Les champignons sont rarement visualisés mais sont en général très inflammatoires. Technique simple et rapide, permet de quantifier l’inflammation entre discrète (5 à 10% de PMN) et purulente (50% de PMN) ce qui permet de juger la durée du traitement (de une à 2 semaines), par con- tre pas de relation avec la profondeur ou la chronicité et faux négatifs.

Prélèvement bactériologique: Les deux sites de prélèvement systématiques sont la fosse, le sinus clitoridien ou le méat urinaire et le col, l’endocol ou le corps utérin. Gand, pas de désinfection, sonde à 3 voies, pas d’AB dans les 8 jours qui précède, milieu de transport et transfert rapide au labo. Permet le dépistage des maladiesvénériennes (tay- lorella equigenitalis, pseudomonas, klebsiella), l’identification d’une flore commensale au niveau du clitoris et du vestibule vulvaire. L’utérus est stérile. Faux positifs (hygiène, contamination postpartum ou après saillie/insémina- tion) Le prélèvemen ne sera considéré comme positif que si une bactérie est identifiée en culture pure. Cet examen est complémentaire à l’examen cytologique.

Diagnostique anatomopathologique: pour l’endométriose par biopsie en dioestrus, plusieurs prélèvement son nécessaires et le coût est élevé. (pince à mors de crocodile de kenney)

L’Echographie: Pour diagnostiquer le pyomètre et l’endométriose kystique et faire le diagnostique différenciel en- tre exsudat (infection) et transudat (juments agées).

Endométrite puerpérale

Fait suite à une rétention placentaire ou à une dystocie. Hyperthermie, anorexie, fourbure, septicémie

Pyomètre

Peu fréquent, pas de symptômes généraux, Dioestrus prolongé, Lésions endométriales souvent irréversibles, Pro- nostic reproducteur très réservé.

Endométrites sexuellement transmissibles (EST)

Agents étiologiques: Taylorella equigenitalis (CEM déclaration obligatoire, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa

Symptomatologie: Etalon porteur sans symptômes, Chez la jument, présence ou non (plus rarement) de symptô- mes, écoulement vaginal grisâtre dans les 2 à 7 jours après la saillie, Accumulation de pus dans la cavité utérine parfois.

Traitements: distinguer les juments porteuses et les juments en phase d’endométrite active, Identifier les étalons porteurs, Mesures d’hygiène de la vulve lors des examens. D’une manière générale: irrigation intra-utérine d’anti- biotiques (plus ou moins spécifiques selon le germe) pendant 5 à 7 jours, désinfection de la vulve et du clitoris (chlorhexidine diluée à 2%), Élimination du smegma, Applications de pommades, contrôles bactériologiques répé- tés après traitement

Endométrites infectieuses chroniques à agents opportunistes

Etiologie: germes environnementaux, fécaux ou levures, germes aérobies opportunistes, Streptococcus equi variété zooepidemicus, Escherichia coli , Staphylococcus aureus, germes anaérobies : Bacteroides fragilis, levures surtout après Ab : candida, champignons

Prédisposition: Surtout quand il y a anomalies de conformation du périnée: juments âgées, multipares avec des altérations endométriales (biopsie) identifiables par biopsie (fixation favorisée des germes). Insémination erronée en phase dioestrale.

Traitements: traiter les facteurs prédisposants (pneumovagin, lésions vulvaires ou cervicales), renforcement de l’hygiène lors des manipulations, détersions (instillation-siphonnage) quotidiennes de la cavité utérine associées à une thérapeutique anti-infectieuse et ocytocique. Solution saline (instillation pour eliminer le contenu utérin), Solution de povidone iodine (infection fongique et endométriose grave car peut provoquer des réactions secondai- res), AB souvent associé à la solution saline, plasma autologue (opsonine) pour améliorer la phagocytose dans l’uté- rus. En cas d’affection générale, utilisation d’AB par voie locale, mais idéalement il faut utiliser la voie locale et gé- nérale; Ocytocine et PGF2 (utérotoniques)

Endométrites dégénératives ou endométrioses

En médecine humaine il s'agit de prolifération non tumorale ectopique de l’endomètre, il s'agit d'un facteurs de prédispostion aux endométrites chroniques à germes opportunistes. Le Diagnostic est clinique aspécifique ou/et anatomopathologique : 4 classes distinguées par Kenney

Valeur pronostic de reproduction -> taux de gestation:

- 1 80-90 % : Absence de lésions significatives : fertilité normale

- 2a 50-80 % : Lésions discrètes, fibrose au niveau des glandes, cellules inflammatoires au niveau du stratum com- pactum -> traitement envisageable

- 2b 10-50 % : Lésions modérées, foyers de cellules inflammatoires dans le stratum compactum, firbose plus sévère; dégénérescence glandulaire -> traitement conséquent, suivi rapproché nécessaire

- 3 <10 % : Lésions sévères, dégénérescence glandulaire disséminée avec atrophie, présence de lacules lymphati- ques et parfois de kystes endométriaux (échographie), peu ou pas de signes inflammatoires traitement lourd avec peu de chances de réussite

Traitement:

- Curetage mécanique pour éliminer les couches superficielles de l’endomètre en espérant un renouvellement de celui-ci, une curette à manche souple sera introduite au travers du col, en phase de dioestrus afin de limiter les hémorragies. Ab dans les jours suivants.

- Curetage chimique: kérosène (alcool des lampes à pétrole) : Nouvelle Zélande (50 ml dans l’utérus en dioestrus), écoulement purulent pendant 1 à 3 jours après le traitement, disparition au bout de 3 semaines, peroxyde d’hy- drogène (Europe). Un volume de peroxyde d’hydrogène à 3% est dilué dans quatre volumes de sérum physiolo- gique 60 à 250 ml de la solution dans l’utérus en phase oestrale pendant 3 à 5 jours.

Endométrites physiologiques non infectieuses

Etiologie: Spermatozoïdes, plasma séminal, débris cellulaires, dilueurs de sperme, air, substances médicamenteu- ses, inflammation d’autant plus importante que peu de sperme (voir en cas de sperme congelé) ou que sperme fort concentré , Déclivité du tractus génital (billes radioactives, scintigraphie), juments résistantes plus de signes d’en- dométrite physiologique dans les 48 heures post saillie, juments sensibles : persistance au-delà de 72 heures.

Diagnostique échographique: Normalement absence de liquides intrautérins dans les 4 à 12 heures suivant la saillie ou l’insémination, dans le cas contraire il faut mettre en place d’un traitement: Drainage, Ocytocine, PGF.

Pathologie du tractus génital et de la vessie de la jument

Pathologies de la différenciation sexuelle

Hermaphrodites, Pseudo-hermaphrodisme masculin : décrit dans l’espèc équine, Free-martinisme: non décrit dans l’espèce équin, Hybrides interspécifiques: 64 chromosomes chez le chaval mais 63 chez le mulet (Mulet : jument et âne, Bardot : étalon et anesse)

Pathologies de l’ovaire

Les tumeurs

Généralités: surtout ovaires, vagin et vulve, mais en particulier tumeurs de la granuleuse. Egalement tératome, adé- nome, cystadénome, adénocarcinome, cystadénocarcinome, dysgerminome, lymphosarcome. Il y a 2 catégories, les tumeurs fonctionnelles : altération du cycle (granulome) et les tumeurs non fonctionnelles.

Les tumeurs de la granuleuse: bénigne chez les juments de 5 à 16 ans , épaississement de l ’encolure, cachexie si cas chronique, Synthèse possible d ’oestrogènes et de testostérone , nymphomanie, agressivité ou anoestrus, parfois en cas de gestation, Tumeur de 6 à 40 cm de poids de 1 à 6 kgs (59 Kgs), Etirement des ligaments : douleur, inappé- tence, risque de rupture vasculaire, inactivité ou non de l ’ovaire contralatéral, Testostérone > 100 pg dans 50 à 90 % des cas.Traitement par ovariectomie: Colpotomie si le diamètre est inférieur à 10 cm, laparotomie si au moins 15 cm et par la ligne blanche si la taille est grande.

Ovariectomie chez la jument

Indications: Tumeur ovarienne (granuleuse > autres), Amélioration de la maniabilité et des performances, Rece- veuse d ’embryons, Recherche.

Voies d ’approche chirurgicale: Colpotomie (transvaginale), Laparotomie par le flanc, Laparotomie par le ligne blanche.

Colpotomie: Equipement et personnel plus limité, mais taille de l ’ovaire à enlever < 10 cm, Antiseptie périneo-va- ginale, Tranquilisation, Incision cranioventrale latérale de 2 cm de la paroi vaginale et du péritoine sous-jacent (bis- touri) à 4 cm de l ’ouverture cervicale pour éviter la vessie, l ’urètre et le rectum et une lésion cervicale lors de la distension, Distension manuelle de l ’ouverture.

Ovariectomie par le flanc: Un seul ovaire accessible, facteur limitant : taille de la fosse paralombaire et donc de

l ’ovaire (< 25 cm), Incision de 15 à 30 cm à mi-distance de la hanche et de la dernière côte, Application de lido- caïne sur le mésovarium, Transfixion sur tout le mésovarium maintenu tendu, Ablation de l ’ovaire, vérification de

l ’hémostase.

Ovariectomie par la ligne blanche: Exposition optimale des deux ovaires, Ablation d ’ovaires de grande taille pos- sible, Coûts opératoires plus importants, Incision en avant du pis, Application de lidocaïne sur le mésovarium avant la traction , Transfixion sur tout le mésovarium maintenu tendu, Vérification de l ’hémostase.

Kystes paraovariens

D’origine congénitale (reliquats des conduits mésonéphrotiques) la taille varie de quelques millimètres à plusieurs

centimètres

Pathologies de l ’utérus

Utérus unicorne: Jument âgée de 3 ans, Tétralogie de Fallot, état d’anoestrus (corps jaune ipsilatéral), Gestation possible, ovariectomie unilatérale.

Polypes endométriaux: Sessiles ou pédonculés, recouverts de l’endomètre , renferme des glandes endométriales

tumeurs de l’utérus: lymphomes, lymphosarcomes

Pneumomètre

lacunes lymphatiques et kystes endométriaux: lésions obstructives du drainage lymphatique, Formation de lacu- nes lymphatiques, juments âgées surtout, diagnostic différentiel avec gestation (J10 à J25).

abcès periutérins

Pathologies vulvaires et vaginales

maladie des génisses blanches (voir utérus), pneumovagin et urovagin, prolapsus vaginal, fistule recto-vaginale (voir cours obstétrique), vaginites, vulvovaginite pustuleuse infectieuse, kystes des conduits de Gartner, kystes des glan- des de Bartholin, vaginisme, tumeurs vaginales (carcinome squameux), Œdème vulvaire.

Vaginites

germes saprophytes : streptos, colibacilles… manipulations non hygiéniques : part, insémination, examens, herpes- virus 3 : exanthème coïtal

Pneumo-vagin

- Type 1: commissure de 2 à 3 cm > bord postérieur, inclinaison vers l’avant progressive avec l’âge

- Type 2 : commissure de 6 à 7 cm > bord postérieur, inclinaison avec l’âge plus nette

- Type 3: commissure complètement au-dessus du bord postérieur

Etat corporel excessif : inversion des lèvres et

pneumo-vagin, Lésions acquises au poulinage, vêlage, Conformation de la queue trop en cimier, Manifestation tem-

poraire pendant l’oestrus (oedème d’un urovagin.

Traitement chirurgical: Opération de Caslick (1937): Travail, tranquilisation et anesthésie locale ou loco-régionale, Infiltration entre peau et muqueuse sur 1 cm de large de la commissure supérieure jusque 2 cm sous le bord posté- rieur du bassin, Ablation de 8 à 10 mm de muqueuse (diamètre d’un spéculum) depuis la commissure supérieure jusqu’à un point situé sous le bord postérieur du bassin : ne pas enlever de peau (risque de mauvaise cicatrisation) ,Application d’un surjet continu de fil résorbable ou non. Si fermeture excessive : risque d’urovagin, Ab voire sé- rum antitétanique, antisepsie locale, Prévoir pour les saillies ultérieures : Suture circulaire au niveau de la partie ventrale, Utilisation d’un rouleau conique de saillie, Episiotomie parfois requise au poulinage. Vulvoplastie ou épi- sioplastie: Indication si atteinte des commissures et du vestibule vulvaire , Travail, tranquillisation et épidurale, In- filtration locale d’un anesthésique, Trois lignes d’incision (triangles rectangles G et D), Dorsale de la commissure supérieure jusque la limite vestibule - vagin, Latérales le long de la jonction peau-muqueuse (voir opération de Caslick), Obliques entre les points extrêmes des autres incisions, Dissection et ablation de la surface muqueuse des deux triangles. Surjet inversant (vers le vestibule) sur la muqueuse vulvaire, Apposition de la sous-muqueuse au moyen de points séparés, Terminer les sutures en donnant à la commissure vulvaire une position verticale, Postpo- ser de 4 à 6 semaines la saillie.

Si inclinaison trop forte : écoulement de l’urine vers l’avant et apparition

Etiologie: Amaigrissement trop prononcé (travail, parasitisme

),

),

Urovagin

Accumulation d’urine en quantité variable dans la portion antérieure du vagin résultant d’une altération de la con- formation anatomique de la vulve ou du tractus génito-urinaire

Diagnostic: Au moyen d’un spéculum vaginal, Diagnostic différentiel avec mucomètre ou pyomètre en mesurant le pH (pyomètre acide ; urine alcaline), Cytologie, Recherche des globules blancs, bactéries, Identification de cristaux de carbonate de Ca (les plus fréquents), Examens complémentaires de l’utérus et des ovaires, de la vulve

Etiologie: Incompétence du sphincter vulvaire , Incompétence du sphincter vulvo-vaginal, Pneumovagin : facteur

prédisposant, Examen vaginal (effet temporaire), Opération de Caslick incorrecte (expulsion de l’urine difficile), Ptose des ligaments suspenseurs du tractus génito-urinaire, Imprégnation oestrogénique , Distension utérine

(pyomètre

Traitement chirurgical : l’extension uréthrale (uréthroplastie), Opération de Mc Kinnon et Beldon: Dissection de la muqueuse du haut vers le bas jusqu’à obtention d’un repli de 3 à 6 cm (diamètre du canal de 2 à 4 cm), Suture inversante en surjet des deux replis muqueux, Cicatrisation en 2ème intention de la sous-muqueuse laissée à nu.

),

Pathologies vésicales : cystites, urolithiases

,

Lésion de l’urètre (iatrogène, infection

).

Pathologies de la vessie

Calcul vésical, Cystite purulente

Pathologie de gestation dans l’espèce équine

Les avortements

Causes: Gestation gémellaire (dizygotique, synchrone), Causes biologiques (Herpesvirus équin, Artérite virale équine, Leptospires), Placentites, L’insuffisance hormonale, Les anomalies du cordon, L’interruption volontaire de la gestation

Gestation gémellaire: naissance des deux poulains vivants seulement une fois sur 8, cause également des dysto-

cies, rétention placentaire, infécondité

nombrement des corps jaunes après 7 jours, un diagnostic précoce de gestation à 14 jours pour confirmer la gesta- tion, identifier la gémellité, identifier l’homo ou l’hétérolatéralité de la gestation et soit mettre en place un squee- zing, attendre la réduction naturelle, ou induire un IVG. Un diagnostique échographique tardif entre le J24 et le J33 de gestation permetra de confirmer une gestation simple ou induire une IVG. La réduction naturelle des em- bryons se fait plus fréquement après la fixation (J18) et si il y a homolatéralité.

Il faut donc un suivit échographique de la croissance folliculaire, un dé-

Facteurs biologique: EHV1 surtout (lésions vasculaire, séroconversion, vaccination préventive), artérite virale équine (2eme moitié), leptosprose.

Interruption volontaire de gestation:

-

> J5: PGF naturelle ou de synthèse

-

J14 à J23: squueezing

-

J25 à J30: injection transvaginale échoguidé d’amikacine dans l’amnios

-

J30 à J120: (cupules endométriales et CJ accessoires) injection de PGf répétées

-

>J120: injection intracardiaque transabdominale echoguidée de KCl ou Dexaméthasone dans l’allanthoïde.

-

La mortalité embryonnaire

Causes: race, antécédent de reproduction animal, gestation multiple.

Symptôme echographique: ligne de séparation entre endomètre et vésicule embryonaire moins nette, changements de configuration de la vésicule embryonaire (<J15), dissociation des membranes fœtales , diminution de la fré- quence cardiaque fœtale (< 80/min) , collapsus ou aspect fragmenté de la vésicule, réduction de la taille de la vési- cule embryonnaire, si diagnostic après J20 : revérifier car risque accru de pseudogestation.

Squeezing: Consiste à faire éclater la vésicule embryonnaire, avant la fixation (J18), en cas de gémellité les vésicules embryonnaires doivent être séparée, sinon l faut attendre une heure. Si cet exercice est effectué après la fixation il faut utiliser des antiprostaglandine, il y a un risque de pseudogestation après le J36.

Les pathologies du placenta

L ’hydropisie des membranes fœtales

Définition: accumulation excessive du liquide allantoïdien (hydro-allantoide : 90 % des cas) et/ou du liquide amnio- tique (hydramnios : 10 % des cas). Phénomène plus prépondérant chez la vache (2ème moitié de la gestation) que chez la jument, la brebis et la truie.

Souvent associée à une

Etiologie : hypothèses: hydronéphrose, torsion du cordon ombilical, facteurs hormonaux gestation gémellaire, souvent associée à des fœtus anormaux.

Symptômes: distension abdominale symétrique assez brutale, du coup amaigrissement, effets respiratoires, cardia- ques, déshydratation, oedèmes sous-ventraux , distension utérine, migration vers le haut, la palpation fœtale n’est pas toujours possible.

Traitements: Soit interruption pharmacologique de la gestation, dilatation manuelle du col (jument), chirurgical, évacuation lente des liquides.

Conséquences: rétention placentaire, augmentation du poids du placenta (x 3 à 4)

La séparation prématurée du placenta

Etiologie: Surtout chez la jument, situation de stress.

Symptomatologie: absence de rupture, red bag delivery

Traitement: rupture dès l’apparition car il y a un risque d’asphyxie ou d’hypoxie du poulain.

Les placentites

Etiologie : biologique dans 16 % des cas chez la jument.

Pathogénie : transfert des bactéries, virus ou champignons par voie hématogène ou transcervicale.

Symptômes: avortements, retard de croissance du poulain, épaississement placentaire (3 mm à 2 cm)

Traitement: Ab (pénicillines, céphalosporines) avec doses augmentées de 25 à 50 %, AINS (phénulbutazone (4 mg/ kg/jour) , flunixine (1 mg/kg/J)) réduction des PGF et effets myométriaux.

Les anomalies du cordon ombilical

Surtout chez la jument, déjà vu plus haut.

L ’insuffisance hormonale

Surtout chez la jument, normalement sécretion par le CJ principal, les CJ accessoire puis le placenta. Etiologie:

endotoxémie, coliques, placentites. Le traitement repose sur l’administration de progestagène (logique!) altrenogest idéal car ne provoque pas d’interférence avec le dosage de la progestérone.

Morts fœtales

la

momification

transformation aseptique du fœtus avec résorption des liquides, désengrénement placentaire, autolyse fœtale, infil- tration calcaire possible (lithopédion)

Etiologie: anomalies génétiques, chromosomiques ou hormonales, infections (parvovirose chez la truie), torsion du cordon, corticoïdes

Symptômes: masse dure dans la cavité utérine (« soquette »), gestation prolongée, coexistence possible avec un fœ- tus vivant, absence de développement abdominal

Traitement: prostaglandines, oestrogènes (5 à 10 mg de benzoate ou de valérate d’oestradiol) répétés tous les deux à 5 jours, expulsion 2 à 4 jours, dilatation manuelle du col (jument)

la

macération

Plus rare que la momification, surtout chez les vaches, digestion bactérienne du fœtus caractérisée par une impré- gnation lente de ses tissus par les liquides organiques aboutissant à leur ramollissement et leur dissolution. Sépa- ration des os, résorption des liquides ou expulsion par le col, surinfection possible (écoulements purulents), lésions endométriales (pronostic plus sombre)

Traitement: comme la momification avec en plus des AB et des antiseptiques.

l ’emphysème

Décomposition gazeuse caractérisée par un œdème sous-cutané généralisé et la boursouflure du fœtus. Contamina- tion utérine par des germes tels le vibrion septique, Complication fréquente des avortements ou d’un part prolongé non détecté.

Délai diagnostic: poils se détachent au bout de 48 heures, les onglons après 72 heures, état de toxi-infection de la mère

Symptômes

- locaux : écoulement vulvaire sanieux, fétide, crépitation du foetus à la palpation

- généraux : péritonite septique, hyperthermie, dépression générale, diarrhée, part sec

Traitement: pharmacologique; chirurgical : césarienne, embryotomie, Pronostic : très réservé

Autre

Ecoulements vulvaires anormaux

Hémorragiques: tumeur ou varices du vagin, mort foetale ou décollement placentaire. Purulent: vaginites. Peut aussi etre d’origine vésicale ou rénale.

Rupture utérine

Surtout en fin de gestation avec ou sans rupture des enveloppes

Etiologie: mouvements du fœtus, chocs traumatiques violents, anomalies topographiques utérines (torsion), mani- pulations obstétricales , efforts expulsifs violents (jument)

Symptômes: rupture transversale, longitudinale, modification rapide de l ’ état général avec anorexie, abattement, coliques, état de choc, le diagnostic est difficile et nécessite une laparotomie.

Traitement: chirurgical

Pathologie et intervention obstétricales chez la jument

Contrôle pharmacologique de la parturition

Ocytocine 60 à 100 UI sous perfusion ou 2,5 à 15 UI en bolus IV.

Parturition

- Stade 1 : phase de préparation, du début des contractions utérines jusque la dilatation complète du col

- Stade 2 : phase d’expulsion du fœtus, de la dilatation complète du col jusque l’expulsion du fœtus

- Stade 3 : phase d’expulsion du placenta, de l’expulsion du fœtus à l’expulsion du placenta

Débuter la surveillance (directe ou indirecte via des caméras ou des ceintures) 2 à 3 semaines avant le poulinage, Eviter si possible toute interférence avant la phase 1. Au début de la phase 1, laver la région périnéale, bander (met- tre un bandage) la queue, enlever l’éventuel suture de Caslick, placer la jument dans un endroit adapté pour l’éviter qu’elle ne se couche dans un coin.

Soin au poulain: Après le poulinage, Désinfection du cordon (chlorhexidine solution), Sécher le cas échéant le poulain, Vérifier la présence d’éventuelles pathologies congénitales ou fractures , Vaccin tétanos (si mère non vacci- née), Injection de Vitamin E/Selenium, Colostrum : 10 % du poids dans les 12 heures.

Score APGAR (1, 5, and 15 min postpartum): Attitude: sur le sternum dans les 5 minutes, Pulse > 60 bpm, Grimace:

réponse à une stimulation des naseaux, Appearance : muqueuses rosées < 5 minutes, Respiration : > 60 bpm .

Le poulain doit etre debout dans les 15-60 minutes, têter sa mère dans les 45-135 minutes, expulser son méconium dans les 2 heure, uriner dans les 8 heures.

Soin à la mère: Attendre 15 à 45 minutes le relever de la mère, Mettre le poulain en contact avec la mère, Identifier la présence éventuelle de lésions générale et génitale, Laver la glande mammaire, Tester le colostrum

Choix d ’une stratégie obstétricale

L’examen obstétricale vise à déterminer la présentation et la position foetale, déterminer la viabilité foetale, déter- miner le degré de développement foetal, Identifier la cause de dystocie, et enfin, permet le choix d ’une stratégie obstétricale

Les dystocies

Critères d’identification: Présence de contractions durant 15 minutes sans progression du foetus, Apparition d’une tête mais pas de membres ou d’un seul membre, Apparition de membres antérieurs mais pas de la tête, Apparition de l’allantochorion (structure ressemblant à du velours (signe d’expulsion prématurée du placenta), Perforation du rectum ou de l’anus.

Origine maternelle: Absence ou insuffisance d’effort expulsifs, obstruction de la filière pelvienne.

Origine foeto-placentaire: Anomalie de position ou de présentation, gémellité, dysproportion foetopelvienne, pa- thologies tel que monstruosité, emphysème, hydrocéphalie, anasarque, ascite, ankylose. hydropisies, décollement placetaire.

Torsion utérine

Rotation partielle ou totale de l’utérus sur son axe, si elle est antecervicale : seul l ’utérus est concerné (diagnostic transrectal), si elle est postcervicale : uterus, col et vagin concernés (diagnostic vaginal) Particularités de la jument:

surtout en fin de gestation, peu de symptômes vaginaux, pronostic plus réservé, traitement par la méthode non sanglante (rouler de la jument), Césarienne si torsion > 270 °.

rétroflexion utérine

Le foetus se trouve à cheval sur 2 cornes, peut-être partiel ou totale.

Anomalies de présentation et de position

- En présentation antérieure: Anomalie de position dorso-pubienne ou dorso-iliaque (foetus à l’envers le dos vers le bas, refouler et faire un mouvement de rotation), déviation de la tête (refouler, redresser), des membre croisés, fléchis, présentation des épaules (refouler, redresser).

- En présentation postérieure: Anomalie de position lombo-pubienne ou lombo-iliaque (foetus à l’envers le dos vers le bas, refouler et redresser ou césarienne, embryotomie), accrochement des grasset, présentation des jarrets, des ischions, des antérieur et des posterieur (souvant embryotomie nesséssaire).

- Présentation transversale; dorsolombaire ou sternoabdominale -> césarienne

Les manipulations obstétricales

Interventions non sanglantes: Traction, Propulsion, Rotation, Version Interventions sanglantes: Césarienne, Embryotomie, Episiotomie

- Traction: Vers le haut pour faire franchir le détroit antérieur à la tête, horizontalement ensuite, puis vers les jar- rets de la jument en fin de traction. Alterner la traction sur les membres et la tête, eviter des tractions fortes pen- dant plus de 10 minutes, faire coïncider les tractions avec les efforts expulsifs de la mère, une fois la vulve fran- chie: traction simultanée sur les membres et la tête, pas de « vêleuse » chez la jument.

- Césarienne: en cas de gestation bicornale (0.1 %), déviations irréductibles de la tête et des membres, position en siège, rupture du vagin, prolapsus rectal et/ou vaginal, torsion irréductible (rare), non dilatation du col (rare). L’in- tervention doit être plus rapide que chez la vache car plus grande sensibilité du poulain à l ’anoxie (< 1 à 2 heu- res). Abord par le flanc gauche, debout ou couchée, Incision de la corne sur la grande courbure (saignements importants du myomètre et de la couche sous-muqueuse), Extériorisation du poulain, Attendre ralentissement des pulsations et début de la respiration (< 5 ’), Aspiration pendant ce temps du mucus des voies respiratoires, Injection d ’oxygène le cas échéant, Section du cordon après refoulement du sang, Aspiration des liquides uté- rins et drainage (Isobetadine 0.1 %), Surjet sur les bords de la plaie (contrôle de l ’hémorragie), Double Cushing ou Lembert sur la paroi utérine, Sutures séparées des plans abdominaux. Soins postop: Ocytocine, Perfusions , Antibiothérapie jusqu ’à obtention de lochies claires (< 5 jours), Sérum antitétanique, AINS (toxémie, septicémie, risque de coliques), Nourriture laxative pendant quelques jours. Risques: hémorragie, rétention placentaire, ré- duction de fertilité.

- Embryotomie: veiller au sérum antitétanique.

Les complications obstétricales

- Chirurgicales: Hémorragies , hématomes , Lésions traumatiques de l ’intestin, Renversements : vessie, vagin, uté- rus, Lésions vulvo-vagino-rectales , Déplacement de la caillette

- Locomotrices : fractures, lésions des nerfs, desmorexie, fourbures

- Infectieuses : tétanos, métrites, vaginites,

- Métaboliques : rétention placentaire, hémoglobinémie

Les prolapsus

- Rectal: Surtout chez la jument car possède des prédispositions anatomiques, épidurale, tranquilisation et reposi- tionnement si < 50 cm.

- Renversement de la vessie: épidurale, tranquilisation, repositionnement

- Uterin: parfois

Les lésions nerveuses périphériques

- obturateur: abduction, faucher, appuis interne, absence de relevé si bilatéral.

- fémoral: appui en pince ou sur le boulet ( inervation du triceps fémoral)

- sciatique: rare (biceps fémorale semi-tendineux et semi-membraneux)

- queue

Lésions traumatiques du tractus génital antérieur : utérus, col, vagin

Conserne: Lésion utérine sur col fermé : diagnostic difficile, Lésion utérine et hémorragie plus ou moins forte, Torsion cotylédonnaire et saignement intra-utérin, Lésion utérine ou vaginale et éviscération (brebis), Lésion du col (Suture difficile, risque d’incompétence cervicale, pronostic réservé si lésion > 45°), Lésion du vagin (partie dor- sale) lors de la saillie (jument): Ab et suture vaginale ou 2ème intention)

- Degré 1 : atteinte de la partie muqueuse du vagin ou de la vulve

- Degré 2 : atteinte de la paroi vaginale ou vulvaire

- Degré 3 : atteinte de la paroi vaginale, vulvaire, rectale et/ou anale

Rupture périnéale ou recto-vestibulaire (pont ano-vulvaire), Atteinte de l’anus, du vestibule et du rectum, Fistule rectovestibulaire : Atteinte du vestibule, du rectum, le périnée et l ’anus étant intacts

Lésions traumatiques du tractus génital postérieur : Vagin, vulve, périnée, rectum

Etiologie: tractions exagérées, mauvaises positions ou présentations, saillies

Traitements:

Degré 1 : Ab ou As par voie locale pour éviter la surinfection

Degré 2 : suture immédiate si possible, Contrôler la surinfection (Ab et As), Ligature et ablation d ’éventuels pro- lapsus graisseux

Degré 3 : rupture du pont anovulvaire. Traitement par la technique de Aanes: n’intervenir qu’après 6 semaine d’an- tiseptie locale, sérum antitétanique, cotrôle de l’hémorragie. Objectif, recréer le pont: ncision et dissection des mar- ges sur 3cm pour mettre à nu le tissus sous-muqueux, séparer sur 5 cm le rectum et le vagin au dela du point anté- rieur de la lésion, prolonger l’incision jusqu’à la zone cutanée du périnée. Points séparés en bourse sur la sous-mu- queuse, surjet continu sur les bords de la muqueuse vaginale.

Pathologie de l’étalon

Pathologies du pénis

Hématome du pénis ou fracture du pénis

- Cause : déviation brutale du pénis en érection

- Symptômes: raideur postcoïtale, gonflement en avant du scrotum, Tuméfaction molle puis crépitante , Miction progressivement plus difficile, Abcédation ou résorption possible, Prolapsus de la muqueuse, phimosis, paraphi- mosis

- Traitement: intervention chirurgicale dans les cas graves, massage local et remise en place si paraphimosis (éta- lon) voire amputation du pénis, Ab, antiinflammatoires, repos sexuel, Pronostic au bout de 2 à 3 mois

- Conséquences : abcédation, adhérences, désensibilisation du gland du pénis, troubles de l’érection (shunts vas- culaires)

Insensibilisation du gland du pénis

atteinte de ses nerfs dorsaux (hématome), balanoposthite , nécrose de l'extrémité distale : élastique de vagin artifi- ciel, anneau de poils

Paralysie et prolapsus du pénis

rage chez le taureau, l'étalon et le chien, dourine (maladie du coït : trypanosome) , tranquillisation au moyen de propriopromazine

Tumeurs

Mélanomes, papillomes, carcinomes (45 % des tumeurs)

Pathologie des testicules

cryptorchidisme

dessante avant le poulinage chez l’étalon, diagnostique (inguinale ou abdominale?) palpation, echographie, test à l’HcG.

Orchite

inflammation du testicule (vaginalite, peri-orchite) uni ou bilatérale. Etiologie: hématogène, traumatique ou biologi- que : Brucella spp, Actinomyces pyogenes, Escherichia coli, Hemophilus spp, larves de Strongylus edentatus (éta- lon).

tumeurs

- Tératomes : atteinte des cellules primordiales, présence de poils et d ’os.

- Mésothéliome : atteinte de l ’albuginée

l’hyposexualisme

frigidité ou semi-frigidité, les causes sont diverses: hypoplasie testiculaire congénitale, psychiques (mauvaise initia-

tion à l’acte sexuel de l’étalon, alimentation ou d’entretien (excès sexuel, crise d’acclimatation

Traitement à base de testostérone.

).

Insémination artificielle chez les equidés

Dilution du sperme

Etape préliminaire, augmente le nombre de dose et assure la survie des spermatozoïdes. La norme est de 100 à 500 millions de spz par IA.

Conservation

15 à 20 minutes du sperme entier, au dessus la dilution est nécessaire (1:1 -> 1:2). Si la conservation doit être infé- rieure à 6 heure, refroidissement jusqu’à 18-20°C, inférieur à 48h jusque 5 à 8 °C. Au dessus, congélation.

Congélation

Séparation des deux phases de l ’éjaculat par centrifugation, Refroidissement lent de 18 à 4°C, Addition de la solu- tion de congélation : temps d ’équilibration fort variable, Conditionnement en paillettes de 1 à 4 ml (150 à 350 mil- lions de spz), Congélation dans les vapeurs puis dans l ’N.

Matériel d’insémination

- Sonde de 60 cm de long , seringue de 20 ml avec piston sans caoutchouc

- Volumes: 10 à 30 ml en sperme frais, 30 à 60 ml en sperme refroidi, 0.5 à 5 ml en sperme congelé

- Spermatozoïdes: 500 millions mobiles en sperme frais , 150 à 600 millions mobiles en sperme congelé

Technique

- Particularités physiologiques: LH (augmentation progressive vs pic), Durée oestrus, Diagnostic du follicule (ma- nuel vs échographie), Structure cervicale (court et souple)

- Choix du moment de l ’insémination: Ovulation possible si follicule > 45 mm, Nombre de doses disponibles (2 le plus souvent), Nombreuses recommandations différentes, Majorité : une fois < 12 h avant l ’ovulation, Quelques uns: une fois 6 à 12 h après l ’ovulation, Parfois : Une fois avant et une fois après, Une fois / J si chaleurs pendant 3 jours

- Technique : région vulvaire et périnéale lavée et désinfectée, extrémité de la sonde guidée au travers du vagin et du col jusqu’au niveau du corps utérin, introduction du bras recouvert d’un gant sera facilitée par l’application d’un gel non spermicide.